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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 décembre 2025 43 min

Municipales : notre enquête sur les priorités des Français

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du second débat de ce sens public. Dans 3 mois, presque jour pour jour, nous voterons pour le premier tour des élections municipales scrutin, doublement percuté d'abord par la crise politique qui dure depuis plus de 18 mois et la dissolution, et puis par la perspective de la présidentielle. Quelles alliances, quel moyen pour les futurs maires et surtout quelles attentes des Français quelle priorité ?

Avant d'en débattre, on vous dévoile les résultats de notre baromètre d'Oxa et notamment ces dossiers prioritaires des électeurs. Jérôme Rabier. À 3 mois du scrutin, les Français s'intéressent aux élections municipales dès 15 et 22 mars prochain.

Ils sont 76 % à l'affirmer dans le sondage AOXA Mascaré pour public Sénat et la presse régionale. Un facteur important après un scrutin de 2020 marqué par une faible participation en pleine crise Covid. Donc là, ce fort niveau d'intérêt pour les municipales, on est quasiment au niveau d'intérêt pour une présidentielle.

Ça montre que c'est des élections qui pourraient susciter une participation forte. Donc peut-être que il peut y avoir une nouvelle donne municipale si la participation est forte. En tout cas, c'est ça qui va être intéressant à suivre.

Concernant les thématiques prioritaires qu'ils attendent de leur futur maire, les sondés placent en tête la sécurité et la lutte contre la délinquence, suivi de l'offre de soins et les services de santé et le niveau des impôts locaux. Mais pour la première fois, l'enjeu sécuritaire prédomine nettement. Les Français ont le sentiment que la délinquence augmente, les incivilités pèsent lourd sur la tranquillité publique, le narcotrafic gangraine certains quartiers.

Donc la sécurité, c'est très important. Interroger sur un éventuel vote barrage pour empêcher la victoire de candidats insoumis au rassemblement national. Les son rejettent désormais bien davantage LFI avec 59 % des personnes interrogées qui pourraient voter pour une liste qu'il ne soutiennent pas pour empêcher une victoire de candidats LFI.

Un chiffre qui tombe à 44 % pour les candidats RN, les sympathisants de droite et du centre rejetant désormais davantage les insoumis que les candidats du Rassemblement national. Et on vous dévoile les résultats de notre enquête sur les priorités des Français. vos priorités, nos priorités pour ces élections municipales avec Céline Brac.

Bonsoir, bienvenue. Bonsoir. Vous êtes condatrice directrice générale de l'Institut de sondage Audoxa.

Jean- Garic, bonsoir et bienvenue. Historien président de la commission internationale d'histoire des des assemblées. Vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ceux qui la défendent.

C'est aux éditions. Audil, Jacob. Thiry Dupont, bonsoir.

Bienvenue de vous accueillir sur ce plateau. Vous êtes responsable de l'édition pouvoir de contexte et Michel Darmont évidemment est resté à mes côtés éditorialiste pour sens public. Alors, il y a d'abord l'intérêt général pour pour ces élections municipales.

C'est une braque. On est à trois français sur qu c'est ça. On peut dire que ça progresse semaine après semaine puis on se rapproche de de l'échéance.

Oui, voilà. On fait pas le sondage semaine après toutes les semaines he mais c'est vrai que par rapport à à ce sondage qu'on réalisait il y a 9 mois, on est à plus 12 points d'intérêt et 3 français sur 4, c'est énorme en réalité aussi loin si l'on peut dire de l'échéance. C'est-à-dire qu'on est proche des niveaux qu'on relevait euh à proximité vraiment immédiate de l'élection que ce soit lors de des dernières municipales en 2020 ou en 2014.

Donc oui, c'est un un niveau important alors qui peut encore un peu augmenter sur la partie des gens très intéressés puisque celle-ci elle est minoritaire. Pour l'instant, les gens regardent ça, regardent le contexte général, ils trouvent ça intéressant, ils s'intéressent à ce que disent les candidats autour d'eux et c'est un intérêt qui est qui transcende les classes, les catégories sociales, les catégories d'âge même si les plus âgés s'intéressent comme d'habitude toujours plus à cette élection et c'est transpartisant. C'est-à-dire que là, on est à des niveaux très élevés chez tous les sympathisants, des parties de gauche, des parties de droite.

Il y a aucun camp qui se met en% et un autre à 90 quoi. D'accord. Un un premier élément très intéressant.

Alors, dans ce baromètre, il y a les euh les les thèmes prioritaires des Français. Jean Garry de la sécurité et la lutte contre l'indéloinquence en en en haut de la en haut de la du classement, 50 % des Français en font leurs priorités. Bon, c'est pas une surprise dans le climat actuel.

C'est pas vraiment une surprise d'une part parce que pour les élections municipales, ça a souvent été le cas. Je crois que c'est pour le confirmer, c'est le thème de la sécurité arrive très très souvent en tête, ce qui est assez normal. C'est un thème du quotidien et puis il y a le contexte, la montée des des incivilités, des violences, le l'inflexion, il faut pas se le cacher, aussi de l'électorat vers des thématiques de droite régalienne.

Le sentiment que à l'échelle nationale, on n fait pas assez sur ces questions donc on se retourne vers les élus municipaux. Bref, tout ça nous donne forcément une un sentiment que ça va être l'enjeu, un des enjeux majeurs. En tout cas, est-ce que vous imaginez Thierry Dupont une une mobilisation ?

Alors, c'est vrai qu'il y a 6 ans, c'est difficilement comparable. On était en pleine crise Covid donc il y avait eu très peu de participation à élection. Oui, traditionnellement, les les municipales, c'est quand même une élection qui mobilise beaucoup les électeurs.

C'est généralement après la présidentielle, le scotin qui mobilise le plus. En 2014, il y avait 63 % de participation premier tour. Ouais.

