Sébastien Chenu : "L'accord du Mercosur est une trahison !" (France Info)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17RelanceRéponse partielle
Si un délit a été commis, je veux bien l'entendre. Est-ce un début de mea culpa Sébastien Chenu ?
- 1:03RelanceRéponse partielle
Mais la dernière fois, Marine Le Pen, en première instance, nia un peu tout en bloc ni les faits. Là, elle dit quand même, je veux bien entendre qu'il y a eu un délit. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
- 2:33RelanceRéponse partielle
Vous parlez d'un simple désaccord administratif. Oui, mais c'est la base. Les faits reprochés sont lourds, quand même.
- 2:50FerméeÉludée
Je voudrais quand même rappeler qu'il s'agit d'un détournement de fonds publics qui porte sur plusieurs millions d'euros.
- 3:17FerméeRéponse partielle
Vous n'avez toujours pas le sentiment d'avoir commis un délit ?
- 4:07RelanceRéponse partielle
Donc vous faites un virage sur l'aile et vous semblez dire, contrairement à la première instance…
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« C'est un nouveau procès en fait, le procès en appel. »
- 0:42Invité politiqueFait
« C'est-à-dire l'utilisation des attachés parlementaires, des assistants parlementaires, des pratiques administratives qui ont été validées elles-mêmes par le Parlement européen au moment où elles ont été mises en cause. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Nous, on n'a jamais rien caché. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'intention délibérée de commettre un délit. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Ce sont des gens qui ont travaillé réellement. Ils sont venus au Parlement européen. Ils ont effectué une mission. »
- 2:50InvitéChiffre
« Je voudrais quand même rappeler qu'il s'agit d'un détournement de fonds publics qui porte sur plusieurs millions d'euros. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Non mais on conteste totalement ce que dit M. Maisonneuve. »
- 3:40Invité politiqueChiffre
« Les sommes qui sont reprochées, elles concernent 10% de l'enveloppe globale des sommes qui sont attribuées aux collaborateurs parlementaires, à notre groupe politique par le Parlement européen. »
- 5:30PrésentateurFait
« des agriculteurs qui avaient passé la nuit devant l'Assemblée nationale sont partis avant le lever du jour, après avoir obtenu certains engagements du gouvernement, notamment la promesse d'une loi d'urgence agricole qui serait votée avant l'été. »
- 10:08Invité politiqueFait
« Nous, on avait demandé aussi hier avec Hélène Laporte, la députée du Lot-et-Garonne qui, chez nous, suit le dossier agricole. On a rencontré la FNSEA, comme on avait rencontré les jeunes agriculteurs, comme on avait rencontré la coordination rurale. »
- 10:25Invité politiqueFait
« Nous, on considère que ça, c'est le strict minimum. Ce n'est pas une victoire. »
- 11:49Invité politiqueFait
« D'accord, mais enfin, ce que je vous dis, je viens de vous citer la Réunion, où ça avait marché, on avait éradiqué. »
- 14:31Invité politiqueFait
« D'abord, à soutenir les agriculteurs, ensuite à dénoncer l'hypocrisie et la nullité de ce gouvernement en la matière, et puis ensuite à montrer qu'il y a d'autres perspectives peut-être pour nos agriculteurs. »
- 15:03Invité politiqueFait
« Notamment toute cette instabilité que ces incapables ont créé depuis des mois et des mois. »
- 15:40Invité politiqueFait
« Non, alors ce n'est pas exactement ça. D'abord, on n'a pas besoin du Mercosur pour par exemple exporter nos vins. »
- 16:41Invité politiqueFait
« 25 ans que c'est en négociation. À quel moment le président de la République s'est opposé ? »
- 17:14Invité politiqueFait
« Il ne s'est pas opposé au fait que ce texte soit scindé. »
- 18:31Invité politiqueFait
« Oui, d'ailleurs, ce serait bien pratique parce qu'on a déjà voté plusieurs fois, au-delà de l'aspect évidemment compliqué pour les gens qui tiennent les bureaux de vote, mais je veux dire, c'est bien pratique de voter le même jour deux fois. »
- 18:50Invité politiqueChiffre
« On va déposer 650 listes à peu près aux élections municipales, ce qui est du jamais vu et on a 577 candidats qui sont déjà présélectionnés pour aller aux législatives. »
- 19:45Invité politiqueFait
« Moi, je souhaite que les Iraniens puissent décider de leur sort et qu'ils se débarrassent effectivement au plus vite de ce régime moyenâgeux, sanguinaire. »
- 20:21Invité politiqueFait
« Sincèrement, personne ne pleurera à part la France Insoumise. »
