🔴Revoir en intégralité les annonces d'Emmanuel Macron pour le plan «France 2030»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Emmanuel MacronFait
« nous sommes confrontés à des défis qui ne sont pas neufs on les voit poindre depuis maintenant quelques quelques décennies »
- 10:00Emmanuel MacronFait
« nous avons à côté de ça un choc géopolitique qui en est la conséquence »
- 15:00Emmanuel MacronFait
« nous avons assisté à une extraordinaire accélération de l'innovation »
- 25:00Emmanuel MacronPromesse
« nous devons ouvrir le jeu de manière totalement inédite et nous sommes prêts à y investir un milliard d'euros d'ici 2030 »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] merci beaucoup à tous les cinq monsieur le premier ministre mesdames messieurs les ministres monsieur le commissaire au plan mesdames messieurs les parlementaires mesdames et messieurs à vos grades d'égalité chers amis merci d'être d'être aujourd'hui à l'elysée pour ce moment un peu particulier d'abord parce qu'on va essayer de se projeter loin dans un moment où beaucoup nous qu'on couvre concours en quelque sorte à nous faire regarder à côté je pense que c'est une d'abord une bonne vertus personnel mental et c'est aussi très bon pour un pays comme le nôtre merci parce que à travers vos cinq prises de parole vous avez illustré des convictions qui sont vos convictions personnelles mais vous avez un peu aussi rendu compte de tout le travail qui a été fait par celles et ceux que vous en êtes des contributrices et contributeur dans cette salle qui ont préparé depuis des mois cette stratégie ce travail collectif et donc étudiantes et étudiants chercheuse chercheurs universitaires responsables d'organisations de branches professionnelles syndicales entrepreneuse entrepreneurs investisseurs parlementaire est évidemment les ministres qui ont piloté ce travail je les en remercie avec l'ensemble des grands organismes de recherche et notre politique économique et industrielle ce que je vais essayer ici ce dont je vais essayer de rendre compte est un peu le fruit de votre travail collectif de notre travail collectif comme nation nous sommes confrontés à des défis qui ne sont pas neufs on les voit poindre depuis maintenant quelques quelques décennies ils sont en train de se de se consolider de se raffermir et ils ont en quelque sorte présidé à ce que la france comme l'europe ou fait ces dernières années ce qui porte notre conviction collective et ce qui a été encore affirmé conforter pendant là pendant la crise et que le rapport d'ailleurs que j'avais commandé il ya quelques mois monsieur blanchard et tyrol avec un collectif d'économistes à pucon fut confirmée nous la planète est confrontée à quelques grands défis inédit dans leur concentration et leur convergence un premier grand défi vous l'avez tous rappelé je crois que maintenant il ya un consensus sur ce sujet c'est évidemment le défi climatique environnementale c'est à dire le problème à la fois des dérèglements climatiques et de la raréfaction de la biodiversité c'est un défi profond qui changent évidemment nos moyens de produire de produire d'abord de l'énergie de faire de l'industrie de nous déplacer de consommer de nous alimenter et donc qui nous conduit à complètement repenser nos modes d'organisation collective pour autant il faut continuer à faire tout ce que je viens de dire d'évidence et il faut d'autant plus le faire que la planète elle continue à grandir le deuxième grand défi il a été aussi éclairé par le plan dans un rapport récent c'est le défi démographique il est colossal c'était souvent et ça a été ces dernières décennies un peu un impensé de nos politiques publiques mais ce défi démographique il a plusieurs composantes c'est d'abord l'augmentation du nombre d'habitants sur la planète je paye ici reconvoquée des thèses malthusiennes qu'on connaît depuis longtemps dans fins est un fait quand on a de la ressource naturelle qui se raréfie d'attention sur différents sujets différents écosystèmes on a une planète dont la population croît mais elle croit si je puis dire très différemment et donc nos sociétés sont confrontées un vieillissement démographique et dans beaucoup de nos pays même si la france a longtemps mieux résisté que d'autres à une chute de sa natalité et al'inverse à une explosion démographique dans d'autres pays et donc à la pression des grandes migrations ces deux grandes défi d'ailleurs se renforcent l'un l'autre car les défis migratoires trouvent aussi leurs sources dans les déséquilibres climatique que certaines régions connaissent aujourd'hui tout cela se tient mais ce deuxième défi démographique est très important ce qu'ils déstabilisent là aussi nos modes d'organisation en société le temps que nous passons au travail par rapport au temps que nous passons à nous former puis à vivre plus âgés ensuite et essayer de vieillir dans les meilleures conditions possibles le mode de financement de nos modèles sociaux etc etc et crée beaucoup de tensions aussi entre différentes régions du monde par les migrations le troisième grand défi que nous sommes tous en train de vivre c'est le défi des inégalités parce qu'il faut pas le négliger il est bien pointé par et beaucoup d'économistes qui sont ici l'ont montré au fond depuis le xviiie siècle nos sociétés démocratiques reposant sur l'économie sociale de marché avaient une forme de consensus qui était concret de la valeur mais il y avait toujours un progrès constants nos enfants vivraient mieux que nous ça c'est à peu près constamment vérifier avec l'exception terrible et historique des guerres mais quelque chose est en train de s'enrayer dans notre système qui est un dérèglement l'organisation du notre économie mondiale l'explosion des déséquilibres en particulier au sein de nos économies par deux phénomènes l'hyper financiarisation d'une part mais peut-être encore plus