7 octobre : un an après - C à vous : l’intégral - 07/10/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est la réalité de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les familles des otages français ont été reçues par Macron. Comment évaluez-vous l'engagement de la France ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la montée de la violence chez les jeunes à Marseille ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le RN évite de parler du procès des assistants parlementaires. Pourquoi ce choix ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Faut-il supprimer un jour férié ou les 35 heures pour équilibrer le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:10P.CohenChiffre
« Au Royaume-Uni, le nombre d'actes antisémites a triplé en un an. Plus de 5500 actes recensés. »
- 4:40P.CohenChiffre
« Le ministère de l'Intérieur en France a parlé de 887 faits antisémites recensés au 1er semestre, soit un bond de 192 % sur un an. »
- 5:20P.CohenChiffre
« 11 % des Français interrogés considèrent que les Français juifs sont responsables des politiques menées par Israël. »
- 5:40P.CohenChiffre
« 32 % des Français considèrent qu'Israël se comporte avec les Palestiniens comme les nazis se comportaient avec les juifs. »
- 8:40Me K.MezieneFait
« On a une jeunesse déconnectée de la réalité et qui vit dans un monde virtuel, qui ne réalise pas la gravité de ce qu'elle commet. »
- 14:00L.JacobelliFait
« Nous voulons que les Français soient protégés de la submersion migratoire. »
- 15:00G.AttalChiffre
« On a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5. Votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Le choc à Marseille après la mort d'un père de famille de 37 ans, chauffeur de VTC, tué par un tueur à gages de 14 ans.
Une victime collatérale des narcotrafiquants. - A.-E.Lemoine: On en parle avec l'avocate et porte-parole du collectif des familles de Marseille, K.Meziene.
Votre story? - M.Bouhafsi: D.Trump a été victime d'une tentative d'assassinat.
Il est revenu sur les lieux de cette tentative. - P.Cohen: On va parler du regain de l'antisémitisme en France depuis le 7 octobre. - A.-E.Lemoine: On en parle avec notre invité, le grand rabbin de France, H.Korsia.
Vous avez accompagné les familles de 2 otages français, toujours détenus par le Hamas à Gaza. Elles ont été reçues par E.Macron à l'Elysée.
A vos côtés, V.Lemire, historien et professeur à l'université Gustave-Eiffel ainsi que A.Arefi, grand reporter au "Point", de retour du Moyen-Orient hier. - L.Sénéchal: On savait que l'abbé Pierre avait une sexualité problématique. - P.Lescure: Et C.Reeve, le meilleur des Superman, mais aussi un héros de tous les jours qui a lutté avec sa femme et ses enfants après une chute de cheval qui l'a laissé tétraplégique.
Un documentaire sort en salle samedi. Il appelle beaucoup de réflexion et de gamberge. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nos invités: un des plus grands auteurs de BD français, R.Sattouf, qui sort une suite à "L'Arabe du futur".
Ca pourrait s'appeler un spin-off. Ca se concentre sur la vie de son frère Fadi, volé par son père et embarqué de force en Syrie. Et A.de Malherbe, qui anime depuis 4 ans la matinale de RMC, et puis Rim'K, le "tonton du bled".
Cette chanson a eu un succès très fédérateur en 1999. Il fait un concert fin décembre à l'Adidas Arena. Il sera aussi sur notre scène avec ce titre qu'on aime tant.
Voilà pour le programme. Le menu est assuré ce soir par J.Schilling, que l'on connaît bien, le Meilleur Ouvrier de France du restaurant Lalique aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir à tous.
On est ravis, comme à chaque fois. C'est une farandole de couleurs et de textures. - J.Schilling: On va faire un plat autour de la langoustine, froide et chaude.
On s'est inspirés de l'interprétation du millésime 2011 de Sauternes. On a goûté le vin et on a récupéré tout ce qu'on retrouve dans ce millésime. L'acidité, avec du radis et de la poutargue.
Il y aura aussi une mayonnaise au pollen. - A.-E.Lemoine: Israël a commémoré aujourd'hui l'attaque du Hamas sur son territoire.
Sur les lieux du festival de musique, ce matin, à 6h29, le temps et la musique se sont arrêtés brutalement comme il y a un an, jour pour jour. ... - Etre dans cet endroit pour mieux ressentir les derniers instants de mon fils, c'est important. - C'était la dernière place où elle était vivante.
Ici, on se sent près d'elle. ... - A.-E.Lemoine: Le 7-Octobre et ses conséquences, c'est l'objet de l'Edito de P.Cohen.
Un an après cette attaque, la plaie demeure béante pour les Israéliens et les juifs du monde entier. - P.Cohen: Avec, pour les Israéliens, l'angoisse existentielle de vivre cernés par des ennemis qui veulent plus que jamais les exterminer et, dans la diaspora, l'idée de la perpétration du destin tragique du peuple juif. 80 ans après la Shoah, les juifs n'en ont pas fini avec les persécutions.
