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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 6 avril 2026 4 min

Peine de mort, la plaie d’Israël (Philippe Val)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

40 très bon début de journée, bon début de semaine avec Europlenko et place à votre signature européen du lundi. Bonjour Philippe Val. Bonjour Dimitri.

Vous nous parlez ce matin du rétablissement de la peine de mort en Israël pour les terroristes palestiniens. Et je n'aurais jamais pensé qu'un jour je ferai cette chronique. La première fois que je suis allé en Israël au début des années 80, je suis tombé amoureux de ce pays.

Je ne suis pas juif mais je sens en moi un immense patriotisme européen. Et lorsque je suis arrivé en Israël, j'y ai respiré tout ce que j'aime de la civilisation européenne. J'ai pour Israël et son peuple un profond sentiment de fraternité et d'identité partagée.

Lorsque j'ai lu que la KNÈet avait voté par 63 voix contre 48 le rétablissement de la peine de mort pour les terroristes palestiniens, j'ai mesuré le danger dans lequel se trouve ce pays que j'aime. Et de quel danger s'agit-il ? de celui qui pèse sur tous les pays confrontés au terrorisme le danger de ressembler à nos ennemis et de répondre à l'horreur qu'il suscite par une horreur équivalente.

Or, ce qui Tamar Bengvir jamais parce qu'il est aveugle par sa aveuglé par sa mégalomanie religieuse, c'est que la pire des malédictions des victimes de la barbarie, c'est de ressembler à leur ennemi. Engvir dans son désir de rivaliser avec les barbares du camp d'en face se promène en arborant à sa boutonnière un nœud coulant et après le vote de la loi, il a sabré le champagne à la knissette. Alors, on pense à Robert Badinter qui s'est battu toute sa vie Philippe pour l'abrogation universelle de la peine de mort.

Et oui, évidemment. Et pendant le procès du bourreau de Lyon, Klaus Barbie, Robert Badinter avait découvert l'ordre de déportation de son père signé de la main de Barbie. Comme il évoquait devant moi cette histoire tragique, je me souviens comme si c'était hier qu'il avait conclu en disant Barbie n'a pas été condamné à mort.

Mon père aurait été fier de moi. Je n'ose imaginer ce qu'aurait ressenti Robert Badinter en apprenant ce vote de la Knéette. Alors, une partie de l'opinion israélienne, Philippe, se sent outragé par ce vote.

Évidemment, le leader de l'opposition, Yair Lapide, a jugé qu'il s'agissait d'une manipulation de la douleur et de la colère justifiée des citoyens. Il a ajouté le secret de la puissance d'Israël, c'est d'être un pays civilisé. Nous ne sommes pas comme le Hamas.

Nous sommes à l'opposé du Hamas. Or, le point commun entre le Hamas et ceux qui ont voté cette loi, c'est l'intégrisme religieux et l'influence des religieux juifs et musulmans sur le gouvernement des Israéliens et des Palestiniens. Il condamnent la région à une guerre aussi éternelle que la que la divinité qu'il prétendent servir.

Heureusement, il reste le recours de la cour suprême israélienne. Philippe Oui. Oui.

Et on voit mal cette cour suprême avalisé une inégalité de droits en raison de l'origine. Il y a quelques années, j'étais coloréat d'un prix avec Mossabassin Youssef, fils d'un fondateur du Hamas, qui a choisi de servir l'État d'Israël. Il disait, "Toute mon enfance, on m'a répété que le problème du Moyen-Orient c'était Israël.

Aujourd'hui, je suis convaincu qu'Israël n'est pas le problème mais la solution du Moyen-Orient." Fin de citation. des institutions démocratiques, une presse libre, la liberté d'expression, une justice indépendante, j'imagine sa déception en apprenant qu'une loi permettrait de condamner à mort des terroristes s'ils sont palestiniens.

Mais évidemment, les ennemis d'Israël se réjouissent. Et oui, et c'est la raison pour laquelle on ne cessera jamais de dénoncer ceux qui s'indignent de cette loi, mais qui oublient de s'indigner de la barbarie du Hamas et du terrorisme du Esbola. Mais ce sont hélas toutes les démocraties qui sont menacées quand l'une d'entre elles rétablit la peine de mort.

Victor Hugo disait que la peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Plus modestement, j'ajouterai qu'elle est inefficace. Condamné à mort des dingues qui rêvent de finir en martyre, s payé l'apéro à un ivrogne pour le guérir de son alcoolisme.

Signature europin Philippe Val. Merci beaucoup Philippe.

Peine de mort, la plaie d’Israël (Philippe Val) — Gérard Israel · Pourquijevote