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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 17 novembre 2025 23 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

«Mon frère aimait les Français» : le témoignage de Romain Marleix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    En quoi votre grand frère Olivier Marleix de 14 ans votre aîné vous a marqué ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il vous a transmis politiquement ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Olivier Marleix évoquait un bras de fer avec le macronisme sur l'industrie française. Pouvez-vous préciser ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Le livre annonce une crise comparable à celle de la Révolution française. Quels sont les facteurs ?

  • 13:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a été le plus dur pour lui dans son combat politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Romain MarleixFait
    « Il m'a marqué parce que c'était quelqu'un qui était à l'aise avec tous les Français et qui surtout aimait les connaître. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Romain Marlex. Bonjour. En quoi votre grand frère Olivier Marlex de 14 ans, votre aîné c'est ça vous a marqué ?

Il m'a marqué parce que c'était quelqu'un qui était à l'aise avec tous les Français et qui surtout aimait les connaître et pouvait être aussi à l'aise dans une tour HLM à Dreux que chez un éleveur du Cantal que dans un dîner mondain à Paris. Et ce qui me marquait, c'était qu'il connaissait la France, qui connaissait les Français et qu'il les aimait. Et je crois que c'est vraiment le livre d'un patriote, si je devais le résumer en voilà, en une phrase.

On va parler de ce livre. Euh dans ses pages, l'un des moments les plus frappants effectivement, c'est qu'il parle de sa relation avec les autres membres de de sa famille. Vous êtes une famille politique.

Votre père à la Marlex a été longtemps l'homme des élections euh au RPR et euh votre frère donc Olivier qui est mort début juillet avait été lui-même une figure importante des des Républicains. On va y revenir. Qu'est-ce qu'il vous a il raconte comment il a il vous a quand même un peu mis le pied à l'étrier politiquement.

Qu'est-ce qu'il vous a transmis ? Euh je crois et déjà l'amour de la France euh ça c'était comme notre père qui nous l'a transmis euh une certaine idée de la France, le rapport augaisme à une certaine intransigence également dans les convictions. Euh et puis aussi le fait de pas être un héritier parce que Olivier c'est important, il y revient dans le livre euh il ne se voit pas comme un héritier.

Euh mon père n'a jamais souhaité intervenir pour sa carrière comme comme d'ailleurs comme d'ailleurs pour pour moi. Donc en fait c'est vraiment c'est vraiment l'idée à retenir, c'est que même s'il y avait le regard bienveillant de mon père, c'était vraiment quelqu'un de il fallait se faire tout seul, il fallait se construire tout seul, il fallait à la rencontre des Français et c'est un peu ce parcours initiatique, ce parcours d'humilité qui d'ailleurs parfois manque un peu au responsable politique actuel qui est qui je pense la grande idée, c'est il faut il faut se faire tout seul, il faut se construire tout seul. H voilà.

Effectivement, cette question d'humilité c'est quelque chose qui qui traverse ses pages. Lui-même l'a démontrer puisque quoi qu'on pense de son parcours, il s'est effacé au profit de Laurent Voquier pour la présidence du groupe LR. On va on va essayer d'y revenir.

Euh Olivier Marlex était venu ici à votre place. C'était en février 2024 et il était venu parler d'un dossier qui en tout cas a été celui qui l'a fait émerger sur la la scène nationale. On verra ensuite si c'est ça qui a été le fait marquant de son combat politique.

C'était pour justement les grandes entreprises françaises et l'industrie française un un bras de fer qu'il a eu avec le macronisme. Ces champions nationaux, ils ne sont pas nés par hasard. Ce sont pas des créations spontanées du du marché.

Ce sont euh le fruit les uns et les autres. C'était vrai de d'Alstom, c'est vrai d'Alcatel, c'était vrai de Technipp. Euh une forme de colbertisme euh industriel qui est tout simplement la traduction de la volonté politique exprimée par le général de Gaulle à la libération de doter la France des moyens de son indépendance, de sa souveraineté.

