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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 décembre 2024 25 min

« Le spectacle que donnent les politiques est affligeant »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on commence cette émission avec la sénatrice du jour ellisabeth douanau alors ellisabeth douano on a choisi pour vous 3 une de la presse quotidienne régionale que nous allons regarder ensemble d'abord la Une de La Dépêche du Midi consacré à ce procès des viols de Maan avec le verdict interdu aujourd'hui le verdict d'un procès historique ensuite il y a la Une de midi libre consacrée à la lutte contre le narcotrafi et au bilan de l'opération place net un an après où en est-on pose la question euh le journal Le Midi Libre avec cette opération placnet dans un quartier de Montpellier et puis la Une de Sud-Ouest sur les mégaabacines de saintsine sainte Soline jugé illégale puisque la Cour administrative a jugé illégal les autorisations de quatre réserves d'eau dans la région quelle une choisissez-vous alors sans hésiter la première celle de la dépêche avec le verdict d'un procès historique je crois que cette femme madame pellic elle a elle a soulever le cœur de de tout le monde dans ce procès c'est c'est c'est une affaire sordide et voir comment elle elle tient pendant ce procès c'est c'est c'est quelque chose d'exceptionnel en tout cas euh voilà je je l'aurais choisi parmi beaucoup d'autres aussi ce procès va marquer un tournant dans la prise de conscience des violences faites aux femmes et notamment de la soumission chimique bien sûr c'est un tournant mais c'est aussi le fait que les femmes voilà son sont capables euh de de de surmonter euh la violence qui qui remonte forcément pendant un procès et et et et cette femme était vraiment emblématique en fait de de de cette année et de cet engagement sur ce procès enfin je pense que toutes les femmes sont sont derrière elle et vraiment si s'il y avait une femme à mettre en valeur cette année ce serait bien elle Isabelle douanon on a parlé de la situation à Mayotte situation d'urgence après le passage du cyclone chido Emmanuel Macron est sur place aujourd'hui qu'est-ce que vous attendez la visite du président de la République écoutez ce que ce que j'attends surtout c'est que les les comment l'eau l'électricité les vivres arrivent alors je salue évidemment la mobilisation de de l'État en la personne du du président de la République en la personne du du ministre de de de l'outrem mais avant toute chose les habitants de Mayotte ce qu'ils souhaitent c'est effectivement de retrouver la capacité de vivre à peu près normalement de survivre parce que là actuellement c'est à peu près ça c'est-à-dire que déjà en tendant normal il y a que 30 % de la population qui a accès à l'eau et là aujourd'hui c'est toute la population qui est en difficulté et même s'il y a de la solidarité qui se met en place on voit bien que là il y a d'énormes efforts à faire moi je voudrais vous rappeler une une mission qu'avait mené Catherine de roche la présidente de la commission des affaires sociales il y a 3 ans désormais et on avait pu noter dans dans dans dans ce rapport la précarité le retard de de l'île de Mayotte alors bien sûr il a il y a beaucoup de de causes à tout ça mais la réalité c'est que on on ne vit pas en temps ordinaire normalement à Mayotte et donc en ce moment avec ce drame ce drame vraiment mais qui qui qui qui nous nous nous soulève le cœur quoi c'est c'est c'est vraiment pour les familles très difficiles je pense qu'il faut agir très vite et puis planifier aussi dans le temps euh comment un certain nombre de travaux notamment sur l'habitat la ressource en eau sur la sécurité aussi il faut absolument être au côté des maouraises et des maourais le gouvernement a décrété le blocage des prix pour les produits de première nécessité Mayotte c'est le genre de mesure exceptionnelle qu'il faut prendre en vitesse oui sans doute sans doute mais ce qu'il y a aujourd'hui c'est qu'il faut donner gratuitement un certain nombre de vivres de l'eau comme du reste parce que les populations sont très pauvres là-bas il y a une grande partie de la population voilà qui qui qui est en grande pauvreté alors bien sûr c'est une bonne chose mais là je crois qu'il faut aller plus loin dans dans un premier temps et et ensuite effectivement poser des mesures exceptionnelles comme cell que vous venez annoncer le ministre de l'Intérieur Bruno rotillot a évoqué en marge de ce drame le problème de