Alors, on était tombé en 2020 bien sûr à autour de 40 % au second tour, mais il y avait le contexte très particulier. Il y avait la peur de l'épidémie. Oui.

Ouais. Moi, je pense qu'il y aura une grosse participation cette fois-ci, d'autant plus que dans le climat politique actuel ou grosso modo je pense que les Français, ils ont envie de politique, ils ont envie de scrutin, ils ont envie de s'exprimer et que ils vont ils vont saisir sans doute la chance des des municipales. Est-ce que vous avez été surprise euh c'est une BRC ou pas par euh voilà ce ce classement, on va dire peut-être tiens ce podium, on pour revoir le le la sécurité lutte contre la délinquence en 1, offre de soins, service de santé en 2, niveau des impôts locaux en 3.

Est-ce que ça vous a quelle leçon vous en retirez ? une sondeuse surprise est une mauvaise sondeuse he ça voudrait dire que [rires] que vraiment on ne suit pas les son au contraire vous devez anticiper les mouvements de population non parce qu'en réalité c'est vrai que j'en le disais sur la la sécurité c'est quelque chose qu'on observait déjà en 2020 alors que il y avait pas vraiment de problème de sécurité du covid enfin voilà donc dans dans les dans les communes euh c'est pas très étonnant et c'est pas très étonnant que ce soit à ce niveau-là parce que localement parce que là on pose bien la question sur les priorités du maire ou il y a vraiment des sujets qui se posent qu'on parle de plus en plus et on pourrait imaginer même que ce thème aurait pu encore plus augmenter le compte tenu de ce qu'on bah aujourd'hui c'était le sujet d'actualité avec le déplacement notamment enfin notamment un des sujets de d'Emmanuel Macron à Marseille, c'est la lutte contre la drogue. Mais il y a beaucoup beaucoup dans les enquêtes de de remonter sur les incivilités et donc ça rentre dans ce thème de sécurité.

C'est au-delà du pur problème d'insécurité. On a peur pour pour son son argent, on a peur pour sa sécurité. C'est l'idée que les gens se comportent mal.

Ça c'est quelque chose qui est qui est très haut. Ce qui est intéressant, c'est de voir à quel point tous les publics le citent, y compris les plus jeunes. C'est-à-dire que les moins de 25 ans, c'est vrai qu'il parlent plus par exemple d'environnement que les autres populations, mais leur premier thème c'est bien la sécurité.

C'est quand même la sécurité. Donc c'est c'est avec en plus Oui, pardon. Mais Thierry Dupont, c'est vrai, on a fait suffisamment d'émissions ici sur le narcotrafic. le fait qu'il les sè dans les villes moyennes, c'est enfin voilà, on est on est clairement dans ce dans ce moment de notre de notre vie sociale sociétale qui explique aussi même si c'est pas un thème nouveau dans les priorités des Français que ce soit clairement la priorité au-delà des fantasmes qu'on a pu dont on a pu parler dans les dans les années passées, je pense qu'aujourd'hui effectivement toutes les villes sont touchées.

On a vu qu'il y a eu des émeutes assez graves à Limoge et c'était presque inimaginable il y a il y a je 15 ou 20 ans. On a vu les drames qu'il y a eu dans la drôme dans des fêtes avec des gens qui viennent d'autres quartiers qui voilà, je pense que du coup aujourd'hui là là le le collège incendié euh à Dijon. Enfin voilà, c'est donc je pense qu'aujourd'hui il y a il y a un sentiment effectivement diffus de tout le monde que ça peut arriver n'importe où.

Alors je reviens sur la participation parce que quand même il faut rappeler que il faut 10 % des suffrages exprimés pour se qualifier au second tour. Jean Gary, qu'est-ce que ça nous promet en en nombre de de triangulaires, peut-être même de quadrangulaires ? Oui, oui, ça nous promet des des surprises pour des des maires sortants qui avaient été élus un peu sur le fil parce qu'ils vont se retrouver par exemple avec notamment le Rassemblement national qui est en poussée voilà en dynamique électorale et qui n'était pas présent n'était pas au-dessus des de du seuil requis pour pour aller au second tour en 2020 et qui là va l'être Et pour un certain nombre de d'élus, notamment des républicains, ça risque d'être un d'être un problème.

Et en symétrique, du côté de de maire socialiste, euh la présence de la France insoumise peut être aussi un problème. Ce qui fait que évidemment ça rebat quand même les cartes parce qu'on sait bien que traditionnellement il y a une surinfluence, une surreprésentation des partis traditionnels notables, traditionnels, socialistes ou ou républicain. Et là je pense qu'on peut s'attendre à un amenuisement de leur influence.

Alors je le disais dans dans les titres, ce ces scrutins municipaux, il y a un double impact, l'impact de la crise politique qu'on vit depuis 18 mois, depuis la dissolution. Et puis il y a aussi la perspective de la présidentielle et pourtant moi c'est vrai qu' j'entends on entend souvent Michaell dire que les élections municipales elles relève de considération locale. Faut pas en tirer de leçons nationale.

Bah vous êtes pas d'accord. Tartufie. Voilà, [rires] on on aime bien nous faire croire régulièrement que les élections municipales nous concernent comme vous l'avez dit, que les trottoirs, les écoles, la propriété des rues, et bien cette fiction, elle arrange tout le temps, elle arrange tout le monde.

Ça évite vraiment de de d'éviter, ça permet d'éviter les les débats de fond et euh au fond ça ça évite l'idée que une municipalité, c'est un laboratoire politique. Il y a des choix politiques qui s'incarnent, qui se choisissent. D'ailleurs, c'est une des raisons pour lesquelles aussi on ce que l'on voit à travers déjà les études qui point, c'est la difficulté à laquelle doivent s'attendre les élus écologistes parce qu'ils ont été extrêmement politique et que là-dessus, il y a maintenant des électeurs qui sont en train de commencer à se prononcer à ce sujet.

