Les dérives autoritaires en Europe | conférence AMFIS 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 43 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Séverine BéziersFait
« on a eu tout d'abord une série d'actions qui se sont auto-organisés ce qu'on a appelé les casseroles la réponse du pouvoir macronien qu'est-ce que ça a été et bien ça a été la brutalité des interdictions de manifestations qui pour la plupart ont été retoqués par la justice administrative »
- 5:00Séverine BéziersFait
« le 27 juin on a Naël qui est tué par un policier dans l'ordre d'un contrôle routier »
- 10:00SophieFait
« les traités sont construits sur trois dogmes la concurrence libre et non fossés la libre circulation des capitaux et le libre-échange »
- 12:00Mathias TavelChiffre
« une des localisations sur deux a lieu à l'intérieur de l'Union européenne »
- 14:00Mathias TavelFait
« la réforme des retraites c'est ça le 49-3 sur les retraites il a commencé en Grèce »
- 16:00Mathias TavelFait
« la victoire de Syriza écrasé et que dit à ce moment-là qui était le ministre grec de l'économie il dit les Français vous êtes les prochains sur la liste »
- 22:00Mathias TavelFait
« le capitalisme crée des crises dans un premier temps il s'en nourrit »
- 0:15Chiffre
« 5 millions de travailleurs européens qui demain potentiellement auront accès aux congés payés à la sécu à la retraite »
- 0:30Fait
« on peut pas faire une campagne des européennes en disant votez pour nous contre l'extrême droite mais bien en partant de notre programme »
- 3:30Fait
« la loi sur la restauration de la nature c'est de dire peut-être ce serait peut-être pas mal de mettre quelques bocages de temps en temps »
- 5:00Chiffre
« 77% des Français veulent le SMIC à 1600 euros »
- 5:10Chiffre
« 56% des Français veulent la Sixième République »
- 5:30Chiffre
« 88% des Français veulent indexer les salaires sur l'inflation »
- 5:40Chiffre
« 65% des Français veulent revenir à un droit de départ à la retraite à 60 ans »
- 7:00Fait
« l'Allemagne est sorti pour les barrages hydroélectriques de la privatisation »
- 11:00Fait
« la France macroniste est le seul pays européen qui n'a pas atteint les objectifs de développement des énergies renouvelables »
- 11:40Promesse
« on échange la retraite ce sera 60 ans et pas 64 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et à toutes merci d'être là d'avoir bravé la pluie hier et aujourd'hui donc je suis Séverine Béziers c'est je suis directrice de publication du journal de l'insoumission et nous avons Mathias Tavel qui est député de Loire-Atlantique et qui est également en Corée d'acteur en chef du journal de l'insoumission et nous avons Sofia auxer qui est collaboratrice du groupe parlementaire au Parlement européen pour commencer je vais je vais excuser Yunus Omar J qui était prévu pour cette conférence et qui malheureusement est retenu à Bruxelles pour pour un imprévu voilà donc il est bien désolé et il nous a demandé de vous transmettre ces excuses alors on est là aujourd'hui pour parler des dérives autoritaires en Europe et notamment comment les néolibéraux menacent les droits sociaux et les libertés publiques alors cette conférence elle est co-organisée par le journal de l'insoumission et par la délégation européenne au Parlement européen donc le journal de l'insoumission c'est un journal mensuel chaque mois la délégation au Parlement européen a une page dans le dans laquelle elle revient sur sur les combats qu'elle mène et le numéro de juillet que vous pourrez avoir ici et que l'on vous distribuera gratuitement il y a 6 pages c'est 6 pages du bilan de mandat de l'année de nos députés au Parlement européen et vous avez également un autre petit fascicule de leur bilan de mandat voilà donc cette conférence est là comme point de départ le constat d'une dérive autoritaire et il libérale en France mais également dans toute l'Europe et notamment en France on l'a vu s'accentuer à l'occasion de la réforme des retraites et du plus grand mouvement social que l'on a connu depuis plusieurs décennies et on peut constater également depuis un peu plus d'un an un processus de jongle enfin en tout cas en France depuis un peu plus d'un an une jonction entre la droite et l'extrême droite en incluant dans la droite la macronie mais c'est un mouvement finalement qui qui est en cours en Europe depuis plusieurs années et on va y revenir alors me concernant je vais prendre pour pour point de départ les 100 jours d'apaisement que nous avait annoncé Emmanuel Macron depuis le mois d'avril pour pour illustrer illustrer mon propos et puis je ferai un panorama rapide des situations politiques en Europe et puis Mathias lui viendra de manière plus détaillée sur la situation en France par le rat aussi un petit peu plus Europe et puis Sophie abordera véritablement les questions les questions européennes donc je vais pas vous l'apprendre après avoir utilisé toute toutes les dispositions que lui offrait la Constitution de la Cinquième République Emmanuel Macron est passé en force contre le peuple contre l'union syndicale pour pour imposer cette réforme et il nous a annoncé en avril dernier 100 jours d'apaisement alors prenons quelques exemples que s'est-il passé pendant ces 100 jours d'apaisement alors on a eu tout d'abord une série d'actions qui se sont auto-organisés ce qu'on a appelé les casseroles la réponse du pouvoir macronien qu'est-ce que ça a été et bien ça a été la brutalité des interdictions de manifestations qui pour la plupart ont été retoqués par la justice administrative ça a été le fichage de personnes en garde à vue ensuite vous avez eu les manifestations du 1er mai avec là encore des répressions des arrestations arbitraires des intimidations et surtout ce qui est ce qui est important de souligner c'est la jeunesse qui était particulièrement visée lors de ces manifestations du 1er mai avec des arrestations massives de nos gènes de nos jeunes ont été véritablement brutalisés pendant pendant ces manifestations plus particulièrement le 1er mai moi je viens de Besançon où on a eu beaucoup beaucoup d'arrestations de jeunes et on a eu une conférence de presse qui a été organisée ensuite pour dénoncer ce qui s'était passé et j'ai été particulièrement touchée par par le témoignage de certains jeunes qui nous disaient c'est notre première expérience de citoyenneté et dans cette première expérience de citoyenneté et bien ce qu'on nous a montré c'est la matraque et le gazage et comment on peut avoir des jeunes qui maintenant vont avoir confiance en une police qui dans le cadre de leur première mobilisation se retrouvent sous retrouves sous le feu des matraques et des gaz et ça j'ai trouvé ça particulièrement triste et ce témoignage m'avait véritablement ému ensuite on a les célébrations du 8 mai ou je sais pas si vous vous souvenez des images mais on a un homme seul sur les Champs-Élysées avec un peuple qui est mis qui est mis à distance et qui est interdit de grande avenue le 17 mai on a un délai délégué syndical de Vertbaudet qui est embarqué devant chez lui par des policiers en civil il sera gazé frappé humilié il se fera cracher dessus et ensuite sera jeté de son véhicule le 26 mai on a l'assemblée générale de Total avec des militants écologistes qui sont mobilisés ils seront pacifistes et comme toujours et assis sur un pont et la réponse du pouvoir macronien sera encore une fois de les gazer à bout portant et on a tous en tête l'image de Manon Aubry qui était là mobilisé et qui va se faire copieusement insulter par par des actionnaires de Total et qui étaient présents sur place le 28 mai on a juste une Triet qui est réalisatrice et lauréate de la palme d'orakane qui va être attaquée de toutes parts par la macronie sur les réseaux sociaux à la suite de son discours où elle dénonçait la violence sociale et institutionnelle du gouvernement à l'occasion de cette réforme des retraites et cette épisode où on voit un opposant enfin une personne qui donne son avis même si c'est pas une militant qui et qui se voit attaquer de toutes parts en cœur sur les plateaux télé et sur les réseaux sociaux cet épisode n'est pas isolé puisque à chaque fois qu'on n'est pas d'accord avec la macronie on se voit remis en cause le corps l'a été puisque il a été accusé d'avoir indiqué que potentiellement la réforme des retraites n'étaient pas nécessaire la LDH lorsqu'elle s'est prononcée le Défenseur des droits etc le 8 juin on a la proposition de loi du groupe yacht qui visait à abroger le départ à la retraite à 64 ans qui finalement ne sera pas qui ne fera pas le finalement l'objet d'un vote mais certainement que Mathias il reviendra et je voudrais juste vous rappeler une phrase enfin une citation de Charlotte poubelle qui était qui est secrétaire d'État et qui avait dit nous ferons tout pour que ce débat n'est pas lieu et bien ce fut saute chose faite et encore une fois la macronie usant usant de tous les tous les dispositifs de cette cinquième République à bout de souffle empêchera empêchera le débat et privera même nos parlementaires et l'ensemble des parlementaires d'un des droits les plus fondamentales pour ce qui est des parlementaires qui est le droit d'amendement le 21 juin le gouvernement annonce la dissolution des soulèvements de la terre utilisant des moyens là encore arbitraire qui sont permis par la loi séparatiste une loi que les députés de la France insoumise ont combattu et avait annoncé que potentiellement cette loi permettrait enfin disposer des outils qui pourraient être ensuite détournées pour être utilisé contre des militants on en a eu encore un exemple le gouvernement néanmoins s'est fait retoquer par le Conseil d'État il y a quelques semaines vous avez du suivre ces événements on attendra le jugement au fond mais en tout cas c'est un véritable un véritable camoufler merci pour pour la macronie et puis le 27 juin on a Naël qui est tué par un policier dans l'ordre d'un contrôle routier et à la suite de ces événements on a une émotion une colère qui n'est en France une émotion légitime et des révoltes urbaines qui se mettent des soulèvements populaires qui se mettent en place et là encore une fois la macronie plutôt que de parler des causes et bien il fallait appeler au calme en cadence et appelé au retour à la normalité sauf que la normalité dans ces quartiers populaires c'est le racisme c'est les discriminations c'est les services publics qui ne sont plus et cette normalité elle est insupportable elle est encore nous avons été les seuls à proposer un plan de sortie de crise et on a été particulièrement attaqué de toutes parts parce que justement nous avons mis le gouvernement face à ces manquements et ses responsabilités alors cette évolution elle est pas spécifique à notre pays comme je vous l'ai dit tout à l'heure cette jonction est et l'apparition de ce qu'on appelle en France il s'appelle ça l'arc républicain elle a vu la tête de l'arc républicain entre la macronie d'extrême droite on préfère ne pas y appartenir on appellera ça nous plutôt un arc réactionnaire qui est en train de se mettre en place à Lyon la droite à l'extrême droite dans toute la France enfin dans toute la France enfin en France et dans toute l'Europe plus exactement et ils ont un agenda politique cet agenda politique c'est