ces dernières années l'accélération des technologies numériques est ce qu'on appelle la digitalisation maintenant qui est un formidable levier d'innovation mais est aussi un levier d'accélération des en quelque sorte de l'écartement de nos sociétés avec des modèles comme le nôtre qui sont très protecteurs et il faut s'en féliciter j'y reviendrai mais que nous avons plutôt conçus comme des modèles qui venait corriger les inégalités qui se forge est là où le système en quelque sorte est en train de les produire de plus en plus vite et écarte les destinées individuelles de plus en plus vite ce qui est un vrai défi tout ça est en train de créer une série de chocs des chocs démocratique dans nos sociétés liées en quelque sorte au doute que ces crises sont ces grands défis sont en train de créer dans nos sociétés quand la manière de produire de s'alimenter est faite de tensions permanentes on le voit bien dans nos sociétés quand on est angoissé sur la manière de vieilli quand les inégalités sont en train d'augmenter qu'on ne voit plus les perspectives on a un doute démocratique qui s'installe toutes les sociétés démocratiques sont en train de le vivre nous avons à côté de ça un choc géopolitique qui en est la conséquence parce que quand il ya de la rareté sur les ressources quand il ya de la concurrence exacerbée sur les modes d'innovation quand en quelque sorte ce sont des modèles qui jouent leur survie ou lors leur hégémonie sacré de la tension géopolitique et puis évidemment tous a aussi créé une forme de choc anthropologique parce que la transformation la révolution des usages liés en particulier au numérique créé un changement profond de notre manière de nous organiser en société d'imaginer de vivre les émotions de communiquer les informations c'est le monde dans lequel nous vivons je leur pose là en début parce que on peut pas penser la france 2 de 2030 l'europe de 2030 essayer de voir la dynamique qu'on peut prendre sur la décennie si on ne prend pas comme comme départ ces grandes tendances qui sont là mais qui sont en train de s'accélérer est ce que la crise que nous venons de vivre que dont nous l'espérons collectivement dont nous sortons la pandémie de covile 19 a en quelque sorte remis en cause ces grands défis ces grandes transformations non au contraire elle les a plutôt conforté mais je pense que nous nous devons collectivement d'essayer de tirer aussi quelques leçons de cette endémie qui sont importantes pour penser là aussi la france de 2030 la pandémie elle nous a fait toucher du droit d'abord notre vulnérabilité nous nous sommes rappelés et c'est très cohérent avec les défis que je viens d'évoquer que nous appartenions à l'ordre du vivant et donc quelque chose qui se passe quelque part à dix mille kilomètres de nous peut-être entre l'humain et l'animal peut bloquer totalement la planète et changer la face du monde et notre organisation collective et donc la première leçon que nous devons collectivement tirer de ce qui s'est passé c'est que nous en effet nous sommes éminemment vulnérables et on ne peut pas penser notre projection à 10 15 20 ans en quelque sorte comme si nous n'étions pas dans le vivant de manière purement technique comme si nous étions assimilables à des tableaux de chiffres à des équations à quelque chose qui réductible nous avons cette vulnérabilité profonde la deuxième chose c'est notre dépendance vis-à-vis de l'étranger on avait voulu l'oublier parce que nous vivions dans un miracle mais dont nous avions là aussi un peu oublié la fragilité c'était que le monde était ouvert et que tout circule et parfaitement et librement je suis heureux de vous retrouver tous avec des masques aujourd'hui je serai encore plus heureux le jour où vous n'en aurez plus ça voudra dire qu'on sera totalement des débarrasser l'épidémie je n'oublie pas qu'il ya 18 mois nous étions tous soumis au manque de masques personne ne pensait qu'on pourrait manquer de masques c'était l'une des choses qui avait le moins de valeur ajoutée et d'ailleurs nous en avions collectivement implicitement parce que ça n'a jamais été un choix assumé de la nation on en avait délégué la production à des pays qui produisait à beaucoup moins beaucoup plus bas coûts que nous en disant c'est pas important on en trouvera toujours dépendance et expériences de la dépendance qui peut être dramatique parce que nous avons vu à ce moment là quand il ya de la dépendance et qu'on se retrouve dans des situations il ya plus de coopération c'est le drame et donc on ne peut plus penser nos économies de systèmes de production comme si tout était écrit pour que ça aille bien en toutes circonstances nous devons donc tirer cette leçon aussi de la crise qui est que la dépendance choisi est relative est une chose c'est des termes de la coopération mais on doit rebâtir les termes d'une indépendance productive françaises et européennes parce que je ne suis pas en train de dire qu'il faudrait tout se mettra tout reproduire en france nous ne serions pas le faire enfin il faut qu'au niveau de l'europe nous sachions reproduire ce dont nous avons besoin pour aujourd'hui pour demain deuxième leçon de la crise qui n'était pas un immédiat troisième leçon de la crise c'est quand même la force du modèle éducatif et social français on a tenu parce que la nation a décidé d'investir pour être solidaire faux pas en sortie de crise qu'on se mette à l'oublier en pensant qu'on pourrait passer un autre monde c'est une force inouïe et on aura d'autres crises de manière certaine et donc tout ce que nous devons penser pour la france de 2030 doit contribuer aussi à renforcer ce modèle qui est un modèle à la fois productif et solidariste je dirais mais qui est important avec des équilibres qu'il faut constamment réajuster qui sont des choix démocratiquement débattu et puis les quatrième leçon de cette pandémie à mes yeux c'est