Oui. Sur des thématiques qui sont national, logement, sécurité, écologie, solidarité. Et donc à un an, parce qu'on est à un an de l'élection présidentielle, quand on votera euh ce lien, il sera encore plus fort.

Alors là, il faut faire un retour dans l'histoire pour s'en convaincre. 2001 élection municipale à 1 an d'élection présidentielle des thèmes qui montent insécurité chômage la gauche en recul malgré la victoire à Paris et à Lyon sur laquelle tout le monde se focalise mais en réalité le scrutin est gagné par la droite et sur des thématiques régaliennes de l'insécurité assez forte 2002 élection présidentielle la gauche est éliminée dès le premier tour de l'élection présidentielle donc à un an de l'élection présidentielle bien évidemment les municipales prennent une dimension particulière c'est indéniable elles vont servir de baromètres politiqu le révélateur des dynamiques locales. Elles vont mesurer la capacité d'un camp à mobiliser et faire semblant ben de l'ignorer.

Bah c'est tout simplement refuser de regarder la réalité en face. He l'histoire politique française le montre bien sans ambiguïé. Les municipales vont annoncer les recompositions à venir à partir de mars 2026.

Plus rien ne sera neutre. Merci beaucoup Michel. Est-ce que pour autant Céline Bret les Français vont voter pour leur maire en pensant à la présidentielle ?

C'est pas exactement la même chose he vous ou ça nous empêchera pas d'en tirer des leçons nationales mais est-ce est-ce qu'ils ont cette dimension là quand il a vraiment une dimension nationale je pense dans ces élections enfin clairement et surtout par rapport à la à l'élection précédente où on avait les trois/4 des qui ont été reconduits. Une élection qui avait été pour le coup très aussi localisée parce qu'il y avait plus vraiment de politique nationale en dehors en dehors de la la politique de sur des questions de santé publique. Donc et et là, il y a vraiment un enjeu pour chacun des partis politiques.

C'est-à-dire que si on les liste un par un, il y a pas un parti politique qui a pas un enjeu essentiel et les électeurs l'ont bien compris. Les électeurs sont beaucoup dans des politiques de dans des pas des politiques mais des pratiques de rejet des partis aujourd'hui plus que dans des dans l'envie de soutenir. Mais il y a vraiment une politisation de de des enjeux et ça on le sent vraiment.

Donc oui, ils auront bien en tête pas forcément la l'élection présidentielle, mais l'envie euh de pouvoir envoyer un message à leurs députés euh au président de la République euh dans ces urnes, même si euh voilà, je dis tout et son contraire. [rires] Non mais même si dans l'essentiel des petites communes voilà avant tout en fait c'est des gens qui vont plutôt partir majoritairement pour réélir leur mère. dans quasiment toutes les élections, on a à peu près 60 % euh de maires qui sont rééluses.

Mais les enjeux qui vont mobiliser euh les médias, ça va être les enjeux dans les grandes villes, dans les moyennes villes. Euh et là, il y aura vraiment de des des purs enjeux de politique euh de politique nationale. Je veux bien votre avis là-dessus, Thierry Dupont.

Alors, effectivement, dans les grandes et et grandes villes et villes moyennes, est-ce que la prime au sortant elle elle risque d'être battue en Brèche ? Ben, on voit bien que par exemple les écologistes sont très inquiets sur euh les les villes qu'ils ont conquis en en 2020. Hm hm.

Euh ce qui d'ailleurs les amène à à essayer de passer des accords dès le premier tour avec les socialistes. C'est un accord réciproque. On voit bien à Paris, on pourrait avoir un accord, un ralliment de David Béliard à à Emmanuel Grégoire.

Dans d'autres, c'est l'inverse. Les socialistes vont soutenir dès le premier tour des écologistes. Par exemple, à Lyon avec Grégory Douset.

Pourquoi ? Ben parce qu'on sent bien qu'il y a une poussée defi et que les fill a envie de faire passer le message que rien ne peut se faire sans elle. Et vous on le voit bien, il y a que ce soit à Marseille par exemple avec monsieur De Logu qui est déjà à 13 ou 14 %, je sais plus dans les premiers sondages.

Euh on le voit, on le voit dans d'autres villes et et les filles a envie de faire de ces élections un test de bien montrer. D'ailleurs, ils envoient pas mal de députés se présenter sur les sur les sur les municipales. Donc voilà.

Donc tout ça force à se à se à se recomposer et on a bien sûr déjà en tête la présidentielle. Oui, effectivement. Jean Garrig, est-ce que vous allez scruter, nous allons scruter ces résultats forcément à l'ône de la présidentielle ?

Parce que effectivement la proximité ce que ce que disait Michael à l'instant change la la façon d'analyser une élection enfin des élections municipal proximité de la présidentielle incontestablement ça a été démontré par Michael et avec cette donnée supplémentaire qu'on est quand même dans une fin de règne du président de la République et qu'on est dans une réorganisation totale du paysage politique. C'estàd qu'on ne sait même pas d'ailleurs qui qui vont être les les candidats, comment notamment l'espace central va se déterminer, comment le quel candidat sera celui ou celle du Rassemblement national. Bref, on a des inconnus un petit peu partout.

Ça ça donne justement une sorte de d'urgence euh de surpolitisation quand vous êtes dans cette dans cette situation de d'incertitude de reconstruction comme ça des familles politiques. Et donc je pense que on peut s'attendre à une une forme de surpolitisation. Et puis effectivement euh ce qui s'est passé euh il y a 6 ans aujourd'hui risque d'être déconstruit dans beaucoup de cas.