Et donc il y a une politique conduite pendant des années où le ministère de l'industrie, les pouvoirs publics au plus haut niveau avaient comme souci de préserver les intérêts de ces champions. Là où on a le sentiment, pardon, que depuis trop nombreuses années maintenant, les dirigeants ont plutôt le sont plutôt là pour parfois faciliter la tâche de leurs amis du monde de la finance. Et cette ce qui est frappant euh en retrouvant cet extrait finalement, c'est que c'est quelque chose qui raisonne également dans toutes ces pages, dans ce livre qu'il a remis euh aux éditions Robert Lafond quelques jours avant de mourir.

Oui, c'était alors il c'était le trait d'union avec son précédent ouvrage, donc les liquidateurs et euh ce combat contre effectivement une partie de nos élites euh qui ont toujours mais quasiment depuis la Seconde Guerre mondiale ce réflexe cette tentation du supranational. Voilà. Donc aider être bienveillant vis-à-vis trop bienveillant vis-à-vis d'une construction européenne qui n'est pas toujours rationnelle, trop bienveillant vis-à-vis des cords de d'accord de libre échange.

Euh toujours avoir cette tentation du supranational et finalement cette idée que la France ne serait pas assez grande, que on aurait pas les moyens d'avoir une industrie forte et autonome contrairement à ce que voulait le général de Gaul et George Pompidou. Et ça c'est quand même un des grands fils conducteurs de son engagement politique, de son précédent ouvrage. Et les gens qui liront le livre verront à nouveau que plusieurs chapitres sont consacrés à la question de l'industrie française, à la question effectivement de on peut le dire un peu de cette trahison d'une partie des élites.

C'est intéressant ça. Ça aura été intéressant justement de voir comment il réagit il aurait réagi à la réunion qu'il y a aujourd'hui avec à la maison de la chimie avec le T France France de d'Emmanuel Macron. Un axe traverse ces pages la mort de la France mais une aversion constante à l'endroit précisément d'Emmanuel Macron. sans parler des transfuges de LR et il revient sur les grifs à l'endroit du président de la République, l'effacement de la France sur la scène industrielle et surtout ce le sacrifice des florons industriels comme Alcatom ou Alstel pardon Alstom ou Alcat.

Oui. Alors il y a il y a plusieurs choses à qu'effectivement il y a déjà la dénonciation d'erreurs stratégiques comme la dissolution mais en réalité le péché originel de la dissolution c'est plutôt le changement de premier ministre où Emmanuel Macron change Elizabeth Born pour Gabriel Atal alors que rien ne l'y obligeait. Et donc du coup au moment de la défaite aux élections européennes, Emmanuel Macron n'a pas d'autre choix que de faire une dissolution puisqu'il n'a plus d'outil politique à disposition.

S'agissant d'Emmanuel Macron, il y avait effectivement deux choses. d'abord la comme on l'a dit tout à l'heure la la tentation supranationale qu'Emmanuel Macron incarnait et l'autre chose c'est également ce que ce que Olivier appelait souvent le le coup d'état technocratique c'est-à-dire le fait que de nombreux fonctionnaires pour accélérer leur carrière et choisi d'entrer dans la vie publique donc en exerçant des fonctions politiques que petit à petit ils ont vampirisé des postes à responsabilité dans des partis politiques et qu'à partir de là ils ont fait régner on va dire une, on va dire, un primat, une une puissance intellectuelle et une, on peut le dire aussi, une chape sur les autres euh les autres responsables politiques en en imposant une vision euh qui faisait qu'il fallait toujours que les choses étaient toujours plus compliquées que ça, que il fallait se ranger à l'évidence, qu'il y avait pas d'alternative dans les politiques publiques. Et et pour Olivier, Emmanuel Macron incarnait vraiment ce coup d'étachnocratique et le fait que malheureusement il y avait plus d'alternative politique possible en dehors des extrêmes.