La haine antijuifs connaît un regain sans précédent dans nos sociétés depuis des décennies. - A.-E.Lemoine: Les actes antisémites ont explosé depuis le 7-Octobre et la guerre à Gaza. - P.Cohen: Ils sont exponentiels.
Il ne s'agit pas d'un phénomène français. Au Royaume-Uni, le nombre d'actes antisémites a triplé en un an. Plus de 5500 actes recensés, des agressions verbales, des menaces, mais aussi 300 agressions physiques.
Même constat en Allemagne. Le commissaire du gouvernement chargé de ce fléau a parlé d'un tsunami d'antisémitisme. Le ministère de l'Intérieur en France a parlé de 887 faits antisémites recensés au 1er semestre, soit un bond de 192 % sur un an.
Très significatif aussi, les atteintes aux personnes à caractère antisémite représentent désormais 57 % des attaques racistes ou antireligieuses, alors que les juifs pèsent moins de 1 % de la population. Des chiffres qui traduisent l'ampleur du phénomène mais pas toujours leur violence. Il y a eu 2 incendies criminels de synagogues à Rouen et à La Grande-Motte, et en juin, le viol à caractère antisémite d'une jeune fille de 13 ans à Courbevoie. - A.-E.Lemoine: Au-delà des actes, quelle est la réalité de l'antisémitisme dans la société française? - P.Cohen: Il y a des réflexes rassurants et des évolutions inquiétantes.
C'est ce que montre l'enquête annuelle de la Fondapol. Apparaît rassurante l'idée, très majoritaire, chez les 3/4 des Français que l'antisémitisme est un problème qui concerne la société dans son ensemble et pas uniquement les juifs. Une opinion partagée d'ailleurs par 60 % des Français musulmans. 80 % des Français réclament plus de fermeté contre les auteurs d'actes antisémites.
Est inquiétante, en revanche, la fracture générationnelle. Les moins de 35 ans sont plus nombreux à exprimer de l'hostilité envers Israël et les juifs et de la sympathie pour le Hamas, et à tout mélanger. 11 % des Français interrogés considèrent que les Français juifs sont responsables des politiques menées par Israël.
Chez les moins de 35 ans, c'est 2 fois plus, 21 %. Autre chiffre terrible: 32 % des Français considèrent qu'Israël se comporte avec les Palestiniens comme les nazis se comportaient avec les juifs. Ce chiffre monte à 40 % chez les moins de 35 ans et à 67 % chez les Français musulmans. - A.-E.Lemoine: Une citation pour finir? - P.Cohen: Je l'ai trouvé dans un édito de "L'Orient-Le Jour". - A.-E.Lemoine: La colère, la vengeance et la haine ont pris le dessus sur tout le reste...
Que vous inspire ce constat, un an après les attaques du 7-Octobre? - V.Lemire: La première victime de la guerre, c'est la vérité.
C'est aussi la nuance et l'empathie. Ce que j'aime dans le texte que vous venez de lire, Patrick, c'est qu'effectivement, le juif est redevenu l'Israélien, le Palestinien est redevenu l'Arabe. Une assignation à résidence identitaire.
Ce soir, il y a une commémoration alternative à Tel-Aviv. Les Israéliens eux-mêmes ne font pas bloc derrière leur gouvernement. En 1982, c'est le Hezbollah qui a remplacé l'OLP dans le sud du Liban.
En 2007, c'est le Hamas qui a remplacé l'OLP à Gaza. Les Palestiniens non plus ne sont pas un seul bloc. Effectivement, cette question de l'assignation est très problématique en France, auprès des populations d'origines juive et musulmane.
Elle est problématique aussi en Israël et en Palestine. - A.-E.Lemoine: Sur le regain d'antisémitisme que l'on connaît en France, c'est une violence au quotidien qui oblige certains à se rendre invisibles?
On fuit la violence et on se cache? - H.Korsia: Oui.
C'est une réalité. Se cacher, c'est l'intériorisation des violences de l'antisémitisme, c'est trouver des moyens pour ne pas afficher les courses que vous faites dans une épicerie kasher. C'est enlever la kippa, cacher son étoile de David...
On doit faire attention et on n'est pas sereins. Je ne suis pas aussi marqué que vous...
L'idée que ça renvoie les juifs et les Arabes les uns contre les autres, avec ce qui se passe au Moyen-Orient, ce n'est pas vrai. Ce qui s'est passé le 7 octobre, il y a un an, c'est une atteinte à l'humanité. Ce n'est pas pensable de se dire qu'il n'y a que les juifs qui sont concernés.
Les dizaines de messages que j'ai reçus d'amis, de personnes que je connais non juives, pour me dire qu'ils partagent cette indignation, un an après...
Il y a quelque chose qui a été défait de la confiance que l'on a en un frère ou une soeur en humanité. Ca montre que la ligne de fracture n'est pas entre les uns et les autres, en fonction de la religion supposée ou réelle, mais de la vision qu'on a de l'humanité. - A.-E.Lemoine: Jamais on n'a vu des sociétés aussi fracturées que depuis le 7-Octobre?
