On doit protéger les Français d'une mauvaise politique ! - Laurent Jacobelli (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez voter la censure ? C'est quoi un miracle ?
- 1:31RelanceRéponse partielle
Est-ce que s'il y a des annonces sur le budget précisément, vous pourriez revoir votre position ?
- 2:19RelanceÉludée
M. Jacobelli, il n'a pas dit ça, il a dit que le budget de la sécurité sociale ne peut pas être retouché.
- 2:43OuverteRéponse directe
Désindexation des retraites, est-ce que ça suffit pour faire basculer la décision ?
- 3:31RelanceRéponse partielle
Vous dites avoir été ignorés et méprisés, mais Marine Le Pen a été reçue la semaine dernière.
- 6:01OuverteRéponse directe
Vous avez déjà refusé des noms comme Xavier Bertrand, qui pourrait être compatible ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« Oui, évidemment que nous allons voter la censure, vu l'état du budget qui nous est présenté. »
- 0:54Invité politiqueChiffre
« En arrêtant l'aide médicale d'État, les soins gratuits aux migrants, ça ferait un milliard d'économies. »
- 2:59Invité politiqueFait
« Le Premier ministre, il a notre contre-budget avec les mesures que nous réclamons. »
- 4:34Invité politiqueChiffre
« Si le gouvernement acceptait nos mesures d'économie et de réduire un certain nombre de taxes, il y aura encore un gain de 1,6 milliard pour le budget. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Une fois aux européennes et une fois aux législatives, il aurait démissionné. »
- 10:36Invité politiqueChiffre
« Plus de 3 200 milliards de dettes, dont un tiers est dû à Emmanuel Macron. »
- 10:42Invité politiqueFait
« Nous sommes le pays le plus taxé du monde par rapport au PIB. »
Temps de parole
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- Invité 27 %
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Bonjour Laurent Jacobelli, bienvenue, vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Sauf, miracle, dit ce matin Jordan Bardella, nous voterons la censure du gouvernement de Michel Barnier. Nous allons prendre le temps de nous arrêter sur ça ce matin parce que c'est un événement potentiellement historique. La dernière fois qu'un gouvernement a été censuré, et la seule fois, c'est en 1962, le gouvernement de Georges Pompidou. Derrière, le général de Gaulle avait dissous, Emmanuel Macron ne pourra pas le faire cette fois-ci. Est-ce que vous allez voter la censure ? C'est quoi un miracle ?
Oui, évidemment que nous allons voter la censure, vu l'état du budget qui nous est présenté. Un miracle, ce serait que M. Barnier se démacronise à vitesse grand V. C'est-à-dire que dans la journée, il réalise que matraquer fiscalement les Français, ce n'est pas une solution. Étouffer les entreprises, ce n'est pas une solution. Dérembourser les soins et désindexer les retraites, ce n'est pas une solution. Ce qu'il faut faire, c'est dégraisser un État devenu obèse, notamment en diminuant la participation du budget de la France à l'Union Européenne, en arrêtant l'aide médicale d'État, les soins gratuits aux migrants, ça ferait un milliard d'économies.
En arrêtant l'aide au développement à certains pays, comme la Chine par exemple, qui n'a vraiment pas besoin de nous pour se développer. Donc arrêtez la mauvaise dépense, mais surtout ne pas s'en prendre aux Français. Voilà ce qui pourrait changer les choses entre vous et moi. Il avait trois mois pour le faire, il ne l'a pas fait, donc c'est peu probable.
Sauf miracle, c'est une formule, donc vous allez censurer le gouvernement de M. Barnier.
A 99,99% de chance, oui. Sauf une fois encore s'il se réveille et qu'il a compris que le Rassemblement National était le premier parti de France et qu'on ne peut pas ignorer 11 millions d'électeurs, ni même les méprisés.