- 21:28Invité politiqueFait
« Il y a plusieurs solutions, en tout cas plusieurs solutions, plusieurs pistes. Et moi je regrette qu'on ait abandonné que ces gouvernements successifs, François Hollande a fait beaucoup de mal d'ailleurs là-dessus, est abandonné des politiques qui permettent de soutenir la natalité. »
- 21:40Invité politiqueFait
« Vous avez vu qu'il y a une étude aussi qui est sortie qui montre que l'augmentation des loyers a fait baisser aussi la natalité. »
- 23:31Invité politiqueFait
« Parce que dans la vie on ne se renie pas. Moi j'avais fait les campagnes de Nicolas Sarkozy et je ne me renie pas. »
- 23:38Invité politiqueFait
« Et parce que Nicolas Sarkozy a été victime d'une injustice, d'une humiliation à travers cette incarcération et j'ai voulu lui dire que je n'acceptais pas cette injustice que je n'aurais d'ailleurs pas accepté davantage pour un autre leader politique quand même il serait beaucoup plus éloigné de moi. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu71 %
- Présentateur13 %
- Invité8 %
- Invité 24 %
≈ 2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul. Bonjour Agathe. Marine Le Pen joue en ce moment son avenir présidentiel, l'appel du procès des assistants parlementaires européens après une peine de 5 ans d'inéligibilité en première instance. A la barre hier, elle a déclaré ceci. Si un délit a été commis, je veux bien l'entendre. Est-ce un début de mea culpa Sébastien Chenu ?
C'est un nouveau procès en fait, le procès en appel. Et ce que Marine Le Pen explique, avec un certain nombre d'arguments, c'est que cette histoire, si j'ose l'appeler ainsi, c'est l'histoire de pratiques administratives sur lesquelles nous avons un désaccord avec le Parlement européen, c'est-à-dire l'utilisation des attachés parlementaires, des assistants parlementaires, des pratiques administratives qui ont été validées elles-mêmes par le Parlement européen au moment où elles ont été mises en cause.
Elles ont été utilisées en toute bonne foi, c'est ce que dit Marine Le Pen finalement, par le Rassemblement national, mais il faut le savoir aussi, à l'époque, par le Modem ou par la France insoumise.
Mais la dernière fois, Marine Le Pen, en première instance, nia un peu tout en bloc ni les faits. Là, elle dit quand même, je veux bien entendre qu'il y a eu un délit. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
Nous, on n'a jamais rien caché. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'intention délibérée de commettre un délit. On nous reproche quelque chose. Il faut savoir que les règles ont évolué. C'est-à-dire qu'après l'embauche des attachés parlementaires, il n'y a pas d'emploi fictif. Ce sont des gens qui ont travaillé réellement. Ils sont venus au Parlement européen. Ils ont effectué une mission. Mais le Parlement européen dit que cette mission n'est pas en lien direct avec du travail parlementaire. Mais la nouveauté, M. Chenu, c'est que là, pour la première fois,
Marine Le Pen, qui d'ailleurs a été silencieuse, comme l'a remarqué, Pierrick Bonneau, à l'entrée et à la sortie, parce qu'il n'avait pas été le cas la première fois, en première instance, elle dit que si un délit a été commis, je veux bien l'entendre. Ça, c'est nouveau dans la bouche de Marine Le Pen, quand même.
C'est-à-dire qu'en fait, Marine Le Pen, elle a entendu le jugement de première instance. Donc elle a entendu ce qu'on lui reprochait. Mais ce qu'elle dit, c'est que ce qui était qualifié et que nous contestons, eh bien, n'est pas délibéré. Il n'y a pas de volonté de la part de Marine Le Pen et du Rassemblement national d'avoir commis ce délit. Donc elle a entendu le jugement de première instance. On est dans un jugement de seconde instance. On est dans un appel. Et elle explique que, compte tenu des règles qui étaient en place, il n'y avait pas de volonté délibérée de contourner ces règles. Mais on est sur un désaccord administratif.
Alors, si on est sur un désaccord administratif, évidemment, la sanction nous paraît totalement disproportionnée. Parce que Marine Le Pen est là pour démontrer, justement, son innocence. Le fait qu'elle n'ait pas voulu jamais, à aucun moment, commettre un quelconque délit.
Vous parlez d'un simple désaccord administratif. Oui, mais c'est la base. Les faits reprochés sont lourds, quand même. On écoute, pour ceux qui ont plus forcément tous les faits en tête, ce qu'en pense Patrick Maisonneuve, c'est l'avocat du Parlement européen. Il est parti civil dans l'affaire. Il était dans la matinale de France Info hier.
