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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 9 mars 2024 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsLogementÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Pierre OLIVER : Maire LR du 2ème arr de Lyon, Conseiller Municipal et Conseiller Régional

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 48 %Attaque 35 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que le 8 mars est un sujet de préoccupation pour vous ? Qu'avez-vous prévu ?

  • 3:09OuverteRéponse directe

    La parité est-elle un combat pour votre famille politique ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    La constitutionnalisation de l'IVG est-elle une avancée historique ?

  • 7:26RelanceRéponse directe

    Les sujets de société sont-ils des enjeux pour la droite ?

  • 8:51OuverteRéponse partielle

    L'exclusion de Vincent Day des LR vous interpelle-t-elle ?

  • 10:45OuverteRéponse directe

    Être dans l'opposition n'est-il pas long et compliqué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Pour l'instant, je n'ai pas encore déclaré ma candidature à la mairie de Lyon. »
  • 2:55Invité politiqueChiffre
    « 75% des équipes de la mairie du deuxième arrondissement sont féminines. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « Je suis ravi que le Parlement ait voté une très large majorité de l'inscription de l'IVG dans la Constitution. »
  • 16:38Invité politiqueChiffre
    « À l'époque de Gérard Collomb, c'était 7000 logements qui étaient construits dans l'agglomération lyonnaise. Cette année, si on arrive à 2000, c'est un record. »
  • 23:30Invité politiqueFait
    « Toulouse est sur le point de dépasser Lyon. Lyon a été la troisième ville de France pendant des décennies et là, suite au mandat des Verts, on va être quatrième ville de France. »
  • 33:45Invité politiqueFait
    « c'est un scrutin majeur c'est paradoxal parce que c'est vrai que dans l'opinion publique c'est pas le scrutin qui mobilise le plus »
  • 35:21Invité politiqueChiffre
    « il a travaillé sur 52 textes »
  • 35:51Invité politiqueFait
    « François-Xavier Bellamy a beaucoup travaillé sur toutes les questions énergétiques »
  • 36:07Invité politiqueFait
    « les intérêts allemands les intérêts espagnols italiens qui passent avant nos intérêts et ça malheureusement je pense que c'est regrettable »
  • 36:40Invité politiquePromesse
    « la droite française soit largement représentée au Parlement Européen »
  • 36:55Invité politiqueFait
    « le nucléaire français a été détricoté pendant 10 ans »
  • 38:25Invité politiqueFait
    « il est essentiel d'aller parler dans tous les médias »
  • 39:37Invité politiqueFait
    « moi parler de laïcité et qui peuvent se sentir aussi touchés »
  • 39:51Invité politiqueFait
    « nous la droite on est peut-être plus les porteurs de la laïcité que la gauche »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur25 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique le samedi de 11h30 sur Lyon Première, évidemment. Avec vous, Pierre Oliver, bonjour. Bonjour. Alors, je rappelle que vous êtes évidemment le maire du deuxième arrondissement, que vous êtes le président du groupe d'opposition au conseil municipal de Lyon. Par ailleurs, conseiller régional.

La question que je me pose souvent, ou en vous recevant, puisque c'est la troisième fois qu'on se voit, est-ce que c'est le candidat d'opposition que je reçois ou le futur candidat à la mairie de Lyon, vous allez dire ?

0:41
Invité politique

Pour l'instant, je n'ai pas encore déclaré ma candidature à la mairie de Lyon. En tout cas, une chose est certaine, c'est vrai que nous, on est en train de se préparer pour les prochaines échéances. Elles arrivent dans deux ans. Deux ans, finalement, c'est un temps assez court. Et donc, moi, ce qui compte pour moi actuellement, c'est de travailler justement avec des équipes, des citoyens issus de chaque arrondissement, pour que demain, nous soyons en mesure de porter le projet qui nous permettra de, finalement, tourner la page de cette expérience écologiste, qui d'ailleurs mène notre ville, malheureusement, dans le mur et notre agglomération.

Donc, en tout cas, moi, Laurent, on se parle, je me prépare, mais je ne suis pas encore officiellement candidat.

1:25
Présentateur

On en reparlera, de toute façon, évidemment, dans une deuxième et une troisième partie de cette émission. Le point de départ de notre entretien, vous le savez, c'est souvent une question d'actualité. On est dans la semaine, dans la journée, hier, de la journée abusivement appelée la journée de la femme et pour les droits des femmes. Est-ce qu'en tant qu'élu, homme politique, citoyen, tout simplement, c'est un sujet de préoccupation, d'intérêt, d'attention ? Qu'est-ce que vous avez prévu pour toute cette semaine ? Est-ce qu'il y a des manifestations particulières, des soutiens que vous avez apportés à cette cause ?

1:54
Invité politique

Oui, pour nous, c'est toujours très important de célébrer le 8 mars. Moi, depuis que je suis maire à la mairie du deuxième arrondissement, on organise tous les ans une cérémonie à thème autour de personnalités des femmes historiques du quartier qui ont pu marquer le deuxième arrondissement. Et donc, chaque année, on renouvelle cette manifestation. Et pour moi, plus largement, je pense que c'est important, justement, de travailler ensemble sur le droit des femmes, sur l'évolution dans la société que l'on a. Parce que, finalement, moi, ce que je constate beaucoup, c'est que les femmes, de plus en plus, les droits des femmes sont menacés par le fondamentalisme religieux ou par le wokisme.

Et donc, je pense que nous, responsables politiques, notre responsabilité est justement de veiller à cela. Voyez, moi, en tant que maire à la mairie, ma directrice générale est une femme, ma directrice de cabinet est une femme. 75% des équipes de la mairie du deuxième arrondissement sont féminines. Et je pense que c'est un plus pour notre mairie, mais même plus largement.

3:05
Présentateur

Est-ce que c'est aussi un combat qui se fait, j'ai l'air, au niveau de la parité ? Parce qu'on entend souvent ça et puis on s'aperçoit quand même que, soit dans les candidats, soit dans les têtes de liste, soit dans les vrais élus, entre guillemets, à des fonctions importantes, les femmes ont encore un peu de mal. C'est un monde qui demeure quand même assez « machiste », entre guillemets, ou un peu à l'ancienne, même si vous, vous êtes jeune dans la génération par rapport à ça ?

