Roselyne Bachelot : "Nous sommes sur des objectifs de réouverture pour le deuxième trimestre 2021"
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les matins de france culture guillaume erner nous accueillons la ministre de la culture roselyne bachelot merci beaucoup d'être là bonjour madame pour dialoguer avec vous je suis en compagnie de mon camarade frédéric size et comme je l' ai dit tout à l'heure dans la revue de presse à la une de l'humanité on trouve ce titre la révolte des théâtres une amplification du mouvement dans le monde des arts et de la culture l'occupation des établissements ces temps que répondez vous madame la ministre à la colère de ces artistes je veux dire d'abord que on comprend le mouvement de d'exaspération de colère parce qu'on est privé de culture et pour un certain nombre d'acteurs de la culture acteurs au sens large la privation du contact avec le public est quelque chose d'extrêmement douloureux je veux leur dire qu'évidemment on est à leur côté le gouvernement soutient le monde de la culture comme je dois dire cela n'est effectuée dans aucun autre pays étranger suffit tourner un petit peu dans en europe je parle même pas des états unis et l'ensemble de l'amérique du nord moi ce que je veux c'est être à l'écouté de ce monde de la culture non pilotons j'allais dire en direct et et en continu les aides qui sont nécessaires qui sont nécessaires à la culture je suis très attentive surtout aux jeunes c'est la répudiation précis je suis terminée bon d'accord mais je veux je veux juste dire on entend et d'ailleurs c'est dit dans cet article on n'entend évidemment et votre écoute mais il y à des questions précises avec par exemple les femmes intermittente et leur congé de maternité c'est une série de revendications précises par exemple que répondez vous à ces revendications précises à cette revendication précise est parfaitement légitime avec le premier ministre nous avons répondu hier et nous avons pris la mesure qui fait rentrer dans leurs droits les ce qu'on a appelé les matermittentes c'est à dire des personnes qui étaient qui relevait de ceux de ses droits mais qui n'avait pas suffisamment d'heures pour pouvoir justifier cette question est donc glay sur les indemnités journalières maladie les indemnités journalières maternité et paternité puisque à des congés maternité donc c'est une question qui a été réglé dans une réunion qui a eu lieu hier à matignon en même temps que nous abandonnions les fonds dead avec véritablement un objectif d'aider les jeunes parce qu'il ya beaucoup de jeunes justement aux jeunes c'est-à-dire fait des jeunes diplômés aux artistes qui ne sont pas aujourd'hui établi qu'ils ont beaucoup de mal à faire leur 507 heures ce qu'il faut expliquer aux auditeurs que quand on fait passer 507 heures on a pas de chômage c'est très compliqué qu est ce que vous leur proposez alors faut expliquer qu' il y a en france un joyau c'est à dire c'est le régime de l'intermittence c'est à dire les intermittents du spectacle il suffit il suffisait qu'ils aient 507 heures avant la fin du dernier contrat pour bénéficier d'un système d'assurance chômage particulier qu'on appelle l'intermittence là il ya eu une première salve de prise en charge en juillet dernier qui a fait que l'année ce qu'on a appelé l'année blanche est un peu technique on recherchait sur les deux ans alors les les artistes à juste titre les intermittences inquiète puisque ce système va jusqu'au 31 août de cette année donc j'ai confié avec elisabeth bornes une mission à andré gauron que d'un spécialiste de cette affaire pour évidemment mettre en place le système qui va permettre de poursuivre le système de l'intermittence avec des modulations particulière parce que par exemple nous voulons absolument que soient prises en compte qu'on appelle les primo entrants dans le système les jeunes justement les jeunes justement ces cas d'éric c'est le très important questions sur ce point plusieurs syndicats a précisément avait noté qu emmanuel macron a annoncé une année blanche l'an dernier dès l'an dernier c'était le fameux d'ailleurs quoi qu'il en coûte fais tu dans ce cadre là qui amène jo donc jusqu'au 31 août prochain ces mêmes syndicats demandent une deuxième année blanche pour avoir évidemment une prévisibilité vous ne l'avez pas encore annoncés vous avez non alors les moyens cour pourquoi est ce qu'on touche aux limites du quoi qu'il en coûte justement oui parce que la situation sera un différentes nous voulons faire rentrer d'autres personnes dans le système je parlais des jeunes des primo entrants et la situation est différente par rapport à l'année précédente pourquoi manger parce que justement on va être dans une année où nous l'espérons il y aura une reprise dans la période d'été est donc voilà mais ce que je veux dire et l'assurance en a été donnée à la fois par le premier ministre et par moi-même il n'y aura pas de solution au rabais ça c'est véritablement important et monsieur goron a bien reçu cette consigne dans sa mission alors de solution au rabais on va avoir très vite les conclusions et bien sûr on prendra à partir de cela une décision qui serait une décision politique mais je veux rassurer le monde des artistes et de l'interview madame la deuxième année blanche absolument et alors si vous ne l'exclus est pas né au moins est ce que l'on peut avoir des dates parce qu'il ya des demandes de date sur la réouverture des théâtres des cinémas aujourd'hui où en est-on madame la ministre alors pour l'instant je ne