Solène Saint-Gilles : "Face à l’IA, nous défendons l’intelligence artistique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La Caisse despargne [musique] île-de-france fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judit Beller. Parce que chaque voix de femme qui s'élève change un peu le monde.
Parlons femmes sur Sud Radio. C'est maintenant. Solen Saint-Gill est responsable des programmes culturels au sein de France Télévision et à l'œuvre pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Mais c'est bien ça. Bienvenue Solen. Merci.
Alors, dans la lignée de votre engagement, vous êtes co-auteur avec Jean-Philippe Zapa du livre Intelligence artistique. Comment transformer l'entreprise par la culture ? C'est publié aux éditions Bloom, ça vient de sortir.
Et alors, ce qui est intéressant, c'est qu'avec vous Lia, c'est de l'intelligence artistique. Oui, c'était ça. Prendre le contrepied d'intelligence artificielle.
Allez, on va en parler [musique] à tout de suite. Sud Radio Parl en femme, Judit Beller. Parle femme vous pose des questions.
Solene. D'accord. Vous êtes prêtes ?
Prête. Être une femme pour vous, c'est une force ou un combat ? Ah, une force.
Ouais. Pourquoi ? Une force.
Bah je pense que effectivement moi j'ai toujours pensé qu'être une femme c'était une grande chance et que c'est une force. Alors évidemment ça implique des combats mais je pense que ça vente une force. Ouais je suis d'accord.
Trop ambitieuse, trop visible, trop directe. Ça vous parle ça ? Moi j'aime pas qu'on parle de trop en fait.
Je pense que on est par les femmes c'est souvent ce qu'on entend. Ouais c'est souvent ce qu'on entend. Après le trop peut s'attriber aux hommes peut être attribué aux hommes aussi.
Mais je trouve que moi tout ce qui sert l'affirmation de sa personnalité la singularité de chaque être vivant ça me va. Donc le trop en fait c'est jamais trop en fait. On n jamais trop ou pas assez en fait on est comme on est.
Bien [rires] sûr je suis bien d'accord et je trouve ça hyper important de s'affirmer comme on est. La sororité c'est un mythe ou une réalité ? Moi je la pratique Ouais.
Et je l'ai je l'ai ressenti. Je sais qu'il y a je j'ai entendu beaucoup de femmes dire que ça n'existait absolument pas. J'ai non seulement j'ai connu des femmes qui enfin je connais des femmes qui disent que ça n'existe pas, mais j'ai je j'ai vécu une scène assez forte d'une femme qui a eu la révélation vraiment sur le tard euh d'une sorérorité qui existait et en fait qui s'est dit "Mais en fait j'ai traversé ma vie seule en imaginant que ça n'existait pas et là je me rends compte alors ça existe peut-être pas avec tout le monde en fait c'est ça ?
Moi, je pense qu'en fait ça se cultive, c'est comme tout en fait. C'est-à-dire que c'est vraiment euh on parlera de l'intelligence artistique tout à l'heure qui doit se cultiver aussi. La sorité, ça se cultive.
C'est-à-dire que ça s'apprend euh ça se ça do être une volonté quoi. C'est ça que vous ça doit être une volonté puis ça doit s'exercer en fait. C'est-à-dire que petit à petit on encour en tout cas moi je la pratique à fond.
J'encourage les femmes, j'adore encourager les jeunes femmes et vous voyez des émissions comme la vôtre, je trouve que c'est hyper inspirant. Là on est dans la sorérité totale, c'estàdire voilà des modèles de femmes inspirants pour des femmes plus jeunes, pour d'autres femmes et cetera. pour toutes les femmes pour montrer qu' bien sûr aussi les hommes.
Euh j'ai reçu Sarah Baruc la semaine dernière qui a écrit un livre qui dit "Les hommes non plus n'aiment pas les cons là." Euh mais c'est vrai que que en fait il faut donner d'autres chemins possibles à toutes les femmes en fait hein. C'est pas que les jeunes femmes parce qu'il y a plein de femmes qui sont bloquées dans des sentiments d'imposture et cetera.
