Macron : impopulaire, en France et à l'étranger
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:06InvitéFait
« « Et s'ils cherchent un responsable, dites-leur, dites-leur chaque jour, vous l'avez devant vous. Le seul responsable de cette affaire, c'est moi. » »
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« « Tous les rapports scientifiques vous le disent. Vous ne faites rien, il y aura des gens qui iront en prison. » »
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« « À partir du moment où, hier soir, l'intersyndicale a annoncé une nouvelle journée de mobilisation mardi et que la visite du roi était prévue de lundi à mercredi, je pense que nous ne serions pas sérieux, et nous manquerions d'un certain bon sens, à proposer à Sa Majesté le roi et à la reine consort de venir faire une visite d'État au milieu des manifestations. » »
Temps de parole
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- Invité 44 %
- Locuteur non identifié4 %
- Invité 53 %
- Présentateur 23 %
- Invité 62 %
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Emmanuel Macron peut-il encore seulement sortir de l'Elysée sans donner des sueurs froides à son service de sécurité ? Partout où notre bien-aimé président de la République s'en va, il fait face à des comités d'accueil bien particuliers et même quand il sort du territoire français. Ce mercredi 12 avril, à Amsterdam, il en a fait la mère expérience.
Ah qu'est-ce que c'est beau, l'hymne des Gilets jaunes chantait avec ce charmant accent néerlandais.
La veille, toujours aux Pays-Bas, mais dans la capitale La Haye, Emmanuel Macron se préparait à prononcer un discours sur l'Europe, se voulant inspiré quand soudain… Notons qu'une pancarte rebaptisant le chef de l'État français président de la violence et de l'hypocrisie était bien en vue avant l'évacuation des contestataires de la salle. Bien évidemment, Macron a voulu répondre à ses détracteurs une fois qu'ils avaient été mis dehors.
« Débat social. En France, nous sommes une démocratie. Nous vivons la démocratie. Vous pouvez manifester, oui.
Vous pouvez aussi vous faire rouler dessus par une moto de la Bravem, passer un petit week-end détente en garde à vue préventive et vous faire éborgner ou mutiler. C'est ça, la démocratie. » Mais il n'y a pas qu'aux Pays-Bas que Macron se fait alpaguer. On se souvient qu'il s'était barré en Espagne avec une bonne partie du gouvernement lors de la première journée d'action et de mobilisation contre la réforme des retraites. Misère. Il avait été accueilli notamment par un jeune militant français vivant en Espagne qui a très vite enlevé sa chemise arborée, un t-shirt, lui rappelant ce qu'il voulait oublier. Bim ! Le service d'ordre lui est tombé dessus.
A l'époque, il avait raconté sa mésaventure à notre collègue Jemine Sandli.
« On a procédé à une fouille assez musclée, étant donné qu'on a pris absolument tout ce que j'avais sur moi, mes cartes, mes différentes cartes d'identité, mes cartes de crédit, mon téléphone également. » « On a récupéré mon téléphone ? » « Oui, on a récupéré mon téléphone et on a supprimé certaines données personnelles. Toutes les photos qui étaient relatives à cet acte politique ont été supprimées. Heureusement, il y a eu la presse et d'autres personnes également qui étaient présentes, qui ont pris des photos et donc tout n'est pas perdu, heureusement. »
Souvenons-nous, en 2019, en pleine affaire Benalla, Emmanuel Macron disait ceci.
« Et s'ils cherchent un responsable, dites-leur, dites-leur chaque jour, vous l'avez devant vous. Le seul responsable de cette affaire, c'est moi. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. »
Ces dernières semaines, dans l'Hexagone, les Français ont décidé de le prendre au mot. Tant-il d'aller à Savigne-les-Lacques, dans les Hautes-Alpes, pour préparer son plan sur l'eau, à quelques jours de la manifestation contre les mégavaccines à Sainte-Soline ? Eh bien, la promenade lacustre de celui qu'Olivier Besancenot appelle le pyroman de l'Elysée est interrompue par des manifestants. Depuis des décennies, le Salon de l'Agriculture est l'endroit de prédilection des présidents français qui vont y faire les baux sous les flashs des photographes et les caméras des chaînes d'info. Mais même ce moment de bonheur, les Gaulois réfractaires l'ont retiré, à notre Jupiter incompris.
« Demandez gentiment. Ces mauvais qui sont en jeu, on ne peut plus demander gentiment, monsieur. Entendez ça. Sinon, ça va être terrible qu'il se passe. Tous les rapports scientifiques vous le disent. Vous ne faites rien, il y aura des gens qui iront en prison. »
Mais revenons à l'international et à la perception d'Emmanuel Macron à l'étranger en ce moment de crise en France. On se souvient que le nouveau roi d'Angleterre, Charles III, avait été contraint d'annoncer l'annulation de sa première visite d'État qui devait avoir lieu en France. Et c'est depuis la Belgique qu'il avait dû le faire.
« À partir du moment où, hier soir, l'intersyndicale a annoncé une nouvelle journée de mobilisation mardi et que la visite du roi était prévue de lundi à mercredi, je pense que nous ne serions pas sérieux, et nous manquerions d'un certain bon sens, à proposer à Sa Majesté le roi et à la reine consort de venir faire une visite d'État au milieu des manifestations. »
Mais la honte, l'aveu d'impuissance. C'est d'autant plus fâcheux que, comme d'autres présidents de la Ve République, Emmanuel Macron aime bien briller à l'étranger dans des objectifs bassement domestiques. Surtout quand il est en difficulté à domicile. On se souvient comment il avait joué la carte président de l'Europe avant l'élection présidentielle de 2022, notamment pour empêcher tout vrai débat avec ses adversaires sur les sujets de fond avant le premier tour. Il s'était passionné pour la guerre en Ukraine et s'était imaginé en faiseur de paix entre Moscou et Kiev. Avec l'échec que l'on sait. Aujourd'hui, rebolote.
Macron, qui n'est pas parvenu à faire la paix avec son intersyndicale, s'en va en Chine le nez au vent. Promis, juré, il va convaincre le président chinois, Xi Jinping, allié de Vladimir Poutine, de faire un mouvement vers l'Occident dans le cadre de la guerre en Ukraine. Et comme on pouvait s'y attendre.
Les attentes étaient déjà faibles, même avant la visite. Finalement, sans grande surprise. Donc, Emmanuel Macron quitte la Chine sans avoir convaincu le président chinois Xi Jinping de quoi que ce soit de nouveau en ce qui concerne la guerre en Ukraine.
Voilà. Fin du film. Enfin, pas tout à fait. Le président français se fait attraper la veste par ses alliés occidentaux qui l'accusent de jouer le jeu de Pékin. Il ne manquait plus qu'une déclaration de l'ancien président américain Donald Trump qui n'en manque pas de formule fleurie.
En même temps, en Chine au moins,
le pouvoir tient son peuple. Et sous l'égide du parti unique, Emmanuel Macron peut s'offrir de jolis bains de foule. Mais en voilà un pays qui sait se tenir sage. Gaulois réfractaires, prenez-en la graine. Chers auditeurs du Média, vous aimez nous écouter ? Vous êtes la garantie de notre liberté et de notre indépendance et nous avons besoin de vous pour continuer. Devenez sociaux et abonnez-vous sur lemédiatv.fr slash soutien.
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