Faut-il que François Bayrou obtienne la confiance de l'Assemblée ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
François Berérou a pris rendez-vous avec l'Assemblée nationale. Le premier ministre, il y a provoqué un vote de confiance ce 8 septembre mettant dans la balance son poste et son gouvernement. Alors, la question qu'on vous pose aujourd'hui sur le site du Figaro est simple.
Souhaitez-vous que François Berou obtienne la confluence de l'Assemblée nationale ? Et pour parler de ce sujet, je suis avec Guillaume Tabar. Bonjour Guillaume.
Bonjour Vincent. Éditoriste politique au Figaro. On va explorer tous les scénarios possibles sur ce vote qui est très important.
Mais déjà un peu pour revenir en arrière, est-ce que c'est quand même une surprise cette annonce par François Beou d'hier ? Ah, totalement. Euh à plus d'un titre, d'abord parce que ce n'était pas le scénario qui semblait privilégier jusqu'à présent. se préparait à une discussion budgétaire avec effectivement le la menace censure sur le budget lui-même et ensuite parce que François Baou lui-même n'avait euh informé et encore moins associé à sa réflexion personne euh c'est qu'il n'avait non non seulement pas sondé ce dont il veut obtenir la confiance mais il nait même pas prévenu les membres de son propre gouvernement qui l'ont appris bah un quart d'heure avant la conférence de presse lorsqu'il les a réunis à venue de Séure H ce plan, il a été proposé par François Baou et accepté par Emmanuel Macron lors de leur dîner jeudi soir dernier au fort de Brécanon.
Mais le secret avait été bien gardé jusqu'à l'annonce d'hier après-midi. Alors qu'est-ce qu'il a gagné finalement François Berou en faisant ça ? De loin ça ressemble à une mission qui ne réussira pas mais qu'est-ce qui pourrait y gagner ?
Alors euh précisément le le contexte était très défavorable pour lui, c'estàd que les chances d'être censuré sur ce budget, les chances ou les risques d'être malmené par la contestation sociale avec ce fameux mouvement du 10 septembre, euh le risque d'être sous les sous les tirs incessants de Jean-Huc Mélenchon et des oppositions qui faisaient qui auraient fait la course à la radicalité, ils étaient de toute façon là. Euh donc pour essayer de d'échapper à cela, euh François Bero a simplement décidé de déplacer le terrain de l'affrontement. Vous savez, ça c'est une règle de de base qui vaut au sport, dans dans la guerre et finalement aussi dans la politique.
Lorsqu'on est euh attiré par ses adversaires sur leur propre terrain, on est en difficulté. à tout le moins, il faut essayer de mener la bataille sur le terrain que l'on choisit en choisissant le calendrier parce qu'en fait ça revient à ça. C'est que plutôt que d'attendre le budget au mois d'octobre, il dit bah on clarifie dès maintenant et avec cette fameuse date du 8 septembre c'est même avant même cette fameuse journée du 10 septembre voilà il dit maintenant c'est par rapport à mon initiative que vous devez vous positionner donc ça c'est un avantage tactique mais qui est très loin de lui garantir le succès et même on l'a vu, on n pas dû attendre très longtemps puisque à peine François Baou avait-il terminé sa conférence de presse que le RN d'une part le PS autre part c'est que les deux seuls groupes dont le François Baou pouvait espérer, je n'ose pas dire le soutien mais au minimum l'absention, on dit clairement qu'ils allaient voter contre la confiance à François Bairou.
Alors regardez, on a ce petit outil qui a été fait par le Figaro Data. Alors ici il y a tous les groupes. On explique que pour avoir la confiance François Beou doit recueillir la majorité des suffrages exprimés.
C'est important parce qu'il va y avoir de l'absention. Alors ce que je vous propose de faire c'est de regarder auprès de qui il pourra avoir cette confiance. LFI ils vont voter contre.