Je voudrais quand même rappeler qu'il s'agit d'un détournement de fonds publics qui porte sur plusieurs millions d'euros. Et quand on parle de fonds publics, il s'agit de l'argent des contribuables. Ça a servi, ce détournement, à financer le parti Front National, aujourd'hui Rassemblement National, dans le cadre de quelque chose qui était organisé, un véritable système. Là, on est quand même au sommet de l'infraction que l'on peut reprocher à un élu.
– Vous n'avez toujours pas le sentiment d'avoir commis un délit ?
– Non mais on conteste totalement ce que dit M. Maisonneuve. Et M. Maisonneuve, il est la voix de nos adversaires. Il est la voix de la partie adverse. – La voix du Parlement européen ? – Oui, donc écoutez notre avocat, entendez notre avocat, et vous aurez exactement ce que nous contestons dans ce procès. Je vous le dis, il n'y a pas d'intention manifeste. Il n'y a pas de système. Là aussi, sincèrement, quand j'entends M. Maisonneuve, les sommes qui sont reprochées, elles concernent 10% de l'enveloppe globale des sommes qui sont attribuées aux collaborateurs parlementaires, à notre groupe politique par le Parlement européen. Donc on n'est pas dans un système.
Il n'y a pas d'emploi fictif, je vous l'ai dit. Et il n'y a pas d'enrichissement personnel. Donc au bout d'un moment, moi je veux bien qu'on utilise des mots, et les mots de M. Maisonneuve sont d'une violence aiguë, je trouve, mais ils ne correspondent pas à la réalité. – Donc vous faites un virage sur l'aile et vous semblez dire,
contrairement à la première instance… – Je vois, vous qualifiez comme ça. – Non mais c'est un changement de stratégie. Là, vous reconnaissez que vous avez fauté collectivement. Est-ce que c'est une stratégie pour obtenir une peine moins lourde ? Est-ce que par exemple deux ans d'illigibilité, ce serait moins grave ? Parce que ça permettrait à Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle.
– Mais moi je ne vais pas faire le procès ici devant vous. D'abord je n'ai pas l'ensemble des éléments pour pouvoir faire ce procès. Je dis simplement que la peine est totalement disproportionnée, qu'elle est privative déjà pour Marine Le Pen d'un certain nombre de droits. S'il y avait une dissolution aujourd'hui, Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter. Mais surtout, elle est potentiellement privative pour Marine Le Pen de la possibilité d'être candidate à l'élection présidentielle. Ça nous semble donc totalement disproportionné. Donc Marine Le Pen est en train de faire la démonstration, non seulement de son innocence, mais du fait qu'il n'y a pas de volonté d'avoir commis un délit.
Donc on est sur des, de toute façon depuis le début, on est sur ces désaccords avec le Parlement européen. Je vous rappelle quand même que le Parlement européen a modifié les règles en cours de route. Donc si vous voulez, c'est comme si vous commencez une partie d'un jeu quelconque, et au milieu de la partie, les règles ont changé. Et on vous reproche ce que vous avez fait au début. Donc si vous voulez, ce n'est pas totalement juste. Donc Marine Le Pen est là pour amener un certain nombre d'éléments qui a le fait valoir, un certain nombre d'éléments qui prouvent son innocence.
Et nous, nous considérons qu'en la matière, et nous le souhaitons, Marine Le Pen ne peut pas être privée de ses droits et de cette capacité à être candidate à l'élection présidentielle.
Sébastien Chenu, le Parquet national financier a confirmé lundi analyser une plainte pour détournement de fonds publics, citant Jordan Bardella. Selon cette plainte, Jordan Bardella aurait fait financer sur des fonds européens une formation de médiatraining pendant la campagne de 2022. Encore de l'argent européen, c'est le prochain sur la liste, Jordan Bardella ?
Non, non, mais d'ailleurs, ces calendriers qui s'entrechoquent disent quelque chose. On a le sentiment, évidemment, d'une espèce de chasse aux sorcières en se disant, ah ben maintenant, autour de Jordan Bardella, nos adversaires se disent, bon, Jordan Bardella n'a pas utilisé d'ailleurs ceci au moment de l'élection.
Une chasse aux sorcières, ce n'est pas la justice qui suit son cours
et la vie démocratique. Non, mais d'abord, il n'a pas utilisé, il a dit lui-même, ces fonds pour cette formation pour l'élection présidentielle. Tout ça est parfaitement légal, a été validé par les services du Parlement européen. C'est ça aussi, toujours un peu fort de café. Les services du Parlement européen valident des choses et ensuite nous les reprochent. Je vous rappelle que Jordan Bardella a saisi lui-même l'association, je crois, anticorps. Il a déposé une plainte aussi contre ces allégations. Et donc, à un moment, nous, on ne se laissera pas salir, on ne se laissera pas traîner dans la boue pour des faits qui sont parfaitement légaux.