Non. Non mais y compris et vous avez raison c'est pas que chez les jeunes femmes mais c'est vrai que moi je je suis plutôt tourné vers la jeunesse parce que non je suis tourné vers la jeunesse parce qu'effectivement c'est le monde de demain qu'on construit. Bon après ouais on verra quel monde.
Oui. [rires] Selaine quelle femme vous a le plus inspiré dans votre vie ? Alors moi j'ai pas de d'inspiration un peu écrasante comme ça de femmes.
Mais en revanche il y a plein de femmes qui m'inspirent. Bah par exemple jeudit vous vous pouvez m'inspirer. Voyez encore une fois je reviens à l'idée de la singégularité.
Moi, toutes les femmes qui je suis admirative des des gens qui s'affirment tels qu'ils sont. h qui accueill leur part positive et un peu plus sombre et qui et qui avancent en fait sans en se libérant un peu des injonctions. Donc en fait moi, il y a plein de femmes dans mon entourage, dans les médias, dans les dans les milieux artistiques qui peuvent m'inspirer.
J'ai pas de figure tutella comme ça. C'est vraiment voilà, c'est ça fait march dans tout ce que vous voyez. Et je trouve ça d'ailleurs beaucoup plus stimulant parce qu'en fait parce que ça vous donne plein d'énergies différentes et plein de possibilités aussi.
Et je sens tout de suite hein quand il y a une personnalité euh qui euh voilà où je me dis tiens ça chez elle ça me plaît vachement. Et en coup vous avez envie de le de le prendre avec de cultiv chez moi euh une envie euh de développer ses bien sûr ses compétences. Quel conseil justement puisqu'on parle de jeune femme vous donneriez à une jeune femme aujourd'hui le premier conseil que vous donneriez.
Bah le le premier conseil c'est d'oser en fait d'oser d'y aller pardon de l'udace de l'udace. Exactement. Moi je trouve que d'ailleurs jeune, j'aurais bien aimé entendre davantage ça parce que je trouve que j'ai osé moi beaucoup plus sur le tas en fait la vie m'a obligé un peu à oser. [rires] Mais en fait je trouve qu'il faut il faut oser sans être sans être envahissante et cetera mais en tout cas euh je pense qu'on a nos vies entre nos mains et que et que tout est possible en fait quand même tout est possible mais il faut y aller en fait il faut se il faut se lancer en faut se donner les possibilités même quand c'est dur aussi.
Le secret de l'action c'est de s'y mettre. J'adore cette phrase. [rires] C'est très bon.
C'estàd que voilà un moment donné, il faut y aller quoi. Le secret de l'action c'est 6 m. C'est là je me la garde.
Et la place de la de la femme dans la culture, çaen est où ? Puisque c'est votre un peu votre votre dada. Vous êtes chez Francello, on l'a dit.
Oui. Ouais, c'est mon sujet. Euh il y a des femmes dans la culture, ce qui est important, c'est qu'il y a des femmes qui portent la voix, qui portent leur voix.
En fait, je trouve qu'aujourd'hui, il y a quand même beaucoup de femmes dans la culture qui sont mis en avant. Je le vois dans les grandes expositions par exemple sur les peintes plus grands vu de plus en plus des artistes des grandes artistes des expositions qui sont destinées des des expositions qui sont destinées qui montrent des femmes qui ont été un peu oubliées en fait je trouve qu'il y a quand même une façon de rendre visible toutes ces femmes qui ont été invisibilisées donc dans la culture en généralit ça c'est vraiment bien aujourd'hui on le voit dans la musique toutes ces jeunes femmes, excusez-moi, je parle encore de jeunes femmes mais chanteuses qui émergent et d'ailleurs, il y a beaucoup plus de femmes qui ont été impactantes cette année dans le milieu musical il y a quand même des femmes présent après il y a toujours un travail à faire j'ai pas tous les chiffres en tête mais je sais que j'avais été assommé par des chiffres un peu effrayé par exemple dans les directions de théâtre et sur les cas de dirigeant on sait que en général en France une carte dirigeante va prendre 24 % de moins de salaire qu'un cadre dirigeant donc on imagine que c'est à peu près les mêmes écarts dans la culture aussi sur des postes de direction sur des postes de d'engagement et cetera alors il y a un travail qui est fait quand même. Mais je prends l'exemple de France Vision.