Les communistes, contre, ils vont voter contre. Les écologistes, ils ont annoncé qu'ils avent voté contre. Est-ce que les socialistes vont voter pour vont voter, pardon, vont s'abstenir ou vont voter contre ?
Pour l'instant, ils vont plutôt voter contre. Oui. Euh après, il nous reste les groupes Liot, modem, ensemble Horizon qui serait plutôt pour pas plutôt enfin les les trois groupes du ce qu'on appelle le socle commun, c'est savoir le modem, enfin les quatre groupes, le modem Renaissance, horizon et LR, LR l'a annoncé en fin de matinée vont voter la confiance au gouvernement ce qui de mémoire fait un bloc de 210 voix pour si on met l'ot modè non l'ot faut pas compter Liot parce que l'ot est un groupe divisé un groupe divisé même en grande partie de positionition donc il faut prendre que les quatre groupes donc on est composent le centre commun donc c'est c'est 210 euh le donc en clair il il ne faut pas que François Bairou ait plus de 211 voix contre lui.
Donc après, il faut des abstentions finalement pour que euh pour que le calcul soit soit bon, mais trouver de pour que les gens s'abstiennent. Par exemple, le RN et UDR qui est le groupe d'Éric Sioti, eux, ils ont décidé qu'ils allaient voter contre. Voilà.
Donc pour l'instant, enfin donc dans ceux dont on sait qu'ils vont voter contre, nous avons LFI, les communistes, les écologistes, UDR et le RN. Hm hm. Et là, je pense qu'on est d'ors et déjà à une à une majorité relative.
Exactement. Et moi si si je rajoute en abstention alors dans le scénario le plus le plus comment dire favorable à lui euh les liotes qui s'abstiennent et les noms d'inscrit qui s'abstiennent ce qui n'est pas le cas parce que ce sont des groupes très divers mais pour faciliter on fait on peut faire comme ça. On est sur 210 sur 574 et le sort de François Berou et c'est déjà en fait.
Ben non, tout dépend du nombre de voix contre. Voilà. Et je faut faut faire le compte les des des voix contre donc de de ces trois groupes de gauche plus du RN et plus de l'UDR.
Oui. Et voir ce que ça donne. Je sais pas qui alors alors je peux le faire dans l'autre sens en fait mais en fait je peux je peux mettre favorable mais pas défavorable.
C'est pour ça. Je peux que mettre les gens pour on va dire. Mais sinon on peut faire dans l'utre sens si vous voulez.
Euh, on va enlever tout le monde et on va ajouter LFI, les communistes, les écologistes, les socialistes. Alors non, pas ne mettez pas encore socialistes. On met pasaliste.
Et on met le RN et on met l'UDR. 2 euh Oui, ça Oui, oui. Et là, on est à 264.
On est à 264 et on a 210 pour donc ça ne passe pas. Donc ça ne passe pas. Est-ce que les choses peuvent encore changer Guillaume ?
Bah, il y a très peu de chance. On voit bien que François Baou dans les heures où nous sommes essae de faire bouger ses positions. Là, il vient d'annoncer que il n'était pas hostile à la taxation des plus aisés, hein.
Voilà. vieilles revendication de la gauche, il y a des déficits, c'est simple, faisons payer les riches. Jusqu'à présent, François Berou tenait bon sur ce son en disant que c'est pas que ça n'était pas une solution, que c'est pas comme ça qu'on allait réduire le déficit ou en tout cas pas comme ça qu'on allait permettre à l'économie de bon on voit qu'il est en train de faire une concession là-dessus mais quelque part c'est trop tard qu'à partir un moment où la gauche dans son ensemble fait le choix de renverser Bairou je pense qu'il peut faire toutes les concessions qu'il veut au moins enfin Jarqu au moins tant qu'à faire d'être battu au moins qu'il soit battu sur une posture un peu de fermeté et là je crains pour lui qu'il ait les deux inconvénients à la fois c'est que qu'il n'obtienne aucun ralliment ou aucune bien neutralité qui lui permet de s'en tirer en ouvrant quand même la voie des concessions qui qui ne font pas du bien ni à l'économie ni aux finances publiques.