Mais alors, dans les mesures que vous citez, il y a des mesures du texte d'aujourd'hui, mais il y a aussi des mesures du budget qui sera votée un peu plus tard. Est-ce que s'il y a des annonces qui vous sont faites ce matin sur le budget précisément, et pas sur la sécurité sociale, vous pourriez revoir votre position ?
Théoriquement, oui, mais très honnêtement.
Donc il y a une petite voie de passage sur le budget.
Il a un numéro de téléphone, M. Barnier, il sait que nous sommes le premier groupe à l'Assemblée Nationale. S'il avait voulu négocier, il l'aurait fait. Vous savez, c'est compliqué de discuter avec quelqu'un qui vous tourne le dos.
Non, ma question, elle dit l'inverse ce matin. Elle dit à l'instant le gouvernement reste ouvert au dialogue, mais il faut être deux. La porte-parole du gouvernement.
Quand je lis hier les paroles de M. Saint-Martin, qui est le ministre des Comptes Publics, qui est le premier intéressé, qui dit, c'est fini, on ne parle plus au Rassemblement National, maintenant c'est comme ça, ou vous vous taisez, grosso modo, évidemment... Non, mais vous dites...
M. Jacobi, il n'a pas dit ça, il a dit, le budget de la sécurité sociale, on ne peut pas le retoucher. Parce que vous savez comme moi qu'il y a 18 milliards d'euros, 35 de déficit cette année, peut-être plus de 30 prévus l'an prochain. Enfin, vous avez quand même déjà obtenu un certain nombre de choses.
Non, non, non, excusez-moi, parce que le budget de la sécurité sociale tel qu'il est là, ça veut dire désindexation des retraites et déremboursement des soins.
Donc pour nous, ce n'est pas possible. Désindexation, si on réindexe toutes les retraites, bon, est-ce que ça, c'est suffisant, à votre avis, pour faire basculer la décision ? Ce n'est pas vous et moi qui allons négocier le budget de la sécurité table.
Le Premier ministre, il a notre contre-budget avec les mesures que nous réclamons. Effectivement, il y a les retraites dedans, il y a la fin du déremboursement des soins, il y a les 1,5 milliard de taxes supplémentaires, enfin, de faim d'allègement de taxes et de charges pour les entreprises qui...
On leur donne quand même 80 milliards, hein ?
Oui, d'accord, mais on leur prend... Ce n'est pas nul, hein ? D'accord, mais on leur prend 1,5 milliard. Mais si vous voulez vraiment négocier dans un compromis, c'est le pire moment pour faire des économies là-dedans.
Dans un compromis, on est obligé de lâcher une de ces lignes rouges.
C'est toujours comme ça que ça se passe. Dans un compromis, il faut discuter. Or, sans discuter, c'est quand même très compliqué d'avoir un compromis.
Justement, vous dites que, enfin, c'est Jordan Bardella qui dit ça ce matin, que vous avez été, je cite, ignorée et méprisée. Marine Le Pen a été reçue la semaine dernière. Il y a quand même eu une avancée la semaine dernière sur l'électricité. Ça, c'est indéniable. Même si, je sais que le RN dit que ce n'est pas sourcé, qu'on ne dit pas clairement que c'est pour le Rassemblement National. N'empêche, les choses ont bougé la semaine dernière.
Je vais vous répondre. D'abord, est-ce que vous ne trouvez pas curieux que 3 mois après sa domination, le Premier ministre daigne recevoir la présidente du premier groupe pour négocier ?
Mais c'est le même Premier ministre qui avait rappelé à l'ordre son ministre de l'Économie, vous vous souvenez, pour ne pas avoir dû recevoir la Rassemblement National.
Alors que le processus budgétaire est quasiment à sa fin. Excusez-moi, ce n'est pas comme ça qu'on construit, comme on dit en Macronie. Deuxièmement, effectivement, il y a un milliard de taxes sur l'électricité qui ne seraient plus dans les tuyaux. Mais excusez-moi, comment on les finance ? Est-ce qu'on le finance par la hausse du prix du gaz, comme le propose le Sénat ? Est-ce qu'on le finance avec d'autres taxes ?