C'est vrai que c'est ça a été très très accompagné, très encadré pour afin que les salaires soient équivalent au même niveau pour les femmes et les hommes. J'ai l'impression quand même que dans la société en général, il y a une prise de conscience et je trouve que on parle toujours de je crois que c'était Alexandra Lami à l'époque qui avait appris que Jour Jadin gagné beaucoup plus qu'elle je crois he et et qui s'en était ému. [rires] Ouais. qui son était ému [souffle coupé] et euh et en fait c'est aussi des voilà je trouve qu' s'exprimer dès qu'on alors est-ce que le problème ne vient pas des femmes souvent parce que moi j'entends beaucoup c'est des femmes qui n'osent pas euh aller demander l'augmentation ou s'imposer plus que et fait ça c'est un fait c'est vrai que culturellement en fait culturellement il faut pas négliger en fait effectivement tous ces siècles qu'on se porte sur les épaules où effectivement c'était pas dans la tradition que pas si longtemps que ça pas si longtemps que ça encore une fois donc effectivement la question de l'argent de demander C'était peut-être moins présent chez les femmes mais justement il faut qu'on voilà il faut y aller.
C'est toujours la question de ça revient à l'idée d'oser en fait. Alors, vous avez écrit ce livre avec Jean-Philippe Zapa qui vient de sortir, Soline Saint-Gile, intelligence artistique, comment transformer l'entreprise par la culture, c'est publié aux édition Bloom et ce que vous nous racontez que face à la montée de l'intelligence artificielle au risque d'appauvrissement en fait de nos capacités humaines, vous défendez le concept d'intelligence artistique, c'est-à-dire il y a l'intelligence artificielle IA et avec vous, il y a l'intelligence [rires] artistique et IA aussi. Et ce qui est très intéressant, c'est qu'elle est basée cette intelligence artificielle artistique sur [grognement] des qualités profondément humaines que l'intelligence artificielle ne peut pas avoir, c'est-à-dire la créativité, l'imagination, l'empathie.
Exactement. l'esprit critique. Alors, on cherche pas à opposer l'intelligence artificielle et l'intelligence artistique.
Ça va ensemble parce que l'intelligence artificielle, elle est là, on l'utilise tous, elle existe. Mais on a essayé de réfléchir avec Jean-Philippe, mon co-auteur, euh à ce qui nous en fait ce qui nous rend unique, c'est-à-dire dans un monde où l'intelligence artificielle va prendre de plus en plus de place, qu'est-ce qui fait que l'être humain est irremplaçable à ce stade ? Parce que l'intelligence artificielle peut encore faire beaucoup de de progrès et effectivement, ça se joue sur des Vous pensez que l'intelligence artificielle pourrait avoir de l'imagination, de la créativité ?
Je pense que tout est possible mais en tout cas aujourd'hui aujourd'hui. Non mais aujourd'hui il y a des qualités en tout cas il y a des qualités très fortes. Toutes les qualités émotionnelles.
Donc effectivement on parlait de l'empathie, de la capacité d'émerveillement de l'imagination de même des de l'esprit critique de la capacité de divergence à diverger avoir un esprit divergent. Le comment le la créativité on en parlait. Bref, toutes ces compétences, c'est quand même des compétences pour le moment qui sont très propres à l'être humain.