que nous avons assisté à une extraordinaire accélération de l'innovation et j'y reviendrai sans doute à plusieurs reprises ses skis aussi pour moi a présidé au choix en sortie de crise de vous proposer collectivement et d'essayer de nous projeter collectivement à 2030 c'est que nous avons une fois encore mais là de la manière peut être la plus vibrante déjoué tous les pronostics scientifique moi je n'oublie pas fait toujours être lucide sur ses propres défauts et les choses qu'on a parfois c'est de manière approximative il ya à peu près un an j'expliquais à nos compatriotes mois les spécialistes me disent il ya très peu de chances qu'on est un vaccin avant la fin de l'année c'était vraiment ce que les spécialistes me disait parce qu'on ne disait jamais dans l'histoire de l'humanité on a trouvé un vaccin en un an de temps jamais arrivé ce qui était vrai on l'a fait et il ya eu dans les dernières semaines de l'année 2020 une accélération exceptionnel je pense que tous ceux qui l'ont vécue s'en souviennent où on a d'un seul coup écrasé tous les délais et donc la quatrième leçon de la crise pour moi c'est que l'innovation est une source de solutions pour mieux vivre pour projeter une nation un continent est peut-être le monde entier vers des solutions qui sont bonnes pour l'humanité mais que en quelque sorte les contraintes de l'innovation jusqu'à présent dans lesquels on vivait sont en train de changer par une forme d' accélération de compression du temps d'accumulation des moyens qui peuvent être mis à un moment donné si on considère que cette innovation est une innovation qui peut tout changer et à ce moment là c'est assez simple vous êtes dedans vous êtes jerry c'est la cinquième leçon de la crise il faut s'en féliciter c'est qu'on a su recréer de la coopération internationale et européenne pour rester dedans parce que soyons lucides sur nous même si nous n'avions dépendu que de ce que la france aurait produit je le dis pour tous ceux qui prient qui plaide le nationalisme excessif la france ne produit pas de vaccin et le produit toujours pas de vaccin et red messager et donc c'est parce qu'on a su participer à la coopération internationale qui a eu cette compression de l'innovation extraordinaire grâce à des très grands scientifiques français travaillant à travers le monde mais qu'on a su ensuite recréer de la coopération pour acheter et reproduire en europe et le distribuer à nos compatriotes et sa c5 leçons de la crise et il faut pas les laits perte de vue quand on veut se projeter une fois que j'ai dit ça on voit bien qu'on est dans un monde qui est en rupture profonde et au fond dans l'une des grandes caractéristiques que nous ne devons pas oublier ce qui fait notre force on doit être lucide sur nos faiblesses parce qu'elles peuvent être encore plus cruel demain quel nom était fière parce que c'est un endroit où tout s'accélère on est dans l'innovation de rupture où le gagnant 30 ou sur beaucoup d'innovations et où on est et si on nous nous retrouvons or de l'innovation on peut perdre énormément c'est pour toutes ces raisons que j'ai souhaité en cette sortie de crise que nous nous projetons et qui se travaille cet effet pu rendons ce tous ces derniers mois par l'ensemble des acteurs pour essayer de regarder quelles sont nos forces les faiblesses et surtout comment on pouvait se projeter à l'horizon d'une décennie mais en fait au delà mais il faut à 2030 se doter d'objectifs parce que par rapport à tout ça si je regarde notre pays nous avons des vraies forces et des vrais atouts par rapport à ces changements et c'est ces grands défis et ses leçons de la crise on a nous sommes un pays extrêmement complet qui présent sur tous les continents qui a une force productive historique une capacité à inventer qui est une grande puissance agricole agro alimentaires industriels créative qui a su historiquement innover nous sommes un pays créateur c'est dans notre adn nous sommes un pays dont le modèle social à la fois éducatif est en réparation des inégalités est une force j'en suis convaincu compte tenu de tout ce que je viens de dire est qu'on a appris de la crise mais à côté de ça on a des vraies faiblesses des vraies faiblesses nous avons ces dernières décennies sous investis en éducation formation enseignement supérieur et recherche on a commencé à corriger cela avec la loi de programmation recherche et avec les réinvestissements matière éducative mais c'est un début de réparation mais quand je regarde avec nos grands comparables on a beaucoup d investir quand on se compare nous sommes un pays qui travaille moins que les autres en quantité ça reste vrai et donc nous avons une quantité de travail à louer qui n'est pas au bon niveau à la fois dans le cycle de vie en horaire cumulée et au fond on a une force qui est notre modèle social et éducatif on a une faiblesse c'est qu'on n'a plus le modèle productif qui permet de le financer c'est ça notre grande incohérence moi je ne crois pas qu'on arrivera à réduire notre modèle pour notre modèle social c'est très dur dans une démocratie de dire aux gens on va vous enlever des droits massivement ça n'existe pas on peut améliorer les choses il faut améliorer l'efficacité de la dépense publique il faut permettre de rendre les mêmes services avec moins d'argent ce sont des modernisations qui prennent des années mais si on veut projeter le pays ce qui je crois profondément le le destin français en continuant à protéger même mieux protégés c'est à dire prévenir les inégalités mieux formés pour éviter les inégalités de destin mais continuer à réparer les inégalités produites par le système il nous faut avoir un pays qui produisent davantage c'est à dire un pays qui continue de faire les réformes pour produire plus et produire davantage ça veut dire un pays qui retrouve aussi le fils du couple innover produire parce que la production