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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 17 décembre 2025 225 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

[DIRECT] Commission d'enquête audiovisuel : audition de Radio France - 17/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 42 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir suspendu Thomas Le Grand à titre conservatoire ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la perception d'un manque d'impartialité à Radio France ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est votre position sur l'évolution de la gouvernance de l'audiovisuel public ?

  • 25:00RelanceÉludée

    Thomas Le Grand et Laurence Bloc auraient évoqué une stratégie pour neutraliser la commission d'enquête. Qu'en pensez-vous ?

  • 27:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous condamnez les propos tenus dans la vidéo avec Patrick Cohen ?

  • 29:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi Jean-François Achili a été suspendu et pas Patrick Cohen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00présidenteFait
    « Radio France est devenue l'un des médias les plus modernes du paysage. »
  • 19:00présidentFait
    « Radio France est l'une des deux entreprises publiques de l'audiovisuel principal en France. »
  • 26:00présidenteFait
    « On préfère attendre plutôt que dire des choses trop vite et fausse. »
  • 0:30Fait
    « C'est le travail, c'est leur travail, ils font ce qu'ils veulent. J'ai pas de jugement à porter mais je dis qu'ici si on ne considère pas qu'il faut préserver quand même le caractère privé de rendez-vous qui peuvent se tenir dans notre démocratie, je pense qu'on ne fait pas œuvre utile. »
  • 6:10Chiffre
    « Sur France Interre, et bien 60 % des chroniques sont classé à gauche, 16 % à droite. Sur France Culture, on approche quasiment du monopole puisque seul 6 % des chroniques penchent à droite contre 66 % qui sont classés à gauche sont un rapport de 1 à 10. »
  • 8:10Chiffre
    « Les auditeurs de France Inter ont voté à 38 % pour la Raphael Gulsman, soit trois fois plus que la moyenne des Français. 17 % ont voté pour la France insoumise, 13 % écolo. Et donc on voit que 70 % des auditeurs de France en terre ont voté à gauche aux européennes en 2024 alors que seul près de 30 % des Français ont voté à gauche. »
  • 14:10Chiffre
    « 70 % du budget de Radio France est absorbé par les dépenses de personnel. »
  • 16:10Chiffre
    « Depuis 2020, Radio France dépasse constamment son plafonnement publicitaire de 42 millions d'euros via le parrainage, les messages d'intérêt général et le numérique. »
  • 18:10Chiffre
    « Radio France revendique près de 18 millions de recettes publicitaires digitales en 2023, ce qui représente désormais plus de 50 % du marché de l'audio digital. »
  • 3:00président Radio FranceFait
    « Nous avons en effet deux types de recettes publicitaires. Nous avons les recettes de publiciténe et nous avons les recettes de publicité digitale. »
  • 6:00président Radio FranceChiffre
    « L'humour, je voudrais rappeler deux choses, c'est que d'une part sur nos antennes, euh c'est à peu près, on a fait le calcul, 2,7 % du temps d'antenne de France inter. »
  • 8:00président Radio FranceChiffre
    « Nous avons depuis 2018, l'année où j'ai pris mes fonctions comme présidente de Radio France, développer un certain nombre de séries et de collection destiné aux enfants. Aujourd'hui, nous en sommes à 4000 podcasts. »
  • 17:00président Radio FranceFait
    « Nous avons tout un ensemble de dispositifs qui permettent de s'assurer de la fiabilité de ce qui est diffusé sur nos antennes, du pluralisme des invités. »
  • 23:00président Radio FranceChiffre
    « 25 % des journaux de nos antennes nationales sont alimentés par des contenus produits par ces antennes locales. »
  • 26:00président Radio FrancePromesse
    « Nous avons négocié à l'été 2024 une réforme de nos jours de congé pour limiter notamment les jours qui peuvent être épargnés annuellement. »
  • 35:00président Radio FranceChiffre
    « 65 primes sont recensées liées aux conditions de travail ou à la fonction qui vont de la prime de coiffure à l'indemnité sortie moto. »
  • 0:45rapporteurChiffre
    « 65 primes sont recensées liées aux conditions de travail ou à la fonction qui vont de la prime de coiffure à l'indemnité sortie moto. »
  • 1:15rapporteurChiffre
    « Les primes de performance ne comptent que pour 1,1 % de la masse salariale brute des personnels permanents. »
  • 3:45directrice générale adjointeFait
    « Une fusion se traduirait par un coût substantiel puisqu'il faudrait dénoncer les accords collectifs et ça se traduirait par un alignement dans la durée des avantages et des rémunérations. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vie et je m'en remets au jugement de mes collègues et des Français avec la plus grande humilité. En revanche, je ne peux accepter un travestissement de la réalité sur des faits qui me concernent. Je ne peux accepter que pour chercher à me discréditer ou à discréditer les travaux de notre commission, des contrevérités grossières soient proférées, des fausses informations circulent sur les réseaux sociaux des mensonges qui remettent en cause mon intégrité et ma produité soit relayée.

Je veux le dire ici très clairement. Si de tels faits se reproduisent, mon avocat a d'ors et déjà reçu instruction d'engager toute action juridique et judiciaire pour faire cesser et sanctionner de tels agissements qui, au-delà de ma personne, porte atteinte aux travaux de notre commission et plus largement de l'Assemblée nationale. Malgré la pression de ces groupuscules toujours très anonymes et donc toujours courageux qui sont loin de m'impressionner, je continuerai à veiller et à mener cette commission d'enquête avec la plus grande indépendance, impartialité et objectivité.

Je continuerai de veiller au respect des principes clairs et essentiels que j'avais fixé au début de nos travaux. Nous sommes ici pour mener un travail sérieux et rigoureux et important. Le rapporteur, et je le redis peut poser toutes les questions qu'il souhaite.

Chaque groupe politique a et aura la parole sans aucune forme de censure de ma part. Mais c'est mon rôle comme président de garantir à chaque instant le respect des personnes que nous auditionnons, la hauteur de vue et la dignité de nos travaux, de nos échanges et de nos débats. Si garantir ces principes, ses exigences signifie pour certains esprits chagrins et malveillants que j'ai un parti prix, que je suis biaisé, inféodé ou senseur, qu'il en soit ainsi, mais je continuerai sans faillir ma mission, celle de permettre à cette commission d'enquête d'exercer sa mission de contrôle. dans un cadre digne et respectueux du débat démocratique.

Madame la présidente, directrice générale, je vous souhaite désormais la bienvenue pour cette audition. Je rappellerai rapidement que vous avez commencé votre carrière administrative au Conseil d'État avant de rejoindre la présidence de la République en juin 2007 où vous devenez conseillère de Nicolas Sarkozi jusqu'en novembre 2010. Puis vous entrez à la PHP puis en 2015 à Radio France comme directrice déléguée chargé des opérations et des finances.

Vous êtes nommé présidente directrice générale de Radio France au mois d'avril 2018 avant d'être reconduite en décembre 2022. Je précise également que vous êtes accompagné aujourd'hui de Charles Emmanuel Bon, secrétaire général de Radio France et de madame Marie Message, directrice générale adjointe. Madame la présidente, directrice générale, votre audition est attendue dans la mesure où Radio France est l'une des deux entreprises publiques de l'audiovisuel principal en France aujourd'hui.

Radio France est une société anonyme détenue à 100 % par l'État. Elle regroupe aujourd'hui France Interre, France Culture, France Musique et FIP auxquels sont venus s'ajouter le réseau de stations régionales France-Bleue, France Info et le MVE. En région, Radeau-Fance est présente partout en France et dans nos territoires ruraux à travers le réseau France Bleue.

Ici, vous portez enfin quatre formations musicales. Vous avez environ 4500 salariés que je veux ici saluer et vous avez réalisé un chiffre d'affaires de 723,1 million d'euros en 20233. En terme d'audience, Radio France reste le premier groupe radio en France. avec 13,8 millions d'auditeurs quotidiens.

Le sondage paru dans la tribune dimanche témoigne d'un attachement profond des français à l'égard de votre entreprise. Pour les Français, Radio France n'est pas une abstraction, une succession de logos ou de chaînes. Il est pour beaucoup de nos concitoyens une présence quotidienne qui les accompagne, une voix familière et un lien.

Les Français, comme chacun d'entre nous ici, ont une histoire, un souvenir qui les attache aux antennes de Radio France. J'indique également, mais j'imagine que le rapporteur y reviendra, que la Cour des comptes dans son rapport sur l'entreprise a indiqué que la situation financière de l'entreprise était saine. Pour autant et pour conclure, nous ne devons pas le nier le cacher.

Le contexte de votre audition est celui d'incidents qui ont questionné voir les Français dont nous nous faisons l'écho aujourd'hui. Ces manquements au respect des exigences, des principes déontologiques d'impartialité vous ont conduit à prendre des décisions importantes, madame la présidente. En avril 2024, Jean-François Achili a été suspendu puis licencié.

Vous aurez peut-être l'occasion d'y revenir. Puis vous avez décidé récemment en juin 2024 du licenciement pour faute grave de l'humoriste Guillaume Meuris et plus récemment encore, la directrice de France Interre a suspendu Thomas le Grand à titre conservatoire début septembre. Nous les auditionnerons tous les deux demain.

Nous aurons avec le rapporteur et les députés membres de cette commission de nombreuses questions et sans attendre, je vais donc vous donner la parole. J'indique à mes collègues et aux Français, aux journalistes qui nous écoutent que l'audition va se dérouler de la manière suivante. Je vais vous laisser la parole pour un proposiminaire de 10 minutes puis j'aurai trois questions rapides auxquelles je vous demanderai d'apporter des réponses les plus rapides et succines possible.

Je donnerai la parole ensuite au rapporteurs pour 45 minutes puis je donnerai la parole à chaque groupe politique auquel je vous laisserai répondre. Nous ferons une pause de 10 minutes à 17h30. Je redonnerai ensuite la parole au rapporteur pour 30 minutes, 30 à 45 minutes puis à chaque député qui souhaite poser une question.

Puis enfin, s'il le souhaite, je redonnerai la parole au rapporteur. Je vous signale que notre commission d'enquête après validation du bureau vous a convoqué pour une durée de 3h. Comme nous avons commencé avec un peu de retard, je précise que nous terminerons cette commission d'enquête à 19h.

Comme nous l'impose les textes, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure madame la présidente.

Je le jure. Merci. Monsieur le secrétaire général, je le jure.

Je vous remercie madame la directrice adjointe. Je le jure. Je vous remercie.

Je précise pour ma part que je représente l'Assemblée nationale et pas mon groupe politique ou ma personne mais l'ensemble des 577 députés qui compose notre assemblée au conseil d'administration de France médiamond depuis le mois d'octobre 2024 après avoir été de 2022 à 2024 membre du conseil d'administration de votre entreprise et que j'ai été crapporteur de la proposition loi relative à la réforme de l'audiovisuel public. Madame la présidente, je vous laisse la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Je vous remercie.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Merci de nous recevoir aujourd'hui. Cette audition intervient dans un contexte qui n'est pas neutre pour l'audiovisuel public.

Les critiques constructives, les idées de réforme ont toujours existé et nous sommes à l'écoute. Mais pour la première fois de notre histoire, nous faisons face à une remise en cause très différente. Certains considérant que notre pays pourrait se passer de médias de service public totalement.

Monsieur le président, vous avez rappelé mon parcours professionnel. Je ne suis pas née à la radio publique, j'ai eu d'autres expériences professionnelles. Cela me donne une forme de recul au moment de vous dire aujourd'hui que c'est avec une grande fierté que je viens représenter Radio France et apporter un éclairage différent à ces débats.

J'espère que l'on reparlera de nos institutions comme des éléments de fierté et d'utilité publique comme c'était bien le cas il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, ce que je constate, c'est une distorsion entre la réalité de ce que nous produisons tous les jours et l'image qui est renvoyée en ce moment de l'audel public. Et je prendre quelques exemples pour donner la mesure de cette distorsion.

On entend parfois que Radio France serait élitiste ou parisien. La réalité est que 81 % de nos auditeurs habitent bien loin de Paris en région que nous produisons chaque mois pas moins de 700 heures de reportage de terrain qui parlent du quotidien des Français et qu'un tiers de nos salariés vivent en région. Un tiers de nos salariés, ça signifie que chaque français a à quelques kilomètres de chez lui des salariés de Radio France.

On entend parfois que Radio France ne parlerait pas à tout le monde. Trois Français sur qu consultent tous les mois nos contenus. Alors si c'est un club, c'est un club très ouvert.

Autre image déformée, celle d'un vieux média. Radio France est devenue l'un des médias les plus modernes du paysage. Nous avons des milliards d'écoutes numériques.

On représente un podcast sur deux écouté en France. D'ailleurs, à titre de comparaison, la BBC qui est souvent cité en exemple, c'est un podcast sur trois au Royaume-Uni. Et puis il y a deux autres idées qui sont parfois reprises comme des slogans et qu'il me tient à cœur d'évoquer devant vous aujourd'hui.

La première, c'est que nous coûterions trop cher. S'agissant d'argent public, cela restera toujours une question légitime pour les citoyens. Mais pour objectiver ce sujet devant vous aujourd'hui, nous avons fait le calcul.

Radio France coûte 80 centimes. 80 centimes par mois et par français. Pour 80 centimes, nous proposons des milliers d'or d'informations.

Pas des reprises, pas du copiercollé des pêches, mais de l'information que nos journalistes vont chercher en temps réel. C'est ce qui nous permet de nous intéresser, y compris à ce dont personne d'autre ne parle. Par exemple, en 2023, nous avons révélé que les étoiles de David tagué à Paris étaient en fait une opération coordonnée par des réseaux liés à la Russie.

En 2024, nous révélions le caractère défectueux des airbag takata et vous le savez derrière, c'est beaucoup de vies dont il était question. En 2025, nous avons traité du danger des eaux nesseslées, de l'ampleur de la prostitution des mineurs déplacés, révéler comment la bigtech investit nos écrans avec ses avec nos écoles avec ses écrans et les exemples de sujet d'intérêt général sont nombreux. Pour 80 centimes, nous produisons aussi plus de 500 heures de savoir par semaine et de connaissance de l'histoire, de la littérature, des sciences accessibles à tous dans cette véritable encyclopédie populaire sans équivalent en France qui est notre plateforme Radio France.

Avec ces 3 millions et demi de podcasts, nous rendons même accessibles de grandes conférences du collège de France, du Méed d'Orset, du CEA ou de l'INCERM pour ceux que ceux qui ne peuvent pas s'y rendre puissent quand même en bénéficier. Pour 80 centimes, nous proposons 44 radios locales. Et en tant qu'élu, vous savez combien les médias locaux contribuent à l'animation des territoires, au recul du sentiment d'invisibilisation et plus largement à la cohésion sociale.

Ce maillage du territoire demande des moyens et des équipes, mais nous arrivons à le faire dans l'équation budgétaire que je suis en train de vous présenter. Pour 80 centimes, nous abritons aussi quatre formations musicales à la renommée internationale et qui désormais font vivre notre patrimoine musical partout en France avec le grand tour qui se rend dans des villes moyennes comme la Rochelle, Perpignan ou Van parce qu'il y a une idée, mesdames et messieurs les députés, qui habite la France et qui en fait sa grandeur. C'est l'idée qu'un pays s'élève grâce à ce qu'il met à la portée de tous.

Et c'est ce à quoi nous nous efforçons de consacrer chaque centime d'argent public. Pour finir, un dernier slogan anime les débats l'idée que les Français n'auraient plus confiance dans le redusel public. Or, 81 % des Français disent en réalité que Radio France est utile à la société et apporte des informations fiables.

Dans une époque où la défiance est forte, ces chiffres sont importants pour nous. Important parce qu'il montre qu'à l'air des réseaux sociaux et de leur bulles, il est toujours possible d'avoir des médias fédérateurs qui rassemblent queles que soient les opinions, les lieux d'habitation et les différences de génération. Et sur nos radios de service public, on entend des manières différentes de penser, de vivre, de rigoler, de s'amuser.

Parfois cela va vous correspondre et parfois cela correspondra à d'autres. C'est cela notre modèle et je m'interroge sur la viabilité d'une société qui n'aurait plus de tels espaces de dialogue. Pour autant, je ne suis pas en train de vous dire que tout ce qui se passe sur nos antennes est irréprochable.

Les médias ne sont pas une science exacte. Notre métier est un métier humain où quasiment tout est diffusé en direct. Sur près d'un million d'un demiillion d'heures d'antenne par an, il peut y avoir des erreurs, des épisodes maladroits, des ratés.

Pour autant, vous connaissez comment la tentation à l'œuvre de prendre une séquence et de la faire tourner sur les réseaux. Mais une séquence de quelques secondes ou minutes ne sera jamais représentative de la pluralité de nos offres parce que nos radios, ce sont 5600 invités chaque mois et autant d'avis différents. Ce sont des dizaines et des dizaines de thèmes différents évoqués tous les jours.

On ne privilégie aucun thème, on en exclut aucun. Et ce pluralisme, nous souhaitons que chacun puisse le voir en toute transparence. Dans les semaines qui ont suivi la délibération de l'ARCOM et la décision du Conseil d'État de 2024, on s'est mis en ordre de marche pour objectiver le respect des nouvelles exigences en matière de pluralisme et on l'a fait en développant un outil d'intelligence artificielle dont nous allons publier les résultats. sera dès demain sur le site internet de Radiofance et chacun pourra accéder à notre baromètre du pluralisme.

Ce nouvel outil a également été conçu comme un outil de pilotage et d'amélioration interne. Cette exigence d'amélioration est ancrée dans la culture de Radio France et passe aussi par l'écoute de nos auditeurs. Vous aurez l'occasion d'entendre la médiatrice de nos antennes qui est l'une des pierres angulaires de notre système d'autorégulation et je mets un point d'honneur à ce que nous soyons attentifs à l'impact que nous avons sur nos concitoyens.

Ce qui veut dire que quand on a une ligne de conduite, quand on a une ligne de conduite simple, quand on fait une erreur, et bien on le dit, on la corrige et quand il le faut, on présente nos excuses. Cela fait partie de nos règles déontologiques et nous avons un corpus très robuste de règles encore renforcé ces dernières années qui porte sur le devoir de réserve, la responsabilité sur les réseaux sociaux, la prévention des conflits d'intérêt, la vigilance accrue en période électorale et nous les appliquons. À ce titre, vous avez rappelé, monsieur le président, que j'ai pris un certain nombre de sanctions individuelles.

Il y a des exemples médiatiques que vous avez rappelé. Je vais vous dire, je préfère une sanction individuelle incomprise plutôt que le soupçon sur le collectif parce que la confiance du public est et restera toujours notre priorité. La culture d'exigence interne s'est aussi exprimée dans les réformes que nous avons mené.

Je suis arrivée à Radio France en 2015 et depuis cette date, l'entreprise a été un modèle de transformation. Nous avons fait quelques 120 millions d'euros d'économie en 10 ans, soit 20 % de notre budget. Ce qui veut dire que nous coûtons 120 millions d'euros de moins aux français qu'il y a 10 ans.

Peu de services publics affichent une telle rigueur dans la durée. Nous avons réussi notre transition numérique et sommes désormais un champion numérique dans notre domaine reconnu à l'étranger. Nous avons modernisé le cadre social tout en réduisant la conflictualité sociale.

Nous avons enfin amené nos audiences à des niveaux absolument historiques sans réduire la qualité de nos propositions. L'ensemble de ces progrès ont été salués à la fois par la Cour des comptes et par l'inspection générale des finances, ce qui est suffisamment rare pour pouvoir être rappelé. Enfin, mesdames et messieurs les députés, pour conclure, je voudrais vous dire que face au défi majeur de notre temps, nous voulons que Radio France soit une solution sur laquelle notre pays peut s'appuyer.

Une solution dans la lutte contre la désinformation et les déstabilisations extérieures. une solution dans le maintien d'une souveraineté numérique et de notre souveraineté culturelle face à l'omniprésence des plateformes chinoises et américaines. Une solution au problèmes croissants de la santé mentale de nos jeunes soumis à la frénésie des écrans pour laquelle nous sommes mobilisés en développant toute une offre audio pour les enfants qui surperformment.

Une solution enfin au sentiment de déclin français. Notre service public met en lumière chaque jour ce que notre pays produit de grand, ce qui rend les Français fiers, nos prix Nobel, nos grandes figures historiques et littéraires, nos compositeurs, nos scientifiques, nos entrepreneurs et nos chercheurs. Voilà les défis de l'époque dont on devrait pouvoir parler aussi quand on parle de nos médias de service public. et vous pouvez compter sur notre service public qui a toujours été loyal au pays et qui s'est toujours mobilisé dans les moments difficile.

Enfin, je voudrais devant vous dire ma gratitude à toutes les équipes de Radio France qui accomplissent chaque jour un travail exceptionnel et ne refuse jamais de se questionner ni de continuer à innover et à s'améliorer. Je vous remercie pour votre attention. Merci même la la présidente d'avoir respecté le le délai imparti.

Trois questions très rapides pour permettre aux rapporteurs et au groupes politiques de de s'exprimer. Euh la première, demain notre audition euh euh auditionnera euh Thomas le Grand euh en septembre dernier. Une vidéo tournée clandestinement dont je conteste ici la méthode a suscité néanmoins les mois et suscité de nombreuses interrogations et a pu jeter un un soupçon comme vous l'avez rappelé sur le collectif.

Elle montrait les journalistes Patrick Cohen et Thomas le Grand avec des responsables du Parti socialiste. Cette vidéo pose des questions sur la manière dont les exigences d'impartialité de pluralisme sont garanties à chaque instant dans une société polarisée médiatiquement et fracturée politiquement. Pourquoi avoir décidé la suspension à titre conservatoire de Thomas le Grand ?

Et puisque notre commission l'auditionnera demain, il est important que vous puissiez nous indiquer les liens contractuels que Radio France maintient ou a aujourd'hui avec Thomas Land. Une deuxème question. Euh rapide sur votre sentiment, il y a aujourd'hui une perception d'une partie des Français qui considèrent que Radio France ou certaines antennes, certains programmes ne respecteraient pas à chaque instant l'impartialité, le pluralisme.

Comment vous analysez cette perception ? Est-ce que vous considérez que c'est le fruit d'une instrumentalisation ? Est-ce que vous considérez qu'elle est qu'elle reflète des manquements réels aux exigences d'impartialité et de pluralisme ?

Est-ce que c'est lié cette perception à certains contenus ? par exemple l'humour, vous avez pris des décisions vis-à-vis de certains humoristes. J'aimerais avoir votre regard sur ce sentiment, cette perception d'une partie des Français sur Radio France.

Et puis une dernière question et je vous demande vraiment une réponse rapide parce que le rapporteur a beaucoup de questions les group politiques aussi. Euh l'enjeu de cette commission, c'est aussi de réfléchir à l'avenir de l' duel public. L'avenir de l' duel public passe aussi par les questions de gouvernance.

Sont sur la table des évolutions de cette gouvernance. On a parlé de holding, on a parlé de fusion. Est-ce que vous pouvez indiquer à cette commission d'enquête la position qui est la vôtre aujourd'hui dans l'évolution de la gouvernance de nos entreprises de duel public ?

Je vous remercie. Merci monsieur le président. Je vais commencer par la question que vous me posez au sujet de la vidéo qui a été rendu publ à début septembre filant Thomas le Grand et Patrick Cohen.

Ça va me permettre de revenir sur les faits et je pense que c'est important de revenir sur les faits pour ne pas faire dire à cette vidéo des choses qu'elle ne dit pas. Alors, tout d'abord, Radio France a immédiatement pris ses responsabilités. La vidéo a commencé à être publiée dans la soirée du 5 septembre.

Nous avons immédiatement pris la mesure de les mois des fantasmes que cette vidéo pourrait susciter, ce qui nous a conduit dans les premières heures après la publication de cette vidéo à prendre une mesure de précaution consistant à suspendre l'émission qui devait se tenir le dimanche matin. Cette émission, c'est un débat de 12 minutes opposant Thomas le Grand à un invité. C'était un débat contradictoire.

Dans les jours qu'on suivit, la polémique s'est emballée et nous avons décidé de concerts avec Thomas Leand que les conditions n'étaient pas réunies pour la poursuite de ce débat qui a donc été tout simplement supprimé de la grille. Ce qui veut dire que depuis le 31 août, Thomas le Grand n'a aucun contrat avec Radio France. Ensuite sur la teneur de ce qui s'est passé dans cette vidéo parce que je pense que là aussi c'est important continue de tout ce qui a été dit sur cette vidéo.

Thomas Land a démissionné de la rédaction de France Inter en 2022. Cela veut dire que il n'appartient plus à la rédaction de France Inter. J'étais d'ailleurs très étonné de lire hier des articles notamment d'Europin indiquant qu'il était journaliste politique à France Interre.

Il n'appartient plus à la rédaction de France Interre depuis 2022. Il a démissionné, il pourra d'ailleurs vous en expliquer les raisons demain. Il a démissionné pour travailler comme éditorialiste dans le journal Libération qui n'est pas soumis aux mêmes règles qu'un médiia de service public tels que Radio France.

À ce rendez-vous, Thomas le Grand y était en tant que journaliste de libération. D'ailleurs, ses rendez-vous fait les discussions qui sont filmées se réfèrent à des éditoriaux qu'il a écrit dans le journal Libération, des éditoriaux concernant le Parti socialiste, des éditoriaux concernant la ministre de la culture. Il n'a pas pris de position sur ces sujets sur les antennes de Radio France puisque ces dernières années, il n'avait pas de rendez-vous politique sur Radio France.

Il est intervenu ponctuellement comme le font beaucoup d'éditorialistes d'un certain nombre de journaux des éditistes du point du Figaro qui interviennent dans nos débats contradictoires ou nos rendez-vous d'information en tant que journaliste de leur rédaction. Par ailleurs, ces dernières années, Thomas Le Grand avait une émission d'histoire des idées politiques qui s'est arrêtée en juin, qui ne traitait pas de l'actualité. Donc on ne peut pas dire que Thomas le Grand emportait France Interre sa ligne éditoriale lors de ce rendez-vous.

Ce n'est pas exact. Et je pense que cette confusion a été beaucoup entretenue laissant croire que Thomas le Grand pouvait avoir une influence sur la ligne éditoriale de France Interre. Alors, je veux dire doublement non pour la raison suivante, c'est que Thomas le Grand, je vous l'ai dit, n'est plus journaliste à France Interre et que par ailleurs, la manière dont nos rendez-vous d'information sont faits repose sur des processus collectifs extrêmement solides qui ne permettent pas que une personne détermine la ligne éditoriale de nos radios.

Les invités sont décidés dans des réunions collectives de programmation. Les thèmes sont décidés dans des réunions collectives de une conférence de rédaction. Donc on a fait dire beaucoup de choses à cette vidéo.

