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interviewPS - Parti socialiste· 4 décembre 2024 26 min

Olivier Faure : « En politique il y a une règle morale simple : on respecte le vote des électeurs »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

premier invité ce soir à s'avancer face à BFM entrez donc Olivier fort merci d'être avec nous premier secrétaire du Parti socialiste député socialiste de carne je reviens sur le mot que prononcé à l'instant bonsoir je vous laisse le temps de vous installer évidemment je reviens sur simplement ce mot que vient de prononcer nel latrousse à l'Assemblée elle dit à gauche il y a de l'euphorie ce soir vous êtes euphorique non absolument pas je veux dire même que je comprends l'émotion du Premier ministre il a c'était son devoir chercher à sa fonction du mieux qu'il le pensait h pendant quasiment 3 mois et j'imagine que pour lui c'est un déchirement et je le comprends parfaitement humainement je le comprends maintenant la raison pour laquelle nous avons procédé à cette à ce vote avec gravité c'est parce que nous considérions que la le compte n'y était pas et que nous étions face à un équilibre budgétaire qui ne correspondait pas à ce que les Français avaient choisi le 7 juillet dernier puisque je rappelle même si ça a été parfois un peu oublié c'est la gauche qui est arrivé en tête et c'était à la gauche de gouverner et l'erreur de départ c'est d'avoir considéré que quelqu'un qui venait du parti qui avait été le plus battu aux élections je rappelle que Michel Barnier est issu des LR qui ont fait 5 % et c'était évidemment mission impossible pour lui de se retrouver face à un hémicycle qui ne pouvait pas accepter l'idée que ce soit l'homme qui a été le plus battu celui qui préside de destiner du pays avant de donner la parole à Pauline je voudrais qu'on aille voir Anthony bosse à l'Élysée Anthony pour ce qui estune des informations de la soirée qui suit évidemment cette motion de censure et ce renversement du gouvernement Emmanuel Macron prendra donc la parole demain soir à 20h oui allocution solennelle du président de la République Emmanuel Macron demain soir adresse au français à 20h à 1hure de grande écoute soit 24h après la censure du du gouvernement de Michel Barnier tous les regards sont désormais tournés vers l'Élysée vers le chef de l'État lui qui jusqu'alors était plutôt en retrait aès ces derniers mois qui à Matignon c'est désormais la question qui se pose et selon et bien les proches du chef de l'État clairement Emmanuel Macron veut aller vite très vite pour nommer un Premier ministre je vous cite un proche du président de la République avec qui le service politique de BFM TV a pu parler je le cite il ne peut pas se permettre de perdre du temps c'est la première fois que je sens qu'il veut aller vite il ne veut pas apparaître sans gouvernement devant Donald Trump ce weekend lors de la réouverture au public de Notre-Dame c'est une question de crédibilité pour la France fin de citation Emmanuel Macron est rentré il y a un petit peu moins d'une heure à l'Élysée on a vu le convoi revenir puisqu'il é en déplacement en Arabie Saoudite et on le sait selon leéopold hberg qui l'a suivi lors de ce déplacement Emmanuel Macron déjà réfléchissait à à celui qui pourrait remplacer Michel Barnier Emmanuel Macron doit faire face à un nouveau défi trouver un Premier ministre qui durera plus que 3 mois plus que 90 jours soit le bail le plus éphémère de la 5e République Anthony lebos avec Mathieu delvallet à Pauline il il y a des mots qui ont été prononcés pratiquement dans tous les discours aujourd'hui Olivier fort honneur chaos morale moralisation responsabilité orgueil ou encore conscience et c'est aussi sur ces questions là que j'aimerais vous interroger ce matin évidemment avec Emmanuel le chip qui vous interrogera sur l'économie on va revenir aussi sur la suite l'après mais d'abord cette question presque morale qui se pose à vous aujourd'hui vous êtes à la tête du parti socialist où est votre âme vous vous êtes associé aujourd'hui à LFI avec qui les tensions sont de plus en plus palpables et vous avez voté avec le RN où est votre âme madame de Malerbe je vous rappelle que si Michel bragier est devenu premier ministre c'est précisément parce que le