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Podcast / conversationBACKSEAT· 24 octobre 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesJusticeCulture, médias & sport

Nicolas Sarkozy en PRISON : une bataille de communication - l'Actu de la semaine

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 65 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse partielle

    On est dans le dur de la bataille du budget à l'Assemblée Nationale.

  • 1:58RelanceRéponse partielle

    À quoi elle sert la Commission des Finances si on peut rejeter son texte ?

  • 3:20OuverteRéponse partielle

    Quels sont les équilibres politiques autour de ce budget ?

  • 4:57OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la taxe Zuckman a-t-elle été rejetée en commission ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'un budget Frankenstein ?

  • 14:57OuverteRéponse partielle

    Suspension ou décalage de la réforme des retraites : quelle différence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58PrésentateurFait
    « La Constitution impose que le Parlement vote ces deux projets de loi avant le 31 décembre. »
  • 1:05PrésentateurFait
    « Selon l'article 47 de la Constitution, le Parlement a un délai de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances. »
  • 14:19IntervenantChiffre
    « Les associations, c'est moins 1 milliard d'euros et c'est 90 000 emplois menacés. »
  • 26:54PrésentateurChiffre
    « 216 millions d'euros de coupes budgétaires dans la culture sont prévus dans la première mouture du budget. »
  • 31:35PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy a été incarcéré mardi dernier à la prison de la Santé. »
  • 31:38PrésentateurFait
    « Il est donc de nouveau présumé innocent. »
  • 31:59PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a reçu à l'Elysée Nicolas Sarkozy avant son incarcération. »
  • 32:05PrésentateurFait
    « Le ministre Gérald Darmanin a dit lui qu'il lui rendrait visite en prison. »
  • 36:32IntervenantFait
    « il n'a pas été condamné pour corruption »
  • 44:03IntervenantChiffre
    « 90% pour les personnes condamnées à plus de deux ans de prison »
  • 44:05IntervenantChiffre
    « 87% dans le cas des comparutions immédiates »
  • 47:24PrésentateurFait
    « la secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts a annoncé dans l'Obs sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 »

Temps de parole

  • Intervenant38 %
  • Présentateur28 %
  • Intervenant 218 %
  • Intervenant 314 %

6,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

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0:35
Présentateur

Ça y est, on est dans le dur de la bataille du budget à l'Assemblée Nationale. Je vous rappelle que chaque année, quand les feuilles se mettent à tomber, c'est le marathon budgétaire. Tout l'automne et jusqu'au 31 décembre, le Parlement doit discuter et voter deux budgets séparément, le budget de l'État et le budget de la Sécurité Sociale. La Constitution impose que le Parlement vote ces deux projets de loi avant le 31 décembre. Selon l'article 47 de la Constitution, le Parlement a un délai de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances, 40 jours pour la première lecture à l'Assemblée, 20 jours au Sénat, puis 10 jours de conciliabule entre les deux.

Si le Parlement n'adopte pas le budget avant le 1er janvier, il y a deux options. Soit on passe par une loi spéciale comme on l'avait fait l'année dernière avec Michel Barnier, soit on peut avoir recours aux ordonnances, le gouvernement peut avoir recours aux ordonnances, ce qui n'est pas une obligation. Comme d'habitude, le débat a débuté en Commission des Finances, c'était lundi. Les députés ont largement amendé le projet de loi du gouvernement, on va y revenir. Les députés de la Commission des Finances ont finalement rejeté le texte. C'est donc le texte initial du gouvernement, sans les amendements, qui sera débattu dès demain dans l'hémicycle.

À quoi elle sert la Commission des Finances si on peut rejeter son texte, et que ça ne change pas grand-chose, puisque de toute façon, on rediscute des mêmes amendements dans l'hémicycle ?

1:58
Intervenant

Tu me poses une bonne question. Je suis en train de me poser la même question. Oui, c'est vrai à quoi ça sert les députés. Non, mais en réalité, la Commission des Finances, c'est un endroit quand même où il y a des députés qui sont spécialistes des questions de finances, et donc ils peuvent aller plus loin aussi dans le débat, etc. C'est en gros un pré-examen avant que le texte n'arrive en séance publique où il sera examiné, et là où le rejet aura vraiment des conséquences. S'il est rejeté, il est rejeté, alors qu'en Commission, il revient en l'état, en réalité, en séance publique. Donc ça permet d'avoir des députés qui passent aussi leur temps à examiner.

C'est des geeks des finances publiques, donc ils connaissent. Ça permet aussi d'avoir des retours dans les groupes. C'est-à-dire que c'est les gens, les députés qui sont dedans. Ensuite, ils font des retours dans leur groupe pour expliquer ce qu'il y a dans le budget, quel est l'état des discussions, etc. Et c'est comme ça aussi ensuite que les différents groupes, on va en avoir neuf aujourd'hui, des groupes à l'Assemblée nationale, je crois, arrivent dans l'hémicycle. C'est 11 en l'inflation.

Et voilà, ils arrivent dans l'hémicycle davantage près que si on leur disait bon, le gouvernement vient de déposer le PLF, le projet de loi de finances, et puis lundi, vous vous mettez dessus, les gars.

3:09
Présentateur

Merci, Mr. Gidet, pour ton raid. Bienvenue aux raideurs et aux raideuses. Qu'est-ce que je voulais dire ?

3:14
Intervenant

Ça permet de préfigurer un peu les débats en France publique.

3:17
Présentateur

Voilà, c'est ça, c'est ce que j'allais dire. Ça permet aussi de voir les équilibres politiques. En parlant des équilibres politiques, ce qu'on a constaté justement en commission des finances, c'est quoi un peu les équilibres à l'Assemblée nationale autour de ce budget en l'état actuel des choses ? Il n'y a que le groupe Ensemble pour la République qui a voté le budget. Le groupe Démocrate et le groupe Horizon se sont abstenus. Oui. Ça, c'est intéressant à noter. Et contre, tu as toute la gauche socialiste compris, le Rassemblement national et la plupart des élus de droite.

3:43
Intervenant

Les LR, ça, c'est surprenant.

3:47
Présentateur

D'où la question que je voulais vous poser. Moi, ça me paraît mal barré.

3:50
Intervenant

Ah oui, ça commence à...

3:51
Présentateur

C'est depuis le départ, non ?

3:54
Intervenant

En réalité, quand on voit... Après, là, ils connaissent les enjeux. Il n'y en a pas, en quelque sorte. Donc, ils font un peu... Tu vois, c'est un peu genre... On s'en fout, quoi. Ah, je vois ce que tu veux dire. OK, d'accord.

4:03
Présentateur

Ça veut dire qu'on n'aura peut-être pas les mêmes votes. Par exemple, le Modem et Horizon vont peut-être finalement voter le texte parce que c'est trop risqué, c'est trop dangereux de se retrouver avec une dissolution.

4:12
Intervenant

Là, ils sont juste en train de faire flipper un peu le gouvernement pour essayer de négocier des trucs en séance. Et puis voilà, quoi. Enfin, je n'en sais rien, mais moi, je ferais ça.

4:22
Présentateur

Logique. Tu suis, toi, un peu, Climax, les débats budgétaires ?

4:27
Intervenant

Ouais, j'essaye, mais franchement...

4:29
Présentateur

Chiant.

4:31
Intervenant

Je ne veux pas te vexer.

4:32
Présentateur

Non, il n'y a que les mecs comme moi que ça explique.

4:35
Intervenant

Non, mais en vrai, moi, je trouve que globalement, j'avoue, j'essaye de m'y intéresser juste pour comprendre un peu ce qui se passe, mais globalement, ça ne me passionne pas du tout, quoi. Et ouais, mais c'est ça qui est chiant, parce qu'en fait, c'est super chiant. Et c'est le nerf de la guerre. C'est super important. Ah, mais c'est trop relou. Je suis bien d'accord que le budget, c'est hyper important. Ce serait cool que ce soit cool.

4:54
Présentateur

Ouais. Truc intéressant qui s'est passé en commission des finances, le rejet de la taxe Zuckman. Et oui, la taxe Zuckman qui avait été adoptée l'année dernière grâce à l'abstention du Rassemblement National, et non pas le vote pour, l'abstention. Et cette année, le Rassemblement National a voté contre la taxe Zuckman. C'est intéressant, ça, Emilio ?

5:14
Intervenant

Oui, et en même temps, c'est totalement logique au vu de ce qu'essaie de faire leur Assemblée Nationale d'un point de vue stratégique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'au mois de février, lorsque la taxe Zuckman débarque à l'Assemblée Nationale, c'est dans la niche des écologistes. Et à ce moment-là, en réalité, on ne sait pas trop ce que c'est la taxe Zuckman. Elle n'a pas encore émergé dans le débat public, comme c'est le cas aujourd'hui. Mais ce qui l'a fait émerger, c'est ce que vous pourrez lire dans l'Humanité de demain, dans cet autre promo, mais en réalité, c'est aussi un effet strahisant.