Il y a tout à fait la possibilité d'utiliser un certain nombre de fonds du Parlement européen pour se former et c'est valable pour tous les députés.
Si Marine Le Pen est empêchée, elle l'a dit très clairement, elle passera la main à Jordan Bardella. Écoutez ce qu'en dit Xavier Bertrand qui était sur votre chaise le mois dernier. Elle n'a pas envie de se faire remplacer par Jordan Bardella parce qu'elle le connaît très bien. Il a la tête d'un bon Premier ministre. Voilà ce qu'elle a rappelé. Quand j'ai indiqué qu'à 30 ans, vous ne pouvez pas diriger un pays de 68 millions d'habitants, vous remarquerez qu'il n'y a personne au Rassemblement national qui a su trouver les arguments pour me démentir. Si, il y en a un. Mathieu Vallet, député européen, candidat à la mairie de l'île, qui a dit si, il a de l'expérience, il a fait des jobs d'été.
Factuellement, Jordan Bardella aura 31 ans en 2027. Il n'a aucun autre diplôme que le baccalauréat. Il n'a jamais exercé de métier hors de la politique. Il n'a jamais été élu à aucun mandat local.
Oui, alors, il y a un petit peu de méprise sociale derrière. Aucun, non, c'est factuel. Non, mais, monsieur Mellard. J'ai aucun mépris dans la question. Il n'a qu'un baccalauréat, etc. Il a entamé une licence géographique, il a arrêté. D'accord, moi, je vois un pays, le nôtre, dirigé par des gens dont la majorité ont fait l'ENA. Vous voyez l'État dans lequel est le pays ? Pendant des années, on nous a dit que la France est gérée, dirigée par des gens très intelligents. Heureusement que la France n'était pas gérée par les plus cons, parce qu'avec les résultats qu'il y a, je ne sais pas ce que ça aurait donné.
Si ça, c'est les résultats qu'on a avec les plus intelligents et les plus diplômés, je ne suis pas sûr que ce soit une garantie. Donc, il y a un petit côté mépris social. Bon, Xavier Bertrand, il est totalement aigri. Il dit à Jean-Denblanc, il a une tête de Premier ministre. Enfin, Xavier Bertrand, lui-même, n'a jamais réussi à être Premier ministre, alors qu'il pleurait. Vous vous rappelez, c'est même nous qui l'avons bloqué. Il pleurait pour devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron. Et Marine Le Pen avait indiqué qu'on le censurait immédiatement. Donc, derrière ça, il y a de l'aigreur. Mais c'est les Français qui vont juger, en réalité.
C'est un argument pertinent ?
Non, pas du tout. De son expérience ? Quand Jean-Denblanc gagne deux fois les élections européennes, d'abord, c'est une forme d'expérience qui, je pense, dit quelque chose. Et les Français ont tranché. Ils ont considéré qu'entre lui et Mme Noiseau, qui était une énarque, qui menait les listes d'Emmanuel Macron, ou Mme Aubry, qui venait d'une association européenne, eh bien, ils ont considéré que Jean-Denblanc avait la proposition politique la plus pertinente et qu'il était le meilleur pour l'incarner. Donc, à un moment, cette histoire d'âge, puis rassurez-vous, ça va passer vite, l'année prochaine, il aura 31 ans, puis il en aura 32. Vous pensez que c'est du carburant, électorat ?
Électorat, ce que vous appelez du mépris social vis-à-vis de Jean-Denblanc ?
Je pense que Jean-Denblanc, qui est l'homme politique le plus populaire en France. C'est indéniable, sondage après sondage, il est l'homme politique. Et la femme politique la plus populaire, c'est Marine Le Pen. Donc, je pense que c'est un procès qui est, évidemment, un procès en mépris social, mais c'est un peu court comme argument pour nos adversaires. Enfin, moi, ça ne me viendrait pas à l'idée de reprocher, par exemple, à M. Mélenchon d'avoir, je crois, 75 ans. Parce qu'on peut faire le reproche inverse. Ça ne me serait pas venu à l'idée de reprocher à Emmanuel Macron son âge.
Ce que j'ai reproché à Emmanuel Macron, toujours, c'est sa philosophie politique qui nous amène aux résultats consternants que nous connaissons. Donc, vous avez juste à reprocher à un adversaire son âge, sa gueule ou ses diplômes. Sincèrement, si vous n'avez pas grand-chose, dans votre caba.