Et nous, ce qu'on explique, c'est important de développer c'est parce que ça se travaille, c'est comme le le souffle, c'est comme tout ça se travaille et notre enjeu, c'est de sensibiliser l'entreprise à l'idée d'intégrer l'intelligence artistique auprès de leur salariés. C'était ça le point de départ. Qu'est-ce que ça donne concrètement ?
Alors, est-ce qu'en fait le point de départ du livre, je je voulais quand même le rappeler, c'est qu'en fait le point de départ du livre, c'est qu'il y avait il y a un désengagement du financement de la culture. Ça c'est et c'est vrai ça, c'est vrai partout. C'est normal l' les caisses de l'État sont vides.
Donc à un moment donné voilà et puis après il y a des décisions politiques aussi qui sont prises. Donc il y a moins d'argent pour la culture. Donc on on a réfléchi avec Jean-Philippe où est-ce qu'on peut bah voilà où est-ce qu'on peut trouver cet argent ?
Où est-ce que l'argent ? Il est quand même dans les entreprises. Mais l'idée c'est pas que les artistes fassent la manche en fait.
Il faut que les entreprises créent des des des en fait Ouais. des en fait des symbioses en fait c'est surtout que chacun comprenne l'intérêt qu'il peut avoir. C'est-à-dire que l'entreprise elle est pas là effectivement pour faire l'omone.
Il faut qu'elle trouve un vrai intérêt à investir dans la culture. Et c'est pour ça que d'où l'importance des indicateurs. On est en train de travailler sur un ROI de la culture, c'est-à-dire vraiment qu'est-ce que ça rapporte quand une entreprise investe.
Qu'est-ce que ça lui apporte ? Et ça le MEDF nous nous accompagne beaucoup là-dessus parce qu'on a besoin d'indicateur pour parler le monde de l'entreprise. Mais l'idée c'est effectivement que l'entreprise se rapproche du milieu culturel justement parce que les artistes sont en mesure de développer ses compétences d'intelligence artistique.
C'est ça. Et aussi parce que finalement on se rend compte aussi qu'aujourd'hui on est comme dans une époque où les gens ont envie de contenu. Ils ont envie d'entendre des belles choses, de voir des belles choses, même si c'est lié à l'entreprise et j'ai envie de dire presque d'autant plus.
C'estàd que c'est aussi une manière de fidéliser ses employés et cetera et cetera. Donc vous ce que vous dites que c'est un c'est un levier stratégique carrément. Ah moi je pense que c'est carrément levier.
On pense que c'est même un avantage concurrentiel, un avantage compétitif. les entreprises qui comprendront que effectivement le le développement de l'intelligence artistique auprès de leurs salariés, ce qui permet effectivement d'avoir des équipes qui qui trouvent du sens dans leur travail, qui sont où il y a plus de cohésion, qui prennent plus de plaisir, qui sont davantage fidélisés, qui vont développer un esprit créatif, un esprit de projection, enfin tout ça nourrit en fait le les stratégies d'entreprise et qu'effectivement c'est un investissement à faire pour le futur quoi qui est important et que les premières qui se positionneront là-dessus auront un réel avantage compétitif. C'est la différence entre les gens qui lisent et les gens qui lisent pas en fait.
Exactement. [rires] La culture c'est plus un luxe, c'est plus un sainte mais c'est ça que vous dites en fait hein. Et ça l'a jamais vraiment été.