C'est-à-dire que lorsque les libéraux, les grands patrons, les médias qu'ils possèdent ont commencé à se saisir de cet objet parce qu'ils ont vu que ça a été adopté à l'Assemblée Nationale, ils ont fait monter le sujet aussi dans le débat public. C'est ce qu'on appelle l'effet strahisant. En gros, c'est quand on ne veut pas parler d'un sujet et qu'on en fait, que ça décuple l'écho qu'on lui donne. C'est exactement ce qui s'est passé.

Sauf que le Rassemblement National, lui, essaie de conquérir un électorat de droite et pour le conquérir, ils veulent aussi du coup parler au grand patron parce qu'ils un, ils savent que ce sont des relais d'opinion importants parce qu'ils possèdent des médias et deux, parce qu'il y a des convergences qui sont en train de se faire aussi, peut-être aussi en vue d'une potentielle union de la droite, si jamais Marine Le Pen ou Jordan Bardella, on ne sait pas encore lequel des deux ne sera pas en prison, mais en tout cas inéligible, pour ménager des accords avec la droite.

Et donc, ça a pour conséquence aussi un changement de pied du Rassemblement National qui refuse la taxe du Kman, officiellement parce que les biens professionnels y sont intégrés, les biens professionnels, c'est 90% de l'assiette de la taxe du Kman. Donc, si on ne les met pas dedans, ça veut dire autant pas taxer, il n'y a rien à taxer. Mais c'est tous les bâtiments d'entreprise, c'est les investissements dans les entreprises innovantes, c'est les yachts, les jets, etc. C'est toute la raison d'être de la taxe du Kman, c'est la raison de la taxe du Kman. Sauf que le Rassemblement National dit, il y a les biens professionnels, nous, on n'en veut pas, on veut un impôt sur la fortune financière.

En gros, c'est Pinot. Et c'est ça qui leur permet de justifier ce changement de pied. Mais tout ça, c'est totalement électoraliste, en réalité.

7:06
Présentateur

Il y a Crispice dans le chat qui fait remarquer un truc intéressant, c'est qu'une des raisons aussi pour laquelle la taxe du Kman avait été votée l'année dernière, c'était grâce à l'absence des députés du socle commun dans les institutions et au moment du vote. Pour une raison simple, c'est que l'année dernière, il y avait le 49-3. Le 49-3 permettait au gouvernement de faire passer son budget en force, donc la gauche avait réussi à largement l'amener.

7:27
Intervenant

C'était dans la niche écolo, du coup, c'était même pas dans le budget, là ? Ah, c'est dans la niche écolo, oui, c'est vrai, tu as raison. Donc la niche parlementaire écolo, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est une journée dans la partition parlementaire. Où chaque groupe a la possibilité d'inscrire à l'agenda parlementaire les textes qu'il décide. C'est là comme ça que les PFAS, les polluants éternels, ont été interdits parce que les écolo l'avaient mis dans leur niche. Et le texte suivant au mois de janvier dans l'ordre de la niche, c'était la taxe du Kman qui avait alors été adoptée avant d'être rejetée par le Sénat début juin.

7:53
Présentateur

C'est vrai, tu as raison autant pour moi, mais je voulais appuyer sur l'absence du 49-3 qui change un petit peu la donne dans les débats à l'Assemblée parce que le fait que cette arme n'existe plus force un petit peu tout le monde, surtout les députés du socle commun qui n'existent plus, donc les députés macronistes surtout, à se battre en fait, à monter au front de la bataille parce qu'être député de la majorité, c'est facile. Tu as toujours le bouclier nucléaire du 49-3 qui te permettra de faire passer le budget que tu souhaites à la fin. Là, à partir du moment où le cornu a annoncé qu'il n'y aurait pas recours au 49-3, il va falloir se battre amendement parlementaire.

8:20
Intervenant

C'est un scénario qui est totalement écarté parce que moi, de ce que je voyais un peu dans la presse, il y a quand même un scénario dans lequel il le ressort. Mais il n'a pas besoin de 49-3. En fait, au pire, si le délai est dépassé, il a des ordonnances. Et là, pour le temps, on est quand même mal barré. On a commencé l'examen du budget en retard par rapport au délai constitutionnel prévu. Normalement, ça devait débuter au 1er octobre. Le délai de 70 jours, il démarre à ce moment-là. Au dépôt. Au dépôt, voilà. Et là, on a pris 15 jours dans la vue. Donc, on est déjà à la bourre pour l'examen. À la fin, en fait, c'est aussi pour ça qu'il a abandonné son 49-3, Sébastien Lecornu.

Parce qu'il sait qu'à la fin, il a un autre 49-3 qui s'appelle l'ordonnance. Donc, en réalité... Oui, mais ce n'est pas magique non plus. Non, ce n'est pas magique. Enfin, ce n'est pas magique. Il faut quand même une ratification. La gauche a acté, par exemple. Une partie de la gauche, sauf les socialistes, qui essaient encore de tirer ce qu'ils peuvent tirer pour essayer de justifier la non-censure de Lecornu. Mais la gauche a globalement acté que ce ne serait pas un budget NFP compatible, comme l'avait été celui de Michel Barnier, qui avait d'abord été balayé par la chute du gouvernement.

Mais en gros, eux, ils vont être aussi peut-être un peu moins mobilisés dans l'hémicycle, parce qu'ils ont compris qu'il n'y a pas grand-chose qui passerait. Peut-être quelques recettes fiscales supplémentaires, mais pas les plus importantes. Et peut-être qu'eux, par contre, ils vont aller courir les plateaux de télévision, pendant que les autres seront dans l'hémicycle en train de voter les trucs, pour aller expliquer que c'est un budget austéritaire d'alliance de la Macronie jusqu'à l'extrême droite. Petit point technique, les ordonnances doivent être ratifiées quand même par...

9:44
Présentateur

Pas celle-là, je crois.

9:45
Intervenant

Pas celle-ci ?

9:46
Présentateur

Pas celle-ci, non. Non, c'est un type d'ordonnance très particulier chez les ordonnances budgétaires. Mais c'était une question que je m'étais posée aussi, parce que du coup, ça ne changeait pas grand-chose. C'est qu'il y a bien un vote au bout d'un moment, mais là, je crois que malheureusement, non. Il n'y a pas de vote. Enfin, je dis malheureusement, c'est une question de point de vue. C'est chaud. Après, moi, j'ai lu l'interview d'Olivier Ford en Mediapart, qui essaye de s'expliquer sur la taille de la couleuvre qu'il va avaler. Elles sont longues, ces rames. Elles sont quand même sacrément longues, ces rames, et il explique que ça ne change pas grand-chose.

Quand même le budget finit par passer par ordonnance, on verra quelles sont les ordonnances et ce qu'il y a dans les ordonnances budgétaires. Et s'il y a en tourloupe, il y a censure, de toutes les manières, à la fin.

10:22
Intervenant

Si c'est ordonnance, de toute façon, c'est le taxe initiale du gouvernement. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils veulent la lettre de rétification.

10:29
Présentateur

Je croyais que le gouvernement avait la possibilité de tenir compte de certains amendements adoptés, soit en commission...

10:33
Intervenant

S'il veut, mais en réalité, il fait ce qu'il veut. Oui, il fait ce qu'il veut. Et c'est pour ça qu'il voulait une lettre de rétif. Parce que normalement, il va partir du taxe initial, en réalité. Et non pas des amendements, précisément. C'est d'ailleurs pour ça que le PS est en train d'essayer de négocier cette... Moi, j'aime bien un peu les finances publiques. C'est effrayant. Je vous le dis vraiment. Moi, les trucs techniques comme ça, c'est effrayant. Je ne sais pas... Moi, j'aime bien les finances publiques. Oui, j'imagine bien. Mais en fait, c'est là où tu vois surtout que la Ve République, même quand tu as perdu, tu peux gagner quand même. C'est ça qui est terrifiant.

Le gouvernement minoritaire... Quand tu n'as pas... Nous, on travaille dessus. On a quelques subtilités de la mécanique parlementaire. Et pas toutes. Mais c'est là où c'est dingue. J'ai plus la liste complète. Mais en réalité, il a renoncé au 49-3, le cornume. Il lui reste un nombre d'instruments phénoménaux pour pouvoir contraindre, en réalité, la durée des débats. Il y a les questions de vote bloqué. Enfin, c'est un... Mais j'ai l'impression que c'est un peu tout ça qui est fait. Parce qu'en ces derniers temps, la Ve République, elle a été critiquée de toutes parts. Et j'ai l'impression que ces ensembles de manières de tricher, comme tu dis, qui permettent derrière de...

Enfin, qui sont à l'origine de toutes les demandes de quitter cette Ve République.

11:45
Présentateur

Non, mais c'est la Ve République. Et là, on le voit en ce moment de manière caricaturale. C'est trop de la balle d'être président de la République. Il ne peut rien t'arriver. Tu es franchement tranquille. Tu ne rends compte à personne. Franchement, tu es bien. Et le gouvernement a un pouvoir non négligeable de tordre le bras du Parlement dans tout un tas... Ça ne veut pas dire que le Parlement est totalement dénué de capacité d'agir contre le gouvernement, mais c'est forcément avec une énorme massue et une capacité très forte à taper.