vais pas vous faire une annonce de date bien entendu la l'épidémie est encore trop fluctuante mais nous travaillons de façon extrêmement forte il ya d'ailleurs une réunion avec le monde du cinéma ce matin avec mes équipes pour préparer des protocoles des protocoles de réouverture nous sommes vraiment dans cet objectif de réouverture au court disons du deuxième trimestre 2010 21 est ce que vous confirmez pour les festivals d'été qu'ils pourront se dérouler normalement avec une jauge de 5000 personnes assises absolument on confirme cela sur les festivals d'été ce qui permettra je pense d'assurer la majorité des festivals d'été qui sont évidemment extrêmement important pour nos territoires cilss c'est une catastrophe épidémique se produisait on peut évidemment pas complètement l'exclure même si je dois dire je n'y crois pas mais bon d'accord le virus messagerie tellement de mauvais tours nous compensons riom entendu les frais engagés frédéric sarrès vous avez donc dit qu'il était trop tôt évidemment pour avoir une date de réouverture néanmoins sur la méthode je sais que le ministère travaille à cette réouverture est ce que vous savez déjà comment vous allez procéder autrement dit est-ce qu'il y aura des dates différencié pour les différents secteurs culturels est ce qu'il y aura des jauges modifiable en fonction de l'épidémie où est ce que tout le monde a logé à la même enseigne il ya deux questions dans la vôtre c'est à dire est ce que il ya la question de la réouverture et la question des protocoles de réouverture moi je milite à ce point de ma connaissance de la pandémie pour une ouverture globale à la même date des lieux de culture mais avec des protocoles de sécurité adaptées un festival de musique baroque dans une église n'a pas les mêmes contraintes sanitaires qu'une salle de théâtre ou cas qu'une salle de concert 24 le comprend dans ces différents voilà exactement protocoles adaptés et concertée avec les professionnels et avant cette date madame la ministre on prête à olivier verront le ministre de la santé une interrogation sur le fait qu'il a du mal à expliquer pourquoi un sephora est ouvert et pas le musée du loup vous comprenez pourquoi alors oui je comprends pourquoi je comprends pourquoi parce que je trouve que la comparaison d'un lieu de culture et d'un lieu commercial n'a rien à voir un lieu de culture c'est un lieu de débat c'est un lieu de contact c'est un lieu d'interaction sociale quand vous allez au cinéma vous voyez un film mais vous y allez avec des amis un conjoint vous discutez vous discuté avant vous allez discuter vous allez vous retrouver dans le hall ou sur le trottoir vous allez on vous allez avoir envie de boire un verre et on sait très bien que la majeure partie de la contamination se fait lors d'interactions sociales donc comparer une galerie marchande dans lequel on fait une course et en repart et un lieu de culture qui par définition un lieu d'échangé de convivialité je trouve que c'est c'est curieux que même des personnes qui défendent la culture face cette comparaison malgré qu'il n'est pas recevable rexel avait pris note des études scientifiques vous avez peut-être entendu sur france culture rue bertrand maury qui est mathématicien et membre de la plateforme de modélisation sur le colis de 19 qui explique que la contamination dépend évidemment avant tout des volumes des volumes des pièces et de la ventilation et il explique que dans les grands musées il y a d'après lui un bien moindre risque de contamination que dans des espaces un peu plus clos comme justement les galeries marchandes d'où cette question est ce que la décision de ne pas rouvrir pour l'instant les lieux culturels s'inscrit uniquement dans une logique sanitaire en raison des études ou est-ce qu'il ya aussi un aspect politique qui après tout pourrait se comprendre puisque ce serait compliqué de faire des exceptions pour certains sites culturels et pas pour des jeux réfute le l'objectif politique véritablement vous savez je comprends ceux qui souffrent mais au gouvernement on n'a qu'une envie qu'une idée qu à souhait céderont vertueux de réouvrir ou de rouvrir je ne sais plus rouvrir pardon de rouvrir les yeux sur france culture ils vont bien ils ont dit ces gens sinon je vais avoir une fuite vengeur de rouvrir les yeux de culture vous savez en général quand un gouvernement prend des décisions difficiles on lui reproche en disant l'audience et pour faire des économies c'est une tragédie pour tout le monde c'est une tragédie pour le monde de la culture c'est une tragédie pour le pour les gouvernants c'est une seule tragédie pour beaucoup de gens pour le monde du cinéma la 46e cérémonie des césars madame la ministre vous y serez ce soir je serai à la 46e cérémonie des césar ce navet beaucoup sera évoquée dames la leur et un plaisir que d'y être on a beaucoup évoqué la parité est semble-t-il aujourd'hui pour cette 46ème cérémonie le compte n'y est pas votre réaction je ne peux que le regretter c'est pas moi qui choisis le palmarès des césar c'est la profession qui choisit ce palmarès mais je crois que des progrès sont faits des progrès notables et de toute façon je cette notion en tout cas dans la création est une c'est une question de conditionnalité des aides savez que c'est un concept que nous avons mis en place cette conditionnalité des aides puisque le secteur de la culture en particulier du cinéma est massivement aidé par l'intermédiaire du centre national du cinéma et j'ai imposé s'est enfin imposé c'est avec évidemment