l'immigration à Mayotte est-ce que c'était le bon moment pour parler de ce sujet moi je je je pense que il y a pas de sujet tabou en réalité il faut il faut mettre ça sur sur la table c'est sûr mais la la première nécessité aujourd'hui c'est d'apporter secours à toutes ces familles à toutes ces personnes qui n'ont plus rien pour certaines vraiment plus rien et quand on manque d'eau quand on manque de vivre croyez-moi c'est c'est très très compliqué et la la détresse est dans les yeux des des personnes que que l'on voit sur les reportages et je pense que il faut agir vite et bien et surtout c'est pas c'est pas dans une semaine dans un mois que que qu'il faut oublier l'affaire non il faut planifier euh vraiment des travaux conséquents pour Mayotte ça a d'ailleurs été fait lorsqu'il y avait eu aussi le cyclone à saint-bartelémie Saint-Martin il il y avait eu un plan un plan qui qui avait pu permettre d'organiser la suite et bien là c'est la même chose il faut que ce soit durable et la reconstruction de Mayotte prendra du temps Élisabeth douanau une réaction sur cette décision de la Cour de cassation et la condamnation définitive de Nicolas Sarkozi pour corruption pour la première fois un ancien président de la République est condamné à la prison ferme avec port du bracelet électronique c'est un tournant dans notre histoire politique politico-judiciaire un tournant je ne sais pas mais en tout cas forcément Nicolas Sarkozi a été notre président de la République forcément voilà ça ça interpelle après moi je ne suis pas là pour commenter des décisions de justice et puis je crois qu'en plus Nicolas Sarkozi va faire appel il n'a pas épuisé en fait ce sa capacité de recours donc on va laisser voilà cheminer l'affaire on va parler on va parler de la composition du gouvernement de François Baayou François Baayou qui réunit cet après-midi les présidents de groupe parlementaires et les chefs de partis pour continuer à à cheminer miné dans la la formation d'un d'un éventuel socle de gouvernement avec la gauche qui dans ses discussions s'oppose à une nomination de Bruno rotaillot au ministère de l'intérieur on va écouter la chef des des écologistes marine Tondelier si mais Bruno rotaillo au ministre de l'Intérieur je sais ce que ça veut dire comment voulez-vous que nous soutenions un gouvernement qui dit ah non mais nous c'est le Front républicain on est pas avec l'extrême droite mais qui mène sa politique sur l'immigration vous lui avez expliqué Paro l'extrême droite disent à euh à chaque fois Bruno rillo il pour être porte-parole chez nous cette nouvelle loi immigration et la nomination de Bruno rotao c'est la ligne rouge qui est fixée par les socialistes François Baayou a dit qu'il espérait un tiers de ministres issus de la gauche dans son gouvernement vous y croyez encore à ce gouvernement équilibré avec une jambe gauche assez solide écoutez je trouve que c'est c'est affligeant le spectacle que donne les femmes et les hommes politiques actuellement je je veux bien y prendre ma part en réalité je pense que la la population française est usée et euh de de de voir que des femmes et des hommes qui devraient être raisonnables raisonnable respectable soit là en train de discuter comme sur un marché avec des lignes rouges et j'en veux tant de ministre et j'en veux tant de de de de de comment de de respect de mes lignes rouges mais mais franchement c'est affligeant moi je je je trouve ça détestable vraiment il faut pas s'étonner que on ne croit plus en la politique moi je crois au compétences je crois aux compétences des personnes et pour en revenir à Bruno retaillot il a su montrer en quelques semaines sa capacité à gérer un certain nombre de dossiers alors laissons-le je je dirais consolider l'essai vous voyez ce que je veux dire et puis euh je pense qu'il y a des ressources de compétences chez d'autres femmes et hommes politiques et et et c'est là tout le travail que doit faire François Baayou c'est essayer de choisir ceux qui seront portés euh les les les sujets les plus importants et avec la meilleure compétence qu'il soit et qu'il qu'il se fiche de leur parti quelque part moi je n'appartiens plus à aucun parti politique parce que finalement aujourd'hui moi je me dis que c'est pas quelque chose qui m'apporte de la plusvalue moi ce qui m'apporte de la plusvalue c'est du travail et j'entends à ce que les femmes et les hommes politique en fasse preuve aujourd'hui de raison et de travail c'est tout ce qu'on demande François baay est sous le feu des critiques