Gabriel Attal : «Il y a un risque que cette intervention en Iran soit un échec»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je crois qu'il y a dans un certain nombre de réactions de différents pays européens, et je ne parle pas ici simplement de la France, on voit une forme de volonté de se laisser un espace. On voit bien que dans un certain nombre de réactions, certains se disent que si l'opération qui a été lancée par le président Trump est un échec, on pourra dire qu'on était contre l'opération. Et si elle est un succès, on pourra dire qu'on n'était pas contre. La réalité, c'est qu'il y a un risque que cette opération ne fonctionne pas. On a des exemples dans le passé d'interventions extérieures dans le but de renverser un régime qui se sont traduites par des échecs, par beaucoup de morts.
Et donc l'enjeu maintenant pour moi, c'est que cette opération, elle soit utile, utile à qui ? Utile aux Iraniennes et aux Iraniens, et utile à la région et à la sécurité du monde. Parce que personne ne peut pleurer la chute si elle intervenait du régime des Mola, la mise hors d'état de nuire de l'ayatollah Khamenei, Je rappelle que le régime des Mola... Vous êtes félicité de cette mort ? Le régime des Mola, c'est 46 ans de chape de plomb sur tout un pays. C'est des étudiants qui sont abattus à bout portant dans la rue, c'est des femmes qui sont brisées par l'islamisme, c'est des maires à qui on demande de l'argent pour leur rendre la dépouille de leur fils qui a été tué par les milices.
Tout ça, c'est une réalité. Et donc oui, je pense qu'on peut se réjouir du fait que l'ayatollah Khamenei ait été mis hors d'état de nuire. Est-ce que ça veut dire que le régime est renversé ? La réponse est non.
Gabriel Attal