Euh notamment pour ce qu'on ce qu'on a dit tout à l'heure, c'est-à-dire c'est c'est triangulaires, c'est cadrangulaires. Il y a euh la dynamique notamment euh écologiste de 2020 n'est pas du tout sûr de de la retrouver. Enfin, il y a énormément comme ça de de paramètres différents et dans ce contexte de fragilisation de de fragmentation de du paysage politique, moi je pense que il y a il y a il y a un sentiment, c'est ça, deun sorte d'urgence politique de de participer à c à cette reconstruction du paysage.

Donc ce que je retiens déjà, c'est la perspective quand même d'une mobilisation assez forte des euh des des électeurs parce que il y a il y a de leur part d'attente et la le la conception, l'idée que vont pouvoir peser dès ce scrutin municipal sur l'avenir politique du pays. Ça je trouve c'est déjà une dimension très intéressante. Ensuite, il y a une grande question, c'est une brque qui est la question du Front Républicain.

Oui. Et on on le voit quand même s'effriter de là très clairement le front Ouais. le Front républicain a changé de cible.

Alors, c'est pas la première fois qu'on le voit dans dans nos enquêtes, mais là sur vraiment la question municipale, on voit très clairement qu'aujourd'hui quand on pose la question d'un vote de barrage, le seul parti contre lesquels les Français sont prêts à aller voter majoritairement, c'est la France insoumise. Il 59 % à le dire. 59 % à dire.

Oui, on est prêt à voter pour un candidat euh pour lequel on éétait pas du tout prêt à voter euh spontanément, mais pour faire barrage à la France insoumise. Alors que pour le Rassemblement national, on est on est Oui. Alors que pour le Rassemblement national, on est plus qu'à 44 %.

Donc pour tous les autres partis, on est en dessous de la barre des 50 %. Et pour le rassemblement national, même symboliquement, aujourd'hui, les Français sont plus prêts à faire barrage contre un parti qui serait de la majorité présidentielle ou contre les socialistes ou contre les écologistes plutôt que contre le Rassemblement national. Donc aujourd'hui, ce n'est plus la cible numéro 1 des électeurs.

Et le le glissement aussi majeur, c'est qu'aujourd'hui on a des des des sympathisants du centre euh des parties du centre qui sont euh aussi mobilisés contre Lfi électeurs LR. Ils sont 85 % à nous dire les sympathisants renaissance qu'il serait prêt à voter pour un candidat qu'il ne soutiendrait pas contre LFI. Alors évidemment ça a un côté un peu théorique pour le moment parce qu'on n'est pas dans une configuration de vote.

Il y a pas la personne contre qui enfin ou pour laquelle on va voter et cetera, mais il y a il y a vraiment clairement eu un changement un changement majeur et même depuis 1 an euh on on voit que le LFI a vraiment contre lui des des de plus en plus d'é lecteur y compris à gauche puisque on a même 44 % de 43 % de sympathisants socialistes qui nous disent qu'ils seraient prêts à faire barrage contre LI effectivement on a changé d'époque en très peu il y a là une bascule assez rapide et alors ce que vous dites des électeurs centriste ou LR évidemment ça a été intégré par les élus au-mêmes beaucoup d'élus qui tiennent ce discours. Par exemple le sénateur des Hauts scèes Roger Karcii qui était sur notre antenne il y a quelques mois au micro d'Orian Mansini. Vous votez pour le Rassemblement national s'il est face à la France ?

Ah oui oui. Non mais alors là-dessus, moi je veux pas d'état d'âme. J'ai déjà dit que pour moi le principal risque pour la République, pour l'unité de la nation et pour la démocratie c'est LFI.

Moi au premier tour je vote pour les Républicains. Ça vous embête pas tour au deuxème tour si mon candidat est là, je vote pour lui, ce qui est assez normal. S'il y a un candidat renaissance, je vote pour Renaissance.

Et s'il y a un candidat de gauche ayant rompu avec LFI, ayant rompu avec LFI, on verra. Jean Garing, est-ce que c'est la stratégie radicale de LFI qui affaibliss ce Front Républicain ou est-ce que c'est pas aussi la tentation les DLR de faire alliance avec le Rassemblement national ? les deux mon général [rires] non bien sûr qu' a qu' qui a ces deux éléments euh correspondant à aux et c'est ça le plus important aux aspirations des électeurs.

En tout cas l'Union des droites, on le voit, elle est demandée par toutes les familles de de la droite, y compris par les électeurs du Rassemblement national, peut-être un peu moins que par ceux des des LR, mais elle est demandée aussi. Et de l'autre côté, on voit bien qui qui malgré tout que c'est que c'est produit quand même une rupture alors majeure de de ce qu'on avait appelé la NUPES ou le nouveau Front populaire et que et que du côté des même de ce peuple de gauche qu'on disait toujours attaché à cette union, à ce à ce rassemblement avec la France insoumise, c'est un peu en train de c'est un peu en train de craquer. Ce qui vous montre à quel point d'ailleurs ça confirme ce qu'on disait tout à l'heure sur le fait que ces élections municipales préparent vraiment la la présidentielle.

C'est quand même un premier Sauf que la différence Michael c'est que au municipal il y aura beaucoup de villes où ce seront des candidats LR parfois des maires sortants LR qui seront en position de force pour éventuellement aller chercher la pointe du rassemblement national à la présidentielle. Ce sera peut-être l'inverse. Effectivement, ce sera peut-être l'inverse.

Et d'ailleurs, c'est la raison aussi pour laquelle pour LFI ce scrutin des municipales, il va être absolument crucial parce que c'est le rendez-vous, je dirais, de leur stratégie. On se souvient à l'époque du député Ruffin qui avait dit dès le début qui il mettait en cause le fait que la la théorie de la conflictualité, du chaos et de la fureur au fond empêchait de produire la politique publique et n'était pas vraiment ce qu'attendaient les Français. Il a pour ça, il s'est mis très vite en rupture, on l'a vu avec Jean-Luc Mélenchon et et son entourage premier.