d'attaquer nos droits sociaux et nos libertés publiques je veux juste faire un panorama rapide de ces situations en Europe et je laisserai Sophie détailler un petit peu plus en Europe les pays où on a un gouvernement qui est dirigé par l'extrême droite c'est la Pologne notamment avec le parti Droit et Justice et ça va s'accentuer notamment puisqu'il y aura des élections décisives cet automne avec un nouveau parti d'extrême droite qui est en train de monter qui est Confédération l'Italie avec bien évidemment mélodie Hongrie avec Orban et Orban c'est depuis 2010 avec un certain nombre de mesures anti LGBT à chaque fois anti-SDF mais antisocial puisque l'extrême droite se présente toujours comme comme le défenseur des travailleurs mais en réalité quand ils sont au pouvoir ils prennent des mesures contre les travailleurs je vous donne juste un petit exemple d'ailleurs pour la petite anecdote organe urban est un adorateur de Thatcher et il comment dire il porte il porte la même la même idéologie et il parle par exemple des allocateurs des allocataires au chômage comme des parasites à l'aide sociale et la Hongrie et le pays d'Europe et le pays d'Europe où la perception du chômage et la plus faible puisque c'est trois mois mais bon je laisserai Sophie ou détailler un petit peu plus ça à côté de ça on a des gouvernements de droite avec l'extrême droite qui est membre du gouvernement c'est la Lettonie et c'est la Finlande et ce qui est intéressant de mettre en évidence ici c'est qu'ils ont des ministères importants ils ont des ministères de l'économie des finances c'est-à-dire des ministères où se déterminent les politiques économiques ministère de l'Intérieur également de la défense de la justice donc là on touche véritablement les lieux où vous se décider les politiques économiques mais aussi les politiques en termes de liberté publique donc c'est pas anodin qu'on leur donne ces ministères on a également des gouvernements de droite qui sont soutenus par l'extrême droite c'est-à-dire où l'extrême droite ne participe pas au gouvernement mais où soutient le gouvernement c'est par exemple la Suède avec notamment le parti des démocrates de Suède qui a été fondée par des nationalistes et des néo-nazies donc ils ne participent pas au gouvernement mais forcément ils influent la ligne politique le Danemark alors le Danemark ce qui est intéressant c'est que là on voit vraiment la jonction et surtout l'extrême droite qui gagne la bataille culturelle puisque vous avez un premier ministre de centre gauche qui a fait des choix de politique migratoire qui sont très restrictives et je sais pas si vous vous souvenez mais Olivier Véran est allé au Danemark et il a vanté le modèle danois et il disait je rencontre les responsables de la classe politique danoise pour comprendre comment le centre gauche a opéré une mutation idéologique qui lui a permis de mettre au tapis l'extrême droite au Danemark en réalité ils ont mis au tapis l'extrême droite en reprenant leur politique donc c'est comme ça qui voilà donc essaie de ça dont se vante Olivier Véran le Pays-Bas avec le Premier ministre qui n'exclut pas de travailler avec l'extrême droite la Grèce où on a constaté une nouvelle poussée de l'extrême droite au dernier élections l'Espagne je vais pas en dire beaucoup plus parce que je sais vous il y a eu il y a eu cette discussion cet échange très intéressant entre Jean-Luc Mélenchon et là Yolande dadias qui a montré comment l'Union des gauches entre le Parti socialiste espagnol et sous-marc a permis de faire reculer l'extrême droite et de déjouer le scénario qui était annoncé par la droite et par les médias comme quoi c'était déjà fait ils allaient gagner par contre ce qui est intéressant à voir c'est que Vox se place néanmoins un arbitre pour ce qui est de comment dire de d'attribuer le poste de président du Parlement ou le poste de Premier ministre mais là aussi je pense que Sophie sophie va vous en parler en Allemagne le parti d'extrême droite AFD qui a réussi à faire élire un premier maire en juillet et qui a une influence en grandissante dans l'est du pays et là on constate que le président du Parti conservateur Alban allemand la Cedeo et bien là aussi finalement le cordon sanitaire est en train de sauter puisque ils annoncent inexclut pas de coopérer avec l'extrême droite et je terminerai là-dessus le cas de l'Italie est un cas qui est une illustration qui doit nous alerter puisque ça fait des années que la droite sa coquine avec l'extrême droite avec pour conséquence que l'extrême droite a pris le pouvoir et ça entraîné une gauche également qui est totalement effondrée et l'Italie nous envie d'avoir encore une gauche qui tient debout et nous en France on est encore cet îlot de résistance parce qu'on a une gauche qui n'a pas oublié d'être de gauche et ce qu'il faut retenir c'est que quand la gauche abandonne cette vidéo et bien elle se fait déborder par la droite et l'extrême droite et ça c'est vraiment une leçon une leçon que l'on que l'on doit que l'on doit bien avoir en tête et nous nous sommes la France insoumise et avec la nuitée c'est pour ça qu'on défend un accord et une liste commune aux élections européennes nous sommes le phare le phare dans les ténèbres de l'Europe et c'est important de de continuer à se battre et à rester sur notre ligne et quand on parle d'union quand on parle d'union et qu'on va une élection l'objectif c'est pas simplement de lutter contre l'extrême droite il faut y aller avec un programme parce qu'il faut qu'on s'aime l'espoir merci [Applaudissements] on continue donc sur ces questions européennes comme Séverine l'a dit et comme vous l'aurez tous remarqué je ne suis pas Yunus au marché je vous prie encore une fois de bien vouloir l'excuser cela dit ils ont pensé à la délégation France insoumise que je pouvais néanmoins intervenir pour vous donner des éléments sur ces questions européennes je travaille à la délégation de la France insoumise et au groupe de la Gauche au Parlement européen à Bruxelles depuis à peu près 10 ans sur tout un tas de sujets qui sont pas forcément ceux qui nous occupent aujourd'hui mais comme je suis là depuis quelques temps j'ai pu observer depuis mon poste d'observation à Bruxelles tout de même cette poussée de l'extrême droite et comment ça se matérialise aussi dans les dossiers législatifs européens que nous avons depuis quelques années donc moi l'idée de mon propos aujourd'hui c'est de vous montrer comment le néolab néolibéralisme a finalement poussé les extrêmes droites en Europe puis dans un second dans ce que Jean-Luc Mélenchon a appelé hier l'urbanisation de la vie politique à l'échelle européenne organisation qui vient donc de Victor Orban qui est le premier ministre hongrois et qui je pense que ce concept d'organisation est particulièrement intéressant puisque vous avez Victor Hormann qui arrive au gouvernement Hongrie pour la première fois en 98 comme le grand sauveur face à l'Union soviétique qui s'était écroulé avec ses idéologies vraiment décrié en Hongrie à l'époque et lui se présente en très grand libéral très pro européen et petit à petit il va switcher y compris en termes de politique publique il va passer à une politique véritablement d'extrême droite à mesure que le yogi le parti d'extrême droite hongrois comment ceci s'est percé donc voilà vous avez vraiment un peu le plan de mon de mon de mon de ma présentation ici avec le fait de repartir avec des billes pour les convaincre les camarades de la nécessité d'une union de la gauche aux européennes sinon en termes de conséquences pour après juin 2024 et les élections européennes elles peuvent être absolument catastrophiques à l'échelle de l'Union européenne je vais commencer par une petite publicité pour un livre qui est tout à fait dans le thème de notre conférence aujourd'hui le livre de Bruno ammable Amable qui s'appelle néolibéralisme qui justement démontre un peu comment le néolibéralisme ne règle pas les grandes crises et les grands défis du monde contemporain mais au contraire accélère la globalisation et la destruction des liens sociaux des syndicats l'augmentation du chômage et pousse finalement les peuples dans les bras de l'extrême droite donc ça c'est un peu sa théorie à lui à l'échelle européenne ça s'applique très très bien puisque vous avez vraiment cette cette doctrine du libre-échange qui comme vous le savez tous est inscrite même dans les traités européens en gros on pourrait dire que les traités sont construits sur trois dogmes la concurrence libre et non fossés la libre circulation des capitaux et le libre-échange un peu comme un comme une sainte Trinité le père le fils le Saint-Esprit d'ailleurs les pères fondateurs de l'Union européenne s'appelle père fondateur je crois qu'il y a une métaphore à filer là assez intéressante et tout ça évidemment a des conséquences très concrètes qui sont chômage dumping déménagement permanent du monde avec les accords de libre-échange de l'Union européenne et tout ça a participé de la montée des des extrêmes droites dans un contexte où il y a encore très peu de temps une majorité des Tam membres étaient de droite dans l'Union européenne et aujourd'hui ce rapport de force est complètement en train de de s'inverser à une tendance qui va vers l'extrême droite peut-être premier point parfois on entend parler de gouvernement il libéraux pour le cas de la Pologne et la Hongrie parce qu'on a tendance à pas trop savoir les classer puisqu'ils sont conservateurs droite extrême personnellement j'aime pas beaucoup le terme de e-libéral parce que en France ça sonne un peu un peu différemment évidemment la racine du mot vient de libéral au sens liberté publique et que donc c'est gouvernement menacent les libertés publiques mais pour autant ils ont bien un agenda politique qui est néolibéral en termes économique tandis que dans le cas de l'Italie la Suède la Finlande les autres pays dont Séverine a parlé là on est vraiment sur des gouvernements qui sont classés sur l'échelle politique à l'extrême droite et ça ça se retrouve à l'échelle de l'Union européenne où vous avez les Polonais du du pis et les Hongrois de Orban qui sont dans un groupe qui s'appelle les conservateurs tandis que les autres sont dans soit non non attaché soit carrément extrême droite petite différence voilà linguistique ensuite vous avez donc la Hongrie je pense que on en a déjà pas on a déjà pas mal parlé Jean-Luc Mélenchon on a déjà pas mal parlé le facteur commun et le début de le début de l'attaque de Victor Hormann qui est un peu un des premiers du lot c'est la taxe systématique sur les droits des migrants et sur les réfugiés avec déjà j'y reviendrai mais un début d'externalisation des frontières à la Serbie qui a été condamné plusieurs fois par la Cour de justice de l'Union européenne et pour autant qu'elle continue ce qui est dans les exemples les plus récents peut-être à retenir dans le cas de l'Italie c'est que les premières mesures qui ont été prises par le gouvernement outre des attaques sur les droits des réfugiés ce sont des attaques au corps social donc vous avez la fin du RSA par exemple vous avez une annonce pendant la campagne de taxation des super profits 24 heures après il en était plus du tout question donc on fait un peu appel de phare