Si non. Alors c'est vrai qu'à un moment donné les entreprises qui avaient dans la culture c'était souvent parce que le patron aimait bien l'opéra et puis tout d'un coup on soutenait l'opéra. Et c'était il y a eu mais faisit de la défiscalisation, on peut le dire aussi défisqu et cetera mais surtout dans l'art en général c'était c'était pas là encore une fois c'est vraiment l'idée de sortir de de ces questions-là pour arriver à un modèle beaucoup plus d'ailleurs et d'ailleurs ce livre en fait donc il est coécrit avec Jean-Philippe Zappa préfacé par le MEDEF et franchement le MEDEF nous accompagne énormément là-dessus Patrick Martin Sal coin pour rencontrer des patrons pour sensibiliser pour travailler sur ce ROI mais par ailleurs on a 30 contributeurs dans ce livre et ça c'est important parce que c'est un collectif c'est pas juste Soline Saint-Ger et Jean-Philippe qui non c'est un vrai dans le cas de recherche on a des contributeurs et c'est le début de notre aventure c'estàd que là c'est comme si c'était voilà les 30 premiers contributeurs personnalité engagée donc on a des artistes et des chefs d'entreprise on essaie toujours de se faire répondre des artistes et et des donc on a Caroline Viongose Abou Bretman euh André Manouquan Raphael Mra Jean-Michel Ribon voilà des patrons.
Donc on a un politique David Lissard mais qui représente un peu les maires de France et des grands patrons juste seul he David Lisnard mais en fait parce qu'il a écrit sur la culture et que par ailleurs on voulait pas avoir trop de de de contribution politique mais lui il représente les maires de France mais ce que je veux dire c'est que c'est le début de d'une pensée plus collective avec à terme tank qui pourrait être créé et d'autres personnalités qui sont amené nous rejoindre moi j'ai envie de dire rejoignez-nous tous allez on va continuer dans un instant cet échange passionnant c'est parlons femm l'émission qui raconte les femmes d'aujourd'hui les femmes puissantes vous l'aurez compris vous êtes Soline Saint-Gill qui est responsable des programmes culture de chez France Télé. Restez avec nous. La Caisse départnance [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes.
Juditth Beller. [musique] Parlons femme, c'est la parole libre des femmes puissantes sur Sud Radio. Aujourd'hui, en compagnie de Soline Saint-Gill qui est responsable des programmes culture de France Télévision puis co-auteur avec Jean-Philippe Zapa du livre intelligence artistique, comment transformer l'entreprise par la culture et c'est publié aux éditions Bloome.
Alors pour continuer cet échange Soline, vous ce que vous nous montrez aussi dans ce livre, c'est que c'est intéressant parce que par exemple l'intégration de l'art dans une entreprise ça stimule effectivement la créativité des collaborateurs mais finalement ça différencie aussi l'entreprise sur le marché. Ouais, exactement. Mais pourquoi ?
B parce qu'en fait à partir du moment un positionnement, une entreprise on on la la démarche qu'on propose c'est une démarche quand même très cohérente. On n'investit pas dans n'importe quoi en fait. C'estàdire que toutes les démarches, toutes les entreprises qui décideront d'investir dans l'art euh nourrissent effectivement une stratégie plus globale.
Par exemple, je vais selon euh le positionnement de mon entreprise, selon ce que je souhaite développer, je vais investir dans des ateliers de lecture, dans du patrimoine, dans de de du spectacle vivant. En fait, c'est un guide très pratique. Euh c'estàd c'est très concret en fait vraiment.
On n' pas alors on se nourrit beaucoup d'études mais c'est extrêmement concret. On prend toutes les formes d'art. et on essaie d'expliquer comment on pourrait les adapter en entreprise et comment chaque entreprise en fonction de sa stratégie euh peut aller piocher dans ce dans ce catalogue.
Alors, donnez-nous un exemple concret Solen. Bah par exemple, un exemple concret euh moi, je crois beaucoup par exemple une entreprise qui a qui est très intégrée qui est très très qui est intégrée dans un territoire assez fort va plutôt aller intégrer va plutôt se tourner vers le patrimoine, les questions de patrimoine. OK, on est d'accord. euh une entreprise qui est très euh tournée vers euh la créativité et cetera, va plutôt développer le spectacle vivant, c'est-à-dire euh des ateliers euh de théâtre en entreprise et cetera.