la démarche volontariste du centre national de la musique que la même le même processus soit soient faits par le centre national de la musique est vraiment cette question de conditionnalité des aides à la diversité et à l'égalité entre les femmes et les hommes c'est quelque chose de très fort justement vous avez noté à examiner si pâli thé ecologist de lyon propose un budget genre et comme il l'appelle c'est à dire qu'ils vont vérifier pour chaque poste de dépense que ces dépenses correspondent bien à la fois aux hommes et aux femmes profitent à la fois aux hommes c'est une excellente idée exemple l'équipe de football féminine touchera les mêmes subventions désormais à lyon il de football jésus massif publicis de l'ol féminin puisqu'il est question de la politique culturelle à l'avion le fait que le budget de l'opéra soit relié 9 500 mille euros qu'est ce que vous en pensez vous qui appréciez beaucoup le père à roselyne bachelot j'espère que cette décision ne va pas mettre en difficulté l'opéra de lyon qui est un de nos fleurons du lyrique et de la danse 1 ne pas oublier ne pas oublier la danse bien évidemment je regarde cette affaire avec intérêt je vais d'ailleurs recevoir ce cas trop d'argent pour ce type d'arrivée d'ailleurs recevoir le maire de lyon monsieur doucet dans quelques dans quelques jours pour faire part de votre désaccord non pour étudier ensemble les coopérations entre l'état et les villes moi d'ailleurs je veux être dans cette affaire très en écoute des élus locaux maintenant les politiques culturelles elles sont menées dans le cadre de la décentralisation massivement par les collectivités territoriales les villes et les régions les départements les communautés urbaines moi j'ai pas envie de donner des leçons élus locaux je travaillais avec eux je veux pas non plus que l'état soit la variable d'ajustement des politiques territoriales c'est un pas sans les subventions à l'iran on dit moi je donne pas cinq cent mille euros à l'état de compléter évidemment ça se seraient pas de bonne politique mais on va regarder ensemble la façon dont on fait en sorte que le l'opéra de lyon continue ses missions frederiksen bachelot la crise sanitaire a aussi créé un embouteillage au parlement parmi les lois retardé depuis cette crise celle sur l'audiovisuel et le piratage est ce qu'elle sera mise à l'ordre du jour avant la fin du quinquennat lors j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer c'est à dire que j'ai obtenu un créneau parlementaire et la loi sur le piratage sera présenté en conseil des ministres le 7 avril pour pouvoir être discuté d'abord au sénat puis ensuite à l'assemblée nationale dans les jours qui suivront avec évidemment la loi les dispositions anti piratage la constitution d'une autorité de régulation indépendante l'art comme à l'art comme avec la fusion du csa et de la hadopi et la protection des catalogues qu'ils soient les catalogues cinématographiques audiovisuelles donc ça c'est un élément très important et qui d'ailleurs dans le cadre du cinéma et de toute la production cinématographique et audiovisuelle contribuer à cette protection du cinéma français et de l'audiovisuel français madame la ministre que pensez-vous de la transformation de ces news en foxnews à la française vous qui avez travaillé pour le groupe canal plus haut lui ment dans un déjà quelques années c'est à dire que je pense que cette comparaison n'est n'est pas recevable parce qu'il ne peut pas y avoir deux chaînes dans notre pays deux chaînes de télévision qu'ils soient des chaînes comment dirais-je du type de fox news chaîne d'opinion de chêne d'opinion au tour d'eric zemmour par exemple maintenant que vous êtes de la politique il faut considérer la ligne éditoriale sur l'ensemble des productions de la firme et non mais je comprends ce que ce que vous dites mais de toute façon il n'ya pas il n'y a pas de sortie de clous de la part de ses news pas de sortie de cloud mais est ce que par exemple si on évoque la question politique vincent bolloré s'intéresserait je ne sais pas par exemple à europe 1 est ce que au gouvernement cela peut inquiéter où il ya un certain nombre de dispositions anti sur la concurrence et anti trouvez moi qui concentre à terme être anti concentration qui de toute façon nous protégerons avec la crise sanitaire en matière de culture on a vu d'autres habitudes qui ont été prises ou renforcées on pense évidemment au streaming à la diffusion en direct depuis le domicile selon roselyne bachelot qu'est-ce qui perdurera à l'issue de la crise sanitaire de ces nouvelles habitudes qui ont été prises alors il faut dire que la crise que nous traversons n'a pas révélé un certain nombre d'évolutions les a sans doute simplement accéléré la l'arrivée du streaming d'une part dont il faudrait dire un autre mouvement direct voilà dd2 numérique on a vu cette oeuvre numérique qui atteint 69 millions de dollars michael mann voilà je suis winkelmann veulent donc tout ça sont des évolutions qui était déjà à l'oeuvre elles les ont les ont révélés sans doute accéléré mois cette question du numérique est une question centrale parce que derrière le numérique peut se poser des questions de propriété intellectuelle c'est la raison pour laquelle j'ai forcé le pas sur la transposition des directives sur le décret sur les services de médias audiovisuels à la demande pour faire en sorte que la propriété intellectuelle soient protégés moi ce que je veux aussi sait concilier des cultures patrimoniale et les cultures numériques