C'est-à-dire que pour que le gouvernement se retrouve quasiment d'égal à égal avec le Parlement pour négocier, et encore, il faut que le gouvernement de lui-même renonce à l'usage de la Constitution. En l'occurrence, l'article 49-3, ou d'autres articles, on aurait pu discuter d'autres articles. Mais je suis complètement d'accord. C'est-à-dire qu'on a une assemblée tripolarisée, on est dans un renouveau du parlementarisme avec des instruments constitutionnels qui ne sont pas du tout faits pour le parlementarisme, qui sont faits pour l'autorité du gouvernement.

12:31
Intervenant

En fait, si on tire le fil depuis le départ, Emmanuel Macron s'est recuebouté en renommant Sébastien Lecornu parce qu'il savait pertinemment que le budget arrive. Une séquence fabuleuse. C'était quand même génial. On ne l'a pas commenté ici, mais c'est la meilleure série Netflix de l'année. Et il se trouve que s'il le nomme, il sait que le gouvernement a l'initiative aussi sur le budget. C'est-à-dire que c'est le gouvernement qui peut proposer de nouvelles dépenses publiques. Ce que ne peuvent pas faire les parlementaires au nom de l'article 40. Donc, s'il nommait un gouvernement de gauche... Sauf à dégager. Mais du coup, c'est tout le problème.

C'est que Lecornu, en gros, il a l'initiative budgétaire. Donc, il peut créer des dépenses. Et la gauche, dès qu'il veut vers une nouvelle dépense, article 40, c'est inconstitutionnel. Et donc, c'est aussi pour cette raison qu'Emmanuel Macron a voulu maintenir un gouvernement de son camp en le maquillant comme ils le peuvent, en disant que c'est la société civile, gouvernement renouvelé, sans lien avec l'élection présidentielle. Tout ça, en réalité, c'est pour maintenir la pression austéritaire sur les dépenses publiques.

13:36
Présentateur

Le risque ou la bonne chose, ça, c'est à débattre. Et je pense que je ne serais pas d'accord avec tout le monde dans l'hémicycle sur ce sujet. C'est d'arriver avec ce qu'Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances, appelle un budget Frankenstein. C'est-à-dire qu'un espèce de budget dans lequel tu as plein de dispositions diverses et variées. Tu as quelques augmentations d'impôts sur les plus riches parce qu'il y a quand même une forme de consensus, y compris chez certains LR, sur ce sujet-là, avec des macronistes et avec toute la gauche. D'autres trucs qui sont des baisses assez brutales et austéritaires.

Un espèce de truc difficile à voter, un truc qui ne correspond pas à grand-chose, un truc qui ne va pas dans le sens d'un groupe en particulier où tous les groupes se tapent dessus, personne ne reprenant à son compte l'intégralité du budget et chacun dénonçant les horreurs que contient le budget.

14:16
Intervenant

Il y a des trucs de dingue. Par exemple, les associations, c'est moins 1 milliard d'euros et c'est 90 000 emplois menacés. En fait, c'est un plan de licenciement, un plan social silencieux parce que c'est trois personnes dans une asso. Ce n'est pas forcément des licenciements. En réalité, c'est des emplois qui ne seront pas maintenus au bout d'un contrat court, etc. Mais à la fin, il y a potentiellement 90 000 emplois. C'est le tissu de la République. Aujourd'hui, les associations, c'est elles qui pallient aussi les carences de l'État. Donc là, c'est double peine.

C'est-à-dire baisse des dépenses publiques, donc des services publics et en même temps de ceux qui sont là pour essayer de colmater les fuites, eux aussi, ils vont trinquer. C'est une dinguerie, en fait. Oui, et justement, on en parlera peut-être après si on parle de culture, mais ça aussi, les associations, il y en a énormément qui sont des associations qui sont en lien avec la culture. Et donc, pareil, c'est en coupant le budget des associations, tu coupes le budget des associations à qui on a délégué des choses qui devraient normalement être assurées par les services publics et des associations qui s'occupent de la culture. Et donc, tout ça, c'est vraiment dramatique.

15:18
Présentateur

On verra si le PS vote à la fin parce qu'il n'est pas exclu à ce stade que le PS ne vote pas le budget. Moi, ça me paraît difficile. Ils l'ont plutôt exclu. Ils ont même plutôt exclu de voter le budget.

15:28
Intervenant

Que ce serait en gros au mieux une abstention. Oui, c'est ça, au mieux une abstention. C'est ce que j'ai lu, c'est abstention de la part des socialistes éventuellement. Mais ils sont dans la nasse en fait, les socialistes. Mais bien sûr, ils ne peuvent pas s'en dépêtrer. Ils n'ont pas de porte de sortie viable à part dire, en fait, à part censurer dès maintenant et essayer de sortir la tête haute. Ils sont cuits parce qu'en gros, soit pour avoir la suspension de la réforme des retraites dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, donc le PLFSS, ils doivent soit voter le budget amendé de fait avec un amendement.

Soit, dans ce cas-là, ils doivent laisser le gouvernement survivre pour qu'il puisse, dans ses ordonnances, suspendre la réforme des retraites. Enfin, suspendre. En fait, on dit suspendre, c'est un décalage de... On va en parler. On en reparlera. Donc, c'est... Je ne vois pas comment ils s'en sortent. Je vous avoue que je n'ai pas regardé Arthur Delaporte l'année dernière fois qu'il est venu, mais lui aussi, il devait avoir des longs grammes, non ? Oui, oui, oui.

16:26
Présentateur

Comme tous les socialistes en ce moment, je veux que je te dise, un peu on était en plein pour la composition.

16:30
Intervenant

Le PS, vraiment, a chié dans la colle, mais de A à Z. C'est fantastique. Moi, je trouve ça assez remarquable de leur part. Non pas que je sois surprise entre nous, mais ils ont quand même réussi effectivement à finalement se retrouver dans une situation quand même très compliquée à l'heure actuelle au Parlement avec la gauche qui leur tourne le dos, etc. Ce qui veut dire que si dissolution il y a, ça va être quand même un peu compliqué qu'ils arrivent à nouveau à recréer un NFP ou autre parce que depuis le temps qu'ils se chient sur la gueule, je veux dire... Mais rappelle-toi ce qu'on disait sur ce plateau à l'époque du PS. Oui, alors c'est bien vrai, mais...

17:04
Présentateur

C'était toi la première aussi. C'était d'antisé, c'était génocidaire.

17:06
Intervenant

Oui, c'est pas faux. C'est totalement arrêté, donc... C'est pas totalement faux, effectivement, mais enfin, quand même, je trouve que là, le PS est allé un peu loin, mais bon, affaire à suivre. Ce qui est étonnant, c'est que juste avant, juste avant le gouvernement, le corps nu et tout, et la non-censure, etc., il se trouve que j'étais allé dans les universités, enfin pas d'été du coup, mais au rendez-vous de place publique, le truc de Glucksmann, où il y avait des socialistes qui sont venus, de toutes les sensibilités.

Ils nous disaient tous, mais nous, quand on est sur le terrain, ça a changé par rapport au moment du gouvernement Bayrou, on nous disait surtout qu'il faut qu'il y ait un budget. Les gens, ils nous disent, dégagez-les. Eh bien non, ils ne les ont pas dégagés.

17:42
Présentateur

La survie du gouvernement, le corps nu, dépend de la suspension de la réforme des retraites. C'est ce qu'il a promis aux socialistes en échange de leur non-censure. Mais cette semaine, Emmanuel Macron a foutu le bordel. On l'écoute.

17:54
Locuteur non identifié

Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation ni la suspension.

18:07
Présentateur

Alors, ce que je trouve très rigolo, c'est que personne à part Macron ne parle de décalage. Le corps nu a bien insisté, y compris cet écrit noir sur blanc dans sa lettre rectificative. C'est bel et bien une suspension. Ses députés ont aussi parlé de suspension. Qu'est-ce qui lui a pris à Emmanuel Macron de torpiller comme ça son Premier ministre ?

18:25
Intervenant

En plus, d'autant qu'on ne l'entend plus du tout sur les affaires intérieures depuis des mois. Ça faisait de l'hiver, un peu. Après, sa réforme des retraites, c'est vraiment le truc qu'il ne lâchera jamais. Il dort avec le soir. On va l'enterrer avec. C'est exactement ça. En fait, c'est sa réforme totem. Et oui, je pense que il doit y avoir quand même une certaine pression de la part du patronat par ailleurs. Ça, c'est sûr. Mais en même temps, ce qu'il dit, c'est vrai, il n'y a pas de suspension. En fait, tu peux écrire suspension noir sur blanc. En fait, ça dépend des modalités de la suspension que c'est derrière.

En l'occurrence, c'est un décalage de l'entrée en vigueur, du décalage de l'âge à 1er janvier 2028.