Euh mais le soupçon de complot politique, avouez-le avec moi, ne tient pas. On ne peut pas faire dire à cette vidéo des choses qui sont inexactes. Et ce que je déplore, c'est qu'elle a été instrumentalisée, qu'on a donné cette vidéo des proportions qui étaient absolument démesurées.

On a essayé de lui faire dire des choses qui confront à la réalité des faits ne tiennent pas. Et vous avez rappelé, monsieur le président, les conditions dans lesquelles elle a été enregistrée et filmée des conditions qui sont illégales. La vidéo a été tronquée, elle n'a pas fait l'objet d'une contradiction.

Donc on s'est appuyé pendant des semaines pour critiquer leel public sur un contenu qui ne disait absolument pas ce qu'on visait à lui dire et je regrette très fortement la violence et la virulence des attaques qui se sont abattues sur le public et qui ont même conduit à l'existence de cette commission. Je vous demande très court parce qu'après le rapporteur il a raison il a beaucoup de questions et les collègues aussi. Donc vraiment rapide sur est-ce que Holding Fusion et et cette perception d'une partie des Français c'est vu l'importance de cette affaire Thomas le grand, je pense que c'était nécessaire que je puisse expliquer l'ensemble des faits.

Ensuite sur l'impartialité l'impartialité l'arcom aujourd'hui ce terme n'est pas dans nos textes. C'est pourquoi l'arcom a missionné monsieur Bruno Lasser pour expliquer la portée de ce principe. En revanche ce que je peux vous dire c'est que ce principe là existe déjà très concrètement dans notre quotidien.

Nous avons un corpus de règle déontologique qui est extrêmement développé, qu'on a cessé de renforcer ces dernières années. D'ailleurs, je vous l'ai apporté puisque nous avons à la fois un règlement intérieur, nous avons une charte spécifique sur les principes du journalisme. Nous avons un ensemble de règles déontologiques qui sont très affirmés, qui sont régulièrement communiqué à nos salariés et qui sont appliqué puisque encore une fois, vous avez rappelé les sanctions que j'ai pu prendre ces dernières années sur le fondement de ces règles.

Précisément au cours des deux dernières années, j'ai pris h sanctions disciplinaires en raison de ces différentes règles déontologiques. Par ailleurs sur l'impartialité, il faut voir qu'on a un ensemble de processus éditoriaux qui nous permettent justement d'être extrêmement vigilant sur la manière dont nos antennes traitent les différents sujets. que nous avons une direction en charge de l'éthique qui est là pour vier à l'application des règles déontologiques qui fait également des recommandations qu'on a une on a aussi des déclarations de liens d'intérêt qui sont prévus pour les membres des équipes de direction pour les intervenants sur nos antennes voilà et que l'ensemble de ces règles sont scrupuleusement suivies pour ce qui est du pluralisme qui est aussi une dimension importante et là aussi je pense que contrairement aux images qui sont données de ce qui se passe sur nos antennes.

Ce qu'il faut, c'est d'abord les écouter et pas simplement regarder les séquences sur les réseaux sociaux qui en sont extraites et qu'il faut absolument objectiver les choses. C'est la raison pour laquelle après, je vous l'ai dit, après la décision du Conseil d'État et la délibération de l'ARCOM, nous avons engagé un travail pour objectiver ce qui se passe sur nos antennes. C'est le baromètre du pluralisme que je vous ai évoqué dans mon propos introductif qui sera publié demain matin et dont nous avons ici pour vous le premier la première publication qu'on va vous distribuer également qui permet de déterminer sur un mois complet de donner une vision de la diversité des invités de la diversité des thèmes traités.

Voilà, c'est une prestation très complète qui vous montre que sur le mois de novembre, il y a eu plus de 1660 invités sur nos trois chaînes nationales que sont France Inter, France info et France Culture. Quand on ajoute les locals d'ici, on a quel presque 6000 invités. Voilà, ça fait partie de l'ensemble des mesures que nous prenons et il suffit de regarder une journée type sur l'une de nos antennes pour voir que non seulement il y a une diversité d'invités, une diversité de thèmes, mais aussi une diversité sans équivalent dans le paysage médiatique parce que nous accordons de l'importance aussi bien à l'actualité nationale qu'internationale que locale.

Et cette diversité-là est aussi euh mise au profit de nos auditeurs et contribuent à donner voilà une image de la diversité du pays et de l'actualité à ceux qui nous écoutent. Monsieur le président, merci pour vos réponses et pour ces documents. Je propose qu'on évoque la question de la holding de la gouvernance plus tard, ce qui me permet de céder la parole au rapporteur et on y reviendra à la fin de l'audition si on a un peu de temps.

Monsieur le rapporteur, je vous cède la parole pour 45 minutes et je vous redonnerai la parole plusieurs reprises au cours de cette audition. Merci beaucoup monsieur le président, madame la présidente directrice générale, monsieur le secrétaire général, madame la directrice générale adjointe, merci pour votre temps, merci de répondre à l'ensemble de nos questions. Effectivement, j'ai un certain nombre de questions, mes collègues en ont aussi beaucoup.

Donc je vais vraiment vous demander de faire les réponses les plus efficaces et concises possible. D'autant plus que nos questions seront, je pense relativement courtes. Madame la présidente Europa ce matin a révélé les échange intervenu lors d'un rendez-vous visiblement qui a eu lieu cette semaine entre Laurent entre Thomas Le Grand et Laurence Bloc.

Laurence Bloc est l'ancienne directrice de France en terre. Et au cours de cette discussion, on apprend qu'un scénario aurait été envisagé pour tenter neutraliser cette commission d'enquête notamment avec l'appui d'un député socialiste, monsieur Emmanuel Grégoire. Visiblement, ce sont les journalistes d'Europain qui citent Laurence Bloc.

Je la cite, elle expliquerait "Toi, tu le connais bien Emmanuel Grégoire, tu peux lui demander de te soutenir pendant la commission d'enquête." Elle ajoute "Il peut aussi dire que tu n'as pas eu d'influence dans la campagne pour la mairie de Paris." dans la foulée de ces révélations de fait qui on peut le dire sont quand même d'une grande gravité qui peuvent s'apparenter d'une certaine façon à de la subordnation de témoins.

Des rumeurs ont fait état d'une mise à l'écart définitive de votre part de la collaboration de Thomas Land. Est-ce que c'est suite à cette deuxième affaire Thomas Loran que vous avez décidé officiellement de mettre fin à toute forme de collaboration avec cette ancien éditorialiste de Radio France ? préciser monsieur écoute voilà pardon je juste préciser qu'Emmanuel Grégoire est membre de cette commission d'enquête comme le rapporteur l'a mise en cause faut que je le précise et qu'il n'est pas là donc voilà je veux quand même l'indiquer par ailleurs et je suis dans mon rôle et je le dis parce qu'on est je suis président de commission enquête je suis député je conteste fermement les méthodes qui consistent à rêver des rendez-vous privés ça vous monsieur le rapporteur ça n'empêche pas que madame la présidente va vous répondre et j'ai le droit comme président de contester des méthodes qui aujourd'hui mettent sur la place publique, des rendez-vous privés.

Ça a été révélé par des médias et la question du rapporteur, même la présidente appelle une réponse. Je vous laisse répondre mais j'ai le droit de rappeler ce que je pense. Alors monsieur le rapporteur, je vais tout de suite répondre à votre question.

Je ne sais pas ce que Laurence Bloc et Thomas le Grand se sont dit. Je n'étais pas à la terrasse du café. D'ailleurs, je conseillerai volontiers à monsieur Land d'arrêter d'aller dans le café puisque c'est visionnement il doit être enregistré.

Ce que je peux vous dire en tout cas, c'est que comment faire croire à nos concitoyens que madame Bloc qui est retraité de Radio France depuis 2024, monsieur Thomas le Grand qui n'a plus de contrat avec Radio France depuis le 31 août dernier aurait négocié ensemble la démission de Thomas Land dans un café cette semaine. Je crois qu'il n je vois pas comment ça serait possible. Voilà, je vais pas commenter outre mesure ce qui est dit.

En tout cas, je peux simplement dire que s'agissant de la situation juridique de Thomas le Grand, ce qui est sous-entendu est absolument faux. Comme je vous l'ai expliqué lors de mon intervention précédente, monsieur Thomas Land a démissé la rédaction de France Interre en 2022. Depuis lors, il a eu différents types de contrat de grille. un contrat de gré qui s'est arrêté en juin dernier pour son émission en quête de politique sur les ismes de l'histoire des idées politiques et ensuite il a eu un contrat de gris pour une intervention ponctuelle dans le débat d'une matinale à la fin de l'été sur France interne.

Donc depuis le 31 août, il n'a plus de contrat. Donc il n'est pas du tout question euh de négocier une démission puisque il n'a plus de relation contractuel avec Radio France depuis cette date. Ensuite euh j'ai pas l'habitude de commenter les discussions entre des salariés de Radio France dans des cafés.

D'ailleurs, la plupart du temps, j'en ai pas connaissance, mais je m'étonne quand même qu'aujourd'hui en France en 2025, on ne puisse plus entre anciens collègues être dans un café sans voir ces discussions ensuite relatées dans la presse. Ça me fait penser à la RDA des de d'il y a quelques années quand tout le monde était sûr écoute, c'est un peu le film La vie des autres et j'espère que ce n'est pas la société que nous sommes en train de préparer. Merci.

Merci madame la présidente. Je voudrais revenir quand même sur quelques points que vous avez signalé où vous nous expliquez que Thomas Logrand depuis 2022 n'est plus officiellement en contrat avec Radio France. Mais je pense que pour beaucoup de Français qui nous écoutent, la différence est nue parce que vous l'avez rappelé, monsieur Thomas Logrand tenait une émission qui s'appelait, vous l'avez dit, enquête de politique qui était une émission hebdomadaire qui analysait et expliquait l'histoire et la doctrine des courants politiques jusqu'à juin 2025.

Vous az expliqué qu'il a fait des interventions ponctuelles depuis d'ailleurs depuis cette fameuse affaire Cohen et le grand dans la matinale. Moi, j'ai retrouvé une intervention de sa part dans l'émission Le téléphone sonne le 3 novembre 2025. Donc le 3 novembre dernier, on était il y a quasiment un mois.

Donc vous pouvez pas nous dire devant la représentation nationale que monsieur le Grand n'a plus aucun lien avec Radio France et avec France en terre parce que on continue à l'écouter sur les antennes de Radiofance. Qu'il ait un contrat ou qu'il n'en est pas, il continue à officier sur France inter. Mon deuxième point, c'est que j'ai l'impression que vous répondez pas vraiment à mes questions parce que vous condamnez la méthode des journalistes notamment d'Europin et de l'incorrect qui aurait perçu entendu des déclarations de Thomas Logrand dans des cadres de rendez-vous.

Monsieur Thomas Land qui a été quand même donc en contrat avec Radio France entre 2008 et 2022 convenait lui lors de l'affaire Laurent Voquet qui avait été enregistré lors d'un cours confidentiel à l'EM Lyon justifier la la méthode d'enregistrement pour révéler certaines formes de propos condamnable. Donc mon point, ma question n'était pas tant ce que vous pensez de la méthode et je ne suis pas là pour juger de la méthode de journaliste. Je ne suis moi-même pas un journaliste.

Mais pour vous demander ce que vous pensez sur le fond de l'affaire, cette ce qui s'apparente à une deuxième affaire de collusion entre Thomas Logrand et des dirigeants du Parti socialiste, est-ce que vous la condamnez et est-ce que vous réinviterez à l'avenir contrat ou pas contrat monsieur Land sur les monsieur le rapporteur ? éviter de me couper quand même dans une de mes questions, surtout que cette question est importante. Est-ce que vous comptez réinviter monsieur le grand sur les antennes du Radio France à l'avenir ?

Pardon sur la porta, je vous ai pas coupé, j'ai appuyé malreusement sur le sur le sur le bouton. Pas je non, je le dis parce que comme les réseaux sociaux, on va on va dire que je vous coupe et je vous sens ce qui est pas le cas. Par contre, monsieur le rapporteur, je veux pas vous mettre en difficulté. vous avez indiqué, je pense pas que c'était votre pensée, mais je voudrais que vous le reprécisiez, que les journalistes d'Europin et de la Correcte avaient entendu euh et avait participé d'une certaine manière à la fois au café hier avec Thomas Land et Laurence Bloc et avait été présent, vous l'avez suggéré, je attention parce que c'est assez grave, c'estàd que vous viendrez nous dire ici que vous auriez eu peut-être l'information que les journalistes d'Europin ou de la Correcte étaient présents hier au café avec Laurence Bloc et et Thomas Land voire même étit présent lors du donc je voilà je vous permets de rétablir à mon avis la la phrase qui est malencontreuse.

Monsieur monsieur le président, je vais simplement vous demander. Vous m'avez accordé 45 minutes, je vous demande très simplement de me laisser poser mes questions et de pas m'interrompre ou commenter chacune de mes questions parce que sinon on risque de de ne pas avoir les réponses aux questions que les Français se posent légitimement. Pour vous répondre, monsieur le président, j'ai évoqué l'affaire Patrick Cohen et Thomas Lran de cet été qui a été révélée par les journalistes de correct et j'évoqué cette nouvelle affaire qui a été révélée ce matin par des journalistes de repin.

Je n'ai pas plus d'infos que vous. Je ne dis je je n'exprimais pas qu'il y avait des journalistes dans la correct présent cette semaine. C'était pas du tout mon propos.

J'ai expliqué que c'était Europé qui avait sorti le sujet et ma question ne porte pas sur la méthode et pardon de la reformuler parce que si je suis interrompu à chaque fois que je vous pose les question risque d'y passer très longtemps. Je vous demande simplement à la lueur de ces deux affaires qui ont ému des millions de français qui ont d'ailleurs été l'un des facteurs qui a contribué à cette commission d'enquête, est-ce que demain vous continuerez à inviter Thomas le Grand qui est en rupture fondamentale avec ses principes de neutralité attendu par des dépositaires de mission de services public et des journalistes en général d'ailleurs. Monsieur le rapporteur, je vous ai permis de rétablir des propos pour vous, hein.

C'est pas c'est pas pour vous censurer. Je vous ai permis de rétablir à mon avis une phrase malencontreuse parce que euh demain ça peut également être instrumentalisé contre vous. Donc je vous ai permis, vous l'avez vous écouterez, vous l'avez suggéré, vous avez pu rétablir, je l'ai fait pour vous pour permettre de rétablir votre pensée parce que je voudrais pas qu'on accuse ou que vos propos puisse laisser penser que des journalistes d'Europe 1 et de l'incorrect sont ceux qui étaient présents.

Je vous ai permis de rétablir, j'ai pas voulu vous censurer ni vous ralentir dans vos questions. Madame la présidente, al monsieur rapporteur, je vais vous répondre sur ce sur quoi je peux vous répondre parce que n'ayant pas assister à cette discussion, ça m'est difficile de savoir quelle portée lui donner la discussion entre madame Bloc et monsieur Leand. Et pour cause, je trouve que voilà, c'est normal que des anciens collègues puissent discuter entre eux dans des conversations qui sont prévées sur l'exigence professionnelle.

Euh je pense qu'il y a beaucoup de confusion qui a été entretenue euh et d'ailleurs autour de l'importance qu'on a voulu donner à cette vidéo. Il y a une différence entre intervenir sur nos antennes en ayant un contrat avec Radio France. Ce qui était le cas pour monsieur le Grand comme vous l'avez rappelé pour l'émission Enquête politique et pour une intervention dans un débat de la matinale dominicale à la fin de l'été.

C'est différent de l'invitation que nous faisons à des journalistes d'autres de tout un tas de de médias de venir sur nos antennes apporter leur points de vue, leur opinion euh ou euh simplement euh euh l'expertise que leur confère leur activité dans un autre titre. Je vais donner un exemple. Nous avions hier matin dans la matinale Mathieu Boc Côé face à Gill Gressani.

C'est pas pourtant qu'on va dire que ces deux journalistes sont devenus des journalistes de France Intergre. Je pense que monsieur Boté en serait étonné. De la même manière quand Alexandre de Vio ou Guillaume Rocket intervient sur nos antennes, il reste des journalistes du Figaro.

Donc monsieur Thomas le Grand depuis la fin de l'été est revenu en effet une fois. Il est revenu dans le téléphone son début novembre en tant qu'éditeuriste de libération exclusivement. Et donc c'est à ce titre là qu'il peut ponctuellement être invité pour donner l'éclairage qu'il a sur l'actualité à ce titre.

Donc en tant que journaliste de libération mais il n'est pas journaliste de France interre. Mais il disposait, vous en convenez, ce sont vos mots, il disposait d'une émission quotidienne jusqu'à l'été 2025, moment d'ailleurs où cette affaire a éclatée. Donc je veux bien qu'on s'arrête sur des sujets bassement techniques et contractuels.

Monsieur le Grand était une voix de la radio publique de votre entreprise jusqu'au moment d'ailleurs où où est sortie cette affaire. D'ailleurs, vous l'avez plutôt admis. Alors, ce n'était pas une émission quotidienne, c'était une émission hebdomadaire le samedi qui est une émission ce qu'on appelle froide, c'està-dire qu'elle ne couvre pas l'actualité.

Donc, il n'avait pas à s'exprimer sur l'actualité. Et dans le cadre de cette émission, on a regardé absolument tout ce qui a été dit. Il a été impeccable.

Il n'y a aucune prise de position qui concerne les sujets qui ont suscité un et moi dans cette vidéo, à savoir la campagne pour les élections municipales, par exemple. Donc c'est très différent d'avoir une émission d'histoire des idées politiques et d'être un journaliste qui intervient pour commenter l'actualité au nom de la rédaction de France Interre. C'est pas du tout la même position.

Et c'est vrai que sur nos antennes, voilà, chaque chaque émission a sa spécificité. Vous avez les émissions qui traitent de l'actualité qui sont des tranches d'information et vous avez d'autres émissions qui sortent de l'actualité qui sont des émissions d'histoire des idées. Là, c'est l'histoire des idées politiques et c'était hebdomadaire.

Effectivement, c'était hebdomadaire. C'était d'ailleurs ce que ce que j'avais dit dans dans ma première question, pardonnez-moi pour pour cette méprise. Je j'entends votre justification où vous distinguez des propos de tenu à l'antenne des des propos qui ne seraient pas tenus à l'antenne.

Euh vous parlez d'ailleurs de de fantasme dans des proportions absolument démesurées. Ce sont vos mots. J'aimerais le mettre votre décision en comparaison d'ailleurs de la décision que vous avez prise pour suspendre très rapidement monsieur Jean-François Achili pour des propos qu'il n'a pas tenu à l'antenne d'ailleurs pour des faits qui n'ont jamais d'ailleurs été avérés.

Vous l'avez suspendu à titre conservatoire parce que on l'a appris, il aurait rencontré dans un cadre privé Jordan Bardella et je vous cite, nous l'avons suspendu à titre conservatoire afin qu'il clarifie rapidement la situation et nous explique ce qu'il s'est réellement passé. À ce stade, nous manquons encore d'éléments. Chacun doit avoir conscience que nous sommes dépositaires de la confiance de nos éditeurs et qu'il ne peut y avoir de soupçon de connivance quelconque.

Cela s'applique quelle que soit la personnalité politique. Quelle que soit la personnalité politique. Pourtant le 5 septembre 2024 et là je vais plus parler de Thomas Logan parce que vous avez donné déjà un certain nombre de justifications.

Vous n'avez pas suspendu Patrick Cohen qui était dans ce même café à côté de Thomas le Grand qui n'a rien dit quand Thomas Logrand a affirmé à des cadre du Parti socialiste avec Patrick avec Patrick Cohen, on va faire ce qu'il faut en fait pour s'occuper de Rashidaki. L'air de dire qu'on mettra les médias deuel public à disposition pour éliminer ou en tout cas pour lutter contre la candidature de Rashid Adati à Paris. Je vous dis ça, je ne suis pas du même parti que Rashid Adati.

Je n'ai aucune connivance avec elle. Mais en tant que français, c'est d'ailleurs ce qu'a dit Lawrence Blog visiblement, on peut être choqué de cette attitude de deux journalistes payés par nos impôts qui euh viennent en rupture totale avec ce principe de neutralité. Donc je voudrais simplement vous poser la question, vous évoquez la justification.

Ce sont des propos qui ne sont pas tenus à l'antenne vis-à-vis de Thomas Logrand et Patrick Cohen. Jean-François Kili, c'est des rencontres, des propos et des suspicions qui n'ont jamais été tenues à l'antenne. Pourquoi avoir suspendu l'un et ne pas avoir suspendu les deux autres ?

Même la la présidente le rapporteur faut entendre les réponses. Monsieur le grand a été suspendu à tête conservatoire pourquoi ne pas avoir pris de sanction ? Je prolonge la question du rapporteur pour Patrick Cohen faut si entendu alors je je vais je vais vous répondre je vais vous répondre sur la situation de monsieur Akili.

Monsieur Akili, il faut comprendre cette situation au regard de nos règles de déontologie. Ces règles de déontologie, elles visent à l'impartialité de nos antennes. Ce qui veut dire que l'une des premières règles, c'est l'absence de conflit d'intérêt.

Toute activité extérieure, notamment toute activité rémunérée, doit être déclarée à son supérieur hiérarchique. Cette s'applique à tous, d'ailleurs, vous la verrez, elle est dans le document de synthèse des obligations qui sont régulièrement diffusées à nos salariés qui vous ont été soumis. Cette obligation d'information préalable vise à permettre de regarder est-ce que certaines activités sont compatible ou pas avec une intervention à l'antenne.

Il y a un certain nombre d'activités qui ne sont absolument pas compatibles et qui sont interdites quoi qu'il arrive. Ça c'est en particulier les médias training dans ce cas-là. Puisqueun média training ça s'apparente quelque part à se faire rémunérer pour préparer quelqu'un à être interviewé.

C'est formellement et absolument interdit. Et donc l'application de ces règles m'a conduit ces dernières années à prendre un certain nombre de sanctions. Euh et c'est notamment le cas s'agissant de monsieur Aili.

Ensuite, pour revenir à l'affaire qu'on évoquait précédemment, monsieur le Grand, comme vous l'avez rappelé, on l'a tout de suite suspendu à titre de précaution pour comprendre ce qui se passe, tout comme on l'a fait avec monsieur Akili pour ayant été informé par un article du monde du fait qu'il aurait collaboré pendant plusieurs mois avec Jordan Bardella à l'écriture d'un livre, on s'est posé la question, on n' pas voulu décider trop rapidement, on a voulu éclaircir la situation. Et donc le parallélisme et euh c'est exactement la même démarche que celle que nous avons faite avec Thomas le grand. Quand il y a des questions qui se posent qui peuvent entacher de soupçon le travail de l'ensemble de nos journalistes et de nos rédactions, effectivement, on prend une mesure conservatoire par précaution et on suspend.

C'est ce qui a été la première mesure prise pour monsieur Jean-François Aquili. Ensuite, se sont ajoutés les la mise en application des règles de déontologie que je vous ai cité. Ce qu'on me reproche sur Jean-François Achili puisque les décisions de sanction souvent sont jugées trop sévères quand par certains et trop souples pour d'autres.

Ce qu'on me reproche pour Jean-François Achili en réalité, c'est de ne pas avoir fait exception à l'application de nos règles de déontologie, mais on les applique de manière identique pour tous et je les ai appliqué pour monsieur Jean-François Achili comme je les ai appliqué pour les autres salariés de Radio France qui ont été soit licenciés soit mis à pied pour non respect de nos obligations de déontologie. Ensuite pour monsieur Patrick Cohen et vous avez raison monsieur le rapporteur de me poser la question pour monsieur Patrick Cohen, il y a un principe du droit civil qui dit le silence ne vaut pas acceptation. Dans cette vidéo, monsieur Patrick Cohen ne dit rien.

Monsieur Patrick Cohen ne souscrit pas au propos de Thomas le Grand, il est silencieux. Donc il y a pas de raison de tirer de cette vidéo autre chose que ce silence. Mais néanmoins, nous avons examiné l'ensemble des chroniques de Patrick Cohen depuis janvier 2025.

Nous avons vu d'abord un équilibre dans les thématiques, dans les différents euh courants politiques qui sont traités dans ces chroniques et nous n'avons vu absolument aucune chronique qui pourrait attester que monsieur Patrick Cohen essaierait dans la campagne des municipales ou à l'égard de madame Dati d'avoir une une démarche nocive quelconque. En tout cas, l'ensemble de ces chroniques ont été regardé une à une et sont impeccables. Voilà monsieur le rapportur, ce que je peux vous dire sur la situation de monsieur Patrick Cohen.

Merci. Merci madame la présidente pour ces ces compléments d'information. Je je voudrais simplement réagir, et ce sera ma dernière question sur ce sujet parce qu'on a bien d'autres sujets à aborder.

Euh réagir à à vos propos. Euh vous donc vous expliquez que monsieur Akili donc euh a été suspendu directement. Je je voudrais simplement faire état de la différence de traitement puisque monsieur Akili, lui contrairement à monsieur le Grand, n'a pas eu euh tribune sur vos antennes pour s'expliquer suite à sa suspension.

Monsieur le Grand, quelques jours après votre suspension, même à titre conservatoire, a pu s'exprimer sur vos antennes. Monsieur Akili, on l'a plus jamais entendu. Donc vous constaterez un de poids de mesure dans le traitement de cette information.

Euh 2e point, à nouveau vous expliquer, vous parlez, je vous cite de fantasmes que cette vidéo a pu susciter, mais j'ai l'impression d'entendre la défense de monsieur le Grand et Cohen qui expliquait avant même la découverte et attendre le constat d'uissier que ça avait été une vidéo truquée, tronquée, faite par IA avec une certaine influence et des soupçons de complotisme. que le constat duer a signifié et affirmé que il n'y avait eu ni trucage ni montage, seulement 10 points de troncage mais qui n'altrent en rien la véracité des propos qui ont été tenus. C'est le contat, c'est c'est le constat duer.

Donc ma question est très simple. Euh est-ce que vous condamnez ce que vous avez pu entendre sur cet enregistrement ? Est-ce que selon vous l'attitude de Thomas Lran est en rupture fondamentale avec les exigences ? d'honnêteté, d'impartialité, de pluralisme en fait, de neutralité parce que j'ai du mal à vous entendre et j'ai l'impression que vous vous réfugiez derrière l'argument du fantasme alors que le constat du a démontré qu'il n'y avait aucun fantasme mais que de la véracité de propos qui ont été certifiés.

La présidente, je vais vous laisser répondre. J'indique si on veut avancer que il faut aussi entendre les réponses de la présidente. La présidente vous a indiqué qu'elle avait pris des sanctions.