3:27
Invité politique

Moi, j'ai envie de dire, j'ai toujours, depuis que je fais de la politique, j'ai toujours connu la parité. Elle est obligatoire depuis que j'ai le droit de vote. Donc, je mesure tout le chemin qui a été accompli d'ici là. Et je pense que d'ailleurs, tous les gens qui ont mon âge, c'est-à-dire une trentaine d'années, sont pleinement imprégnés, justement, de la cause des femmes et ont envie, justement, de continuer cet élan et ce mouvement global pour aider les femmes à évoluer et à progresser dans notre société. Après, en politique, voilà, moi je vois aussi, comme vous, vous prenez l'exemple à Lyon, le président de la métropole est un homme, le maire de Lyon est un homme.

Dès qu'il s'agit, pour cette mairie, de se répartir les grandes sèmes ou le citral, par exemple, le citral, c'est un homme, Lyon-Parc-Auto, c'est un homme, l'ASPLM, c'est un homme. À la région, c'est un homme. À la région, c'est un homme.

4:26
Présentateur

Mais il y a souvent un binôme. Oui, mais la première adjointe ou la première présente, c'est une femme. Et c'est vrai que les femmes, souvent, disent, voilà, il y a un binôme, mais on est toujours un peu derrière.

4:34
Invité politique

Après, quand vous prenez les différentes structures de la région, que ce soit l'agence de l'orientation, pilotée par une femme, voilà, je veux dire, là-dessus, pour nous, en tout cas, il y a un vrai intérêt à justement répartir les rôles. Et puis, au-delà de ça, on a aussi un vrai enjeu, quelle que soit la famille politique, c'est aussi d'avoir, à l'instant donné, le meilleur candidat ou la meilleure candidate. Moi, je rappelle qu'à la présidentielle, j'ai soutenu Valérie Pécresse, qui était une femme. À l'époque, d'ailleurs, c'était, dans le débat, je me souviens, à la primaire, un sujet qui revenait régulièrement en disant, voilà, la droite, vous ne mettez pas assez en avant les femmes.

Moi, dès la primaire, j'avais soutenu Valérie Pécresse, je l'ai soutenu pendant la présidentielle jusqu'au bout. Voilà, à quelque part...

5:17
Présentateur

C'est à la fois un sujet, ça ne doit pas être le seul critère.

5:20
Invité politique

Non, mais, enfin, pour moi, et à ce moment-là, et c'est pour ça que je vous dis que je fais partie d'une génération où, voilà, on est déjà beaucoup plus en avance peut-être que d'autres, mais le critère homme-femme n'a pas compté au moment de mon choix. J'ai juste choisi la personne qui, de mon point de vue, était la plus compétente sur les choix que j'avais pour pouvoir gérer le destin de la France. Et donc, c'est pour ça qu'à ce moment-là, j'avais soutenu Valérie Pécresse.

5:47
Présentateur

Alors, on est dans une semaine, effectivement, liée à cette cause, et une semaine qui est historique, puisqu'il y a quelques jours, le Congrès réuni a voté de manière très, très large la constitutionnalisation du droit à l'interruption volontaire de grossesse. Est-ce que, pour vous, c'est une avancée historique ? Est-ce que c'était un moment important ? Est-ce que vous considérez que c'était quelque chose qui pouvait être remis en cause ?

6:09
Invité politique

Je ne sais pas si ça pouvait être remis en cause, mais pour moi, c'est une bonne chose. Et de mon point de vue, je suis ravi que le Parlement ait voté une très large majorité de l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Et d'ailleurs, je dois reconnaître que j'ai été très ému par le discours du sénateur Maluré, qui, à la tribune, a rappelé l'expérience qu'il avait connue en tant que médecin en Afrique, où, justement, une femme était victime suite à un avortement du pouvoir en place. Et j'ai trouvé que ce témoignage était poignant. Il est connu, Claude Maluré, d'ailleurs, l'ancien maire de Vichy, pour ses discours très précis et très pointus.

Et, à quelque part, je trouve ça bien d'avoir ce type de témoignage-là aussi, pour rappeler la force que l'on a en France d'être précurseur. Simone Veil avait été à l'époque, et aujourd'hui, on a nos responsables politiques, d'ailleurs, quelle que soit la tendance, parce que, quand vous regardez, toutes les familles politiques l'ont majoritairement votée. Il y a eu des contres dans ma famille politique, mais dans d'autres.

7:14
Présentateur

Il y a eu aussi la possibilité, je crois qu'il était offert, d'une sorte de liberté de conscience. Mais sur ces sujets un peu sociétaux, et par rapport, vous l'avez évoqué, à une droite parfois un peu plus classique ou traditionnelle, est-ce que les sujets de société, c'est aussi des enjeux pour votre famille, pour la droite ? On parle de l'IVG, bientôt il y aura des débats sur la fin de vie, etc. Est-ce que vous, vous emparez aussi, en tant que famille politique, de ces questions, ou vous vous attachez d'abord à des enjeux plus régaliens, etc., où les deux doivent être pris en compte ?

7:43
Invité politique

Moi, quand vous faites de la politique, vous vous intéressez à tous les sujets qui composent le monde dans lequel on est, qui régit le monde dans lequel on est. Donc, évidemment, tout ce qui va être de l'ordre sociétal nous concernera et nous touchera. Après, vous savez, moi je suis plutôt libéral, donc j'ai une tendance à être globalement pour le progrès. Et je pense que notre famille politique a tout intérêt à travailler dans ce sens. Après, encore une fois, moi je suis aussi pour que chacun ait la liberté eu égard peut-être à ses croyances, à ses convictions personnelles, de pouvoir être libre dans ses votes et dans ses choix.

Mais en tout cas, moi le mien, il est très clair et il est assumé.

8:23
Présentateur

Alors, puisqu'on parlait de politique, on va rester un petit peu dans une forme d'actualité, même si on parlera aussi après du fond de vos propositions, puisque je pense qu'il faut qu'on dépasse aussi maintenant, et qu'on rentre dans une nouvelle phase, un peu avec nos invités, de ce qui va se passer, de la préparation de l'avenir. Le député Vincent Day vient d'être exclu des LR, il y a quelques jours. Est-ce que c'est un sujet, c'est quand même une personnalité assez importante, c'est un parlementaire qui s'est beaucoup rapproché, etc., du camp matronisse, entre guillemets ? Est-ce que ça, ça vous interpelle, ça vous intéresse, ça pose des questions, ou c'est après chacun sa vie ?

Et pourquoi d'ailleurs il a été exclu ?