chef de l'État avait consulté ce qu'on appelle maintenant le socle commun et que le socle commun avait dit qu'il censurerait immédiatement Lucy casté avec le rassemblement national et main venir nous en faire le reproche je trouve ça un peu fort de café la réalité c'est que dans la vie politique il y a une règle morale qui est simple on respecte le vote des électrices et des électeurs et ce vote il était clair ce n'est pas moi qui a dit sous l'assemblée c'est le chef de l'État qui avait appeler à une clarification cette clarification a eu lieu alors on peut la considérer comme imparfaite mais c'était simple il y avait un une coalition qui éta arrivé en tête qui n'avait pas obtenu de chèque en blanc puisqu'elle n'avait pas obtenu de majorité absolue mais c'était à elle de prendre l'initiative et c'était ensuite au Parlement de faire en sorte d'accepter ou de ne pas accepter la politique jamais autant entendu le mot respect de la part de ceux qui ne se sentaient pas respectés de la part de ceux qui appelaient à davantage de respect mais qu'est-ce que le respect quand tout à l'heure par exemple votre allié Jean-Luc Mélenchon qui était à la tribune dans les loges de l'hémicycle il faut bien imaginer pour regarder mais ostensiblement au balcon il a écouté le discours d' Corel il a écouté le discours de Marine Le Pen et lorsque votre orateur l'orateur du Parti socialiste est monté à la tribune ostensiblement Jean-Luc Mélenchon a tourné les talons et il est parti est-ce cela le respect le respect de votre allié mais vous poserez la question à Jean-Luc Mélenchon vous l'aurez compris je ne suis pas son porte-parole mais vous êtes son allié mais je ne suis pas son porte-parole pour autant et je ne sais pas s'il avait une pause technique à réaliser pendant que Boris V parlait ce que je sais chois ce que je sais c'est que le respect est un impératif et que dans le moment que nous traversons et qu' un moment difficile grave vous l'avez dit et bien ça suppose de la part de chacun des acteurs de ce moment la capacité à se tenir et à chercher des solutions parce que nous ne pouvons pas jouer avec la France et les Français justement Olivier fort vous dites faut respecter les électeurs mais est-ce que vous respectez les Français dans leur dans dans leur quotidien euh dans ce budget alors qu' nétait pas parfait hein il y avait beaucoup de mesures d'urgence pour comment c'est bien de le rappeler ouioui oui non mais je veux dire il y avait quand même des mesures d'urgence qui étaient des avancé pour le secteur du bâtiment pour pour les agriculteurs est-ce que vous avez conscience aujourd'hui que vous voulez plonger dans la difficulté en rejetant ce ce budget 2025 alors d'abord ce qui a été rejeté aujourd'hui et vous le saveiez très bien ce n'est pas le PLF c'est le PLFSS donc le budget de la CQ et j'entends que on pourrait pardon tout tombe en même temps là il y a plus de gouvernement il a plus Buet c'est que en fait ce qui était censuré aujourd'hui c'était le budget de la CC mais ce que je veux dire aussi c'est que l'argument que vous développez il est valable pour tous les gouvernements dès lors que finalement un gouvernement propose un peu quelque chose quelque part il faudrait systématiquement l'approuver la réponse est NON et nous avions évidemment nous cherché à améliorer ce projet de budget vous qui aimez les chiffres vous savez très bien que nous avons sur ce budget de la Sécurité sociale fait des amendements qui avaient qui représentaient 1 % un petit du volume total du budget de la CQ un petit pour 8 milliards d'euros qui aurait permis quoi qui aurait permis de faire en sorte que on puisse donner de l'argent pour les hôpitaux pour les éepads de pouvoir réindexer les pensions de retraite de pouvoir éviter que le ticket modérateur donc que le prix de la consultation médicale n'explose pas ça c'était possible et pourquoi pourquoi le premier ministre ne l'a pas accepté nous avons cherché à négocier nous avons cherché à avancer nous avons pendant tout le débat je je continue ben Jamin pour dire que nous étions ce n'était pas écrit la cens pas en fait un point de départ c un point d'arrivé parce qu'il na pas entendu mais c'est pour rebondir au fond sur non seulement ce que vous êtes en train de dire et les deux