de demain n'est pas celle d'hier est donc par rapport à ce que je dis aussi je suis convaincu que le levier d'innovation est clé pour produire parce qu'il faut là en la matière avoir n'avoir aucune nostalgie il n'est pas vrai que quand je dis on doit travailler plus et produire plus on fera ni l'agroalimentaire ni l'industrie et les services d'hier et encore moins ceux d'aujourd'hui ils sont en train de se transformer à marche forcée la question c'est comment nous sommes à la pointe de l'invention de ces derniers c'est le seul moyen en même temps qu'on saisit les défis que j'évoque d'être à la hauteur du mal français qui est notre truc triple déficit déficit de croissance potentielle déficit public déficit du commerce extérieur ce triple déficit se nourrit depuis des décennies la clé pour y répondre c'est d'avoir une stratégie macro économique d'innovation industrielle qui permettent justement de produire ces résultats alors par pas de nulle part depuis un peu plus de quatre années je crois qu'on essaie profondément d'avoir une stratégie qui répond d'abord à ce constat ces grandes transformations et qui je puis dire qu'il part de ce socle de raisonnement et qui commence à produire des résultats d'avant depuis quatre ans transformé commencé à transformer notre système éducatif d'accès à l'enseignement supérieur de d'apprentissage et de formation professionnelle d'accès au travail l'emploi on continue avec la réforme assurance chômage on à réformer la fiscalité du capital très profondément et on a mis en place des réformes du travail plus des réformes sectorielles tout ça produit des résultats qui sont très tangible et qui vont dans la bonne direction la france est redevenue depuis deux ans le pays le plus attractif d'europe la france recréer des emplois industriels depuis deux ans qu'elle alors qu'elle en détruisait depuis 2008 la france est aujourd'hui en sortie de crise à un niveau d'emploi qu'elle n'avait pas connu depuis 15 ans et nous avons atteint un niveau d'apprentis et d'alternants que nous n'avions jamais connu plus de 500000 malgré la crise je paye fille égrainé les choses mais on voit bien que les choses sont en train de se transformer dans la bonne direction qui est le fruit d'une stratégie macroéconomique qui reposait sur ces constats qui produit des résultats et qui va dans la bonne direction et il faut s'en féliciter faut le consolider de la même manière on a investi c'est bien réinvestir sur la recherche et d'enseignement supérieur il ya des vraies réformes organisationnelles qui sont portés par nos universités nos organismes de recherche le classement de shanghai est ressorti cet été montrent qu'on est quand même en train de revenir complètement dans la bataille donc les résultats sont là ils sont dans la bonne direction et ces résultats n'ont pas été fragilisées par la crise parce que nous avons à la fois eu un programme d'urgence pendant la crise que le gouvernement apporte et je l'en remercie puis un programme de relance qui a été très coordonnée au niveau européen plan de relance européen et plan de relance français qu'il déclinait qui a permis de consolider ses résultats et même d'accélérer la sortie de crise autour de trois piliers la transition numérique la transition écologique la cohésion sociale et territoriale sont les 100 milliards français dont 70 milliards sont déjà engagés dans ce cadre là nous avons même commencé à tirer les leçons de la crise tels que je les évoquer puisque le plan france roll france relance est un plan qui en accélérant les transitions qu'on avait faits permet aussi de relocaliser de rebâtir un début de souveraineté on a une composante robotique on a une composante protéines qui est très importante et qui est plébiscité par le monde agricole on a une composante santé oms se remet à reproduire du paracétamol en france qu'on avait complètement abandonné ses dernières années donc tout ça est cohérent va dans la bonne direction et le fruit je pense de d'un travail consolidé durant ces dernières années qui est celui du gouvernement des parlementaires et de l'ensemble des parties prenantes que vous êtes néanmoins l'extraordinaire accélération du monde que nous sommes en train de vivre conduite à penser que tout ce qu'on a fait là mais pas suffisant et que si on reste à ce rythme et à ce niveau d'intensité parce que nous avons aussi pris ses décisions parfois quinze à vingt ans après certains de nos voisins européens nous ne rattraperons pas notre retard ou surtout nous laisserons distancé dans les 10 15 ans qui viennent et donc fort des constats que je viens d'évoquer de tout ce qui a été fait qu'il va dans la bonne direction je pense que la stratégie 2030 elle s'impose aujourd'hui parce que en raison des grands défis que j'évoquais est en quelque sorte de cette sortie de crise nous vivons une extraordinaire accélération du monde de l'innovation et des revenus et cette accélération me conduit à établir quelques convictions fortes que je vis ici exprimer qu'ils vont présider à cette stratégie la première conviction c'est un peu le fruit de ce qu'on a tous vécu pendant la crise est-ce qu'on avait commencé à vivre avant c'est au fond que innovations de rupture innovations technologiques et industrialisation sont beaucoup plus liées qu'on ne l'a 28 est jusqu alors on avait dans nos débats politiques intellectuels théorique souvent séparé ces sujets et je pense qu'il faut tirer le constat que nous nous sommes trompés sur ce point d'abord la france a longtemps pensé qu'elle pouvait se désindustrialiser en continuant à être une grande nation nîmes d'innovation et de production je crois que maintenant il est établi que c'est faux quand on se désindustrialise on perd de la capacité à tirer de l'innovation dans l'industrie et donc de l'innovation même incrémentale et c'est celle ci qui nourrit le dialogue avec l'innovation