19:02
Présentateur

1er janvier 2028. Ce qui est rigolo, c'est que moi, c'est ce que j'ai toujours compris. C'est-à-dire, je ne vois pas la différence entre suspension et décalage. Suspendre l'application progressive d'une réforme et décaler l'entrée de la dite réforme,

19:13
Intervenant

c'est pareil ? Il y a une petite nuance.

19:15
Présentateur

Quelle différence tu fais, toi ?

19:15
Intervenant

Il y a l'abrogé. La question de l'abrogation, c'est-à-dire que la loi n'existe plus. La suspension, c'est-à-dire qu'on arrête de l'appliquer et on ne renvoie pas à une date ultérieure l'application, le décalage, c'est justement renvoyer à une date ultérieure son application. Ah mais moi, suspension, ça n'a jamais été suspension. Ça a toujours été suspension jusqu'à après la présidentielle. C'est pas ce que les socialistes demandaient. Oui, mais c'est ce qu'a dit le cornu. Oui, c'est ce qu'a dit le cornu, c'est ce qu'a dit le cornu. Mais c'est l'entourloupe. Comme le mec avait dit le mot suspension et que ça allait être pris partout dans les...

En fait, les socialistes, c'est qu'ils ont demandé deux choses qu'ils ne pensaient pas avoir. Un, le fait de ne pas utiliser le 49.3. Ils pensaient que jamais le gouvernement macroniste l'offrait cette concession. Et le deuxième, c'est qu'ils ne pensaient qu'il y aurait une suspension de la réforme des retraites. Deux jours, le jour même, ils n'y croyaient pas. Donc, une fois qu'il aura fait ces deux concessions-là et c'est là-dessus qu'ils avaient cranté dans le débat public, les socialistes, ils savaient que ça allait être repris partout le mot de suspension. En fait, ils étaient coincés. Ils se sont coincés tout seuls.

20:12
Présentateur

Il y a quelqu'un dans le chat qui dit en fait, on s'en fout, suspension ou décalage, c'est le prochain gouvernement qui décidera de reprendre ou non à son compte la réforme des retraites. De toute façon, ça remet la bille après la présidentielle. Donc, le futur président de la République sera libre de décider et le but affiché par le cornu, c'est que ça fasse l'objet d'un débat dans le cadre de la présidentielle. On aura des options qui seront sur la table avec des candidats qui proposent des trucs différents. Il y en a qui diront 60 ans, 62 ans, 64 ans, 67 ans.

20:36
Intervenant

On est d'accord.

20:36
Présentateur

Les Français voteront.

20:37
Intervenant

La présidentielle, c'est terminé en mai. Ensuite, l'élection des députés, c'est en juin. Constitution du bureau. Ensuite, tu as le premier budget. Ensuite, tu as le premier budget. Oui, sauf que tu ne fais pas une réforme des retraites dans un budget.

20:47
Présentateur

Ils l'ont fait la dernière fois.

20:49
Intervenant

Ils l'ont fait la dernière fois. Mais sauf que tout le monde gueulait en disant que ce n'est quand même pas hyper constitutionnel, même si le Conseil a dit que comme ce n'était pas interdit dans la Constitution, en réalité, c'est autorisé. Mais en fait, ça laisse assez peu de temps de débat sur la réforme des retraites. Donc, ça veut dire qu'en gros, au 1er janvier 2028, a priori, le décalage, elle reprendra, même s'il y a eu quelqu'un d'autre

21:12
Présentateur

gauche arrivera au pouvoir en 2027. Je n'irai pas lui chercher des poux dans la tête parce qu'elle fait une réforme des retraites dans le budget. Elle mettra la réforme à 60 ans, la retraite à 60 ans dès le premier budget. Non, mais après, on s'engueulera sur le plateau de Maxite.

21:24
Intervenant

Mais attends, parce que Macron a parlé d'un référendum aussi, de la possibilité d'un référendum.

21:29
Présentateur

Oui, t'as... Oh putain, t'es vrai.

21:31
Intervenant

Oh la vache. Oui, oui, t'as raison.

21:32
Présentateur

Il a effleuré l'esprit, du bout du doigt, l'idée d'un référendum dans une formule extrêmement bizarre dans laquelle il explique que le compromis soit trouvé sur la dite réforme.

21:45
Intervenant

D'accord.

21:46
Présentateur

Ah oui, c'est le référendum sur le compromis. Sur le compromis, c'est ça.

21:49
Intervenant

Et on n'abroge pas la réforme.

21:51
Présentateur

Ça dépend du compromis.

21:52
Intervenant

Oui. Ça dépend du compromis. Si je fais un référendum, c'est comme la démocratie à la carte. Oui, c'est vraiment... Alors là, ça ne m'arrange pas, donc non. Non, mais attends,

21:58
Présentateur

si on fait 62 ans et 9 mois et qu'il faut voter 62 ans et 9 mois, vous votez pour ou contre vous ? Contre. Contre, d'accord.

22:03
Intervenant

On n'est pas des...

22:04
Présentateur

Donc reprise des 64 ans. Attends, refais-la, là. Tu as le choix.

22:11
Intervenant

Ce n'est pas facile ce soir.

22:13
Présentateur

64 ans versus 62 ans et 9 mois. Tu choisis quoi ?

22:19
Intervenant

Non, mais là, c'est dans...

22:21
Présentateur

Si il y a un référendum sur un compromis, sur un décalage de la réforme...

22:25
Intervenant

Non, mais là, je ne vois pas dans quel... C'est toi-même tout à l'heure

22:29
Présentateur

qui disais que la réforme reprendrait son cours après le 1er janvier 2028 ? A priori, oui. Et donc ? Et donc, s'il y a un référendum et que les gens votent non, c'est un retour à la réforme borne qui s'applique. Jusqu'à une nouvelle réforme. Jusqu'à un nouveau gouvernement. Ah bah ça, oui. Bon, c'est le mot, la politique fiction, mais...

22:46
Intervenant

Ah oui, j'avoue, je commence à m'y perdre, là. Bon, on peut parler de vrais trucs.

22:50
Présentateur

Bah, parlons du budget de la culture. Parlons du budget de la culture.

22:53
Intervenant

On en parle, finalement ?

22:54
Présentateur

Ouais. Pourquoi ? Bah, parce que... Ah, je t'avais dit que ça avait sauté parce qu'on parle de Marine Tondelier, c'est ça ? Et je me suis trompé. Ah. Alors, la fake news, c'est moi, à l'époque.

23:03
Intervenant

Je vais faire une petite sieste. C'est fou, c'est fou. On a dit, on a dit bien construit, là. On a dit bien construit, l'émission. Il n'y a que les vidéos de Léa qui étaient bien construits. J'ai tout donné sur ma carte blanche, maintenant, je le pensais. Non, mais allez, moi, je veux bien parler du budget de la culture. Mais parlons du budget de la culture.

23:17
Présentateur

Vous ne l'avez pas pu passer à côté du casse du siècle, cambriolage des bijoux de la Couronne de France au musée du Louvre, dimanche matin. Pourquoi est-ce que ce sujet, cambriolage au Louvre, est devenu immédiatement très politique ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

23:29
Intervenant

Qu'est-ce qui s'est passé ?

23:30
Présentateur

Qu'est-ce qui s'est passé ?

23:31
Intervenant

Qu'est-ce qui s'est passé ? Il s'est passé qu'il y a vraiment les voleurs, ils sont arrivés avec des cagoules et des gros sacs de toile. Ils ont vraiment, c'était des totalispas, ils ont fait un petit trou dans la fenêtre. Ils sont sortis, ils ont cassé le truc, ils ont pris les bijoux, ils sont partis. Ils ont oublié une couronne sur le trottoir. Ils ont fait tomber une couronne. Ils ont fait tomber une couronne. Oui, c'était assez iconique. En vrai, je pense que... Et en fait, ce qui s'avère, c'est que les budgets de la culture, et du coup, les syndicats ont dénoncé tout de suite le fait que ça faisait longtemps qu'on alertait sur le manque de mise aux normes de la sécurité, etc.

Et qu'il y a de moins en moins de personnes qui sont embauchées au Louvre, mais bien au-delà. Et je pense, moi, je voudrais juste parler de la culture en général parce qu'en fait, on n'en parle vraiment jamais, que tout le monde s'en fout, alors que c'est vraiment dramatique ce qui se passe. Et que là, on en parle parce qu'on vole des bijoux de... Je ne sais pas, Joséphie ou je ne sais pas qui, voilà, au Louvre. Globalement, on ne va pas se mentir, on s'en fout un petit peu. C'était Eugénie. Ouais, Eugénie, voilà. Exactement, les bijoux, voilà. Bon, bref. Elles sont moches, en plus, les bijoux. En plus, elle n'a jamais porté, cette couronne. Voilà, super.