au classe populaire avec éventuellement une taxation des sépare profit puis une fois qu'on est au gouvernement évidemment en fait rien je pense que dans les exemples en France avec le Front national Mathias aura pas mal de de d'exemples évidemment en Italie c'est aussi des attaques sur les familles aux mots parentales donc tout ce qui est droit LGBTI sur l'IVG Meloni la première ministre n'est pas revenue dessus mais elle a quand même bien précisé pour rassurer ces sympathisants d'extrême droite qu'elle ne reviendrait pas sur la loi de 78 qui est bien plus restrictive que que en France par exemple ce sont aussi des journalistes engagés qui sont dégagés des télévisions publiques comme un journaliste qui a été l'auteur d'un livre sur la Gomorra qui a été le premier la première victime du nouveau gouvernement de mélodie en Suède je passe aussi je pense que on peut revenir sur les exemples précis mais la Suède ce qui est intéressant c'est qu'ils ont eu cette six derniers mois la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne donc c'est un rôle qui est assez important comme chef d'orchestre si vous voulez de l'Union européenne qui permet de mettre sur le dessus de la pile certains dossiers législatifs ou d'en mettre d'autres à la poubelle donc on peut par exemple quand on est un gouvernement d'extrême droite mettre de côté des questions sociales en cours des discussions type de dossier uber géré par les la shabby qui est qui prend systématiquement du retard en ce moment à l'inverse ce que la Suède a poussé c'est pour la finalisation de ce qu'on a appelé le paquet droit asile migration donc un ensemble de textes de loi européenne sur les questions migratoires ou eux ont poussé pour intégrer dedans un concept d'extrême droite qui est l'externalisation de la gestion de l'asile donc le fait de mettre si vous voulez au lieu qu'un demandeur d'asile puisse déposer sa demande en arrivant à Paris par exemple et bien il devra le faire depuis la Libye c'est un concept vraiment connu d'extrême droite qui revient fondamentalement sur un certain nombre de conventions internet qui a été sanctionné plusieurs fois par la Cour de justice de l'Union européenne et pourtant vous voyez qu'avec une présidente d'extrême droite à l'échelle de l'Union européenne ils ont pu introduire dans le droit européen déjà des éléments extrêmement répressif pour les réfugiés cette pourquoi je parle des présidents de l'Union européenne parce que ça va être malheureusement très important dans les mois et les années qui viennent à la suite des élections européennes les prochaines présidents seront hongroises puis polonaises donc on va se taper un an de présidence d'extrême droite et ce quel que soit le résultat des européennes de 2024 donc la seule le seul moyen d'opposer à cette extrême droite des réponses de gauche c'est via les parlementaires les députés européens c'est en envoyant une majorité nuque à Bruxelles pour contrer le Conseil c'est-à-dire les chefs d'État qui seront sous chef d'orchestre hongrois et polonais cette droiteisation est extrême droitisation à l'échelle de l'Europe elle se joue aussi dans les institutions européennes elles-mêmes vous avez déjà le président du groupe des Républicains si vous voulez le Parti populaire européen à l'échelle européenne qui est en train de discuter avec Mélodie la première ministre italienne pour préparer après ces européennes un groupe potentiellement commun un groupe parlementaire commun ou en tout cas un accord de un accord de partenariat entre son groupe DLR européen si vous voulez et son groupe à elle de l'extrême droite européenne donc c'est à dire que si vous prenez ça à l'échelle de l'Assemblée nationale c'est vous avez les républicains à l'URL qui passerait un contrat écrit de gouvernement et de comment voter ensemble dans l'hémicycle de Bruxelles dans ce contexte là les libéraux auront à trancher c'est à dire ce sera soit les macronistes votent des textes avec nous la gauche soit il voteront des textes avec la droite là-dessus aussi les signaux à envoyer sont pas très encourageants à Bruxelles je sais que parfois ça passe très peu dans dans les lignes de journaux et pourtant c'est très important de voir que ce que on raconte à l'Assemblée nationale sur les macronistes votent avec les républicains et le Front national c'est la même chose à Bruxelles sur des textes qui sont tout autant voir plus important parce qu'après ils peuvent être d'application directe dans les États membres donc vous avez là aussi sur les derniers exemples la loi sur la restauration de la nature donc pour essayer de compenser les dommages du changement climatique d'une agriculture intensive etc un projet de loi qui a été proposé par la Commission européenne qui était pas fantastique qui était pas assez ambitieux selon nous mais qui avait mérite d'exister comme une base de une base de discussion c'était un brouillon si vous voulez et les macronistes le groupe de macronistes un tiers d'entre eux à voter contre ce texte avec l'extrême droite et la droite donc le champion de la terre Macron son groupe à Bruxelles votent régulièrement contre des projets de loi pro climat et protection biodiversité un autre exemple de ces alliances entre les macronistes Européens la droite et l'extrême droite c'est par exemple c'est un peu technique la législation sur la taxonomie donc il s'agissait de guider les investissements vers donc de envoyer de donner des critères de qu'est-ce qu'un investissement vert pour attirer les investissements privés donc par exemple considérer qu'une nouvelle pipeline de total c'est pas devrait pas être la priorité d'investissement d'une banque pour vous donner un exemple là-dessus les macronistes voulaient absolument considérer le nucléaire comme un investissement durable et environnemental et donc Macron est allé serrer la main et négocier avec Victor Hormann le fait que lui voulait absolument le que le gaz soit dedans et donc vous avez une taxonomie verte le mot vert devrait quand même paraître contradictoire avec l'idée du nucléaire et du gaz à force sur du gaz et pourtant et ben c'est bien dans ce texte final parce que Macron l'a fait avec Victor Hormann il a de fait un donnant-donnant tu me donnes le nucléaire je te donne le gaz je vais passer un peu vite peut-être sur les mécanismes de contrôle des tas de droit on pourra y revenir dans vos échanges en bref il marche mal si vous voulez vous avez pour l'instant ça fait moi ça fait 10 ans que je suis au Parlement européen ça fait 10 ans que la Commission discute et hausse le ton et les sourcils et tout ce que vous voulez avec avec la Pologne et la Hongrie et ça fait 10 ans que il y a toujours rien alors certes maintenant ils ont mis en place un dispositif législatif et certes la Hongrie et à une astreinte journalière de 1 million d'euros par jour à payer pour non respect de l'État de droit mais pour l'instant elle ne l'a toujours pas payé du coup ce qu'ils ont fait c'est essayer de geler une partie des subventions européennes à ce pays-là mais vous voyez bien qu'on est toujours obligé de trouver des rafistolets un droit européen qui est finalement manquant sur les questions de l'État de droit sur les questions des libertés la protection des libertés publiques et de l'indépendance du juridique et que les États d'extrême droite trouve toujours le moyen de contourner ces de contenir ces recommandations et je vous laisse avec un dernier élément post 2024 une fois qu'on va voter en juin prochain aux européennes une fois que vous allez élire les députés européens va s'engager une phase de négociation entre tout les États membres de l'Union européenne pour former une nouvelle Commission européenne nouvelle Commission européenne trouver un nouveau président de la commune ou présidente de la Commission européenne un nouveau président du Conseil européen un nouveau président du Conseil des ministres et tous ces postes sont absolument clés en fait dans le cadre que vous allez né dans la direction que vous allez donner aux propositions de loi puisque c'est la Commission européenne qui a elle le monopole législatif donc c'est la Commission européenne qui propose la loi contrairement à tous les autres parlements du monde le Parlement européen ne peut que amender une proposition de loi et ne peut pas proposer donc vous voyez bien qu'en fonction de la structure de base qu'on vous propose si elle est extrêmement si elle est extrême libérale ou extrême droite nous on peut amender derrière mais c'est très compliqué de renverser complètement la proposition donc ce poste de présidente ou président de la Commission européenne est très important et il est déterminé de la façon suivante qui du rapport de force aux élections européennes donc plus vous envoyez une une majorité Nupe ou une majorité d'extrême droite au Parlement européen plus il y a des chances que la Commission européenne soit soit le rapport de force soit reflété à la Commission européenne donc vous avez une potentiellement dans le contexte actuel avec la montée des extrêmes droites c'est postes institutionnels qui peuvent être désormais accaparé par l'extrême droite ou alors vous avez le système actuel qui était un qui prévalait jusqu'à l'or qui était plus ou moins un peu comme la grosse coalition ou le président de le président de la Commission européenne est actuellement de droite européenne celle du Conseil européen c'est les libéraux et celle du conseil c'est la gauche vous pouvez avoir ce genre de répartition ou une majorité d'extrême droite si vous avez une majorité d'un cercle droite la majorité de ces postes institutionnels seront d'extrême droite donc voilà c'était un peu pour vous donner un sens à tout ça une perspective disons sur le poste 2024 et sont sans transition parce que je n'avais pas pensé à une transition pour Mathias je lui passe la parole [Applaudissements] merci merci beaucoup Sophie effectivement ce que ce que vient de dire Sophie et très intéressant parce qu'on voit que les mécanismes qui sont à l'oeuvre en France sont en fait à l'oeuvre à l'échelle de l'ensemble de l'Union européenne et c'est pas un hasard c'est parce que l'agenda néolibéral tel qui s'applique en Europe depuis maintenant des années et même des décennies il produit partout les mêmes résultats alors il les produits pas dans les mêmes dimensions pas dans les mêmes temporalités selon le degré de résistance des pays selon leurs degrés d'État social au point de départ etc mais les mêmes causes produisent les mêmes effets et face à ce qui est en fait un blocage qu'ils ont eux-mêmes créé par leur réforme les néolibéraux dans toute l'Europe en arrive au même type de bricolage d'abord électoraux mais aussi idéologique qui est en gros la formation de cet arc réactionnaire ou pour garder une majorité et bien les libéraux dérivent progressivement sur les thèmes de l'extrême droite la plus raciste qui puisse exister en Europe pour bien comprendre comment on en arrive là je repartirai juste en quelques instants du début de cette agenda néolibéral donc on parle et qui aujourd'hui on vient à menacer les droits sociaux ça fait un moment mais y compris les libertés publiques c'est quoi le néolibéralisme le néolibéralisme c'est pas juste le libéralisme le libéralisme c'est le marché