Ils ont laissé cette proposition de côté.
D'accord, donc une fois encore, moi, si je vous prends 100 euros dans la poche gauche et que je vous les remets dans la poche droite, vous n'avez fait aucun gain, moi non plus. À moins d'économie, c'est tout ? Donc tout ça ne fonctionne pas. Nous avons fait, nous, des propositions de mesures d'économie. Même, d'ailleurs, je vais vous dire, si le gouvernement acceptait nos mesures d'économie et de réduire un certain nombre de taxes, il y aura encore un gain de 1,6 milliard pour le budget. Vous voyez, c'est cadeau, c'est Rassemblement National.
Donc, nous allons revenir dans un instant direct, M. Jacobelli. Vous allez nous dire ce qui va se passer ensuite, puisque ça veut dire que le budget, du coup, n'existe pas. Ça veut dire qu'on va voter cet article premier qui va permettre de collecter les impôts. On pourra l'amender pour éviter qu'il y ait des hausses. Mais qu'est-ce qui va se passer ensuite ? On ne peut plus dissoudre. Le président, a priori, n'a pas prévu de démissionner. On est dans une situation historique. On revient dans un instant en direct, à tout de suite. Que va-t-il se passer ? Je rappelle que le président de la République ne peut plus dissoudre.
Le général de Gaulle, en 1962, son gouvernement, le gouvernement de M. Pompidou, est censuré, mais derrière, il dissout. Là, le président ne peut plus le faire.
Qu'est-ce qui reste au pays pour avancer ? Ça me fait plaisir de vous citer le général de Gaulle, parce que le général de Gaulle était un vrai homme d'État, à l'origine de notre 5e République et de sa Constitution. Jamais le général de Gaulle ne serait resté en place s'il avait été deux fois désavoué par le peuple. Une fois aux européennes et une fois aux législatives. Il aurait démissionné. On peut tourner autour du pot. Le problème, aujourd'hui, il s'appelle Emmanuel Macron. C'est à lui que reviendra la décision de nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement.
Mais une fois encore, ce nouveau gouvernement devra prendre en compte que le premier parti de France, qu'il le veuille ou non, celui pour lequel 11 millions d'électeurs ont voté, s'appelle le Rassemblement National. Que c'est Jordan Bardella, le chef de parti, et Marine Le Pen, la présidente de groupe. Et donc, un gouvernement qui serait hostile ou qui refuserait de négocier avec nous, se confronterait à la même situation et irait dans le même mur, clairement.
Vous avez déjà refusé des noms. Vous avez refusé Xavier Bertrand. Vous avez refusé aussi qu'il y ait un gouvernement avec des ministres insoumis, on s'en souvient. Alors là, qui trouverait votre soutien ? Grâce à vos yeux. Est-ce que c'est, parce qu'il était question de grâce dans ce que disait Jordan Bardella ce matin, est-ce que Sébastien Lecornu, par exemple, pourrait être une solution, qui est l'actuel ministre des Armées ?
Je ne vais pas citer de nom, clairement. Le profil type d'un Premier ministre qui pourrait être compatible, j'allais dire, c'est évidemment pas quelqu'un de gauche. On reproche à M. Barnier de créer trop de taxes et de taux d'impôts. Si on met...
Et pourtant, vous allez voter la censure avec la gauche.
Ce n'est pas grave. On va voter contre le Premier ministre, mais pas pour la gauche. Avec la gauche. Si on avait un gouvernement de gauche, on aurait un gouvernement de taxeur fou. Pardon. Et ça, c'est impossible. On va protéger la gauche. La France, pardon. Et si jamais c'est Mme Castey, c'est Mme Castey qui est proposée comme Premier ministre, elle saute dans l'heure. Voilà. C'est clair.