ces derniers jours depuis sa nomination et même au sein de son propre camp le bloc central c'est un mauvais départ pour le Premier ministre moi j'ai pas jugé euh bon mauvais et cetera je je je pense que chacun fait sans doute euh selon ses capacités et et et et et sans doute donne le meilleur de lui-même je veux croire que chacun peut donner le meilleur de lui-même maintenant moi je ce que je crois dans la situation dans laquelle on est sans euh projet de budget ni de la nation ni de la sécurité sociale je crois qu'il faut euh un gouvernement resserré euh je dirais presque une brigade d'attaque quoi parce que les sujets sont quand même traînent depuis un moment combien ministre de la Santé on a vu ces dernières années et et donc rien n'avance sur d'autres sujets c'est la même chose donc moi je pense un gouvernement rerré qui ne pense qu'à une seule chose d'être sur le terrain de résoudre les problèmes petit à petit de faire une vraie planification et de passer sans doute un peu moins de temps sur les plateaux télé et vous le disiez en l'absence de budget pour l'année 2025 le Parlement a adopté la loi spéciale on va parler avec notre journaliste parlementaire audre vietaz bonjour audre bonjour bonjour bonjour Audrey alors Audrey le Sénat a adopté hier la loi spéciale à l'unanimité dans sa version transmise par l'Assemblée nationale oui ça veut dire que le texte est définitivement adopté la France a désormais les moyens de parer à l'urgence et d'assurer la continuité entre 2024 et 2025 grâce à cette loi spéciale le gouvernement et l'État peuvent percevoir l'impôt le texte autorise aussi l'état et la sécurité sociale à emprunter sur les marchés mais c'est tout écoutez et il n'est donc je le répète qu'un texte technique sans portée politique qui vise uniquement à permettre d'éviter la discontinuité budgétaire entre la fin de l'exercice 2024 et l'adoption d'un budget vous l'aurez compris ça ne va pas plus loin ça n'autorise pas l'état à donner de nouveaux crédits pour aider les collectivités locales à investir par exemple ça ne permet pas de fournir l'aide pourtant prévu aux agriculteurs et ni augmenter pardon le budget des armées peties nuance tout de même pour les situations d'urgence et le ministre a éclairci la situation de Mayotte hier justement il y aura bien des aides d'urgence pour le département touché par le cyclone chido et on l'a compris cette loi d'urgence ne résout pas tous les problèmes non le déficit de la France continue de se creuser l'agence moodies a d'ailleurs dégradé la note de notre pays il y a quelques jours avec cette loi spéciale 380000 ménages non imponsables vont le devenir l'année prochaine et certains politiques qui aimerait corriger ça très rapidement bref l'urgence budgétaire est toujours là écoutez la vérité c'est que la France se retrouve dans une situation de très grande fragilité et nous sommes bien réunis aujourd'hui pour constater les effets délétaires de cette crise institutionnelle comment savoir d'ailleurs quand et de quel budget la France se dotera pour l'année à venir madame Doan vous partagez l'urgence de Jean-François Husson ben moi je partage effectivement le fait qu'on soit dans une grande fragilit mais je dirais même précarité parce que c'est c'est ce projet de loi spéciale voté en fait il ne résout que la continuité de la vie nationale alors c'est très peu de choses mais c'est beaucoup vous me direz mais la précarité elle est aussi par le poids de la dette le poids de la dette la note qui a été abaissée et on est sous le regard des marchés financiers puis faut pas oublier que les taux d'intérêt augmentent dans ces situationsl je ne sais plus qui rappeler que le paiement des intérêts de la dette l'année prochaine se situerait entre le budget des armées et le budget de l'éducation nationale vous vous rendez compte tout ce qu'on pourrait faire pour la vie quotidienne des Français si on avait pas cette dette et sur la sécurité sociale qui est votre sujet est-ce que vous craignez qu'elle ne puisse plus emprunter à terme finalement si ce déficit se creuse mais comme je l'ai dit hier en fait il y a pas de plafond dans dans la ligne ouverte d'emprunt nous avions posé dans l'article 13 du projet de de financement de la sécurité sociale 65 milliards d'euros pour la COS c'est-à-dire l'URSAF et nous avions posé 13 et et quelques milliards d'euros pour la CNRACL donc le paiement des pensions des agents territoriaux et hospitaliers et là il y a pas de plafond il y a quand même un indice d'abord le