Et Emmanuel Macron, effectivement, on le voit aujourd'hui, c'est soit moi soit le chaos, c'est faire le vide entre lui et les extrêmes. Et finalement, la destinée manifeste du macronisme, c'est de détruire la droite républicaine et même aussi la gauche. Et effectivement, il y il y revient euh sur de et effectivement euh pendant euh même en étant euh président de groupe euh LR, il y aura euh des tentatives de débauchage même sil arrive à négocier, c'est très intéressant, euh avec euh Ellisabeth Bar et avec Gabriel Atal pour lequel il ne masque pas son aversion. le fait qu'il n'y ait pas de qu'il n'y ait pas de qu'il n'y ait pas de débauchage.

Il y en a eu il y en a eu quelques-uns notammentad c'était le le la condition préalable effectivement à une bonne entre guillemets cohabitation entre le groupe les républicains et le gouvernement c'était d'arrêter les débauchages puisque le précédent président de groupe avait quitté le groupe pour rentrer au gouvernement en 2022 voilà donc effectivement on partait très très mal. Le seul débauchage ça aura été Rachid Alati parce que encore une fois pour lui c'était la condition sinéquanon d'un dialogue apaisé ou on va dire plutôt utile au pays entre lui et le macronisme c'estàdire arrêter les débauchages puisqueencore une fois la la destinée manifeste du macronisme selon lui c'est de tuer la droite républicaine. Et ça ça on le on peut le lire dans le livre à plusieurs reprises. euh si on fait un peu de politique politicienne, mais on voit que quand même les rencontres c'est c'est très très intéressant parce que on voit les coulisses du travail parlementaire et finalement les coulisses de ces 2 années euh finalement de cohabitation.

Euh tout son travail a consisté pour Olivier Marlex à rendre les Républicains incontournables dans l'exercice du gouvernement et dans l'exercice du pouvoir dans cette période 2022-2024. période qui suit les élections législatives euh suite à la réélection de d'Emmanuel Macron et puis cette fameuse dissolution pour lesquel il n'a pas de mots bien évidemment assez dur. Euh il y a un hommage surprenant, c'est Ellisabeth Borne.

Pourquoi ? Alors, je pense qu'au-delà des convictions qui étaient sans doute très différentes, il appréciait beaucoup le style de la personne et la sincérité de l'engagement, même si cet engagement était effectivement très différent du sien puisque Elizabeth Borne est un profil de haut fonctionnaire très classique, mais à titre personnel, il appréciait la personne. Voilà. et et je crois que la politique, il y a quand même des gens derrière, il y a quand même des êtres humains.

Et parfois au-delà des divergences politiques, on se rend compte qu'on a peut-être affaire à quelqu'un qui fonctionne avec un logiciel proche du sien. Voilà, un regret immense dans ce livre, c'est le départ de Michel Barnier. Il parle même de parenthèses enchantées.

Oui. Alors, il partage Michel Barnier qui préface le livre d'ailleurs. Exactement.

Alors Michel Barnier effectivement avait a toujours cette phrase qui rappelle et que Olivier reprenait à son compte, c'est le "Chac est nécessaire". Et c'est une phrase qui sonne vraiment de manière qui raisonne particulièrement dans l'époque dans laquelle on vit, notamment après 8 années de macronisme où on a l'impression qu'effectivement il y a les gens qui doivent traverser la rue puis il y a cette manière de dire que chacun est nécessaire, que chaque français est important, que chacun a sa part au dessin collectif. Et c'était une façon de s'opposer aussi à la phrase de euh d'Emmanuel Macron euh par rapport à ces français qui ne sont rien.

Exactement. Voilà. Alors ça c'était le d'ailleurs la dédicace du précédent livre d'Olivier les liquidateurs et euh et je crois aussi qu'il appréciait beaucoup dans Michel Barnier cette cette manière de faire de la politique même si parfois notamment sur la question européenne ils étaient assez distants.

Voilà. Pas de mention ça m'a beaucoup frappé pas de mention de François Bairou. Alors, il comptait euh faire mention de François Bairou parce qu'il devait le rencontrer euh quelques jours après sa disparition.

Et d'ailleurs, c'est quasiment puisque souvent c'est une question que nous posent les gens, est-ce que le livre a été expurgé ou quoi que ce soit ? Évidemment, le livre, on l'a pris tel quel. On a rien changé à part des coquilles et des répétitions.