questions que viennent de vous posé à Pauline de Malerbe et Emmanuel le Chipre la question qui se pose est dans quelle mesure le Parti socialiste peut encore prétendre être un parti de gouvernement quand un parti le Parti socialiste vote une motion de censure avec la France insoumise qu' le voou h gémonie avec le rassemblement national quand un parti votre parti le Parti socialiste fait effectivement tomber un certain nombre de mesures aboutissant par exemple à ce que des Français qui ne payent pas l'impôt sur le revenu le paye à partir de de l'année prochaine conttenu de ce qu'on appelle l'indexation du barê de l'impôt sur le revenu est-ce que c'est responsable quand on est un parti de gouvernement de au fond plonger la France dans l'inconnue c'est sans doute aussi ce que se disent certains des Français qui nous regardent ce soir non mais je vous trouve un peu gonflé ah oui parce que en fait vous nous reprochez maintenant en fait la France soumise l'extrême droite et on vous reproche rien soyons très clair non non mais not notre position n'est pas du tout de vous reprocher on pointe des contradictions évidentes oui oui d'accord mais enfin il y a pas de contradiction ENF je je vous rappelle quand même que puisque vous êtes des observateurs attentif qu'il y a quelques jours sur le projet de loi de finances c'est en fait une alliance entre le socle commun et l'extrême droite qui a battu en fait qui a même rejeté le projet de budget tel que nous l'avions amendé à ce moment-là je vous ai pas entendu crier je vous ai pas entendu dire c'est pas possible c'est pas un parti de gouvernement il gouverne donc forcément c'est un parti de gouvernement un parti de gouvernance c'est cour c'est un parti qui en fait accepte l'idée de prendre son risque et moi je suis pour prendre notre risque faire en sorte d'aller gouverner je suis pour que nous puissions demain être aux affaires et prendre la gouverner Olivier for puisque on a entendu il y a quelques instants vos alliés par la voix de mathil Panau présidente des députés insoumis Clémence guetté qui était sur ce plateau il y a un instant dire non non nous on veut pas gouverner nous c'est la démission du président de la républiqueon veut est-ce qu'il n'est pas t ce soir au fond Olivier fort il est 21h1 sur BFM d'acter là pour le coup une différence qui est fondamentale entre vous alors même que je crois que vous faites encore partie du du même ensemble écoutez je l'ai même dit publiquement déjà c'est une divergence fondamentale avec la France insoumise c'est une évidence il cherche une de plus B une de plus si vous voulez il cherche en réalité à aller vers un blocage institutionnel pour obtenir la démission du chef de l'État moi je crois que ça n'est pas une bonne solution pourquoi parce que d'abord qui garantit que ce serait un homme ou une femme de qui l'emporterait est-ce que Marine Le Pen n'est pas celle qui est finalement avec celle qui a le plus de chance aujourd'hui et après la folie de la dissolution que nous avons nous-mêmes qu'on a dénoncé est-ce qu'on est prêt à une nouvelle folie avec la démission du chef de l'État moi je ne le crois pas et je ne crois pas non plus que ce soit forcément très utile puisque de toute façon le Parlement ne peut pas être dissou avant le mois de juillet ditê Olivier attendez vous dites vousmême Olivier fort que c'est une divergence fondamentale tout à l'heureoline vous interrogz sur ce g quand Mme jeanl mélchon de quitter quitter laèce Diver je l'ASSE parait je dis c'est unera combi Diver Olivier for justifier de dire sur un plateau de télévision nous actons la fin du nouveau front populairei ce que je crois c'est que nous avons porté ensem projet et que c'est cette c'est sur cette base là et par rapport aux engagements que j'ai pris devant celles et ceux qui m'ont fait confiance dans ma circonscription et c'est à eux que je m'adresse c'est à eux que je pense et c'est à chaque fois en fonction de ce qu'ils me disent chaque fois que je les rencontre chaque matin quand je vais prendre mon pain et quand je les rencontre au supermarché quand je rencontre dans les marchés dans les manifestations de ma circonscription et ceux que je rencontre entre toute la France quand je me balade et bien effectivement c'est à eux que je pense plutôt