Oui. Et ça rappelle un peu ce qui s'est passé avec Michel Barnier qui avait fait des concessions avec le Rassemblement national à la fin tout tout à la fin en décembre en espérant sauver sa tête et ça n'avait pas marché. Non parce qu'il avait pas fait toutes les concessions que que Ren avait avait demandé. il en avait il en avait demandé quelques-unes.
Euh effectivement euh la question maintenant c'est euh qu'est-ce qui qu'est-ce qui peut se passer ensuite euh parce que on arrive là-dedans, c'est que si il est très probable que François Berou ne soit plus le premier ministre après le 8 septembre, est-ce qu'on peut imaginer une nouvelle dissolution par exemple ? Prenons les choses dans l'ordre. Le 8 probablement de manière Oui.
Euh on l' fait mathématique renversé bien. Ensuite l'Assemblée nationale elle est son équilibre ne sont ne sont pas changés. Donc il y a deux sol il y a il y a deux solutions finalement où euh à périmètre constant Emmanuel Macron cherche une nouvelle solution. que il avait tenté Michel Barnier, ça a fini par une censure.
Ensuite, il a tenté avec la même assemblée François Bairou, ça va finir aussi par un budget qui ne va pas être adopté. Et ben il va chercher une nouvelle personnalité avec toujours le même discours. Dire aux forces politiques, on vous place devant vos responsabilités, à vous d'éviter le chaos et cetera.
Mais ce discours, il le tient maintenant depuis plus d'un an et on voit mal pourquoi le même discours qui n'a pas marché avec Barnier, qui n'a pas marché avec Bairou marcherait comme par magie avec un Sébastien Lecnu, une Catherine Vautrin, Xavier Bertrand, un François Baouin, un Bernard Casneuve. C'est tous les mêmes noms gen euh c'est les mêmes noms qui reviennent comme pas oublié que si tous ces noms cités hein Casneu Bertrand euh Barouin ça n'avait pas abouti, c'est que à chaque fois Macron avait vérifié qu'il n'obtenait pas de majorité autour de ce Premier ministre. On voit mal comment une fois encore par magie avec en plus un climat politique qui s'est durci, une opinion aussi qui s'est dur euh ce scénario marcherait.
H donc voilà ça mais je pense que le plus probable c'est que Emmanuel Macron tente à nouveau un 3è premier ministre. Est-ce qu'il y a encore des gens qui veulent y aller à ce premier ? Alors je pense qu'un trava de premier ministre il va en trouver.
H bon mais ce travail de premier ministre a de fortes chances d'être à son tour renversé. Et là effectivement, est-ce que il va encore trouver des candidats ? Au bout d'un moment, même quelqu'un qui a de l'ambition peut dire "Attendez, je je vais pas me mettre dans ce dans ce dans ce trackard là." Euh et donc on arrive aux deux autres hypothèses, hein.
C'est pas ce sont pas des options que je je ni que j'encourage ni que je favorise. C'est son je dis factuellement ce qui est possible. Il y a la dissolution.
Oui. Bon ben voilà, on peut on peut retourner devant devant devant les urnes. C'est une arme institutionnelle qui reste à la disposition du président.
Dans un entretien Paris Match, Emmanuel Macron avait semblé dire qu'il ne voulait plus dissoudre. Bon, chaud craint l'eau froide. Hm hm.
Euh mais après tout la veille des élections européennes, il disait qu'on ne devait pas tirer de leçon nationale d'un scrutin européen. Le soit du scrutin européen, il a tiré une leçon uniquement nationale. Bon, donc il pe à nouveau refaire la la même chose.
En cas de dissolution, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que cette fois-ci on a une majorité absolue ou est-ce qu'on est-ce qu'elle est pour le RN ? Est-ce qu'elle est pour la gauche ?