Et la seule la seule petite chose que vous qu'Olivier voulait ajouter, c'était un un portrait de François Beou qu'il devait rencontrer 3 jours après sa disparition. Euh les questions budgétaires sont au centre des débats aujourd'hui et occupent pas mal finalement de ces pages et il semble c'est l'un des aspects un des chapitres très intéressants, des plus intéressants de de ce livre, il semble annoncer une crise comparable à celle de la Révolution française. Oui.

Alors pour lui, il y a plusieurs facteurs, notamment des facteurs de très long terme qui sont liés au discrédit des élites. Ça c'est vraiment le le vraiment le point de départ de de ce contexte prérévolutionnaire. Pour lui, la situation actuelle ce n'est pas l'apogé mais ce n'est que le début et pour et pour lui l'accé de la crise politique est encore devant nous.

Et et effectivement comme dans toutes les révolutions, la question de la fiscalité, la question de la dette, c'est toujours, on va dire l'un des éléments déclencheurs. Donc vous avez effectivement sur le long terme le discrédit des élites et puis vous avez le déclenchement à court terme, la la le détonateur qui est la question de la fiscalité parce que nécessairement l'état des finances publiques euh va devoir amener à des réformes euh qui seront probablement politiquement très lourdes de conséquences. et et douloureuse pour les Français.

On a le souvenir d'un homme euh qui pouvait avoir une voix qui portait. Euh il dit d'ailleurs qu'il aime pas beaucoup la télévision euh et qui préfère la presse écrite et la radio. Euh un homme toujours d'une grande élégance vestimentaire.

Je pense qu'il avait les plus beaux que l'italien de Paris euh en tous les cas au Parlement. Et euh et d'un autre côté, il y a une scène très amusante où il raconte un coup de un échange téléphonique, je sais plus si c'est avec Gabriel Atal ou avec Elizabeth Born où il se trouve euh au Burger King de Dre avec avec ses filles. Il aimait le contact en tous les cas avec la la la France réelle et avec les électeurs.

Ça c'est vraiment le le ce que je retiens de mon frère et c'est c'est le point de départ. C'est la première question que vous m'avez posé. C'estd le fait que il aime profondément les Français.

Euh, il garde un souvenir attendri de de dîner dans le Cantal avec mon père chez des éleveurs qui avaient une condition de vie extrêmement précaire. Il adorait effectivement faire ses courches le le samedi au Leclerc d'Anette parce que Français crois où il croise la princesse Philomena donc qui est la la contesse de Paris dont le mari le prince Jean et le prétendant au tourne de France. Exactement.

Mais si on veut comprendre la France, il faut connaître toutes ces Frances. Il faut connaître la France d'Anette, des zones pavillonnaires de de lointain banlieu de 3è couronne. Il faut connaître Dreux et ses et ses quartiers difficiles.

Il faut connaître le Cantal, il faut connaître les beaux quartiers. Enfin la France, elle est elle est il y a tellement de Frances qu'il faut toutes les connaître et je crois qu'Olivier euh les connaissait tous. Une question qui qui s'est posée pendant toutes ces années qui ont su enfin tous ces mois qui ont suivi la dissolution, c'était ses rapports avec Laurent Voquier.

On aurait pu croire que son effacement à la tête des députés LRR au profit de Laurent Voquier l'avait l'avait affecté dans ses pages. En tous les cas, il affirme qu'il en est rien et même que c'est même l'inverse. Non non, pas du tout.

Je pense qu'il était euh très conscient que Laurent Veoquier devait jouer un rôle important, que alors qu'il était président de région, il était forcément un petit peu à côté de l'actualité politique comme Bertrand et Valérie PC. Et donc il avait euh enjoint Laurent Voquier à revenir sur la scène nationale pour avoir un rôle important que ça soit effectivement à l'Assemblée nationale ou même potentiellement dans la perspective des élections présidentielles de 2027. Il est plus virulent à l'encontre de Marine Le Pen que de Jean-Luc Mélenchon.