c'est et il faut le moins d'État possible pour que le marché puisse décider et diriger la société vers le bon le néolibéralisme c'est le marché n'arrive pas toujours à aller tout seul toujours à aller au bon endroit par lui-même il faut que l'État soit mis à son service et donc on a un état on a un état on a des impôts on a des prélèvements obligatoires on a des mesures de coercition on a des investissements publics mais qui sont mis au service des entreprises au service des actionnaires même pas seulement des entreprises comme force de production mais du capital et donc ça passe par une brutalisation de ce qu'est la société et de ce qu'est l'État au sens où il avait été construit après la deuxième guerre mondiale en étape planificateur garant d'un certain type de progrès social dans une négociation entre patrona syndicat et état selon les rapports de force qui pouvaient y avoir c'était pas tout rose non plus je vois pas exagérer mais c'était ça la dynamique il y a une rupture partir des années 70-80 et qui s'accélère à l'échelle européenne notamment depuis les années 2000 comment ça se traduit par la volonté d'étendre le champ marchant de marchandisés le maximum de choses alors évidemment c'est les privatisations des entreprises publiques qui deviennent des entreprises privées des biens communs comme l'électricité qui deviennent des marchandises et vous voyez aujourd'hui la conséquence de la destruction du service public et du monopole public de l'électricité sur les prix sur la capacité à investir à faire la transition écologique etc et de ce point de vue là il y a une première ligne de fracture qui apparaît il y a ceux qui disent le marché a un peu dysfonctionné mais si on arrive à le corriger et ça va bien revenir il y a ceux comme l'extrême droite qui disent il faut sortir du marché européen parce qu'il est européen et puis il y a ceux comme nous qui disons mes problèmes c'est pas que le marché aurait ponctuellement failli ou que il serait européen c'est que structurellement le marché n'est pas capable de gérer un bien commun comme l'électricité qui nécessite une maîtrise publique et peut-être même un monopole public en tout cas au moins pour la partie de production qui soit très clairement établi et que ce soit l'échelle européenne ou à l'échelle nationale faire le marché de l'électricité bleu blanc rouge façon Marine Le Pen ne règlera aucun problème le seul manière de sortir de ce problème là c'est pas de sortir du marché européen c'est de sortir du marché tout court ça c'est le premier point privatisé pour étendre le chant de la marchandisation étant le champ de la marchandisation c'est aussi étendre le temps marchand et dans toutes les pays dans tous les pays européens vous avez des réformes pour le travail du dimanche pour le travail de nuit etc etc il faut qu'en gros le capital puisse tourner en permanence je passe rapidement mais vous voyez bien à quoi je fais référence vous avez aussi Sophie la évoqué la question du libre-échange qui est un dogme de base des traités européens depuis leur fondation mais qui s'est particulièrement accéléré depuis des depuis en gros les années 2000 avec la recherche d'accords de libre-échange bilatéraux entre l'Union européenne et les États-Unis on a beaucoup parlé le Mercosur c'est sur la table là et nous nous y opposons totalement et nous nous y opposerons dans le cadre de la campagne des élections européennes et au Parlement européen ensuite vous avez la Nouvelle-Zélande et vous avez comme ça toute une série d'accords de libre-échange qui vise à augmenter l'espace marchand entre l'Union européenne et les autres ça c'est le premier point augmenter la marchandisation le deuxième point c'est faire reculer l'état social pour permettre au capital et bien de tirer davantage de profit là aussi je vais assez vite mais ça commence par le dumping le travail détaché les délocalisations à l'intérieur de l'Union européenne une des localisation sur deux a lieu à l'intérieur de l'Union européenne ne l'oublions pas il y a des difficultés avec des délocalisations vers le Maghreb vers l'Asie vers d'autres parties du monde mais une des localisations sur deux a lieu à l'intérieur de l'Union européenne notamment si on évoque par exemple les questions de l'industrie automobile pour ne prendre que cet exemple là et quand vous voyez encore le PDG de PSA qui dit moi je ne ferai pas la 208 électrique en France mais à la rigueur je veux bien la faire je sais plus si c'est en Slovaquie ou en Slovénie mais vous voyez bien le raisonnement qui est derrière cela c'est la question des retraites et vous on a eu depuis 15 ans dans tous les pays européens des offensives extrêmement violentes sur la question du droit à la retraite souvenez-vous c'était dans toutes les recommandations de la Commission européenne depuis des années réformer le système de retraite puis après vous aviez faire des dépenses sur l'hôpital public et les dépenses de santé généralement Manon Aubry il avait très bien démontré le nombre de fois que la Commission européenne a recommandé aux États en général et à la France en particulier de réformer son système de sécurité sociale et son système de retraite est considérable mais c'était une revendication dans tous les mémorandums de la troïka à la Grèce c'était une exigence fondamentale du FMI et de la Banque centrale européenne pendant la crise grecque c'était en Italie en Espagne en Irlande en Allemagne partout une des toutes premières réformes qui étaient demandées repousser l'âge de la retraite pour permettre qu'il y ait moins de cotisations à payer par les employeurs et au passage développer un système par capitalisation pour que les grands assureurs puissent venir faire leur beurre sur vos retraites dernier point qui va dans cette logique là aussi c'était la hausse de la TVA et remplacer ce qui était des impôts proportionnels ou des cotisations sociales par un impôt injuste et la TVA et là aussi si vous relisez ce qui s'est passé au moment de la crise grecque par exemple vous voyez que la hausse de la TVA est un des points absolument centraux dans les réformes qui sont demandées et ça a été fait en France sous Nicolas Sarkozy d'une première fois c'était sa fameuse TVA sociale et ensuite sous François Hollande comme une manière de financer le crédit d'impôt emploi compétitivité en 2013 donc vous voyez bien que ces idées là elles viennent de loin et elles aboutissent à un résultat très clair qui est une baisse de la qualité de l'emploi avec une précarisation une recule des services publics et une fragilisation des mécanismes de solidarité qui poussent au chacun pour soi et face à ça j'allais dire fort heureusement il y a une réaction il y a une réaction qui dit mais c'est pas ça qu'on veut c'est pas ça qu'on voulait quand on a voté pour François Hollande certains l'ont dit c'est pas ça qu'on voulait quand on a fait l'Europe c'est ce qui a été dit en 2005 c'est pas et donc il y a une majorité sociale qui petit à petit se dérobe sous ses dirigeants néolibéraux qui n'ont plus la légitimité populaire nécessaire à gouverner quand on est en démocratie et donc ils ont face à ça trois réactions la première réaction comme ils sont pas très malins et assez politiciens c'est de chercher des majorités politiques de circonstances c'est à dire qu'on commence par faire les grandes coalitions alors pendant très longtemps ça a été le cas notamment en Allemagne où vous avez la droite de Merkel et le SPD les socio-démocrates qui gouvernent ensemble mais vous l'avez eu dans beaucoup d'autres pays au point je crois que c'était en 2014 on était quasiment à la moitié des pays européens qui étaient dirigé par des gouvernements de grandes coalition en gros il y a qu'une seule politique possible et regardez la gauche entre guillemets et la droite entre guillemets sont d'accord pour la mettre en œuvre ça ne dure qu'un temps et quand même on l'a la situation en France où on a eu une vision un peu retardée puisque nous on a eu d'abord la droite seule Sarkozy qui avait la légitimité de au moins électorale d'installer cette politique contestée dans la rue notamment en 2010 dans la ferme de retraite puis après il est battu le PS prend le relais mais à la fin de Hollande on se retrouve avec une forme de grande coalition qui s'appelle le macronisme vous avez Gérald Darmanin Olivier vérande Gérard Collomb Bruno Le Maire c'est-à-dire une grande partie du PS et une grande partie de la droite qui se retrouve ensemble pour gouverner c'est une forme de grande coalition à la française qui prend la forme de du d'une partie ou d'une coalition unique en marche parce que le mode de scrutin français est majoritaire et pas proportionnelle et donc il faut que l'alliance se fasse avant l'élection plutôt qu'après c'est une réforme c'est une manière de répondre mais même ça ça dure qu'un temps et c'est là où on en arrive aujourd'hui Macron réélu de justesse tout le monde l'a vu alors qu'il y avait plus de PS et plus du MP enfin de LR tout seul au premier tour il fait même pas 30 alors que si vous additionnez Sarkozy et Hollande en 2012 vous êtes beaucoup plus que 50% à eux deux donc il y a un rétrécissement de la base sociale qui est prête à consentir à ce type de réforme la première réponse est on consomme toutes nos forces sur un seul candidat Macron et même là on voit bien que ça suffit pas parce que sur la forme des retraites c'est 70% qui disent non 93% des actifs etc et donc on assiste à un basculement où pour aller au bout de cette logique là ce qui reste de cette grande coalition se tourne vers l'extrême droite pour trouver là un allié de secours c'est ce qu'on a vu c'est ce qui a été évoqué dans plein d'autres pays et c'est la pente sur laquelle la France est engagée et l'un des exemples là c'est l'Italie qui a été pendant longtemps un exemple où vous aviez d'abord vous aviez Berlusconi puis il a été dégagé d'ailleurs parce qu'il refusait un certain nombre de réformes comme quoi parfois et de l'été dégagé sans ménagement par Sarkozy et Merkel vous vous souvenez peut-être c'était un sommet en France à Nice où ils l'ont dit maintenant tu fais les réformes où on te renverse et il a été renversé après il est revenu comment il est revenu avec l'appui de la Ligue du Nord de Salvini minoritaire au départ et après et bien le chien est monté sur la table comme on dit la Ligue du Nord a pris le pouvoir et puis après la Ligue du Nord elle-même a été dépassée par encore plus à l'extrême droite qu'elle c'est à dire par mélodie mais c'est bien ce mécanisme là et vous avez eu entre temps une grande coalition avec le Parti démocrate italien et le parti de de Berlusconi pendant un temps donc vous avez eu toutes les étapes qui se sont voilà et il y a pas de raison que sur la pente sur laquelle on est aujourd'hui dans une situation dans laquelle se trouve le macronisme et dans la situation et le programme qui veut continuer à appliquer en matière de case du droit du travail en matière de retraite en matière de protection sociale et de et de services publics il n'y a pas de raison qu'on échappe à cette tentative et on voyait très bien Darmanin etc et encore le discours de Macron enfin son interview dans le point la semaine dernière qui est très clairement une ouverture où ce qu'il