Sébastien Chenet, des agriculteurs qui avaient passé la nuit devant l'Assemblée nationale sont partis avant le lever du jour, après avoir obtenu certains engagements du gouvernement, notamment la promesse d'une loi d'urgence agricole qui serait votée avant l'été. Est-ce que vous aussi, comme certains agriculteurs, vous saluez ces annonces ?
Nous, on avait demandé aussi hier avec Hélène Laporte, la députée du Lot-et-Garonne qui, chez nous, suit le dossier agricole. On a rencontré la FNSEA, comme on avait rencontré les jeunes agriculteurs, comme on avait rencontré la coordination rurale. Moi, je les avais rencontrés, par exemple, dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Nous, on considère que ça, c'est le strict minimum. Ce n'est pas une victoire.
D'ailleurs, dans ce projet de loi agricole, bien sûr qu'on va parler des réserves d'eau, bien sûr qu'on va devoir parler de la prédation, mais, par exemple, on pourrait aussi y inclure les assurances récoltes, un dispositif, Hélène Laporte l'a rappelé, qui fonctionne très mal et très peu. Donc, vous voyez, elle est vraiment extrêmement réduite, ce projet de loi rapide. On a l'impression que c'est bâclé, que c'est fait pour essayer de calmer les agriculteurs qui, eux-mêmes, sont évidemment frappés entre la dermatose nodulaire et le Mercosur, sont coincés en étau et se voient en train de mourir.
À cause de la dermatose, pour la première fois, il n'y aura pas de vache au salon de l'agriculture. Hier, sur France Info, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, a trouvé ça dommage. Et vous ?
Oui, non, mais dire que c'est dommage, oui, bien sûr, c'est dommage. D'accord. Mais Mme Gennevard aurait peut-être pu, et les ministres qui l'ont précédé sincèrement, se rendre compte que, un, le protocole qui était décidé, celui de l'abattage massif, n'était pas le protocole qui était, par exemple, proposé, sollicité par la Fédération européenne des vétérinaires. Alors, ils ont dit, il n'était pas non plus le protocole qui avait été utilisé en 92, lorsqu'à la Réunion, on avait déjà été confronté à cette dermatose. On n'avait pas abattu tous les troupeaux.
Mais le gouvernement, c'est plusieurs pays européens, où on a appliqué ce protocole et ça a marché.
D'accord, mais enfin, ce que je vous dis, je viens de vous citer la Réunion, où ça avait marché, on avait éradiqué. Donc, le traumatisme, le coût d'un protocole qui consiste à abattre l'ensemble des troupeaux, plutôt qu'à abattre la bête, la mettre à l'écart, et puis vacciner massivement, montre que ce gouvernement n'a pas anticipé. La réalité, c'est qu'il n'a pas anticipé, pourquoi ? Parce qu'on n'a pas les vaccins. On est obligé d'attendre que les vaccins soient fabriqués, de les importer. Et c'est vrai que ce gouvernement n'a pas anticipé.
Alors, je ne vous dis pas que c'est facile d'anticiper, mais quand, en juillet dernier, ça s'est passé en Savoie, eh bien, il aurait fallu alerter, se dire que sur la fabrication des médicaments, en tout cas des vaccins, il fallait peut-être accélérer.
C'est la faute du gouvernement s'il n'y a pas de vache au salon,
alors, c'est ça que vous dites ? Je dis que ce gouvernement ne gère pas, n'anticipe pas, et ensuite se retrouve devant des situations de fait accomplies. Les agriculteurs, sincèrement, et on va parler, je pense, du Mercosur, juste après qu'il en fait.
On vous en reparle dans un instant, parce qu'il est 8h46, Sébastien Chenu, et c'est l'heure du Fil Info, avec Laura Duglieu.
Les tracteurs de la FNSEA ont quitté Paris tôt ce matin, après avoir passé la nuit devant l'Assemblée nationale. Au sud de Toulouse, les syndicats agricoles bloquent à nouveau la 64. Les agriculteurs, pas convaincus donc, par les annonces du gouvernement, d'une loi d'urgence agricole et d'un tour de France par la ministre de l'Agriculture. Les Etats-Unis agiront de manière très forte si les autorités iraniennes commencent à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations anti-régime. Difficile d'avoir un bilan précis de la répression. L'ONG Iran Human Rights évoque plus de 700 morts confirmées, mais selon elle, le nombre réel pourrait s'élever à plusieurs milliers.