Elle a expliqué pourquoi elle a pris des sanctions. Alors je laisse répondre. Non non mais je je laisse vous laisse répondre à la présidente mais essayons d'avancer dans dans le débat.

Allons au bout du débat de la question mais voilà faut qu'on aussi on tienne compte des réponses qui sont faites pour avancer. Monsieur le rapporteur, je vais essayer de vous répondre précisément et rapidement. Euh tout d'abord, concernant la situation de Jean-François Aquilé, ce n'est pas de gaié de cœur qu'on se sépare d'un journaliste qui a travaillé pendant aussi longtemps sur nos antennes.

Euh et euh d'ailleurs, la les la décision euh ne s'est pas faite tout de suite. On a pris plusieurs semaines, il y a eu beaucoup d'échanges parce que justement c'était pas une décision facile et honnêtement c'était un très bon journaliste. Ça n'était absolument pas une décision que j'étais heureuse de prendre loin de là. sur la différence concernant le fait que Thomas Land puisse expliquer.

Elle s'explique par le nombre de courriers que nous avons reçu concernant Thomas Land demandant que soit clarifié ce qui s'était passé. Donc il y a une clarification dans ce qu'on appelle le rendez-vous de la médiatrice. Face à Thomas Land, il y a le directeur de la rédaction de France Interre, Philippe Corbé, que vous entendrez, je crois demain également et qui pourra vous expliquer voilà comment ce rendez-vous permettait d'avoir un point de vue contradictoire entre ce que pouvait dire Philippe Corbé, ce que pouvait dire Thomas Lebrand.

A d'ailleurs été expliqué à l'occasion de ce rendez-vous par Thomas Lebrand. le fait qu'il était à ce rendez-vous non pas comme un salarié de Radio France, ce qu'il n'est plus, mais comme journaliste de libération. Il n'était pas du tout puisque vot dernier contrat du 31 août 2025.

Oui, 2025 la vidéo de fier, il n'était plus en contrat depuis fin juin au sujet des ISMES et le rendez-vous de débat contradictoire qui devait d'ailleurs j'ai moi-même chronométré la durée du premier débat contradictoire qu'il a fait. Il a parlé en tout et pour tout 4 minutes 4 minutes par semaine. Et c'est pour ça monsieur le rapporteur que j'ai parlé de fantasme à cause de la disproportion.

Comment est-ce qu'on peut dire qu'en intervenant 4 minutes par semaine sur une antenne, il aurait pu influencer la ligne politique et mener un complot politique ? C'est à ça que je réponds. Mais je vais répondre à toutes l'ensemble de votre question.

Votre question porte qu'est-ce que j'ai pensé des propos qui ont été tenus dans cette vidéo ? C'est très simple. Les propos qui ont été tenus au sujet de la ministre de la culture m'apparaissent problématique.

Voilà. Et c'est l'un des éléments également. Ça m'a paraît être une maladresse mais pour moi c'est quelque chose voilà qui sera traité par ailleurs puisque ça n'a pas été dit au nom de Radio France ni de France interre.

Maladresse euh ça m'évoque d'ailleurs le l'injonction ou l'invitation de madame Laurence Bloc qui donc il y a quelques jours, c'est ce que les journalistes de d'Europain rapporté. Laurence Bloc lui conseille de reconnaître demain lors de son audition devant notre commission d'enquête une maladresse. Maladresse le terme paraît quand même très faible.

Je je de de mon point de vue comme n'importe quel citoyen d'ailleurs comme Laurence Bloc hein qui a été euh qui a été directrice de de France interre, cadre de Radio France pendant longtemps qui explique qu'à titre de citoyenne en fait elle se sentit choquée par les propos de Thomas Land et que en quelque sorte qu'ils sont inexclusables. Donc maladresse le terme paraît pudique et c'est et c'est un euphémisme. Deux deux questions et ça nous permettra donc de poursuivre sur un autre sujet et on clos ce sujet Patricken et Thomas Land.

Est-ce que c'est vous qui avez été à l'initiative du rendez-vous entre Laurence Bloc, l'ancienne directrice de France Interre et Thomas Le Grand pour euh et bien le coacher par rapport à son audition, pour lui suggérer d'ailleurs de faire intervenir un député socialiste pour venir à son secours et donc d'une certaine façon neutraliser nos travaux. Est-ce que de près ou de loin vous êtes à l'origine de ce rendez-vous ? Question simple, réponse simple.

Et autre question pour embrayer, je pense que vous l'avez vous l'avez vu, ça a ému français. Mais dimanche dernier, un attentat terroriste antisémite a frappé la plage de Bondi à Sydney. Les terroristes avaient minutieusement choisi leur cible puisqu'ils ont visé une foule de confessions juives le jour, enfin pour célébrer qui était venu pour célébrer Anoua, la fête des lumières. 40 personnes ont été blessées.

Il y a au moins 15 personnes qui ont été tuées parce que juive. Pourtant, alors que la nature terroriste et antisémite de cette attaque a été largement documentée et prouvé, sur le site de France info à deux reprises, à 10h16 et à 11h18, il y a eu un communiqué qui est sorti devant des millions de français parlant de simple fusillades à deux reprises alors que les faits étaient suffisamment clair pour se rendre compte que ce n'était pas qu'une simple fusillade. Comment est-ce que vous justifiez une telle frilosité de vos journalistes et de votre rédaction à qualifier les faits en quelque sorte d'attentat antisémite ?

Monsieur rapporteur, donc vous voulez les Est-ce qu'on revient encore sur le voulez oui ou non ? Ma question est vraiment oui ou non. Non mais on peut avancer ou on revient ?

Moi je on peut avancer. Ce qui me permet juste quand même de dire ici si l'ensemble des députés quel que soient les bords politiques ne défendent pas le principe que les rendez-vous que nous avons avec les uns et les autres doivent rester dans le cadre de l'intimité. Je pense que c'est un combat que nous devons mener collectivement.

Je le dis ici avec gravité le rapporteur dans votre fonction de rapporteur, je pense que vous rencontrez beaucoup de gens dans des cas tout à fait privés. Je vous ne vz pas griev et et c'est normal, c'est votre travail. Et je pense juste et je le dis à chacun d'entre nous, si nous ici députés de la nation, nous ne défendons pas le principe que des rendez-vous dans un cadre privé doivent rester privés, je pense que c'est un danger qu'on fait peser sur la démocratie.

Je ne porte aucune attaque sur les journalistes qui ont révélé ce rendez-vous privé. C'est le travail, c'est leur travail, ils font ce qu'ils veulent. J'ai pas de jugement à porter mais je dis qu'ici si on ne considère pas qu'il faut préserver quand même le caractère privé de rendez-vous qui peuvent se tenir dans notre démocratie, je pense qu'on ne fait pas œuvre utile.

Voilà, je voulais juste le dire maintenant peut-être on peut avancer et vous pouvez répondre à la question sur France info et l'attaque théor et oui ou non sur la première question. Alors sur la première question non, je n'étais pas au courant de ce rendez-vous et d'ailleurs j'estime que je n'ai pas connu de tous les rendez-vous des salariés de Radio France entre eux. euh qui soit actuel ou d'ancien salariés.

Moi-même, ça m'arrive de voir euh des salariés euh de Radio France ou dans sa salariée de Radio France euh dans des lieux extérieurs au bureau et je pense que ça n'a pas de ça n'a pas entré en considération dans la manière dont on juge ou pas ce qui est dit sur nos antennes et ma responsabilité c'est ce qui est dit sur nos antennes. Ensuite sur ce que vous relatez, il s'agissant du terrible attentat antisémite qui s'est déroulé le weekend dernier et qu'on ne peut que condamner et déplorer. Ce que je peux vous dire, c'est que quand on suit en temps réel l'actualité, c'est extrêmement compliqué de pouvoir avoir tout de suite les bons termes, les bons qualificatifs. on met du temps à chercher et s'il y a une règle d'or sur nos rédactions, c'est qu'on préfère attendre plutôt que dire des choses trop vite et fausse.

Donc c'est la règle d'or. dans nos rédactions, on est toujours vigilant à prendre le temps de vérifier tout, contextualiser, avoir les bons termes et dans les jours qui ont suivi et depuis dans les heures qui ont suivi, je ne doute pas que nos rédactions ont utilisé les qualificatifs qu'il fallait au sujet de ces terribles événements. Permettez-moi d'insister sur le sujet, c'est pas comme si je reprochais à la rédaction de France info d'avoir commis une publication.

Il y en a eu deux à 1 heure d'intervalle. À l'époque, les faits étaient connus. On savait qu'il s'agissait d'un rassemblement pour Anoua sur une plage.

Beaucoup d'autres rédactions avaient fait état de soupçon ou en tout cas d'attentat antisémite avéré. Pourquoi avoir eu ces ces pudeurs ? Et encore une fois, il y a eu à deux reprises à une heure d'intervalle alors que toutes les autres beaucoup d'autres rédactions avaient déjà commis les commis les termes.

Et je vais vous poser d'autres questions notamment. Je je me permets de de d'enchaîner, mais le 14 octobre dernier sur France Culture à 8h30, il y a un journaliste palestinien Rami Aboujamous fondateur de Gaz à Press qui a affirmé sur vos antennes que le Hamas n'était pas un groupe terroriste, mais je le cite un mouvement de libération. Il a développé à la suite une sorte de théorie complotiliste à propos de l'attentat du 11 septembre 2001.

Je le cite à nouveau, c'est un peu comme ce qui s'est passé le 11 septembre. On a découvert 20 ans après c'est quoi l'histoire du 11 septembre. C'est pareil pour le 7 octobre.

Est-ce que vous condamnez ces propos ? Vous le voyez, c'est des faits très récents que je vous cite. Je pourra en citer bien d'autres, y compris d'ailleurs de la personne qui s'occupe de votre revue de presse sur France Interre, qui est un grand soutien de Rima Hassan, qui a retweeté un tweet quelques jours après le massacre du 7 octobre de Rima Hassan.

Est-ce que euh cette personnalité qui visiblement a des sympathies terroristes, comment vous justifiez qu'elle soit de retour à votre antenne le lendemain à 18h30 sur France Interre après avoir prononcé de tels propos ? Quels sont les gardes fous que vous mettez en œuvre pour éviter de telles dérives ? présidente.

Alors, plusieurs éléments pour revenir sur ce que vous avez dit. Euh très rapidement, nos rédactions ont utilisé le bon qualificatif notamment sur France info et c'est normal, l'actualité en continue. On actualise au fur et à mesure des heures les la manière dont l'actualité est décrite et qualifiée.

D'ailleurs, Jonathan Narfi a été invité dans la journée sur France Info pour le commenter et Nora Amadi a commencé sa revue de presse puisque vous l'avez cité le lundi matin en déplorant ce terrible attentat. Donc elle a également elle souligné voilà à quel point ces événements étaient dramatiques. Ensuite vous avez cité un journaliste qui était invité sur France Culture sur France le et sur France Interre le lendemain si je ne me trompe pas.

C'est un journaliste qui est aussi euh invité sur d'autres dans d'autres médias audiovisuels, qui est intervenu également dans le Figaro euh qui euh a reçu pas mal de prix en tant que journaliste. C'est pas parce queon a des invités qui représentent un point de vue à un moment donné sur l'antenne que ça engage nos rédactions et par ailleurs, généralement on s'efforce d'équilibrer. En fait, ce qu'on fait en permanence, c'est quand on a un invité qui apporte un point de vue, on essaie d'équilibrer soit dans les jours qui suivent, soit dans la journée avec d'autres points de vue.

C'est comme ça que nos rédactions marchent. C'est le principe qui est retenu dans les réunions de programmation des invités et dans les conférences de rédaction. passer nos journées à équilibrer les points de vues, faire entendre nos auditeurs des points de vues différents euh qui euh voilà leur permettent de voir l'étendue et des opinions qui peuvent exister et sur un conflit aussi sensible que le conflit euh israélo-palestinien que nous avons sur lequel nous avons consacré des heures et des heures de des milliers d'heures depuis les attentats du 7 octobre 2023, nous avons été extrêmement vigilants à l'équilibre de toutes les positions qui étaient représentées sur les antennes.

Merci madame la présidente. Je m'étonne vraiment de votre justification. Vous expliquz que vous le réinvitez le lendemain.

Je le cite, il explique sur France Culture à propos du 7 octobre. C'est un peu comme ce qui s'est passé le 11 septembre. On a découvert 20 ans après c'est quoi l'histoire du 11 septembre.

C'est pareil pour le 7 octobre. vous conviendrez des rels et des suspicions complotistes affirmées sur votre antenne. Vous m'expliquez, vous me répondez que il a été réinvité le lendemain sur euh France Interre pour équilibrer les points de vue, pour apporter un point de vue, parce que c'est important d'entendre tous les points de vues, mais est-ce que les points de vues complotistes qui défient la science, qui défient les faits, est-ce que par exemple des gens qui pensent que la terre est plate, il faut les inviter au nom de l'équilibre des points de vue ?

Vous avez pas un travail de régulation à faire sur le rapport à la vérité que là présidente. Allez-y, je vous en prie. Sur sur tous ces sujets, nous avons un principe très clair, c'est que nous a nous essayons de représenter l'ensemble des points de vue.

Tant que ce n'est pas contraire au droit, la citation, par exemple, c'est contraire au droit et tant que ce n'est pas contraire à la science aussi. Donc effectivement, dire que la terre est plate par exemple, ça ne se trouvera pas sur nos antennes. Des théories complotistes ne seront pas sur nos antennes.

Donc ça veut dire que si cette personne a été invitée sur nos antennes, le caractère ou non complotistes de ce qu'il dit ou de ce qu'il écrit à ce jour n'est pas attesté. Sinon, je doute fort que nos antennes aient chois l'inviter. Merci madame la la présidente.

Avançons maintenant, parlons si vous le voulez bien, on a parlé donc de l'affaire patrico et malogrant, on a parlé de la neutralité, maintenant on va parler du pluralisme. J'aurai deux trois questions sur le sujet, notamment une une étude que le Figaro a publié le 28 novembre dernier, une étude de l'Institut Thomas Mor qui a mené avec une une méthodologie faisant appel à l'intelligence artificielle. Ils ont analysé l'ensemble des matinales de vos radios France Inter, France info France Culture pendant un mois du 1er au 31 octobre 2025.

Donc, ils ont classé les 1200 chroniques sur une échelle droite gauche. Ce ne sont pas eux, c'est l'intelligence artificielle qu'il a fait. Et je vais vous citer les résultats, mais vous conviendrez qu'ils sont plutôt accablants.

Sur France Interre, et bien 60 % des chroniques sont classé à gauche, 16 % à droite. Sur France Culture, on approche quasiment du monopole puisque seul 6 % des chroniques penchent à droite contre 66 % qui sont classés à gauche sont un rapport de 1 à 10. Euh madame la présidente, est-ce que à nouveau vous pouvez nous affirmer que l'audiovisuel public a aussi pour mission de représenter tous les Français ou est-ce que elle a pour mission de représenter uniquement les les Français de gauche ?

Je remercie monsieur le rapporteur pour cette question qui va me permettre de dire combien on a été surpris la méthodologie suivie par l'Institut Thomas Mor. On sait que c'est un c'est une tang d'ailleurs qui est engagé ce qui est légitime et ce qui suppose aussi d'être extrêmement prudent sur la méthodologie et ce qu'il en dit. pour celles et ceux qui nous écoutent, même la président peut-être le dire celles qui qui nous écoutent un organisme tout à fait autorisé mais qui assume un positionnement libéral conservateur un sing tank engagé je le précise c'est pas une disqualification de ma part mais il faut le préciser et monsieur rapporteur a rappelé la méthode qu'avait utilisé donc je n'y reviens pas je vous en prie alors premier premier constat la météo sur France inter est classée à gauche donc c'est vous dire que la la méthodologie utilisée déjà nous a tout de suite interpellé et ça nous a posé beaucoup de questions.

On a regardé en fait l'étude l'étude repose sur une cartographie idéologique des thèmes abordés par les différents intervenants. Donc vous parlez du temps, c'est proche du climat donc vous seriez de gauche. Donc il y a une dimension très réductrice à la manière de faire ce type de classification.

Ensuite, il ne distingue pas les registres de discours. Par exemple, on a vu que des billets d'humour qui étaient critiques vis-à-vis euh notamment d'un représentant de la gauche était classé comme étant favorable à la gauche. Ce qui nous a là aussi beaucoup étonné et je regrette beaucoup d'ailleurs que l'étude n'ait pas été faite au moment où France Interre a fait sa journée sur le narcotrafic.

Sinon, je pense qu'on aurait été classé tout à fait différemment compte tenu la manière dont ce thème peut aurait d aurait pu être cassé par les outils d'intelligence artificielle de cet institut. Ce que je veux dire par là, c'est que quand on veut apprécier le pluralisme, il faut le faire avec des outils qui soient robustes. Il faut mieux que ce soit un organisme indépendant pour le faire comme le fait par exemple l'Arcom.

Il y a une règle aussi qui est très importante et qui est soulignée par le Conseil d'État dans les deux décisions successives qu'il a prise sur le pluralisme des opinions. Ça doit être apprécié sur le temps long. Il ne faut pas afficher non plus les gens et les opinions qui sont émises parce que c'est très difficile.

Il faut avoir de la nuance et il faut avoir une certification un peu plus poussée que simplement s'en remettre à un outil d'intelligence artificielle. C'est la raison pour laquelle dans le baromètre que nous publions, nous ne publions que ce que nous sommes certains de pouvoir qualifier et ça nous paraît pas possible aujourd'hui de ficher et de qualifier les intervenants en fonction d'opinion politiques, surtout quand il s'agit d'experts, de personnes qui interviennent à l'antenne en n'étant pas des responsables politiques. Merci même la présidente.

Ce qui me permett de rappeler que dans notre assemblée, nous sommes tout à fait attentifs à l'utilisation de de l'IA et que on porte ici tous ensemble un cadre législatif un peu renforcé sur ces questions-là. Et donc c'est important que vous ayez rappelé les limites de l'IA, même si peut-être que comme la Bretagne est à gauche et qu'il pleut en Bretagne, peut-être pour ça que la LIA a considéré que la météo de France Inter était à gauche. Monsieur le rapporteur, merci.

Merci madame la présidente. Je m'attendais à votre réponse pour contester la la méthodologie. Quand la température ne convient pas, on essaie de de casser le thermomètre.

Alors, je vais vous donner une autre étude qui elle, je pense, ne souffrira d'aucune contestation. D'ailleurs, vous ne l'avez pas dénigré. C'est un sondage IFOP pour Marianne qui est daté du 14 juin 2024 et qui explique que les auditeurs de France Inter ont voté à 38 % pour la Raphael Gulsman, soit trois fois plus que la moyenne des Français. 17 % ont voté pour la France insoumise, 13 % écolo.

Et donc on voit que 70 % des auditeurs de France en terre ont voté à gauche aux européennes en 2024 alors que seul près de 30 % des Français ont voté à gauche. Comment ? À titre personnel.

Et là vous voyez c'est l'hop, on peut pas remettre en question l'IA, la méthodologie. Comment est-ce que vous expliquez cette forte coloration politique de vos auditeurs ? Est-ce que vous est-ce que vous pensez sincèrement qu'il y a un lien de cause à effet entre la ligne éditoriale notamment de France en Terre et l'audience que vous avez ?

Alors, merci monsieur le rapporteur de cette question. Je précise euh jusque sur le point précédent euh très tôt le dimanche matin, l'attentat s'étant déroulé à Sina était qualifié de terroriste euh par France Info. Donc je pourrais en apporter la je crois c'était vers 10h, mais je pourrais en apporter la preuve euh par écrit à l'essu de l'audition.

Voilà. Bon, en tout cas, ça montre que notre réactivité n'a pas été mis. Bon, on va pas revenir.

Allons-y. Les celles et ceux qui nous écoutent peuvent aller sur le site de France info, ils verront ce qui est écrit. Je vous propose d'avancer.

Alors ensuite sur la question que vous me posez qui est une question importante nous avons en permanence et notamment depuis la rentrée, nous avons, c'est une question très polarisée de de dire que France Interre serait une antenne qui aurait un biais politique. C'est la raison pour laquelle j'ai pris avec moi deux revues de presse. Une qui dit que France Interre est une radio marquée trop à gauche et une qui dit que France Interre est en train d'aller trop à droite.

Il y a neuf articles de chaque côté. Il y en a un en particulier qui est une chronique de Michel Guérin dans le monde de juillet 2025 où il dit "Pour la droite, les radios et télévision publiques sont imprégnées d'un gauchisme indécrotable. Puis il dit que le G de la le camp de la gauche dénonce désormais une radio, il parle de France Inter qui serait devenue néolibérale, macroniste et bobo pararisienne.

Et il explique que c'est la rançon des succès de France Interre qui en fait la cible de la bataille culturelle. Donc je pense que c'est des sujets sur lequels il y a une lecture extrêmement polarisée de ce qu'est ou ce que n'est pas France Interre. Chacun la regarde avec ses lunettes.

Et euh ce qui ce qui me paraît important, c'est qu'on arrive à porter de la nuance dans ce débat. Quand une antenne comme France Inter a gagné 1 million et demi d'auditeurs au cours des 10 dernières années est devenue la première radio de France, c'est qu'elle a su donner des raisons à chacun de venir écouter cette antenne. Ça montre bien l'élargissement de son audience que elle a donné envie à des auditeurs qui ne pensent pas tous la même chose.

Quand on a 7 millions d'auditeurs quotidiens, on a 7 millions de personnes qui peuvent avoir chacun des avis. différent et c'est ça aussi voilà la force d'une radio comme France Inter, c'est la le succès d'audience que cette radio a eu ces dernières années et c'est ces succès d'anti ces succès auprès du public qui ont suscité voilà beaucoup qui font qu'elle est sous les projecteurs que les voilà chaque chaque erreur est utilisée comme une pièce à conviction à son sujet. Donc je pense que il faut qu'on regarde aussi la réalité de l'antenne de ces tranches d'information au sein desquelles l'impartialité est incontestable et le fait que elle a réussi à gagner de plus en plus d'auditeurs dont 80 % ne sont pas parisiens, 80 % vivent en région dont plus d'un million ont moins de 30 ans.

Il y a une diversité géographique, une diversité générationnelle, une diversité aussi sociop-professionnelle qui fait que c'est aujourd'hui une antenne qui parle à tout le monde. Merci madame la présidente. Vous au sondage que je vous donne, ça fait deux études que je vous cite.

La dernière de l'OP pour Marianne, donc il y a pas de suspicion de méthode et bien truqué ou ou d'instrumentalisation pour la droite. Vous me répondez par des articles, des opinions, des éditoriales qui un coup vous disent que vous êtes trop à droite, un coup vous disent que vous êtes trop à gauche. Vous m'avez pas vraiment répondu sur ces sondages là. vous parler d'élargissement de l'audience, je voudrais simplement vous dire aussi que en un an, France Inter a perdu 458000 auditeurs.

Donc l'élargissement, j'ai peine à le voir. D'ailleurs, l'ancienne directrice de France Enter est très acerbe dans l'article qui est sorti sur européen aujourd'hui il y a quelques heures et qui explique que le virage que opère France Inter est en train de perdre nombre d'auditeurs à cause d'un parisianocentrisme d'une forme d'entre soi bourgeois. Je voudrais vous citer un exemple.

J'ai écouté le téléphone son émission très intéressante que j'écoute régulièrement. Il y en a une qui a été dédiée. Pourant vous êtes pas de gauche.

Et pourtant vous êtes pas de gauche, monsieur leur figurez-vous figurez-vous monsieur le président que la radio que j'écoute le plus c'est FIP. Je suis très attaché à cette radio et figurez-vous madame la présidente qu'en préparant toutes les auditions, j'ai FIP chez moi et dans mon bureau et je tiens à cette station et je suis un auditeur régulier. J'ai écouté voilà, j'ai j'ai écouté euh le téléphone sonne sur l'audiovisuel public.

Monsieur Ballard était d'ailleurs invité et j'ai entendu tous les témoignages des auditeurs fidèles de Radio France. Je vous en cite un mais il est assez éclairant et vraiment je ne travestis rien. La personne s'appelle Aurélie et elle nous dit je la cite c'était le 26 novembre dernier.

Je voudrais rappeler mon attachement au service public parce qu'à 47 ans, j'écoute Radio France, France en terre et France Culture depuis mon enfance en famille. Je vous écoute de 9h à 18h. Ce que je déplore et ce qui m' triste un peu, c'est que j'ai toujours une impression de partialité dans les commentaires des animateurs.

Personnellement, je suis de centre droit et je viens de Provence. J'ai l'impression toujours d'écouter une forme d'entre sooi chez vous d'une pensée de bienpensance de gauche qui exclut, qui m'exclut. Ça manque de neutralité et de tenue.

Il n'y a pas une émission où il n'y ait pas un sentiment diffus. Ça peut être une émission scientifique ou une émission de cuisine. Il y a toujours un scud qui part par exemple sur Michel Sardou.

Donc pour reprendre les mots de Thomas Logran, pour reprendre les propos de votre ancienne directrice de France Inter qui parle de maré centre droit et centre gauche, on les entend pas beaucoup mais ils écoutent France Interre, ils écoutent en masse. Quand je prends aussi le sondage de l'FOP que vous n'avez pas commenté, est-ce que vous ne convenez pas qu'il y a une forme de domination politique socialiste ou macroniste ? De par aussi les éditorialistes qui sont à l'antenne, de par les auditeurs qui les écoutent et ceux qui partent, est-ce que vous avez pas l'impression qu'il y a une une patine politique assez affirmée sur vos ondes qui est peut-être d'ailleurs la raison de la désertion de près de 500000 auditeurs sur France Interre en 1 an ?

Allez-y madame la présidente, même si pour nos collègues qui ne connaissent pas Philippe Bard, j'indique qu'il est au Rassemblement national, ce qui ne fait pas lui un un mauvais député, mais qu'il était invité sur votre antenne. Moi, j'ai jamais été invité sur le téléphone sonne. Peut-être que chacun ici pourra y être convié un jour.

Je vous laisse répondre à la question plus sérieusement qui était une question importante de monsieur le rapporteur. Alors, je je vais répondre à votre question euh qui euh soutend que parce que le sondage IfOP semble dire que les auditeurs auraient eu un certain vote aux élections, ça aurait des conséquences sur l'antenne. Donc votre question porte sur le fait ou non que l'antenne a une coloration ou pas.

Et ma réponse à cette question, je vous l'ai déjà donné, c'est que France Inter n'est ni de droite ni de gauche. D'ailleurs, ces succès d'audience, les plus grands, ce sont des émissions que on ne peut absolument pas qualifier. Le masque et la plume, on va fêter les 70 ans bientôt du masque et la plume.