Le le rendez-vous des municipales, c'est celui-là. Et déjà ce que l'on entend de la part des intentions à travers les études et bien montre bien que les Français considèrent que LFI ne produit pas de politique publique, n'est pas en capacité de pouvoir régler leurs problèmes parce que justement plus le cas du Rassemblement national, c'était peut-être le cas il y a quelques années, mais aujourd'hui on commence à avoir intégré l'idée que municipale des élus RN qui qui continuent à être ancrés et être élu. Et là, il y a ce cette rencontre cruciale avec la stratégie.

C'est drôle, je vous pose des questions sur l'Union des droites et le Rassemblement national. Vous vous me répondez à l'fi, c'est quand même assez intéressant. Mais bien sûr parce que parce qu'on a vu l'inversion du répétant, c'est que le Front National, le Rassemblement national pardon fait assez profil bas dans ces élections.

Il ne présentent pas des candidats partout. Ils ont des ambitions assez mesurées. Grosso modo, ils disent que s'ils gagnent tout long et qu'il conserve Perpignan, ils seront contents ou alors qu'on pourrait s'attendre à ce que il prépare un rat de maré justement en pardon.

C'est du leur classique. Ils font profil bas pour ensuite dire regarder la surprise. Oui, c'est mieux que d'afficher on veut gagner 10 grandes villes et mais en tout cas ils ont pas du tout un un un discours triomphaliste loin de là.

Non, mais il y a quand même la perspective des sénatoriales derrière. Enfin, il y a il y a aussi un un une stratégie du RN pour mailler le territoire de de plus en plus quand même. Le 3ème tour des sénatoriales, c'est déjà quasiment gagné pour eux.

Ils auront de toute façon de quoi faire un groupe au Sénat. Il y a il y a de fortes chances effectivement pour que et puis pardon mais au au deuxème tour des municipales d'être les faiseurs de roi aussi. Oui.

Parce que précisément ce qu'il ne pouvaient pas faire il y a 6 ans maintenant ils peuvent le faire. Ils sont assez puissants et un peu partout pour le faire. C'est ça compte aussi.

Je choisiront ils choisiront. On soutient on soutient pas on se désiste. On se désiste pas.

Effectivement. Oui. Oui.

Il y aura pas d'accord national. Ce sera au cas par cas, ville par ville. C'est c'est intéressant quand même les l'évolution de la société française.

Je me souviens de la des années 90, la fin des années 90, les élections régionales avec des des accords qui avait été passé, Charles Millon euh et cetera, qui avait été passé, ils avaient été exclus de leur parti quand même après avoir passé un accord avec le Front National à l'époque. Aujourd'hui, je je je me demande quel remou ça va provoquer. S'il y a des ce que je veux dire, c'est une s'il y a une alliance entre les deux tours ou entre RN et LR c'est la droite a d'abord dans son discours énormément banalisé les idées du Rassemblement national et petit à petit un mot après un autre à banaliser les alliances mais il y a une partie des pardon vous interromp il y a une partie des élus ou des leaders LR qui continuent de dire non on refuse alliance avec le RN plus oui beaucoup plus que les les sympathisants LR qui aujourd'hui sont devenus très majoritaires à ne pas comprendre pourquoi on irait voter contre un leader du Rassemblement national.

Pourquoi on irait pas faire une alliance avec un leader du Rassemblement national ? Alors certes aujourd'hui quand on regarde des sympathisants LR, c'est plus beaucoup de monde non plus hein, c'est 7 % alors que avant c'était c'était des c'est beaucoup de gens qui sont partis qui sont passés chez les centristes. Oui.

Michel, il y a effectivement une autre stratégie de du RN vis-à-vis de également de la droite ou des des des sans étiquettes ou des divers droites, c'est qu'ils vont être présents dans beaucoup de villes sous l'étiquette avec des des candidats divers droite tout en étant en soutien quasi invisible ou en sponsor caché. Et en fait d'ailleurs une charte beaucoup de petites villes du char qui justement permet de de cristalliser cette matrice politique. Et dans cette charte, il y a on vous pourrez être en étiquette d'hivers droite, on vous soutient mais à condition notamment on revient au sénatorial que vous votiez pour un candidat RN au sénatorial quand quand la la question se posera.

Je voudrais qu'on ouvre un un chapitre sur qui me semble très important sur euh les fake news, la désinformation qui cible aussi ces élections municipal et c'est Alexandre Poussard qui va euh nous en parler tout de suite. Rebonsoir Alexandre. Euh avec donc des municipales qui risquent d'être perturbés par la désinformation et oui des fake news relayées par des faux sites d'information qui d'ailleurs prennent des allures de médias régionaux reprenant leur logo, leur code couleur et s'inspirant de leur nom.

On peut par exemple citer Lyon Magin Info, Actu Direct, Sud-Ouest Direct. Attention, ce sont des faux sites à ne pas confondre avec lionmmac.com qui est un vrai site d'information sur l'actualité lyonnaise, actu.fr et bien sûr le journal Sud-Ouest.

D'ailleurs, prenons un exemple d'un faux article publié par le faux site Sud-Ouest Direct. Cet article reprend un vrai fait d'hiver mais avec la photo d'une victime d'un autre fait d'hiver en faisant croire qu'il est l'auteur du crime évoqué. On est donc dans la pure fake news et puis alors ces faux sites, ces fausses informations se multiplient.