En tout cas, on s'émeut, tout le monde crie, on nous a volé des trucs, etc. Bon, franchement, on s'en fout. Ce qui compte, là, ce qui est en train de mourir, c'est... Non, non, mais en vrai, un petit peu, ce qui compte, c'est en train de mourir, c'est toutes les personnes qui travaillent dans la culture, toutes les travailleurs et les travailleuses de l'art qui sont en train de crever depuis des années. Dati, tout ce qu'elle fait, c'est paver la route à la privatisation. Il y a de moins en moins. C'est pas l'un ou l'autre, en fait. On peut dire que c'est un problème qu'on soit foutu, quand même, de protéger le premier pays au monde.

Je suis d'accord, mais moi, ça m'énerve qu'on parle jamais de culture, vraiment jamais. Quand il y a des manifs, jamais les manifs peuvent arriver jusqu'au ministère de la Culture. Dati, elle ne donne l'heure à personne. Elle fait des trucs dans son coin. Et là, on vole des bijoux et tout le monde est en mode « Oh là là, mon Dieu ! » Alors que tout le monde avait alerté sur le fait qu'il n'y avait pas de bijoux. C'est le signe du déclin de la France, madame Stéphane Bern. Exactement, c'est le déclin de la France. On s'est volé les bijoux. Tandis que Fabius se fait financer des expos à Shanghai. Exactement, voilà. Double standard. Voilà.

25:34
Présentateur

Non, mais... Non, mais c'est vrai. Moi, je me suis posé la question pour Achida. J'ai été assez surpris de voir Achida Dati nous expliquer qu'il n'y a pas eu de dysfonctionnement au musée du Louvre que les alarmes ont fonctionné comme convenu, que les dispositifs de sécurité ne sont pas à remettre en question, etc. J'ai un peu tilté sur le moment en me disant « Mais qu'est-ce qu'elle raconte ? » C'est quand même un merde. Il y a quand même eu un cambriolage. Et après, je me suis dit « Mais en fait, c'est politique. Elle a besoin de faire passer la pilule en disant que tout va bien puisque sinon, c'est elle qui est responsable. » Mais en même temps.

25:59
Intervenant

Avec ses coupes budgétaires. J'ai vu des extraits de l'audition de la directrice du Louvre devant l'Assemblée nationale parce qu'elle a été auditionnée sur le Sénat, je crois. C'est au Sénat, pardon. Qu'est-ce qui s'est passé ? Elle dit « En fait, le truc, c'est qu'on n'a pas assez de caméras et de ce côté-là, il y avait une caméra mais c'est juste que celle-t'a pas tournée du bon côté. Donc, nous, on voyait de l'autre côté donc tout se passait bien. Les alarmes ont sonné. Mais grosso modo, sur l'existant du dispositif de sécurité, a priori, il n'y a pas eu de dysfonctionnement majeur. Le problème, c'est le dispositif de sécurité en soi.

C'est le manque de moyens de protection, de sécurité pour les œuvres qui s'y trouvent, etc. Mais ce n'est pas en soi une défaillance du système tel qu'il était mis en place. Oui, c'est que le système était... C'est une défaillance technique. Je comprends. C'est que le système, en soi, était mauvais. Oui. Et ça avait, et encore une fois, ça faisait longtemps que les personnels alertaient sur cette faille-là.

26:54
Présentateur

216 millions d'euros de coupes budgétaires dans la culture sont prévus dans la première mouture du budget du gouvernement examiné par l'Assemblée nationale. Donc, ça attire l'attention sur ce que tu dis, sur la nécessité de sauver la culture.

27:06
Intervenant

Et par ailleurs, pareil, tu vois, sur les collectivités territoriales. Les collectivités, c'est les premiers financeurs de la culture en France. Tu coupes le budget pour les collectivités territoriales. La première chose qu'ils vont couper, c'est la culture. Pas compliqué. Comme dans les Pays de la Loire, il y a... Oui, c'était moins 50%. Et puis, à un moment, ils se sont coupés. Il y a eu un département qui a fait zéro aussi. Oui, Pays de la Loire. Et ensuite, c'était moins 50% pour les budgets. C'est vraiment... C'est dramatique. C'est vraiment une catastrophe.

27:30
Présentateur

J'en profite puisqu'on en parle parce qu'effectivement, parfois, on peut ne pas percuter l'importance que révèlent la culture et son financement public. On peut avoir tendance à croire que la culture, c'est quelque chose de superflu. C'est quelque chose de l'art, les émotions. Tout ça, ce n'est pas bien sérieux par rapport à des sujets beaucoup plus sérieux comme l'emploi, l'économie, etc. Si on veut être cynique, issus économiques au niveau local. L'art, la culture font vivre des hommes, des femmes, des personnes qui travaillent dans les équipements culturels, dans les publics scolaires, pour les publics, pour les personnes âgées également. Il y a tout un maillage territorial.

Il y a tout un tas de filières professionnelles qui dépendent très directement du financement de la culture. Voilà. Gardez ça à l'esprit.

28:18
Intervenant

Opposer l'emploi et la culture, ça n'a aucun sens puisque la culture, les gens travaillent dans la culture dans tous les secteurs de la culture.

Encore une fois, tous les travailleurs et les travailleuses de l'art qui sont dans des situations de précarité de plus en plus importantes, il faut vraiment se rendre compte que tout ça, c'est très lié sur ce qu'on a dit sur le tissu associatif, sur toutes ces personnes qui font vivre en fait plein de choses qui, pardon, je pars, qui font vivre des choses qui devraient normalement être assurées par le service public et qui ne le sont pas et le désengagement de l'État, du ministère de la culture dans la culture telle qu'elle devrait être pratiquée en France, c'est vraiment, enfin, c'est une catastrophe à tous les niveaux.

Je vois dans le chat quelqu'un qui dit concrètement, c'est qu'en fait, ça a des répercussions sur d'autres secteurs. Quelqu'un dans le chat dit, le culture, c'est Karyotype, qui dit, la culture est le principal moteur du tourisme. Si la France est aujourd'hui l'un des pays les plus visités, le pays le plus visité au monde, c'est aussi en raison de son rayonnement culturel, pas uniquement patrimonial, parce que la culture, c'est deux choses, c'est le patrimoine et la création.

Le gouvernement, enfin, les gouvernements qui se succèdent depuis plusieurs années ont d'ailleurs davantage axés sur une question patrimoniale de la culture, c'est-à-dire on garde l'existence, c'est ce qu'on en valeur plutôt que de la création. Mais en tout cas, la culture, elle marche sur ces deux jambes-là. Et c'est aussi ça qui attire énormément à l'étranger. Le tourisme, pas uniquement, les Français, quand ils se déplacent, ils vont au château de Versailles, ils vont au musée du Louvre, ils vont au Futuroscope, je ne sais pas si c'est vraiment dans le cas de la culture.

Mais attention quand même aussi parce que c'est vrai, mais en fait, ces derniers temps, il y a eu quand même des grosses, grosses offensives en termes de politisation de la culture avec l'extrême droite qui s'est évidemment saisie de ça en rachetant plein de trucs. Là, Bolloré vient de dire qu'il voulait racheter UGC, donc cinéma indépendant. Non, pas indépendant. Non, mais le réseau de celle-ci, en gros, c'est l'un des deux principaux réseaux de distribution. Et évidemment, ce terrain qui rachète plein de trucs, etc.

Et il faut faire attention sur le fait qu'en fait, il y a beaucoup de domaines de la culture qui sont pointés du doigt comme étant des trucs de woke, des trucs islamo-gauchistes, etc.

Et qui font qu'on va se concentrer sur justement la culture, le patrimoine, la culture qui attire du tourisme et du coup couper tous les financements de la création, de la création originale et de l'art comme émancipation à la fois pour les personnes qui la créent, mais aussi pour les publics puisqu'il y a un enjeu démocratique hyper important à ce que tout le monde ait accès à l'art et à la culture et pas seulement les gens riches globalement, ce qui risque de se passer de plus en plus, surtout vu, encore une fois, ce que j'ai dit, ce que fait Madame Dati et ce qui a été commencé avant elle, mais de paver la voie vers une privatisation de la culture avec toutes ces fondations privées qui prennent de plus en plus importance dans le paysage de la culture en France.

31:11
Présentateur

Défendez la culture, il faut qu'elle soit financée. Derrière cette affaire de bijoux, il y a effectivement des questions importantes qui sont à mettre en débat, y compris dans le cadre du débat budgétaire. On continue avec l'incarcération de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a été incarcéré mardi dernier à la prison de la Santé. C'est le résultat de sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien président de la République a fait appel. Il est donc de nouveau présumé innocent.

Il ne devrait pas rester en prison bien longtemps pour cette raison d'ailleurs parce qu'il a formulé une demande de liberté anticipée ou conditionnelle, je ne sais plus. Là aussi, beaucoup de choses qui ont été dites ces derniers temps, notamment sur le traitement médiatique, on va en parler, mais aussi les soutiens qu'a reçu Nicolas Sarkozy, notamment le soutien d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a reçu à l'Elysée Nicolas Sarkozy avant son incarcération. Le ministre Gérald Darmanin a dit lui qu'il lui rendrait visite en prison. Qu'est-ce que tu en penses, Emilio ? Ministre de la justice. Pardon,

32:11
Intervenant

ministre de la justice, tu as raison. Ce n'est pas n'importe quel ministre qui va rendre visite à Nicolas Sarkozy. C'est clair. Qu'est-ce que je pense de Macron et Darmanin ?