8:57
Invité politique

Après, moi je ne suis pas dans le groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale. Moi, à titre personnel, je m'entends bien avec Alexandre Vincent Day, on a l'occasion d'échanger régulièrement. Après, c'est vrai que c'est toujours difficile quand vous êtes dans une famille politique, si les choix que font votre famille politique ne sont plus les vôtres, voilà, je pense que... Je pense que c'est aussi à l'intéresser de clarifier sa situation. Bon, voilà, après, c'est, je pense, un conflit qu'il y a en interne au groupe à l'Assemblée Nationale depuis maintenant deux ans, et voilà, le groupe a voté.

Et après, nous, localement, je suis convaincu que ça ne nous empêchera pas de travailler ensemble avec Alexandre. On a travaillé ensemble déjà pendant quatre ans, je ne vois pas pourquoi on s'arrêterait aujourd'hui, parce qu'on n'est plus de la même famille politique. Moi, j'espère vraiment que sur les prochaines échéances, qu'elles soient municipales ou métropolitaines, on aura tous vocation à travailler en commun, qu'elles soient d'ailleurs des gens plutôt proches de la majorité présidentielle, des gens qui soient peut-être plus à droite que moi.

Je suis convaincu que pour réussir à renverser la tendance à Lyon, on va avoir besoin, à Lyon et dans la métropole, on va avoir besoin d'une union large, et donc j'espère que ce sera avec notamment des gens comme Alexandre, mais d'autres.

10:18
Présentateur

Bon, mais on reparlera de tout ça, et puis de vos propositions, de votre constat sur l'actuelle gouvernance à la mairie de Lyon, dans une deuxième partie de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Pierre Oliver, je rappelle que vous êtes maire du deuxième arrondissement, président du groupe d'opposition, conseil municipal et conseil régional. On parlait justement un petit peu de ça dans la première partie, sur le rôle, la posture d'opposant. Est-ce que ce n'est pas un peu long d'être dans l'opposition ? Est-ce que ce n'est pas compliqué à un moment ?

Comment est-ce qu'on trouve dans la durée la manière d'à la fois être constructif, un peu critique ? Comment est-ce qu'on s'installe dans un costume d'opposant ?

10:56
Invité politique

Je vous confirme que le rôle d'opposant n'est pas le job le plus passionnant de la vie politique française et en général. Je pense objectivement que c'est une bonne formation, parce que l'opposition vous oblige à analyser tous les dossiers sans avoir, je dirais, l'apport des différents services que vous pouvez avoir dans une collectivité. Et donc, c'est vous, personnellement, avec quelques membres de votre équipe qui devez étudier chaque dossier, pointer ce qui dysfonctionne. Et quand vous faites bien le travail d'opposition, vous évitez aussi que la collectivité dans laquelle vous êtes élu commette des erreurs, soit dans l'irrégularité, soit hors la loi.

Et à quelque part, ce travail-là est en partie intéressant. Je pense surtout, moi, que c'est une formation pour la suite. Des exemples d'élus qui sont passés par l'opposition pendant des années avant de réussir à gagner une collectivité. On a connu Gérard Collomb, par exemple, qui pendant des années a été opposant à la mairie de Lyon, que ce soit opposant de Michel Noir, que ce soit opposant de Raymond Barr. Et bien voilà, le jour où il est arrivé en responsabilité à la ville de Lyon, il connaissait les dossiers de la ville de Lyon, il connaissait l'historique de la ville de Lyon.

Et à quelque part, c'est aussi ce qui lui a permis d'être très efficace dans la gestion courante de la ville et dans les projets qu'il a pu porter. D'ailleurs, c'est ce qui manque en partie à l'exécutif, que ce soit à la ville ou à la métropole. Il manque d'expérience, ils n'ont pas connu l'opposition. Ils arrivent directement en responsabilité. Et ce qu'on a vu, c'est que pendant deux ans, trois ans, il ne s'est strictement rien passé. Aucun projet n'a été lancé. Et d'ailleurs, on se demande s'il y aura réellement des projets structurants qui seront menés d'ici la fin du mandat, puisque le calendrier électoral leur est défavorable.

C'est vrai que les six ans de mandat correspondent à quelque part aux besoins que l'on a pour pouvoir porter des projets dans le monde dans lequel on est.

12:56
Présentateur

C'est souvent d'ailleurs pour ça qu'il y a une prime au premier mandat. C'est-à-dire que souvent, on reconduit une équipe parce qu'on se dit qu'elles n'ont peut-être pas eu le temps, etc. Vous n'avez pas peur un peu de ça non plus ? Ça peut arriver.

13:06
Invité politique

Je veux dire, j'ai des exemples et des contre-exemples. Il y a des mairies qui changent de maire à chaque élection. Et d'ailleurs, à la ville de Lyon, avant Gérard Collomb, il y a eu un certain turnover, si je puis dire, dans les maires que nous avons connus. Mais si vous ne réalisez pas ce que disaient vos projets dès le début du mandat, si vous n'empariez pas dès le début de la mise en place de votre programme, et c'est d'ailleurs l'importance du travail que nous menons actuellement, vous n'êtes pas opérationnel, vous n'avez pas de bilan. Et à quelque part, ça vous affaiblit aussi sur les échéances suivantes. Alors c'est facile d'arriver en disant « Pendant six ans, on n'a rien fait.

Surtout, refaites-nous confiance. Cette fois, vous allez voir ce que vous allez voir. On va faire quelque chose de pertinent. » Bon, jusque-là, on a surtout vu des polémiques. On a surtout vu des mauvaises postures pour la ville de Lyon, quitte à se faire un peu humiliée nationalement. Voilà, moi je pense que maintenant, les Lyonnais en ont ras-le-bol de cette politique de la com qui nous mène droit dans le mur. Ils attendent des projets qui vont nous permettre de développer notre territoire. Ils attendent des projets qui vont nous permettre de sortir de la crise du logement. Ils nous attendent des projets qui vont nous permettre de faire la transition écologique.

Ils attendent des projets pour régler les problèmes de sécurité à Lyon. Et moi, à titre personnel, avec toute l'équipe que j'ai à la ville de Lyon et avec tous les citoyens qui nous accompagnent, c'est ce sur quoi nous travaillons maintenant. C'est-à-dire, on crée des groupes de travail pour pouvoir justement être en mesure, quartier par quartier, rue par rue, d'avoir le projet qui colle le plus aux attentes de chacun des habitants de Lyon dans chaque arrondissement. C'est ça qui compte pour nous. Vous savez, c'est un travail qui est long, qui est dur. Mais quand on est dans l'opposition, on sait aussi ce qui dysfonctionne. On le voit là où les choses ne sont pas assurées.