Et oui, le rapport de l'association Reporter sans frontières publié en novembre dernier recense 85 faussites francophones actifs et 13900 articles fabriqués depuis février 2025. Une partie de ces fake news viennent de Russie et sont édités notamment par le réseau d'influence russe Copicop, spécialisé dans la spécialisé dans la conception de faux sites d'information. Selon RSF, ce réseau russe a produit depuis le mois d'octobre 5138 faux articles via l'intelligence artificielle générative.

Ouais. Il y a donc cette désinformation d'origine russe, mais il y a aussi des fake news qui sont diffusées par certains candidats au municipal. Oui.

De la désinformation pour discréditer l'adversaire. On va s'arrêter sur un exemple dans la campagne des municipales à Lyon. Il y a un mois, le maire les républicains du 2e arrondissement de Lyon, Pierre Oliver, soutien de Jean-Michel Holas, candidat à la mairie de Lyon, s'interroger sur la mystérieuse disparition de 800 vélos électriques de la ville de Lyon dont chacun aurait coûté 4000 €.

On l'écoute. Où sont passés les vélos électriques de la ville de Lyon ? Ville de Lyon aurait acheté près de 800 vélos électriques, chacun à plusieurs milliers d'euros. 800 vélos multipliés par un coût unitaire avoisinant les 4000 € ce serait une dépense d'environ 3,2 million d'euros pour la ville de Lyon.

Après plusieurs discussions avec des agents, il nous explique que ces 800 vélos ne seraient pas attribués dans les logiciels internes de la ville. Les mêmes agents nous disent d'ailleurs qu'à ce stade, personne ne sait où ces vélos seraient stockés. Et donc, on peut légitimement se demander où sont passés les vélos de la ville de Lyon.

Voilà donc cette information sur la disparition de 800 vélos électriques de la ville de Lyon a été immédiatement démenti par le directeur général des services de la municipalité lyonnaise Jérôme Mayard. Il assure que la ville possède 150 vélos électriques qui n'ont pas du tout disparu. Je le cite, tout vélo acheté par la ville fait l'objet d'une inscription puis d'un puis d'un suivi dans le logiciel de gestion des véhicules.

Le prix moyen d'un achat d'un vélo électrique n'est pas de 4000 € mais de 2400 € pour un montant total de 360000 € et pas 3 millions d'euros comme l'a assuré le maire d'arrondissement Pierre Oliver. D'ailleurs l'ironie de l'histoire c'est que ce même Pierre Oliver s'est plein récemment de comptes parodies sur les réseaux sociaux. qui reprennent son nom et diffusent de fausses de fausses informations.

C'est ce qu'on appelle l'arroseur arrosé. Ou merci beaucoup. Euh merci Alexandre.

Alors je vais vous poser une question peut-être un peu compliquée Thierry Dupont parce que je je suis pas sûr que quelqu'un a la réponse autour de cette table mais est-ce qu'on peut mesurer l'impact d'une de ces désinformations sur les électeurs de ces élections municipales ? C'est difficile, vraiment difficile de répondre à ça. Ce qu'on voit par contre, ce que je peux vous dire, c'est qu'on on sent déjà que c'est que cette campagne des municipales, elle va être dure.

Euh pour deux, je vous cite deux exemples. On voit par exemple à Nice, la campagne démarrer sur des sur des vraiment sur une tonalité très dure, très conflictuelle entre entre Christian Estros et Rixiotti. Et on voit également, je vous donne un autre exemple, les candidats et les filles euh s'emparer de de de points d'information et en faire un un truc de un objet de campagne très dur de conflictualité vis-à-vis des mers sortants.

Vous avez par exemple Courcouronne euh Farid Amrani qui a qui a comment dire mis en cause le maire sortant Stéphane Baudet pardon euh sur ses frais de mandat. Et donc il y a une stratégie là de LFI de prendre des objets politiques de campagne et de de les monter en épingle pour attaquer les mains sortants. Donc je pense que la tonalité générale de cette campagne va être assez dure.

Oui. On a vu Jean Garig alors une élection nationale cette fois-ci c'était la la Roumanie en l'occurrence qui a été totalement voilà biaisée par le rôle de la désinformation de certains réseaux sociaux. Est-ce que vous pensez que des élections municipales, c'est intéressant parce que c'est des c'est les c'est les journaux locaux hein qui sont qui sont piratés.

C'est pas un hasard évidemment ou qui sont imités. Est-ce que comment vous évaluez l'impact vous ? Bah franchement d'abord pour des élections municipales, ça me semble être une nouveauté.

Enfin j'ai l'impression que en 2020 dans les élections précédentes, on avait pas eu ça. On sait que la désinformation, la désintoxe d'un un candidat vis-à-vis d'un autre. ça vient euh voilà et puis que des fake news, des attaques personnelles ont toujours émaillé ces élections municipales.

Là, il y a un phénomène quand même de massification du du problème euh qui de toute façon qui là aussi qui est le prélude de ce qu'on va connaître puissance 10 pour l'élection présidentielle et maintenant pour toutes les élections à venir. Ça c'est une certitude. D'où la d'où la la difficulté pour les les pouvoirs publics de d'essayer de de gérer tout ça, d'essayer de contrôler tout ça, ce qui est à mon avis c'est un peu le tonneau des des Danaïdes parce que c'est extrêmement compliqué et donc je pense qu'effectivement ça va avoir de plus en plus d'influence, de plus en plus d'impact parce que précisément à l'échelle locale on est moins averti de ce genre de de de problème. on est moins averti, on on s'attend moins à ce que soit utilisé ce de de telles méthodes et très souvent les élections locales lorsque vous avez je sais pas un divers gauche contre un divers droite des identités politiques moins marquées ben elle bascule justement sur ce genre de problème sur ce genre de d'histoire voyez il a des pensées des vélos et cetera et je pense que ça ça peut avoir une une importance non négligé alors nos confrères de la presse quotinien régionale évidemment ils alertent leur leurs lecteur il faut dire c'est une drague que il y a un lien de confiance parce que on peut dire que le lien de confiance entre les Français et les élus, c'est distendu, mais entre les français et les médias aussi, les médias nationaux.