32:23
Présentateur

Macron et Darmanin

32:24
Intervenant

qui apportent publiquement... Je trouve qu'ils ont totalement raison de... Pardon. Je déconne, évidemment. Oui, un grand homme. En vrai, c'est quand même dingue parce qu'il nous dit qu'il faut en gros séparer l'homme du condamné. C'est ce que nous dit Emmanuel Macron quand il dit que c'est profondément humain que de recevoir son prédécesseur à l'Elysée. Darmanin dit qu'en tant qu'homme, il est blessé de voir la détresse d'un autre homme en prison.

Je pense que j'ai peut-être de sortir les kleenex mais je trouve que c'est Fabrice Harfi qui est co-auteur des révélations pour Mediapart sur l'affaire libyenne qui intervenait dans l'émission C'est ce soir au cours de la semaine qui a quand même remis de trois pendules à l'heure sur l'état du débat public. C'est qu'aujourd'hui on a des journalistes qui pour la plupart n'ont absolument rien suivi de ce procès. Il a dit qu'il y avait huit journalistes qui ont suivi les 38 journées d'audience.

Donc c'est-à-dire que sur les chaînes d'info, il y a l'émotion qui se déverse et surtout le récit de Nicolas Sarkozy qui est appuyé par une partie de l'actuel gouvernement Et d'une partie aussi de la classe médiatique Et de la classe médiatique Sur les éditos d'infigues, etc. En réalité, on est quand même sur une honte internationale parce qu'on a vu cette semaine c'était le cambriolage au Louvre qui était la honte internationale de la France. Ce n'est pas faux mais la plus grosse honte c'est quand même d'avoir un président qui va en taule quand même.

Non, le plus grand c'est d'avoir qu'on ait eu Sarkozy comme président déjà et que Sarkozy ait fait financer sa compagnie avec de l'argent libyen parce qu'il a eu en taule C'est plutôt une fierté. Vous me débordez sur mes indignations. Excuse-nous. Mais ok, Ferryneuf, vous avez raison.

33:59
Présentateur

Mais c'est au-delà de l'indignation j'observe que le discours et le narratif de Nicolas Sarkozy passent assez bien dans une bonne partie de l'opinion publique alors pas complètement toute une bonne partie de l'opinion publique parce que les Français restent majoritairement convaincus je crois que c'est plutôt une bonne chose qu'il aille en prison que sa condamnation est justifiée etc. Donc c'est assez intéressant ceci étant j'entends encore et on le voyait parmi les manifestants dans le 16ème arrondissement qui sont venus apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy mardi qui disaient qu'il est condamné sans preuve que la note sur laquelle il est condamné est un faux etc.

Donc c'est que ça marche ce bataille médiatique

34:33
Intervenant

Léa ?

Bien sûr que ça marche ça marche parce que déjà on lui donne l'espace en fait c'est ce que tu disais Emilio la réalité c'est que les journalistes n'ont pas couvert le procès je veux dire quand t'as des journalistes de France Inter ou je sais pas de France Info qui lui demandent combien de brosses à dents il va emmener ou je sais pas quoi à son avocat enfin je suis désolée mais je veux dire à un moment donné poser les vraies questions 3 livres et 10 photos donc c'est vrai que c'est quand même c'est très affligeant je veux dire le traitement médiatique je sais même pas si on peut parler de traitement médiatique dans ce cas de figure vraiment est vraiment super affligeant donc lui il a une espèce de boulevard mais souvenez-vous quand même quand il a été condamné la première fois dans le cadre des fanettes il a eu un 20h le premier truc qui s'est passé c'est qu'il est passé au 20h mais putain dans quel pays on vit c'est hallucinant et tout le monde lui déroule le tapis et c'est tout à fait normal je voyais que Yves Tréhard un mec de BFM qui fait des éditos dans Figaro disait que c'était complètement scandaleux que c'est une décision politique mais putain la presse quoi genre les journalistes

35:34
Présentateur

après le Figaro

35:35
Intervenant

bien sûr mais ça veut pas dire que t'es le Figaro que tu dois chier sur l'état de droit et sur l'indépendance de la justice mais quand même c'est un quotidien national c'est gravissime c'est un des journaux les plus tirés moi je trouve ça vraiment complètement affligeant donc du coup qu'est-ce qu'on a on a effectivement Mediapart qui sont considérés comme étant ils en veulent à Sarko j'en sais rien les gens sont complètement tarés il y a 12 ans 12 ans d'enquête 12 ans de procédure vous vous rendez compte du travail que ça demande le fond je veux dire effectivement tout est là revenons aussi sur le fait alors effectivement il n'a pas été condamné pour corruption mais ça je pense que c'est important de le préciser parce que du coup on entend ça oh bah oui finalement il n'est pas coupable de corruption etc non en fait c'est pas ça et la question va peut-être se poser d'ailleurs à nous à nouveau en appel puisque en fait c'est pas tant le tribunal a effectivement écarté l'accusation de corruption la condamnation sur la base de la corruption pas tant parce que les faits ne sont pas avérés puisque le pacte de corruption a été bel et bien avéré et reconnu par le tribunal mais parce que il faut préciser avec un terroriste libyen avec un terroriste Abdallah Senoussi qui avait commandité l'attentat en 1989 d'un avion le DC-10 d'UTA dans lequel 54 personnes 54 français ont péri et d'ailleurs la famille des victimes des familles des victimes sont participées au procès pardon je t'ai interrompu non non mais c'est important t'as raison et donc du coup effectivement c'est avéré ce pacte est avéré il y a eu effectivement il y a une trace aussi des versements via taquiedine etc il y a des choses qui sont avérées et donc la seule raison pour laquelle le tribunal n'a pas gardé cette qualification de corruption c'est parce que la question s'est posée de savoir est-ce qu'il agissait en tant que ministre de l'intérieur à l'époque ou en tant que candidat à la présidentielle et en fait le tribunal a finalement été plutôt prudent dans cette décision à mon sens en disant il n'a pas agi en tant que ministre et donc on ne peut pas l'accuser de corruption dans ce cadre là mais la question va aussi se poser en appel en réalité donc il faut aussi rappeler que c'est pas parce que il n'y a pas eu de faits qui ont été avérés les faits sont là la qualification a été effectivement celle-ci de la part du tribunal mais enfin je pense qu'elle fait le battage médiatique c'est dire la puissance de ce mec encore aujourd'hui je veux dire il est reçu à l'Elysée on a Darmanin qui va le voir le ministre de la justice les magistrats sont menacés de mort enfin ils sont menacés par le porte-parole du ministre de la justice je ne sais pas si vous avez vu il y a monsieur Hetz qui est donc le procureur général près de la cour de Paris je crois c'est ce que je me plante mais en tout cas une sommité magistrat sommité qui avait en gros pris ses distances avec Gérald Darmanin lorsqu'il avait annoncé qu'il allait visiter Nicolas Sarkozy il avait été soutenu par Eric Elfen qui est aussi un ancien magistrat qui avait été macroniste je le rappelle et le porte-parole du ministre de la justice sur X en gros à peu près enfin il n'a pas menacé mais ils disaient que c'était latent en disant qu'il devait retourner à son devoir de neutralité en tant que magistrat il y a un ton assez trumpiste en réalité qui concerne ce qu'il y a en réalité des pressions sur les magistrats

38:44
Présentateur

des pressions sur les magistrats et on verra ce que ça donnera en appel on ne connait évidemment pas encore je crois la date

38:49
Intervenant

de l'audience

38:50
Présentateur

avant mars 2026 bon ça va arriver je précise que l'attentat du décédis UTA c'est 170 victimes dont 142 français

38:59
Intervenant

54 français je crois

39:01
Présentateur

non justement il y a des questions de binationnalité il y a des questions de binationnalité

39:04
Intervenant

ah oui j'avais entendu ça pardon

39:06
Présentateur

il y a plusieurs chiffres qui ont circulé effectivement une manière qui est intéressante aussi de regarder cette condamnation de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du traitement médiatique qu'on a en France c'est de regarder aussi la presse étrangère Léa t'as fait un petit travail toi t'es allée regarder un petit peu ce qu'on dit à l'étranger de cette condamnation

