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interviewÉlysée· 23 février 2026 13 min

Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président de Finlande Alexander Stubb.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

cette visite par justement les liens intenses qui existent entre nos deux pays avec l'exposition qui vient de se clôturer qui pendant 3 mois et demi a accueilli beaucoup pas simplement de Parisiennes, de Parisiens, mais de Français, d'Européens. L'exposition sur Pekal Alonen que nous venons de de visiter un instant et dont les liens entre autres avec notre peintre Gogin et plusieurs autres étaient au cœur de cette exposition. tout comme aussi la force de la nation finlandaise.

En effet, cher président, cher Alexander, je suis très heureux de t'accueillir à Paris pour échanger sur beaucoup de des sujets qui nous tiennent et peut-être commencer évidemment par la situation en Ukraine. vous vous rendrez juste après en Ukraine évidemment puisque nous sommes à la veille d'un jour terrible, le début 5e année de guerre lancée par la Russie et nous aurons l'occasion, à l'issue de notre moment bilatéral d'avoir une visionférence avec les les dirigeants nordiques et Baltiques dans le cadre du NB8. La situation en Ukraine demeure évidemment l'un des sujets essentiels pour nous pour notre propre sécurité et notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine est entière.

D'abord avec la poursuite du soutien financier militaire. Nous restons déterminés à mettre en œuvre le prêt de 90 milliards d'euros l'Union européenne à l'Ukraine. 60 milliards d'euros seront dédiés à financer les livraisons de matériel militaires et le renforcement de nos bases industrielles et de défense avec la préférence aux industries ukrainiennes et européennes.

Et je veux dire ici que pour ma part, j'ai bon espoir quand je dis que je suis déterminé parce que je sais que les engagements politiques et la parole donnée au dernier Conseil européen seront tenus. Il ne peut en être autrement. Ensuite, nous continuerons d'augmenter la pression sur la Russie.

Nous devons avancer sur le 20e paquet de sanctions de l'Union européenne et les discussions se tiendront dans les prochains jours. Nous devons travailler à une interdiction totale des services maritimes pour les exportations de pétrole russes, intensifier nos efforts communs contre ce qu'on appelle la flotte fantôme russe et avec le plus haut niveau de coordination possible. Je veux vous remercier pour tout le travail qui est fait en la matière et vous savez notre détermination.

Et enfin, nous avançons également et nous allons finaliser des garanties de sécurité robuste pour l'Ukraine, ce qui est l'un des enjeux de la réunion de la coalition des volontaires que nous tiendrons ensemble demain avec vous-même et tous les collègues qui sont présents. Le deuxième sujet que nous allons aborder, c'est l'enjeu crucial de la sécurité de l'Arctique. J'ai redis lors de la venue de la première ministre danoise et du premier ministre groenlandais le mois dernier combien nous partageons la nécessité de renforcer notre posture de défense dans l'Arctique.

Face à la Russie dans le grand nord et à la présence économique de la Chine, la France se tient prête à contribuer à l'activité de vigilance renforcée Arctic Centry de l'OTAN et à prendre toutes ses responsabilités. C'est aussi un effort que nous devons mener au niveau européen comme l'a fait la France en revisant l'année dernière sa stratégie polaire et évidemment comme la Finlande l'a fait récemment en actualisant sa stratégie arctique. L'Union européenne doit prendre sa part dans ses efforts en révisant sa stratégie arctique cette année et en mettant en œuvre le partenariat stratégique qui a été signé avec le Grandland sur les matières premières critiques.

Nous allons enfin échanger sur le renforcement des capacités de défense européenne notamment pour bâtir un véritable pilier européen de l'OTAN. Je souhaite que le Conseil européen des 19 et 20 mars soit l'occasion de faire état des des lieux des travaux menés depuis un an pour renforcer nos capacités de défense à l'échelle européenne dans les neuf secteurs prioritaires que nous avons identifiés avec des coalitions capacitaires sous l'égide de l'Agence européenne de défense et nous devons décliner opérationnellement ces coalitions en utilisant les outils de financement dont nous disposons, les programmes safe ou EDIP et dans le prochain budget pluriannuel de l'Union européenne avec là aussi cette préférence européenne. À cet égard, nous voulons, je le disais, renforcer cette Europe de la défense.

Nous devons poursuivre, y compris un continuum civilo-militaire en matière de sécurité et de défense. Je sais combien la Finlande y est engagée, combien aussi votre prédécesseur a inspiré les travaux de la commission, mais de la lutte contre les menaces hybrides ou la lutte contre la flotte fantôme russe que je viens d'évoquer, tout ça est absolument clé et la Finlande y apporte une contribution essentielle. De la même manière, nous aurons au mois de mars à évoquer ensemble et à travailler sur la compétitivité européenne qui a évidemment une dimension de simplification, d'approfondissement du marché commun mais également d'investissement, d'innovation et de protection de nos filières critiques.