Alors ça je je il est pas non plus extrêmement dur vis-à-vis de Marine Le Pen. Il a il y a vraiment aucune attaque personnelle. Je crois même que ses rapports interpersonnels avec elle était pas mauvais.

Il avait voilà du respect pour elle comme pour tous ses adversaires politiques. Moins pour les députés du Rassemblement national en tous les cas. Non mais disons que pour Marine Le Pen c'était différente puisque c'est c'est quand même elle la présidente de groupe, c'était son interlocuteur en tant que président de groupe et il est simplement un petit peu dur avec le Rassemblement national et je pense à juste titre dans la mesure où n'ayant pas exercé le pouvoir, ils peuvent encore se permettre de proposer des mesures qui semblaient à Olivier parfois contradictoires.

Quelques traits assassins l'encontre de Jean-Philippe Tangi notamment, mais c'est assez drôle. On notera dans les dans les dernières pages une sorte de vertige face à l'affessement de l'identité nationale et à la dissolution de la cellule familiale. Oui, là un corps, c'est des problèmes beaucoup plus profonds et donc là c'est c'est quasiment des faits de société comme il le dit souvent, la question des faits de société, ça doit ça doit relever de choix intimes.

On le voit pour le vote de l'IVG notamment. Donc ça c'était un combat qui était quasiment pas politique mais un combat de société. Euh et voilà, il observait comme tout le monde, comme tous les Français la la difficulté de préserver la cellule familiale euh avec les nouvelles technologies de la formation et de la communication qui rentrent dans tous les foyers euh avec une situation économique difficile puisqueaujourd'hui très souvent deux personnes dans le foyer doivent travailler alors qu'avant un seul salaire pouvait suffire.

Donc là aussi, c'est un des c'est un des problèmes le plus de fond dans notre société. Mais là, le politique malheureusement a moins de poids. Voilà, il le regrettait.

Qu'est-ce qui a été le plus dur pour lui euh dans son combat et dans sa vie politique ? Le combat pour la souveraineté a quand même été euh été assez difficile puisque euh même chez les Républicains, c'est pas toujours évident de faire entendre une voix euh je veux pas dire souverainiste, mais en tout cas relativement exigeante sur les questions de l'indépendance nationale. Voilà, c'est pas c'est une ligne que beaucoup d'élus au fond d'eux partagent euh mais que il y a une espèce de biais de prestige, il y a un peu une chape et et personne personne n'ose aller vraiment aller au bout des de ces questions-là.

Là, il a commencé sa vie politique au côté de de Charles Pasquis. Donc, c'était effectivement sur il était dans le camp des des nonoms à Mastricht dans un parti où les oui à Mastricht et au traité constitutionnel l'aventorté. Oui, là ça renvoie aussi à la à la au coup d'état technocratique puisque effectivement on a beaucoup de fonctionnaires qui sont arrivés au sein du RPR et qui ont imposer effectivement une ligne politique qui était et c'est assez paradoxal parce qu'on peut penser justement que par cette ces origines là, il pourrait avoir des mots un petit peu plus durs à l'encontre de ces haut fonctionnaires, notamment Alain Jupé ou même Édouard Baladur et finalement il il est il se rendre plutôt nostalgique de cette époque où ces figures dirigeaient le parti.

Oui, mais c'était des figures qui avaient quand même une expérience politique absolument incroyable. Quand Édouard Baladur devient premier ministre, il a plus de 30 ans de carrière d'expérience politique. Il a été secrétaire général de l'Élysée.

Alain Jupé avec aussi les les divergences politiques qu'il avait avec lui, c'était quand même des personnalités d'un calibre tout autre. C'est pour ça que souvent on le croit dur avec ses contemporains. Mais c'est simplement parce qu'il a connu Pierre Mesmer, Charles Pasquis, l'amiral Philippe de Gaulle.

Il a commencé avec six figures là. Monsieur Couvu Murville. Donc c'est quand même très difficile de de maintenir ce niveau d'excellence et d'exigence.