C'est en fait on s'adapte en fait sur chaque entreprise, l'idée à terme, c'est de créer des formations pour que chaque entreprise vienne avec sa problématique et qu'on lui apporte vraiment presque une un mode d'emploi concret de une reco en fait, une reco. Bah là, vous pourriez investir là ou là. Alors, [grognement] il y a des secteurs, moi je relève les ateliers théâtre parce que bon euh ça les auditeurs le savent pas forcément, je fais des trainings médias pour les cas dirigeants et tout.
Il y a un truc que je constate c'est que très souvent ils ont un problème avec les locances parce qu'on leur a jamais appris et qu'on est quand même dans une société où on doit prendre la parole absolument tout le temps et partout. Et donc les ateliers théâtre typiquement c'est pour une entreprise, c'est très concret. C'est-à-dire que dès qu'on a tous les dirigeants qui sont passés dans un atelier théâtre et ben l'éloquence au moment de la prise de par média ou je ne sais quoi, ça change tout.
Ben c'est ce que raconte Anne Romanov d'ailleurs dans la préface et il y a plusieurs des artistes effectivement qui euh qui ont contribué au livre qui ont d'ailleurs commencé par ça en fait un atelier théâtre en entreprise. Mais en fait c'est c'est vrai que c'est la base. Nous, on va beaucoup plus loin dans certains exemples, mais la base effectivement c'est l'atelier théâtre.
C'est même c'est même plutôt que alors encore une fois, on peut tout à fait acheter des places au stade de foot ou ou de rugby, mais ne serait-ce que de d'investir dans des places pour le des spectacles de proposer à ses clients plutôt des places de spectacle plutôt que des places d'événements sportifs, ça raconte quelque chose aussi en fait. Ça raconte quelque chose dans l'entreprise. Donc il y a tous ces volets là en fait.
H Alors, vous vous défendez du coup euh c'est c'est une vision gagnant gagnant en fait Soline Saint-Gil, c'est-à-dire que bah pour les entreprises, on vient d'en parler, pour les artistes, c'est un peu évident. Bah pour les artistes, c'est des sources de financement supplémentaires, mais c'est aussi mais c'est aussi c'est pas que du financement pour les artistes parce qu'en fait les artistes, c'est aussi les confrontés. Ils se confrontent à des milieux qui sont pas forcément les leurs et auxquels ils sont pas vraiment habitués.
Et ça peut être aussi des sources de créativité. On a beaucoup de témoignages effectivement d'artistes qui venaient au départ bah pour arrondir des fois de mois et qui en fait finalement se sont structurés autrement aussi en fait non mais surtout qui ont été qui ont été très stimulés intellectuellement par des rencontres et qui ont été stimulés dans leur créativité. Donc en fait c'est vraiment effectivement un deal gagnant gagnant très largement.
Et alors justement sur la société en général, pourquoi est-ce que vous dites que ça crée du du ça renforce le lien social, cette intégration, ce lien créé entre les entreprises et la culture en général ? Bah non, mais c'est vrai que là, on partait du constat un peu terrible. On parlait tout à l'heure du dérèglement cognitif, mais on par on peut vraiment parler de la polarité de la société, c'est-à-dire que ça de plus en plus, ça se de plus en plus.
Enfin, donc ça nul se retrouver autour d'un bon spectacle. Bah, en fait, ouais. C'est-à-dire que vraiment tous ceux qui assistent enfin aller voir un spectacle, on ressent tout de suite ce ce lien, cette cohésion, ce moment passé tous ensemble, c'est unique en fait.
Donc rien que ça, l'expérience vécue, d'émotions communes, de rire à côté de son voisin, de pleurer à côté de son voisin, ne serait-ce que d'être les uns à côté des autres et de partager quelque chose ensemble. Euh et alors entre les hommes et les femmes, est-ce que vous pouvez vous pensez que ça peut changer quelque chose ? parce que on sait que ça évolue beaucoup, qu'il y a des choses qui vont mieux, des choses qui bougent moins lentement, moins vite qu'on voudrait.