que à tel ou tel et moi ce que je crois c'est qu'aujourd'hui il faut prendre le risque de gouverner pascepa ce que je crois c'est que nous devons prendre ce risque là est-ce que c'est la fin du NFP ce soir mais pourquoi voulez-vous me parler du NFP là où je vous parle de la France des Français là on verra bien ce que chacun fera si demain le chef de l'État à 20h s'exprime sur sur toutes les antennes et dit je suis prêt à nommer quelqu'un du NFP même qui donne un nom h bah très bien j'attends voir quelle sera la position des insoumis est-ce qu'ils diront on boude et on reste dehors ou est-ce qu'ils prendront leur responsabilité est-ce qu'ils viendront ça n'est pas à moi de décider pour eux moi je suis socialiste et donc je dis ce que je pense et je dis ce que font les socialistes et ce que je sais c'est que nous avons 100 % des socialistes qui sont prêts à gouverner parce qu'ils veulent mettre fin à cette année pendant lesquelles ils ont le sentiment que les Français ont trop souffert vous avez si vous voulez gouverner vous vous avez des propositions donc justement puisqu'on est plongé dans la certitude qu'est-ce que vous dites aux agriculteurs qu'est-ce que vous auriez fait de différent de ce qu'il y a dans le projet de loi qu'est-ce que vous dites aux Français qui espérait un prê à zéro et qui n'en auront sans doute pas est-ce que vous remettrez ces mesures en route est-ce que par exemple sur la fiscalité écologique qui était quand même assez disuasive dans le budget de Michel Bernier est-ce que par exemple vous serez plus accommodant sur des aides pour acheter des voitures électriques concrètement vous allez proposer quoi mais d'abord ça pardon j'aiprit d'escalier mais je v répondre d'abord à la question première question première chose que nous ferons parce que il faudra bien réparer la situation telle qu'elle est on ne peut pas rester suspendu en l'air et je veux répondre à la question de Benjamin duamel qui après je compléterai avec votre question à vous mais sur ce qui est dit et répété par Michel Barnier lui-même que les Français qui ne payaient pas l'impôt jusqu'ici 350000 foyers vont rentrer en l'impôt et 18 millions onont voir leurs impôts augmenter c'est un peu technique mais parce que en fait on a gelé le barê de l'impôt sur le revenu la première chose que nous ferons et d'ailleurs peut-être même ce sera dans les prochains jours il y aura une loi spéciale qui sera votée et je peux vous garantir le fa 100% des parlaires voteront le dé vous ass faites-moi confiance on a passé la journée avec des fiscalistes des constitutionnalistes vous en avez une très grande majorité qui vous dit que vous ne pourrez aligner les seuils que avec un budget 2025 qui arrivera peut-être très vite c'est pas la question de toute façon nous ferons un projet de loi de finance rectificative en janvier 2025 ça peut être la h ça prend plus de temps ça prend plus de temps ça veut dire qu'en attendant fr RA quand même que l'impô allons-y mais bien sûr c'est important mais la réalité c'est que l'impôt il est prélevé quand il est prélevé à la fin de l'année donc on n pas besoin de savoir au mois de janvier ce qui va se passer on a besoin de savoir jusqu jusqu'en mai quoi jusqu'en mai juin oui enfin donc ça veut dire qu'on a du temps et que évidemment aucun groupe parlementaire à l'Assemblée et là je peux parler au nom de tous n'est prêt à joler le barê parce que ce serait effectivement une conséquence ce qui serait grave pour nombre de Français soit qu'il payent d'avantage soit qu'il rentre dans l'impôt donc cette histoire là déjà stop c'est plus la peine d'en parler ça n'existe pas Olivier fort tout à l'heure Boris valallot qui défendait donc votre position du Parti socialiste s'est adressé au bloc central les ex ou les encore macronistes et c'est à eux qu'il s'est adressé il a dit le choix est devant vous est désormais clair préférez-vous négocier avec une gauche au pouvoir que certains jugent imparfaite mais avec laquelle la plupart d'entre vous vous partage l'essentiel du combat républicain ou continuez de courber les chines aux injonctions de Marine Le Pen que préférez-vous la laisse et le bâton du rassemblement national ou la responsabilité républicaine il tend la main vous tendez la main au macroni ce n'est