de rupture c'est un continuum tout se tient beaucoup plus que les débats ne l'avait montré jusqu alors je parle ici sous le contrôle d'économie industrielle qui l'ont montré avant moi beaucoup mieux que moi chez reli mais c'est la réalité et donc je crois que maintenant c'est établi et on l'a vécue parce que sur le sur le plan de la santé nous avons laissé notre tissu d'industrie pharmaceutique flétrir c'est une des raisons pour lesquelles nous avons il faut bien le dire une innovation en santé qui a perdu des rangs au niveau de la compétition internationale et donc c'est un continuum ci a pas de d'industrie sciandri industrialis pas le pays il est pas vrai qu'on pourra redevenir une grande nation d'innovation et même de recherche et aussi parce que c'est ce qu'ont produit avec l'innovation industrielle et ses débouchés qu'on peut financer une recherche fondamentale ensuite tout ça est lié si je puis dire dans l'autre sens parce que l'innovation de rupture a complètement compris mais son temps entre l'invention et son industrialisation et au fond toute l'organisation internationale est ainsi faite que l'ensemble des acteurs partout dans le monde sont en compétition instantanée pour en quelque sorte réduire le temps qu'il y a entre l'idée géniale et l'idée de rupture et la possibilité pour que celle ci change les pratiques et cela touche tous les segments qui sont ici présents nos grandes pharmas qui sont ici la nomme nos grands groupes de métallurgie on le sait et tout ça c'est une compression du temps mais c'est aussi une accumulation de capital et des batailles et donc cette conviction est là un point clé ça veut dire il faut qu'on vous même en même temps la bataille de l'innovation et de l'industrialisation on peut pas choisir faut les mener ensemble et ça veut dire qu'il faut qu'on mettre beaucoup d'argent public et privé parce que le gagnant prend tout comme disent les anglo saxons et donc c'est là où il ya une hyper concentration du capital et des talents que les choses se font et que vous êtes dans la partie où que vous êtes sortis de la partie et donc nos quantum aujourd'hui ne fonctionne pas donc ça c'est ma première conviction très forte c'est qu'on doit vraiment sortir de cette opposition recherche fondamentale recherche incrémentale et technologiques et industrialisation massive essayez de comprimés tout ça ce qui va avec c'est qu'il faut sortir de deux de deux types d'oppositions qui nous ont fait perdre beaucoup de temps dans nos débats et qui sont qui sont liées aussi à nos tempéraments parfois ce que nous sommes les oppositions entre les différents secteurs et disciplines de recherche académiques ou autres les frontières qui existe entre les sciences humaines les sciences de gestion tout ça est en train d'exploser totalement parce que les cadres sont en train d'être repensée on y reviendra mais le spatial est un domaine où en même temps fait de l'hyper technologies ont fait du cantique des mathématiques des sciences humaines du droit et où tout ça est en train d'être convoqué très vite parce que c'est un cadre qui est en train de cette d'être repensé par cette compression et la deuxième chose c'est que l'opposition que j'entends encore beaucoup dans nos débats publics entre les start up et l'industrie est une opposition du xxème siècle elle est éminemment fausses notre pays va se réindustrialiser par des start up technologiques est ce qu'on appelle le deep tech et nos grands groupes industriels vont survivre se transforme et gagner la partie grâce à l'innovation de rupture de start-up qu'ils auront un cube et où qu'ils auront racheté ou avec lesquels ils auront des partenariats ya pas de france industrielle contre la france des start up il n'y a pas de france des start up qui soit qu'à paris dans quelques bureaux de quelques arrondissements tout ça est faux la réalité de la france des start-ups et une france qui est partout sur le territoire et la réalité de la france industrielle c'est qu'elle se nourrit des start up et de la rupture première conviction il faut tordre le cou si je puis dire à des oppositions il ya une compression de toutes ses dimensions la deuxième conviction qui est un peu sa conséquence c'est que nous avons un besoin impérieux d'accélérer les investissements publics créateurs de croissance d'emploi et d'indépendance industriels nous avons un débat et nous devons continuer d'avoir et il faut même le structurer sur la dépense publique il est important et moi je ne sais jamais pensé qu'on pouvait construire l'avenir d'un pays à crédit ou à découvert mais je pense qu'il ne faut pas que ce débat nous conduisent à faire d erreur profonde dans la nature de dépenses publiques et ça c'est extrêmement important je crois que depuis quatre ans on a montré qu'on savait consolider les comptes publics sans détruire de la croissance et en baissant même les impôts ce qui est exactement la trajectoire macroéconomique qui est suivi depuis 2010 cette baisse historique d'impôts pour les ménages comme pour les producteurs baisse avant crise de la dépense publique récurrentes avec de la vraie transformation et modernisation et donc c'est la trajectoire pour moi qui ait du sens mais dans ce temps d'accélération il ne nous faut bâtir les termes d'une crédibilité qui nous permettent justement d' accélérer l'investissement public dans l'innovation l'innovation de rupture et la croissance industrielle parce que c'est le seul moyen dans le même temps de construire la production et la croissance qui va nous permettre de continuer à financer notre modèle social et c'est le seul moyen de construire les éléments de modernisation sectorielle qui va nous permettre de baisser la mauvaise dépense c'est à dire la dépense curatives si nous ne prenons pas ce virage de l'innovation cette réalisation nous continueront de dégrader nos déficits extérieurs parce