Est-ce que c'est de droite ? Est-ce que c'est de gauche ? C'est une émission culturelle. et une antenne de France inter doit son succès aux tranches d'information dans lesquels encore une fois il y a une impartialité, un professionnalisme et une fiabilité qui font que c'est un média de confiance pour beaucoup de nos concitoyens et que nos baromètres d'opinion en attestent régulièrement.

Ensuite, il y a énormément d'émissions culturelles et à cette occasionlà, il y a des personnes qui sont invitées à l'antenne euh et la culture est extrêmement présente. Est-ce qu'elle doit être qualifiée politiquement ? Je ne le pense pas.

Donc c'est pour vous répondre sur France Interre qui est une antenne qui certes vous l'avez bien dit en cette rentrée à des audiences qui sont un peu moins élevées qu'elle ne l'était à la rentrée dernière mais parce qu'on se comparait à un sommet. La saison dernière les Français avaient été passionnés par l'actualité politique. C'est les suites de la dissolution.

Ils avaient été passionnés par l'élection américaine et les tranches d'information faisaient des pics d'audience extrêmement importants. On se compare avec une saison qui pour l'ensemble du médiia radio, pas que pour France Interre, euh subi un certain décrochage qui lié aussi au fait que nos tranches d'information n'ont pas suscité le même engouement de notre public. Ça n'empêche que l'antenne reste extrêmement puissante et continue d'attirer un public très nombreux à l'écoute de sa programmation quotidienne.

Merci beaucoup madame la présidente pour pour vos réponses. Je vous cite hein, je ne travestis pas vos propos. Vous venez de nous dire on ne peut absolument pas qualifier politiquement l'antenne de France en terre.

C'est la réponse que vous m'avez apporté. Je voudrais vous citer les propos qui datent euh et bien du 28 mars 2024 dans une interview au Figaro de la directrice de France Interre, madame Adelle Vendre qui d'ailleurs est très contestée contestée d'ailleurs par les propos de Laurence Bloc qui sont sortis aujourd'hui. Elle nous explique, je la cite, les faits c'est que nous France en terre nous sommes une radio progressiste et nous l'assumons.

Vous conviendrez, madame la présidente, que le progressisme est une identification politique au même titre, par exemple que le conservatisme. Comment pouvez-vous nous affirmer devant la représentation nationale que je vous cite, on ne peut absolument pas qualifier l'antenne politiquement de Franceer quand votre propre directrice assume et est fière de dire que Franceer est une radio résolument progressiste, soit vous la désavouez, soit et bien vous nous affirmez que le progressisme n'est pas une identification politique. Mais permettez-moi de vous dire que pas grand monde ne vous croira dans cette salle.

Nous l'auditionnerons donc demain, madame Anelle Vandrette, la directrice de de France inter et nous auditionnerons également Laurence Bloc qui me permet de dire et de de rappeler ici que elle pourra s'exprimer et que c'est mieux que de faire par de la faire parler à travers des articles de presse. Je conteste pas ce qui est écrit dans certains médias, mais elle va venir s'exprimer ici et ça sera l'occasion pour elle ni de déformer ses propos, ni de les tronquer. Elle nous dira ce qu'elle pense de toutes ces questions d'audiovisuel public, de pluralisme et d'impartialité. je le précise parce qu'on l'a beaucoup fait parler aujourd'hui et elle viendra devant nous et je pense que c'est mieux de l'entendre de de vive voix madame la présidente.

Alors Adelle Vandret que vous allez auditionner demain sera plus à même de vous expliciter son propos. Moi ce que je note c'est que dans la même interview du Figaro, elle indique que sa stratégie c'est que France Inter reste une radio qui s'adresse à tout le monde. Donc ça montre bien que la conception par Adel Vandret de son antenne, c'est bien la conception qui c'est celle du service public, à savoir un média universaliste qui s'adresse bien à tous sans essayer de circonscrire ni son antenne ni le public qui l'écoute a un courant de pensée politique.

D'ailleurs, vous connaissez peut-être le parcours de madame Adelle Vendrette qui est philosophe de formation qui avait avant une émission de philosophie sur France Culture. Et le concept de progressisme, c'est un concept qui ne date pas des dernières années, c'est un concept qui renvoie à la philosophie des Lumières, qui renvoie aussi au un certain nombre de valeurs républicaines. Et il est vrai que quand on lit attentivement ce que la loi et notre qu des missions et des charges nous fixe comme obligation, la loi dit que nous devons éduquer, informer et divertir.

Certains pourraient dire que c'est ce sont des valeurs progressistes d'éduquer les gens. Notre cas d'émission des charges nous dit que on doit agir en faveur de la cohésion sociale et de la lutte contre les discrimination. Il nous demande d'accorder une attention particulière aux questions relatives à l'environnement et au développement durable, de diffuser des émissions documentaires sur les problèmes politiques, économiques et sociaux.

Donc nos cahier d'émission et des charges nous demandent de traiter un certain nombre de sujets à la fois sur l'environnement, à la fois sur les discriminations, sur euh la situation des femmes que peut-être que certains pourront qualifier politiquement. Moi, je ne le fais pas. Ce que je retiens c'est qu'en revanche ce sont des principes et des valeurs qui ont fait suffisamment consensus pour faire l'objet de texte de loi adopté par le Parlement ou de principes qui sont dans un acte réglementaire qui est notre cahier d'émission et des charges.

Dernière question de monsieur le rapporteur pour cette série. Il aura la parole tout à l'heure puis je demanderai à monsieur Ballard de se préparer si on a besoin. En tout cas, je lui donnerai la parole juste après la réponse à la dernière question du rapporteur.

Merci monsieur le président. en en rebond. Vous nous expliquez que l'interview de votre directrice de France Interre qui explique, je la cite les fait c'est que nous sommes une radio progressiste et nous l'assumons.

Vous m'expliquez en réponse que à la vocation, elle le dit dans son interview, quelle vocation France Inter a s'adresser à tout le monde mais j'ai l'impression à tout le monde dans la limite du progressisme. Vous justifiez ça par son parcours. Elle a été philosophe.

Si par exemple François Xavier Bellami qui a été élu aussi philosophe qui se définit comme un conservateur, je pense moi à titre personnel, c'est pas je pense c'est les cours que j'ai eu m'explique que le conservatisme comme le progressisme sont des nuances d'identification politique. Honnêtement, est-ce que vous avez pas l'impression que c'est une rupture avec des principes, des objectifs à valeur constitutionnelle qui ont été rappelés dans la loi les hauteur et dans un certain nombre de décisions du Conseil constitutionnel ? l'indépendance, l'honnêteté, le pluralisme, honnêtement en fait la neutralité.

Est-ce que vous avez pas l'impression que votre directrice de France en Terre contrevient de façon parfaitement assumée à ces principes de neutralité ? Si demain France Enter est dirigé par quelqu'un qui dit "J'assume que Franceer est une radio conservatrice", est-ce que vous ne prendrez pas des sanctions directement ? Il y a un ouvrage qui s'appelle les 50 nuances de progressisme qui montrent que il y a toute une histoire de ce courant-là dans l'histoire des pensées que on peut pas le rattacher à un courant politique quand on regarde dans la durée.

La preuve c'est que le plus grand po être du progressisme et l'un de ces initiateurs c'est Victor Hugo. Je crois que Victor Hugo, beaucoup de parties ou beaucoup de personnalités sans avoir une attention partisane après Victor Hugo voir sans réclame. Donc je pense que derrière ce mot progressisme, il peut y avoir une très grande polycémie qui est à l'origine du malentendu qui nous oppose monsieur le rapporteur. puisque ma mon interprétation mais pourrait demander à Adelle Vendrette, c'est que ces propos n'avaient rien de politique et on aura l'occasion de l'interroger demain.

Je cède la parole pour 2 minutes à monsieur Balard au nom du Rassemblement national. Merci président, madame la présidente. Ah oui, alors je dois préciser même si ça me prend quelques secondes que j'ai été journaliste pendant 40 ans dont 6 ans passé le s service public notamment à Radio France et que j'ai travaillé avec Thomas Land et Patrick Cohen puisque je je parlerai au moins de l'un des deux tout à l'heure.

J'ai peut-être un bonus de 15 secondes à l'arrivé. Merci. Alors on va parler grosso tout d'abord la Cour des comptes euh enfin révèle je sais pas si c'est une révélation que 70 % du budget de Radio France est absorbé par les dépenses de personnel.

On vous subissez un empilement d'accords sociaux rendant l'organisation du travail euh souvent illisible et peu productive de la même d'ailleurs des salariés avec des régimes de congé et de temps de travail plus favorable que dans le reste du secteur public. sans parler des équipes surdimensionnées. Je vais prendre un exemple euh précis.

Moi quand je suis invité à France info ou à à France Inter au Téléphone Sonon où j'ai d'ailleurs commencé à être pigiste il y a bien longtemps, je vois deux trois fois plus de personnes en régie que dans une radio privée. Alors première question pourquoi ensuite euh argent public, service public, argent public disait Rocco Olivier Maestre il y a quelques jours. Depuis 2020, Radio France dépasse constamment son plafonnement publicitaire de 42 millions d'euros via le parrainage, les messages d'intérêt général et le numérique.

Radio France revendique près de 18 millions de recettes publicitaires digitales en 2023, ce qui représente désormais plus de 50 % du marché de l'audio digital. La publicité digitale du service public n'empiète pas sur le marché des gafas, contrairement à ce que l'on dit, il y a des études qui le documentent, mais au contraire sur le marché des radios privées. Alors question toute simple, quand allez-vous mettre fin à cette dérive ?

Et puisqu'il me reste 45 secondes, j'aurais revenir sur certains de de vos propos. Vous êtes pas une radio d'opinion mais moi je me souviens très bien en juin 2024, j'étais dans ma voiture et j'ai entendu madame Charline Vannouneker qui avait une émission en public le dimanche soir à 18h au studio 101 ou 107 de la maison de la radio avoir dit aujourd'hui on va faire une émission antixtrême droite ça a duré 1 heure avec la la bande de madame Charline Vannouneker et puis Thomas le grand eff moi j'écoutais le samedi à 18h son émission en quête de politique mais on peut pas dire qu'elle était neutre politiquement parce que c'est C'est pas vous que je vais apprendre, qu'en fonction des angles que vous prenez, des sonores que vous prenez, que des invités que vous avez à votre dans votre studio ou bien que le récit que le présentateur développe, ça prend très vite une coloration politique et c'est ce que faisait très souvent Thomas le Grancho. Je vous remercie.

Merci monsieur Bur, madame Calv pour ensemble pour la République. Merci monsieur le président. J'indique que j'ai été membre du conseil d'administration de Rad France de 2017 à 2022.

Euh nous sommes dans une commission d'enquête qui vise à regarder la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Moi, ce que ce dont j'aimerais m'assurer, c'est que vos actions d'aujourd'hui préparent au mieux l'avenir et ce sur deux points principaux. Le premier, c'est Au regard de la jeunesse.

Vous menez euh des euh actions ou même des programmes en destination de la jeunesse. Vous êtes arrivé notamment à parler des podcasts, mais j'aimerais vous donner l'occasion de pouvoir préciser euh ce qu'il recoupe ces actions et puis aussi que vous puissiez nous parler d'une innovation que moi j'ai pu regarder en tant que parente sur l'enceinte Merlin. Une alternative aux écrans.

Je pense que c'est intéressant au moment où la société se pose beaucoup de questions sur la place des écrans dans la dans auprès de notre jeunesse ou auprès de nous-même, de se poser la question, de mettre en valeur ce que vous arrivez à faire en tant que avec un partenariat. Euh ça ce sera mon premier point, comment vous les évaluez et est-ce que vous avez des indicateurs euh pour l'impact réel de ces dispositifs ? Deuxème point, c'est aussi l'avenir au regard des transformations technologiques et je veux parler ici de l'intelligence artificielle.

Quelles sont aujourd'hui les principales utilisations de l'IA dans les activités de Radiofance, que ce soit pour la création, la production ou encore la diffusion ? Quel projet concret d'innovation Liala euh vous pouvez de desquels vous pouvez nous parler pour attirer des nouveaux publics, enrichir des formats éditoriaux, renforcer la qualité des productions et je crois que vous êtes doté d'une charte d'engagement sur l'usage de l'IA. Est-ce que vous pouvez nous en dire davantage ?

Et là-dessus, quel mécanisme de contrôle et de supervision humaine de transparence Radio France met en place qui pourrait aussi nous éclairer au-delà de l'audiovisuel public et qui pourrait nous donner une voix pour les médias français plus généralement. Je vous remercie. Merci beaucoup même Calv, madame Souet pour le groupe La France insoumise.

Merci monsieur le président. Madame la présidente, notre attachement à l'audiovisuel public nous implique vraiment d'être exigeant. Et de ce point de vue-là, j'aimerais vraiment qu'on reparle de la question de France Inter parce que à vous écouter, on a l'impression que c'est il y a pas de problème, tout va bien madame la marquise.

Mais dans les faits, ça fait 1 an que France Inter a perdu d'après les chiffres de la rentrée 500000 auditeurs. Donc à un moment donné, il faut se poser des questions et si on y regarde de près il y a un an avant, qu'est-ce qui s'était passé ? Je suis désolée hein, mais c'est le licenciement de Guillaume Muris.

Et en fait, depuis ce temps-là, on a l'impression que vraiment tout part à volo. Euh queon a on a des des auditeurs qui enfin des comment dire des intervenants réguliers qui sont tous plus ou moins sur la même veine. Euh Benjamin Damel, Sopia Haram et cetera.

Alors vous dites que la radio n'est ni de droite ni de gauche. On sait très bien que c'est un slogan macroniste. Euh alors encore une fois, qu'est-ce qui justifie d'avoir eu une décision aussi virulente avec Guillaume Muris ?

Alors quand on voit qu'il y a un vra, on a vraiment l'impression qu'il y a un deux poids de mesure. On voit à côté de ça qu'on a une Sopia Haram. Ça fait 20 ans qu'elle raconte des dinguies.

Elle a un humour raciste. Est-ce que c'est plus Est-ce que c'est davantage cohérent avec la ligne éditoriale ? S'il vous plaît, sinon je je vous je vous coupe le micro.

Ici c'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public de racistes, d'homophobe, de ce que vous voulez. D'accord ? mesurez votre propos madame non voilà non non je suis non mais non voilà voilà mon on peut continuer comme ça longtemps mam Souain non madame Souet madame Soudet madame Sou Madame Souet c'est pas le lieu dans cette commission d'enquête où on qualifie une salarié du service public de raciste d'accord d'accord donc c'est très clair donc soit vous revenez sur soit vous revenez sur vos soit vous revenez sur vos propos soit on passe la parole à un député suivant je vous apprendre une nuance monsieur le président j'ai dit qu'elle avait des chroniques qui étaient racistes donc à moment Donz faut faut en tenir compte.

J'ai pas dit qu'elle était raciste, j'ai dit que c'est chronique était raciste. Exemple la chronique sur la flotti, je suis désolée, elle a été considée comme raciste. D'ailleurs, la société des journalistes sidaris comme madame Souet, tout ce qui est excessif est insignifiant.

Vous le savez, vous êtes donc s'il vous plaît, on est dans une commission d'enquête, on essaie de poser des questions sérieuses. Vous vous venez traiter et qualifier une journaliste du service public, une humoriste, une chroniqueuse de raciste. Elle est pas là pour pouvoir y répondre.

Elle est pas là pour pouvoir s'exprimer. ten des chroniqu donc on a devant nous je termine madame souet devant nous la présidente directrice générale de Radio France qui jusqu'alors a répondu à toutes les questions avec transparence et franchise vous avez pas Sopia Ram en face de vous donc évitez de qualifier une salariée du service public de raciste alors qu'elle pas licencié sans qui était licencié comme ça devant sans enfin comment dire de façon expéditive alors que à côté de ça on a une Sophia qui on a pas une Sophia je vais arrêter je vous je vais enlever le micro Vous faites attention à la manière dont vous parlez. On a une Sopia Ram.

On est où ici ? On est où ici ? On est dans une cours d'école.

On est dans une assemblée générale de la France insoumise. On parle pas des gens en disant on a une Sopia RAM. Mais vous rendez compte madame Souet, vous rendez compte de ce que vous venez dire ?

On a une Sopia Rame. C'est comme ça qu'on parle de citoyen français. On a une Sopia.

Qu'est-ce que ça signifie ? C'est une sous-citoyenne madame Souet. C'est c'est une sous-citoyenne.

Madame Aram, on a une on a une Sophia Ram. Méditez un peu sur la manière dont vous parlez des gens au-delà du fait qu'elle est série de l'el public. Allez-y à la question.

La question c'est quoi ? Vous allez m'apprendre à parler monsieur le président. Non mais je vais vous apprendre à parler dans cette commission d'enquête, ça c'est sûr.

Oui, parce que c'est moi qui suis garantie les citoyens français. Allez au de votre question mais on n pas une Sopia mépris. Vous êtes mépris donc c'est ce qui me qualifie d'ailleurs.

C'est ce qui me caractérise. Oui oui oui oui. Pextin qui rigole à côté là ça va.

Bon alors donc je disais queence madame souet quelle est votre question sinon je passe au groupe. Quelle est votre question ? Allez allez au bout de votre question madame Sou allez au bout de votre question. moment donné allez au bout de votre question sinon on va passer au députés suivants au groupe politique allez au bout de votre question s'il vous plaît.

C'est un peu compliqué dans ces conditions. Donc alors je disais que on a France Inter qui a perdu 500000 auditeurs. On se pose des questions de pourquoi on voit que ça fait quand même un an qu'on a des décisions qui sont prises n'importe comment qu'on a des qu'on a des salariés qui sont mis à qui sont mis dehors comme ça sur manu militar alors qu'on en a d'autres qui restent là.

On ne sait pas pourquoi parce qu'effectivement je suis désolée mais à un moment donné elle fait des chroniques qui n'ont pas de succès. Donc effectivement on peut parler de médiocrité. Je suis désolé pour pour monsieur Coh mais si c'est ça ma question à moment donné quel mesure excusez-moi monsieur le président pas capable de comprendre madameadé donc quelle est votre question quelle est votre question madame souet quelle est votre question c'est qu'à un moment donné quel est-ce qu'on est-ce qu'on est capable de se remettre en question quand on a une chaîne qui passe son temps à dégringoler et voilà et effectivement on prend des décisions qui sont délétaires pour celle-ci donc on a compris votre question est-ce que le départ de Guillaume Meuris explique la baisse des audiences de France interre j'ai à peu près résumé dans la caricature.

Tout ce qui est caricaturel est insignifiant, monsieur le président. Donc votre question là, elle est insignifiante de la même façon que votre intervention. D'accord.

D'accord. Très bien. Merci madame Souet.

Je vais donc passer la parole à madame Aida Adizadé pour le groupe socialiste. Bon, merci monsieur le président. On voit d'ailleurs à l'intervention de la députée Silia Soué et au long réquisitoire du rapporteur que soit d'un côté France Interre et Radio France seraient trop à droite macroniste voire même d'extrême droite soit on est trop à gauche d'extrême gauche donc où est la vérité dans tout ça avant de vous poser ma question quand même j'aimerais revenir sur les propos du rapporteur qui m'ont extrêmement choqué vous avez passé un long moment à vouloir démontrer je ne sais quoi par rapport à l'attentat terroriste antisémite de Bondy Beach ?

Le fait que à midi il ait pas eu ce qualificatif d'attentat terroriste voudrait signifier quoi ? Qu'ils sont antisémites, qu'ils sont pour le terrorisme. Vous savez qui a été condamné pour propos complotistes, pour propos niant, incitant à la haine et encourageant à la discrimion ?

Je vous le donne en 1000. C news. Vous êtes intervenant régulier chez C News.

D'ailleurs, j'ai j'ai sous les yeux j'ai sous les yeux madame madame Adisadé Madame Adisadé Madame Adisadé. Mettons ne mettez pas en cause s'il vous plaît le rapporteur. Il est pas un intervenant régulier de C News il l'a fait.

Il nous indique qu'il y a été une fois. Ne mettez pas en cause de rapporteurs. On avance, on avance dans les questions.

On avance dans les questions. Allez-y. Mad et votre et votre parti fait alliance avec des députés qui pendant 30 ans 30 ans ont écrit des propos homophobes et antisémites.

Votre partie ? Oui, c'est c'est de vous dont je parle. Allez-y madame Adisadé.

Allez-y. Il y a que madame Il y a que madame Adisadé. Il y a que il y a que monsieur le rapporteur.

Monsieur le rapporteur m'a paré. Il y a que madame Adisadé qui a la parole. Je lui ai demandé je lui ai demandé de pas mettre en cause de rapporteur.

J'ai rappelé que vous n'étiez pas un intervenant régulier de ces news. Maintenant, on peut avancer. Allez-y à 10 sur votre Je soutiens et je je mets en cause, je soutiens la manière dont vous avez été rappelé à l'ordre par la présidence de l'Assemblée parce que je suis profondément choquée par la manière dont vous dirigez votre commission en code.

Vous dites "C'est les Français qui ont demandé non, c'est votre groupe politique qui a utilisé son droit de tirage pour créer cette convion d'enquête. Ne laissez pas croire que toute la France c'est la démocratie. Mais laissez pas croire que tous les Français sont contre euh l'audiovisuel public.

Votre question madame monsieur le rapporteur. Monsieur le rapporteur jusqu'à preuve du contraire c'est pas la présente de l'Assemblée nationale qui préside cette commission d'enquête. Le rapporteur a posé ses question madame Sibilveille lui a répondu.

Il aura d'autres questions. Madame Adisadé quelle est la question que vous souhaitez poser s'il vous plaît rapidement parce que vous avez déjà dépassé votre temps de parole. La question que je voudrais poser à Ville Veille madame madame la présidente directrice générale moi aussi j'ai été un peu surprise par la décision que vous avez prise de ne pas soutenir tout à fait un salarié alors que ça ne tombait pas. ces propos ne tombent pas sous le coup de la loi.

On peut être choqué par ces propos. C'est le principe même de l'humour qui peut être insolent. Vous avez beaucoup cité le droit en justifiant des mesures que vous avez prises en disant c'est le droit, ça ne tombait pas sous le coup du du droit.

Donc je n'ai pas pris cette décision parce que je respecte d'ailleurs je pense que j'aurais ais à peu près de la même manière si j' avait été à votre place. Là la décision que vous avez prise concernant un humoriste ne tombe pas sous le coût de la loi. Vous avez eu l'ensemble des syndicats qui ont protesté en disant que votre rôle était de défendre les salariés plutôt que de les mettre à l'index.

Et comment vous justifiez cela ? Quel humoriste ? B Guillaume Mer qui faut D'accord madame madame Dubi Müller, droite républicaine.

Merci monsieur le président. Le rapport de la cour des comptes publié en début d'année soulligne de réelles réussites pour la radio publique nationale. Il met en exergue l'augmentation du nombre d'auditeurs dans un contexte difficile pour la radio et l'audiovisuel marqué par les sorts du numérique et des réseaux sociaux.

Radio France a su engager avec succès ce virage numérique et devient même une référence à l'international suscitant l'intérêt de partenaires étrangers venus s'inspirer de ce modèle. Le groupe dispose également d'atours reconnus dans le domaine des podcasts et des contenus destinés aux enfants, des formats essentiels aux services publics et peu investis par la concurrence privée en raison de leur faible rentabilité économique. Toutefois, si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est précisément parce que des interrogations demeurent et sans entrer dans des polémiques politiciennes, nous avons pu échanger directement ensemble dans mes fonctions de rapporteur de la proposition de loi visant la réforme de l'audiovisuel public également avec monsieur Patrietus.

Euh nous sommes évidemment profondément attachés à l'audiovisuel public, mais on souhaite voir évoluer son organisation. Aujourd'hui, un certain nombre de Français ne se sentent pas représentés par les antennes que vous incarnez et cela pose des problèmes. Dès lors que l'on parle de service public, tous doivent pouvoir s'y reconnaître.

Il est donc indispensable d'entendre ses critiques et elle s'articule notamment autour de l'idée selon laquelle certaines antennes seraient politiquement orientées à gauche. Je vais pas revenir sur l'enquête qui a été conduite récemment par l'institut Thomas Mor et qui a été évoquée par le rapporteur s'agissant des matinales. Ces chiffres posent néanmoins la question du risque de fragmentation de la société française avec des antennes perçues comme porteuses d'un discours d'un seul camp.

Je voulais aussi revenir sur les réactions auprès de votre comité d'éthique et les réactions des auditeurs sur la ligne éditoriale qui est considéré comme partial sur des sujets sensibles notamment le climat et l'immigration. Et je pense également aux nombreuses invitations de Gabriel Zucman sur les radios de votre groupe interculture info ainsi que sur la télévision publique souvent sans contradicteur. Et cette situation contribue à alimenter une défiance de la part d'une partie de nos concitoyens.

Enfin, s'agissant de la gestion de Radio France, le rapport de la Cour des comptes pointe le temps de travail limité au cœur du modèle économique. Dans le contexte des finance publique actuell, ces largesses interrogent, même si je comprends les contraintes spécifiques liées aux horaires décalés du secteur, les magistrats relèvent notamment une hausse de plus de 50 % des journées d'absence autorisées entre 2017 et 2022. Et enfin, j'avais une question sur le régime de congé et des RTT qui permettent à certains journalistes de multiplier des collaborations extérieures, parfois source de conflit d'intérêt avérés ayant conduit à des sanctions et des licenciements entre 23 et 2024.

Merci. Merci madame Dubi Müer, monsieur Yordanov pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, madame la présidente.

Euh moi j'ai une première question sur vous avez dit que vous souhaitiez être une solution contre les déstabilisations extérieures. On est dans un contexte international où il y a beaucoup de tentatives de déstabilisation de l'opinion. Quels sont les moyens que vous mettez en œuvre pour protéger les rédactions, les journalistes, l'information en fait de toute forme de déstabilisation qui viendrait de d'ingérence russe, américaine, chinoise ou autres ?

Euh parce qu'on a vu qu'il y a eu beaucoup d'opérations relayées et ça concerne, je pense l'ensemble de l'audovel public. Je j'ai une deuxième question sur les moyens que vous avez pour l'information locale. Aujourd'hui, les radios locales du service public sont les seuls quasiment à faire de de l'information politique et la maille en fait sur lesquelles on on informe est de plus en plus large.

Est-ce que vous avez encore les moyens de faire votre travail au niveau local ? Et est-ce que les fusions entre le médiia radio et la télé sont favorable à radio ? Moi, j'ai l'impression qu'il y a une spécificité sur le le média radio qu'on est en train de perdre et donc je m'inquiète de pas d'une perte de qualité mais voilà, je pense qu'il faut garder cette spécificité là parce que sinon on risque de perdre des auditeurs sur le média radio, en tout cas à l'échelon local.