Dans l'Aude, un adolescent de 16 ans a été grièvement blessé par balle par un policier après un refus d'obtempérer. Selon le parquet de Carcassonne, la victime était le passager d'une voiture conduite par un autre mineur de 15 ans. Une affiche de rêve, mais une marche bien trop haute pour Bayeux en 16e de finale de la Coupe de France de foot. Les Normands ont été battus sans pitié par l'Olympique de Marseille. 9 buts à 0. C'est donc une première depuis 35 ans. Aucun club amateur n'est parvenu à atteindre les 8e de finale.
France Info Avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale, député RN du Nord. On parle maintenant d'un rendez-vous cet après-midi à l'Assemblée et vous n'y êtes pas pour rien, Sébastien Chenu.
Deux motions de censure, une du Rassemblement national, l'autre de LFI, pour s'opposer à l'accord du Mercosur seront donc débattus à l'Assemblée nationale. Sauf que le gouvernement a voté contre ce traité. Il va falloir nous expliquer à quoi ça sert cette motion.
D'abord, à soutenir les agriculteurs, ensuite à dénoncer l'hypocrisie et la nullité de ce gouvernement en la matière, et puis ensuite à montrer qu'il y a d'autres perspectives peut-être pour nos agriculteurs.
Que le gouvernement tombe, vous pensez que ça va résoudre la crise agricole ?
Mais que ce gouvernement s'en aille, ça va résoudre beaucoup de choses, oui. Si ce gouvernement partait, ça résoudrait, je crois, dans le pays, beaucoup de choses. Ça permettrait de donner une nouvelle orientation budgétaire immédiatement, ça permettrait de donner une nouvelle orientation dans le dialogue qu'on doit avoir avec l'Union européenne. Oui, je pense que si ce gouvernement part, ça solutionne beaucoup de problèmes dans le pays. Notamment toute cette instabilité que ces incapables ont créé depuis des mois et des mois. Parce qu'en réalité, depuis qu'Emmanuel Macron a été réélu président de la République, il ne se passe rien dans le pays.
Il n'y a pas eu une loi importante qui a été votée et le pays continue à s'endetter, le pays continue à s'insécuriser, le pays continue à déléguer et à perdre sa souveraineté. On en mesure après le plan social de l'industrie. C'est le plan social de l'agriculture.
Vous plaidez notamment pour une Europe puissance qui s'émancipe des Etats-Unis. On vous entend souvent le répéter. Mais vous ne voulez pas d'un accord commercial des Européens avec les pays du Mercosur qui renforceraient justement l'Europe face aux Etats-Unis ?
Non, alors ce n'est pas exactement ça. D'abord, on n'a pas besoin du Mercosur pour par exemple exporter nos vins. Ce n'est pas le Mercosur qui permet d'exporter nos vins. La filière des vins est en difficulté,
est en grande difficulté et ce serait des débouchés supplémentaires.
Mais on peut avoir des relations évidemment bilatérales avec un certain nombre d'Etats. Nous, on n'est pas contre les échanges. On est contre un échange, celui-ci en particulier, qui vient justement faire mourir des filières et qui, il faut bien le dire, portent en lui une logique qui est incompréhensible. Ici, on va tuer la filière ovine, bovine ou de volaille. On va tuer cette filière-là et on va importer du bout du monde, avec d'ailleurs les problématiques d'environnement que ça porte, de la viande qui est produite dans d'autres conditions. Donc en fait, on tue les nôtres et on importe de la viande du bout du monde. Expliquez-moi à quel moment on peut défendre ça.
Le Mercosur, ça fait 25 ans que c'est en négociation. À quel moment, et c'est pour ça qu'on dépose la motion de censure, M. Laroutirou, je revenais sur votre question, pourquoi on dépose cette motion de censure ici ? 25 ans que c'est en négociation. À quel moment le président de la République s'est opposé ? D'abord, en 2019, il trouvait ça très bien. Parce que M. Macron, quand il fait le tour du monde, il raconte que le Mercosur, c'est très bien. Puis quand il revient en France, il entend les agriculteurs, il dit « Ah ben non, finalement, c'est pas très bien ». Donc à aucun moment, il a remis en cause le mandat qui a été confié à la Commission européenne pour négocier. À aucun moment.
À aucun moment, il a remis en cause le fait que cet accord ait été scindé.
Mais il a essayé de le bloquer et puis il a paréci, notamment avec le revirement des Italiens, il n'a pas réussi. La dernière semaine, il n'a pas réussi à bloquer le Mercosur. Il a voté contre, en tout cas. Il a voté contre.