premier indice il est juridique c'est qu'on peut pas avoir des décrets de relèvement sauf si ça a été voté en pfss or là c'est une loi spéciale donc c'est pas la même chose mais il y a le fait aussi qu'on ne sait pas la dette court il il y a un effet de de de de de de de dett qui roul quoi et et et moi je pense que là le fait qu'on nit pas voté de PLFSS donc pas de mesure de rigueur aussi bien dans le moins de dépenses ou le mieux de dépenses ou plus de recettes moi je je sais pas comment on va finir l'année 2025 très honnêtement mais ça met vraiment en difficulté finalement l'ensemble de l'architecture de la protection sociale c'est pour ça d'ailleurs que j'ai demandé hier de lancer des travaux au niveau de la mission d'évaluation de la commission enfin des comptes de la Sécurité sociale sur mais comment finance-t-on euh voilà la solidarité nationale parce que je crois que le modèle il faut qu'il soit revu revisité et surtout qu'on puisse avoir euh euh les moyens de nos ambitions alors audre les sénateurs de tout bord politique appellent à continuer l'examen du budget qui était étudié au Sénat avant la censure oui pour gagner du temps ça paraît surprenant mais en fait un budget ça met des mois à se construire alors certains proposent de reprendre le budget finalement qui était étudié avant la censure François baerou sur le papier pourrait proposer le sien il en a le droit mais il peut aussi reprendre il en a le droit aussi celui de Michel Barnier et l'amandé ça permet donc je vous l'ai dit de gagner du temps et c'est une idée qui est partagée à la fois par la droite par Jean-François Husson le rapporteur général de la commission des finances mais aussi par la gauche écoutez Claude renal le président de cette même commission qui lui est socialiste plutôt que de nous embarquer dans l'élaboration d'un nouveau texte qui dans la préparation technique et le travail parlementaire qu'elle impose exigerit plusieurs mois pour aboutir choisissons emble le pragmatisme et l'efficacité certes la règle de l'Enton noir empêcherait de proposer des mesures nouvelles mais un projet de loi de finan rectificative pourrait ensuite utilement les porter si nécessaire vous partagez cet avis on reprend le budget de Michel Barnier malgré la censure oui c'est ça c'est ça le paradoxe alors je dirais que dans le casadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale les choses sont différentes puisque en fait c'est c'est à partir de de de là que voilà le gouvernement a été censuré enfin et donc là on on doit repartir sur autre chose il me semble parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets on va dire et donc il faut essayer de de trouver finalement un dénominateur commun pour travailler sur un nouveau PLF SS en ce qui concerne le PLF c'est un petit peu différent parce que là on s'est arrêté à mi-chem mais encore une fois si on poursuit les travaux il va falloir se mettre d'accord sur tous les éléments qui voilà ne ne ne sont pas sujets à à à comment attention il faut essayer de se mettre d'accord sur tout ce qui a pu être porté un peu par tous ou en tout cas on peut trouver je pense un dénominateur un plus petit dénominateur commun vous dites il faut un nouveau budget de la Sécurité sociale car c'est ce budget qui a entraîné la censure est-ce qu'il faut abandonner certaines lignes rouges qui avait été posé notamment par le RN et la gauche comme la baisse des remboursements de médicaments et de consultation médicales est-ce qu'il faut abandonner cette mesure ah ben écoutez cette mesure de toute façon elle est réglementaire donc ce ne sont pas les parlementaires qui décident mais il est sûr que quand on a était en CMP et que chacun faisait comme je le disais tout à l'heure son petit marché en disant moi je veux ça moi je ne veux pas de ça et cetera ben à un moment donné ça craque de partout nous on était parti du Sénat avec un déficit de moins 15 milliards d'euros donc un mieux par rapport à ce qu'avait demandé Michel Barnier c'était pour discuter mais il n'est rien resté de nos mesures alors je dis pas qu'elles étaient toutes formidables elles étaient certainement impopulaire pour certaines mais ça permettait d'avoir une base de débat or on est sorti tout était parti moins euh de de de d'économie sur les allègements les euh les les les comment les retraites revalorisé et puis maintenant aujourd'hui c'est elles sont totalement comme l'année dernière donc voilà on voit bien qu'il a il y a plus de de comment de moins de dépenses euh sur comment