Et à quelque part, ça nous offre aussi la possibilité de pouvoir travailler le bon sujet au bon endroit. Et donc, voilà, nous, on est en tout cas pleinement investis sur cette mission-là.

14:58
Présentateur

Alors, je vous entendais dans une première partie de notre émission dire qu'il fallait tourner la page. J'ai le souvenir d'avoir, il n'y a pas si longtemps, Véronique Sarcelli qui, avec Gilles Gascon, disait qu'il faut virer les verres. C'était quasiment ça. Est-ce que c'est un peu la seule motivation ou est-ce que derrière, il y a autre chose ? C'est-à-dire qu'il n'y a rien à garder ? Tout est acheté dans l'actuelle gouvernance de la mairie de Lyon ?

15:18
Invité politique

Non, parce qu'encore une fois, moi, je pointe ce qui dysfonctionne. Vous savez, il y a des sujets sur lesquels on est tout à fait en phase. On est capable de travailler ensemble. Enfin, je veux dire, on n'est pas une secte. D'ailleurs, je pense que le problème de la radicalité de la position, elle ne vient pas forcément de notre camp. Mais pour autant, quand on prend la ligne globale qui est menée à Lyon sur la sécurité, j'en parlais. Le maire de Lyon refuse d'installer des caméras. Il ne recrute pas de policiers municipaux. La délinquance, à Lyon, aujourd'hui, c'est un problème majeur auquel sont confrontés nos concitoyens.

15:52
Présentateur

Vous êtes exprimé sur des problèmes de scooter il n'y a pas très longtemps.

15:55
Invité politique

Non, mais il y a des problèmes sur le cours de chambre. Mais des problèmes, on en a, je pourrais vous en citer beaucoup. Et plus largement, la question du logement, on peut l'évoquer. Ce qui s'est passé depuis le début du mandat, c'est que la mairie a décidé de bloquer un maximum de permis de construire. Ce qui fait que derrière, nous n'avons jamais eu aussi peu de logements mis sur le marché à Lyon. Et donc, si vous voulez vous loger à Lyon, à l'heure où on se parle, il faut avoir des moyens que peu de gens ont. Alors la mairie nous a dit, on va mettre avec la métropole l'encadrement des loyers, ça va résoudre tous les problèmes d'augmentation.

16:29
Présentateur

Ils ont dégagé une enveloppe, je crois, de 10 millions pour essayer

16:31
Invité politique

de finir un certain nombre de programmes. Enfin, à l'époque de Gérard Collomb, c'était 7000 logements qui étaient construits dans l'agglomération lyonnaise. Cette année, si on arrive à 2000, c'est un record. Voilà, on n'arrive pas à loger les gens qui arrivent sur le territoire si on n'a pas de logements qui se construisent. Vous savez, moi, j'étais l'autre jour avec quelqu'un dans le deuxième arrondissement, il me disait, tiens, je vais mettre un appartement en location. Il a été sur le Boncoin, comme font beaucoup de propriétaires. En deux heures, il a eu 145 appels. Voilà la réalité aujourd'hui.

Et vous imaginez bien que cette personne, quand ça va être le moment de choisir le locataire pour son appartement, il va prendre celui qui a le plus de garant, celui qui a le plus de garanties financières. Et donc, tous ceux qui sont exclus de cette politique, ce sont les classes moyennes et les classes populaires. C'est ça, aujourd'hui, la réalité de ce qui se passe à Lyon avec les écologistes. C'est pour ça qu'on a aussi un tel clivage. Ça n'existait pas autant avec Gérard Collomb. On avait des sujets sur lesquels on était en désaccord. On a été dans son opposition. Mais il faut reconnaître que sur une très large partie des sujets, on était en phase. Là, les clivages sont très marqués.

C'est d'ailleurs le propre de cette gauche, d'extrême gauche même, on peut dire, qui justement a une vision radicale sur un certain nombre de sujets qui ne prend pas en compte le besoin réel des habitants. Et c'est ça, aujourd'hui, que beaucoup de gens leur reprochent. Mais moi aussi, quand vous regardez, il y a un an, un sondage qui dit que près de trois quarts des Lyonnais ne supportent plus leur mère, c'est quand même qu'il y a un malaise. C'est quand même qu'il y a un problème. Et même s'il a commencé à mettre une cravate, ça ne veut pas dire que, derrière, les problèmes de fond sont réglés pour les Lyonnais. Donc voilà aussi ce sur quoi on doit être vilain.

Et d'autres exemples, on peut en avoir.

18:14
Présentateur

Bien sûr. Alors, justement, votre poste d'observation, qui est un poste à la fois d'opposants au conseil municipal, mais de maires d'arrondissement, on parle beaucoup aussi, aujourd'hui, des questions et des enjeux autour du pouvoir, de la démocratie et des maires d'arrondissement. Il y a notamment une possibilité de revoir ce qu'on appelle la loi PLM pour essayer peut-être de donner plus de place aux élus, aux maires, etc. Est-ce que vous, vous vous êtes sentis parfois un peu frustrés de ne pas avoir les moyens ?

Parce que ce que nous disent souvent des élus d'arrondissement, c'est que les habitants viennent nous voir, mais ce n'est pas nous, on n'a pas les moyens, pas forcément le pouvoir, pas le budget. Peut-être réintéresser

18:49
Invité politique

le citoyen à la vie publique ? Alors déjà, moi je vais vous dire, quand je me suis présenté à la mairie du 2e arrondissement, je savais quelles étaient les compétences d'un maire d'arrondissement. Oui, ce n'est pas la même que celle d'un maire de plein exercice. On n'a pas le même rôle. Notre rôle, c'est d'être justement la courroie de transmission entre les citoyens et les différentes collectivités qui régissent notre territoire. Et donc, de ce point de vue-là, j'avoue que je ne suis pas forcément frustré puisque j'ai été élu pour un poste auquel je m'attendais.