À Vuné, on voit mal que le bloc central grandisse par rapport à ce qu'il est aujourd'hui. Hm hm. Euh, on peut aussi penser que le le l'étendard du Front républicain qui avait fonctionné en juin dernier cette fois-ci sera passablement en Lambau.
Mais personne peut dire qu'on aura une assemblée gouvernable après une solution. Oui, on aura pas forcément de la clarification via cette dissolution. Voilà, c'est ça reste un parib.
Il reste une autre option et puis il reste la dernière solution qui est bah dire si on trouve pas de solution à l'Assemblée nationale, si on ne trouve pas de solution par les urnes, vers qui va-tonner ? Vers le président de la République qui après tout est à l'initiative de la dissolution, est à l'initiative de la nomination de Michel Barnier, de François Bairou et puis peut-être d'un troisème. Voilà.
Et donc le grand risque pour lui c'est que ayant fait le tour de toutes les solutions institutionnelles, bah l'opinion se retourne vers lui. Bah maintenant euh qu'est-ce qu'on fait ? Et d'ailleurs euh Jean-François Copé interrogé dans nos colonnes aujourd'hui euh LR Emmanuel Macron doit accepter d'anticiper sa démission.
Une démission qui selon Jean-Fançois Copé pourrait avoir lieu après les municipales par exemple. Voilà, c'est c'est ce que ce que c'est ce que Jean-Fançois Copé propose. C'est pas nouveau, hein.
Jean-Fançois Copé depuis le le lendemain de la dissolution dit que il y a pas d'autres solutions que par une présidentielle euh euh anticipée. Bon euh voilà et je ne suis pas sûr que aujourd'hui les Français distinguent clairement le président lui-même, Emmanuel Macron et son gouvernement conduit par François Bairou. Dans le respect des gens, censurer l'un, c'est censurer l'autre.
Faire chuter l'un, c'est vouloir atteindre l'autre aussi. Et c'est là où c'est périlleux et c'est là où bah euh le président serait bien inspiré de trouver la solution magique, la solution miracle si j'ose dire. Mais on a beau en faire le tour et on a beau interroger les conseillers du président, bah ils n'ont pas d'autres solution que celle qu'ils avaient déjà essayé il y a en janvier dernier effectivement la question souhaitez-vous que François obtienne la confiance de l'Assemblée nationale ?
Bien regardez nos interes au Figaro y répondent à 62 un peu plus de 62 %. Il y a quand même peut-être cette stratégie de François Berou de dire Mouo qui peut marcher mais ça veut dire quoi marcher qui peut marcher qui peut lui permettre de de recevoir la confiance je veux dire bah non en plus là on voit qu'il y a une majorité de gens qui souhaitent oui c'est que que François Berou obtienne la confiance de l'assemblé oui de de la part nous internautes bon c'est pas c'est pas un sondage remé de de de l'opinion bon euh et voilà et après dans ce souhait il y a il y a plusieurs raisons. Ça peut être une raison de soutien de l'action de François Baou et de son gouvernement disant voilà on veut qu'il continue ça.
Bon, il peut y avoir aussi le refus comme vous le disiez du chaos. Donc ce soit une sorte de de de réaction institutionnelle. Mais on voit bien que pour que François Bayerou puisse jouer l'opinion contre les partis, les partis qui voudraient faire chuter, il faudrait pu dire "J'ai le pays derrière moi." Or même sur un échantillon qui lui est a priori peut-être moins défavorable qu'un échantillon national, la la l'avance n'est quand même pas si colossale que ça.
Effectivement, effectivement. En tout cas, on suivra ça dans les prochains jours et vous voyez François Berou qui venait justement de de s'explier, vous l'avez suivi sur le site du Figaro au congrès de la CFDT, vous continuerez de suivre ce qui se passera bien sûr sur le site du Figaro toutes les dernières informations. Merci beaucoup Guillaume en tout cas d'avoir été avec nous.
Merci à vous d'avoir été très nombreux à nous suivre et je vous dis à bientôt pour de nouveau direct sur le Figaro.
François Bayrou