Mais alors, qui ne saute pas dans l'heure ? Parce qu'on a du mal à suivre.
Quelqu'un qui soit capable de négocier avec le Rassemblement national, ou en tout cas d'écouter ce que nous disons, et quelqu'un qui ne nous a jamais méprisés. Vous citiez M. Bertrand. M. Bertrand a fait toute sa carrière en insultant le Rassemblement national. Mais pardon, mais excusez-moi, M. Jacobelli,
la plupart des macronistes, pour reprendre votre expression, ont joué le jeu du Front républicain contre vous, se sont battus contre vous un peu partout en France. Donc vous nous dites ce matin que finalement, vous pourriez tout de même accepter un de ceux-là comme Premier ministre ?
Non mais attendez, une fois encore, nous n'avons pas gagné les élections législatives. Et Jordan Bardala avait été très clair d'ailleurs au moment de ses législatives, en disant si je n'ai pas de majorité, même relative, je ne serai pas Premier ministre parce que je ne pourrai pas gouverner. Donc nous ne faisons pas le reproche à qui que ce soit de nommer des Premiers ministres. Mais ce Premier ministre, il doit quand même comprendre que le paysage politique a changé en France. Les Français aujourd'hui, ils veulent une autre Union européenne. Les Français aujourd'hui, ils veulent moins d'immigration. Les Français aujourd'hui, ils veulent plus de pouvoir d'achat.
Oui mais sauf que sur le budget, ce sont toutes vos lignes rouges.
Vous avez dit sur le budget, ce sont toutes nos lignes rouges qu'il ne faut accepter pas une ni deux, mais toutes. Donc vous êtes comme dans la logique de Mélenchon qui dit tout mon programme et vous c'est toutes vos lignes rouges. Bien sûr que non.
On avait 70 mesures proposées dans notre premier contre-budget. On est descendu à 10. Nous, une fois encore. Mais vous voyez là, par exemple, on discute. Mais si vous vous êtes dans votre loge et moi sur le plateau et qu'on ne se parle jamais, on n'arrivera jamais à s'entendre et à échanger. Or ce qui s'est passé là, c'est un Premier ministre qui s'est enfermé un matin qui a refusé de discuter avec le Rassemblement national et qui n'écoute pas. Vous n'avez jamais eu de conflit avec François Béroux ?
Serait-il compatible ? Non, mais je vais mettre conflit. Non, non, mais je ne vous demande pas si c'est... Oui ou non. Je vous dis, est-ce que j'ai tort quand je dis que c'est quelqu'un avec qui le dialogue est possible ?
Si je vous réponds oui, le dialogue est possible, vous allez en tirer la conclusion, le Rassemblement national... C'est vous qui en tirez la conclusion. Non, non, moi. En tout cas, je dois reconnaître qu'il n'a jamais été insultant. Maintenant, je ne suis pas sûr que le président de la République veuille que François Béroux soit son Premier ministre. Ce n'est pas la question. Ça, c'est quand même la question majeure. C'est le président qui nomme le Premier ministre et pas le Rassemblement national. Aujourd'hui, on va arriver à la personne, on le feront.
Au-delà des choix de personnes, regardons la situation du pays, qui est endetté, qui a un déficit qui glisse au-delà des 6%, même si Bruxelles a accepté notre trajectoire budgétaire. Enfin, ils ont accepté la trajectoire présentée par Michel Barnier. Donc, Dieu fait, c'est caduc, là, si le gouvernement saute. Il va se passer quoi ensuite ? Il n'y a pas de dissolution possible. Non. Vous nous dites, vous ne voyez pas Emmanuel Macron démissionner, donc il se passe quoi ?
Eh bien, il y aura un nouveau gouvernement. Et puis, je rassure les Français aussi, parce que j'entends beaucoup la théorie du chaos. C'est si M. Barnier s'en va...