Alors je comprends qu'il y en ait d'autres qui aient vu autre chose, mais malheureusement pour eux, je ne suis pas certain qu'ils soient présentés à la bonne élection si c'est le problème. Après, encore une fois, ce qui fait que votre territoire évolue, c'est aussi lié à la personne que vous êtes. Moi, je n'ai aucun pouvoir à proprement parler en tant que maire d'arrondissement, mais pour autant, quand il s'agit d'aller installer une entreprise dans le 2e arrondissement, je vais être le premier à prendre mon téléphone pour essayer de convaincre le porteur de projet ou le chef d'entreprise de venir sur mon territoire.

Lorsqu'il s'agit d'aller récupérer des fonds, que ce soit au niveau de l'État pour restaurer un commissariat rue de la Charité, ça, je suis tout à fait capable de le faire. Quand il s'agit d'aller toquer à la porte de la région où je suis élu pour rénover un lycée, je suis tout à fait capable de le faire. Voilà, c'est ça aussi le rôle du maire d'arrondissement, c'est d'être le représentant de son territoire, d'aller chercher l'argent là où il est pour pouvoir le développer. Alors oui, moi je n'ai pas une section d'investissement comme le maire de Lyon pour pouvoir rénover moi-même en direct une école.

Mais quelque part, quand je regarde aussi ce qui s'est passé dans le plan d'investissement à la ville de Lyon, le deuxième est l'un des arrondissements où il y aura le plus d'investissement. Parce que on négocie avec l'Amérique pour avoir des choses.

20:36
Présentateur

qui a une position par essence centrale, concernée par des tas de sujets. Quand on parle de la Prestiligne, quand on parle des quets de saune, quand on parle des mobilités, vous êtes à chaque fois concerné. Quand on parle des commerces, je sais que c'est un sujet que vous suivez, vous avez fait, je crois, il n'y a pas longtemps un questionnaire, une concertation pour savoir un petit peu comment ça a avancé. Est-ce que ce n'est pas aussi un peu différent quand on est comme ça dans cette position centrale ? Et d'ailleurs, vous n'avez pas l'impression parfois de subir un peu quelque chose qui arriverait de la mairie centrale parce que vous êtes au cœur de toutes les problématiques.

Non, bien sûr.

21:08
Invité politique

Il y a des volontés justement de s'attaquer très fortement au centre-ville. Après, vous savez comme moi que l'attaque au centre-ville, elle est surtout dans une logique décroissante de la part de la mairie. C'est le centre-ville de Lyon et le poumon économique de l'agglomération, on est décroissant, donc on s'attaque au centre-ville de Lyon. C'est littéralement ce qui se passe, c'est assumé. Je veux dire, on le voit au quotidien, il n'y a pas de mauvaise surprise. D'ailleurs, il s'était fait élire pour ça. Mais regardez, un exemple tout simple. Moi, je me bats au quotidien pour que toutes les mobilités soient respectées.

C'est-à-dire que vous soyez un cycliste, un usager de la trottinette comme je suis, un piéton ou un automobiliste, je veux que chacun puisse trouver sa place. Par exemple, on me dit souvent, tiens, le maire du deuxième est contre les vélos puisqu'il est contre la voiture. Non. Deuxième arrondissement, on a créé 800 places de stationnement vélo. 800. Vous savez combien il y en a dans le huitième arrondissement qui a trois fois plus d'habitants que le deuxième ? Il y en a 77. C'est ça la réalité. C'est que nous, on arrive à avoir plus pour tout quand on se bat. Mais il y a des sujets sur lesquels on n'est pas d'accord, sur lesquels, évidemment, la mairie avance dans sa logique de décroissance.

Et donc, c'est là où nous, on nous entend en opposition. Vous avez évoqué tout à l'heure le questionnaire que nous avions mené.

22:27
Présentateur

Qu'est-ce qu'ils vous disent vos commerçants

22:28
Invité politique

et vos habitants ? 4500 réponses, c'est étrange. Il y a plus de 80 à 85% de gens qui pensent comme nous, qui trouvent ça à la fois violent. Par exemple, la fermeture de la rue Grenette. On a zéro personne qui habite dans la rue Grenette qui souhaite la fermeture de la rue Grenette. À quelque part, on peut les entendre aussi. C'est leur bien. C'est eux qui ont payé, qui ont acheté leur bien ici. Et sur une décision de lutte contre l'automobile et surtout de logique de décroissance, on va venir les empêcher d'accéder à leur domicile. C'est ça, aujourd'hui, ce qui se passe à la ville de Lyon.

23:05
Présentateur

Est-ce que c'est quelque chose qui vous inquiète, d'ailleurs, parce que c'était vu par un certain nombre d'élus qui sont passés ici aussi à ce micro, la sensation exprimée par certains d'une sorte de perte un peu d'attractivité de Lyon, de Prestige dans les différents classements, sur le tourisme, etc. C'est ça, c'est un sujet d'inquiétude pour vous ?

23:22
Invité politique

Oui, c'est un très grand sujet d'inquiétude et le chiffre, moi, qui m'a beaucoup interpellé, c'est celui du dernier recensement où on voit qu'en fait, Toulouse est sur le point de dépasser Lyon. Lyon a été la troisième ville de France pendant des décennies et là, suite au mandat des Verts, on va être quatrième ville de France. On ne sera plus la troisième parce que cette logique de faire fuir les gens, de faire fuir les entreprises, de faire fuir les commerçants, elle aboutit. Et donc, on est dans une ville qui est en perte de vitesse. Il y a encore cinq ans, les entreprises venaient à Lyon pour s'installer, pour installer des directions nationales ou internationales.

Aujourd'hui, non, on ne vient plus à Lyon parce qu'à Lyon, on ne peut plus se loger, on ne peut plus se déplacer, la ville est sale. Tout ça, malheureusement, ça concourt à déclasser Lyon et encore une fois, il n'y a pas eu de mensonge. Ils se sont fait élire en proposant ce programme politique qu'ils mettent en place. Donc, il n'y a pas eu d'escroquerie, mais par contre, on a le droit d'être en opposition de fond sur ce sujet. Donc, c'est pour ça que nous, je vous le disais tout à l'heure, on va justement proposer de créer une nouvelle ère sur Lyon.