Que ce soit en France, en Israël, au Liban, à Gaza? - A.Arefi: En effet.
On nous somme d'être dans un camp ou dans l'autre. Nous, journalistes, nous devons essayer d'apporter de la nuance. Il y a de la nuance dans ce conflit, au-delà des atrocités du 7-Octobre et de la riposte.
Il y a des massacres qui ont été commis en Israël, à ce festival de musique, mais également à Gaza par l'armée israélienne. C'est aussi une réalité de dire que le Hamas n'en a que faire. Ce n'est pas pour autant un blanc-seing à l'armée israélienne, que ce soit dans la bande de Gaza ou même au Liban, aujourd'hui.
Je perçois, malgré cette situation extrêmement dramatique et cette montée de l'antisémitisme incroyable, comme si on n'avait pas compris les erreurs du passé...
Mais tant qu'on n'arrivera pas à se mettre à la place de l'autre, à comprendre qu'en Israël, ça a provoqué un choc, ce fiasco sécuritaire...
Aujourd'hui, beaucoup d'Israéliens ne se sentent plus en sécurité. Ils ont l'impression d'être seuls. Il faut les comprendre.
Il faut aussi comprendre qu'il y a des bombes qui s'abattent toujours à Gaza et qui ne visent pas que les combattants du Hamas. Il en va de même au Liban. On a des dirigeants du Hezbollah qui ont été visés mais aussi des quartiers entiers qui ont été rasés.
Pour certains, les populations sont prévenues par l'armée israélienne, pour d'autres, non. Il y a des personnes qui fuient leurs foyers, qui se rendent à Beyrouth-Sud, qui sont à nouveau bombardées, qui s'enfuient en Syrie...
L'histoire se répète. En 78, il y a déjà eu une invasion israélienne au Liban. Et puis en 82, en 2006...
A chaque fois, la situation se répète. Certains pays profitent du vide occidental, car l'Occident n'est pas au rendez-vous aujourd'hui, en Israël, à Gaza et au Liban. Derrière, ça profite à des pays comme la République islamique d'Iran.
Même affaiblie sur le plan militaire, elle n'a jamais été aussi puissante politiquement dans la région auprès de ces populations qui se sentent abandonnées. - H.Korsia: Personne ne peut se réjouir des morts qu'il y a.
Mais on ne peut pas mettre en parallèle ce qui s'est passé le 7 octobre avec ce que dit le journaliste libanais...
Il y a une véritable déshumanisation des victimes, en particulier des femmes. On déplore les morts, mais ce n'est pas un massacre. Vous avez raison de dire qu'il faut penser aux réfugiés, mais qu'est-ce que le gouvernement israélien peut dire à ses propres réfugiés, qui étaient 160 000 dans le Nord, qui sont encore à peu près 80 000, et qui ne peuvent pas rentrer chez eux? - A.Arefi: En l'occurrence, ils vivent dans des hôtels.
Je suis allé voir, je les ai rencontrés. - H.Korsia: On est dans une situation où on considère que ce qui est valable d'un côté ne l'est pas de l'autre.
Il y a des déplacés. Aucun Etat souverain ne peut accepter que sa population ne soit pas dans un système qui garantisse sa sécurité. Il y a une différence entre les massacres du 7 octobre, qui sont spontanés et volontaires, et les bombardements, qui sont terribles, mais...
A Gaza, le Hamas pourrait les arrêter immédiatement en rendant les otages. Ca fait un an que des gens ont été enlevés. Ils sont retenus prisonniers, on ne sait pas dans quel état. - A.Arefi: B.Nétanyahou aurait pu faire libérer depuis longtemps les otages, arriver à un cessez-le-feu avec le Hezbollah.
Il ne l'a pas fait. - H.Korsia: Israël est une grande démocratie.
C'est la grande différence avec les régimes autour. Au Liban, il n'y a plus d'Etat. Le Hezbollah a occupé cette fonction qui n'existait plus, malheureusement.
Le Hamas n'est pas le mouvement le plus démocratique du quartier. On peut reprocher beaucoup de choses à Israël, mais c'est quand même le pays le plus démocratique, peut-être même trop démocratique. - A.Arefi: Notre échange est intéressant. - V.Lemire: Commémorer, ça veut dire se souvenir ensemble.
Comment faire pour rester ensemble en ce jour du 7 octobre? J'ai écrit il y a une quinzaine de jours dans "Le Monde", un chemin proposé à ceux qui nous regardent. D'abord, réapprendre à distinguer les intérêts vitaux des sociétés civiles des calculs tactiques de leurs dirigeants.
On savait très bien le faire dans les années 90, à l'époque du processus de paix. Nous tous ici, autour de la table, on avait 2 ennemis: le Hamas qui faisait des attentats-suicides et l'extrême droite israélienne qui a assassiné Y.Rabin.
C'était nos ennemis communs, les ennemis du "camp de la paix". Ce camp de la paix est mort avec le processus du même nom. Il faut reconstruire un processus de l'apaisement.