Je termine mon propos. Allez-y, après on a notre question. Il ne s'est pas opposé au fait que ce texte soit scindé. C'est un peu technique, mais j'explique pour ceux qui ont la délicatesse de nous écouter. Un texte, selon qu'il soit entier ou scindé, il n'est pas voté de la même façon. Ou il faut une majorité, ou il faut une unanimité. Une unanimité, c'est très dur à trouver. Tous les pays doivent être d'accord. Et là, ils ont scindé le texte pour qu'il n'y ait plus qu'une majorité. C'est beaucoup plus facile de faire passer un texte avec une majorité. Vous avez moins d'États à convaincre. Donc Emmanuel Macron, pas de problème. Il a laissé le texte être scindé.
Et donc une majorité de pays qui, eux, sont favorables, notamment l'Allemagne, le faire. Il ne s'y est pas opposé. À quel moment il a fait la tournée des grands ducs, si j'ose dire, pour convaincre les pays de s'opposer au Mercosur ? Donc selon eux, s'il avait voulu, il n'aurait pu empêcher le Mercosur ? Je viens de vous donner trois raisons qui montrent qu'ils pouvaient s'y opposer. Nous, on s'y oppose avec cette motion de censure, mais on dépose aussi une proposition de résolution. Et j'attends de voir ce que la France va faire par la voix d'Emmanuel Macron et de Jean-Noël Barraud.
Une proposition de résolution devant la Cour de justice de l'Union européenne pour, là aussi, essayer d'entraver ce mécanisme fou d'application du Mercosur.
Autre thème majeur, Emmanuel Macron et son premier ministre Sébastien Lecornu menacent ouvertement de dissoudre l'Assemblée s'ils étaient censurés. Est-ce que vous êtes toujours pour une dissolution ? Est-ce que vous êtes prêt à retourner aux urnes en même temps, je le rappelle, que les municipales ?
Oui, d'ailleurs, ce serait bien pratique parce qu'on a déjà voté plusieurs fois, au-delà de l'aspect évidemment compliqué pour les gens qui tiennent les bureaux de vote, mais je veux dire, c'est bien pratique de voter le même jour deux fois. Ça permet des économies et donc nous, on réclame ces solutions. Mais vous aurez assez de candidats ? Comment ? Vous aurez assez de candidats pour toutes les circonscriptions et toutes les villes de France ? Oui, oui, on va déposer 650 listes à peu près aux élections municipales, ce qui est du jamais vu et on a 577 candidats qui sont déjà présélectionnés pour aller aux législatives. Pas de souci de ce côté-là. Mais ça, je veux dire, c'est la boutique.
L'intérêt pour le pays, c'est quoi ? C'est de pouvoir donner une nouvelle majorité et d'utiliser les 15 mois qui nous séparent de l'élection présidentielle de façon utile. Quand vous voyez le calendrier de l'Assemblée nationale, ce qu'il y a au programme de l'Assemblée nationale sur les mois qui viennent, c'est constamment...
Vous avez dit la même chose la dernière fois, Sébastien Chenu, et le RN n'est pas entré à Matignon et il n'y a pas de majorité.
La situation est encore pire qu'avant. Je crois que les Français ont vu que d'abord les magouilles entre Attal-Wauquiez et la France insoumise permettant aux uns et aux autres de se faire élire, ont vu ce que ça donnait et ont vu et voit qu'un pays sans majorité, effectivement, ça ne peut pas avancer.
Sébastien Chenu, la mobilisation contre le régime des Molins se poursuit en Iran. Vous, le souverainiste, est-ce que vous souhaitez la chute du régime ?
Moi, je souhaite que les Iraniens puissent décider de leur sort et qu'ils se débarrassent effectivement au plus vite de ce régime moyenâgeux, sanguinaire. On devrait d'ailleurs être peut-être un peu plus exigeant vis-à-vis de l'ambassadeur d'Iran qui a été, je crois, consulté, qui est venu au Quai d'Orsay. Je pense qu'il va falloir qu'on monte le ton. Qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Il y a des pressions diplomatiques, économiques, qu'on peut avoir sur l'Iran pour faire tomber ce régime, pour aider le peuple iranien à faire lui-même tomber ce régime. Sincèrement, personne ne pleurera à part la France Insoumise.
Je vous avoue que la France Insoumise, finalement, ce régime des Molas, ils lui trouvent de bonnes excuses. Ils disent, non, c'est juste une histoire de vie chère en Iran. On a entendu la France Insoumise nous dire, ah mais c'est une problématique de vie chère. Ce n'est pas qu'une problématique de vie chère. C'est un prétexte, c'est un discours, c'est un narratif de l'extrême gauche pour essayer de se dire qu'ils sont gênés par le fait qu'un régime islamiste tienne sous son joug tout un peuple. Ce n'est évidemment pas qu'une problématique de vie chère. Aujourd'hui, vous demandez de renvoyer l'ambassadeur. C'est la position de vie chère. Je me pose la question.
