Eric Revel sur le duel Attal-Philippe : "Une primaire sauvage s'est engagée"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tard ERC Revel est avec nous. Alors ce mano à mano politique entre Gabriel et Édouard Philippe, il s'installe. Euh, il faut s'en souvenir.
Gabriel Atal avait dit "Moi, peut-être que je me retirerai. Vous vous dites cette rivalité dans un premier temps, elle peut faire des étincelles. Bah oui, à ma gauche he Gabriel Atal, ex-premier ministre, secrétaire général du parti Renaissance, il a 37 ans, il a officialisé sa candidature, vous en souvenez, j'en suis sûr le 22 mai dernier dans la Veyon un peu façon Jacques Chirac, vous savez au cul des vaches.
Bon, bon, c'est vrai qu'il a une image un peu de parisien quand même. Gabriel Atal, il a tenu son premier grand meeting he samedi à Paris, porte de Versailles. C'est peut-être pas le meilleur jour qu' pu choisir. polémique làdessus sur est-ce que c'était vraiment le bon moment.
Bah oui, il y avait quand même la finale du PSG hein. Il a bien réagi. Il a dit "Non, mais vous pourrez voir aussi la finale du PSG en venant voir le meeting." Voilà.
Donc à ma gauche, Gabriel Atal, à ma droite, Édouard Philippe, président d'horizon, maire du Havre, 55 ans, ex-premier ministre aussi, il est déjà dans les starting block depuis longtemps. Alors, les deux hommes Jacques se disputent le même espace politique. L'héritage, bon moi je leur souhaite bon courage hein, l'héritage plus que critiqué du macronisme, l'électorat bah du centre droit du centre et puis il vise une sorte de recours raisonnable face au RN de Bardella qui est toujours largement en tête des sondages.
Édouard Philippe avait demandé quand même, on a oublié alors que il se met un peu dans les pas de Macron, il avait demandé la démission par dignité d'Emmanuel Macron, vous en souvenez après la dissolution ratée de l'Assemblée nationale. Puis Gabriel Atal qui voit tout quand même à Emmanuel Macron, ben il a pris aussi ses distances avec son mentor de l'Élysée en appelant bah tiens lors de ce meeting à réformer. Bah oui oui, il ça pour réformer, il faut réformer le pays hein.
Et il a même pris position sur l'immigration Gabriel Atal voyez. Alors, je disais [grognement] à ma gauche Atal, à ma droite Édouard Philippe. Bon, tout ça est un peu plus compliqué.
Bon, le duel entre Atal et Édouard Philippe est en tous les cas lancé à Fleur Moucheté et ça pique. Ah bah oui, ça pique parce que normalement il y a une sorte de pact de non agression hein bon qui tient pour l'instant entre les deux hommes. Ils ont convenu de ne pas trop s'attaquer frontalement jusqu'en allez jusqu'au début 2027 hein pour préserver le socle commun, le fameux bloc central he c'estàdire Renaissance Horizon modène UDI.
Il y a même un comité de liaison Jacques qui existe. Bah les piques indirectes et la concurrence par meeting interview interposé ont commencé et se durci. Bah le problème quand même sur ce fameux bloc central, moi je le redis parce que je le pense c'est quoi le bloc central ?
Bah le problème c'est que le bloc n'existe pas. Bah entre Édouard, Philippe et Atal puis il a rien de central parce que les deux durcissent à droite leur discours. Mais il y a une sorte de primaire sauvage qui s'est engagé entre les deux hommes.
Elle est à haut risque, vous l'avez dit tout à l'heure parce que c'est l'expression qui revient beaucoup. Attention à pas trop diviser le camp parce que ça va être dur de ressouder tout ça. Se penser d'ailleurs à Chirac Baladur en 95.
Ils étaient tellement déchiré qu'ensuite les baladuriens parlaient plus au chirakiens. Alors en terme de sondage, Édouard Philippe est nettement devant hein pour l'instant à tal. Euh Philippe il est considéré comme bon plus crédible, plus expérimenté, plus sérieux.
Il a 55 ans. Je vous le disais à tal mais il progresse hein depuis son officialisation. Jeune, dynamique, bon orateur et surtout très bon en campagne électorale mais il reste derrière.
Les deux évidemment sont très très loin, largement distancés en tout cas sur le premier tour par le RN de Bardella. Mais ils sont quand même assez proche hein. Euh ce duel peut faire le jeu du RN et de l'extrême gauche Mélanchonis.
C'est ça le danger Éric ? Bah oui, je pense que c'est un vrai danger pour le camp central. Si ce duel sans venime, il peut faire le jeu d'abord de la droite de Bruno Rota.
Bon, il est un peu largué dans les sondages l'ancien ministre de l'intérieur, mais surtout ça va faire le jeu de Eren et de la gauche. Mélenchon est très haut en début en ce début de campagne. Bon, Gluxman lui, il ne donne pas l'impression de vouloir aller au bout de sa candidature, hein.
Hollande, lui, est en embuscade à gauche plus que jamais. Donc, vous voyez, il y a un paquet d'incertitude. Il y a des incertitudes à la pelle.
Ce duel politique au centre va structurer en tout cas, ça c'est sûr, l'élection président juge de p sont les sondages. Voilà, c'est comme ça que ça marche. On attend les sondages, on attend de voir qui sera celui qui est en tête et celui qui est un peu relégué.
Et celui qui est relégué est censé se déter mais imaginez Jacques que finalement il soit à deux points d'écart. Mais comment ils font pour se départager ? Bon bah, écoutez, ça fera partie peut-être des questions.
Gabriel Attal