peut dire Sarkozy par exemple qui va dans le même sens en décernant des brevets de respectabilité à l'extrême droite quand on dit la France insoumise n'est pas dans l'arc républicain sous-entendu tous les autres ils sont c'est bien qu'en fait il prépare un arc réactionnaire qui va du macronisme au Front national le rassemblement national ça c'est d'abord du bricolage politicien mais ça aussi j'allais dire pour eux une fonction idéologique très profonde qui est de diviser la résistance populaire à leur politique si les classes populaires dans leur diversité se présentent unis pour rejeter le néolibéralisme ils perdent exemple 2005 le référendum en France le vote non majoritaire pourquoi parce que le vote non écrasant 80% chez les ouvriers écrasant chez les employés et donc quand vous avez une union des classes populaires contre le néolibéralisme le néolibéralisme est minoritaire en France et donc ils ont besoin de casser cette union de la rendre impossible et c'est là que vient la question du racisme la question du racisme pour eux elle est une manière d'essayer de fracturer de diviser non vous devez choisir entre détester des Arabes ou sauver vos retraites et alors nous on pense que spontanément il vaut mieux sauver les retraites au delà même du fait que détester les Arabes n'est pas pour nous une option ne l'a jamais été ne le sera jamais mais c'est la question qui a été posée à un certain nombre d'électeurs d'extrême droite est-ce que vous préférez battre le député macroniste dans vos circonscriptions en votant pour un UPS ou est-ce que vous préférez rester à la maison et après vous viendrez pas vous plaindre parce que l'objectif il est là très clairement il faut à chaque étape qui fracture qui fracture et qui fracture encore pour empêcher que la jonction se fasse par la défense des intérêts sociaux des classes populaires contre le néolibéralisme donc c'est ça l'agenda raciste c'est à ça qui sert c'est pas juste une diversion pour parler d'autre chose c'est bien une stratégie politique de division pour permettre de garder une forme de majorité au moins institutionnelle qui permet de mettre en oeuvre les politiques troisième réponse je pense qu'il faut que j'accélère un peu c'était et vous l'avez vu très clairement c'est une réponse autoritaire alors les libertés publiques ça a été évoqué mais frontalement anti-démocratique je vous ai parlé de 2005 qui s'est passé quoi on vote non trois ans après on nous remet le même traité imposé à l'époque par une grande coalition Hollande Sarkozy souvenez-vous de la Une de Paris Match et cette logique là on l'a après 2008 les Irlandais rejettent le traité de Lisbonne on les fait revoter une deuxième fois 2010-2011 la crise des dettes souveraines certains pays sont attaqués on leur demande de faire des réformes comme ils disent ils refusent que se fait-il d'abord on change les gouvernements je vous ai parlé de Berlusconi ensuite la banque centrale d'ici vous ne faites pas les réformes je coupe les liquidités ces Chypre 2013 souvenez-vous ce qui a valu à notre camarade François Delapierre de mettre en cause personnellement la responsabilité des ministres de l'euro groupe et de Pierre Moscovici à l'époque en disant c'est inacceptable le blocus monétaire d'un état par la Banque centrale à laquelle il appartient parce que la Banque centrale européenne était aussi la banque de Chypre c'est un acte de guerre financière si vous faites un blocus maritime c'est un acte de guerre si vous faites un blocus financier c'est un acte de guerre financière contre un État membre de l'Union européenne c'est ce qui a été fait à Chypre avec la complicité du gouvernement français socialiste de l'époque et ensuite c'est la Grèce je vais rapidement vous l'avez tous vu un mémorandum de mémorandum trois mémorandum les inspecteurs de la troïka BCE et fait mi-comission européenne la victoire de Syriza écrasé et que dit à ce moment-là qui était le ministre grec de l'économie il dit les Français vous êtes les prochains sur la liste j'ai retrouvé là c'est propos dit la France est la prochaine cible du docteur choï c'était le ministre allemand de l'économie à l'époque mais on y est la réforme des retraites c'est ça le 49-3 sur les retraites il a commencé en Grèce le 49-3 il a commencé en 2005 et ce qu'on vit là n'est pas un accident une anecdote une parenthèse c'est la nouvelle étape de la dérive austéritaire de l'Union européenne qui pour imposer le néolibéralisme à des peuples qui n'en veulent plus est obligé de recourir progressivement à des méthodes de plus en plus autoritaires de plus en plus démocratiques antidémocratique et donc la question de la démocratie devient non seulement une question politique mais une question économique une question sociale et j'allais dire il ne peut plus y avoir de démocratie quanticapitalistes parce que c'est le principe même du droit des citoyens a décidé à la place des marchés financiers et à la place des actionnaires qui est en cause et c'est bien tout le sens de ce qu'on essaye de faire l'Union Populaire à la base de tous ceux qui sont les perdants de ce néolibéralisme avec un outil la nupesse dont on espère l'unité dans le cadre des élections européennes parce que c'est le chemin le plus simple pour espérer desserrer cet étau et évidemment avec derrière une stratégie qui est une stratégie de rupture c'est à dire pas pour refaire ce qui a été fait sous François Hollande ou même arrêter en cours de route comme ça a été fait en Grèce en 2015 et donc aller au bout de cette logique c'est la désobéissance c'est la refondation de tout ce qu'on a dit sur les questions européennes voilà un peu comment tout ça prend ça à l'échelle de l'Europe à l'échelle de la France et pourquoi nous on a aujourd'hui cette cette position là en quelque sorte entre le marché et la démocratie il faut choisir [Applaudissements] merci Sophie et Mathias on va engager maintenant une discussion avec vous donc je vais on va faire circuler le micro et puis prendre vos réactions et engager un échange juste le temps que le micro arrive je rajoute un point que j'ai oublié vous voyez la différence qu'il y a dans la capacité de l'Union européenne à imposer une coercition selon qu'il s'agit de défendre les intérêts du marché ou de défendre les libertés publiques il y a quand même un petit deux pas de mesure merci vous disiez tout à l'heure que partout où les libéraux enfin les modérés comme au Danemark se mettait à imiter l'extrême droite se mettait à appliquer sa politique et l'extrême droite reculée dans les urnes mais on voit que c'est pas le cas en France plus Macron fait une politique autoritaire xénophobe etc mais et plus l'extrême droite progresse dans les urnes et dans les sondages comment est-ce que vous expliquez ça une femme peut-être s'il vous plaît on essaie d'alterner bonjour je m'appelle Chantal militante elle soumise considérant qu'il y a une majorité de gens qui ne votent plus est-ce qu'ils seront passionnés par le vote européen j'ai des doutes et je me dis au pire au pire il arrive que l'extrême droite l'emporte et tout on peut toujours désobéir on peut sortir aussi de ce merdier quoi on peut très bien refuser d'être dans l'Europe quand cette Europe est fasciste merci bon et bon je suis enchanté de l'extrême droite il propose cette idée non dans le même sens et à l'extrême de par exemple de vendre des organes des poulberies le système de retraite et des privatiser tous des animaux incroyable et c'est dogmatique néolibérale c'est il se réveille avec les idées des fonds et au niveau de discours non c'est direct et c'est une tête vraiment c'est plus ou pas mais en Argentine c'est le résultat de cette candidature aujourd'hui c'est aussi un instrument qui utilise le néolibéralisme seront Mélenchon un son livre ainsi de suite il explique pourquoi les lots faire ça veut dire la autrisation l'instrumentalisation de la justice contre le leader populaire contre le livre qui sont anti néolibéralisme une Amérique latine c'est très très extendu parce que là-bas il avait beaucoup de gouvernements et antinoléréales qui sont gagnées les sélections alors cette instrumentalisation de la justice c'est un arbre qui se divise et qui est une Argentine a donné comme résultat la interdiction la proscription politique de Christina Fernandez et ça ça veut dire que c'est un instrument et les lofer que c'est très très extendu je veux savoir comment ça marche ici une Europe c'est le moment merci si une camarade de ce côté là peut-être une une camarade bonjour Alors je voudrais pas être pessimiste et défaitiste mais quand on vous écoute c'est tellement verrouillé à tous les niveaux quand on voit il me semble un peu à quel point les les populations sont anesthésiées sont il y a pas tellement de réactions il y a peu de gens qui ont cette conscience sinon on serait 20000 aux amphis au lieu de 5000 donc comment faire pour réveiller les gens et comment sortir de ça parce qu'il me semble vraiment que c'est verrouillé à tous les niveaux ça c'est ça qui m'inquiète ah ok on va se battre on va faire du du porte-à-porte enfin notre boulot c'est sur le terrain convaincre les gens mais ces petits petits enfin on n'est pas enfin faudrait être nombreux et que ça que ça switch donc voilà moi j'ai l'espoir en les jeunes avec le climat peut-être qu'ils vont tout renverser mais [Applaudissements] bonjour donc je voulais faire de remarques d'abord pour ce qui est de enfin moi j'ai j'étais attentif toute cette évolution qui est donnée sur le libéralisme mais est-ce que c'est réellement une évolution ou est-ce que finalement le libéralisme c'est pas juste l'absence de valeur politique et de faire feu de tout bois c'est à dire que là la société c'est opportuniste pour eux de faire ce type d'alliance donc ils le font mais si s'il y avait une construction plus sociale et tout il dirait que c'est les champions du social là ils se présente comme les champions de l'ordre etc mais juste par opportunité et sinon je voulais dire que je pense effectivement qu'il y a un très grand potentiel pour la gauche de faire vraiment un bon score aux européennes et vraiment de faire quelque chose mais il y a toutes les facteurs anesthésiants dont on parle que ce soit par le l'information le contrôle de l'information par la banalisation aussi de dire tous pareils donc regardez nous ce qu'on fait c'est horrible mais tous les politiques sont pareils donc on décourage les gens d'aller voter puisque pourquoi voter pour un politique alors qu'on n'est pas du tout pareil selon l'étiquette politique et voilà enfin il y a tout ce genre de de mécanisme à l'œuvre merci une camarade s'il vous plaît quelque part oui oui on fait un premier on va faire un premier tour de réponse Patricia et puis après on va reprendre moi je vais juste dire quelques mots puis ensuite je passerai le micro à mes camarades par rapport à l'extrême droite dans dans les urnes ce qui se passe dans alors on a l'impression que c'est en recul dans les urnes par ailleurs c'est pas forcément le cas dans les faits mais surtout en France je pense qu'il y a un processus de bonne un tel processus de banalisation de l'extrême droite qui fait qu'il y a plus forcément ces diabolisation une banalisation qui a été faite par les personnalités politiques mais également