Mais avec les médias locaux, ça va plutôt mieux. C'est souvent le média dans lequel les Français ont le plus confiance. et la presse régionale, les Français ont une bonne opinion de la presse régionale.

Alors euh ça peut redonner aussi des lettres de noblesse à la presse traditionnelle de pouvoir justement bah être la source sûre d'information pendant les municipales alors que il y a toutes ces ces ces sources de tous ces fake news qui arrivent. Alors, il faut voir que les personnes âgées sont plus sensibles aux fake news que les jeunes qui de plus en plus commencent à vérifier et à à à réussir à à détecter très vite la fake news ou euh l'image générée par Lia qu'une personne âgée. Moi, je pense que la la si tant que ce sont des petites histoires comme ça, d'histoires de disparition de vélo qui sont immédiatement immédiatement infirmé par par la mairie, c'est pas si grave que ça.

Après la question c'est toujours est-ce que est-ce que celui ou celle qui a vu euh le fake news entend le démenti ? S'il entendent pas le démenti, il reste sur le fait et le risque c'est quand ça arrive très peu de temps avant l'élection et ça c'est vrai que c'est là c'est beaucoup beaucoup plus gênant. Oui.

Et puis l'A ça ça coûte de moins en moins cher. Euh faire dire n'importe quoi à un candidat, c'est facile. Euh une vidéo sous forme d' c'est facile à Oui.

Mais en écoutant ça ça me ça me donne aussi l'idée que ça peut aussi donner euh redonner des lettres de noblesse à la politique classique sous le préhaut. C'està dire que en fait retourner dans les meetings, écouter les candidats qui disent ce qu'ils ont à dire, sortir de la de l'hypermédiatisation et médiation liée voilà avec tous les réseaux sociaux. Peut-être dans une campagne municipale, on va voir un intérêt de renouveler pour la pratique politique, je dirais à l'ancienne qui permet justement d'avoir en direct la parole d'un candidat pour pouvoir se faire une idée.

Oui, je redonne quand même le chiffre à 85 faux sites francophones qui imitent la presse locale selon Reporteur sans frontière avec le rôle des officines russes Jean Garig. Il faut rappeler que la la France est le pays d'Europe qui est le plus visé plus visé par Russie Russie et c'est pas nouveau. Mais ce que ça s'applique aux élections municipales, ça c'est vraiment nouveau et vous savez quand on s'intéresse un petit peu à sa à sa vie municipale, ce qui est ce qui est mon cas, on s'aperçoit de l'importance aujourd'hui des réseaux sociaux.

Je veux dire que c'est majeur et des des règlements de compte en permanence entre [rires] les entre la majorité municipale, l'opposition. Mais c'est une c'est c'est intense. Je veux dire que c'est permanent.

De plus en plus les candidats passent justement par le truchement des réseaux sociaux où vous savez tout est possible. Toute parole est égale à l'autre. Il y a aucun nivellement de la parole.

D'où l'importance effectivement que la vraie politique puisse reprendre ses droits, que les médias locaux puissent redonner la la réalité des choses. Mais je pense que on est en en engagé dans dans une spirale qui est quand même très négative là. Oui, effectivement.

Je reviens au au aux listes des thématiques des priorités des euh des Français qu'on vous euh euh dévoile à l'occasion de ce débat. Donc euh on a vu en sécurité lutte contre la délinquence 50 %. Euh des Français qui répondent, qui disent c'est ma priorité.

Offre de soins services de santé 35 %, niveau des impôts locaux 35 %. Alors est-ce que un peu la même question, je me répète, c'est le perroquet. Est-ce que ça vous a surpris comment vous l'avez analysé ?

Non, c'est vrai que là pour le coup, ça arrive au même niveau que la santé. Alors euh, ce sont pas les mêmes populations qui le disent. C'est-à-dire que sur la santé, on va être beaucoup sur des personnes âgées, des sympathisants de gauche et du rassemblement national qui vont beaucoup parler de questions de santé.

Là où sur les impôts locaux, on va être beaucoup plus sur des sympathisantes droite et sur des cadres. Alors, c'est la première priorité citée par les cadres. Ça peut jouer d'ailleurs dans certaines villes où il y a une forte proportion de cadre.

Je pense par exemple à Bordeaux où il y a un gros enjeu sur justement le les impôts locaux. Euh ça voilà, ça peut créer des basculements. Euh oui, on voit vraiment que ce sujet de la fiscalité au niveau national a pris beaucoup d'importance et au niveau local en a pris également.

Donc même si ce sont des populations plus de droite et plus ce sont plus les gens qui gagnent de l'argent qui se préoccupent du niveau de la fiscalité que les autres français qui vont être sur des enjeux on va dire plus euh de sécurité et de système de santé euh de plus avoir de médecins à côté chez eux et c'est ça qui va les préoccuper avant avant toute chose. Là il y aura vraiment un sujet et ça c'est un sujet sur lesquels les maires en place sont beaucoup challengé. Oui, effectivement, Thierry Dupont, c'est une mandature là, les 6 années écoulées qui a qui a été quoi ?

Tendue, particulièrement tendue entre les élus Holco et euh et l'État. Et l'État, ouais. Et l'État.

Ouais. Il y a jamais eu de bonne relation entre Emmanuel Macron et les et les élus locaux. Ça c'est vrai.

Euh il a commencé avec la taxe d'habitation, on fait le lien avec la fiscalité. Euh il y a eu tout un tas de de de tentatives de de réconciliation, mais ça n'a jamais été très loin. Vous allez au congrès des maires de France chaque année et vous entendez des mots très durs à l'encontre de l'État et du gouvernement quel qu'il soit.