Et s'il me reste quelques secondes pour me euh m'interroger sur toute la première séquence du rapporteur qui vise à mettre le doute en fait sur euh les échanges que peuvent avoir les journalistes avec des élus. Euh je pense que dans une démocratie, c'est normal qu'on puisse échanger entre élu et journaliste. C'est pas parce que vous parlez avec un journaliste que vous êtes d'accord avec lui.

C'est pas parce qu'un journaliste parle avec vous qu'il est d'accord avec vous. Et ce qu'il faut regarder, c'est non pas les interactions entre les journalistes et les élus, mais qu'est-ce qui est dit à l'antenne ? Et je crois que madame la présidente, vous avez répondu très justement sur ces questions-là.

Euh et je veux aussi dénoncer vraiment l'étude de l'Institut Thomas Mor qui est absolument biaisé. Et sur les intelligences artificielles, je pense qu'il faut aussi se préserver des ingérences étrangères. J'ai vu que vous utilisez l'intelligence artificielle euh à Radio France.

Comment faites-vous pour garantir qu'il n'y ait pas d'ingérence sur ces méthodes de travail ? Je vous remercie monsieur monsieur Balanan. Oui, il y a de début votre micro monsieur Balanan.

Merci. Merci monsieur le président. Euh je voulais revenir sur deux deux aspects.

Euh premier aspect euh comment que vous nous disiez un petit peu comment euh vous vous traitez l'information puisque ça a été euh le rapporteur a a remis en cause votre traitement de l'information et justement comment vous prenez des précautions entre le moment où une information arrive et une moment et le moment où vous allez vérifier euh annoncer une information parfois la rectifier. Euh c'est des méthodes qui nous ont été expliquées quand on a eu la chance de visiter euh euh vos locaux puisque vous recevez euh les hommes et les femmes politiques qui le souhaitent pour expliquer comment vous travaillez. Et ça pourrait être intéressant peut-être que monsieur Allon que euh vous le receviez que vous montriez que vous lui montriez toutes les équipes de rédaction le travail remarquable qu'elles font et leur leur attention particulière à toujours recouper leur information.

C'est ma première question et la deuxième question, c'est une question sur un élément que vous êtes les seuls à avoir, il me semble, dans les médias français. Enfin, en tout cas, à ce niveau-là, peut-être peut-être France TV, pardon. C'est votre c'est la la médiatrice et et vous avez cinq émissions hebdomadaires qui sont des émissions de la médiatrice qui reviennent sur le courrier qui lui qui lui est qui qui est envoyé par des auditeurs parfois mécontents ou parfois contents d'ailleurs du traitement de l'information.

Et je voulais savoir si vous pensiez que cet élément pourrait être cette émission pourrait être quelque chose qui serait généralisé sur les autres médias et sur les autres médias privés également parce que je vois la la transparence dans lequelle vous fonctionnez. Quand vous allez sur le site mediateur.com, vous avez toutes les questions qui sont posées et il y a des milliers et des milliers de questions qui sont posées.

Et la médiatrice chaque semaine, cinq fois par semaine revient sur ces questions, répond aux interrogations des auditeurs et en réalité parfois répondre à beaucoup de questions que nous nous posons aujourd'hui. Donc est-ce que c'est un outil qui pourrait être développé par les autres chaînes médias français ? Merci beaucoup monsieur Ban d'avoir respecté les 2 minutes.

Vous étiez le seul à à le faire. En revan je vous invite chers collègues à à n'essayer de pas mettre en cause euh le rapporteur. Personnellement, vous pouvez contester ses questions, euh contester la manière dont il interroge et le ton qu'il emploie.

Mais ne le mettez pas en cause personnellement. Voilà, je vous le demande très fermement, madame Bélami pour le groupe Horizon et indépendant. Merci monsieur le président.

Madame la présidente, euh cette question ou plutôt ce commentaire n'est ni de gauche ni de droite. Euh il s'agit de la grille de programmation. Je je voudrais rappeler que je suis une fidèle auditrice de France Interre et que il y a tr ou qu semaines un dimanche matin à l'heure où le dimanche matin en général c'est une pause plutôt familiale où vous pouvez imaginer d'avoir des enfants qui partagent des moments de vie avec leurs parents et puis le journaliste nous annonce plutôt de d'évacuer les enfants, de les mettre à part.

Alors, on se pose la question que se passe-t-il ? Et là, le journaliste nous annonce qu'il arrive avec son micro en visite dans ce que j'appellerai une maison close, une maison où avec des pratiques échangistes et de pratiques sexuelles SM, je n'ai rien contre entre personnes compan B, vous aurez pu me prévenir, j'aurais demandé à ceux qui nous écoutent de de Et donc je me pose la question si cette programmation et de l'ordre d'un dimanche matin alors qu'on vit un moment plutôt familial et que sur une chaîne comme ou sur une une radio comme France Interre, il est normal d'avoir un journaliste qui détaille ce qui se passe dans une maison où des pratiques sexuelles sont euh et voilà. Est-ce que vous pouvez juste pour que la présente puisse vous répondre le caché préciser la date et puis l'antenne parce que sinon je crois que ça sera difficile pour la je la France inter et la date un dimanche il y a 3 semaines ou 4 semaines exactement très bien.

Merci beaucoup madame Bamie monsieur Morel pour la gauche démocrate et républicaine. Merci monsieur le président. Il y a beaucoup de choses qui vont pas dans ce pays mais franchement on peut se féliciter collectivement du fait que Radio France ça va bien en fait parce que même si on lit le quand on lit le rapport de la Cour des comptes qui est généralement pas très tendre ils indiquent que les fitences font à peu près bien.

Le le seul de mémoire la seule chose qui était mise en exergier de la rénovation de la maison de Radio France. Bon qui semble contenu mais il y a eu des dépassements peut-être madame la présidente pour nous en dire un mot. Pour le reste, il faut quand même enfin moi je pense hein qu'il faut dire euh à la fois la qualité et la diversité du contenu sur les antennes de Radio France.

Euh d'ailleurs, on n pas du tout parlé du réseau France Bleu, enfin c'est quand même quelque chose dont on pourrait s'en orgueillir. Euh qualité de des émissions qui sont pas toutes progressistes. Moi, je suis un auditeur régulier de réplique de Finkle Crot pour pas dire que ça soit le NEC plus ultra de la raison progressiste.

Euh pour le reste, moi ce qui m'intéresse c'est la politique des podcasts. Je suis stupéfait par le succès des podcasts et alors vraiment grande pédagogie. Je pense notamment à ceux de Philippe Collin qu'on fait un carton d'audience.

Il faut dire aussi c'est vraiment vraiment bien et je me demande c'est comment on articule le rapport entre direct et podcast, comment on pense ces choses-là. Après sur le classement politique, c'est toujours compliqué parce qu'on est toujours à droite ou à gauche de quelqu'un. Moi, je vais vous dire, j'écoute par alternance la matinale d'Inter et la matinale de France Culture.

J'ai pas l'impression que ce soit radio NFP, hein. J'ai plutôt l'impression. du contraire.

Peut-être peut-être qu'on pourrait quand même caractériser l'idéologie de France, la matinale de France Interre, c'est un peu ce qu'on appelait le cercle de la raison, c'est-à-dire une forme de conformisme politique de l'élite qui est de droite comme de gauche qui a parfois l'impression de savoir, on l'avait vu au moment du le référendum de 2005, c'était assez insupportable, faut bien le reconnaître. Et d'ailleurs, j'aimerais quand même vous interroger sur les propos d'une ancienne directrice de France Interre, Laurence Bloc, qui sur votre antenne a dit, je cite, "Notre objectif, c'est de rattraper les CSP moins, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas un patrimoine culturel suffisant pour être en tranquillité avec ce monde." Bon là quand même on n'est pas loin du mépris de classe et et et c'est ça m'a beaucoup gêné cette déclaration parce que surtout je pense que l'objectif de Radio France et c'est la c'est ça ma question finalement c'est de devenir un très grand média populaire c'est-à-dire pas avoir seulement des CSP+ aussi d'autres catégories sociales qui méritent justement la qualité de ces contenus.

Merci. Alors madame la présidente, peut-être un petit point de méthode qu' a eu beaucoup beaucoup de de de questions. Je vous invite à essayer d'y répondre précisément d'une manière concise.

Je sais que c'est un exercice pas évident parce que derrière monsieur le rapporteur a encore des questions et j'ai 5 six collègues qui souhaitent aussi poser une question. Donc vraiment je voilà essayer dans la mesure du possible et je pense que les collègues le comprendront que vous apportez des réponses courtes sur l'ensemble des questions. Ensuite on fera une petite pause 5 10 minutes pour voilà et puis ensuite je redonnerai la parole au rapporteur et puis je proposerai aux députés qui souhaitent poser une question de le faire même la présidente.

Je vous laisse répondre aux questions des collègues. Merci monsieur le président. Je m'efforcé de faire court mais suffisamment complet parce que souvent voilà la réalité a une certaine complexité.

Donc je vais voilà essayer de en tout cas d'y répondre. Je vais commencer par les questions de monsieur Balard, donc monsieur le député. Euh vous m'avez vous avez évoqué plusieurs sujets euh notamment euh est-ce que notre entreprise a été suffisamment réformée pour être efficace ?

Est-ce qu'il y a pas trop de personnel ? Si j'ai bien compris votre question au vu de ce que vous observez quand vous venez sur notre antenne en tant que député. Euh vous avez pu eu l'occasion de venir à plusieurs reprises euh ces derniers mois euh vous avez pu observer euh que euh les tranches dans lesquelles vous êtes venus, que soit par exemple le téléphone sonne, c'est une tranche dans laquelle on gère des appels d'auditeur, on gère des sons qui peuvent venir d'ailleurs.

C'est ce qu'on appelle des tranches complexes comme le son les matinales. Dans ces tranches là, on a des équipes qui justement sont là pour suivre ces différents contenus sonor de l'émission. L'émission Téléphone Sonne, c'est la première émission dans laquelle on a mis en place ce qu'on appelle un technicien chargé de réalisation.

C'est dire que autrefois on avait un technicien et un réalisateur. Aujourd'hui, il y a plus qu'un seul technicien qui fait les deux fonctions. Ça illustre la réforme des modes de production que nous dans laquelle l'entreprise euh met qu'elle met en œuvre depuis une dizaine d'années.

On a mis en place un certain nombre de réformes de nos métiers, de nos organisations dans le cadre du plan de départ volontaire de 2019 à 2022, il y a à peu près 250 postes qui ont été supprimés à l'occasion de réorganisation. Donc les efforts d'efficience, nous les faisons, nous les noms, nous les menons y compris en faisant évoluer les métiers. et Marie Missage qui est à mes côtés si d'autres questions sont posées pour rentrer dans le détail puisque c'est une cinquantaine de réorganisations qu'on avait mené à l'époque en 3 ans et qu'on continue d'avoir des évolutions dans les métiers, les organisations de nos équipes euh encore aujourd'hui et on ne cesse pas, c'est un travail d'adaptation continue plutôt que le grand soir mais en tout cas c'est un travail qui est efficace et qui se retrouve aujourd'hui dans la manière dont on fait de la radio avec des moyens dont j'ai rappelé qu'ils étaient en messe.

On a créé de nouvelles activités numériques. On a redéployé énormément de postes vers le numérique avec tout ce qu'on a développé ces dernières années qui font de nous un acteur numérique aujourd'hui qui dans son secteur est l'un des premiers. Donc on l'a fait en faisant évoluer la manière de faire de la radio.

Sur la publicité, vous m'interrogez sur le respect du plafond publicitaire. Nous avons en effet deux types de recettes publicitaires. Nous avons les recettes de publiciténe et nous avons les recettes de publicité digitale.

Sur les recettes de publicité qui dont les résultats sont transmis annuellement à notre conseil d'administration, on va d'ailleurs le faire cette semaine puisque vendredi [Musique] alors pas pour le l'examen des comptes mais en tout cas pour la présentation du budget. Nous transmettons à la fois les prévisions et le résultat en exécution à notre conseil d'administration. Et toutes ces dernières années, les résultats que nous avons présenté était en dessous du plafond de 42 millions d'euros.

Nous sommes d'ailleurs plafonnés non seulement en valeur mais également en volume avec une limite sur la matinale et sur l'ensemble de la journée qui est importante. Il y a des chaînes qui ne sont pas pubées. Par exemple, monsieur le rapporteur FIB que vous appréciez n'a pas de publicité.

Voilà. Mais ce n'est pas la seule. France Culture non plus n'a pas de publicité.

La publicité digitale en revanche, c'est 18 millions d'euros de recettes et c'est une publicité pour laquelle nous sommes en concurrence avec les grands acteurs du numérique. D'ailleurs, la l'ARCOM a publié une étune il y a pas très longtemps montrant que les 2/ tiers du marché de la publicité numérique seraient absorbés d'ici 2030 par les grands acteurs digitaux qu'on appelle les GAFAM qui sont ces grandes plateformes internationales. Donc nos principaux concurrents sur ce marché là de la publicité, ce sont bien les acteurs digitaux.

C'est la raison pour laquelle je pense que si on devait plafonner ou en tout cas réduire ce type de recette, c'est autant d'argent que le contribuable donnerait directement aux acteurs du numérique étranger. Vous m'interrogez ensuite sur l'émission publique de Charline Forenaker. Il y a eu d'autres allusions à l'humour, à cette émission là qui a été supprimée, qui n'existe plus.

Euh donc je vais peut-être faire une réponse un peu globale à ce moment-là et vous m'en excuserez pour les différentes personnes qui ont parlé d'humour. L'humour, je voudrais rappeler deux choses, c'est que d'une part sur nos antennes, euh c'est à peu près, on a fait le calcul, 2,7 % du temps d'antenne de France inter. Euh et c'est euh l'humour, c'est euh une tradition dans notre pays.

C'est pas quelque chose de nouveau, c'est une tradition. L'humour, la satière politique euh sont une tradition ancienne. Il y avait des proches il y a quelques années.

C'est une tradition qui demeure très vivace dans l'ensemble du paysage radiophonique. Euh et la jorisprenance donne une liberté à cet humour qui est extrêmement large puisqu'elle en fait l'un des éléments de la liberté d'expression. Elle euh d'ailleurs, elle reconnaît un droit à l'excès, à l'outrance, y compris s'agissant de l'humour politique à partir du moment où deux conditions sont remplies.

On est bien dans un rendez-vous d'humour. Donc le public qui écoute ça ne s'attend pas du 1er degré et sait que ça va être du second degré. Il sait que ce ne sera pas les propos qu'il entendra dans un autre rendez-vous.

Et à partir du moment où ça contribue bien à euh des débats d'intérêt général et c'est pas ciblé sur euh une personne ou un euh en tout cas il y a pas une intention personnelle qui soit derrière. Nous restons dans le cadre de cette législation. Ce qui veut dire que il y a énormément de billets d'humour et peut-être que vous avez d'autres exemples qui pourrai être cité où c'est au second degré qu'il faut prendre les termes qui sont employés.

Quand Char dit cette émission est antixtrême droite, c'est une émission d'humour. Donc ça veut dire que cette expression en elle-même c'est du second degré. Ensuite ce qu'on regarde, on essaie d'apprécier la diversité des registres qu'il y a sur nos antennes.

Sur l'antenne comme France Inter, il y a une quarantaine d'humoristes euh à la saison qui interviennent dans les différents rendez-vous. On a à peu près 13 rendez-vous par jour de 3 minutes sur l'antenne de France Inter. Et dans ces registres d'humour là, vous avez de l'humour politique, vous avez de l'humour sociétal. ces dernières années.

D'ailleurs, avec le renouvellement des générations d'humoristes, il y a de plus en plus d'humour plutôt sur la société, beaucoup moins politique. Euh et donc nous avons absolument de tout. Certains ont cité Sophia Rame, d'autres ont cité Charline Fon des cœurs, il y a aussi François Morel, il y a Daniel Morin, il y a Tangui Pasturau, il y a une très grande diversité d'humour sur nos antennes.

Voilà ce que je voulais dire pour expliquer que c'est voilà chaque séquence doit être prise pour ce qu'elle est, pour un biais d'humour qui est au second degré et que c'est très rare que nous ayons été pris à défaut sur ce sujet. Il y a eu un seul exemple, ça a été le billet de Guillaume Meris qui nous a valu une sanction de l'ARCOM à l'époque et je reviendrai dessus un peu plus tard. Euh madame Calvez, vous m'avez euh parlé de deux sujets qui étaient la jeunesse qui euh fait l'objet ces dernières années d'une politique extrêmement volontariste de Radio France parce que j'ai la conviction avec l'ensemble de mes équipes que nous sommes dans un moment où l'addiction aux écrans, l'excès des écrans est un enjeu sociétal.

Certains disent même que c'est un enjeu de santé publique. Nous avons eu très tôt cette conviction qu'il fallait apporter une alternative à aux familles pour qu'elles puissent offrir à leurs enfants des contenus audio de qualité qui parlent de sciences, qui parlent d'histoire, qui leur racontent des histoires écrites par les auteurs. Donc nous avons depuis 2018, l'année où j'ai pris mes fonctions comme présidente de Radio France, développer un certain nombre de séries et de collection destiné aux enfants.

Aujourd'hui, nous en sommes à 4000 podcasts. Nous avons un espace sur l'application Radiofance qui euh permet d'écouter ces 4000 podcast qui d'ailleurs est sécurisé quand vous rentrez dedans pour en sortir et vous faire une opération mathématique. Donc on se dit qu'il faut avoir un certain âge pour pouvoir en sortir.

On a toujours essayé d'offrir aux enfants un espace le plus sécurisé possible, ce qui nous a conduit à créer avec le groupe Bayard une jeune venture dans laquelle la Caisse des dépôts et consignations participe pour pouvoir développer une enceinte dont l'objectif pour nous c'était qu'elle puisse permettre aux parents de donner en toute sécurité, toute confiance accès à l'écoute de nos contenus de contenus audio et des aussi des contenus qui sont produits par le groupe Bayard sans le risque que l'enfant ensuite aille sur le téléphone portable ou l'iPad de son parent sur d'autres sites ou dans d'autres endroits. Donc un enceinte qui soit parfaitement sécurisé. Euh et d'ailleurs, on en a apporté un exemplaire pour vous la montrer puisque vous verrez, ça ressemble à un petit poste de radio de manière c'est un clin d'œil parce qu'on veut aussi que nos contenus enfants soient des contenus qui permettent de créer un dialogue entre les parents et les enfants.

Donc c'est aussi un moment qui pour nous doit être un moment de communication et de partage. Une chaîne comme France Inter qui a produit la très grande majorité des collections pour enfants est une chaîne qui est intergénérationnelle et c'est une chaîne aussi familiale où parents et enfants écoutent les contenus en même temps. Nous avons d'ailleurs à la rentrée lancé une initiative importante qui est la création d'une radio linéaire en direct, mon petit France Inter qui pour l'instant est une radio exclusivement numérique mais qu'on aimerait voir pouvoir diffuser en DAB plus sur les projets d'IA.

Je pourrais en parler très longtemps parce que c'est un sujet vaste, c'est un sujet essentiel. rapidement dire que Radio France a toujours été une entreprise innovante. Nous avons énormément innové ces dernières années et ça a été rapporté par plusieurs députés euh dans les questions qui ont été posées.

Nous avons beaucoup innové dans la création de la plateforme Radio France, dans la création pour cette plateforme d'un algorithme de service public. Donc c'est ça surtout été des innovations qui ont concerné la distribution. Ce que l'IA apporte aujourd'hui, c'est que ce sont des innovations qui concernent la manière de produire nos contenus.

Et c'est ça la rupture. C'est quelque chose de très nouveau. Nous en sommes emparés euh notamment pour simplifier euh les activités de nos équipes.

Par exemple, la retranscription en texte de tous nos contenus qui passent sur nos antennes euh se fait de manière maintenant automatisée, ce qui nous permet de nourrir les moteurs de recherche et le référencement de l'ensemble des contenus. Voilà, il y a des innovations comme ça qui nous permettent d'améliorer le service que nous rendons à notre public. Et il y a un élément qui m'a paraît très important, c'est ce qu'on peut en faire dans les rédactions en matière d'information.

Dire que l'intelligence artificielle ne doit pas simplement être un aujourd'hui, il y a le risque que l'intelligence artificielle facilite la désinformation et nous nous voulons en faire un outil au service de la lutte pour l'information et l'information de confiance. Euh c'est aussi la question m'avait posé monsieur Jordanov. Effectivement, les innovations et l'IA sont très importantes pour pouvoir faire en sorte que notre ce que nous apportons aux citoyens en matière d'information soit le plus pointu, le plus innovant et puisse détecter la désinformation qui prospère aujourd'hui sur les réseaux sociaux et sur les plateformes.

Et mesdames et messieurs les députés, s'il y a bien une grande cause nationale derrière laquelle on devrait tous se retrouver, c'est la lutte contre la désinformation qui est permise par l'expansion de ces outils d'intelligence artificielle et nous nous essayons de mettre l'IA au service au contraire de la détection de la désinformation et la production d'informations de confiance. Là-dessus, nous coopérons d'ailleurs avec pas mal d'autres acteurs européens. Je pourrais revenir si vous le souhaitez un peu plus tard.

Madame Soudet, donc vous avez évoqué la question de l'humour et notamment la question du départ de monsieur Guillaume Meuris. Alors je voudrais dire tout de suite une chose, c'est que monsieur Guillaume Meuris est parti à quitté l'antenne de France interre en juin 2024 et que la saison suivante de septembre 2024 à juin 2025 a été la saison historique où France Interre a eu ses plus hautses audiences. Donc ça veut dire que on peut pas en déduire une corrélation en tout cas immédiate entre le départ de Guillaume Muris et le nombre d'auditeurs qui nous écoutent.

Je relève qu'aujourd'hui monsieur Guillaume Meuris, un public nombreux sur Nova. Donc ça montre qu'il a toute sa place sur cette chaîne-là maintenant qu'il n'a plus de place sur l'audovisel public. sur les conditions de licenciement de Guillaume Mer.

Je vais y revenir parce que ça me semble important et madame la députée Adel m'a posé la question également. Je voudrais rappeler les conditions dans lesquelles il est parti. Il n'est pas parti.

Je ne l'ai pas licencié en raison de son billet d'humour. Je l'ai licencié en raison de la déloyauté de son comportement à l'égard de l'entreprise. Donc je vais rapidement rappeler les fait.

Quelques semaines après les attentats du 7 octobre 2023, il a eu un trait d'humour. Monsieur le président se rappelle puisqueà l'époque vous étiez membre de notre conseil d'administration. Il a eu un trait d'humour qui a suscité un émoi considérable parmi nos auditeurs dans une époque où il faut tous qu'on s'en souvienne.

En octobre 2023, les attentats se sont suivis par une hausse des actes antisémite en France et par un climat de peur. Donc il y a eu un némoi qui ont suivi, c'est les le billet d'humour de monsieur Guillaume Maurice qui a fait que comme on peut le faire quand une chronique humoristique est ratée. Ça veut dire qu'elle est incomprise du public, elle est passée à côté de la légèreté, le second degré, l'humour qu'elle aurait dû qu'elle aurait dû porter.

Dans ce cas-là, on demande à l'humoriste de s'excuser, de prendre ses responsabilités et d'expliquer ce qu'il a voulu dire ou ce qu'il a voulu faire. Par exemple, expliquer que cette chronique n'avait rien d'antisémite. J'ai offert à monsieur Guillaume Maurice la possibilité de le faire. lui-même demandé.

Je relève que madame Adelle Vendrette, elle s'est excusée auprès des auditeurs. Charline Fonener s'est excusé auprès des auditeurs. Le seul qui est refusé, c'est monsieur Guillaume Merconte qui est un avertissement.

L'Arcom, toujours sur le même billet d'humour a prononcé une mise en garde et je peux vous dire que s'agissant d'un biaet d'humour, c'est extrêmement rare. La doctrine du CSA et de l'Arcom, ça a toujours été de dire de dire que les chroniques humoristiques sont une catégorie à part dans les programmes qui bénéficient d'une liberté qui se différencie très fortement de tous les autres programmes. Donc il y a une sanction de l'Arcom et plutôt que d'apaiser les choses dans ce climat don je vous rappelle qu'à l'époque l'automne 2023 cit quand même un climat extrêmement tendu sur tous ces sujets-là plutôt que d'apaiser les choses monsieur Guillaume Mer écrit un livre il est allé sur les plateaux télévisés et partout il a mis en cause la l'indépendance de l'entreprise.

Il a mis en cause le fait que sa sanction aura été pris dans des conditions qui n'étaient pas des conditions indépendante. Il n'a cessé de dénigrer l'entreprise. Il a repris ensuite sa blague quelques mois plus tard à l'antenne alors même qu'elle avait fait l'objet d'une mise en garde de l'ARCOM détournant les propos du procureur qui avait lui-même reconnu dans la décision classante ensuite la le recours qui avait été fait pour savoir si cette blague ou non avait été une incitation à l'ine.

Le procureur a dit la chose suivante. Il a dit la recevabilité de la requête est fortement douteuse, c'està dire qu'elle n'était pas recevable contre une des personnes qui avaient déposé le recours. Deuxièmement, la qualification d'appel à la haine qui répond à des conditions juridiques très strictes.

Il y avait de grands doutes sur le fait que ce soit rempli. En revanche, il a dit, je pas de texte exact mais je pourrais le retrouver, il a dit que il y avait bien eu, il faudra que je retrouve le texte pour que je puisse vous le dire, qui avait bien eu dans les propos qui avaient été prononcés. Ces propos étaient, j'ai le texte là sous les yeux, de nature à nourrir la haine.

Donc monsieur Maurice a détourné à l'antenne les propos qui avaient été ceux du procureur de la République à l'époque. Donc naturellement à ce moment-là, c'était normal que monsieur Meuris est une sanction qui devait être plus grave que la première et qui a donc été un licenciement de l'antenne. Président, je vous remercie d'avoir répondu aussi précisément parce que c'est un sujet important et c'était la question de de la collègue.

Je vous propose parce qu'il y a encore 1 2 3 4 5 6 députés qui vous ont posé des questions et après j'aurai les questions du rapporteur et encore des questions des députés présents. Donc je je sais que c'est des questions précises qui ont été posées, mais si les députés, les collègues l'acceptent, je demander à la présidente de vous faire des réponses très courtes. Euh quitte à renvoyer à des éléments complémentaires ou à des à des discussions complémentaires, c'est pas la seule fois que notre Assemblée nationale vous auditionne.

On vous auditionne dans d'autres cadres. Donc voilà, je vous demande vraiment essayer de limiter les réponses et ça permet au rapporteur ensuite qui a encore 10 questions m'a-t-il dit de de vous interroger et ensuite de donner la parole aux quelques collègues. Voilà.

Euh je veux voilà, je vais faire au plus vite. Je croyais qu'on avait une pause mais peut-être qu'elle peut-être qu'elle est pour la préserver. Donc je vais faire très vite pour préserver ce temps de pause.