Le Hamas ne défend pas les intérêts de la société civile de Gaza. Le Hezbollah ne défend pas les intérêts de la société civile libanaise et B.Nétanyahou ne défend pas les intérêts de sa société civile ni de ses otages.
Il faut qu'on arrive à dire cela, en France et en Israël. - H.Korsia: Sauf que d'un côté, vous avez une société démocratique, avec des votes, et de l'autre côté, il n'y en a pas.
Au Liban, il n'y a pas de représentation symbolique de la force de l'Etat. - E.Tran Nguyen: 97 otages sont toujours à Gaza. 33 sont considérés morts.
Les familles de 2 otages français encore détenus par le Hamas ont été reçues aujourd'hui par E.Macron et M.Barnier.
L'ancien ambassadeur d'Israël en France s'est exprimé en leur nom. - C'est une journée très difficile pour les familles. Un an de captivité, c'est très difficile à avaler pour leurs proches. - Que retenir de l'entretien avec le président ce matin? - Un grand engagement personnel du président et de la France pour le bien-être et la libération de ces citoyens français. - E.Tran Nguyen: H.Korsia, vous avez également accompagné ces familles.
Le Premier ministre israélien a déclaré aujourd'hui qu'Israël avait l'obligation de ramener ces otages. Etes-vous optimiste? Pensez-vous qu'ils sont la priorité, alors que l'armée israélienne est à la fois sur le front de Gaza et du Liban? - H.Korsia: Les familles des victimes du 7-Octobre, elles aussi, nous disent et ont dit au président de la République ce matin que la priorité des priorités, ce sont les otages.
C'est une fêlure dans la notion d'humanité de cette société, comme de toutes nos sociétés. Evidemment, l'enjeu majeur, c'est de ramener les otages. Le président a eu des mots très forts en nous disant: "On essaye de s'occuper des otages français mais aussi de tous les otages." Ce sont des accords, des discussions entre différents pays, différents acteurs, qui ont plus ou moins des contacts avec les ravisseurs, qui sont eux-mêmes une forme de nébuleuse.
Mais oui, ramener les otages est une priorité absolue. - E.Tran Nguyen: C'est toujours la priorité de B.Nétanyahou? - H.Korsia: En tout cas, de la société israélienne, évidemment.
C'est un impératif. Il y a exactement 6 mois, j'étais en Israël à l'appel des familles des otages. Quand vous avez 80 000 personnes rassemblées à Jérusalem, c'est clair que c'est une volonté de l'ensemble de la société.
Après, quand vous dirigez un pays, quand vous avez des impératifs de sécurité, c'est toujours l'arbitrage entre ce que vous pouvez et ce que vous devez faire, comment le construire...
Mais j'ai le sentiment profond que c'est une volonté, au-delà de la société israélienne, de tout ce qu'incarne l'humanité qui est la nôtre, partout dans le monde. - P.Cohen: On va regarder un petit extrait des échanges de ce week-end entre Macron et Nétanyahou.
Ca a été assez vif et violent. C'est parti de la déclaration du président de la République demandant non pas l'arrêt des livraisons d'armes mais soulignant l'incohérence américaine à demander un cessez-le-feu et à continuer de livrer des armes. - E.Macron: Nous demandons des cessez-le-feu.
C'est le cas pour Gaza, ça a été le cas pour le Liban la semaine dernière. Nous tâchons de ne pas demander un cessez-le-feu tout en continuant à livrer les armes de la guerre. Je pense que c'est simplement de la cohérence. - P.Cohen: Ensuite, les 2 hommes se sont expliqués longuement au téléphone.
Chacun est resté sur sa position. Comment vous appelez ça? Une faute, un contretemps diplomatique, un raté d'expression? - V.Lemire: Pour le coup, dans l'expression, l'expression insultante vient de Nétanyahou.
Elle est d'ailleurs complètement hors des clous de la diplomatie. J'explique depuis le 7 octobre dernier que le but d'un attentat terroriste est d'aveugler son adversaire, de le rendre fou de rage. De ce point de vue, le Hamas a réussi.
La responsabilité d'un ami, d'un allié, c'est... - A.-E.Lemoine: De lui ouvrir les yeux? - V.Lemire: Pas quand il est fou de rage.
Il faut le ceinturer et le protéger contre ses pires travers. Je pense sincèrement que les vrais amis d'Israël, ses vrais alliés, je pense qu'E.Macron et J.Biden sont ses alliés, s'ils pensent à la sécurité d'Israël, ils doivent arrêter les livraisons d'armes.
Ce n'est pas moi qui le dis. Un ancien ambassadeur d'Israël en France dit qu'il faut arrêter tout ça dans l'intérêt des civils palestiniens, des civils libanais mais aussi dans l'intérêt d'Israël, qui est en train de perdre toute crédibilité internationale. - P.Cohen: Les autorités israéliennes répondent que désormais un pays menacé comme l'est Israël aujourd'hui, attaqué de toute part, c'est le rendre vulnérable et le livrer à ses ennemis. - V.Lemire: Ce serait le levier pour faire bouger les choses politiquement. - H.Korsia: D'autant que ce sont des arguties...