Car il ne peut pas y avoir d'indépendance militaire et de sécurité s'il n'y a pas une indépendance économique et technologique renforcée. Enfin, nous poursuivrons les discussions aussi bilatérales et c'est dans cet esprit de confiance que nous avons décidé de lancer les discussions pour signer un partenariat stratégique entre nos deux pays pour structurer davantage notre relation qui se développe rapidement dans plusieurs domaines essentiels pour notre souveraineté. la défense et la sécurité, l'énergie et le nucléaire, les technologies comme l'intelligence artificielle et le quantique, les minéraux et métaocritiques, les enjeux globaux et évidemment la défense du multilatéralisme et je veux saluer aussi l'engagement de votre pays dans ce cadre.

Voilà mesdames et messieurs ce que je souhaitais ici rappeler en permettant de redire tout le bonheur de recevoir évidemment un pays ami mais aussi un président ami. Monsieur le président, cher Alexandre, merci beaucoup monsieur le président, cher Emmanuel, je vais essayer de meexprimer en français qui est pas toujours viinant pour les barbares du nord qui parlent français comme des vaches espagnols, mais bon euh c'est un grand plaisir d'être ici. Merci aussi beaucoup pour le petit palais, l'exposition de P.

Halloden qui est un des grands artistes finlandais et cette idée est venue de de président Macron qui a dit que quand tu viens à Paris, il faut y aller ensemble. Était c'était vraiment exceptionnel. Je bon dans mon palais en Finlande, on a quelques Hallon qui sont piqué par le petit palais ici, mais ça va, j'espère que on va avoir un petit retour.

Tout d'abord euh félicitations pour les Jeux Olympiques. Vous avez vraiment fait un travail impressionnant euh plus que 20 je crois 23 médailles. Euh j'aime beaucoup le biathlon c'était impressionnant de voir.

Mes deux favoris sont océan Michelet Michel et et puis Lou Loumonau qui qui sont vraiment impressionnants euh avec SV qui n'est notre grand athlète parce que nous sommes en France, je fais trois points euh très très rapide. Le premier est que à mon avis maintenant on a vu le moment de l'Europe et c'est aussi un moment de la France parce que toi Emmanuel tu as poussé très souvent l'idée de stratégie autonomie de souverainité européenne et maintenant on a pression de l'est qui vient de la Russie et une transformation en même temps de de deadministration américaine euh qui est pas une pression mais c'est quand même une transition, un changement et ça nous donne un peu d'oxygène à mon avis pour trouver des solutions européen. Je sais bien que l'Europe c'est jamais parfait.

Euh on avance dans trois phases. Le premier c'est normalement crise, le deuxième est le chaos et le troisème c'est un solution sous-optimale mais c'est l'Europe quand même. Euh je crois que nous sommes en train de pousser pour un Europe qui est plus large mais en même temps plus flexible.

On va travailler beaucoup dans différents formats quand on a bien vu avec le E3 avec vous et les Royaume-Uni et les Allemands, on va avoir peut-être euh les relations différentes pour l'Union européen. Je veux aussi aujourd'hui que l'Islande va pousser un référendum pour une possibilité de venir membre dans l'Union européen. Donc euh c'est vraiment le moment euh pour euh l'Europe et euh tu as envoyé tu as souligné euh la question de l'Arctique.

À mon avis, il faut renforcer la sécurité de l'Arctique, pas seulement dans Greenland, mais aussi dans la Norvège, la Suède et bien sûr la Finlande. Mon deuxième point, c'est l'Ukraine. On va t'en parler aujourd'hui.

Maintenant la guerre c'était 4 ans plus 8 ans, ça veut dire 12 ans. À mon avis Poutine ne gagne pas cette guerre mais il ne peut pas faire la paix. C'est le dilemma qu'il a maintenant.

Donc il ne gagne pas cette guerre mais il ne fait ils ne peut pas faire la paix. Pour lui à mon avis euh c'est une échec stratégique et il a bien voulu que Ukraine vient russe vient européen. Deuxièmement, il a pas voulu que l'OTAN va se élargir.

On a la Finlande et la Suède et en plus il a voulu baiser des budgets de de défense et maintenant nous sommes à 5 %. Donc c'est vraiment un échec stratégique pour Poutine. C'est aussi un échec militaire. il perd beaucoup de soldats maintenant euh et en plus c'est une échec économique.

Donc à mon avis, il faut continuer de soutenir l'Ukraine militairement, économiquement et il faut continuer de pousser la pression pour la Russie et le leadership qui toi Emmanuel et France en général a fait dans cette question est très très important. par exemple les sanctions énergétiques et interdiction totale à la fourniture de services maritimes au transport ruses de pétrole et et charbon qui tu as bien souligné. Mon 3e et point final, c'est notre relation bilatérale.

C'est bien d'être ici en représentant ensemble plus que 70 millions habitants, un énorme économie et un énorme euh défense. le travail qui a fait ensemble, pas seulement dans un niveau personnel, ça fait déjà plus que 10 ans, je crois, j'étais ici la première fois comme premier ministre 2014, on a eu des des des jobs un peu différents et après on a toujours un très bon relation à ton leadership est très important pour l'Europe et je crois queon va continuer de travailler au niveau de défense et et et et de de technologie et on va continuer et j'espère qu'on peut bien souligner et écrire un partenaire stratégique ensemble. Donc merci beaucoup d'avoir m'a invité aujourd'hui et excusez-moi de mon français.

Bravo. [applaudissements] Merci. Merci messieurs dames.