C'est pour ça que je vous invite à essayer de voilà qui t'a renvoyé les éléments complémentaires. Je réponds à madame Dubi Müller que je remercie pour avoir salué tout. Voilà le satisfait donné par la cour des comptes sur notre transformation numérique et sur voilà tous les toutes les transformations et les innovations menées au cours des dernières années.

Et donc votre question portait sur la manière dont était traité de manière partiale un certain nombre de sujets en concernant le climat concernant par exemple l'invitation dont aurait bénéficié sur nos antennes Gabriel Zucman. À ce sujet-là, je dois dire que nos antennes font un travail d'équilibrage sur tous les sujets euh qui se traduit par le fait que quand un sujet arrive dans l'actualité, nous ne choisissons pas l'actualité que nous traitons, nous prenons ce qui arrivent. Ce n'est pas nous qui avons mis la question de la taxe jukmane à l'ordre du jour.

Il a fait l'objet d'un texte à l'occasion d'une niche parlementaire en début d'année et la question s'est retrouvé de nouveau dans le débat politique à la rentrée. En revanche, notre rôle une fois qu'un sujet émerge dans l'actualité, c'est de le traiter de la manière la plus équilibrée possible. On ne choisit pas les sujets et quand il y en a un qui arrive, on le traite de manière équilibrée.

Je ne vais pas vous faire la lecture de toutes les interventions euh dans lesquelles euh la proposition de monsieur Gabriel Zucman a été critiquée sur nos antennes. J'en ai une liste extrêmement longue. Je vais pas vous la lire puisque nous n'avons plus le temps, monsieur le président, mais je pourrais la faire passer par écrit.

Outre le fait que quand il est venu à l'antenne, monsieur Zucman a été sur terre confronté à Dominique Carnac, vice-présidente du MIDEF. Donc il était pas seul, c'éit un débat contradictoire. Quand il est venu sur France Interre, il y avait monsieur Fourquet face à lui et 2 jours après, nous avons invité le prix Nobel d'économie Jean Tyrol qui là encore a pris un point de vue contradictoire.

Nous veillons en permanence à l'équilibre des points de vue. Donc ça veut dire que nous veillons à ce que la programmation des invités permettent de faire entendre toutes les voix de manière à nourrir voilà la réflexion de nos auditeurs. J'ai des exemples et je vous les ferai parvenir par écrit ainsi qu'à monsieur le président et à monsieur le rapporteur.

Sur les questions de climat. Euh c'est la même chose. Nous avons euh depuis la rentrée euh eu une trentaine d'interventions qui euh montrent la difficulté euh que soulève le changement climatique, à quel point les mécanismes de marché euh doivent être privilégiés, que la décroissance n'est pas une solution qui serait facile.

Donc nous avons là aussi sur ce sujet-là une diversité d'opinion qui est exprimée sur l'antenne de France Inter qui montre que nous avons le souci de trouver en permanence à alimenter la réflexion la curiosité de nos auditeurs avec un équilibre des points de vue. C'est pareil, j'ai la liste avec moi et je vous la ferai parvenir ainsi qu'à monsieur le rapporteur et à monsieur le président. C'est-à-dire que c'est tout l'intérêt d'ailleurs du baromètre du pluralisme que je vous ai remis qui est euh qui nous permet de disposer d'un ensemble de données qui doivent nous permettre de piloter ces questions-là.

C'est-à-dire que nous pouvons voir grâce à ce baromètre s'il y a une faille sur un thème, s'il y a une faille dans la dans la diversité des intervenants sur nos antennes et nous pouvons sur un sujet donné regarder tous ceux qui sont intervenus et ensuite pouvoir montrer si l'équilibre a été présent ou pas. Mon souci, c'est d'objectiver ces débats pour sortir voilà d'une appréciation polarisée telle qu'on peut la retrouver dans la revue de presse que je vous l'ai transmise ou ailleurs dans le débat public. Monsieur euh Jordanov euh sur les moyens de protéger euh l'information de toutes les déstabilisations et ingérences étrangères.

Je vous remercie de m'avoir posé cette question. J'aurais bien aimé avoir plus de temps pour répondre parce que j'ai la conviction que c'est un enjeu crucial aujourd'hui. Il y a quelques semaines, on parlait dans notre pays de la question du retour de la guerre sur le continent.

Je peux vous dire une chose, c'est que la guerre de l'information, elle elle est déjà bien là. Les déstabilisations euh orchestré depuis l'étranger, c'est une c'est une réalité. Il y a d'ailleurs une agence Viginom qui a pour mission officielle de les rechercher.

Nous collaborons avec cette agence justement pour pouvoir quand une manœuvre euh commence à avoir une certaine amplitude, pouvoir l'expliquer à nos auditeurs et au public. Je vous ai cité tout à l'heure sur ce qui est sur les croix pas sur les croix d'ailleurs. Nos équipes de rédaction ont soulevé un certain nombre de sujets de désinformation qui avaient été portés par la Russie.

Par exemple, l'affaire des punaises de lit, par exemple l'affaire des étoiles de David. Euh on a tout un une série de sujets comme ça dont on a pu détecter et révéler que c'était issu de manipulation étrangère. C'est un enjeu considérable et je pense que ça doit être un souci majeur pour euh l'équilibre de notre démocratie et faire en sorte que le climat et le contexte dans lequel vont se dérouler les prochaines élections importantes dans ce pays euh ne soit pas ne perturbé par de telles manipulations.

Et c'est ce qui me fait dire que dans une période de cette où on a de tels dangers, s'appuyer sur un outil souverain, indépendant comme les le service public de l'information, c'est le moment où justement ce type d'outil est plus que jamais indispensable. Et je pense que c'est le moment où il faut défendre ce service public de l'information parce que c'est son rôle d'apporter une information fiable et qui permettent d'être à l'abri de soupçons d'ingérence notamment étrangère et euh qui a voilà toute la panoplie des outils pour pouvoir détecter ce qui peut se passer et les manipulations dont nous faisons l'objet. Sur les radios locales, c'est pareil, j'ai pas le temps de d'être trop longue mais euh c'est pour moi aujourd'hui l'un des éléments majeurs et distinctifs du service public, c'est les radios locales. réseau de radio local que nous avons permet de lutter contre ce qui a beaucoup été reproché par les manifestant dans le cadre de ce qu'on a appelé les gilets jaunes il y a quelques années, à savoir la déconnexion d'un de médias à l'égard de ce qui se passe réellement sur le terrain et ce qui est ressorti par toute une partie de nos concitoyens.

Ces 44 locales, leurs journalistes vont faire leur courses avec les gens qui habitent à côté, mettent leurs enfants dans les mêmes écoles, ils connaissent le terrain et aujourd'hui 25 % des journaux de nos antennes nationales sont alimentés par des contenus produits par ces antennes locales, que ce soit les reportages, que ce soit des témoignages. Donc ça donne à ce qui se passe sur nos antennes nationales aussi la capacité à faire remonter tout ce qui se passe sur le terrain en France. Et nous avons ces dernières années développé là aussi un outil pour euh essayer de faire en sorte que ces antennes locales permettent de faire émerger des signes faibles qui permettent de comprendre ce qui se déroule dans le pays.

Aujourd'hui, nous avez euh c'est une journée spéciale sur le réseau. Ici, c'est une journée où nous dévoilons à l'antenne la consultation mon maire ici et moi sur les transports. Nous avons mené cette consultation qui nous permet de savoir toutes les questions, toutes les attentes qu'on conna partout sur le territoire et que nous avons présenté dans l'émission Ma France de Wendy Bouchard à 13h.

Ça nous permet de faire en sorte que nos antennes soient le reflet de ce qui se passe en France et puisse faire remonter euh voilà toutes les préoccupations de nos concitoyens. Et dans le cadre de la préparation des élections municipales, nous sommes heureux d'avoir pu voilà monter ce dispositif de consultation citoyenne qui s'appelle mon maire, ma commune et moi. Et chaque mois, nous avons des thèmes différents du quotidien des Français qui sont euh présentés à cette occasion.

Merci à la présente. Juste vous dire, je les questions étaient larges, donc je comprends que vous fassiez des réponses larges. On est dans le cas d'une commission d'enquête, on n'est pas au sein de la commission des affaires culturelles où vous venez présent.

Non non mais je je précise, vous avez les questions étaient larges et même la présidente y a répondu de manière très précise donc c'est très important mais on a ensuite le rapporteur qui a d'autres questions. Il y a d'autres députés qui souhaitent s'exprimer. On avait dit une audition de 3h.

Donc je me permets juste de dire que c'est pas le seul moment où vous allez pouvoir aussi partager avec les députés toute l'action qui est engagée par par Radio France. Donc je conviens que les questions étaient larges. J'indique juste si vous pouvez même la présente rapidement réponse aux questions de monsieur Balanan euh à forceurie euh pour les députés qui sont membres de la commission d'affaires culturelles et qui ont d'autres occasions pour vous interroger mais je souhaite que vous puissiez répondre à monsieur Banan qui a posé des questions.

Je crois qu'il a pas eu toutes ses réponses. Et madame Bami. Bon peut-être que vous pouvez répondre d'une phrase sur le cas que vous avez mis en exerbe.

Madame Bami. Voilà monsieur Morel a dû nous nous quitter et peut-être que vous pourrez échanger avec lui dans un autre cadre puisqu'il est parti. Je vous demande vraiment et je vais interrompre dans 3 minutes et on fait une pause de 5 minutes et le rapporteur reprendra après.

Sur le traitement de l'information sur lequel monsieur Balanan vous m'avez interrogé. Euh effectivement, nous avons développé ces dernières années euh une organisation nous permettant euh de faire en sorte que l'information que nous produisons, parce que nous ne faisons pas que Ryquer des Dépêche, nous produisons l'information soit extrêmement vérifié, certifié. C'est le rôle de l'agence Radiofance qui fait ça, qui produit 20000 dépêches par an et que qui les qui alimente comme ça nos différentes antenne.

C'est un dispositif absolument unique dans le paysage audiovisuel et même médiatique en France. Nous avons tout un ensemble de dispositifs qui permettent de s'assurer de la fiabilité de ce qui est diffusé sur nos antennes, du pluralisme des invités. On a des processus collectifs, des réunions interchaînes euh que vous connaissez puisque vous avez pu assister à la présentation.

Et comme vous m'y avez invité, j'invite tout groupe politique ou tout députés qui le souhaitent à venir à Radio France. Nos équipes seront très heureuses d'expliquer l'ensemble des dispositifs que nous avons montés pour avoir une information de confiance, ce qui est notre priorité. Vous m'avez interrogé aussi sur le rôle de la médiatrice.

Je crois pouvoir dire que elle est à Sévic là aussi dans le paysage audiovisuel. Elle reçoit 150000 messages par an. Je ne crois pas qu'il est d'équivalent.

Elle intervient à l'antenne. On diffuse en toute transparence les commentaires, les critiques euh les commentaires positif aussi de nos auditeurs, les questions qui posent sur la hiérarchie de l'information, euh le sujet, un sujet qu'on aurait trop abordé ou pas assez ou la manière dont on a traité les choses. Je pense que c'est assez unique et ça fait partie aussi de cet autocontrôle et cette évaluation que nous menons en permanence pour être sûr.

Je vous ai dit les médias c'est pas une source exacte mais ça veut dire que ça demande une vigilance quotidienne et le retour que nous fait la médiatrice participe de cette vigilance. Madame Morel, vous m'avez Ah non, c'est madame Bélami qui m'a interrogé sur l'intersecusera qui s'appelle 50 nuance de cuir. Et simplement sur cette émission, je voudrais dire que on a eu la précaution d'avertir le public parce qu'on savait que ce le sujet qui allait suivre n'était pas pour les enfants.

Donc on le fait quand il y a des sujets sur lesquels on estime que il faut voilà prévenir le public. C'est ce qu'on a fait lors de la diffusion de ce sujet-là. Tout comme l'enquête qui a été faite par notre cellule d'investigation sur qui a été fait par un des services de Radiofance sur le fléo de la prostitution des mineurs placés.

Ce sont des questions qui sont des questions euh qui intéressent le débat public et sur lequel on estime que apporter un éclairage fait partie aussi de notre rôle avec toutes les mesures de précaution qu'on fait quand le sujet est abordé à l'antenne. Ensuite, monsieur Moral, vous m'avez posé la question. Il est parti donc voilà, il est parti donc on je suspend pour 5 minutes et puis on reprend dans 5 minutes.

Merci beaucoup. D'accord. Donc on va chers collègues, on va reprendre.

D'accord. J'attends que le la retransmission en direct reprenne. C'est bon.

Monsieur le rapporteur, la parole est à vous. Merci monsieur le président. Madame la présidente, effectivement, j'ai sélectionné, j'avais encore beaucoup de questions mais je vais en sélectionner 10 sur les suggestions du du rapporteur et je vous promets, elles seront courtes du président.

Pardon, excusez-moi, je on intervertit les rôles. Euh ma langue est fourchée. Je voudrais vous poser une question sur votre numéro 2, le numéro 2 de Radio France, monsieur Mélet, qu'on auditionnera qui a un long parcours d'ailleurs au sein de l'audiovisuel public.

Il a été directeur chez France Télévision notamment, directeur chez é dans un portrait brossé par Libération en 2015. Euh les journalistes de Libération parlent de lui à la troisème personne et ils disent de votre numéro 2, je lis un extrait, jeune homme bien que passionné par la politique, il se dit que pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu'être élu. S'il avait pris l'autre voie, il aurait été socialiste.

Il a toujours voté pour eux, sauf une fois écolo. Et monsieur Mélé répond : "Ma première copine m'a plaqué parce qu'elle me trouvait mou. Elle voulait que je vote pour le communiste juquin comme elle." Bon, sans revenir, je vais pas vous demander de commenter les tourments amoureux de votre numéro 2, monsieur Mélé.

Nous ne sommes pas là pour ça, mais il explique quand même qu'il est socialiste. Il le revendique, il l'assume, il explique qu'il a choisi la voix de l'audiovisuel publique pour changer la société parce que c'était plus efficace que d'être élu à la lumière des premières auditions que nous avons mené et j'imagine que vous les avez suivis. On a appris par exemple que le président de l'ARCOM a travaillé dans des cabinets ministériels qui étaient à 100 % socialistes.

On a appris que son directeur général avait travaillé dans des cabinets ministériels qui étaient à 100 % socialistes. On a appris par exemple que le président de la 3e chambre de la Cour des comptes qui a mené notamment l'audition enfin l'audit de France Télévision avait été un très proche et secrétaire général de la campagne de François Hollande. On a appris que monsieur L Grand et monsieur Cohen s'étaient compromis à deux reprises dans des cafés, des échanges avec des cadres du Parti socialiste pour et bien avoir une action sur une élection ou sur une campagne électorale pour le Parti socialiste.

On a appris d'ailleurs ce matin de journaliste de d'Europain que l'ancienne directrice de France en terre avait conseillé à Patrick Cohen et Thomas le Grand de prendre à tâche avec un député socialiste. Et là, je lis d'un portrait de libération que votre numéro 2 este. Qu'est-ce que vous répondez à cette quand même hégémonie des socialistes qui ne représentent moins de 2 % aux dernières élections présidentielles sur l'audiovisuel public de l'Arcomadio France à France Télévision ?

On a l'impression d'une hégémonie de ce parti. Comment vous l'expliquez ? Et est-ce que vous ne pensez pas que vous-même garanteent des principes de neutralité à la tête de Radio France ?

Il faut veiller à vous entourer de personnes qui feront preuve d'un peu plus d'esprit d'indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et de quel parti quelque partis qu'il soit. Allez-y même la présidente, je rappelle que vous avez travaillé au cabinet du président Nicolas Sarkozi. Euh je le redis parce que il y a des gens qui vont prendre nos nos auditions en cours au moment où vous étiez où il était président de la République.

Euh je vous propose de répondre à la question du rapporteur sur les équipes qui vous entourent dans la direction de de Radio France. Merci euh monsieur le président. Donc monsieur le rapporteur, je vais répondre à votre question puisque vous m'interrogez au sujet de Vincent Mêlé.

Euh il y a un principe de droit dans notre pays qui s'appelle la liberté de conscience qui fait que nous n'avons pas le droit lorsqu'on recrute quelqu'un de lui demander pour qui il vote. Euh la seule chose que moi je contrôle, c'est le fait que les opinions politiques ou religieuses n'aient pas d'incident sur ce qui se passe sur nos antennes. C'est pour ça qu'il y a un travail collectif qui est fait de manière à faire en sorte que il puisse y avoir une forme de équilibre auquel le collectif veille.

Donc queles que soient les idées que peut avoir Maêlé, je pense comme tout grand professionnel des médias et je l'ai recruté parce que c'est un très grand professionnel des médias qui est respecté dans le secteur par euh beaucoup d'acteurs et par tous ceux avec qui il a travaillé. Comme tout grand professionnel, il sait faire la part des choses entre sa vie privée, ses opinions personnelles et ses obligations professionnel. Et ce que je suis chargée de euh suivre, c'est la manière dont il remplit ses obligations professionnelles et la ligne de nos antennes.

Et c'est ce à quoi je m'astre, que ce soit pour monsieur Mélé ou que ce soit pour chacune des personnes dont je m'entoure. Et le premier critère qui sur la base duquel je recrute, c'est la compétence, c'est le talent, c'est la créativité. Nous sommes médiats.

Aucune personne n'est totalement neutre. Les médias sont pas fait par des robots. Chacun a des attachements, à des liens.

Vous m'avez cité beaucoup d'exemples. Nous sommes tous des êtres qui avons eu plusieurs vies professionnelles. La mienne a été rappelée par monsieur le président.

On a tous des vies professionnelles mais on a tous des obligations professionnelles auxquelles on se conforme. Et la première de ces obligations, c'est de faire la part des choses entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle. J'en profite, monsieur le rapporteur, puisque vous avez mentionné l'ensemble des protagonistes, monsieur le Grand et les autres.

J'ai lu à l'occasion de la pause un tweet que vous avez publié il y a une vingtaine de minutes sur le fait que les propos tenus par monsieur Thomas Land serait d'une extrême guerre vêté et passible d'un possible détournement de fonds publics à des fins électorales. J'aimerais pouvoir répondre à cette accusation qui est d'une certaine gravité. Donc je veux bien vous me posiez la question que soutend ce tweet parce que je n'ai pas l'impression d'avoir eu l'occasion d'y répondre à le lors de vos précédentes questions.

Monsieur le rapporteur, je je monsieur rapporteur, pardon, je je parce que je vous l'ai dit en aparté, mais comme madame la présidente l'indique, je redis que c'est le droit le plus absolu du rapporteur de tweeter la commission d'enquête et je lui demande euh instamment et je le fais avec fermeté de que ces équipes, si c'est elle qui tweet, ne transforment pas les propos qui ont été tenus par les personnes que nous les auditionnons. Je m'alerte me sur apporter un autre tweet mais je vous laisserai répondre où vous indiquez que si veil la présidente de Radiofrance ne verrait aucun problème àce qu'un journaliste sur ses antennes qualifie le ramasse de mouvement de libération ou reléories complotistes. C'est pas ce que la présidente de Radio France a dit.

Je vous demande vraiment et je vous le dis vraiment avec avec euh avec fermetier, monsieur le rapporteur, euh d'être très précis parce que notre commission d'enquête est suivi, qu'elle peut être instrumentalisée, d'être très précis dans la manière dont euh les personnes qui vous répondent, dont vous retranscrivez les propos des personnes qui nous répondent. Voilà, je vous le demande. Merci monsieur le rapporteur.

Le vos accusations, monsieur le président, vos accusations sont problématiques. Mon tweet est parfaitement vrai. À aucun moment, madame la présidente, je ne vous ai entendu dire qu'il y avait le moindre problème à ce que ce journaliste soit invité à deux reprises à 24 heures d'intervalle sur France Culture et France en terre qui expose des théories complotistes sur le 7 octobre et le 11 septembre.

Je ne vous ai pas entendu dire il y a un problème avec ces déclarations. Que mon équipe sorte ma question et votre réponse en expliquant que vous ne dites pas qu'il y a un problème avec ces déclarations. C'est la vérité.

Si vous aviez dit il y a un problème, effectivement on ne l'invitera plus. Il y a eu des suspicions de théories complotistes infamantes et antisémites et cette personne ne mérite pas l'antenne. Et bien je n'aurais jamais commis un tel tweet.

Mes propos, on peut les vérifier, sont parfaitement conformes à la réalité de vos réponses. Donc on va arrêter de faire de la politique. Je pense que la communication de l'ensemble de ces auditions est un exercice de salubrité publique.

Ces auditions sont diffusées par LCP, à la télévision, par d'autres chaînes et sur les réseaux sociaux et sur YouTube. Je ne fais que relayer les questions et les réponses que je vous pose. Donc on va arrêter là les politiques bassement les polémiques bassement politiques.

On va arrêter de donner écho d'ailleurs à des propos parfaitement infamants et qui sortent du cadre de la présidente de l'Assemblée nationale tenue d'ailleurs ce matin sur une antenne du service public qui fait l'objet ce jour même et bien de la commission d'enquête. Elle a commis ses propos sur le plateau de France interre le jour où on auditionne madame la présidente et directrice générale de Radio France. Ce qui selon moi est une entorse flagrante et grave à l'esprit d'indépendance et au pouvoir que l'on donne aux commission d'enquête et aux députés qui en font partie.

Monsieur non monsieur le rapporteur non monsieur le rapporteur couper la parole monsieur le président couper la parole rapporteur vous me coupez la parole monsieur le président j'étais en train de répondre non monsieur vous fermiez la parenthès je voulais avant de la fermer vous préciser un élément important l'article 40 du code de procédure pénale indique et je l'ai dit tout à l'heure en réunion de bureaux donc je vous ne prends pas en traite en le disant ici indique que toute autorité constituée Tout officier public ou fonctionnaire ou parlementaire qui dans l'exercice de ces fonctions acquent la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur. Dans un tweet il y a 30 minutes, vous avez indiqué qu'il y avait des faits d'une extrême gravité d'un possible détournement de fonds publics à des fins électorales de la même manière que vous avez mis en cause un salarié de France Télévision. C'est votre droit, mais on peut pas se contenter d'un tweet, monsieur le rapporteur.

Si c'est fait, si vous avez une suspicion de faits caractéris caractérisant un possible détournement de fonds publics à des fins électorales ou des faits qui peuvent qualifier un emploi fictif d'un salarié de France Tévision, je vous demande instamment, comme la loi vous y oblige, à saisir la procureur de la République au titre de l'article 40. Ouais, je pense que c'était important, pardon, d'avoir réouvert cette parenthèse mais comme madame la présidente l'a évoqué, voilà, je vous propose d'avancer si vous souhait ou répondre si vous le souhaitez. Oui, mais merci monsieur le président et vous avez raison de rappeler que l'objet de cette commission d'enquête est de faire toute la lumière sur trois points.

Les entorses à la neutralité, les dysfonctionnements financiers et les conflits d'intérêt. Vous évoquez notamment les suspicions sur un cas d'emploi fictif à la tête de France Télévision. J'ai demandé dans mon pouvoir de contrôle sur place et sur pièce un certain nombre de documents et de preuves de la réalité, de la matérialité des mission de la personne que vous évoquez.

Je vous euh affirme et je vous confirme que je je saisirai le procureur sur la base de l'article 40 pour ce fait comme pour d'autres. des faits de détournement d'argent public qui concernent directement le contribuable, des faits de prise illégale d'intérêt, de pactes de corruption qui concernent d'anciens dirigeants de l'audis public qui se sont compromis avec des sociétés de production pour des montants de plusieurs millions d'euros pour moi sont des faits pénalement répréhensibles et vous pouvez totalement faire confiance à ma détermination pour poursuivre et déclencher ces articles 40. Donc, monsieur le président, si vous voulez une confirmation de ma part, je ne me contenterai pas de simples questions et d'un simple audit de ces pièces.

J'irai plus loin et je saisirai le procureur sur nombre de sujets que j'expose publiquement et qui méritent d'être publiquement exposé à des millions de Français. Et c'est à la réponse que je voulais vous apporter. pour ne pas nous détourner parce que j'ai peur et et la stratégie employée par la présidente de la de l'Assemblée nationale et d'autres, je pense ont pour vocation et pour objectif de nous détourner de l'objectif principal de cette commission d'enquête.

Je voudrais qu'on revienne à un certain nombre de questions que je voudrais que vous posez et auxquelles vous répondez d'ailleurs de façon très patiente depuis le début et je vous en remercie dans le cadre de cette audition. Je voudrais en revenir donc notamment sur un certain nombre de cas qui entachent en tout cas le respect de vos objectifs de pluralisme chez Radio France. Je voudrais vous poser une question, c'est le fameux programme égalité 360 qui a été lancé en 2021 que j'ai pu découvrir et qui décrit votre feuille de route en matière de diversité.

Vous parlez de diversité sexuelle, vous parlez de diversité géographique, vous parlez de diversité sociale qui sont des objectifs louables. Mais je n'ai jamais vu d'ailleurs de d'objectifs de diversité d'opinion. Est-ce que vous pouvez nous dire comment vous vous assurez du respect de cet objectif en fait de pluralisme, de diversité d'opinion dans le recrutement que vous effectuez chez Radio France ?

J'ai parlé du cas de monsieur Mélé, mais il y a bien d'autres cas je pense qu'on pourrait évoquer. Bien monsieur le rapporteur, dans le cadre du déroulé cette commission, je vais compléter la réponse que j'ai donné tout à l'heure sur Rami Abou Jamas puisque quand il est passé sur France Culture, Guillaume Herner lui a dit, je cite, "N'allez pas devenir complotiste, je n'accepterai pas la théorie du complot." Donc il y a bien eu comme c'est le devoir de nos journalistes, une contradiction en temps réel dans le cadre de l'interview qui a été nommé.

Je pense que c'était important euh pour pour voilà pour le pour cette audition que ce soit noté. Ensuite, je voudrais comp je voudrais rappeler une chose tout à l'heure quand nous avons évoqué les propos de Thomas Laurent puisque le lien est fait sur X avec le qualificatif de possible détournement de fonds public. Je vais répéter ce que j'ai dit tout à l'heure.

Les propos qu'il a tenu au sujet de la ministre de la culture étaient problématique. Ces propos n'engagent pas Radio France, n'engagent donc pas les fonds publics de Radio France dans une quelconque œuvre complotiste. Comme j'ai essayé de l'expliquer, je vais le expliquer.

Monsieur Land n'a à aucun moment ces derniers mois parlé de l'élection municipale à Paris à l'antenne. Par ailleurs, monsieur le grand n'engage pas la rédaction de France interre. Et si je peux aller au-delà, il n'a aucune influence sur ce qui se passe à l'antenne, à tel point qu'on pourrait qualifier même ce qu'il a dit quelque part de Fanfaron si on veut pas employer le mot mal à l'adresse que visiblement vous n'avez pas apprécié.