24:35
Présentateur

Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, quand on parle d'un certain nombre de sujets en lien avec la pollution, avec l'urgence climatique, avec les transitions qui sont une réalité, on est obligé d'être écolo pour faire de l'écologie ou est-ce que la droite a un discours réel sur l'écologie aujourd'hui, la transition écologique, on a l'impression que ce n'est pas forcément les sujets que vous abordez le plus facilement ou qu'on vous accorde facilement ? Est-ce que ce n'est pas

25:00
Invité politique

aussi ça qu'il faudrait faire ? Non, on est d'accord. Je pense que l'écologie n'appartient à aucun parti. On fait tous de l'écologie. La réalité, c'est que l'écologie qui est menée, l'écologie de la décroissance, je pense que c'est une bombe sociale et je pense que c'est totalement insupportable pour la population et d'ailleurs, je pense objectivement que ce qui est fait aujourd'hui n'a absolument pas d'impact sur l'environnement. Regardez, à mon sens, l'une des principales causes des émissions que l'on a, ce sont les importations que l'on a de Chine.

si on voulait lutter efficacement contre ces importations, on se mobiliserait tous collectivement pour réindustrialiser au maximum notre territoire. La région le fait et d'ailleurs, la région et la région de France où il y a le plus d'entreprises qui se réinstallent en France près d'un projet sur deux se fait en Auvergne-Rhône-Alpes. Mais c'est parce que justement on met des politiques publiques en face qui nous permettent de le faire. La logique de la décroissance qui est menée dans la métropole de Lyon nous amènera jamais à justement lutter contre ces importations massives avec de la production locale. Donc voilà une vraie différence.

C'est là d'ailleurs toute la différence entre l'écologie punitive d'un côté et l'écologie positive que nous, nous portons de l'autre côté. Les gens ont envie d'écologie. La planète a besoin d'écologie mais elle a besoin d'une écologie intelligente qui intègre toute la population qui n'exclut pas tout le monde et qui laisse personne sur le bord de la route. Et c'est ce qui se passe malheureusement à l'inverse avec la ville et la métropole.

26:31
Présentateur

Eh bien on parlera de tout ça et puis évidemment des européennes et un peu de 2026 dans une troisième partie de notre émission. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission L'invité politique le samedi de 11h à midi toujours sur Lyon. Première et toujours avec vous Pierre Oliver. Je rappelle que vous êtes maire du deuxième arrondissement conseiller du groupe d'opposition municipale à Lyon conseiller régional. On parlait évidemment de politique avec vous. Alors parmi les sujets que vous évoquiez on était sur la construction de ce costume d'opposant etc. et de la notoriété nécessaire. Vous êtes quelqu'un qui est arrivé récemment.

Vous avez fait le choix d'être beaucoup dans la discussion dans les médias d'être quelqu'un d'assez accessible etc. Est-ce que ça ça a permis de combler le déficit de notoriété qui est le vôtre ? Moi j'ai le souvenir par rapport je crois au moment du mi-mandat où effectivement Grégory Doucet qui est quelqu'un de clivant était connu presque à 87% par les Lyonnais et vous vous étiez le deuxième mais quand même assez loin derrière. Est-ce qu'il n'y a pas à un moment un combat aussi de l'image et de la notoriété qui est utile au-delà des projets ?

27:34
Invité politique

Je suis d'accord la notoriété c'est un enjeu fort en politique et après quand on est maire de la troisième peut-être demain de la quatrième ville de France ça aide à de la notoriété puisque dès qu'il y a un bulletin municipal dès qu'il y a la possibilité de communiquer une information vous avez la puissance financière de la collectivité qui aide à votre notoriété et puis lui surtout c'est ses positions un peu particulières il faut bien le reconnaître qu'ils l'ont fait connaître sa lutte contre le Tour de France ses pisciclables genrés ses urinoirs inclusifs c'est ça qu'il l'a fait connaître parce que les gens étaient tellement interloqués en se disant mais de quoi il parle on voit même pas ce qui se matérialise derrière cette pisciclable genrée mais pour autant je pense que la notoriété aussi elle arrive au moment des municipales elle vient parce que il y a de plus en plus de débats les gens parlent justement de cette élection et c'est à ce moment là que votre notoriété arrive

28:37
Présentateur

il y a une sorte de paradoxe en ce moment c'est-à-dire qu'on parle à la fois des sujets municipaux on vient de finir le bilan de mi-mandat on est déjà dans des futures élections on parlera dans quelques instants des européennes et en même temps on a l'impression que les esprits commencent déjà à se tourner vers 2026 est-ce que vous pensez vous que c'est un peu tôt pas trop tôt on a reçu ici quelques candidats alors je crois à droite on avait reçu Christophe Marguin je ne sais plus trop de nouvelles de Christophe Marguin peut-être qu'il est encore candidat on avait reçu aussi Béatrice de Montille que vous connaissez certainement est-ce que c'est intéressant d'ailleurs que dans votre famille il y ait comme ça des personnes qui se disent bah tiens moi aussi j'ai envie de participer à tout ça ou est-ce que c'est un peu tôt

29:13
Invité politique

y compris même pour vous non non je pense que tout le monde est focalisé maintenant sur 2026 on est à deux ans du scrutin c'est normal qu'on soit pleinement investi sur les élections d'ailleurs je rappelle que le maire de Lyon a annoncé sa candidature il y a deux ans ce qui était assez rare

29:26
Présentateur

dans le microcosse mais inhabituel en tout cas

29:28
Invité politique

quand on fait ça aussitôt c'est que généralement on est inquiété en interne et donc c'est pour ça que lui a été obligé de le faire tôt je pense non vous savez la concurrence elle est saine qui en est à la ville il y en aura beaucoup à la métropole aussi le nombre de personnes qu'on entend aujourd'hui qui potentiellement peuvent être candidats à la métropole je pense que c'est sain non mais je pense que la concurrence est saine aussi c'est pas parce que vous avez plusieurs personnes qui ont envie de prétendre à l'investiture que derrière on est divisé je veux dire à ce moment là personne n'a le droit de se présenter ça marche pas comme ça au contraire heureusement plus il y a de gens qui s'intéressent à ce scrutin plus derrière ça crée une dynamique parce que vous prenez quelqu'un comme Christophe Marquin que vous évoquiez tout à l'heure il va toucher des personnalités que moi je ne touche pas et moi peut-être de par mon âge ou je ne sais pas je vais aussi toucher une catégorie de population que lui ne touchera pas et c'est en s'unissant tous qu'on arrivera demain à tourner cette page écologiste et donc pour moi c'est assez sain d'avoir de la concurrence après voilà moi je vous dis on verra aussi qui sera désigné et qui et qui sera le candidat

