Budget : avec « amertume » et « regret », Sébastien Lecornu annonce le recours au 49.3
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Sébastien LecornuFait
« nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement »
- 3:00Sébastien LecornuFait
« on peut l'amender, on peut ne pas être d'accord. À la fin, on peut voter contre. On n'est pas obligé de saboter la copie »
- 4:30Sébastien LecornuPromesse
« nous tiendrons les 5 % et les tableaux évidemment vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine »
- 5:30Sébastien LecornuFait
« nous avons visé la stabilité fiscale. Ce qui ne veut pas dire que nous n'assumons pas les outils de lutte contre la fraude fiscale »
- 7:00Sébastien LecornuPromesse
« les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025 »
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et prêt pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions. Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finance. Alors, je le fais avec un un regret déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole.
Mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m'entête. Et pour s'ent finirait par dire que je suis têtu et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé et être source de désordre parce qu'au fond c'est ma ligne quand même depuis le mois de septembre. Discuter avec tout le monde, trouver des lignes de compromis, travailler le plus sérieusement possible, tenir le gouvernement le plus loin possible de l'échéance présidentielle et au fond refuser le désordre là ou d'autres en fond commerce.
Et donc, j'ai bien compris ces derniers jours et compris en en vous lisant, en écoutant les radios et télévision que en mentant trop longtemps, je serai moi-même source de désordre. Néanmoins, il faut que l'engagement de la responsabilité du gouvernement parce que précisément certains groupes politiques n'ont pas voulu engager la leure alors qu'ils étaient candidats aux élections législatives pour donner un budget au pays. Qu'on le veuille ou non, on peut l'amender, on peut ne pas être d'accord.
À la fin, on peut voter contre. On n'est pas obligé de saboter la copie, la rendre incohérente et avec les différentes opérations auxquelles on a pu vraiment constater avec la ministre que désormais il y avait plus beaucoup de règles en tout cas dans la manière de se comporter. C'est une question d'éthique morale.
C'est ainsi. C'est pas parce qu'on engage la responsabilité du gouvernement qu'on abandonne l'idée du compromis du travail sur le fond. Et c'est pour cela que la semaine dernière, vendredi, j'ai commencé à dessiner à quoi pouvait ressembler cette copie finale avec au fond aussi quelques conclusions que nous tirons du projet de loi de financement pour la sécurité sociale qui est un projet de loi de financement, vous le savez, qui permet un certain nombre de protections, mais enfin on voit bien que pour les actifs, pour la jeunesse, pour des secteurs qui potentiellement sont en crise, je pense particulièrement au logement pour le rapport à celles et ceux qui travaillent tout tout simplement ou qui vont travailler les étudiants, celles et ceux qui sont en apprentissage.
Il fallait qu'on fasse considérablement évoluer la copie. Et je remercie vraiment les ministres parce que c ces nombreuses semaines n'ont pas servi à rien parce qu'elles nous ont permis de moissonner un certain nombre d'initiatives, d'idées, de repousser aussi en fonction de nos propres lignes rouges ce que nous ne souhaitions pas. Je rappelle quand même qu'on a démarré ces discussions budgétaires avec des atteintes qui auraient pu être très dures sur l'appareil productif et sur l'outil de production.
Je reviens pas sur les éléments de fiscalité. Bon, enfin là aussi, il y a pas de mauvaise surprise. Le gouvernement a toujours dit les thèmes sur lequels nous étions ouverts à la discussion et les thèmes sur lequels au fond n'étions pas fermés mais enfin en tout cas nos convictions n'évolueraient pas et que par définition ces chapitres n'étaient pas n'étaient pas ouverts.
Ce qui m'amène donc aussi peut-être à dire un mot mais nous pourrons répondre avec les ministres à vos questions du fond de cette copie parce qu'en lisant la presse ce matin, j'ai peur de ne pas forcément avoir été bien compris. Donc je vais me permettre d'être encore plus clair. Nous tiendrons les 5 % et les tableaux évidemment vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine comme le prévoit la procédure parlementaire et nous serons à 5 % sincèrement.
La deuxième des choses, c'est que nous avons visé la stabilité fiscale. Ce qui ne veut pas dire que nous n'assumons pas les outils de lutte contre la fraude fiscale et les outils de lutte contre la suroptimisation fiscale qui peut-être contre. Parfois, il y a des gens qui sont contre mais publiquement en général ils ne l'assument pas.
Nous nous l'assumons. Il est évident que les règles doivent être les mêmes pour toutes et tous les contribuables, sans quoi le consentement à l'impôt par définition euh est s'abîme ou en tout cas ses frites. En tout cas, ça m'amène à vous dire que les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025.
Yeah.
Sébastien Lecornu