39:21
Intervenant

oui j'ai fait une petite revue de presse internationale pour l'occasion alors je commence avec mon petit quotidien britannique de coeur The Guardian qui dans l'édito du 21 octobre dit titre pardon aucun citoyen n'est au-dessus de la loi voilà c'est dit le journal britannique avait réagi au lendemain de la condamnation de Sarkozy en soulignant que la chute spectaculaire de Sarkozy marque un tournant dans la lutte anti-corruption en France et alors attendez tenez-vous bien le frankfurter je ne sais pas parler allemand je crois que ça se voit pas c'est dans le Jura insiste ça c'est dans le Jura voilà au musée de la saucisse insiste sur les tentatives de dénigrement de l'institution judiciaire jugée comme un poison pour la démocratie et c'est un quotidien et c'est un journal je le précise conservateur le New York Times a parlé pour sa part d'une décision un peu rude elle paillisse titre un de ses articles la chute du président qui aimait le luxe la Belgique pardon la Belgique toujours les meilleurs la Libre Belgique juge de son côté que la justice a tiré l'essentiel de cette affaire à savoir le simple fait de tendre la main à un dictateur suffit à caractériser l'association de malfaiteurs le journal belge assure par ailleurs une couverture presque exhaustive des menaces et attaques à l'encontre des magistrats le quotidien suisse pour sa part le temps juge que l'accumulation de comportements immoraux à ce niveau de responsabilité et d'incarnation symbolique est vertigineuse dans un article titré la condamnation de Sarkozy est aussi celle d'une époque que l'on espère révolue tu veux dire que les journalistes étrangers font mieux leur boulot que les journalistes français écoute à croire

40:58
Présentateur

leçon d'humilité on se prend une leçon d'humilité de la part de nos amis étrangers qui nous regardent avec des yeux à mon avis un peu hallucinés là dessus on continuera sans compter

41:06
Intervenant

moi ça me fait penser à un truc c'est la manière dont surtout au début la première élection de Donald Trump aujourd'hui les choses ont un petit peu changé mais comment en France on a glosé parlé pendant des plombes de Trump et on n'était pas content etc et qu'on n'est pas capable dans notre pays quand on est face à des choses comme ça de reconnaître les choses donc c'est bien gentil d'aller reconnaître quant à des gens à l'étranger qui jouent au foot avec la démocratie qui font n'importe quoi et de s'offusquer de dire ah oui ils sont comme ça ils sont comme ça mais c'est bien de reconnaître la paille qu'on a dans son oeil je vais te faire flipper il y en a qui parlent d'une candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2027 qui va ça Louis Sarkozy non Stéphane Lerudulier un sénateur

41:50
Présentateur

Sarkozy il a déjà pris son humilité en 2016 voilà il avait annoncé qu'après avoir perdu assez minablement la primaire de son propre parti il a décidé de quitter la vie politique active est-ce qu'il fera un retour je pense pas on verra

42:04
Intervenant

pour l'information je l'ai pas mis dans la revue de presse mais ça vaut son pesant de cacahuètes comme on dit le traitement médiatique de la part de l'Italie et des journaux italiens en fait ils sont essentiellement concentrés sur Carla Bruni voilà donc du coup je me suis dit c'est peut-être pas nécessaire on embrasse on embrasse

42:22
Présentateur

la bonnette de Mediapart on embrasse la bonnette de Mediapart et on embrasse nos amis italiens

42:25
Intervenant

ils ont beaucoup aimé en Italie ça les a un peu marqués la chanson tout bah oui non mais normal mais moi je suis fan d'un sacre de Carla Bruni je suis abonné je like tout franchement je suis je suis vraiment mais bien sûr je suis tellement fan

42:35
Présentateur

tu l'aies vraiment ? Instagram de Carla Bruni c'est une dingue

42:38
Intervenant

c'est une pépite mais c'est incroyable c'est genre le truc mais t'es dans une autre galaxie dans Stranger Things comme dirait Fabrice Arfi donc du coup tu l'aies pour l'encourager je suppose ah ouais bah oui continue franchement continue meuf vraiment je vais peut-être liker aussi vu comme ça c'est pas mal attendez-vous attendez-vous

43:00
Présentateur

à en entendre reparler et notamment de l'exécution provisoire aussi qui fait l'objet de toutes les foudres de la droite et de l'extrême droite l'exécution provisoire aussi on va probablement en entendre reparler Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy sont main dans la main sur cette histoire toute la droite est en train de se piquer de réformes pénales plus douces avec enfin non mais pourquoi pas je trouve ça intéressant si vous voulez qu'il y ait un débat à l'Assemblée Nationale sur ce sujet c'est intéressant par contre je sens que non mais voilà ça prend plus trop je crains qu'il nous sorte une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire dans le cadre de condamnations de responsables politiques et eux seuls

43:35
Intervenant

c'est Stéphane Lerudulier encore lui toujours le même a dit sur BFM au moment où Sarko rentre en prison qu'il travaillait dessus qu'il se penchait dessus Gérard Larcher le président du Sénat a appelé à revoir la question de l'exécution provisoire qui je le rappelle ne les émeut en réalité c'est que lorsqu'il s'agit de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen que c'est aujourd'hui 50% des peines qui sont exécutées directement avant un appel et 90% pour les personnes condamnées à plus de deux ans de prison et c'est 87% dans le cas des comparutions immédiates énorme comparutions immédiates qui est un scandale en soi

44:08
Présentateur

et pourtant Darmanin vient de supprimer les aménagements de peine certains je crois oui Darmanin il a supprimé les activités ludiques en prison

44:17
Intervenant

bah oui bien sûr non mais franchement non mais c'est important oui oui c'est à se taper la tête contre les murs la situation de la prison en France c'est une catastrophe

44:27
Présentateur

c'est toute l'ironie c'est toute l'ironie de la situation où on a y compris le Figaro qui fait des articles sur les conditions de détention alors certes que sur les conditions de détention à la prison de la santé mais si on peut avoir un débat national dans ce pays sur les conditions de détention faisons-le mais bien sûr

44:39
Intervenant

la France est quand même condamnée à tour de bras par la Cour européenne des droits humains sur justement les conditions très très précaires qui sont considérés d'ailleurs comme des traitements inhumains et dégradants les situations d'incarcération donc effectivement il y a un débat à voir parlons de précarité menstruelle parlons de discrimination à l'égard des personnes trans parlons de la surpopulation carcérale parlons des punaises de lit parlons de tout ça mettons-le sur voilà sur la table c'est quand même effectivement hallucinant de voir que en plus mais par ailleurs il est plutôt il s'en sort pas mal j'ai envie de dire il s'en sort plutôt bien c'est clairement pas il y a même une dépendance dans laquelle il y aura de policiers dedans ça j'ai vu ça que dans la cellule à côté de Sarkozy il y avait des policiers armés pour assurer sa sécurité même l'administration pénitentiaire pète un câble mais c'est n'importe quoi parce que ça témoigne surtout de l'absence de confiance qu'a le ministre de la justice en les services de la pénitentiaire qui il faut le dire aussi miné par la corruption parce que en fait c'est les gens qui ne gagnent pas d'argent qui sont payés au lance-pierre mais c'est sur l'image c'est quand même assez dramatique parce que c'est pas un citoyen qu'on envoie en prison certes il est un ancien président de la république et donc sa sécurité

45:48
Présentateur

ce que je veux dire c'est que si les électeurs de droite s'émeuvent des 9 mètres carrés de Nicolas Sarkozy dans lesquels il est seul j'espère que ça titiche chez eux le fait qu'il est dans de très bonnes conditions dans les prisons françaises

46:02
Intervenant

donc posez-vous des questions sur le reste Manin a dit qu'ils allaient déplacer les mecs qui ont hurlé aux fenêtres de Nicolas Sarkozy qu'ils allaient changer de prison pour ne prendre aucun risque c'est-à-dire que pour tous les autres qui se font hurler dessus en permanence ça peut être bruyant aussi les prisons on sait que c'est parfois dans les voisinages c'est assez compliqué de vivre à côté de prison rien à foutre mais alors Sarkozy il y a un mec qui hurle une fois à une fenêtre on va prendre par le comeback et on va te mettre ailleurs et surtout tu m'étonnes que tout le monde était Sarkozy Sarkozy c'est vraiment les peines planchées tout ça mais grave c'est normal qu'il arrive et que tout le monde hurle dessus et moi j'avais eu l'occasion de visiter la prison des Beaumettes avant qu'elle soit détruite et je peux vous dire que alors c'était une prison qui était particulièrement insalubre mais c'est inhumain c'est réellement inhumain d'avoir des gens dans ces conditions là et que la droite s'émeuve des conditions du pauvre Nicolas Sarkozy qui comme vous l'avez rappelé a des conditions vraiment 5 étoiles pour la prison en plus il va sortir dans pas très longtemps franchement ça je trouve que c'est vraiment d'une indécence mais terrible

47:05
Présentateur

on verra la suite et les propositions de la droite pour améliorer les conditions de détention dans ce pays et on viendra en parler

47:13
Intervenant

sur Bexite

47:14
Présentateur

une actu qui est tombée hier soir au moment où je coupais mon stream ça m'a foutu la rage la secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts a annoncé dans l'Obs sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 via la primaire qu'elle appelle de ses voeux une candidate de plus pour l'élection présidentielle qu'est-ce que vous en pensez

47:35
Intervenant

quel timing déjà

47:38
Présentateur

c'est une des questions que j'avais envie de vous poser c'est pourquoi pourquoi parce que Marine pourquoi maintenant