Justement cette polarisation en fait le féminisme, il est souvent assez clivant presque contre les hommes et je moi ça c'est mon opinion de parlons femme, c'est qu'on ne peut pas avancer si on fait pas ensemble. Ouais. Est-ce que vous pensez que la culture peut arriver, ça c'est une question à part complètement qui me vient moi.
Est-ce que la culture elle peut aider justement à dépolariser ses relations homme-femme ? Bien sûr. Moi déjà je vous rejoins pas enfin je vous rejoins total.
C'est moi je suis complètement sur l'idée d'inclusion. C'est-à-dire que c'est un combat à mener tous ensemble en fait et à partir du moment où on exclut les hommes, c'est plus du tout intéressant. Donc effectivement dans les projets artistiques, moi j'aime pas les projets 100 % femmes ou 100.
Je trouve que justement ce qui est intéressant dans l'art c'est de créer des passerelles en fait. C'est de créer des passerelles entre c'est de rencontrer quelque part une en fait l'art c'est la rencontre d'une altérité en fait. c'est tout d'un coup euh s'identifier euh à un autre.
Donc par essence, le rapport homme-femme, il peut être sublimé. Bah oui, par l'art puisque c'est la rencontre de la territ. Qu'est-ce qui vous a convaincu ?
Alors, on sait que vous êtes responsable des problèmes culturels de France T donc forcément c'est c'est votre quotidien mais qu'est-ce qui vous a persuadé vous personnellement qu'il fallait créer un bouquin là-dessus et que c'était un sujet crucial Soline Saint-Gant C'est non, c'est vraiment partie euh d'un déjeuner avec Jean-Philippe. On était en train de débattre. Je dis je dis le point de départ c'était vraiment sur le financement de la culture.
Donc c'était plutôt euh une notion de de cri d'alarme. Je crois même que c'est arrivé quand même peu de temps après l'élection de Trump. Je crois que donc on était dans un contexte global.
Bon, en même temps, les choses ont plutôt tendance à s'empirer depuis. Mais voilà, c'était une réflexion comme ça. Et puis on s'est dit et moi je suis très pour action réaction.
C'estàd qu'on a commencé à penser le truc et quand on pense les choses, moi j'aime bien les rendre concrètes. En fait, j'aime bien que ça reste pas au stade de la pensée. Donc en fait, on y a pensé, on a commencé à y réfléchir, on s'est dit bah écrivons un livre.
Et puis petit à petit, on a commencé à beaucoup d'intelligence artificielle et cetera. Donc on a eu l'idée d'intelligence artistique. Depuis, j'ai découvert qu'on avait il y avait aussi l'intelligence amoureuse.
Donc en fait, il y a plein de IA. [rires] [souffle coupé] Donc voilà. Mais c'est c'est né comme ça en fait.
On entend beaucoup aussi. Alors question qui a rien à voir parler de la crise financière qui est chez France T en ce moment comment est-ce que ça touche vous votre job parce que votre vous êtes responsable des programme culturel donc forcément alors la crise financière elle touche tout le monde hein en fait elle touche pas que fran vision c'estàd qu'en fait ça touche l'ensemble des médias mais ça touche même l'ensemble de de la société donc il se trouve que Franvision ne fait pas exception effectivement on a des budgets beaucoup plus contraints nous on fait pour nous à la culture on a un tout petit peu protégé parce qu'en fait on a des engagements à à tenir donc on a des une enveloppe budgétaire qui est un peu plus préservé que d'autres puisqueen fait on est vraiment qui est figé quoi un peu quoi enfin qui est pas figé mais en tout cas qui est qui est quand même un peu sanctuarisé voilà pas figé parce que ça peut parce que c'est le service public c'est parce que c'est service public parce que vraiment la culture c'est un signal c'est un signe fort de démarcation par rapport au au privés et donc voilà c'est important pour nous de soutenir tout le tissu du culturel et de pouvoir aussi j'imagine continuer à faire des projets qui sont pas forcément des projets qui coûtent très cher ou ou à énorme visibilité en fait l'idée c'est de peut-être dans le même budget d'en faire plus ou alors enfin en tout cas de penser un peu différemment. C'est-à-dire que on trouve plein de systèmes aujourd'hui, on essaie de produire un peu différemment, de produire moins cher, de collaborer, de faire rentrer d'autres sources de financement.