par exemple grâce au numérique des sans doute décéléré des pressions extrêmement importantes sur des lieux patrimoniaux mais pas il faut pas les opposer il faut au contraire les concertée madame la ministre une question personnelle quelles sensations ça fait d'avoir été critiqué pour votre gestion de la grippe aviaire quand vous étiez porcine de la grippe h1n1 de voile il ya 11 ans et maintenant votre action et 10 ont réévalué je me dis qu'on ne peut juger d'une action politique que à la fin de la crise quand on a toutes les données en main et je mets en garde ceux qui seraient des bilans lors que nous sommes vraiment en pleine crise parce que là la recette est très différent votre campagne de la réhabiliter on a parlé de réhabilitation et on a recalibré mon action à la lumière de d'un certain nombre d'évaluations au je vais pas vous dire que ça ne me réjouit pas quand même un peu à ces propos d'un mot vous avez été choqué par les perquisitions aux domiciles d'olivier vendée loire philippe dans cette crise sanitaire par la justice ah j'ai trouvé cela vraiment extrêmement choquant c'est à dire qu'on prive en pleine crise alors que des discussions étaient prévues avec les autres ministres européens qu'on ôte à olivier véran sans portable et son ordinateur leur en le mettant dans la capacité d'exercer son métier de ministre j'ai trouvé cela étonnant merci roselyne bachelot ministre de la culture d'avoir été dans ce studio dans quelques instants nous recevrons antoine gallimard je ne sais pas si ce ministre probablement pas mais en tout cas le bat rodez masi alors que le mali effectivement le prix goncourt on parlera notamment de prix goncourt avec antoine gallimard 8 heures sur france culture 7h 9h les matins de france culture guillaume erner et nous recevons antoine gallimard bonjour vous êtes pdg de madrigal et président des éditions gallimard je vous ai présenté tout à l'heure alors que nous avions la ministre de la culture comme étant le ministe du livre est ce que ça vous convient comme étiquette surtout surtout pas vous êtes vous avez eu d'abord que la durée de vie des ministres de la culture relativement courte donc en général ils ont deux ans de vie et je trouve que pour être éditeur deux ans dit c'est très juste non non je dirige très heureux d'être effectivement éditeur d'avoir une maison qui était créée par mon grand-père en 1911 voilà et je suis la troisième génération je pense que l éditeur c'est tout sauf un minisite de torse c'est un artisan c'est un homme qui prennent même prend des risques et qui considère que chaque matin il faut réinventer son métier mais que gallimard c'est quasiment un nom comme en france c'est plus qu'un éditeur c'est pas un peu écrasant comme comme nom alors je vous dire d'abord savait que le théme anciens de gallimard chez rabelais ça veut dire en criée or s'ils commençaient prévention je pense que non au contraire c'est pas écrasant girveau quand on aille comme ça c'était héritage intellectuel où on a publié des écrivains extrêmement grand talent c'est au contraire bon une une charge un peu comme je sais pas comment charges peuvent réussir pour les parents religion mais mais c'est vrai que la barre est haut et je disais un jour à pierre nora qui vient de sortir un livre le problème c'est aujourd'hui ne pas réussir forcément mais en tout cas pas d'échouer bon aujourd'hui gallimard c'est un groupe s'est par exemple flammarion s'est par exemple casterman c'est la pléiade également antoine gallimard on a évoqué les problèmes du théâtre aujourd'hui comment voyez vous la situation tout d'abord de l'édition et la situation de la librairie alors départ pour l'édition c'est vrai qu'on a connu un retour qu'on n'avait pas connu après quand le confinement lire sur l'année 2020 le chiffre d'affaires édition a reculé de l'ordre de - 3% on s'attendait à des reculs de -20 pardon des chiffres et et surtout ce qui était intéressant c'est de voir que le parascolaire donc pour les mères de famille la bande dessinée air de famille et les pertes famille web s'est enracinée et la jeunesse ont été vraiment un facteur de progression la littérature aussi donc c'est vrai que là on apprendra profiter et l'on a profité beaucoup du ce de ce regain d'intérêt pour la lecture et et pour la librairie skis mais ce qui me plaît beaucoup c'est l'idée que ce sont les librairies de proximité qui ont tiré leur épingle du jeu beaucoup plus que les enseignes où les hypermarchés et leur videmment je suis très heureux aujourd'hui parce que bon le président espérait qu'il le fasse a jugé qu on pouvait enfin donné à la librairie le label de commerce est essentielle et c'est une excellente nouvelle puisque vous début c'est un peu le syndicat des libraires camp voulait pas de cette ré ouvrir les confinements je crois que vous même tout le monde on a tous étaient tellement ses idées froid avec ce qu vide que voilà que tu es libre avait peur que les salariés des librairies puisse attraper le coc vide dans les deux relais dans les transports en commun on le comprend mais c'est vrai que moi je dis j'ai toujours regretté jeu tueur était à fond pour le click and collect mais c'est pas non plus la formule click and collect ce qui est intéressant c'est trouver un client qui veut dire en librairie et le libre va lui vendre un livre qui n'attend pas bon on est tous très heureux que les libraires de proximité s'en sortent bien mais quand même ce premier confinement à développer des habitudes d'achat de livres sur des sites et notamment