vous le dites sur sur d'autres aspects il y avait les SEP heur de aussi de solidarité tout était parti et donc bah comment il fallait faire pour avoir un déficit qui soit moins de 18,5 milliards d'euros comme ça va être à la fin de cette année et bien en fait sont arrivés les articles où on nous dit que c'est par le règlement qu'on fera des économies règlement c'est donc tickets modérateur franchise le prix des médicaments aussi hein et donc évidemment ça fait plaisir à personne mais mais c'est c'est normal puisqueen fait si on veut réemprunter il faut qu'on ait une trajectoire de déficit qui nous ramène vers l'équilibre je dis on en est loin mais au au moins que la trajectoire elle soit avec moins de dettes donc il faut bien faire des économies quelque part merci merci beaucoup audre à tout à l'heure oui on va évoquer la la composition du futur gouvernement c'est ça c'est ça avec et bien Élisabeth douanau une question qui est liée à notre sujet et finalement peut-être l'anticipation de la baisse du remboursement des prix des médicaments puisque les tarifs des mutuels vont augmenter on l'a appris hier avec le prix des mutuels qui va augmenter de 5,3 % en 2020 25 pour les particuliers et de 7,3 % pour les salariés est-ce que vous dites cette hausse elle est excessive bien elle est excessive si je suis renvoyé sur le le rapport que nous avons au Sénat rédigé l'année dernière j'ai un certain nombre de mes collègues qui se sont penché sur la question et ce qu'ils ont pu noter c'est une décorrélation en fait entre les cotisations et les prestations et ça ce n'est pas normal l'année dernière les mutuelles assurances complémentaires ont augmenté d'environ 8 % hein en moin moyenne mais en réalité les prestations c'était plus 6 % alors ce qu'on a noté c'est qu'on a pas les mêmes modes de calcul mais là justement il y a certainement à à y regarder plus plus plus profondément et puis je je pense que ce ce qu' y a d'étonnant c'est que aujourd'hui on a beaucoup de de maladies en longue durée donc qui sont exonérés du ticket modérateur et donc c'est un report des euh des des dépenses sur l'assurance maladie plutôt que sur les mutuels et et moi je trouve qu'il y a une vraie décorrélation et et je pense que les mutuels ont aussi alors on le dit a des frais de gestion plus importants qu'à qu'à qu'à la caisse d'Assurance Maladie moi je pense qu'il faut y regarder de près mais ça c'est toujours sur le dos finalement des assurés dernière question avant de parler de l'actualité de votre département dernière question sur la réforme des retraites ça va être un dossier épineux pour François baerou puisque à l'Assemblée nationale il y a une majorité de députés pour l'abrogation de cette réforme de la retraite à 64 ans tout comme une majorité de Français il était opposé en 2023 François Baayou va être obligé de modifier cette réforme alors obligé non il peut pas le faire tout seul je pense que ce qu'il faut c'est qu' qu'il réunisse autour de lui l'ensemble des forces vives alors il y a effectivement les ministres les représentants des groupes et des partis mais je pense avant tout au dialogue social moi je pense au syndicat c'est sans doute et et franchement je je je le dis et je fais mon m à coupa pas assez de travail euh avec les syndicats pour la dernière dernière réforme mais il y avait urgence aussi parce que moi je vous le rappelle les comptes en terme de protection sociale s'en vont à Volot quoi et si si on n'a pas un peu de rigueur et bien justement on agit trop vite et c'est c'est le cas d'ailleurs de ce budget du PLFSS dernier c'est qu'en fait on était sur des mesures paramétriques et on éétait pas sur vraiment des réformes structurelles qui sont utiles au pays aujourd'hui mais vraiment et donc je pense que sur les réformes parce que de toute façon la réforme ne suffit pas hein a ramené à l'équilibre dans les prochaines années les comptes de la de de de la SC Racal mais aussi des autres caisses de retraite donc il va falloir enc travailler et sur le travail des seniors sur la pénibilité au travail je pense qu'il y a plein de sujets que nous avons laissé de côté et qu'il faut absolument reprendre on va regarder l'actualité de votre département la Mayenne on va retrouver nos partenaires du Courrier de la Mayenne avec aujourd'hui Pierre Ardon rédacteur en chef au Courrier de la Mayenne bonjour Pierre bonjour à tous les deux bonjour vous voulez vous vouliez interpeller la sénatrice ellisabeth douanau sur les enjeux de sécurité notamment à la Val oui