On en a toujours été là-dessus très attentifs au fait que la France doit s'exprimer d'une seule voix. Mais je pense qu'on doit effectivement se poser la question du renvoi ou en tous les cas de l'exigence qu'on peut avoir dans la relation diplomatique avec l'Iran. d'avoir des relations diplomatiques aussi structurées qu'un pays
qui tue les siens. Avant la question qui vous sera posée à la gâte, on a une question majeure, celle des chiffres de l'INSEE qui sont tombés hier. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a plus de décès que de bébés en France cette année. Quelle est la solution du Rassemblement national pour inciter les 69 millions de Français à avoir plus d'enfants ?
Il y a plusieurs solutions, en tout cas plusieurs solutions, plusieurs pistes. Et moi je regrette qu'on ait abandonné que ces gouvernements successifs, François Hollande a fait beaucoup de mal d'ailleurs là-dessus, est abandonné des politiques qui permettent de soutenir la natalité. Vous avez vu qu'il y a une étude aussi qui est sortie qui montre que l'augmentation des loyers a fait baisser aussi la natalité. Donc ça veut dire que les leviers, c'est quoi ? C'est les leviers du logement, c'est les leviers de la fiscalité.
Parce que beaucoup de ménages se posent la question d'un second ou d'un troisième enfant parce que quelque part ça a un coût, c'est onéreux, évidemment c'est cher d'avoir aujourd'hui des enfants quand on n'a peut-être pas de moyens. C'est avant tout
une question de pouvoir d'achat pour vous ?
C'est souvent aujourd'hui une question de pouvoir d'achat, c'est parfois aussi une question de capacité à retrouver son métier à progresser pour les femmes dans sa vie professionnelle parce qu'évidemment le congé à maternité met souvent les femmes dans des situations d'inégalité lorsqu'elles reviennent au boulot. Donc c'est sur ces leviers-là. Nous, on est favorables et c'est pour ça qu'on avait voté la proposition du Modem sur l'impôt sur la fortune improductive parce que ça dégageait 3 milliards d'euros et nous on voulait les consacrer justement à la restauration d'une part fiscale supplémentaire à partir du deuxième enfant.
Et puis on peut aussi imaginer il faut être un peu audacieux des prêts à taux zéro pour des jeunes ménages qui pourraient vouloir s'installer puisque je vous ai dit la problématique du logement pas uniquement la fiscalité mais celle du logement est un problème. Donc vous voyez il y a beaucoup de sujets sur lesquels il faut se pencher. J'ai le sentiment quand même que la politique de natalité qui a souvent été vue qui a souvent été moquée eh bien elle n'a pas été traitée par le gouvernement.
Comme tous les jours c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France Info. Aujourd'hui la question qui déclare sa flamme. Je vais vous lire un extrait du journal d'un prisonnier de Nicolas Sarkozy. Vous me voyez venir. Ouvrez les guillemets. Il était résolu à m'adresser un courrier de soutien chaque semaine. Le contenu était sensible, personnel, humain. C'est tout moi
que vous m'avez reconnu tout de suite.
Ce texte parlait de la vie, des sentiments profonds et du respect qu'il portait à ma personne. Nicolas Sarkozy effectivement parle de vous Sébastien Chenu. Pourquoi avez-vous envoyé ces lettres ?
Pour deux raisons. Parce que dans la vie on ne se renie pas. Moi j'avais fait les campagnes de Nicolas Sarkozy et je ne me renie pas. Et parce que Nicolas Sarkozy a été victime d'une injustice, d'une humiliation à travers cette incarcération et j'ai voulu lui dire que je n'acceptais pas cette injustice que je n'aurais d'ailleurs pas accepté davantage pour un autre leader politique quand même il serait beaucoup plus éloigné de moi.
Mais c'était personnel ou c'était politique ? Est-ce que vous pensez que c'est un petit peu grâce à vous, grâce à vos missives que le président, l'ancien président de la République a amorcé pour la première fois un rapprochement historique politiquement avec vous ? Est-ce que c'est grâce à ces lettres que Sarkozy a commencé un début d'union des droites ?
Vous me donnez beaucoup de responsabilités. Non, non, c'était tout à fait personnel. Moi, je n'attends rien en réalité de Nicolas Sarkozy. Je lui ai témoigné de ce soutien. Je suis très heureux si ça a pu l'aider à traverser ce moment extrêmement difficile. Moi, je déteste, je déteste par-dessus tout l'injustice, qu'elle soit pour les plus faibles de notre pays ou pour ceux qui sont considérés comme les plus forts.
Sébastien Chenu