47:45
Intervenant

Marine Sondelier a son calendrier en tête en gros elle a fait voter par le parlement de son parti le conseil fédéral il y a voilà plusieurs mois le fait qu'il n'y aura qu'un seul candidat soutenu par le parti des écologistes et que les écologistes tiendront leur primaire à la fin de l'année une primaire interne en gros c'est la primaire de la primaire qui se tiendra elle dans le cadre dit le format bagneux de Front Populaire 2027 autour de Lucie Castel où il y a a priori Olivier Faure Boris Volo qui sont sur les rangs François Ruffin Clémentine Autain il y aura peut-être quelqu'un de génération Sandrine Rousseau voudrait y participer mais elle refuse de participer à la primaire de la primaire enfin bref c'est Dallas le truc on va bien se marrer le sujet c'est que Marine Tondelier en réalité elle a commencé à y croire à partir de 2024 et législative elle émerge dans le débat public c'est le moment où elle a sa fameuse veste qui a t'en fait parler les larmes ces larmes qui ont coulé au moment de recevoir Bruno Retailleau sur France Inter après elle où elle disait qu'il faisait n'importe quoi parce qu'il ne voulait pas appeler à voter pour la gauche contre l'exemple bref et depuis Marine Tondelier elle a commencé à y croire elle a vu sa cote de la popularité monter et en même temps elle s'est engagée dans un chemin unioniste très d'union de la gauche qu'elle essaie de tenir encore à bout de bras entre les socialistes d'un côté et les insoumis et donc elle se fait elle se fait balotter en permanence et donc voilà Marine Tondelier elle se dit qu'elle doit être candidate au moins dans cette primaire pour porter la voix de l'écologie parce que plus personne le porte là dessus c'est compliqué de lui donner tort parce que plus personne ne parle d'écologie dans ce foutu pays sauf elle trouve pas elle non plus pas des masses non je déconne en tout cas c'est la seule en avoir parlé devant Macron et donc voilà elle y croit moi je pense qu'elle a des chances en réalité de gagner cette primaire de la gauche ça dépend qui est en face ça dépend qui est en face pour l'instant tu l'as dit pour l'instant je vous ai donné le casting pour l'instant Fabien Roussel il va pas Raphaël Glucksmann n'y va pas Jean-Luc Mélenchon n'y va pas donc en fait c'est pas une primaire de la gauche c'est une primaire de ceux qui veulent pas se retrouver coincés entre Glucksmann et Mélenchon ouais c'est ça non non mais c'est ça

49:44
Présentateur

je suis d'accord avec toi on va se retrouver à une présidentielle avec une grosse candidature Mélenchon une candidature Glucksmann et entre les deux au moins une candidature

49:51
Intervenant

on a bien compris que c'était pas une théoricienne de la politique Marine Tondoli évidemment et c'est ce qu'on lui reproche dans son parti qu'elle a pas assez investi le champ des idées en revanche par contre c'est une porte-parole qui a permis aux écologistes de dépasser le simple cadre de son électorat habituel elle parle à d'autres gens tout simplement parce que moi c'est ce qu'on me dit ce qu'on me dit beaucoup pour une fois il y a une écolo qui parle et on la comprend voilà ça se vérifie comment ça ah ben après la popularité n'a jamais fait une élection non bien sûr mais justement dans les faits je veux dire sur les résultats des dernières élections qui sont en l'occurrence hors bien évidemment NFP les européennes 2024 les verts sont quand même fracassés la gueule disons-le quoi ils ont eu le vote de pitié mais littéralement les gens ont voté pour qu'ils aient des députés mais parce qu'ils se disent qu'ils allaient perdre 5 euros aux députés sinon et qu'elle allait à l'extrême droite mais c'était littéralement le vote de pitié qui a eu la liste portée

50:42
Présentateur

par Marie Toussaint par Marie Toussaint je suis très curieux du timing je comprends pas pourquoi en plein marasme budgétaire alors qu'il y a encore énormément d'indécisions sur ce qui va advenir de ce pays dans les mois qui viennent la possibilité d'une motion de censure d'une dissolution pour les premiers mois prochains les élections municipales etc

51:00
Intervenant

proposer un autre horizon peut-être je sais pas non mais peut-être je pense qu'il y a un très prosaïque très matériel je pense que le Nouvel Obs en gros il sort le jeudi ça devait être qu'elle depuis un moment parce qu'elle dans son timing a sa primaire interne avant d'aller ailleurs et donc en fait dans le tempo il fallait qu'elle se déclare maintenant elle a sorti son bouquin il y a quelques semaines en gros c'est le récit quand t'es candidat à la présidentielle d'abord tu sors un bouquin Xavier Bertrand vient de sortir le oui j'ai entendu ce matin la radio tout va bien toujours candidat lui et Tondelier donc elle sort son bouquin demain si tout va bien ou dans qui est décoré le bouquin c'est ça c'est la veste une veste fleurie voilà où elle raconte en fait sa vie c'est pas un bouquin programme politique c'est un bouquin je ne dirais pas qui à gauche me l'a décrit comme ça mais c'est en gros le récit de tous les succès de Marine Tondelier de pourquoi j'ai pleuré sur France Inter et pourquoi ma veste est belle pourquoi j'ai appelé mon fils comme ça etc c'est comme ça qu'elle est perçue aussi parmi les c'est pas un bouquin très politique en tout cas c'est pour mieux se faire connaître aussi des potentiels électeurs et donc dans sa stratégie électorale il fallait ensuite arriver pas trop tard dans une campagne présidentielle parce qu'elle a d'abord sa campagne interne à mener tout en essayant de l'enjamber parce que personne ne veut y participer Marine Tondelier

52:11
Présentateur

elle a pour elle d'être une figure identifiée des français ce qui n'est pas donné à tout le monde à gauche et encore moins chez les écologistes donc voilà il y avait Yannick Jadot qui a un petit peu disparu depuis Marie Toussaint n'a jamais vraiment réussi à percer pendant la campagne des élections européennes donc voilà Marine Tondelier ils ont trois figures les écolos

52:28
Intervenant

et c'est la grande réussite de Marine Tondelier depuis qu'elle a été élue secrétaire nationale c'était Sandrine Rousseau et Yannick Jadot c'est-à-dire les deux qui polarisaient le débat chez les écolos les deux bornes un plutôt vers le centre et l'autre qui tirait plutôt vers la gauche radicale à faire en sorte d'incarner la parole des verts là où en fait c'était ces deux extrêmes entre guillemets c'est le mauvais mot que j'ai utilisé mais en gros c'est ces deux bornes qui monopolisait la parole et donc c'est la grande réussite et c'est aussi pour ça du coup qu'elle a réussi à percer le mur du son médiatique parce qu'en fait elle fait l'interview de Lopes mais Marine Tondelier hier soir elle fait le 20h de TF1 quand même c'est pas rien le 20h de TF1 parce que nous on peut lever les yeux quand on y pense mais en fait il invite des gens qui sont connus dans le débat public donc c'est aussi un signe quand même quand un responsable politique est invité au JT de 20h pour faire l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle

53:22
Présentateur

ce sera intéressant à suivre en tout cas cet exercice de primaire dont nous ne connaissons toujours pas les contours ni le calendrier ce sera en décembre on saura en décembre prochain il y a un truc

53:31
Intervenant

qu'on sait déjà c'est que c'est François Ruffin qui va la gagner

53:33
Présentateur

c'est ce qu'il a dit c'est ce qu'il a dit et c'est il l'a dit notez le bien

53:37
Intervenant

c'est pas tout mais c'est au moins ça

53:40
Présentateur

il l'a dit il avait dit qu'il n'y avait pas

53:41
Intervenant

de génocide à Gaza puis après il dit qu'il y avait un génocide à Gaza aussi

53:43
Présentateur

j'attire votre attention sur le fait que prendre un point pour participer à cette primaire mais sur le plateau de Backseat la semaine dernière on recevait Yann Brossat porte-parole du parti communiste qui n'a pas exclu que Fabien Roussel se range derrière une autre candidature à l'élection présidentielle donc l'autonomie du PCF c'est pas certain qu'il refasse le coup on verra on verra c'est pas exactement

54:03
Intervenant

ce que disait Fabien Roussel à la fête de l'Huma non c'est pas ce que disait il a dit pour être totalement qu'il ne voulait pas participer à une primaire ça oui ça c'est vrai mais est-ce que pour autant il sera candidat envers et contre tout ça dépendra du vote des militants communistes parce que en l'occurrence les militants communistes sont la voix au chapitre dans le parti c'est pas le secrétaire national qui décide tout seul et donc voilà il y a un congrès prévu en juillet 2026 donc la décision sera tardive la plus grande inconnue à ce jour c'est qui va se présenter chez les filles

54:37
Présentateur

c'est vrai ça c'est vrai

54:41
Intervenant

c'est

54:41
Présentateur

il y aura peut-être une primaire

54:43
Intervenant

je sais pas

54:44
Présentateur

il y aura peut-être une primaire avec des votes et tout on attend tout ça avec impatience il y aura peut-être

54:49
Locuteur

que Bolt-Bruçot soit c'est vrai qu'il y aura quand même il y aura peut-être c'est vrai