pas une façon au fond de dire ce que vous n'osez pas dire tout haut c'est-à-dire que vous êtes en train de changer le centre de gravité et de préférer vous associer en effet à ceux qui d'ailleurs pour la plupart viennent de vent sont des anciens socialistes comme Gabriel natal oui enfin ils sont pas tous du même jus enfin peu importe d'abord saluer effectivement le très beau discours de Boris qui a dit effectivement c'est quelle est l'alternative aujourd'hui pour ceux qui constituent ce fameux socle commun soit il continue à faire ce que Michel Barnier a largement fait pendant les derniers mois donc expliquer que son regard était exclusivement tourné vers l'extrême droite et mais vous n'aurez pas les debouts vous le savez très bien vous ne pourrez pas garder LFI et récupérer les macronist ça ne marche pas mais moi je ne veux récupérer personne bah si quand il dit que préférez-vous je vous tends la main venez donc gouverner avec qu'estceil dit il dit qu'il veut un premier ministre de gauche avec un gouvernement de gauche et il dit qu'est-ce que vous préférez est-ce que vous préférez continuer à faire ce que vous avez faitve monsieur Barnier et donc aller chercher le soutien de l'extrême droite alors même que vous avez vous-même été longtemps proclamé dire sur tous les tons vous étiez le barrage à l'extrême droite et maintenant vous négociez avec elle exclusivement donc est-ce que vous voulez ça encore ou est-ce que vous voulez au contraire discuter avec un gouvernement de gauche mais ça ne veut pas dire que on va être dans la confusion absolue moi je ne suis pas macroniste il ne son pas socialiste donc ça veut dire que nous arriverons au Parlement avec des projets mais nous savons très bien si nous n'utilisons pas le 493 et si nous ne forçons pas la décision comme c'était le cas aujourd'hui nous serons astreints au compromis nous demandons éch nous demand en échange et nous demandons en échange à ce qu'il oui ça c'est pas de ma faute vous avez prpris la parole donc vrai R quiqu vous regarderez vous regarderez en replay vous verrez que c'est vous qui avez repris la parole et donc en échange de qu en échange de quoi et bien effectivement nous demandons à ce que nous soyons pas censurés pour que nous puissions avoir cette espèce de deal qui n'est pas un deal sur un programme qui est un deal sur une méthode qui jeai plus aucune échappatoire l'immobilier la la fiscalité verte les agriculteurs vous leur dites quoi ce soir mais moi je leur dis que éidment il y a des mesures d'abord sur lesquelles nous pouvons être d'accord et l'idée de btir des compromis avec le Parlement c'est de dire que nous n'avons pas seule raison contre tout le monde puisque nous neons nous ne pourrons pas appliquer tout notre programme rien que notre programme selon la formule consacrée et donc nous irons chercher sur tous ces sujetsl y compris des avancées qui sont des avancées collectives moi ce que je dis c'est que ce que nous voulons c'est revenir avec quelques grandes priorités qui sont des priorités pour tous les Français qu'est-ce qu'on fait sur le pouvoir d'achat qu'est-ce qu'on fait sur l' éducation qu'est-ce qu'on fait sur l'hôpital qu'est-ce qu'on fait sur la transition écologique et donc moi je souhaite que par exemple il y ait sur un certain nombre de grands sujets une remise à plat qui permett de se poser les bonnes questions sur les salaires pour prendre cet exemple là pourquoi est-ce qu'on organise pas une grande conférence salariale et qu'on se pose la question de savoir comment est-ce qu'on fait aujourd'hui pour revisiter l'échelle salariale pourquoi est-ce que vous avez des gens qui sont ceux pourtant à qui vous confiez vos vieux parents vos vieux grands-parents et cetera et qui sont qui sont payés une misère quand vous êtes payé pour vous occuper enfant handicapé Vous P vous gagnez 800 € par mois est-ce que c'est acceptable quand d'autres ont pendant cette période de 7 ans ont vu leur patrimoine multiplié par 2 je parle pas de gens qui gagnaient ENF il y avait de la taxation des riches et des grandes entreprises bien sûr mais pas suffisamment il aurait fallu aller plus loin je prends l'exemple des cotisations moi j'aurais souhaité par exemple que nous puissions sur le projet de lo de financement de la CC faire