30:39
Présentateur

pour notre famille politique alors par rapport à justement cette candidature ou ce sujet je voulais vous votre avis aussi parce qu'on parle évidemment beaucoup des municipales à Lyon on parle un peu moins des métropolitaines parce qu'en fait les gens connaissent sans doute moins et les compétences de la métropole pourtant elles sont nombreuses les budgets etc est-ce que pour vous le combat ville entre guillemets métropole est le même il faut que vous vous coordonniez c'est la même dynamique c'est le même type de projet c'est essentiel

31:06
Invité politique

je suis convaincu que la campagne municipale et la campagne métropolitaine sont sur la même ligne et d'ailleurs ça a été une erreur qu'on a fait nous la droite la dernière fois c'est-à-dire que vous aviez deux campagnes totalement dissociées celle de François Noël d'un côté celle d'Étienne Blanc de l'autre et voilà les gens moi je me souviens François Noël Buffet François Noël Buffet

31:26
Présentateur

sénateur d'ailleurs

31:26
Invité politique

président de la commission des lois moi j'ai souvenir le jour du vote de gens qui nous disaient mais voilà où est la liste de François Noël Buffet à la ville où est la liste d'Étienne Blanc

31:38
Présentateur

à la métropole c'est la première fois qu'on votait aussi en direct d'ailleurs il y avait une discussion de la même manière qu'on voulait envisager de travailler sur la loi PLM il y avait une suggestion qui est portée d'ailleurs par Étienne Blanc vous l'avez cité je crois Alexandre Vincendez pour peut-être modifier le mode de scrutin métropolitain est-ce que pour vous pareil c'est une bonne idée c'est trop tôt c'est pas le moment est-ce que vous avez un avis là-dessus ?

31:58
Invité politique

modifier les scrutins à un an et demi des élections honnêtement j'avoue qu'à titre personnel je trouve ça pas forcément la priorité après il y a une chose qui est importante à la métropole c'est la représentativité des maires on sait qu'en France les intercommunalités au sens large c'est justement le regroupement de chaque commune qui mutualise des moyens pour pouvoir mener des politiques publiques là la métropole de Lyon bon ben malheureusement la plupart des maires n'y siègent pas et donc ne sont pas en mesure de porter aussi facilement que cela des projets qui pourraient intéresser leur territoire après encore une fois je pense que le sujet de fond c'est le programme qui sera proposé à la ville et à la métropole qui permettra aux gens de se décider et c'est là le fond du sujet parce qu'on parlait tout à l'heure des hommes ou des femmes objectivement ce qui va le plus compter c'est le fond du programme c'est tiens je m'identifie à telle proposition et donc je vote pour telle liste ou pour tel regroupement d'ailleurs parce que je pense qu'au-delà de ça il y a les idées et l'union large qui sera réalisée qui permettra qui nous permettra en tout cas à nous de l'emporter

33:14
Présentateur

et c'est vrai aussi qu'avant les municipales il y a eu une autre échéance alors c'est vrai qu'on en parle peu ou pas assez ou d'ailleurs est-ce qu'on en parle suffisamment selon vous c'est les élections européennes qui ont lieu quand même le 9 juin ça vient très vite qui visiblement quand on regarde les sondages n'est pas la préoccupation principale des citoyennes et des citoyens pourtant il y a plein de sujets y compris sur les questions de sécurité d'immigration qui sont vraiment en lien avec les élections européennes est-ce que pour vous c'est un scrutin important et qu'est-ce que votre famille politique a à dire sur ce sujet

33:45
Invité politique

c'est un scrutin majeur c'est paradoxal parce que c'est vrai que dans l'opinion publique c'est pas le scrutin qui mobilise le plus mais paradoxalement c'est celui qui a le plus d'impact sur notre vie quotidienne et moi ce que je note avec ce scrutin des européennes c'est que les trois parties qui ont gagné la dernière fois les trois premiers c'est-à-dire le Front National enfin le Rassemblement National la majorité présidentielle et les écologistes ils n'ont eu aucun résultat en cinq ans Bardella était tellement absent qu'il n'a pas pu proposer la moindre loi d'ailleurs son surnom là-bas c'est Bardella vous avez Renaissance qui était un groupe d'appoint un coup je vote avec la gauche un coup je vote avec la droite mais en réalité aucune proposition sérieuse n'a pu être proposée par le groupe Renew qui est le nom du groupe au Parlement européen et les écologistes pareil ils étaient tellement en minorité qu'en réalité il ne s'est pas passé grand chose les deux seuls camps qui ont réellement travaillé qui ont proposé des amendements des lois et qui sont intervenus au Parlement européen ce sont d'un côté les socialistes et de l'autre les républicains alors vous allez me dire c'est paradoxal ce n'est pas ceux qui avaient le plus été confortés par le peuple français la dernière fois mais pour autant vous prenez moi le candidat que je soutiens François-Xavier Bellamy il a porté plus de 1300 amendements je crois au Parlement européen il a travaillé sur 52 textes voilà ça c'est la réalité aucun des autres camps en face à l'exception de certains socialistes je l'évoquais n'a travaillé comme ça et donc on voit que là dans les sondages qui nous sont proposés à l'heure où on se parle et bien c'est ces gens qui n'ont rien obtenu pour la France qui vont retourner au Parlement européen c'est vrai que c'est un côté frustrant quand on fait de la politique parce qu'on se dit voilà nous on travaille on essaye d'apporter de vraies mesures fortes enfin moi je vois François-Xavier Bellamy a beaucoup travaillé sur toutes les questions énergétiques pour que justement les intérêts de la France soient préservés ben oui mais quand vos députés français ne sont pas dans votre camp et ne vous êtes pas c'est les intérêts allemands les intérêts espagnols italiens qui passent avant nos intérêts et ça malheureusement je pense que c'est regrettable et à mon sens c'est là où aussi on doit se poser les bonnes questions pour que l'Europe soit forte ben il faut que ce soit à mon sens des parlementaires européens qui soient dans les partis en mesure de l'emporter et ce qu'on voit dans les différents sondages dans les 27 pays qui composent l'Union Européenne ben c'est que la droite le PPE est majoritaire en tout cas en intention de voir et que donc demain ben si on veut que la voix de la France porte il faut aussi que la droite française soit largement représentée au Parlement Européen pour qu'on puisse justement travailler sur ces sujets de fermeture des frontières de l'Union Européenne et de sécurisation de l'Europe pour qu'on puisse travailler sur ces questions énergétiques qui sont si essentielles et d'ailleurs on l'a vu durant cette période où le nucléaire français a été détricoté pendant 10 ans et où à quelque part ben l'Europe a pris des dispositions qui allaient à l'encontre de nos intérêts nationaux ben je pense que voilà ce scrutin a une vraie importance pour nous et donc moi c'est pour ça que je suis pleinement engagé derrière la liste de ma famille politique