Euh quelques pages aussi autour de la de la dissolution et effectivement de de la tentative de d'Éric Sioti à l'époque de d'allier de de faire alliance entre le LR et le rassemblement national. Il dans le fond, qu'est-ce qu'est-ce qui a primé chez votre frère ? Est-ce que c'était la colère vis-à-vis de l'aventure personnelle d'Olivier de d'Éric Siotti ou bien ou bien une divergence stratégique ?

Alors, c'est pas personnel vis-à-vis d'Éric Sioti avec qui il continuait d'entretenir des relations courtoises. Euh je crois que ça renvoie encore à à ce qu'on évoquait tout à l'heure, c'est-à-dire le fait que la droite gauliste en France est historiquement écrasée entre les centristes d'un côté qui aujourd'hui sont les macronistes et de l'autre le Front National devenu le Rassemblement national. de pôles politiques qui d'ailleurs ont en commun de ne pas être aussi soucieux de de l'indépendance nationale que nit le RPR.

Et donc pour lui, c'était extrêmement important, voilà, mais extrêmement important de rester effectivement autonome et de rester indépendant parce que quand on prône l'indépendance de la France, on peut pas accepter que notre parti soit mis sous la tutelle soit des Macronistes, soit du Rassemblement national. Voilà. Alors après, évidemment, je ne reviendrai pas sur le fait que voilà, il y a beaucoup de gens qui considèrent peut-être à raison que euh le RPR, l'UMP puis les Républicain n'ont n'ont pas tenu leur engagement gauliste, mais ça c'est un autre débat.

Euh c'est une des questions effectivement que qu'on peut se poser, c'estàd que finalement est-ce que sa voix n'était pas unique au point d'être minoritaire ou bien est-ce que sa voix n'était pas minoritaire au point d'être unique au sein de LR ? Elle elle était pas si minoritaire. Beaucoup de gens le rejoignaient et apprécient ses travaux.

Simplement effectivement pendant très longtemps, je pense même dans notre famille politique, la question de la souveraineté était un peu une question sensible. Voilà, on avait l'impression que si on était pas parfaitement aligné sur des questions proeuropéennes, si on était pas parfaitement aligné sur des questions de libre échange, on éétait pas totalement sérieux. Et aujourd'hui, on le voit avec le Mercosour où notre famille politique n'hésite pas à dénoncer cet accord euh que finalement les choses sont en train de changer, voilà.

Et que et que finalement on n plus dans un européisme BA et comme ça pu être le cas malheureusement à une époque. Ses rapports avec Nicolas Sarkozy, toujours courtois, il avait beaucoup d'admiration pour le pour l'ancien président de la République dont il a été un collaborateur, même si parfois il était un peu gêné par des prises de position. Voilà. vis-à-vis d'Emmanuel Macron notamment notamment effectivement puisque il est arrivé à Nicolas Sarkozi notamment pendant la campagne de 2022 de prendre position contre enfin pour Emmanuel Macron alors même que les Républicains essayaient de se sauver et que les députés les républicains essayaient de se faire réir.

Il quel est pour vous l'héritage de votre frère Olivier ? Qu'est-ce qu'il faut justement défendre le plus dans ce qu'il a légué ? Ah, c'est la question de la souveraineté sans aucun doute, voilà.

Et que le le l'alpha et l'oméga du gaolisme, c'est l'indépendance de la France. Et je pense que le l'héritage de Livier, c'est de dire que cet héritage du gaolisme, il doit perdurer et il doit continuer. Et je crois qu'en en en un mot, l'indépendance de la France, je crois que ça lui irait très très bien.

Voilà. Merci beaucoup Romain Marlex. Il faut des hommes visionnaires, messages empathiques mais non démagogues pour endiguer les révolutions.

C'est ce qu'écrit Olivier Marlex. Euh quelques semaines avant de de nous quitter, sa famille, ses proches, ses amis, ses alliés et ses électeurs le savent, le disent, le pleure encore. La voix d'Olivier Marlex manque qu'on soit convaincu d'ailleurs ou non de ce qu'elle disait. et merci de nous l'avoir fait revivre ici.