en sorte que nous puissions prélever par exemple des cotisations sur les dividendes pourquoi les gens qui qui vivent de la rente ne serait exonéré de Solid ça c'est ce que vous défendiez effectivement sur le budget de la Sécurité sociale pour prolonger la question d'apoline j'aimerais juste qu'on essaie d'ouvrir le capot de cet accord de noncensure que vous défendez ouvrant parce que au fond il y a beaucoup d'ambiguïté et cert et tout le monde n'a pas la même définition de cet accord de noncensure d'abord sur le qui qui à Matignon dans un éventuel accord de noncensure est-ce que dans votre vision des choses celle du Parti socialiste c'est forcément un membre du nouveau front populaire nous avons dit que nous souhtions que ce soit un homme de gauche qui porte les priorités du fond populaire Bernard cas ça veut dire que par exemple si vous aviez un c'est un syndicaliste ou quelqu'un qui vient de la société civile qui quelqu'un qui a assumé des responsabilités d'État sans avoir jamais par exemple fait de la politique donc ça veut dire que vous dites de nouveau ce soir Bernard casen c'est niette mais je viens de vous dire que j'étais moi je suis pas celui qui pose des véau je suis celui qui pose des conditions les conditions c'est de défendre les priorités qui on é cell du Front populaire Bernard casenu peut-être cette personne qui porterait ses priorités je ne sais pas je ne sais pas parce que tout simplement je ne sais pas ce que défend Bernard casenu aujourd'hui et donc si Bernard kenov dit je viens défendre les priorités du Front populaire bah il fait partie de cette cette épure là simplement la condition simple c'est que il faut des gens qui viennent les gens viennent au nom de quoi si c'est la gauche qui est appelée elle vient parce que c'est bien la gauche qui l'a emporté et cette gauche c'était celle du Front populaire donc ce serait quand même paradoxal d'avoir des gens qui disent je viens parord que je parce que je le vois bien mais en même temps je m'affranchis complètement de ce qui a été adopté encore deux questions précises de mode d'emploi vous dites Bernard casn il faudrait pour ceuxla qui défendent le programme du nouveau front populaire est-ce qu'il pourrait y avoir des macronistes dans ce gouvernement parce que s'il y a un accord de non censure est-ce que cela pourrait être représenté au gouvernement mais moi je souhaite que on soit le plus clair possible on a une situation compliquée il faut des réponses claires et simple donc c'est non et donc je pense que on verra bien comment la discussion s'engage mais la discussion ou par vous nous dites qu' il faut que ce soit hyper simple mais en même temps vous relouvoyez un peu quand même mais je relou voie pas du tout mais pourquoi voulez-vous que je louvoie bah parce que je suis très simple au contraire je dis que je n'aime pas la confusion je pense que je pense qu'à un moment le en même temps ça conduit à l'extrême droite par donc vous tendez la main au macroniste mais en même temps vous voulez pas qu'il vienne non plus complètement là où je tends la main au macroniste c'est leur dire que nous sommes prêt à passer des compromis au Parlement qui est le lieu de la délibération c'est quand même simple il y a un lieu qui a été abandonné qui est devenu un thâtre d'ombre c'est vrai mais qui doit redevenir le lieu où se nous les grands compromis quand on parle par exemple de la loi sur la laïcité elle a pas été adopté en 5 minute il y a eu 3 ans de débat jeores brillant et cetera tous ces gens qui dans l'hémicycle ont fait ben voilà ont accepté de discuter et à un moment on a fini sur un sujet qui était très compliqué à l'époque quand même imaginez que on est là au début du siècle précédent et que on a devant soi une enfin une société qui n'est pas du tout desécularis ils le font parce que le Parlement éit lieu de la délgraation je que ça redevienne tout dernier mot sur ce mode d'emploi est-ce que la question de l'abrogation de la réforme des retraites est une ligne rouge absolue parce que là encore si vous voulez un accord de noncensure avec le socle commun eux font de la question de la réforme des retraite un enjeu absolument identitaire est-ce que là-dessus vous pourriez dire non on met ça de côté et on négocie sur des objets sur des objets