37:13
Présentateur

alors c'est amusant parce qu'il y a un curieux hasard de calendrier parce que je crois que dimanche c'est à dire demain il y a un meeting à Confluence H7 de Glucksmann est-ce que vous avez été invité en tant que maire du 2ème je suppose que vous n'irez pas forcément au meeting vous avez d'autres choses à faire demain

37:27
Invité politique

non voilà demain je n'irai pas très loin de là d'ailleurs puisque je vais sur le marché Bayard qui est un joli petit marché du secteur de Sainte-Blandine dans le 2ème arrondissement et c'est vrai que les dimanches c'est souvent un moment où on peut prendre le temps sur le marché d'échanger un petit peu avec les uns et les autres sur les problèmes du quotidien et moi en tout cas en tant que maire c'est vraiment quelque chose auquel je suis attaché

37:50
Présentateur

et on vous parle je suppose parce que c'est une petite question que je voulais vous poser parce que notre invité précédent l'avait lancé un peu comme une mini pic je suppose qu'on vous a parlé même si elle date un peu de votre on parlait de notoriété de votre participation à une émission avec Cyril Hanouna notamment est-ce que ce genre de présent dans des émissions qui sont un peu contestées alors je crois qu'on avait vu Grégory Doucet chez Quotidien me semble-t-il et vous chez Hanouna est-ce que ça veut dire qu'il faut aller parler partout en tout lieu à tout le monde et comment vous verrez ça cette notoriété un peu contestée

38:22
Invité politique

par certains ?

Moi objectivement je suis convaincu qu'il est essentiel d'aller parler dans tous les médias moi je vois bien toute la gauche aujourd'hui se refuse d'aller sur Europe 1 sur CNews parce que ils ne sont pas forcément de leur point de vue représentatifs de leurs idées moi ça ne m'empêche pas demain je l'ai fait il n'y a pas longtemps de répondre à Libération ou à d'autres magazines journaux émissions qui ne sont absolument pas de mes convictions personnelles parce que quand vous portez une conviction quand vous portez une idée il faut que l'ensemble des concitoyens soit en mesure de l'entendre donc pour moi c'est tout à fait légitime d'aller dans tous les médias pour justement défendre mon point de vue moi je l'assume je ne suis pas là pour me planquer je ne suis pas là pour dire à chacun ce qu'il a envie d'entendre il y a des partis politiques qui sont experts là-dedans moi ce n'est pas mon cas et en tout cas j'estime que chaque média doit avoir aussi des réponses de notre famille politique et d'ailleurs jamais vous avez entendu les républicains dire on va boycotter tel ou tel média et je pense que ça c'est important parce que d'ailleurs vous pouvez avoir par exemple des concitoyens de gauche qui peuvent nous entendre par exemple je ne sais pas moi parler de laïcité et qui peuvent se sentir aussi touchés puisqu'on sait que la gauche avant d'être un peu noyée dans le communautarisme comme ils le font aujourd'hui notamment la France insoumise elle était l'un des représentants majeurs de la laïcité aujourd'hui on se rend compte que nous la droite on est peut-être plus les porteurs de la laïcité que la gauche et bien voilà en allant parler à une partie de ces électeurs dans la presse qui est lue par ces personnes là je pense qu'on peut aussi gagner demain et si on veut gagner il faut rassembler large et faire savoir ses idées parce qu'il peut y avoir du bon partout et donc en tout cas moi c'est pour ça que vous allez bien un peu partout et du coup

40:17
Présentateur

on vous en a beaucoup parlé ce qui est j'imagine à votre notoriété alors le dimanche je suppose que vous prenez aussi un peu de temps pour vous je sais que vous êtes très branché sur un certain nombre de sujets de sport etc je crois que ce soir il y a un match de l'OL est-ce que vous suivez avec attention plus le loup plus l'OL plus le sport en général est-ce que la Svel vous êtes un peu partout dans de nombreux lieux je reconnais je l'avais déjà dit

40:40
Invité politique

à votre antenne la dernière fois moi c'est vrai que l'OL c'est toute ma vie ça se passe mieux en ce moment ça va mieux oui oui ça va mieux je regarde beaucoup l'OL le loup tous les sports objectivement la formule 1 c'est d'ailleurs un point commun qu'on a avec Sébastien Michel le maire des culis c'est vrai qu'on est des vrais passionnés de sport et on aime beaucoup les cours peut-être un peu plus que vous non je fais plus de vélo donc ça s'équilibre l'un dans l'autre mais voilà disons qu'on aimait même Jérémy Ibreau d'ailleurs le maire de Bourron est un grand passionné de sport donc c'est vrai quand on commence nos bureaux politiques il y a toujours un petit débriefeur il y a toujours quelques phrases autour des matchs précédents

41:20
Présentateur

alors en un mot parce qu'on est allé très vite peut-être juste un livre de chevet qui est souvent une question que je pose à un de mes invités puis un morceau pour ceux qui étaient en musique qu'est-ce que vous avez choisi ?

41:28
Invité politique

alors un livre c'est vous savez on l'avait déjà dit lors d'une précédente émission moi j'ai grandi en Roumanie et il y a une grande biographie de Ceausescu qui est sortie en français et donc que j'ai lu récemment qui est très intéressant d'ailleurs pour comprendre un petit peu comment les communistes sont arrivés au pouvoir en renversant le système et en emmenant d'ailleurs tous ces pays de l'Est dans le mur et ça c'est vrai que ça a été un livre très intéressant et si je devais terminer par une musique j'ai envie de vous dire Miley Cyrus c'est toujours

42:06
Présentateur

c'était la dernière fois mais vous êtes fidèle et constant avec ça voilà un grand merci pour votre présence Pierre Oliver et pour vos projets et puis donc pour 2026 puisqu'on a compris que vous y travaillez ardemment la semaine prochaine toujours la curiosité de la programmation on recevra Najat Vallaud-Belkacem à très vite merci au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.

Lyon Première

42:56
Locuteur

Lyon Première

Pierre OLIVER : Maire LR du 2ème arr de Lyon, Conseiller Municipal et Conseiller Régional · Pourquijevote