L'édito de Pascal Praud du 20 février
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous avions salué la Macronie qui avait trouvé les mots justes pour cibler le danger que représente l'extrême gauche et notamment la France insoumise. "Faites le ménage dans vos rangs", a exhorté Sébastien Lecnu à Mathilde Panot. Hier, Emmanuel Macron n'a pas repris cette ligne éditoriale.
Il a relativisé la responsabilité de l'extrême gauche dans le meurtre de Quentin en pointant celle de l'extrême droite qui n'a strictement rien à voir dans ce drame. Emmanuel Macron renvoie les extrêmes dos à dos. Il dénonce un climat de violence et une responsabilité partagée entre ultra droite et ultra gauche.
Il reprend la thèse de la symétrie que défend Patrick Cohen sur France Interre ou le journal Le Monde en général beaucoup de gens à gauche. Or ici ce n'est pas le cas. Qu'il existe des groupes uscules d'extrême droite en France, personne ne le conteste mais ils ne sont pas encouragés par une formation politique qui revendique une proximité avec eux comme la France insoumise a lié son sort à la jeune garde.
Je n'entends aucune voix en France, sinon celle de la France insoumise pour expliquer que le Hamas est une organisation résistante pour appeler à l'action subversive, ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon, ou pour espérer la révolution. Je n'ai pas vu un député autre que l'insoumis Tomas Porte poser son pied sur un ballon à l'effigie d'un ministre de la République. Emmanuel Macron a lancé son offensive extrême centriste, c'est le Nini.
Il a évidemment le droit. Il réagit en homme de gauche, prépare pourquoi pas les temps futurs. En revanche, il se trompe et la mort de Quentin percute son analyse.
Il est passé à côté de ce drame. Le danger aujourd'hui, c'est l'extrême gauche.
Emmanuel Macron