de grands sites américains je pense bien entendu à amazon est ce qu amazon aujourd'hui ne pèse pas trop lourd antoine gallimard sur le marché du livre contre mange qu'on pourrait imaginer amazon peuvent extrêmement lourd dans des pays comme l'angleterre ce aller jusqu'à 70% en france japon pour nous par exemple amazon c'est 10 % de notre chiffre d'affaires voyez c'est relativement peu et je dis aujourd'hui amazon effectivement se vend bien mais amazon maintenant ils sont tellement énormes que ils sont le fait qu'il commande par statistique permet à chacun tirait un peu son épingle du jeu le fait depuis ils peuvent être pas toujours forcément directement pour proposer un livre qui se vend ça prend toujours de trois jours de retard vous voyez ce qui fait que les les libraires arrivent à tirer leur jeu et puis c'est vrai que amazon est peut être un souci dans l'armée mais il ya un prix unique et sa une au chaud en fête les 40 ans et on fait les 40 n'est en fait rien alors là je voulais vraiment saluer tous qui tous ceux qui ont crainte contribué parce que je suis un grand défenseur du prix unique à au fait qu'aujourd'hui on ne remet pas en cause parfois c'est me on remet pas en cause ses 40 ans et toujours un peu inquiet ce qu'on appelle les marques et de plaies c'est là les livres d'occasion mais globalement je veux dire le prix unique fonctionne tant pour le livre physique que pour le livre digital mais parce que dans les pays où il n'existe pas c'est à dire que toutes les autres pays antoine gallimard le l'absence de prix unique modifie la structure de la vente du livre c'est clair aujourd'hui en france on a vraiment clp de la librairie on a un magnifique réseau de librairies indépendantes il s'il n'y avait pas ce prêt unis qui respirait pas ce réseau ça veut dire qu'il n'y avait pas cette diversité éditoriale il y aurait pas ceux de ce goût pour aller vite et libre et qu'on trouverait aujourd'hui la fréquentation des librairies je vous dis c'est étonnant alors je regrette qu effectivement les théâtres des cinémas eux n'ont pas pu être ouverts parce que c'est qu'on peut aussi considérer que c'est essentiel à la vie mais on peut comprendre en même temps du fait de la jauge du fait que ce sont des spectacles soirées qui a le couvre feu que ça n'ouvre pas il y a eu lors ce qu'internet se développer le rêve d'être une utopie que cela allait profiter à tous les auteurs qu'on allait avoir la possibilité de découvrir de petits auteurs c'était une théorie qu'on appelait la théorie de la longue traîne et puis aujourd'hui on a l'impression que le marché du livre est de plus en plus concentrée sur des best-sellers antoine gallimard qu'en est il dans votre pratique chez gallimard et que les best-sellers pèse plus lourd que jadis nous c'est différent on est comme atypique vous vous parlez de ministère mais si on doit être si on avait un ministère ça serait c'est bien celui du catalogue chez nous le fonds représente près de 2 50 à 60% n'est ce pas de l'activité ce qu'on a vu effectivement dans la longue traîne c'est que 11 maires découvert à l'occasion si timide des ouvrages qui ne se lisait pas autant je sais c'est la peste de camus et ses licences sur le droit de giono voilà ils le font a été rehaussée maintenant que maintenant je pense que là la toute toute la question aujourd'hui c'est 2-2 d'éviter justement ce que vargas llosa et et et magris appel c'est une sorte de d'accélération de la baisse des baisses et l'inde et c'est vrai que j'ai toujours un souci je pense que notre métier c'est de vraiment chaque fois de combat risque de bien rénumérés les auteurs et puis de prendre un risque il n'ya pas prêt format je me réjouis d'une immense succès de l'anomalie de letellier vous aussi évidemment on en neuf cent mille neuf cent trente mille exemplaires de vente et pour pourquoi un tel succès à mon avis c'est parce qu'il a surpris tout le monde à la fois pour parce que c'était on en penser que le président de l'oulipo réussi en baisse là comme celui qui n'était pas attendu et c'est là où je trouve là la pertinence de notre métier d'aller là où on ne nous attend pas et de faire des as du succès la wii qui ne sont pas attendus ça veut dire que le million deux cent mille jeudi le million deux cent mille parce que c'est le record historique l'amant oui c'est ça tout à fait de durée est-ce que vous pensez que c'est accessible aujourd'hui non je ne pense pas mental on va on peut friser le million sans problème donc c'est et on s'y attendait personnes qui attendaient à commencer par l'auteur est dur c'est ça qui est magnifique j'ose ce que j'aime dans l'édition s'est lézardé pas heureux vous voyez ça c'est magnifique ça nous fait oublier un peu parfois tous les tous les malheurs aussi parce qu'on a des échecs des difficultés bon on est tous très contents hervé le tellier et ce succès mais est ce que ça ne prouve pas une fois de plus que dans le domaine de l'édition est bien le succès va ou succès et qu'il est difficile pour d'autres auteurs de vivre tout simplement de leur plume antoine gallimard d'une part il ya beaucoup de livres on a dit qu'il y avait trop de livres sim question on va par des potes là rappelons si on peut en débattre parce que je vous avais dit non il n'y a pas trop de livres écoutez je pense qu'il ya trop de livres qui se ressemblent yari atria triglia 30 livres d'entendre des gens qui sont à la mode par exemple bon bah je sais parler tous les tous les livres sur des développements personnels ils se ressemblent beaucoup