dans dans les médias et par exemple ce qui s'est passé en Espagne là où la droite en annonçant en reprenant le vocable de l'extrême droite etc à faire reculer reculer vogue c'est finalement à grignoter des suffrages dans l'électoratox et les LR en France observent ce qui se passe et espère utiliser de cette même stratégie et d'ailleurs Sarkozy a commencé cette semaine en annonçant que il fallait arrêter de dire que le rassemblement national n'était plus dans l'arc n'était pas un parti républicain donc ils espèrent utiliser cette stratégie est-ce que ça marchera ou est-ce que finalement plutôt en France ils seront manger par l'extrême droite moi je pense que ça va plutôt aller dans aller dans ce sens par rapport à l'abstention ça va être un des enjeux évidemment il va falloir qu'on aille chercher des abstentionnistes et effectivement l'Europe peut paraître lointaine sauf que elle est elle elle est vraiment au plus proche au plus proche des problématiques que rencontrent nos concitoyens il va falloir qu'on fasse campagne sur des cas concrets qu'on montre comment le marché de l'électricité a une influence concrète dans la vie des gens il va falloir absolument que l'on cible que l'on cible des thématiques très précises en montrant comment l'Europe peut changer la vie des gens et comment nous en étant le plus nombreux possible au Parlement européen on peut véritablement changer la vie des gens donc va falloir ramener à des à des cas concrets par rapport au lofer mais en France on a été concerné Jean-Luc Mélenchon a été concerné il y a un très beau reportage qui a été fait par Sophia chikiru sur cette thématique donc oui c'est une stratégie c'est une stratégie pour éliminer éliminer des opposants par rapport à ce que vous disiez ce que tu disais camarade par rapport à l'opportunisme de ce camp il s'agit avant tout de défendre le projet capitaliste en fait et en fait le capitalisme crée des crises dans un premier temps il s'en nourrit et quand ça devient insupportable pour la plupart des gens et que les gens vont se réunir sur du commun ce que tu disais Mathias et bien à un moment donné il faut une stratégie pour diviser ce camp ce camp des travailleurs et l'Alliance et c'est ce que disait Mathias quand il exprimait le fait que le racisme est un outil politique enfin pour l'extrême droite c'est une véritable idéologie mais pour les libéraux c'est un outil c'est un outil politique parce que il faut casser cette unité de d'une catégorie sociale qui qui est frappée de plein fouet par les conséquences des crises capitalistes et par le fait que ça devient insupportable à partir du moment où ça devient insupportable et bien il y a il y a un regroupement qui se fait au sein des communs et qui potentiellement peut renverser peut renverser les libéraux et le système capitaliste donc l'objectif de s'allier avec l'extrême droite il est là il est double c'est divisé les classes populaires divisées ce qui souffrent des conséquences du capitalisme et des politiques néolibérales pour ensuite eux s'allier s'unir unir le camp des classes dirigeantes autour du même projet puisque leur projet il est le même c'est de faire perdurer le modèle capitaliste voire même le renforcer divisé pour régner et s'unir oui je vais peut-être juste répondre aux deux questions des deux femmes sur la question de ces institutions sont verrouillées et comment on fait voter aux européennes effectivement je vous rejoins c'est pas évident de parler des questions européennes mais je suis tout à fait d'accord avec Séverine j'irai même plus loin il faut partir des luttes locales et les mettre en les mettre en comparaison avec ce qui se fait au numéro européen que ce soit par exemple sur sur les bassines on peut parler des différentes lois climat des centres Amazon qui s'ouvrent dans des dans plein de territoires en ce moment et de du travail de Leila sur l'ubérisation pour revenir sur lubérisation aussi rendre les choses peut-être un peu plus concrètes la bataille qui est en train de se jouer sur la présomption de salariat concrètement c'est que 5 millions de travailleurs européens qui demain potentiellement auront accès aux congés payés à la sécu à la retraite enfin c'est concret quoi parfois j'ai l'impression que quand on dit ubérisation on perd le sens concret de la bataille qui se joue à Bruxelles mais tous nos sujets sont extrêmement concrets la loi sur la restauration de la nature c'est de dire peut-être ce serait peut-être pas mal de mettre quelques bocages de temps en temps pour s'assurer qu'on puisse garder l'eau dans les dans les prés et dans les champs donc toutes ces tous ces textes européens peuvent avoir peuvent être pédagogisés et rendus moins technocrate et et être mis dans des contextes locaux très directs peut-être aussi le dernier point que évoqué Yolanda Dias la ministre espagnol de podemos de Soumal insister sur le fait que on peut pas faire une campagne des européennes en disant votez pour nous contre l'extrême droite mais bien en partant de notre programme des éléments qu'on aura gagné et qu'on peut encore gagner à l'échelle européenne et évidemment tout n'est pas mouillé évidemment c'est très très difficile j'en conviens mais là on le voit bien en mettant menant une bataille de front je prends encore cet exemple de uber parce que je pense que c'est peut-être celui qui est le plus connu par les camarades mais en menant une bataille de front à Bruxelles et à Paris Daniel Simonet d'autres députés nationaux avec leur commission d'enquête Leila shabby avec son son rapport son travail de négociation à l'échelle de l'Union européenne on est en train d'arracher une victoire conséquente donc voilà vraiment pas faire une bataille en je pense que c'est pas un élément de mobilisation de dire voter pour nous contre l'extrême droite et sinon là là on était entre militants et il est important quand même qu'on vous donne des éléments de menaces très concrètes des extrêmes droites à l'échelle nationale qui peuvent vampiriser Bruxelles et les institutions européennes mais évidemment que ça doit pas être je pense le cœur de notre campagne mais d'abord faire une campagne pour notre projet européen voilà je m'arrêterai là c'est surtout pour rebondir sur le la l'interpellation la question de la désobéissance elle est dans notre programme enfin à l'aide depuis des années on s'est battu pour qu'elle soit y compris dans le programme de la nupes avec une petite différence c'est ma petite les socialistes préférera en parler de déroger de façon transitoire dans l'attente que les règles soient revues bon n'empêche que moi je veux bien déroger de façon transitoire en attendant que les traités européens changent si c'est à la fin ça veut dire qu'on appliquera pas les règles telles qu'elles sont là donc on désobéira voilà ça cette question là il y a pas de débat entre nous camarades sur la question de la sortie si j'ai pris l'exemple du marché de l'électricité si c'est pour faire comme le rassemblement national le propose sortir parce que c'est européen mais pour garder une organisation marchande et capitaliste de l'électricité en France on n'a rien réglé on n'a rien réglé donc la vraie question c'est la rupture avec le modèle économique qui est porté et la politique que nous on pointe par la stratégie de la désobéissance c'est parce qu'on est la France être capable de mettre le pied dans la porte en Europe et de dire non vous ne ferez pas d'accord de libre-échange parce que c'est la politique européenne et que les Français ont votera contre on l'empêchera après je voulais répondre à d'autres questions alors peut-être donc c'est cette logique là qu'il faut qu'il faut avoir en tête l'idée c'est pas d'avoir une uniquement une stratégie qui consisterait à dire tout est perdu et on s'en va d'abord parce que nous avons nous la France des capacités à être entendues à l'échelle européenne ensuite parce que Sophie l'a très bien dit ou peut-être c'était Séverine aujourd'hui à l'échelle européenne en dehors de la France un peu de l'Espagne il y a pas beaucoup de pays où il y a des forces sociales et écologiques en capacité d'avoir une influence aussi forte que nous et peut-être même de gagner et de gouverner leur pays et que la situation qu'on voit en Italie la situation qu'on voit en Allemagne la situation qu'on voit dans tous les pays qui ont été évoquées et extrêmement inquiétantes et que nous avons à l'égard des des camarades de ces pays-là c'est aussi d'être capable d'être pour eux un point d'appui dans leur résistance et aujourd'hui ça peut paraître un point d'appui insuffisant j'en suis entièrement d'accord mais s'il y a au Parlement européen un groupe de la gauche dont Manon Aubry et la co-présidente c'est quand même en grande partie grâce au travail qu'a fait la France insoumise et aux résultats qu'on a fait et donc c'est et pour les camarades qui arrivent à avoir peut-être un député européen c'est un point d'appui que de savoir qu'ils trouver des partenaires prêts à dialoguer avec eux à les aider à les soutenir aux élections Jean-Luc Mélenchon est allé en Italie soutenir nos camarades lors des dernières élections dans un contexte qui est épouvantable pour eux épouvantable et donc c'est aussi une manière pour nous de faire vivre cette solidarité internationale qui est aussi dans notre dans notre agenda même si je ne confond absolument pas la solidarité internationale avec l'application des règles néolibérales de l'Union européenne que les choses soient très claires sur ce point je ne l'ai jamais fait d'ailleurs ici vous en doutez je vous renvoie aux deux livres que j'ai écrit sur le sujet pour rebondir sur la question du concret je viens de Loire-Atlantique je prends deux exemples le sel de Guérande et le cidre comme ça ça va bientôt être l'heure de l'apéro et bien la Commission européenne a des projets sur ces deux sujets pour harmoniser les cahiers des charges à l'échelle européenne or vous avez des pays en Europe où on peut mettre cidre dans quelque chose qui contient 20% de jus de pomme en France c'est 100% du pomme ou de poire pas rentrer dans un débat entre Poiré mais donc nous clairement on a une bataille à mener comme on l'a mené avec Jean-Luc Mélenchon quand il était député européen sur les questions viticole dans le Sud-Ouest où on voulait nous faire croire que le rosé c'était prendre du vin rouge et du vin blanc mélangé les deux bon et nous nous avons à défendre ça pas parce qu'on défendrait le terroir qu'on a toujours défendu mais parce qu'on défend la qualité de la production agricole bio qui respectent les travailleurs qui respectent l'environnement et qui respecte le produit et donc aussi qui respecte celui qu'il consomme de la même façon sur le sel il va y avoir un label sel bio européen on pourrait se dire ah bah enfin chic sauf que ce label il fait pas la distinction entre celui qui fait du sel de façon artisanale avec des marais salants sur la côte atlantique par exemple et l'industriel qui va utiliser des méthodes de production totalement différentes et qui n'ont rien à voir avec le modèle du bio qui est celui qu'on défend c'est des exemples comme ça pas concret quotidien je sais pas si vous voulez organiser une distribution de sites comme une action de campagne européenne ou de ou de petits