qu'on continuera de dépendre et d'importer et nous continuerons de créer trop peu d'emplois trop peu d'opportunités pour nos jeunes et donc de les réparer part de la dépense publique en gros j'assume totalement un pays qui investit dans la création de nouvelles filières l'investissement et l'apprentissage pour moins dépenser dans l'assurance chômage et la réparation des destins et c'est ce changement qui nous faut faire et c'est maintenant qu'il se joue parce que c'est maintenant que nos filières existantes par une modernisation profonde se transforme et gagne la partie et c'est maintenant que nous créons de nouvelles filières et donc la clé c'est de comprendre aussi en quelque sorte par rapport à tous nos modèles et je parle des ch'ti sous contrôle collectif de nos ministres ou parlementaires eric et des autres qui connaissent beaucoup mieux que moi tous et tous ces sujets je vois et parlementaires de commission des finances des affaires économiques et qui sont là en particulier je pense que nous avons en quelque sorte dans nos propres attendus en france depuis trop d'années intégrer une forme de sentiment de défaite en considérant que la croissance potentielle du pays était quelque chose qui dont il était écrit qu'elle ne changerait jamais je pense qu'il nous faut réinvestir dans une stratégie de croissance qui consiste à dire en faisant des investissements mais qui sont par leur gouvernance leurs modalités totalement distinct de la dépense récurrente nous devons changer en profondeur les termes de notre croissance potentielle et augmenter la capacité de l'économie française à croître par son innovation par sa ré industrialisation par les politiques de formation pour produire de la richesse et donc se projeter vers son avenir est dans le même temps rendre soutenable son modèle social français qu'elle doit continuer à moderniser et rendre plus efficace mais c'est le seul moyen d'arriver et donc en quelque sorte je veux que nous retrouvions un cycle vertueux qui est innover produire exporter et ainsi financer notre modèle social et je pense que ce modèle vertueux c'est celui qu'on peut retrouver par un investissement massif dans cette stratégie d'innovation et d'industrialisation qui doit venir en quelque sorte complété mais en poussant beaucoup plus loin ce qui a commencé d'être faits sur l'éducation l'enseignement supérieur la formation et l'investissement dans la recherche car encore une fois ce que nous avons fait ces deux dernières années qui était très important avec la loi de programmation et modification est un élément de rattrapage que je ne sous estime pas il faut maintenant porter une stratégie qui est beaucoup plus dans la rupture partant de ces constats de ses convictions est en quelque sorte de cette ligne que je veux presser la stratégie pour 2030 doit nous conduire à investir 30 milliards d'euros pour répondre justement à ce déficit le déficit en quelque sorte de croissance français alors je vais pas ici dire que nous allons être les leaders dans tous les domaines nous devons être lucides sur nos forces nos faiblesses et je pense que c'est pas parce qu'on le dit qu'on le devient je crois à la capacité performative certaines paroles mais je suis aussi lucide sur le fait qu'on parle là d'une compétition ouverte donc faut simplement savoir où on veut aller les moyens qu'on se donne et les objectifs qu'on s'est signe par contre je pense que nous devons dès maintenant nous dire dans quels secteurs et sur quels domaines nous pouvons être en tête en 2030 en tant que français et en tant qu'européen il ya quelques secteurs ou très clairement nous pouvons prendre le leadership il ya aussi des secteurs où nous avons pris des retards et où nous sommes menacés mais des secteurs que nous n'avons pas le droit d'abandonner parce que si nous les abandonnions en quelque sorte nous construirons une dépendance laissons à nos enfants un tissu économique qui fait qu' il aurait plus est même question à se poser est donc nous avons aussi des secteurs à réinvestir parce qu'ils sont stratégiques on doit se dire d'ici à 2030 on doit voilà consolider nos parts de marché en quelque sorte ne pas se laisser décrocher et y en a d'autres nous pouvons très clairement faire plus que résisté et est dans le peloton de tête c'est avec cet objectif que j'ai nous avons collectivement bâtisse est cette stratégie pour 2030 est la clé de tout ça c'est notre indépendance et la capacité à reprendre en main le destin de la france et de l'europe et au fond pourquoi faire tout cela je crois qu'en tant que français et français on a une petite idée nous sommes pas le meilleur pays pour nous adapter aux évolutions du monde quand on nous dit il faut faire cette réforme parce que les voisins l'ont fait ça marche assez rarement en france n'avons pas cette mentalité gelé plusieurs fois dit assumant moi même de l'être je suis le premier des gaulois réfractaires nous n'aimons pas quand on me dit vous souhaite pas bien les choses et c'est ça marche jamais chez nous bon par contre nous n'aimons pas qu'on nous dise il faut faire ça parce que les autres le font il va falloir s'adapter mais nous n'aimons pas perdre le contrôle de nos vies individuelles et du destin de notre nation c'est ça ce qui nous caractérise je crois profondément et c'est d'ailleurs constamment le message de la france au monde et la promesse de la france c'est de défendre une forme d'humanisme c'est de dire nous on a toujours choisi on a choisi la liberté les lumières les droits de l'homme l'exigence même quand c'étaient des combats très difficile nous avons résisté nous avons résisté aux folies du monde même quand ça paraissait la vague dominante je crois que c'est ça ce qui est en cause et ce qui est en jeu pour 2030 et quand je dis bâtir notre indépendance c'est vraiment de se dire comment la france construit une stratégie qui fait