les uns les autres et ils vont encombrer beaucoup je rien contre le développement personnel va être des bons voeux se développer nombre de titres qui se ressemblent sur les étagères des libraires je vous assure que c'est énorme non je dire je pense que y'a pas il n'y a pas trop de livres on est comme des jardiniers il faut des plantes et puis voilà et prendre du temps mais c'est vrai ce qu'il ne faut pas accélérer cette poursuite au bc l'air ses 36 ans je sais tu sais c'est une course qui n'aura pas kim a pas de faits et qui peut être très très malheureuse pour pour le projet pour l'édition oui je pense que c'est ce qui est important c'est vraiment de de trouver l'écrivain nouveau de trouver les l'écriture nouvelle et ça change en permanence mais il se trouve quand même que c'est très compliqué pour beaucoup d'auteurs je parle des auteurs de fiction autrement dit d'artistes antoine gallimard de vivre de leur plume est ce que dans ces conditions ça n'est pas compliqué d'éditer ou temps parce que les livres s'asphyxie les uns les autres ils n'ont pas la possibilité de rencontrer un public je voudrais juste rappeler mais c'est peut-être pas très démagogiques ce que je vais dire albert camus disait qu'il voulait ce ne pas vivre de sa plume pour un indépendant c'est vrai qu'on les auteurs aujourd'hui certains rêvaient d'être salarié mais je leur dis on va par contre constitué l'union des écrivains je pense je pense que c'est juste qu'il révélera sion juste des écrivains c'est très important mais je pense en même temps que voilà ce qui est important pour nous c'est donner toutes les conditions pour une meilleure exploitation possible du livre et de la lecture parce que une des grandes causes pour nous importante d'oeuvre est une cause nationale c'est les causes de la lecture aujourd'hui on essaie de développer par la lecture à voix haute enfin ce sont les petits championnats lecture j'ai créé avec le syndicat d'édition use ce que ce que fait dans la grande librairie françois busnel que le fait très bien avec son championnat les lectures à voix haute qui a beau travail aussi c'est important c'est de gagner des lecteurs pour les auteurs notre problème c'est les temps de lecture d'un problème c'est d'aller dans des coins de france qui ne sont pas aussi riches que paris malheureusement voyez c'est un ensemble alors je pense à ces hauteurs de là encore une fois pas aux auteurs de grands best-sellers mais les calendriers des maisons d'édition ont été complètement bouleversée par la pandémie est ce sont des gens qui attendent la sortie de leur livre parce que bien souvent c'est ce moment là qui déclenche le le paiement des droits d'auteur bref entre engadin arc quelle est la situation de ces artistes là il ya des artistes qui ont une vie très difficile aussi bien dire des écrivains qu'aujourd'hui avec l'épée après les cinémas qui sont fermés heureusement comme l'état et vous avez la ministre à dégager des budgets pour proposer des et sur ces gens là la situation peut être extrêmement tendue au jour d'aujourd'hui les aider les ai dit nous sommes quand pendant la pandémie nous nous sommes employés nos a essayé d'assurer même métier la maison ne faisait plus d'activité avait plus d'activité de l'ordre de plus de 20% de continuer tout de même à payer tous les droits d'auteurs et des du les années précédentes je dirais et surtout il ya il ya eu des déserts que le cnl a dégagé et nous mais bon c'est ya beaucoup de d'auteur que nous aidons à travers des mensualités kt alors bon je vous dirai ce c'est vrai que c'est difficile mais je pense que c'est ce qui est difficile aussi c'est la petite brique d'un plus rien c'est lé là vous avez une des grandes librairies comme dans le centre de paris qui ont dû fermer oui comment vous expliquez ça il ya aussi une mutation paris justement comment on commande expliquez-vous que deux en librairie ou coeur de paris j'en vois deux ont dû fermer c'était surtout une honte on parle librairie gibert cd et 200 tonnes une et minier a fermé aussi oui aussi il n'y a pas ce qu'est un changement parce que les clients internet parce qu'il ya des ventes sur internet et puis que par rapport aux études concert on va trouver des extraits et on va pas forcément acheter un livre en entier c'est une année un autre type de compte de comportement mais heureusement aussi il ya des ir des bibliothèques et je connais un effort pour développer les bibliothèques en région et un d'efforts pour le prêt numérique a tous à y voyez tout ça se construit et notre réaction sont toujours des réactions pas par petit pas qui ne voit pas forcément alors chez gallimard d'hockey il ya un succès c'est le goncourt ne va parler et puis il ya la collection tracts alors cette collection tracts elle marche très bien antoine gallimard oui c'était c'était intéressant j'ai eu cette idée avec l'idh rêver que régis debray à mes collaborateurs un pur cerisier justement pour faire réagir nos auteurs par rapport à des situations très très courte et puis je pensais que c'était bien justement pour avant un livre entre un livre de pouvoir demander à del freinerait tout à d'autres ce qu'est ce qu'ils pensaient et c'est vrai qu'on a eu comme barbara steele r d de très jolis succès autour de cinquante mille exemplaires et surtout ce qui est bien c'est que ça change un peu la donne savez un livre c'est parfois deux trois mois pour le sortir là en ont fait un peu concurrence offrons aujourd'hui puisqu'on habite quinze jours on peut sortir le livre et j'apprécie