sachets de sel bio avant les fêtes de Noël faites-le je sais pas c'est des idées comme ça pour rendre la discussion concrète à propos d'Europe enfin dernièrement non tout n'est pas perdu moi la première bataille la première élection dans laquelle je me suis engagé c'est le référendum de 2005 on a gagné je suis désolé on a gagné on a été capable de gagner et ces deux pistons là qu'ils ont une très grande trouille c'est qu'on gagne de nouveau et l'année dernière on est passé à 400 000 voix du deuxième tour ça leur a remis une trouille assez sérieuse et donc notre et là je regardais le les résultats du sondage je suis pas un adepte des sondages mais le sondage qu'on a commandé sur cette semaine pas celui qui dit que la nuque en tête unie pourrait arriver en tête des élections européennes ça c'est une vérité tout le monde le sait celui qui dit que 77% des Français veulent le SMIC à 1600 euros que 56% des Français veulent la Sixième République que 70% des Français veulent geler les salaires que 80 geler les loyers pardon c'était la diapo d'après je recommence celui qui dit que 72% des Français veulent geler les loyers qui dit que 88% des Français veulent indexer les salaires sur l'inflation 88% celui qui dit que 65% des Français veulent revenir à un droit de départ à la retraite à 60 ans la majorité que nous devons construire elle est dans ces chiffres là c'est ça l'Union Populaire et c'est de ça dont ils ont peur parce que je peux vous garantir que jour on indique les salaires sur l'inflation il y en a quelques-uns qui vont faire une drôle de tête à peu près la même tête que celle qui faisait le 29 mai 2005 vers 20h [Applaudissements] et juste pour la remarque Argentine ce qu'on a dit là vous l'appelez Trump vous l'appelez bolsonaro vous l'appelez comme vous voulez mais en Argentine c'est voilà c'est c'est la même dynamique parce que pour le coup l'argent l'Amérique du Sud a été effectivement avant nous un laboratoire de ces réformes là bonjour Fatia de Paris je suis animatrice d'un groupe d'actions dans le 13e arrondissement j'ai bien écouté votre démonstration qui est très intéressante en tout cas on retombe sur la question démocratique et on a très bien vu ces dernières semaines avec toutes les luttes qui ont été menées notamment sur la réforme des retraites toute la répression qui s'est abattue sur les manifestants et pas seulement puisque maintenant on fait la chasse aux syndicalises on fait la chasse aux jeunes dans les banlieues etc quelle réponse est-ce que il ne faudrait pas que qu'on concentre aussi nos forces dans la bataille sur la question démocratique qui reste fondamentale donc et ça prend tous les bouts sur les questions sociales sur les questions des violences policières sur les questions économiques et sur les questions des privatisations et de l'entrée privatisation ce marché mondial a commencé par l'électricité qui a un exemple criant oui ici ce côté-ci bonjour Garcia François de fédération de l'Ain pour les élections européennes y a-t-il déjà un programme commun avec les autres pays où est-il prévu dans discuter et avec les représentants des autres pays un programme qui donnerait une idée de ce qui est la gauche modifierait si elle tenait les reines de l'Europe merci une camarade s'il vous plaît une camarade je vois pas bonjour le groupe d'Aix-en-Provence jadex voilà je me présente je suis Simone donc enseignante en histoire-géo je voulais simplement apporter un point un élément de réponse pour un élément de réponse sur des obéissance mano Aubry nous avait dit il y a deux ans face à Monsieur Piol le maire de Grenoble que elle existe au sein de l'Europe il y a un pays qui le pratique c'est l'Allemagne l'Allemagne est sorti pour les barrages hydroélectriques de la privatisation elle a dérogé aux règles de la libre concurrence à la concurrence libre et non faussée elle a conservé ses barrages parce que c'est c'est drôlement important et vous saviez qu'elle a refusé l'énergie nucléaire parce que pour l'énergie nucléaire il faut faire l'uranium enrichi je l'ai appris d'ailleurs à lors de ces hier lors de des ateliers donc de Russie du Kazakhstan donc elle le garde dans l'énergie renouvelable le met en place il y a le conserve ses barrages au sein des biens communs nous avait bien dit ça où il y a deux ans ici même d'ailleurs dans un débat contre Monsieur Piol contre Monsieur Piol voilà c'est simplement un élément de d'information qu'il faut prendre en considération dont si l'Allemagne le fait pourquoi pas nous c'est tout merci à toi bonjour à tous et merci à tous d'être présent ça fait plaisir ça fait chaud au coeur par rapport au néolibéralisme je pense qu'on a un défaut ou un déficit de définition vous l'avez très bien dit tout à l'heure le néolibéralisme c'est la mise à disposition des moyens de l'État en faveur du marché et ça je pense que c'est aussi une des choses que tout le monde n'a pas bien saisi en tout cas dans la société française peut-être que pour nous c'est évident mais je pense que c'est aussi quelque chose qu'on sur laquelle on devrait bien insister pour que les gens se rendent compte que c'est plutôt un extrémisme du capitalisme je dis pas à utiliser ce terme-là quand j'en parle je pense qu'il y a des termes assez forts qu'il faut utiliser pour que ça percute chez les gens donc voilà est-ce qu'il serait pas dans le but de lutter contre cette ennemi là est-ce qu'il serait pas nécessaire d'employer des termes assez puissants pour que vraiment les gens ça fasse quelque chose chez eux pour que ça passe-t-il parce qu'on se retrouve aujourd'hui à devoir combattre pour moi deux ennemis l'extrême droite et l'extrême marcher on va dire ça et on se retrouve bien seul d'autant plus que on n'a pas les moyens médiatiques les relais médiatiques aussi puissants que tout oui alors voilà on en a mais je veux dire par rapport aux chaînes mainstream quelques brochures ne font vraiment pas le poids voilà merci de m'avoir écouté [Applaudissements] il reste pas beaucoup de temps peut-être nous à diffuser le plus possible tout le travail qui est fait par les médias insoumis et des nous oui bonjour donc moi je il y a un camarade là qui a lancé enfin qui a posé la question d'un de quoi d'un programme construit avec toutes les autres forces de gauche d'Europe ah ben voilà là tiens je m'entends bon d'Europe et du coup ça me fait penser que au niveau européen au niveau de la campagne notre problème encore plus que nationalement c'est l'abstentionisme d'accord bon alors est-ce que pour lutter contre cette abstentionniste qui nous ah bah qui nous pénalise énormément parce qu'en fin de compte ça les 90% qui veulent qu'on qu'on indexe les loyers etc ils oublient de voter ça risque pas de se faire bien est-ce que il serait intéressant pour que l'idée de l'Europe parce que pourquoi les l'abstentionisme est encore plus fort au niveau des européennes c'est que là le pouvoir semble très loin pour les gens est-ce que si on commençait dès maintenant à avoir un truc comme en France là maintenant on est barré sur l'Union Populaire bon ça c'est clair c'est net mais c'est français si on se mettait d'accord avec les autres mouvements de gauche d'Europe pour avoir une bannière ou un terme comme ça ou dès maintenant on pourrait aller voir les gens en porte-à-porte sur les marchés les tracts etc un tract qui européen où on dit aux gens écoutez on s'est mis d'accord là-dessus au niveau européen toutes les gauches voici nos mesures et voici sur quoi il faut voter une liste vous comprenez ce que je veux dire tout à fait bon tout à fait juste pour que les gens comprennent en quoi l'Europe ça les concerne on va prendre juste deux dernières questions et ensuite on va répondre parce que ensuite il va falloir qu'on arrête les deux monsieur là qui qui demandent depuis tout à l'heure voilà et puis ensuite on les les deux de Monsieur et puis on va répondre et si nous reste du temps mais il faudrait donc pour revenir sur l'exemple du Danemark effectivement disait que l'extrême droite baissait en fait ce n'est pas vraiment la réalité puisqu'il y a un autre parti reprend la place donc dans mazamorc fraternelle qui reprend la place du Parti populaire danois voilà je voulais ajouter ça et on a parlé tout à l'heure de la Pologne de l'Italie etc est-ce que il y a des lignes dans le programme que ce soit niveau français et européen pour que les sanctions contre ces états soient vraiment appliquées voilà et je voulais jeter un petit exemple d'optimisme pour finir pour nos camarades belges et irlandais du PTB et du Ching fine qui font d'énormes scores je pense qu'on peut les applaudir là dessus pour finir merci beaucoup merci à toi bon je trouve que cette discussion est passionnante par ailleurs beaucoup de choses sont dites fort utilement et je pense que il y a des questions qui méritent effectivement poursuivre la discussion qui a été c'est ce qu'il est possible de faire moi je crois que première chose j'aurai une remarque sur les questions de l'Union européenne qui est beaucoup de choses ont été dites il y a un aspect qui me semble qui est important de souligner c'est la montée du militarisme c'est la montée de la marche à la guerre l'alignement sur l'OTAN de l'augmentation faramineuse des budgets militaires 413 milliards 2% en Allemagne etc et nous embarquer dans non pas le non alignement mais la guerre sans fin au nom de la guerre en Ukraine donc ça c'est le premier truc plus généralement moi j'ai envie de dire que la question n'est pas une campagne électorale ce qui a été dit par Mathias la question de la rupture c'est la rupture pas pour les élections c'est la rupture par rapport à toute la politique qui se met aujourd'hui et je crois que par exemple il y a une échéance qui a indiqué Jean-Luc dans son intervention c'est le 23 septembre le 23 septembre c'est pas les élections européennes mais c'est une première échéance considérable et je pense que en menant la bataille sur l'orientation de rupture qui nous veut la haine de tout le monde et qui fait que la situation française est regardée de façon très intéressée par beaucoup de militants dans l'échelle européenne parce que quelle est la particularité c'est pour ça que je suis un peu sceptique sur une liste européenne ou je sais pas quoi parce que ce qui fait la particularité en France c'est que alors que la plupart des pays la gauche s'est effondrée parce qu'elle a appliqué comme l'a fait le PS en France l'orientation qui a été indiquée sur lequel je reviens pas donc ils se sont auto liquidés en Italie c'est voilà bon et donc l'orientation de rupture c'est fondamental qu'on la maintienne et c'est comme ça qu'on aidera les autres d'ailleurs bon je crois donc ça passe par les élections mais ça passe par l'incarner tout de suite quoi très rapidement je dis deux mots par rapport à la répression des manifestants des syndicalistes etc tout est lié finalement les urgences elles sont multiples elles sont écologiques elles sont démocratiques elles sont sociales elles sont sur nos libertés publiques et tout est lié et on doit être surtout les fronts et par exemple quand Jean-Luc Mélenchon dit que la lutte contre le racisme n'est pas une lutte sociétale c'est ce qui veut dire aussi c'est que c'est une question sociale c'est une question sociale c'est