bonjour madame la sénatrice oui je vou je voulais vous interpeller sur la question de des manques de personnel au commissariat de l'aval on a été averti par le le syndicat Alliance police nationale qui a pris la parole cette semaine pour dénoncer ses manques de personnel avec le commissariat de Laval en particulier qui risque de perdre 25 policiers d'ici 2028 en tout cas c'est leur projection donc les policiers ont besoin de renforts ils sont eux ils disent qu'ils ont minimum besoin de 20 coll 40 au maximum enfin au plus en tout cas le syndicat il décrit donc des conditions de travail qui sont très difficiles des policiers qui sont aussi proches du burnout euh donc manque d'attractivité de la profession multiplication des enquêtes lourdeur aussi de la procédure pénale des missions qui ne relèvent pas vraiment de leur compéten même s'ils doivent quand même les exécuter une sorte d'assurance tourisque c'est ce qu'il disait que faire pour que les policiers puissent travailler dans de bonnes conditions alors écoutez cette cette ce ce courrier je ne l'ai pas reçu mais j'en avais reçu un il y a environ 6 ou 9 mois qui m'avait alerté sur le problème d'effectifs je m'étais rendu au commissariat pour voir le le le directeur et pour en parler avec lui donc il s'agitaait pas de lui mettre la pression mais simplement de de de lui demander si réellement les effectifs n'étaient pas du tout appropriés au au territoire de la Mayenne je voudrais simplement rappeler que toute proportion gardé euh laaval c'est c'est c'est c'est pas comme d'autres grandes villes euh certes on a vu des des débordements urbains lorsqu'il y a eu euh en en en juillet 2023 cette crise he qui qui a fait que on avait même très peur dans les rues de la Val en réalité à ce moment-là et donc il a fallu renforcer les effectifs pour pouvoir agir mais même si on a sans doute un peu narcotrafic si si si je veux me me référer à ce qui est dit dans dans beaucoup de villes parce que la drogue est aussi à l'aval et même dans nos petites communes on le voit donc il faut effectivement faire des enquêtes poursuivre arrêter et cetera c'est un travail conséquent il faut être assez nombreux pour le faire mais je me rendrai à nouveau au commissariat pour en parler avec le directeur parce que effectivement moi ça ça pour des des gens qui interviennent pour la sécurité et le quotidien des mayennais il est important que ils soient bien dans leur profession et surtout qu'ils soient capable d'agir avec voilà toute la force nécessaire alors pierre très rapidement il nous reste une toute petite minute vous vouliez revenir sur les coups de rabau de la Région Pays laLoire sur les subventions culturelles euh oui si tu as un deuxième sujet qui est qui est prenant en Mayenne le budget de la région de Pays de la Loire présenté je crois il me semble bien aujourd'hui par Christal Morancé il fait couler beaucoup d'Ang depuis quelques semaines et il provoque de nombreux rassemblements à travers la Mayenne cette décision elle touche les festivals les rendez-vous culturels en fait globalement le monde associatif chez nous on a une labaloise qui s'appelle luciy Rimo qui a décidé de financer son spectacle en bonne partie par le messena privé avec notamment la mise en place d'une d'une cagnotte en ligne pour aller pour per la baisse des subventions publiques je voulais savoir est-ce que Madame la sédatrice est-ce que vous pensez que l'avenir du monde de la C culture il se trouve dans le financement privé et le mesénat privé bah je je suis pas euh comment catégorique pour dire qu'il faut choisir tel ou tel financement on prend ce que ce qui s'offre à nous mais c'est vrai qu'aujourd'hui les finances publiques elles vont rétrécir et elles vont rétrécir drastiquement vraiment vraiment je pense qu'il faut que chacun ait conscience que que ça va être très difficile et que si on a le choix aujourd'hui de de certaines moins de dépenses on aura plus le choix demain merci merci beaucoup pierre hardardon d'être intervenu dans cette émission on regarde rapidement la une du Courrier de la Mayenne consacré à Noël au cœur de la nuit merci beaucoup Élizabeth douano d'avoir été la sénatrice du jour dans 20 minutes c'est le club des territoires nous parlerons de la visite d'Emmanuel Macron à Mayotte au chevet de la population sinistrée et puis tout de suite c'est l'heure de l'invité politique aujourd'hui c'est Nicolas Mayer rossignol [Musique]

« Le spectacle que donnent les politiques est affligeant » — François Bayrou · Pourquijevote