politiques plus consensuels je souhaite qu'on l'aborde différemment je souhaite que on puisse dire par exemple que on commence par la Conférence de financement et on trouve d'abord parce que moi je suis ah donc on abroche plus parce que vous avez voté la ni moi j'ai pr engagements devant les électeurs donc je vous dis ce que je pense je dis simplement que comme on est responsable et que c'est vrai que il y a un sujet de financement on peut pas dire j'abroge et je fais rien à la place on est d'accord donc il faut bien que il y ait une conférence de financement qui réunissent les partenars sociaux et qui fassent en sorte que nous puissions ensemble débattre de la façon dont on finance les retraites et une FO vous à garder l'âge à 64 ans moyen an voilà ça c'est cl et une fois que la conférence de financement une fois que la conférence de financement aura achevé ses travaux et bien oui à ce moment-là nous pourrons abroger cette réforme des retraites et je souhaite que nous puissions aller le plus vite possible il y a pas qu'une seule sol l'âge pivot de 64 ans c'est ce qui est le plus injuste sur cette réforme pourquoi parce que vous avez des gens qui devraient pouvoir partir plus tôt qui vont continuer à cotiser pour les autres moi je suis pas concerné par la réforme Macron borne parce que la réalité c'est que je commence à travailler plus tard parce que j'ai fait des études longues et donc finalement cette réforme ne me touche pas et il y a des gens qui eux ont commencé à travailler tôt qui vont travailler plus longtemps pour me payer ma retraite à moi est-ce que vous trouvez ça juste moi pas et donc je préfère qu'on puisse revenir à une réforme juste et qu'on puisse la financer aussi est-ce que ça passe par les cotisations est-ce que ça passe par financement par le capital peu importe il faut que nous puissions d'abord trouver ses financements et ensuite nous abrogerons c'est entendu Olivier fort reste avec encore une seconde on va aller à Matignon retrouver loï Besson loï parce qu'il y a un acte désormais que le gouvernement est renversé a été renversé par l'Assemblée nationale il y a un acte formel à faire Michel Barnier doit présenter officiellement sa démission à Emmanuel Macron est-ce que c'est pour ce soir tout nos sources nous indiquent que cela doit se faire très rapidement en revanche impossible de vous dire à 7h si ça aura lieu ce soir ou à partir de demain matin mais les choses vont très vite d'ailleurs matigon n'avait pas attendu pour organiser un pot de départ ce soir dès que Michel Barnier est sorti de l'hémicycle une fois les résultats connus il est revenu ici à Matignon suivi de l'ensemble des membres de son gouvernement désormais renversé je suis désolé de vous avoir entraîné dans cette aventure leur a-t-il lancé avant d'étrier les extrêmes qui je cite sous-estim la situation du pays c'est une assemblée impossible à encore lancer Michel Barnier donc parmi les convives dans le salon bleu au rez-de-chaussée de Matignon côté jardin juste sous son bureau il y a un certain Sébastien Lecornu qui est arrivé ici en dernier qui fait partie des favoris pour potentiellement lui succéder à Matignon merci à vous le bon avec Nicola planque une toute dernière question Olivier fort juste à côté de vous juste derrière vous Aurore berger est là pour le camp macroniste elle va vous succéder sur cette sur cette chaise est-ce que vous avez simplement un message simple clair précis à passer à Aurore berger qui vous écoute bah un message simple et clair c'est que c'est pas le mien c'est celui des Françaises et des Français le 7 juillet et donc à un moment il faut accepter saette propre défaite ça nous est déjà arrivé et on l'a accepté et on est rentré dans l'opposition moi ce que je souhaite aujourd'hui c'est que nous puissions gouverner qu'il y ait une rupture par rapport à ce qui s'est fait depuis 7 ans c'est ce que les Français ont demandé mais nous chercherons des compromis texte par texte puisque nous nous engageons à ne pas utiliser le 493 et donc nous n'avons pas d'autre choix que de trouver à chaque fois des accords avec le reste du Parlement faute de quoi nous ne pourien nous ne pourrions rien faire adopter bon merci merci beaucoup Olivier for merci d'avoir été le premier invité de cette soirée