une question démocratique et moi je crois pas qu'on enfin qu'on est à choisir finalement nos luttes puisqu'elles sont toutes liées et finalement notre programme il répond à tout à toutes ces urgences et c'est ça qu'il faut qu'on porte par rapport au programme européen je serai répondre Sophie par rapport à la question de la désobéissance l'objectif dans un premier temps c'est de créer un nouveau rapport de force au sein de l'Union européenne pour faire bouger l'Union européenne et si ce rapport de force on n'arrive pas à faire bouger les lignes et bien ensuite oui il y a le processus de désobéissance Emmanuel Macron en ce moment idéobéit sur les questions environnementales et bien nous on va être très obéissant sur les questions environnementales parce qu'on porte on porte cette urgence de rupture sur les politiques pour pour justement qu'elle soit plus écologique par contre on désobéira quand on demandera d'appliquer la retraite à 64 ans oui pour la question extrêmement précise sur un programme commun aux européennes entre tous les partis politiques nationaux de gauche la réponse est non pour l'instant dans la mesure où nous-même n'avons pas encore un programme aux européennes nous ne pouvons pas encore entamer une discussion avec nos partenaires européens pour un programme commun cela étant dit il n'y a aucun doute que il y aura des éléments de de langage commun voire un programme plus ou moins détaillé commun à l'échelle du groupe parlementaire de la gauche au Parlement européen pour cette question là voilà pour cette question là ensuite sur la le point sur l'exemple de désobéissance avec l'Allemagne je pense que c'est assez intéressant d'ailleurs c'est pas une désobéissance techniquement c'était une dérogation qui était prévue dans la directive ils l'ont juste enclenché parce que la France n'a pas fait par exemple donc parfois il y a même pas besoin de passer par une désobéissance mais juste peut-être lire ne serait-ce que l'application du droit européen et ça fait la façon de pouvoir l'entériner donc parce qu'il va y avoir par exemple sur dans ce domaine là une législation européenne sur les logements sociaux ou en fait il y aura plein de petites du coup je sais même plus quel mot utiliser mais pas dérogation puisque ça dérange pas mais il y aura plein d'exception pour renforcer les clauses en faveur de la rénovation des logements sociaux qui seront possibles même si la tendance générale est pas suffisante dans ce texte dans les exemples de désobéissance peut-être plus récent je crois qu'on en a pas parlé mais il y avait vraiment l'Espagne et le Portugal qui avait fait qui avait négocié auprès de Bruxelles un plafonnement de leur tarif du gaz donc pareil ils sont allés ça a été plusieurs mois de négociations ils ont trouvé un angle qui était le fait ils ont dit nous on est la péninsule ibérique donc c'est un peu plus compliqué pour nous le transfert le transport du gaz mais charge à un gouvernement de gauche de trouver des points d'appui de spécificité à sa situation nationale et à son mix énergétique un dernier point il y avait la question oui la question des sanctions je crois que c'était toi oui sur la question des comment sanctionner les pays qui violent l'État de droit comment mieux le faire en tout cas je pense que je vois trois ans mais ce sera reflété dans notre programme c'est certain j'y veillerai personnellement il y a les astreintes journalières sont déjà possibles et sont déjà en le cas je les je les dis dans mon nom dans mon point le problème est de premier ordre c'est l'absence de volonté politique de la part de la Commission européenne donc faut que vous ayez une nouvelle présidente et une nouvelle colis couleur politique à la Commission européenne pour avoir un peu plus de punch sur faire respecter l'État de droit le deuxième problème que je vois c'est le champ d'application c'est à dire que le mécanisme de sanction sur l'état de droit son interprétation est extrêmement limite limitée c'est à dire que on ne parle pas en réalité des tas de droits au sens propre stricto sensu là où la Commission peut intervenir c'est quand ça contrevient à la à l'intérêt financier de l'Union européenne donc la porte qui est prise pour sanctionner la Hongrie et la Pologne c'est effectivement par exemple le manque d'indépendance du judiciaire mais parce que ça peut introduire de la corruption et de la mauvaise utilisation des fonds européens c'est pas sur un champ des valeurs en tant que tel et même le chant des valeurs en tant que tel via le risque de corruption financière il est extrêmement limité par exemple la Pologne la Hongrie ne sont pas attaquées en tant que violent le discriminant les minorités LGBTI ou d'autres minorités nationales c'est vraiment sous l'angle mauvaise utilisation des fonds européens et le dernier point il y a une arme une petite bombe nucléaire qui s'appelle l'article 7 des traités européens qui n'a jamais pu être utilisé parce qu'elle est beaucoup trop complexe et parce qu'il faudrait l'unanimité des États membres pour pouvoir enclencher cette super sanction si vous voulez et qui évidemment quand vous voulez sanctionner la Pologne vous avez la Hongrie et d'autres est un membre qu'on appelle du groupe de Vichy Grad qui vient en renfort former une majorité une minorité de blocage et inversement si c'est la Hongrie c'est les autres c'est à la Pologne c'est les autres donc il faudrait changer ce mécanisme de décision au conseil pour que ce soit pas une illimitée simplement voilà merci je fais très vite parce qu'on me fait des grands signes pour dire qu'on a déjà dépassé le temps qui nous était alloué sur la définition du néolibéralisme effectivement je rejoins ce qui a été dit je vous renvoie pour ceux que le sujet intéresse au livre que vienne publier Anne-Laure de lattes à l'état droit dans le mur elle était hier aux amphis pour plusieurs événements plusieurs conférences dont une que j'ai que j'ai animé et qui est vraiment une bonne manière de montrer comment l'argent public que ce soit l'argent du budget de l'État ou l'argent de la banque centrale n'est pas du tout en extinction mais il est au contraire détourné en quelque sorte de l'intérêt général vers uniquement l'intérêt particulier des entreprises et du capital c'est vraiment je pense quelque chose qui est voilà et c'est un livre d'économiste il y a quelques chiffres mais ça se lit un peu comme comme une enquête où on reconstitue le puzzle de comment l'argent est où l'argent est passé et qui pourrait traduire par un rendez l'argent final assez savoureux sur le programme l'état droit dans le mur de latte des ELA voilà je pourrais redonner la référence après sur la question des programmes nous on a proposé d'abord il y a un programme français de la nupes qui intègre un volet européen ne laissez pas dire qu'il y en a pas on l'a fait il y a un an on l'a négocié durement on a précisé les points sur lesquels on était pas d'accord et ce sur lesquels on était d'accord il existe quand vous avez aujourd'hui des socialistes qui disent ce n'est pas vrai il y a pas de programme mais alors quoi c'est encore une fois les les promesses socialistes de type François Hollande on fait des programmes auxquels on croit pas on croyait que le PS avait changé donc il faut qu'ils en fassent la démonstration en étant fidèle au programme qu'ils ont accepté et nous on a par ailleurs proposé de le compléter parce qu'évidemment une élection européenne il y a des objectifs particuliers par un programme d'action mettons je sais pas moi 5 10 15 combats qu'on veut mener ensemble dans la mandature qui vient au Parlement européen sortir l'énergie du marché faire la présomption de salariat aller plus loin sur les questions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des objectifs climatiques une série comme ça de aller sur la réforme de la Politique agricole commune avec deux trois exigences particulières et notamment qu'on cesse de donner le plus à ceux qui ont le plus qui ont les pratiques les plus détestables quelques combats qu'on est capable de mener comme ça sur une mandature sur laquelle franchement si on n'arrive pas à se mettre d'accord entre nous faut pas arrêter de raconter des histoires si les désaccords sont si grands alors il fallait pas dire qu'il y avait pas assez qu'il y avait suffisamment d'accord pour faire une alliance il y a un an juste pour avoir quelques sièges aux élections législatives il faut être cohérent dans la démarche qui est la nôtre d'autant d'autant que quand on nous dit on peut il y a trop de désaccords pour une élection européenne mais on arrivera à se mettre d'accord pour les élections de 2027 je voudrais rappeler et Sophie la rappeler qu'en matière européenne les chefs d'État et de gouvernement ont plus de pouvoir que le Parlement européen donc s'il y a des désaccords insurmontables pour élire des députés européens je vois pas comment ils pourraient être surmontable pour élire à un président ou une présidente de la République ensemble il faut être cohérent et je vous le dis en ayant moi-même depuis des années travailler sur ces questions et pousser assez loin les critiques qu'on peut faire à l'échelle européenne et aux politiques qui ont été mises en place par l'Union européenne mais il faut savoir ce qu'on veut et l'urgence du moment c'est d'être en capacité de gouverner ce pays et l'échéance de 2024 c'est pas une échéance d'une fin en soi ça doit être une étape une marche idéologique et électorale pour être capable de gagner les élections de 2027 et pour gouverner la France c'est ça aussi la manière dont on aborde l'élection européenne pour notre part sur la désobéissance et je suis vraiment trop long il y a qui n'ont pas l'euro il y a des pays qui ne sont pas dans l'espace de tous les toutes les politiques européennes qui sont menées vous avez des up out c'est où on décide il y a un chantier d'une politique européenne qui ne s'applique pas à certains pays membres de l'Union ça c'est les les désobéissance les plus les plus fortes en restant à l'intérieur du cadre Union européenne et puis ça a été dit par exemple sur les lois sur les énergies renouvelables la France macroniste est le seul pays européen qui n'a pas atteint les objectifs de développement des énergies renouvelables que lui a fixé la Commission européenne le seul pays le plus grand désobéisseur européen en matière d'énergie renouvelable il est à l’élysée il s'appelle Macron alors nous on pourra dire si demain nous gouvernons la France et bien on respectera et même on fera beaucoup mieux que les objectifs de développement des énergies renouvelables mais comme la très bien dit Séverine et ben on échange la retraite ce sera 60 ans et pas 64 que ça vous plaise ou non voilà parce que nous on fait la désobéissance pas pour désobéir en soi mais pour défendre l'intérêt populaire voilà et dernier mot je salue effectivement le shinfane et le PTB qui sont des alliés des camarades qu'on espère voir très bientôt y compris au gouvernement de leur pays et pour ce qui est de la bataille médiatique je reprends ma casquette corrédacteur en chef du journal de l'insoumission revenez prendre le numéro de juillet spécial Europe il est gratuit et n'hésitez pas 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Matthias Tavel