beaucoup cette façon de montrer que les éditions sont pas non plus hors sol et france culture va s'associer au succès de tracts puisque on va faire une série de podcasts et levier tout à fait je m'en réjouis on s'en réjouit également antoine gallimard mais alors du coup cela contribue à diminuer le prix moyen du livre puisque un tract bien entendu ça ne vaut pas aussi cher qu'un grand format est ce que c'est une économie qui de support est ce que ça veut dire que il faut de tout dans une librairie oui on a une à noël on a une autre approche de l'économie qu'il supporte parce que c'est des livres courts cd livre qui secoue la couverture etc et le même papier s'est dit donc très très c'est vraiment des livres d'intervention et donc oui c'est comme d'être agacé beaucoup plus léger à fabriquer donc ça nous permet d'être d'être réactif ce que j'aime bien dans l'idée du trac c'est que on n'a pas de limite particulière ni eau ni au genre ni ni ni à la façon d'aborder un sujet agir on est extrêmement libre il ya mais j'aime jeu que j'oserais presque dire on a un esprit libertaire et puis il ya eu il y a quelques jours dans le new york times un article assez méchant sur l'édition française et notamment sur les prix littéraires il je cite cet article on y disait par exemple que les jurys sont dominés par des hommes blancs et vieillissant nommés à vie ce qui crée une forme d'entropie qui affecte l'édition qu'est ce que vous en pensez entre je pense qu'il ya toujours eu une émeute du côté américain universitaire une petite jalousie de ce que nous étions c'est vrai que la france est quand même le pid de référence et je pense qu'il ya de la jalousie je pense que totalement faux je pense qu'effectivement les prix littré rang et ont beaucoup évolué on peut pas dire qu'aujourd'hui les éditeurs ont la main mise des prix il ya eu ce fameux triangle gallimard grasset ça et que le galli grâce 70% soit 70% est des jurés siège dans c'est ma maison parce que il faut dire que c'est toujours le new york times 1 qui qui fait le compte sur 38 jurés actuelle de ces quatre pris près de 20 % sont salariés d'une de ces trois maisons d'édition c'est une tendance qui ne progresse pas qu'il a plutôt tendance à se réduire mais est-ce qu'on pourrait pas imaginer je ne sais pas par exemple vous savez l'autre alité absolue dans les pays anglo saxons les jeunes les jurés sans nommer pour des six classes est de l'ordre de 3,5 hors pour aussi imaginer cela bon ça dépend pas de moi mais je dire beaucoup s'il sait d'autres maisons la réputation d'avoir des plus littéraire c'est aussi sans doute parce qu on a le nez creux parce qu'on fait des beaux choix et et que l'on va pas empêcher les membres de jury tu de faire leur travail en disant vous ne prenez pas des livres de maison voilà ils font aujourd'hui les jurys fond comme très attention et on voit bien d'ailleurs les les prix qu'ils ont couronné sont plutôt saluée par vous et par la critique vous là vous vous vous seulement je salue et l'anomalie de notre camarade donc hervé le tellier mais au-delà de ça il ya pour la diversité des prix il n'y a pas que le goncourt il y en a d'autres aussi il ya le soupçon peut-être qu'il pourrait être effectivement atténué si déjà il y avait une interdiction de siéger dans un prix et d'être salarié d'une maison d'édition oui je ne c'est pas à nous de d'édicter des règles ou fait moi je n'ai pas peur du tout je pense qu'aujourd'hui les jurés sont vraiment indépendants sont très sensibles d'un pivot est que sensible tous les gens du groupe que je connais peu sont extrêmement sensibles à ça et je pense que là il s'agit s'impose tout en direct maintenant les aides est salarié effik moi je suis arrivé j'avais aussi dire à des gens vous êtes salarié ou nous appris vous choisissez et ils le font mourier une sensibilité voilà il faut effectivement avoir des aides directes qu'on s'est dit que toi même mais juste pour revenir sur les états unis c'est vrai qu'il ya une tendance et signe vers site air de dire on détruit la culture ou extrêmement politiquement correct je trouve que c'est assez dangereux je pense que chacun doit vraiment garder sa façon de voir les choses mais on va pas toute cette polémique autour d'eux des poèmes les parraine une noire qui doit être les roues lui par une blanche je trouve ces radios y traduit cet art si récemment eu une affaire que l'on a évoqué l'éditeur néerlandais d'un mandat gorman a plié devant dépression qui demandait que le poème dagerman soit traduit par une noire qu'est ce que vous en pensez je trouve ça insupportable c'est absolument insupportable comme j'avais une petite polémique aussi à propos d' autant en emporte le vent parce que je conservais une traduction voulue par l'eau par marguerite ni cher là aussi on a fait une nouvelle traduction qui était politiquement correct aujourd'hui je trouve ça sue a pas acceptable mais l'idée que guide ya je ne sais pas quels sont les arguments des uns et des autres mais est-ce que ça n'est pas un mouvement est ce que l'éditeur néerlandais qui a plié par exemple est ce que vous comprenez sa logique non non moi j'aurais pas mais alors dans le même temps il ya le scandale dans le sillage de la publication du livre de vanessa spring aura le consentement et la haye vous avez sorti matzneff de votre catalogue antoine gallimard alors je les sorties j'attendais boxe et la question soit résolue mois de la maison est grande chez qu'on m'a reproché d'avoir accueilli même aux nefs je dirais que le problème pour