que nous pouvons défendre l'humanisme dans lequel nous croyons pour le siècle qui vient et qu'est ce que ça veut dire bâtir cet humanisme ça veut dire que compte tenu des défis que je viens d'évoquer on voit bien que nous devons mieux produire nous voulons mieux vivre on veut mieux comprendre le monde mais on veut le faire à chaque fois au service de nos valeurs et d'une certaine une idée de l'humanisme qui est la nôtre nous croyons au progrès scientifique rationnelle nous croyons que celui ci doit être au service de l'humanité et que l'homme doit jamais être en quelque sorte au service d'un progrès technologiques qui lui aurait échappé deux idées très simple mais si en quelque sorte nous bâtissons toute notre stratégie là dessus je dirais que l'objectif de la france de 2030 doit être cela mieux produire mieux vivre mieux comprendre le monde en servant un humanisme français et européen qui est le coeur de notre message de notre promesse et ce que nous avons encore à faire demain et donc en construisant les voies et moyens de le faire en étant plus indépendant en tant que français et européens parce que si nous déléguons en quelque sorte les moyens de mieux nourrir de mieux comprendre le monde où d'autres ce seront les préférences collectives d'autres puissances qui le feront les chinois sont en train de le faire mais avec un autre modèle n'ont pas le même modèle agro alimentaire que nous on voit bien ils n'ont pas le même modèle d'innovation de respect de la vie privée et même les américains n'ont pas le même modèle que nous on a les mêmes valeurs sur certains sujets mais nous n'avons pas les mêmes préférences collectives on n'a pas le même rapport à l'égalité à la solidarité collective nos sociétés ne fonctionne pas pareil et si nous européens et en particulier nous françaises et français voulons choisir notre avenir il est essentiel de gagner cette bataille qui est une bataille en quelque sorte pour l'indépendance et la meilleure qualité de vie bâtir cet humanisme du 21e siècle c'est donc mieux comprendre mieux vivre mieux produit alors pour y arriver il ya des objectifs c'est le fruit de votre travail je ne suis là que le notaire en quelque sorte le dépositaire de ce qui a été fait en essayant de lui donner une forme et et est d'inscrire dans le câble que je viens d'évoquer d'abord mieux produire mieux produire au fond c'est la question qui nous est tous posé ce sont les tensions qu'on voit dans nos sociétés dans tous nos secteurs c'est de dire plus personne d'entre nous ne met en cause le fait que nous devons faire face à un monde qui doit émettre de moins en moins de carbone possible qui doit réussir à de plus en plus respecter la biodiversité et donc redevenir positifs en biodiversité est neutre en carbone en 2050 ça notre grand objectif et tout ça commence dès maintenant parce que nos premiers objectifs concrets sont en 2030 et donc c'est vraiment une série de révolutions dans la capacité à produire l'énergie à faire de l'industrie à nous déplacer à nous organiser premier objectif l'objectif numéro un c'est faire en mer j'ai émergé en france d'ici 2030 des réacteurs nucléaires de petite taille innovant avec une meilleure gestion des déchets sur ce sujet pourquoi le mettre en premier le premier sujet c'est la production de l'énergie pour produire de l'énergie en particulier d'électricité nous avons une chance et notre modèle historique le parc installé de nucléaire j'aurai l'occasion de revenir dans l'est dans les semaines qui viennent sur l'opportunité de construire de nouveaux réacteurs et sur la stratégie puisqu'il ya d'abord un travail que nous avons demandé avec le premier ministre et la ministre à rte continuera à avancer mais il faut bien le dire le rappeler les 200000 françaises et français qui travaillent dans le secteur du nucléaire c'est une chance parce que c'est ce qui nous permet d'être le pays en europe qui est parmi ceux qui émettent le moins deux tonnes par co2 par électricité produite nucléaire par qu'hydro et notre base installée nous devons ré investir pour être à la pointe de l'innovation de rupture dans ce secteur ça passe par une série de familles technologiques m'appartient pas ici de l'est de les trancher est celle ci ne sont pas en quelque sorte exclusive des choix industriels qu'on doit faire aussi à plus court terme sur à la fois le nucléaire et les énergies non renouvelables mais nous devons absolument nous préparer à des technologies de rupture et de transformation profonde sur le nucléaire la promesse de ce qu'on appelle les small m'sila reactors qui sont les petits réacteurs beaucoup plus modérée bon plus sûr parce que la sûreté est un point clé du débat sur le nucléaire les technologies pour mieux gérer nos déchets certaines sur lesquels nous commençons à avancer certaines que nous n'imaginons même pas avec là aussi un travail fait par nos organismes de recherche qui pour certains sont déjà très avancés par nos grands industriels historiques et par aussi d des entreprises de taille intermédiaire des start up et des pme françaises qui sont en train de proposer des innovations de rupture en la matière pour le riz parvenir nous devons ouvrir le jeu de manière totalement inédite et nous sommes prêts à y investir un milliard d'euros d'ici 2030 en commençant très vite avec des premiers projets très clair et donc là il faut lancer plusieurs projets sur des familles technologiques différentes mais essayer d'avancer pour accélérer sur ce volet c'est absolument clé parce qu'on sait qu'on continuera à avoir besoin de cette technologie est au fond on doit traiter de sujets clés améliorer toujours et encore la sûreté en baissant les coûts et réduire les déchets qui est un point clé quand on parle de nucléaire deuxième objectif devenir le leader de l'hydrogène vert en 2030 là je le dis en l'assumant totalement je pense ce fait partie