Il n'a pas le pouvoir d'avoir une influence sur la ligne éittorale de France Interre. Je pense que cette affaire ne lui donnons pas une ampleur que les faits ne lui permettent pas de lui donner. Donc je me permets contenu la gravité de l'infraction dont vous soulevez la possibilité de rappeler ces éléments-là.

Ensuite sur l'égalité 360, nous avons un certain nombre d'objectifs. Je vous ai tout à l'heure cité le cahier des missions et des charges qui nous demande de lutter contre les discriminations. Et le programme égalité 360 est fondé sur la poursuite de ces objectifs là, notamment en matière par exemple de handicap.

On met en place des dispositifs euh en matière de on met en place des contrats d'alternance pour pour diversifier la provenance du recrutement de nos journalistes. Mais encore une fois, en matière d'opinion, je n'ai pas le droit de ficher les salariés qui travaillent chez moi. La loi me l'interdirait.

Si vous regardez l'équipe qui m'entoure, vous verrez la diversité des parcours et des origines des personnes qui m'entourent. Regardez mon comité exécutif. Voilà, regardez la liste et regardez la diversité des parcours.

Vous verrez que ça n'a rien d'homogène. Merci pour vos précisions madame la présidente. Je vais vous prendre un cas concret qui n'ont pas très à votre entourage à la direction mais c'est un cas et qui s'est produit le 12 septembre sur France Culture.

Guillaume Erner, ancien de Charlie Hebdo, a estimé après l'assassinat de Charlie Kerk aux États-Unis, je le cite, "Je suis Charlie de Charlie Hebdo et je suis aussi Charlie de Charlie Kerk." Il rajoute, je cite, "Il n'est pas possible d'être Charlie uniquement pour son Charlie à soi, autrement dit pour sa propre opinion." Bon, malheureusement, il semble que ces confrères sur vos antennes chez Radio France ne soient pas aussi Charlie que lui puisqu'à la demande et à la suite d'un communiqué de la rédaction.

Communiqué de la rédaction, c'est pour ça que je vous pose la question, Guillaume Bernard a été contraint de présenter ses excuses. Comment sur les antennes de Radio France est-ce qu'on peut faire vivre la liberté d'expression dans une rédaction qui ne tolère visiblement le pluralisme au fond que quand il est de gauche sur un cas aussi concret ? Alors, tout d'abord, monsieur le rapporteur, sachez que j'ai personnellement apporté tout mon soutien à Guillaume Erner.

Je l'ai appelé à la suite des propos qu'il avait tenu pour lui dire que je vais apporter tout mon soutien. Je pense que nos antennes doivent sont là pour faire réfléchir et avoir apporter une diversité de points de vue. Les propos tenus par Guillaume Erner Je suis Charlie au sujet de Charlie Kirk ont fait l'objet de pas mal de courriers d'auditeurs et je pense que la compréhension de la référence à laquelle de de ce à quoi il se référait Guillaume Mand se référait n'a pas été comprise.

Ça peut arriver. Donc effectivement euh il a apporté des explications. Je pense qu'il faut pas donner à cela plus de plus de d'importance que ça en a.

Euh ça peut arriver que voilà sur des interventions à l'antenne, il y a des propos qui soient pas compris, qui fassent objet de commentaires derrière et euh notre premier devoir ensuite c'est de les expliquer très clairement à nos auditeurs. C'est ce qu'a fait monsieur Guillaume Merner. Merci madame la présidente.

Si si je donne de l'importance à ces propos et que je vous pose la question dans le cas de cette commission d'enquête, c'est parce que ces propos ont fait l'objet d'un communiqué de la rédaction. c'est loin d'être an Odin. et que visiblement bah cette personne là en expliquant simplement je suis Charlie en parlant de Charlie Kirk un influenceur de droite aux États-Unis proche de Donald Trump assassiné pour ses idées.

Ben visiblement la rédaction de Radio France a été coroussée par les proposes de cette personne-là et donc admettez qu'en qu'en simplement en simple citoyen, je puisse et bien m'interroger sur ce communiqué commis au nom de la rédaction. J'ai entendu vos réponses. Donc merci en tout cas pour les explications.

Je vous propose de passer et j'ai quelques questions sur la situation financière et notamment le rapport de la cour des comptes que j'ai pu étudier sur la situation de de Radio France. Je voudrais revenir sur un point qui a été largement débattu. Il a été sorti par un certain nombre de de journalistes.

Ce sont les avantages sociaux qu'on pourrait qualifier d'exorbitants notamment chez les journalistes de Radio France. 14 semaines de congé payés pour les journalistes de Radio France. 12 semaines pour le personnel de Radio France qui n'est pas euh euh journaliste et même 16 semaines a-t-on appris pour certains salariés de France info ?

Cette semaine, madame la présidente, ça veut dire que euh vos journalistes et vous-même peut-être êtes en vacances un jour sur trois. Les Français eux n'ont le droit légalement qu'à 5 semaines de congé payé à peine plus en cumulant les RTT. Comment est-ce que vous justifiez de tels privilèges dans votre entreprise alors que près d'un français sur deux ne part pas en vacances et rêverait de bénéficier à minima 10e des avantages sociaux qu'il paye pour vos salariés ?

Alors, monsieur le rapporteur, vous me permettez au travers de cette question, je vous en remercie, euh d'éclairer le débat sur ce sujet effectivement euh qui a été mal compris puisque aucun journaliste à Radiofance ne dispose de 16 semaines de congé payés. D'une part, les salariés, le régime ordinaire, c'est 12 semaines par an. Pour les journalistes, c'est 13 semaines de congé incluant RTT congé d'hiver pour compenser le fait qu'il travaillent les jours férier.

Après un certain d'ancienneté, ils ont droit à une semaine de congé supplémentaire. Et le régime particulier auquel vous faites référence concerne un certain nombre de salariés. Il y en a un peu moins d'une vingtaine.

Je sais plus s'il y en a 18. 18 18 personnes qui disposent de 12,8 semaines de congé et qui ont en plus des temps de repos qui sont liés au fait qu'ils ont une activité cyclique avec des amplitudes horaires qui sont différentes de celles de leurs collègues. Tout ça pour dire que Radio France est une entreprise qui travaille 7 jours sur 7.

Certaines activités se déroulent 24h sur 24. Donc nous avons des horaires atypiques et que les accords que nous avons prévus en terme de jour de congé sont le reflet de euh cette durée du travail atypique. Ceux qui travaillent la nuit, par exemple euh vous êtes venu sur France Interre lundi matin, euh les personnes qui euh ont préparé la matinale sont arrivées à 2h du matin à l'antenne.

Donc oui, nous avons des horaires atypiques qui se traduisent ensuite par des temps de repos et de récupération et c'est lié à l'activité très particulière que nous avons. Et en effet, sur France info, l'information continue nos antennes nécessite d'avoir en permanence des personnes qui sont sur place. Il y en a qui restent tard le soir, il y en a qui arrivent au petit matin pour pouvoir faire en sorte voilà que nos matinales le matin bénéficient de l'information la plus complète et la plus travaillée possible.

Donc c'est simplement le reflet du caractère atypique de notre activité. Nous ne sommes pas comme une entreprise classique qui ferme ses bureaux le vendredi soir et qui les rouvre le lundi matin ou qui s'arrêterait la nuit. Nous avons des horaires malheureusement qui engendrent des voilà des charges de travail particulières, donc des cycles de travail particuliers et un temps de travail qui est adapté en conséquence.

Merci madame la présidente. Donc vous convenez hein, vous vous expliquez vous précisez 13 semaines de congé payés pour les journalistes. C'est avec parfois une semaine de rattrapage ce qu'il est situé à 14 semaines ce qui était d'ailleurs le chiffre que je vous indiqué dans ma question. euh vous parlez, vous justifiez cela en expliquant le caractère atypique.

J'ai deux questions. J'ai pas l'impression que sur d'autres rédactions, notamment de de chaînes privées euh concurrentes ou même d'autres chaînes publiques, il y ait le même type d'avantages sociaux, c'est-à-dire 14 semaines de congé payé. Je n'ai pas cette impression et j'ai pas l'impression non plus que nombre de Français qui se lèvent à l'aube, je pense au boulanger notamment qui se lèvent à 4h30 ou 5h du matin pour préparer le pain, ouvrir etth bien leur enseigne à 6h30 ou 7h du matin et quittent leur boulangerie à 19h ou 19h30 voire parfois 20h.

J'ai pas l'impression qu'il bénéficient de 14 semaines de congé payé. pourtant à reprendre vos propos et bien ça pourrait refléter le caractère atypique de l'exercice de leur profession. Honnêtement, est-ce que vous ne considérez pas que 14 semaines de congé payé un jour sur 3 par an, c'est beaucoup trop pour des salariés de radio France ?

Peut-être monsieur le rapporteur préciser que la convention nationale des journalistes qui régit à la fois des radios publiques mais aussi des radios privées prévoit 12 semaine de congé parce qu'il y a une voilà une compensation des gens fériers et donc cette durée elle est certes un peu plus importante mais elle est pas atypique. Le caractère atypique ce ne sont pas mes termes. Je reprends les termes de votre réponse madame la présidente où vous justifiez ces avantages que je considère exorbitant que des millions de français considèrent comme exorbitant un jour sur trois de vacances de congé payé c'est exorbitant vous l'avez qualifié de pour refléter le caractère atypique de l'exercice de leur profession à titre personnel est-ce que c'est pas indécent de prendre 14 semaines de congé payé quand on est salarié chez Radio France ou même quand on est journaliste chez Radio France même quand on se lève tôt est-ce que c'est pas indécent alors monsieur le rapporteur Je vous ai rappelé voilà les conditions de travail dans le cadre desquels certains journalistes sont amenés chaque jour à avoir des horaires qui sont très décalés par rapport à un rythme de vie normal.

Et je voudrais ajouter une chose pour pas qu'il y ait d'incompréhension et de malentendu. H depuis l'apparution du rapport de la Cour des comptes entrepris un certain nombre de euh de d'efforts, nous avons négocié à l'été 2024 une réforme de nos jours de congé pour limiter notamment les jours qui peuvent être épargnés annuellement. Et par ailleurs, nous sommes en négociation avec nos organisations syndicales pour faire passer le le les l'organisation du travail d'une grande partie de nos journalistes en fortfait jour et racheter un certain nombre de jours de congé.

Ça fait l'objet d'accord historique. Donc ça veut dire que pour faire évoluer ces pratiques là, nous devons conduire des négociations. C'est ce que nous essayons de faire.

Je dois dire que c'est compliqué de le faire avec l'absence de visibilité sur notre trajectoire financière parce que ça nécessite à un moment donné euh pour racheter des joueurs de congé de pouvoir voilà avoir une trajectoire financière qui nous permette de l'intégrer à l'intérieur. Néanmoins, sachez que c'est un sujet que nous avons bien à l'esprit et que nous discutons avec nos organisations syndicales. Ils auditionneront par ailleurs ici dans quelques semaines.

Merci. Merci madame la présidente. Bon, je comprends en lisant entre les unes votre réponse que vous ne cautionnez pas, que il faudra revenir sur ces accords-là et que même si vous ne voulez pas l'affirmer de façon parfaitement parfaitement claire, ce ne sont pas des conditions qui sont qui sont en tout cas normales.

Mais bon, c'est si mes si mes propos travestissent votre réponse, n'hésitez pas à les corriger. Je voudrais vous lire un un passage de la page 96 du rapport de la Cour des comptes où j'ai appris, je vous avoue que j'étais stupéfait, j'ai appris que chez Radio France en tout 65 primes, je cite le rapport, 65 primes sont recensées liées aux conditions de travail ou à la fonction qui vont de la prime de coiffure à l'indemnité sortie moto. Radio chez Radio France, on parle d'antenne, on parle de radio.

Est-ce que c'est normal que sur une radio, sur les 65 primes qui sont recensées et accordées au salariés de Radio France, on retrouve une prime coiffure ? Sachant que vous en conviendrez, la base de la radio, c'est la voix, c'est pas tellement le visage et encore moins la coiffure. Si le rapporteur Motory, j'aimerais bien en complément de sa question savoir ce qui sont des avantages exclusifs au aux salariés de Radio France et ce qui concerne des salariés de radio privé.

C'est qu'est-ce qui est particulier à Radio France ? si le rapportant me le permet et qu'est-ce qui est partagé par l'ensemble des radios privées comme public. Monsieur le rapporteur, peut-être sur ce sujet des primes, le système de prime qui existait à Radio France, c'est le fruit d'une histoire.

On a sep conventions collectives, sep catégories de personnels différents. Donc il y a eu à une époque beaucoup de primes spécifiques euh qui avaient été mises en place. Elles ont été profondément rationalisées et simplifiées entre 2015 et 2017. et la mouture des accords collectifs actuellement en vigueur ne comp ne comprend plus un tel nombre de primes.

Il reste aujourd'hui des primes, celles qui sont liées aux conditions et au temps de travail et en particulier aux éléments qu'évoquait la présidente sur le fait beaucoup de nos salariés travaillent la nuit, prennent leur poste la nuit pour porter nos petites matinales et nos matinales ou tard en soirée ou les weekends ou les jours fériers. Donc c'est ce type de prime qui subsiste aujourd'hui dans l'entreprise depuis la refonte de nos accords collectifs. C'est d'ailleurs ce que nous avions répondu à la Cour des comptes dans la réponse qui a été publié à ce sujet.

Merci madame la directrice générale adjoinde. Quel est le rapport avec la la prime sur la coiffure ? Euh vous dites qu'il y a eu un gros travail de rationalisation et de simplification.

On compte encore et c'est pas moi qui le dis, c'est le rapport de la Cour des comptes page 96 65 primes. J'imagine que le travail de rationnalisation peut encore poursuivre son cours. Vous vous n'avez pas répondu à ma question quelle est la légitimité d'une prime coiffure pour des personnes qui sont à la radio et dont l'essentiel du travail repose sur la voix et la qualité d'expression orale de ces personnes-là ? sur la prime spécifique que vous évoquez, j'ai pas nécessairement les éléments, mais on pourra vous les transmettre bien sûr par écrit.

Merci madame la directrice général. Euh vous évoquez donc le le travail qui a été fait euh de de votre part sur les dernières années pour la rationnalisation et la simplification. Bon, je m'étonne qu'il y a encore 75 types de primes différentes.

Je pense vraiment qu'il y a encore un gros travail à mener sur la rationnalisation. Et je cite encore le rapport de la Cour des comptes qui indique que les primes de performance ne comptent que pour 1,1 % de la masse salariale brute des personnels permanents. Prime de performance 1,1 %.

J'ai géré une entreprise sur les 8 dernières années. Les primes de performance et le variable de mes collaborateurs, c'était bien plus d' 1,1 %. On était plutôt d'ailleurs autour de 15 20 % de la masse salariale brute.

Comment vous expliquez un taux de rémunération sur objectif des primes de performance variable aussi faible en comparaison de de primes type prime de coiffure ? Comment est-ce que vous encouragez la productivité chez Radio France et comment vous expliquez ces primes variables aussi faibles par rapport à la masse salariale totale ? Alors, monsieur le rapporteur, sur ce sujet, comme je vous le disais, la grande majorité des primes qui subsistent dans l'entreprise sont liées aux conditions et au temps de travail.

Nous avons effectivement quelques primes de performance euh des primes qui sont fixées par sur la base d'objectifs dans le cas des entretiens d'un certain nombre de cadres notamment. Elles sont extrêmement limitées et ramassées. Pour pouvoir les accroître euh il faudrait augmenter la masse salariale.

Or nous nous sommes tenus euh à une gestion extrêmement rigoureuse ces dernières années avec une parfaite maîtrise de la masse salariale qui a tenu l'ensemble ses objectifs sur l'ensemble de la période considérée avec également des comptes à l'équilibre. Donc en responsabilité, nous n'avons pas euh choisi d'accroître les primes de performance pour les salariés de notre entreprise publique dans un contexte extrêmement contraint pour les finances publiques, pour nos entreprises comme pour le reste des Français. Et ça ne vous choque pas que qu'il y ait 65 types différents de prime, mais que la prime de performance ne compte pour moins de 1,2 % de la masse salariale.

Vous avez pas l'impression que on accorde beaucoup de primes mais des primes qui ne sont absolument pas corrélées à la performance des salariés de Radio France. Ça ça ne vous choque pas. Il est logique que les primes répondent avant tout à des suggestions particulières.

Donc c'est le cas sur les justement les contraintes et les atypismes du travail. le weekend, la nuit, les jours fériers, en soirée et cetera. Et donc effectivement, nous sommes concentrés sur ce type de prime euh plutôt que sur des primes de performance.

Je que la spécificité des RAT de France, c'est que tous les contenus sont produits en interne. Ça veut dire que sur l'essentiel des salariés que nous avons, nous avons très peu de cadres, très peu de managers, nous avons des gens qui produisent le contenu. D'ailleurs, nous ne nous recourrons pas à des producteurs privés. dans aucune circonstance sur nos contenus.

Donc nous avons des musiciens euh et donc la plupart des primes sont liées vraiment à l'exercice de l'activité euh et reflète des suggestions particulières des euh l'enchaînement de concert à un moment donné ou des choses comme ça, mais c'est très différent de ce qui peut exister dans d'autres entreprises où la part des cadres est supérieure. Par ailleurs, comme l'a très bien relevé madame Message, nous avons développé dernier accord collectif signé en 2017 prévoit justement que euh les primes doivent être orientées vers une incitation à la performance. Et depuis 2017, comme madame Message vous l'a dit, nous avons une trajectoire financière qui est extrêmement contrainte.

Donc la période pendant laquelle on a commencé à adapter nos dispositifs a été une des périodes aussi les plus contraintes économiquement. Merci madame la présidente. Je pardon.

Allez pour compléter par rapport à la question de monsieur le président sur les sociétés privées. Effectivement nous n'avons pas forcément tous les éléments de comparaison. Je peux juste retirer sur mon expérience personnelle puisque j'ai travaillé longuement pour RTL puis pour Europ.

Le les 12 semaines de congé par exemple étaient pratiqué également dans les rédactions de RTL et de Europe. Merci pour vos réponses. Je rebondis sur votre vos propos madame la présidente.

Vous expliquez que vous avez décidé et bien d'orienter désormais les primes vers une incitation à la performance depuis je crois vous citez 2017. Quand je lis le rapport de la Cour des comptes, je vous le cite, je note. Ce sont les rapporteurs de la Cour des comptes qui expliquent, je les cite à cet égard.

Il est surprenant d'observer qu'un directeur licencié en 2023 pour insuffisance professionnelle en raison d'objectifs non atteints depuis plusieurs années s'est tout de même vu attribuer 100 % de sa prime d'objectif en 2022 au titre de 2021 et encore deux primes d'objectifs de 50 % et 36 % du montant plafond l'année de son licenciement au titre de 2022 et 2023. Bon, vous voyez bien que votre orientation stratégique déprime vers la performance est contredite par le rapport de la Cour des comptes qui explique que des directeurs qui n'atteignent pas leurs objectifs pour insuffisance professionnelle, ce sont leurs termes depuis plusieurs années, se voi attribuer 100 % de leur prime d'objectif avant d'être licencié. Comment est-ce que vous l'expliquez ça ?

J'en va regarder le cas auquel vous référez. euh beaucoup de primes sont liées à des indicateurs automatiques comme par exemple les indicateurs d'audience ou de certains objectifs. Donc il peut y avoir des erreurs commises dans l'exercice de ces fonctions malgré lesquelles les éléments sur lesquels le variable est fixé sont de manière automatique atteints.

J'en dirai pas plus, je vais rester à une considération générale parce que sur le cas particulier en question, nous regarderons et vous transmettrons si nécessaire là aussi des éléments. Merci madame la présidente. Je précise que ce n'est pas qu'un cas particulier puisque le rapport de la Cour des comptes soulligne la modulation de cette part variable n'apparaît que très faiblement utilisée et cette prime de performance est le plus souvent liquidée à son montant plafond.

Donc ce n'est pas euh qu'un cas individuel et je vous laisserai répondre si vous le voulez. Mais j'ai l'impression c'est plus un système peut-être pour acheter la paix sociale, peut-être pour mettre dehors certains directeurs un peu gênants de leur accorder leur prime à 100 % d'objectif alors qu'il ne les atteignent pas depuis plusieurs années. Je j'en profite pour poser une autre question.

Pontage, vous avez mis dans la bouche de la présidente des propos, elle vous répond rapidement. Ça fait déjà deux reprises en fait. J'ai pas besoin de voir mes propos reformuler.

Je pense que ce que je dis est assez précis et j'essaie d'être le plus précise possible. Je voudrais dire une chose très simple. Quand on voit la performance de Radio France, de ses antennes, la qualité de sa gestion, l'innovation qui s'allu dans les différents rapports, je pense que les primes que nous versons sont en adéquation avec ces résultats.

Depuis 10 ans, vous regardez le rapport à la Cour des comptes. Je peux peut-être vous en citer des extraits qui rappellent la performance de nos antennes. La situation de Radio France en 2023 montre que ce redressement de la gestion engagé depuis une dizaine d'années a été poursuivi dans le casadre d'une stratégie claire. conduite avec une grande stabilité de la gouvernance.

Performance était rendue possible par une continue la stratégie numérique valorisé dans les différents rapports et avis et cetera et cetera. Le rapport l'inspection générale des finances montre la même chose. Donc monsieur le rapporteur général, vous me conderez que il est normal que les primes de performance accordées au salariés qui contribuent à ces résultats soient elles-mêmes le reflet de des succès que nous avons eu pendant cette période.

Merci madame la présidente. Et à nouveau, c'est c'est pas ma perception personnelle. Je ne fais que citer le rapport de la Cour des comptes que j'ai étudié où ils expliquent que il y a des directeurs licenciés pour insuffisance professionnel en raison d'objectifs non atteints depuis plusieurs années.

Ils se sont vu attribuer des primes de 100 % de leur primes d'objectif. Donc quand on vous dit que les primes chez Radio France sont en adéquation avec leurs résultats, c'est en contradiction avec ce que la Cour des comptes a rapporté dans le dernier rapport et c'est public. Je pourrais vous en transmettre d'ailleurs les extraits.

Euh une une question pareil, page 104 du rapport de la Cour des comptes qui m'a aussi euh bien surpris. Euh je le cite, alors qu'en 2020 l'un des salariés de l'entreprise s'est vu contraint de rembourser des frais de déplacement indu à la demande du contrôleur général économique et financier, le contrôle de ces notes de frais n'a pas été renforcé et ces frais d'hôtel ont continué de présenter régulièrement des montants excédents les barês en vigueur sans que ces dépassements n'apparaissent justifiés ni rigoureusement contrôlés. J'imagine que vous avez écouté l'audition de votre homologue madame Delphine Arnut qui s'est justifié sur ces 1700 € de nuité au Majestic pendant 10 jours.

J'ai l'impression qu'on retrouve ce même type de suspicion dans le rapport de la Cour des comptes page 104 sur Radio France. Est-ce que vous comprenez que nous représentations nationale à la lecture de ce rapport, on puisse être choqué d'apprendre que certains salariés de l'audiovisuel public et bien dépassent allègrement les plafonds autorisés et ne se voi pas sanctionner pour ce type de dépassement ? Alors sur ce sujet, le monsieur le rapporteur, tout dépassement du plafond fixé fait l'objet d'un remboursement.

C'est d'ailleurs ce que vous ce que vous évoquez concernant le salarié en question. C'estàd que si un salarié malencontreusement dépasse ce plafond de dépenses autorisées, il est amené à rembourser sur ces deners personnels, c'est systématiques. Euh la Cour nous a invité à compléter et à parfaire nos dispositifs de contrôle des notes de frais euh en ajoutant une validation systématique du responsable hiérarchique en plus de celle du responsable financier qui était déjà en place et il y avait quelques personnes pour lesquelles ça n'avait pas été fait pour le responsable hiérarchique.

Nous y avons évidemment remédié depuis. Il convient aussi de noter que il n'y a aucune irrégularité dans la gestion des notes de frais qui soient relevées par la cour dans son rapport et comme vous l'avez vu lu avec attention, je ne doute pas que vous l'avez bien en tête. Pardon madame la la diril trs générale adjointe page 104 he je ne fais que lire le rapport de la cour des comptes.

C'est même pas une interprétation. Euh vous me dites que la cour des comptes n'a jamais émis le moindre signalement sur des des dépassements de notes de frais. Pourtant il est stipulé.

Le contrôle des notes de frais de ce salarié n'a pas été renforcé et ces frais d'hôtel ont continué de présenter régulièrement des montants excédant les barês en vigueur. Je ne fais que lire le rapport de la Cour des comptes. Donc s'il vous plaît, ne m'accusez pas de de de d'inventer des choses.

Et quand on vous dit que le remboursement et le contrôle notamment des notes de frais chez Radio France sont automatiques, le rapport de la Cour des comptes page 14 indique l'inverse qu'en dépit du signalement qui a été fait, il y a eu ni contrôle ni renforcement des obligations et encore moins sanctions. Comment est-ce que vous l'expliquez ? Alors, je vais je vais effectivement reprendre ce que je vous exposais.

Ce qu' a dit que la cour, c'est qu'il y a eu un dépassement de ce qui avait été autorisé en terme de dépenses. Ce que je vous précise, c'est que en cas de dépassement, les salariés qui sont concernés sont invités et doivent rembourser les montants sur leur donner personnel. Et effectivement, la courge est le même rapport que vous sous les yeux, monsieur le rapporteur, nous a invité à renforcer le contrôle des notes de frais en prévoillant la validation d'un supérieur hiérarchique.

Euh voilà, ce qui nous a permis de compléter nos dispositifs et ce que nous avons fait depuis. Merci madame la directrice générale adjointe. Mais vraiment je vous en prie quand je cite des pages du rapport de la Cour des comptes ne voyez pas des des suspicions de de propos inventés et quand il est stipulé que le contrôle des notes de frais de cette personne n'a pas été renforcé et que vous me dites qu'il a été renforcé et que ça n'a plus lieu d'être, je je la légitimité pour m'interroger de sur votre réponse.

Deux dernières questions parce que je l'ai promis au présent. Oui, madame la présidente, je vous en prie. Juste pour conclure sur ce point, nous avons nous-mêmes fait la lecture la plus attentive des recommandations et conclusions de la rapport de la Cour des comptes et nous les suivons.

Madame Message vous en a donné une illustration. Bien sûr que nous suivons les choses et nous améliorons constamment nos processus et nos règles internes. Point de méthode, le rapporteur m'indique il a encore trois questions.