moi était le journal était la mise en perspective de choses personnelles et familiales et là c'est vrai que j'ai su ce produit de la commercialisation parce que ça tant qu il y avait des choses et que c'était ça me pouvait gêner personnellement mais voilà alors pourquoi l'avoir publié auparavant la maison est grande et chacun a sa sensibilité il a été apportée par philippe sollers à régir bon c'est pas si vous savez parfois c'est compliqué à gérer pour moi j'avais prévu de publier des pamphlets de céline j'ai arrêté la publication vu la sensibilité un jour j'ai été invité par david de rothschild qui me dit mère ou moi on n'est pas content fait le plus tard et j'ai compris son émotion donc je l'arrêté mais mais je voulais faire une édition critique là aujourd'hui on ne sait pas si si fire va publier un mein kampf c'est extrêmement difficile où quoi parce que vous par exemple vous n'auriez pas publier même quand même campe dont il existe une édition nouvelles éditions latines mais est ce que est ce que vous par exemple c'est quelque chose que vous ne feriez pas entrain de gallimard et moi j'ai déjà là je vais publier le journal de l'eupol moral de 42-44 vichy ce qu'est ce qui dit qu'il ya très intéressant une biographie je publie la rochelle j'essaie de tout publier justement mais voilà je sais par âge j'ai déjà assez à faire avec mon catalogue vous avez déjà suffisamment c'est ça que vous voulez dire mais justement parce que sont quand même là aussi s'y livre le livre de paul morand par exemple qui est un livre effectivement à la fois abominable mais aussi un document sur la collaboration française absolument tout à fait et on oublie qu'elle est l antisémitisme entre les deux guerres que c'était beaucoup plus courant que maintenant et voilà donc j'ai regretté de ne pas avoir pu effectivement je vais me faire beaucoup d'amis de publier non plus les pins les pamphlets de chine à noter dans le contexte réfléchi je pense toute la sauce ça se fera un jour est ce que pour vous la liberté des éditeurs et aujourd'hui restreinte réduite par rapport à ce qu'elle était auparavant antoine gallimard il n'y a plus de 2 de loi qui qui enfreignent cette liberté je pense que notre liberté elle elle peut être ralenti par le politiquement correct elle peut être ralenti par la peur de deux procès elle peut être ralenti par les réseaux sociaux qui peuvent ses phares ici un livre est un peu un peu outrancier mais c'est plus dans l'oise un contexte social que cette liberté peut être freinée que à travers un système législatif kiné qui n'est pas là pour l'instant et on peut s'en réjouir cette pression là résultat on le voit avec mes lehnhoff donc l'éditeur derrière à gorman l'air et les br et elle peut être tout à fait dangereuse comment voyez vous l'avenir de l'édition dont on est déjà en grande partie rassurés sur l'avenir du livre oui en tout cas là c'est à dire se regarde la lecture je pense que si en plus il si tout le monde se mobilise pour que la lecture pour faire lire c'est très importante à mes yeux ce que je regrette simplement effectivement c ils ont l'adie cela dit cela dicte de la disparition d'une surface de littéraires à la télévision à la radio c'est formidable vous êtes le premier support est à dire le livre et mer foudre mais fier et puis et puis je veux dire c'est vrai que les it hurts va prendre des ris faire des nouvelles collections on parle de tracts quant à moi je veux cette bd une petite collection qui s'appelait l'imaginaire pour justement faire reconnaître là aujourd'hui on a un très beau pot est justement les poètes parce qu'on parlait de la gorge les poètes ont beaucoup de mal en france la poésie est malheureusement peut-être un secteur qui se porte moins bien que les autres comment vous expliquez ça entre la poésie a toujours été difficile nous avons une collection de poésie nous avons non pas loin de 300 mille volumes par an ce qui est paru en plus il ya les mains mais la mémé c'est mais c'est bien regardez là actuellement dans le dernier nobel madame gluck a quand même été aussi poète donc c'est bien on a on a salué la disparition de monsieur jaccottet est magnifique poète donc la poésie setups c'est des petites fleurs des petits repas crêpes qu'il faut trouver au bord des chemins mais je pense ça sera toujours comme ça et tant mieux on a beaucoup glosé parfois ironisé d'ailleurs sur les ouvrages écrits pendant le confinement alors est ce que vous les avez reçu antoine gallimard est ce qu effectivement il y a eu beaucoup de journaux de confinement oui il y en a eu beaucoup certains en ont publié certains et curieusement ils n'ont pas eu du tout le succès qu'on imaginait savait mais pourtant lit sur la pandémie ont plutôt trouvé un public oui quelques-uns quelques-uns mais vous savez je crois que c'est vraiment géré on ne peut pas savoir que quand un livre arrive c'est un peu comme de l'eau qui va trouver son chemin dans le sable très vite ça peut disparaître aussi on publie beaucoup d'ouvragé on avait dit pas loin de 60 mille en france 65 milles et il faut chacun trouve son lecteur bon et c'est vrai que vous avez raison dire qu'il ya des moments d d d une focalisation sur les bas salaires et les autres c'est ça qu'il faut surtout éviter c'est l'édition à deux vitesses comme ce qui existe malheureusement dans les pays anglo saxons mais aussi de bons best-sellers comme l'anomalie à paris hervé le tellier que vous publiez notamment antoine gallimard merci est de nous avoir rendu visite ce matin jeu
Françoise Castex