Que le président le dise 2 jours avant le 7 octobre, ce n'était pas l'idéal. Il l'avait déjà dit 15 jours avant aux Nations unies, dans les mêmes termes. Ce que je vois, ce sont les faits.
Quand l'Iran a bombardé Israël, à 2 reprises, avec 350 missiles et plus de 200 drones, notre armée de l'air française a combattu pour bloquer ces missiles. La réalité, c'est un engagement à défendre de manière irréversible, absolue, l'existence de l'Etat d'Israël. - A.Arefi: Pour revenir sur la sortie de monsieur Nétanyahou, on se croirait revenus à l'époque de la guerre en Irak.
G.W.Bush n'avait pas de mots assez durs contre J.Chirac.
E.Macron n'a jamais appelé à désarmer Israël. Il parlait d'une certaine manière d'un levier de pression américain sur Israël, qui essaye...
J.Biden essaie de trouver une solution diplomatique à Gaza et au Liban. A chaque fois, B.Nétanyahou, Premier ministre de l'Etat d'Israël, n'en fait qu'à sa tête et rajoute des conditions de dernière minute.
C'est arrivé à Gaza. Un accord était à portée de vue avec le Hamas par le biais des négociateurs égyptiens, qatariens et américains. Au dernier moment, une condition de dernière minute est arrivée: le contrôle israélien du corridor de Philadelphie.
Même le ministre israélien de la Défense a dit que ce n'était pas dans l'intérêt stratégique, et la négociation a capoté. Aujourd'hui, on arrive à une guerre régionale avec le Hezbollah et l'Iran. On parle beaucoup d'Israël, de sa sécurité, de son droit à se défendre.
Il faut quand même se rendre compte qu'on a un Premier ministre israélien dans une situation politique qui était terrible au lendemain du 7-Octobre, avec un fiasco sécuritaire sans précédent, issu lui-même d'une politique qui avait favorisé le Hamas au détriment de l'Autorité palestinienne, pour qu'il n'y ait pas un Etat palestinien. Aujourd'hui, sentant qu'il bénéficie de l'opinion publique favorable en Israël, il lance une guerre contre le Hezbollah, mais une guerre qui était totalement évitable. D'après les diplomates que j'ai vus récemment sur place dans la région, le Hezbollah faisait preuve de retenue, de même que l'Iran... - H.Korsia: Vous ne pouvez pas parler de retenue quand 60 000 personnes ne peuvent plus habiter dans le nord du pays. - A.Arefi: Vous regardez les choses d'un point de vue Nétanyahou.
Je le comprends tout à fait. Il faut voir aussi la sécurité d'Israël. Est-ce que le tonneau de bombes en train de tomber sur Gaza et sur le Liban va favoriser la paix entre Israël et ses voisins pour les décennies à venir?
J'en doute. Est-ce que la situation aujourd'hui en Cisjordanie... - H.Korsia: Si le Hamas rend les otages, c'est déjà la fin du front nord.
Quand il y a des buts de guerre clairs, ça peut se faire. - V.Lemire: Il y a quelques semaines, il y avait un cessez-le-feu sur la table.
Il libérait les otages israéliens, il protégeait les populations civiles de Gaza, il sécurisait à la frontière nord. Nétanyahou a fait un autre choix et énormément d'Israéliens contestent ce choix tous les samedis soir, dans la rue, à Tel-Aviv. Il faudrait avoir en France, a minima, la même qualité de débat politique qu'en Israël et en Palestine. - A.-E.Lemoine: Je rappelle que vous avez coécrit un livre avec T.Snégaroff, "Anatomie d'un conflit".
A.Arefi, on peut vous lire dans "Le Point". H.Korsia, je signale aussi votre ouvrage, "Ma vie avec Edmond Fleg", pour dire à quel point vous avez été influencé par cet écrivain et philosophe.
Merci beaucoup à tous les 3. Vous restez avec nous. C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi.
Cris. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un retour à Butler comme pour conjurer le sort.
D.Trump est revenu dans cette ville de Pennsylvanie où il avait été victime d'une tentative d'assassinat le 13 juillet. Il a orchestré son retour à l'image d'un blockbuster. ... - M.Bouhafsi: Devant plusieurs dizaines de milliers de partisans chauffés à blanc, D.Trump a pris la parole juste avant 18h.
L'ex-président américain a demandé une minute de silence pour les 4 victimes de cet attentat. Il n'a pas hésité à se comparer au Messie. Il se qualifie de survivant. ... - M.Bouhafsi: Et si D.Trump se démène autant en Pennsylvanie, c'est parce que c'est un swing state, l'un de ces 7 Etats-clés qui vont faire la différence dans l'élection.