Ce n'est pas ici.
Ici, on a expliqué que... J'ai dit beaucoup. Je ne présumais pas de votre position. Les Français qui travaillent dans la fonction publique vont continuer à être payés. Oui, bien sûr. Les Français vont être remboursés de leurs soins. Les retraites continueront d'être versées. Donc, il faut arrêter. On n'est pas aux États-Unis d'Amérique. Ça continuera. Est-ce qu'il faut continuer avec une mauvaise équipe et un mauvais budget, coûte que coûte ? Bien sûr que non. On doit protéger les Français d'une mauvaise politique. Non, mais pardon. Est-ce qu'on peut... 40 milliards de taxes et d'impôts... M. Jacobelli,
il y a une trajectoire financière qui n'est pas bonne du tout. Nous montrions, vendredi dans cette émission, le spread, l'écart auquel nous empruntons avec la Grèce. On est au niveau de la Grèce, désormais, sans faire d'insultes à nos amis grecs. Mais bon, c'est quand même une situation qui est ubuesque. Qui nous a mises ? Par ailleurs, excusez-moi, j'ajoute un élément. Il y a la guerre en Europe. Oui. Il y a des menaces qui sont mondiales, des déstabilisations partout. Et nous, nous allons avancer sans gouvernement.
Par douzième ? D'abord, on aura un gouvernement. Excusez-moi, on ne va pas rester sans gouvernement. La Ve République, depuis 1958, a vécu sans Michel Barnier, Premier ministre, la plupart du temps. Donc, on peut s'en sortir sans Michel Barnier. Il a fallu trois mois, quand même. Oui, oui, ça, c'est la faute du président de la République. Mais pourquoi on est dans cette situation ? Et vous avez raison, plus de 3 200 milliards de dettes, dont un tiers est dû à Emmanuel Macron. Vous avez raison, nous sommes le pays le plus taxé du monde par rapport au PIB. La faute à qui ? À Emmanuel Macron. Mais une fois encore,
il faut s'en prendre à l'origine des causes. C'est une œuvre collective,
depuis 50 ans. Emmanuel Macron et ses complices. Mais il y a un moment, il faut arrêter avec cette politique. Le budget qu'on nous a présenté, et dont on nous dit, va régler tous les problèmes. C'est un budget où il y aura encore plus de taxes, où il y aura encore un déficit. Ce budget n'est pas équilibré. Et donc, il faudra encore emprunter de l'argent. C'est un budget qui n'aurait aucun problème.
Vous dites, nous, on censure, et après, la pierre est dans le jardin du président de la République.
Évidemment, avec des conditions que nous mettrons pour accepter le prochain Premier ministre, comme nous l'avons fait avant de dire que nous ne censurerions pas, a priori, Michel Barnier. Depuis le début, on a été raisonnable.
Vous êtes déjà en train de faire des conditions pour le prochain Premier ministre. C'est à ça que vous travaillez en ce moment.
Ce sont les mêmes. Nous avons été très raisonnables. Nous avons dit, attention, il y a des lignes rouges dans la manière de fonctionner, mais nous ne nous opposerons pas, a priori, à la nomination de M. Barnier. Il a été nommé. Il n'a pas voulu négocier. D'autres avaient dit, et notamment à la gauche de la gauche, qui que ce soit, si ce n'est pas nous, on censure. On n'a jamais dit ça, nous. Nous, on a dit, si on a un Premier ministre qui écoute, on pourra travailler avec lui. Il ne l'a pas écouté. Au revoir.
Dans les faits, c'est la gauche qui va déposer la motion de censure aujourd'hui. Michel Barnier devrait montrer à la tribune autour de 15h pour dire s'il engage la responsabilité de son gouvernement avec le 49.3. Il devrait tomber mercredi, a priori, pour le vote de la motion. Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir été avec nous ce matin dans le 6-9. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Laurent Jacobelli