Madame la présidente, si vous pouviez lui faire des réponses courtes parce qu'après j'ai encore six collègues députés. On doit être on doit terminer cette audition à 19h15 au plus tard. Ça nous laisse peu de temps.

Donc j'inviterai les collègues à tenir une question d'une minute, réponse d'une minute. Je ferai une question et une réponse qui nous permettra de terminer à à 15. Je vous en prie, monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Trois questions courtes. Je voudrais évoquer le le poids de la bureaucratie chez Radio France. toujours euh évoquer le rapport de la Cour des comptes, page 62, où on apprend que les journalistes chez Radio France ne comptent que pour 19 % des effectifs, mais qu'il y a chez vous 63 % de personnel administratif, technique et de manager.

Comment est-ce que vous expliquez ce ratio de trois administratifs et encadrants pour un seul journaliste ? Alors effectivement, il faut je je l'entends dans la salle de la part d'un des membres de la représentation nationale, mais le cœur de le métier de la radio, ça n'est pas exclusivement les journalistes, c'est évidemment tous les personnels de production qui font la radio tous les jours. Il y a bien sûr ce monsieur le rapporteur qu'on qu'on voit devant le micro et il y a tous ceux qui sont derrière.

Euh donc nous avons des personnels de production, des personnels techniques qui sont les techniciens supérieurs du son, des réalisateurs radio, des attachés de production, des chargés de programme, des chargés d'accueil et de relation aux auditeurs en radio local, euh des euh des personnels qui se déplacent pour capter sur les festivals culturels et musicaux et rendre compte de ce qu'on s'est proposé de mieux en terme de culture en France. Tous ces personnel là comme ceux qui s'occupent de l'édition numérique de nos contenus, de leur distribution, d'assurer la sécurité de la diffusion, ce sont des personnel de production et des personnels techniques qui sont au cœur de métier. Et évidemment, cela vaut également pour les musiciens nos quatre formations musicales.

Donc, il faut considérer, j'allais dire, bien au-delà du champ des seuls journalistes pour s'intéresser à la question de la production de la radio et à la production de nos formations musicales. Merci pour pour votre réponse. J'ai peut-être précisé ma question, mais vous parlez de personnel technique et de diffusion qui ont pour mission de sécuriser la diffusion.

Vous parler de personnes qui sont sur l'édition numérique. Dans le rapport de la Cour des comptes, je vois que il y a 1200 personnels administratifs et managers. Ce ne sont pas des personnes qui sont qualifiées de personnel technique et de diffusion pour près de 900 journalistes.

Donc vous voyez, il y a beaucoup plus de personnel administratif et de managers que de journalistes. J'ai l'impression que c'est une exception. J'ai fait quelques comparatifs par rapport à des chaînes privées commerciales.

Normalement, il y a plus de journalistes que de managers et de personnel administratif. Comment vous l'expliquer ? Et je ne parle pas des techniciens.

Vous avez 35 % de personnels qui sont les personnels techniques et de production. Vous avez 800 journalistes au sein de l'entreprise et les personnels administratifs y compris les cadres, c'est 524 personnes en 2024. Donc ça fait 12 % des effectifs.

Ce sont les fameuses fonctions susport transverses de l'entreprise et encadrement qui permettent d'assurer justement en responsabilité la gestion des ressources humaines dans l'entreprise, le contrôle des notes de frais, la gestion des ressources financières, le développement aussi et le suivi de nos ressources propres. Donc, ce sont des directions qui sont évidemment tout à fait essentielles à la bonne marge de l'entreprise, y compris d'ailleurs à l'accueil du public, à la sécurité de ce public au sein du bâtiment et à la sécurité du bâtiment lui-même. Merci pour votre réponse.

Euh, j'ai été aussi très frappé. Alors, ça concerne FIP et vous l'avez compris madame la présidente, c'est un peu ma radio de cœur que j'écoute quasiment tous les jours sans discontinuer, mais j'ai appris dans le tableau de la Cour des comptes. Mais vraiment, je suis très attaché à cette à cette station, sachez-le.

Mais j'ai appris dans le tableau de la Cour des comptes le taux d'absentéisme chez FIP. 19,5 % de taux d'absentéisme en 2019, 14,5 % en 2020. Et le rapport de la Cour des comptes explique que les données sont manquantes les années suivantes.

Déjà, pourquoi avoir arrêté de communiquer sur ces absences et comment les justifiez-vous ? On est à près d'un employé sur 5 chez FIP qui est frappé d'absentéisme. La présidente, mon rapporteur, le sur ce sujet précis, sur les absences à FIP, monsieur le rapporteur, il faudra qu'on puisse regarder pour vous vous apporter des éléments de réponse sur ces personnels là.

Euh, sachez que de manière générale, nous avons un taux d'absentéisme qui est tout à fait classique à Radiofance. Il peut varier dans le temps. Il peut y avoir des situations de longue maladie notamment qui sur des effectifs modestes comme ceux de FIP peuvent expliquer les ratios que vous évoquez.

J'en profite, monsieur le rapporteur, pour vous apporter une précision sur la prime de coiffure qui vous intéressait particulièrement tout à l'heure. Elle existe uniquement à la direction de la musique et de la création et elle concerne deux personnes sur toute l'année 2024. Voilà ce que je pouvais vous préciser à ce sujet.

Merci pour ces précisions. Ça fait partie de d'une des 65 primes. Euh et bon, je je je vous remercie pour ces détails et j'imagine que vous nous reviendrez notamment par écrit pour nous détailler et bien la légitimité de ces 65 primes, notamment la fameuse indemnité moto.

Alors, je vois que le temps presse et on va donner la parole à l'ensemble de mes collègues qui veulent prendre qui qui veulent vous poser une question. J'ai une toute dernière question et qui vous est adressé madame la présente, vous le savez, on a auditionné la semaine dernière à votre place la présidente de France Télévision. Vous le savez aussi, il y a des projets portés par la ministre de la culture, je me suis pas prononcé sur le sujet, mais de synergie entre France Télévision et et Radio France.

Est-ce que vous pourrez nous donner Est-ce que vous pouvez nous donner un peu l'état de rapprochement entre vos deux structures ? Comment est-ce que vous décriririez l'état de vos relations avec Delphine ? et est-ce que vous échangez fréquemment avec elle ?

Quelle est d'ailleurs la nature de ces échanges ? Ce qui me permet de c'était pas prévu avec le rapporteur mais de de revenir à ma première question puisque c'est le prolongement de la question du rapporteur. J'indique nous additionnerons la ministre de la culture début février qu'elle pourra répondre à ces questions parce que le ministère le ministre le ministère de la culture commence à se faire tard. exerce la tutelle des entreprises publiques de l'audel public, siège à votre conseil d'administration à travers ses représentants et ça me permet de prolonger la question du rapporteur.

Il y a une proposition loi qui a été portée par le président de la commission des affaires culturelles Laurent Lafond relative à la création d'une holding de l' duel public dont j'étais le corpporteur avec même du Müire à l'Assemblée nationale et et je pense que c'est important au terme de cette audition en tout cas des questions du rapporteur que vous puissiez peut-être nous faire part aujourd'hui de votre vision de l'évolution de la gouvernance. Cette proposition loi parle de holding, d'autres ont parlé de fusion, euh d'autres souhaitent maintenir le statut quo. Euh voilà, donc je ne n'invisibilise pas la question du rapporteur qui était l'état des coopérations et des liens que vous entretenez avec France Télévision et et madame Hernot, mais si on peut élargir sur votre position sur la gouvernance de l'audovisel public et après rapidement et puis après je passe la parole aux cinq collègues qui m'ont fait part de leur souhait de poser une question.

Alors, j'essaie de répondre brièvement à une question qui est est importante sur l'état de l'avancée de nos coopérations. Le projet de com 2024-202 qui n'a pas vu le jour prévoyait l'approfondissement d'un certain nombre de sujets concernant France info, concernant le réseau ici et d'autres projets de coopération. Nécessité des moyens financiers en face à défaut de com et avec une traîchoire financière en baisse.

Ça veut dire qu'il y a des projets de coopération qui n'ont pu être mis en œuvre. Ce qui me permet euh de répondre à la question suivante. Un projet de gouvernance commune comme une holding ou comme une fusion, ce sont des projets qui sont coûteux.

Je prendre une illustration simple, la rémunération moyenne des salariés à Radio France. Vous ne l'avez pas cité, je vous avais posé la question, je crois à ma collègue de France télévision la semaine dernière. Radio France, le salaire moyen c'est 56000 €.

Donc, il y a un différentiel qui est près de 20000 € d'écart avec France Télévision. Ce qui veut dire qu'une fusion se traduirait par un coût substantiel puisqu'il faudrait dénoncer les accords collectifs et ça se traduirait par un alignement dans la durée des avantages et des rémunérations. Donc dans un moment où on voit que nos budgets sont en baisse et d'ailleurs entre le budget initial 2024 et le budget qui est actuellement prévu dans le projet de la finance pour 2026, il y a 20 millions d'euros d'écart pour Radiofance ce qui est substantiel pour le budget de Radiofance.

Donc nous sommes dans un moment où il faut choisir les priorités et comme toute réforme, la gouvernance est une réforme qui a un coup et donc il faut choisir le moment pour la mettre en œuvre. Voilà, je me prononcerai pas davantage sur ce sujet puisque ce qui m'intéresse, ce sont les conditions de réussite de notre audiovisel public et je pense que dans les 18 mois qui nous séparent notamment de l'élection présidentielle, ce qui compte c'est de pas déstabiliser nos entreprises pour qu'elles soient en mesure de jouer le rôle qu'elles auront à jouer dans cette période d'information fiable de confiance et pluraliste rôle que nous avons au quotidien. Donc ces questions se reposeront.

Moi, je pense qu'il y a une question de calendrier et de faisabilité. Et c'est comme pour tout le reste, quand on regarde dans la durée, les coopération menées sont un succès. La plateforme France info est première souvent dans la consultation de l'information des Français.

Euh nous avons déployé les matinales fimées. Lundi matin, la 41e matinale à IS Laoren a été mise en place. Nous sommes en train de déployer un site commun ici d'information.

Donc ça avance tous les jours, ça continue d'avancer. Nous faisons voilà beaucoup d'efforts dans le cadre de relations euh très saines et professionnelles entre toutes nos équipes qui ont un travail à mener au quotidien euh commun ces projets. Rapporteur s'inquiéterai de votre relation avec même Air ?

Alors ce qui est dû au ressort de cette commission d'enquête c'est ce qui impacte la gestion de nos entreprises et la conduite de nos stratégies. Et je peux vous assurer que nos relations professionnelles sont suivies et que nos équipes se parlent très régulièrement. Et et sur la question de la gouvernance, j'indique la main est au législateur puisque la proposition de loi doit maintenant être inscrite à à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. n'avons nous n'avons pas la date, j'en ai été le corpporteur avec même du Mulire, mais ce qui est sûr c'est que il faut et là je le dis statué sur cette question mais qu'il appartient au législateur de le faire et que en attendant c'est pas tout à fait satisfaisant puisqu'il y a un directeur chargé des coopérations à Radio France et un directeur chargé des coopérations en France Télévision et qu'à un moment donné il faudra que le législateur puisse statuer sur cette sur cette sur cette question.

Madame Parmentier pour le RN. Merci monsieur le président. Madame la présidente, après le nutriscore de l'information en 2023, qu''est-il devenu le baromètre du pluralisme ?

Mais ces gadgets pour gogo ne change rien à la perception des Français, ni au fait. Je voudrais revenir sur l'affaire Cohen Le Grand qui a choqué les Français qui, rappelons-le, financent l'audiovisuel public avec leurs impôts sans en avoir le choix. Vous nous dites lors de cette réunion stratégique entre Patrick Cohen Thomas le Grand et deux responsables du Parti socialiste, Thomas Land n'était pas sous contrat avec France Interre.

Or, son contrat a été suspendu en 2025. Il était donc bien sous contrat avec France Interre le 7 juillet 2025, date de la rencontre avec les deux responsables PS. Puis vous nous dites Patrick Cohen n'a rien dit.

Faux. D'une part, alors que Thomas le Grand le prend nommément à partie, l'implique dans cette phrase aux conséquences graves : "Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi", il ne pas. Il ne dit pas "Mais qu'est-ce que tu racontes D'autre part, surtout, il prend bien la parole dans le cadre de sa contribution au retour de la gauche au pouvoir en 2027 sur Gluxman.

Oui, mais avec un score tout mouillé de 32,33 %. Ce sont les propos de Cohen. Puis plus tard, le RN, ils ont tout faux.

Retaillo Dati, ils sont dans le faux et il préconise Laurent Berger à Matignon. Nous ne sommes pas dupe, il parle, il acquièse, il participe. Ni moi, ni les Français ne sommes dupes.

Pouvez-vous me répondre précisément à ce sujet ? Merci même la présidente pour une minute. Alors je la vidéo était enregistrée euh je crois que de mémoire hein, je peux me tromper de quelques jours mais début juillet, je crois que c'est le 7 juillet.

Donc je vais vous rappeler ce que j'ai dit antérieurement. Euh les journalistes à Radio France sont en CDI. Monsieur le Grand n'est plus journaliste, donc il n'a pas de CDI.

Il a des contrats de grillé. Donc juridiquement le 7 juillet, monsieur Thomas Land n'a fait aucun contrat à Radio France. Ah ben oui, mais vous me posez une question, je vous réponds de manière très précise.

Donc il n'avait pas de contrat. Si si la la réponse à la question c'est il n'avait pas de contrat que madame la présidente a la parole. Allez-y madame la présidente, son contrat s'est arrêté à la fin de la grille.

Donc le jour où la vidéo était tournée, il n'avait pas de contrat. Pour quelle raison ? Parce qu'il n'est pas journaliste sur notre antenne.

Il n il est en CDI. Donc l'émission de degré qu'il a fait d'histoire des idées politiques était achevé. Il n'avait pas de contrat.

Ça c'est la première chose. Les interventions ponctuelles. Les interventions ponctuelles qu'il fait à l'antenne.

Faire croire au français, c'est un peu l'objet de la polémique telle qu'elle a été montée ces dernières semaines. Faire croire au français qu'il va modifier une élection en utilisant France interre. Comment est-ce possible avec 4 minutes d'antenne une fois par semaine si le débat qui devait faire à la rentrée avait été maintenu, ce qui n'est même pas le cas.

Donc monsieur le Grand ne peut pas avoir une influence sur la ligne littérorale de France Interre, je le répète et il ne venait pas madame en tant que journaliste de France Inter qui n'était plus Merci madame la présidente madame pour le monsieur bon monsieur Cohen rapidement sur sur monsieur Conen, nous avons regardé l'ensemble des chroniques qu'il fait et nous avons vu que il y a cité certaines chroniques, on pourra en citer d'autres là j'ai pas la liste sous les yeux je sais qu'il y a des des édito politiques. Vous avez des éditoriaux politiques qu'il fait dans la matinale de France Interre s'agissant de Patrick. Madame par Madame Madame Parmentier Madame Parmentier Madame Parmentier Madame alors madame Veille vous vous a répondu tout à l'heure à la question du rapporteur c'est la question non mais c'est la question que posait le rapporteur je termine tout à l'heure sur le fait que et vous êtes expliqué vous avez dit que pour vous silence valé acceptation la présente a a répondu donc est-ce que vous voulez revenir un peu plus en détail sur la question de mame Parmentier qui vous indique que il parle dans la vidéo alors le silence ne vaut par acceptation justement sur les propos qui posent problème concernant l'élection municipale puisquil faut qu'on revienne à ce qui est vraiment problème sur ce sujet-là.

Monsieur Patrick ne s'exprime pas et quand on regarde ces chroniques, ces chroniques, il a même des chroniques dans lesquelles il est très positif à l'égard de la ministre de la culture qui est candidate à cette élection là. Donc il y a pas de question derrière par moier vous pouvez continuer dansement sur ses propos sur les autres les autres ce ne sont pas des propos qu'il a tenu à l'antenne. Sur l'antenne on a examiné toutes les chroniques.

Il y a pas d'instrumentalisation et vous allez le voir demain. Donc vous pourrez lui poser euh la question de ces proposl. En tout cas il y a pas de propos qui se réfèrent à des éditoriaux qu'il a pu dire sur France interre.

Merci madame la présidente et et j'indique madame Parment, elle le sait que demain nous l'auditionnons et vous aurez tout loisir. Je vous donnerai la parole autant que vous le souhaitez pour pouvoir l'interroger. Madame Matte, merci monsieur le président.

Madame veille, madame monsieur. Tout d'abord, je voulais vous remercier pour la précision de vos réponses durant ce moment que vous passez avec nous. Euh à la suite de l'émission Question politique du 9 novembre dernier, la médiatrice de Radio France a reconnu plusieurs erreurs factuelles et a rappelé les procédures de vérification et de correction mises en œuvre par la rédaction.

Dans un contexte de défiance croissante envers les médias, pouvez-vous nous expliquer comment Radiofance organise concrètement ces mécanisme de contrôle déontologique, en particulier dans le cadre d'émission coproduites avec d'autres médias et quelles leçons organisationnelles vous en avez tiré pour renforcer la rigueur de la neutralité du service public. Je vous allez-y. C'est pas moi qui a coupé le micro, il s'est coupé mais allez-y madame la présidente.

Merci beaucoup madame la députée pour votre question qui me permet de rappeler que nous avons effectivement des règles de déontologie extrêmement précise à Radio France qui ont fait l'objet d'une charte d'engagement que nous avons rendu publique dont nous allons que nous allons vous faire passer qui s'appelle les huit principes pour une information de confiance dans le cadre duquel il est expressément écrit que quand il y a une erreur à l'antenne, elle est rectifiée euh et c'est ce que nous faisons. quand ça arrive. Heureusement, ça arrive rarement. nous le faisons, que ça concerne des questions posées par le journaliste à l'occasion d'une interview, que ça concerne euh des faits qui soient rappelés dans un journal, on est extrêmement vigilant et euh quand il y a une erreur qui est commise, ça donne lieu généralement à euh des dépêches ou des rappels à l'ensemble des rédactions pour éviter justement la reproduction des erreurs.

On est extrêmement vigilant sur toutes les erreurs qui peuvent être faites et nous avons pour ça des principes qui s'appliquent queles que soient les erreurs qui peuvent et heureusement il y en a pas beaucoup être commises. Merci beaucoup monsieur Saintou. Merci beaucoup monsieur le président.

Euh plusieurs questions. J'ai entendu notre rapporteur avec beaucoup de démagogie sans prendre au fait que le service public puisse être un employeur mieux disant. Moi, j'aurais préféré donc je vous pose la question connaître la part des emplois des contrats atypiques et leur évolution ces dernières années.

Je crains que la précarité aussi ne s'évisse en réalité sur le service public. Une deuxième question porte sur l'abandon des des programmes spécifiques pour la radio de nuit. J'aimerais euh savoir ce qui a conduit à l'abandon de ces programmes qui relevaient de la mission de service public de Radio France et puis une troisème question sur les les éditorialistes.

Vous nous avez donné comme exemple contrebalançant le le cas de monsieur le Grand, les noms de monsieur de Vyo, de monsieur Bog Côé en nous disant certainement ils ne sont pas de gauche. Je crois effectivement qu'ils ne sont pas de gauche, mais j'aimerais que vous nous expliquiez dans ces cas-là euh comment vous faites pour positionner les éditorialistes parce que l'ARCOM, elle a du mal à faire ce genre de choses et pourquoi en réalité vous ne faites pas le choix de bon sens de renoncer à avoir des éditorialistes puisque de toute façon euh vous n'arriverez pas à avoir un éditorialiste anarchiste, vous n'arriverez pas à avoir un éditorialiste écologiste, vous n'arriverez pas à avoir un éditorialiste mélanchoniste OESCO reference. Voilà, vous avez euh une solution très simple qui est de se contenter d'avoir des journalistes puisqu'il n'y a qu'une seule ligne éditoriale finalement sur euh les chaînes de Radio France. pas besoin d'avoir plusieurs éditorialistes.

Merci monsieur Saintou, madame la présidente, j'essayie de répondre très vite sur les éditorialistes. Il y a une différence entre un éditorialiste qui a un contrat avec notre rédaction comme c'est le cas de Patrick Cohen et qui intervient tous les jours et les représentants d'autres journaux qui interviennent ponctuellement dans le cadre de débat. Tout comme on a des experts qui sont invités sur tout un tas de sujets, parfois ces experts sont des journalistes.

Donc c'est les cas que j'ai cité tout à l'heure pour expliquer pourquoi ça pu arriver à Thomas le grand de venir comme ça dans un débat contradictoire en tant que journaliste de libération tout comme on a du journal du Figaro que vous avez cité ou d'autres journaux. Il y a Françoise Fress du monde, il y a tout, il y a beaucoup d'autres journaux. Donc nous faisons appel à des journalistes d'autres médias.

Par exemple, le rendez-vous les informer sur France info chaque soir, c'est un rendez-vous où vous avez des journalistes de différents médias qui viennent donner un éclairage sur l'actualité avec voilà le l'appréciation, l'expertise qui est leur confère, leur fonction dans ces différents médias. sur euh le personnel non permanent. Euh je laisse cette Marie Message vous apporter une réponse précise.

Oui, monsieur le député, vous évoquiez la question du recours au personnel non permanent. Il a fortement diminué ces dernières années. Depuis 2021, nous l'avons réduit de 15 % pour le recours au CD.

Voilà, je réponse succintement si ça vous convient comme réponse, c'est vous suffit. Merci beaucoup monsieur Girard pour une minute pour pour la question des programmes de nuit. Des questions des programmes de nuit pardon.

Alors la question des programmes de nuit de quel programme de quel programme de nuit pensez-vous ? J'ai pas de programme spécifique en tête mais il semblerait que les les programmes originaux de la nuit oui effinaux des créations de nuit ont largement diminué et queils ai été remplacés par de la rediffusion. Donc je voulais savoir euh dans quelle mesure euh c'est très juste effectivement euh nous avons euh remplacé certaines émissions qui étaient en direct par de la rediffusion pour une raison simple, c'est que euh nous avons eu euh des économies euh importantes à faire depuis 10 ans.

Une première partie sont faites par des réorganisations. On pesait à 70 % sur les fonctions support et euh depuis ces dernières années les il y a une limite aux réorganisations à mener. Donc nous avons dû aussi aménager différemment euh les moyens que nous avons pour allouer également des équipes à la production de podcast natif.

Donc la qualité a d'ailleurs été saluée tout à l'heure à l'occasion d'une question. Donc oui, nous voyons un peu différemment comment voilà là où on doit prioriser nos équipes et nos moyens. Et c'est vrai que à la fois pour nourrir le développement des podcasts plutôt qu'une écoute nocturne qui est beaucoup moins importante en radio qu'elle ne peut être par exemple en télévision.

Merci madame la présidente, monsieur Girard accepter l'augur, vous allez conclure madame la présidente, vous vous félicitez de votre gestion mais la cour des comptes note que le plan de départ volontaire financé par un cherque exceptionnel du contribuable de 15 millions d'euros n'a servi à rien. Votre masse salariale est plus élevée aujourd'hui qu'avant les départs. On a payé des gens pour partir pour en réaucher d'autres plus chers.

Reconnaissez-vous que Radio France est une structure structurellement incapable de faire des économies quel que soit l'efforts demandé aux Français alors que l'État demande des efforts à l'ensemble des administrations que le pouvoir d'achat est une préoccupation majeure pour les Français. Comment justifiez-vous une politique salariale qui continue de progresser y compris par le biais de prime sans que cela ne soit clairement relié à la performance ou aux priorités des services publics ? Je vous remercie.

Je vous en prie madame la directrice adjointe. Monsieur le député, chers collègues, votre micro. Merci.

Monsieur le député Girard, concernant la maîtrise de la masse salariale de Radio France, Radio France a parfaitement respecté ses objectifs en terme de masse salarial. Objectifs qui lui ont d'abord été fixés dans le casadre du contrat d'objectif et de moyens sur la période 2018 2019-2022 ainsi que en prolongé par Avenant en 2023 et objectif qui a ensuite été fixé dans le casadre de son budget 2024 et 2025 voté par son conseil d'administration. Euh donc nous sommes dans le strict respect de de nos objectifs en terme de masse salariale et le plan de départ volontaire que vous évoquez qui a fait l'objet d'une rupture conventionnelle collective a largement contribué au respect de cet effectif puisque sans lui notre masse salariale aurait cru de 18 millions d'euros supplémentaires tout simplement en en raison du glissement vi technicité dont nous avons l'équivalent en Radio France comme il existe partout y compris dans la fonction publique.

Donc, il a largement contribué à cet effort de maîtrise de la masse salariale, de ses effectifs et à l'équilibre des comptes de l'entreprise qui ont été qui a été parfaitement respecté ces dernières années. Je préciserai que dans le contexte d'économie importante qui est de ces dernières années, nous avons présenté des budgets en équilibre et euh présenter des comptes clôturés également à l'équilibre. Ce vendredi, nous présenterons à notre conseil d'administration un budget, un projet de budget qui sera en équilibre alors même qu'il intègre des économies importante.

Merci madame la la présidente. Avant de conclure parce que je vois notre commission enquête est live tweetée en temps réel. Je vois que certains vous prêtent ou me prêtent la mise en cause des journalistes d'Europe je vais être très clair, je n'ai jamais mis en cause des journalistes d'Europe Je n'ai pas entendu dans votre bouche une mise en cause des journalistes d'Europe 1.

Je veux qu'on soit très clair ici. Je l'ai dit à plusieurs reprises. Cette commission d'enquête, c'est pas le lieu de la guerre entre l' duel privé et public.

On a la chance dans notre pays d'avoir une complémentarité entre un audiel public d'un côté, un audiovisuel privé. Je veux être très clair parce que je veux pas que les propos qui a pu être tenus ici soient instrumentalisés ou ou ou tronqués ou détourné. Personne ici, je n' entendu personne mettre en cause le travail des journalistes européens parce que quand on est attaché à l'audiovisuel, quand on est attaché à l'état droit, on respecte l'ensemble des journalistes, quel que soit le média dans lequel il travaillent et je veux être très clair là-dessus.

Je vous remercie madame la présidente pour la précision de vos réponses. Vous n'avez que le rapporteur en conviendra aucune question et vous y avez apporter des réponses précises et je tenais à vous en remercier ainsi que monsieur le secrétaire général et madame la directrice adjointe. J'indique aux collègues, je remercie aussi d'avoir pris part à nos travaux qui ont duré quelques heures aujourd'hui que nous retrouvons demain pour quatre auditions importante.

À 9h à commencer par la directrice de France Interre, puis le directeur des programmes et l'information de France Télévision et enfin dans cette salle et enfin Patrick Cohen et Thomas le grand quatre auditions donc demain début de nos travaux à 9h. Je vous souhaite une bonne soirée.