Sans surprise, ce discours a galvanisé les militants de D.Trump. Certains sont inquiets pour la suite de la campagne et craignent pour sa santé.
D'autres se permettent des comparaisons plus que douteuses. - M.Bouhafsi: L'invité star de ce meeting, c'était E.Musk.
Il a réaffirmé son soutien à D.Trump. Cette photo d'un Musk déchaîné a été partagée par des centaines de milliers de personnes.
Le milliardaire a attaqué le camp démocrate et J.Biden. - M.Bouhafsi: Au même moment, les républicains ont qualifié K.Harris de "femme à chats" parce qu'elle n'a pas d'enfants biologiques.
Elle est critiquée sur le fait qu'elle ne soit qu'une belle-maman. Elle a réagi dans un podcast très écouté par les jeunes. Elle ne souhaite pas tomber dans le piège des polémiques et des attaques outrancières de Trump. ... - M.Bouhafsi: Dans moins d'un mois, cette élection aura des conséquences directes sur le conflit au Moyen-Orient et au Proche-Orient. - V.Lemire: Les semaines qu'on vit ont déjà des conséquences.
B.Nétanyahou est dans une brèche. Il cherche la réélection de D.Trump.
S'il y a embrasement régional, c'est l'électorat démocrate américain qui va être fracturé. C'est au sein de cet électorat qu'il y a des divisions sur le soutien à Israël. L'électorat républicain fera bloc autour de Trump et de B.Nétanyahou.
C'est aussi un argument rationnel qui fait que B.Nétanyahou a intérêt à un embrasement. Jusqu'au 5 novembre, il faut s'inquiéter. - P.Cohen: E.Musk se sert de toute sa puissance sur les réseaux sociaux, 200 millions d'abonnés sur Twitter, 800 millions en tout, pour recruter des électeurs par des manoeuvres directes.
Il faut aller voir ce qui se passe...
C'est terrifiant. - P.Lescure: Il est presque à deux doigts de les payer. - P.Cohen: Il les paye! 47 dollars pour... - A.-E.Lemoine: Pour un vote. - P.Lescure: Le prix Nobel de médecine a été décerné à 2 scientifiques américains pour leur découverte d'un principe fondamental régissant la régulation des gènes.
La saison des Nobel va se poursuivre jusqu'à vendredi. Devrait être annoncé le Nobel de la paix. Le sera-t-il cette année, compte tenu du contexte mondial?
Certains militent pour une année sans prix. - P.Lescure: En 1972, pendant la guerre du Vietnam, il n'y a pas eu de Nobel de la paix.
Il serait bien qu'en 2024, vu le contexte que vous avez analysé tous les 3, il n'y a pas de prix Nobel de la paix? - A.Arefi: Si il y a un prix Nobel, c'est bien qu'il soit décerné à quelqu'un.
L'année précédente, il a été décerné à N.Mohammadi, la militante iranienne pour les droits de l'homme. Elle est aujourd'hui la voix de la révolution en Iran, même si elle est en prison.
Celui qui a été décerné à B.Obama, qui avait mis beaucoup d'investissement au Proche-Orient pour arriver à la paix...
Il s'était heurté à l'époque à un gouvernement israélien dirigé par B.Nétanyahou, qui était intransigeant, notamment sur la condition de dernière minute: l'Etat juif. C'est une occasion importante qui met en avant le travail de défenseur de la paix. - V.Lemire: Moi, j'ai une idée: un juge international.
Quand 2 personnes veulent s'entretuer en France, on met un juge au milieu, de la justice pour préserver la paix civile. Quand 2 Etats veulent s'entretuer, il faut un droit international. C'est un peu old school, mais un juge international ou un représentant du droit international... - A.Arefi: Le procureur de la SCPI... - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est un terme imaginé par la justice marseillaise pour qualifier les règlements de comptes sur fond de trafic de drogue: les narchomicides ont déjà fait 17 victimes dans la cité phocéenne. C'est en baisse par rapport à 2023. Mercredi, un adolescent de 15 ans en mission d'intimidation dans un club rival est poignardé à 5 entreprises avant d'être brûlé vif.
Vendredi, un tueur présumé de 14 ans abat froidement le chauffeur de VTC de 36 ans et père de 4 enfants qui le transportait ce soir-là, lui et son complice. - Il s'agit d'une victime qui n'a pas de liens avec le trafic de stupéfiants et qui ne faisait qu'exercer son métier ce soir-là. Ils vont demander à être reconduits vers la cité Félix-Pyat.
Ils vont demander au chauffeur de les déposer, de les attendre. Ils avaient quelque chose à faire. N.Ramdane n'opère pas à leur demande. et lui tire une balle mortelle à l'arrière du crâne. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, K.Meziene, avocate et porte-parole du Collectif de familles de victimes à Marseille.
Votre frère a été victime d'un règlement de comptes en 2016. C'était une année noire. Il y a eu une accalmie en 2023.
Les narchomicides concernent des victimes ou des auteurs de plus en plus jeunes, bien souvent recrutés sur les réseaux sociaux. Ils deviennent des tueurs à gages du jour au lendemain. - Me K.Meziene: C'est exactement ça.