Euh donc oui, les le le dernier le dernier mandat a été dans la prolongation de du précédent. Hm. Euh les Oui, allez-y.

Pardon sur la sur la sur la fiscalité euh on voit bien qu'on baigne quand même depuis plusieurs mois dans une dans une atmosphère de déficit public, de de hausse de la fiscalité, de hausse des prélèvements obligatoires. Donc je pense que ça impacte beaucoup sur le moral des et notamment de ceux qui se retrouvent ou qui se perçoivent comme étant les plus comment dire chargés de de rétablir les comptes publics. Hm.

Le le ce creuser ce ce faossé creusé entre entre les maires et l'exécutif. Jean Gary, votre analyse. Oui.

Ah bah il s'est évidemment amplifié enfin c'est presque fascinant de voir à quel point Emmanuel Macron a a perdu le contact avec les avec les territoires. Alors que Oui mais ça c'était le début de son premier mandat effectivement les corps intermédiaires mais après il y a la crise des gilets jaunes, il y a le grand débat où il est où il est entouré de mer partout en France. Et c'est bien ça qui est fascinant, c'est qu'on a l'impression que malgré tous ces efforts, en tout cas malgré les signes qui ont été donnés, ça n'a pas la greffe n'a pas pris et que il y a toujours cette cette méfiance envers ce président.

Mais peut-être aussi parce que c'est un président dont on sait dont l'incarnation est éloignée des des territoires. On sait que c'est un technocrate qui est arrivé là sans avoir une expérience du terrain et quelque part il y a un préjugé sans doute défavorable aussi de de la part des élus. il n'est pas comme nous.

Il est pas il n'a pas suivi les mêmes cursus que nous. Il n'est pas comme nous. Il ne nous comprend pas.

Et donc en dépit des des efforts, vous savez c'est c'est de toute façon c'est toujours l'image initiale qui qui prévaut. Ça a prévalu pour Nicolas Sarkozi, pour Giscar et cetera. Et là je pense qu'il il aura beau dire et beau faire.

Maintenant, en plus c'est un peu trop tard mais de toute façon, il y aura toujours cette toujours été une préoccupation de son entourage de dire on narrive pas à l'encrer. Il y a beaucoup d'efforts qui ont été faits, le grand débat des grands articles dans les revues sur sa géographie intime. La grande difficulté pour l'entourage de Macron a été de toujours de le présenter comme étant ancré dans un territoire parce qu'effectivement c'est toujours cette image qui lui est renvoyée.

Il lui a manqué quelques campagnes électorales locales avant de se présenter à la préidé là-dedans par Ber qui a toujours considéré que les collectivités locales, grosso modo, elles étaient assis sur un tas d'or et qu'on pouvait très bien leur piquer des choses euh que on pouvait remplacer des des impôts par des des dotations ou des fractions de TVA parce que du coup c'est c'est bien Bercy qui contrôlait ce qui était donné aux collectivités locales. Donc tout ça ça a fait les les maires ne cessent de raller contre la perte d'autonomie financière et d'autonomie fiscale qu'ils ont subi depuis de Quinquena. Ah tiens, un mot des des mois à venir, c'est une BAC, vous allez faire quoi ?

Des sondages grande ville par grande ville ? Qu'est-ce que vous nous préparez ? Ben écoutez, encore faut-il qu'il y a des commanditaires derrière qui sont intéressés [rires] sondage app parce qu'un sondage municipal coûte, je livre un peu des coulisses, mais coûte plutôt plus cher qu'un qu'un sondage national parce que beaucoup de de ces sondages doivent être faits par téléphone et que des sondages par téléphone coûtent plus cher que des sondages internet et que voilà.

Donc effectivement, il y a des municipalités qui commandent déjà des sondages. Les médias moins, je pense que les médias feront quelques grandes villes. Pour le moment, la demande est plutôt une demande de creuser les en fait, contrairement aux précédentes élections, de plutôt que creuser les préoccupations des gens avant d'aller sur du purement électoral.

Donc, par exemple, là, on a réalisé une très grosse enquête où il y a beaucoup de questions ouvertes qui sont posées aux Français. sur euh leur leurs besoins euh leur leur leurs préoccupations, ce qu'ils demanderont au candidats des municipal et plus tard au de candidats de la présidentielle. C'est plutôt ce type d'enquêtes qui sont commandées.

Bon, en tout cas, je parle pour ma paroisse. Euh, il y a évidemment des intentions de vote qui vont être commandées et les intentions de vote qui seront publiées seront, je pense, sur les grosses villes symboliques. Euh là, c'est les demandes qui sont faites sont évidemment c'est c'est Paris, c'est Lyon, euh c'est Marseille euh principalement et puis dans les villes dans les villes moyennes, il y aura quelques demandes qui seront faites par la presse régionale.

On suivra ça avec passion évidemment. Merci à tous. Jean Gary, je rappelle le titre de votre livre, les avocats de la République, c'est aux édition Odil Jacob Thierry Dupont.

C'est sur le site contexte, c'est ça qu'on peut vous suivre et une très belle infographie avec les 42 plus grandes villes de France. Et ben voilà, à suivre et à et à détailler. Aller chercher votre ville si vous vivez dans l'une des 42 plus grandes villes de France.

Je vous dis à demain pour un nouveau sens public. 18h 22h nos deux principales diffusions. Vous pouvez nous retrouver sur la plateforme publicsena.fr, nous réécouter en podcast et puis noter que c'est le ministre délégué chargé du commerce extérieur qui sera l'invité de la matinale demain.

Nicolas Forcier, il sera forcément [musique] question de Mercosour et puis peut-être aussi d'Union européenne, de voiture électriques, d'échéances de 2035. Bref, il y a beaucoup de thématiques. Belle soirée. [musique] [musique]