En fait, on en revient toujours au même question, c'est quand même comment faire rentrer d'autres sources de financement et parfois de la contrainte n'est vraiment de réelles opportunités parce que finalement en allant chercher d'autres financements, on trouve aussi des nouveaux modèles de production et puis on produit de façon plus légère aussi maintenant. Ouais, puisqueen fait on produit non seulement pour le linéaire mais aussi beaucoup pour le numérique pour la plateforme puisque Fran c'est quand même une plateforme grosse plateforme grosse plateforme qui a intégré les gens l'oublie mais c'est on a intégré on a intégré tout voilà tout il y a France info il y a tout donc on est c'est vraiment une plateforme c'est la première plateforme de France en fait en terme de de programme français de contenu français donc on produit aussi pour les plateformes et ça dans ce cas-là on est sur des productions pas pas plus light he pas de moindre qualité mais en tout cas qui demande effectivement des productions un peu plus légères. Ouais, bien sûr.
Est-ce que vous vous êtes optimiste pour les générations qui viennent sur Moi, je suis optimiste. Alors, j'ai une fille de 8 ans. J'ai l'impression que ce qui me fait de la peine en fait, c'est que j'ai l'impression qu'il y a une petite génération sacrifiée.
C'est un peu la génération des ados qui alors sacrifié, on va pas utiliser de mots comme ça, mais qui va un peu plus se galérer. Ceux qui ont vécu le Covid. Moi, je pense que ceux qui ont été adolescents pendant le Covid, c'est c'est assez compliqué pour eux et je pense que vraiment il faut être hyper présent pour eux.
C'est là, il y a un devoir de solidarité envers cette génération. Je pense que l'État a intérêt à mettre le paquet sur eux, mais que nous médias, on a on a une responsabilité de hyper vigilance. Et moi je vois dans les parents d'amis euh dans mes amis pardon qui sont parents de de de ces franchage là, il y a vraiment dans dans la santé mentale où beaucoup de choses quand même terribles.
Après, j'ai l'impression que pour la génération d'après euh moi je ma filfle qui a 8 ans, je sens que ça peut potentiellement êre une génération des choses s'inversent un peu. Peut-être qu'il y aura même moins d'écran, peut-être qu'il y aura plus de d'engagement. Enfin, je je les sens assez comme ça.
Moi, je suis optimiste. Vous avez raison. On espère.
Merci pour vos jeux hein. On les souhaite comme vous. On essaie d'y contribuer en tout cas. et puis on actionne un maximum.
Euh bravo pour votre engagement Soline, je rappelle votre livre intelligence artistique, comment transformer l'entreprise par la culture, c'est aux éditions Bloom. Merci d'être venu partager avec nous. Je vous recommande à tous et toutes he d'ailleurs ce livre puisque c'est intéressant en fait l'IA c'est pas que de l'IA.
Voilà. Non mais c'est vrai, il faut le dire. Et puis merci encore Soline, je rappelle que c'est en co vous êtes co-auteur he de de ce livre avec Jean-Philippe Zapa.
Voilà, c'était Parlons femmes sur Sud Radio. Merci pour votre écoute fidèle. On a rendez-vous samedi prochain à 13h30 dès demain bah 19h, vous le savez hein pour cette excellent.
Merci à Julien en régie et puis n'oubliez pas votre voix compte vous les femmes. [musique] Sud Radio Parlons femmes, Judith Bellaire. Sud Radio, parlons [musique] femmes, Judith Bellaire avec la Caisse d'Épargn Île-France.
Fier de soutenir toutes les femmes.
Olivier Faure