A Marseille, il y a une reconnaissance des assassinats...
L'année dernière, c'était un record: 49 assassinats sur une guerre de territoire. On a constaté qu'il y avait des auteurs toujours plus jeunes. Cette année, c'est encore pire. 14 ans, c'est assez incroyable.
On n'est pas surpris. Ca se profilait. On voyait bien qu'il y avait un recrutement auprès des narcobandits, de la jeunesse marseillaise et même ailleurs.
Ca vient de partout en France. Les réseaux sociaux véhiculent tout ça. C'est un vrai fléau.
C'est à travers les réseaux qu'on fait des offres d'emploi. - A.-E.Lemoine: 2000 euros pour une intimidation qui a finalement coûté la vie à l'un des 2 jeunes en mission. 50 000 euros pour l'assassinat commandité qui s'est transformé en meurtre de ce chauffeur de taxi, qui n'y était pour rien.
Des jeunes qui ne sont pas forcément de milieux défavorisés ou déscolarisés... - Me K.Meziene: Le profil de ces jeunes, c'est qu'ils sont souvent...
Certains ont eu leur bac, sont diplômés, suivent des études. On ne sait pas pourquoi, il y a cette offre. On a une jeunesse déconnectée de la réalité et qui vit dans un monde virtuel, qui ne réalise pas la gravité de ce qu'elle commet.
On leur fait miroiter de l'argent facile, qu'ils n'auront jamais, en plus. On ne leur versera jamais la prime qu'ils croient recevoir. Ils répondent facilement.
On a de plus en plus de jeunes qui répondent à ce type d'offres et personne pour alerter sur cette situation. On ne discute pas. Il n'y a pas de prévention autour de tout ça.
Les jeunes ne mesurent pas la gravité de ce qu'ils font et de ce à quoi ils répondent. Même quand il y a des offres d'emploi pour venir...
Pas mal de Parisiens viennent travailler à Marseille. Après, il faut les exfiltrer de manière très urgente. Le week-end, on a des jeunes qui viennent en catastrophe en disant qu'ils sont menacés, qu'on va les tuer s'ils ne partent pas.
On ne sait plus comment faire. - A.-E.Lemoine: Ce commanditaire a tout géré depuis sa prison de Luynes.
Il a utilisé les réseaux sociaux. - Me K.Meziene: Il n'y a plus rien qui les arrête.
Il y a eu une enquête du Sénat. On l'avait demandée l'an dernier et elle s'est tenue. Personne n'a pratiqué la langue de bois, que ce soit les magistrats ou les policiers.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a une gravité de la situation, qu'on va vers une mexicanisation et qu'ils emploient des méthodes draconiennes. Surtout, l'incarcération ne stoppe rien. Il semblerait qu'il y ait de la corruption.
De toute manière, même s'il n'y en a pas, ils ont la capacité de faire entrer tout ce qu'ils souhaitent dans des prisons. Ils utilisent des drones ou d'autres moyens. Tout parvient à entrer. - E.Tran Nguyen: Ce qui change, c'est que la violence ne se limite plus à ceux qui sont directement impliqués dans le trafic de drogue.
On a l'impression qu'il suffit de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment. - Ca fait peur pour les parents et pour les enfants. Ma fille a peur.
Elle ne dort pas le soir. - Je pense surtout aux élèves de l'école primaire, du collège, qui sont traumatisés. C'est un climat anxiogène. - E.Tran Nguyen: Ca implique un climat de terreur.
Ces victimes paient le prix de l'escalade de la violence liée au narcotrafic? Ca peut toucher tout le monde? - Me K.Meziene: On a toujours dit que personne n'était à l'abri.
A Marseille, il faut faire très attention à l'endroit où on circule. Au départ, c'était concentré dans les quartiers nord. Maintenant, ça va dans le centre-ville et dans les quartiers sud.
On a fait une marche. Le slogan était: "Personne n'est à l'abri d'une balle perdue." Socayna, une jeune étudiante, était en train d'étudier dans sa chambre et elle s'est pris une balle.
On a une mère de famille, un grand-père qui jouait aux cartes...
Plus rien ne stoppe cette escalade de violence. Tout le monde peut être concerné. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est le 5/5 de L.Sénéchal. En plein procès sur les assistants parlementaires, le RN a lancé sa campagne permanente à Nice. - L.Sénéchal: Ce procès gêne et agace.
On s'en est rendu compte à Nice. - M.Le Pen n'a pas fait allusion au procès.
C'est un choix? - Les gens qui étaient là n'étaient pas là pour ça. - Vous êtes acharnés! - Il n'y a pas de perte de temps supplémentaire avec une mascarade organisée par nos adversaires politiques, une mascarade totale et un mensonge européen.
C'est un peu triste pour la démocratie, mais je suis sûr que Marine et nos amis seront innocentés. - L.Sénéchal: Au RN, on ne veut pas parler du procès mais de la campagne permanente lancée avec ce fameux meeting de Nice.
Un slogan: "Jusqu'à la victoire!" En politique, les inspirations sont parfois surprenantes... ou pas.
Quand B.Retailleau pense que l'immigration n'est pas une chance... - Ca doit être M.Le Pen, cette phrase, non? - B.Retailleau. - C'est le nouveau ministre... - Marine ou...?
Voilà! - C'est B.Retailleau. - Il me semble que c'est notre camp, le RN. - C'est B.Retailleau. - C'est plutôt Zemmour? - C'est B.Retailleau. - Ah... - L.Sénéchal: Il serait trop extrême pour ces militants RN.
Même M.Le Pen et J.Bardella ont voulu prendre leurs distances avec B.Retailleau. - M.Le Pen: Je dois exprimer une divergence majeure avec notre ministre de l'Intérieur.
Ce n'est pas l'Etat de droit en tant que tel qui doit être contesté. C'est tout le contraire. - J.Bardella: L'Etat de droit, c'est aussi la possibilité de changer le droit dans l'Etat lorsque celui-ci dysfonctionne. - L.Sénéchal: Mais le RN peut trouver des points de rapprochement avec B.Retailleau.
L.Jacobelli est prêt à soutenir le ministre à l'Assemblée. - L.Jacobelli: Il aura fort à faire au sein de son camp, mais nous l'aiderons.
Nous voulons que les Français soient protégés de la submersion migratoire. - L.Sénéchal: En plein procès, le Parlement européen épingle aujourd'hui J.-M.Le Pen et lui demande de rembourser 300 000 euros.
Il a facturé des cravates, des parapluies, des bracelets connectés, des balances de cuisine et 129 bouteilles de vin. - A.-E.Lemoine: Est-ce un début de fronde?
Des poids lourds du camp Macron font entendre leur dissonance sur les arbitrages budgétaires. - L.Sénéchal: A.Pannier-Runacher a dit être vigilante sur les hausses de la fiscalité sur l'électricité à venir.
G.Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, propose de supprimer un jour férié ou de mettre fin définitivement aux 35 heures pour rétablir l'équilibre budgétaire. Hier soir, G.Attal mettait en garde contre les hausses d'impôts. - G.Attal: On peut proposer des réformes plutôt que de charger trop la barque des impôts, ce qui risquerait de créer du chômage.
On a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. Ne remettons pas des Français au chômage. - L.Sénéchal: G.Attal et G.Darmanin ont semblé se rapprocher depuis leur retour sur les bancs de l'Assemblée.
G.Attal est président du groupe macroniste. "J'ai besoin de lui", déclare M.Barnier.
Ca, c'était avant que G.Attal parle au JT de TF1. Le négociateur du Brexit doit éviter une dislocation de sa fragile majorité relative.
Le problème, c'est qu'il a des contraintes politiques et économiques. Faut-il mettre fin aux 35 heures? On a posé la question à un économiste. - Lorsque vous avez une croissance qui tourne au ralenti, ce n'est pas le moment d'augmenter la durée du travail.
Ce qu'on a appris depuis les crises, c'est qu'il faut réduire le temps de travail quand ça va mal. Ensuite, on doit inciter, via les heures supplémentaires, à travailler plus lorsqu'on est dans une forte reprise économique. En temps normal, on ne touche pas à la durée du travail. - L.Sénéchal: Il n'est pas d'accord avec G.Darmanin. - A.-E.Lemoine: E.Macron garde ses distances.
Il laisse le Premier ministre travailler pour l'instant. - L.Sénéchal: Le président a participé à une vidéo un peu humoristique ce week-end.
On pourrait croire qu'il commente la situation politique. En fait, il a fait une apparition surprise sur le compte d'un duo qui aide les Anglo-Saxons à apprendre le français. Ils ont fait une vidéo sur les homonymes. - L.Sénéchal: Ils ont demandé à E.Macron de se prêter au jeu. - L.Sénéchal: Vidéo vue plus de 3 millions de fois. - P.Cohen: Ca contribue à bien faire comprendre le français! - V.Lemire: Je ne suis pas complètement emballé. - A.-E.Lemoine: Imaginez si Z.Zidane avait joué dans le même club que son fils Enzo... - L.Sénéchal: C'est l'équivalent de ce qui s'est produit la nuit dernière au basket américain.
Il y a 17 ans, L.James a posté cette photo de son fils de 3 ans. Ils ont joué l'année dernière dans le même club des Los Angeles Lakers.
Le fils de L.James fêtait hier ses 20 ans. Il y a une grande différence de niveau.
Le papa a mis 19 points hier. Le fiston, en revanche, zéro point et 4 pertes de balle. Il a encore du chemin à faire. - A.-E.Lemoine: C'est affreux!
Il aurait mieux fait de ne pas jouer avec son père. Merci à tous. Dans un instant, A.de Malherbe, R.Sattouf et Rim'K!
Restez avec nous.
Emmanuel Macron