vraiment dans des secteurs où nous pouvons être leader c'est une vraiment une filière dans l'énergie où nous pouvons encore le faire parce que nous avons des atouts on a un premier atout c'est encore une fois le nucléaire pour produire de l'hydrogène il faut de l'électricité parce qu'il faut faire de l'électoralisme et beaucoup d'élèves que d'ingénieurs donc j'ai l'impression de dire des gens qui savent beaucoup mieux que moi comment ça marche mais je le dis pour ce soit clair parce que sinon on perd de vue de nos débats donc on a besoin de faire de l' électrolyse sa consomment beaucoup d'électricité si on produit de l'hydrogène en utilisant du énergies fossiles ça sert à rien on peut produire on va produire de l'hydrogène en important des renouvelables mais aujourd'hui compte tenu de l'électrification des mobilités que l'europe de toute façon à décider pour elles mêmes il n'est pas vrai qu'on aura une énorme produit on n'aura jamais en europe suffisamment de production de renouvelables pour faire nos grandes électrolyse et produire de l'hydrogène vert et donc il en fait de grandes stratégies de production d'hydrogène vert il ya une stratégie qui consiste à aller faire les oem les énergies non renouvelables pardon pour faire lé électrolyse très loin et réimporter d'hydrogène ainsi produite un peu comme on fait avec le gaz liquéfié il ya une deuxième stratégie qui va être le coeur de la nôtre non fera les 2 qui va être de d'essayer d'en produire beaucoup chez nous parce qu on a la possibilité de faire de l'électro liste très décarbonés et donc ça c'est une énorme chance c'est ce qui nous permettra d'être en leader à côté de ça on a de la très bonne recherche on a des très bons acteurs air liquide et quelques autres industriels et on a un tissu de start-up d'équipementiers d'entrepreneurs d'innovateur qui sont prêts à y aller et sont organisés et donc ce que nous devons faire absolument sur l'hydrogène c'est ne pas répéter les erreurs que nous avons faites sur les énergies renouvelables on a trop peu investi sur l'offre et la capacité à développer notre filière on l'a laissé filer on doit développer notre offre industrielle dans l'hydrogène et donc investir massivement dans cette filière est donc tout ça nous permettra de décarbonés notre industrie d'alimenter nos camions nos bus nos trains nos avions ce qui est une voix absolument formidable ce qui fait que d'ici à 2030 la france doit pouvoir compter sur son sol au moins deux gigas factory d'électrolyseurs et produira massivement de l'hydrogène et l'ensemble des technologies utiles à son utilisation en parallèle de cette deuxième grand objectif nous aurons aussi un objectif d'investissement de plus de 500 millions d'euros dans les technologies de rupture dans les énergies non renouvelables particulier éoliennes terrestres et en mer et photovoltaïque parce que la stratégie d'investissement dans les énergies non renouvelables est un point clé pour l'innovation de rupture c'est ce triptyque si vous voulez nucléaire hydrogène et énergie non renouvelable par ses innovations de rupture qui nous permettra de produire différemment de l'énergie et d'électricité et de commencer à contribuer justement un ce monde où on produit mieux et décarbonée nous avons comme vous le voyez des vrais leviers on a des vrais avantages historiques mais il faut accepter d'y mettre les investissements que je viens d'évoquer pour être atteindre ses objectifs troisième objectif décarbonés notre industrie décarbonés notre industrie qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que à côté de la production de l'électricité on a de toute façon ce que font nos grands industriels et ils sont et c'est normal des émetteurs de co2 par leurs activités quotidiennes dans notre stratégie pour 2030 nous nous sommes engagés à baisser entre 2015 et 2030 5,2 entre 2015 pardon et 2030 35% de nos émissions dans le secteur c'est comme vous le voyez un point important c'est un effort colossal bc 35 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2015 pour 2030 c'est une révolution productif on est en 2021 on a fait 4 % donc c'est simple on ne va pas fermer ses usines parce que je ne serai pas cohérent est ce que je vous ai dit sur l'indépendance productive donc nous devons massivement investir pour les aider à décarbonée ce sera un investissement public et privé mais sans un investissement public c'est impossible c'est insoutenable si l'europe ne conduit pas cette stratégie sa base productive ira produire de l'autre côté du monde et donc toute la stratégie européenne que nous avons commencé à lancer est une stratégie qui vise à accompagner les investissements du privé pour décarbonés donc changer complètement le processus industriel m un mécanisme d'ajustement aux frontières pour pénaliser les industriels hors europe qui n'auraient pas fait ces réformes et essayer de bâtir transition climatique et compétitivité productive et industriels la présidence française de l'union européenne nous permettra tout cas nous nous battrons pour cela de faire avancer l'agenda sur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières mais en parallèle de sa nous devons tous accéléré sur la décarbonation nos industries c'est une stratégie qui est poursuivie au niveau européen mais chaque pays portent aussi et qui est extrêmement onéreuses les montants sont énormes pour chaque site industriel l'allemagne vient d'annoncer sa stratégie c'est la même chose que nous lançons aujourd'hui de la même manière ça veut dire quoi ça veut dire complètement transformé nos grandes aciéries nos grandes cimenteries pour leur permettre de continuer à produire d'ici à dix ans en réduisant leurs émissions de co2 acier ciment produits chimiques qui sont les carburants de toutes les autres industries sonder la base de notre tissu industriel on ne peut pas les perdre mais on doit continuer de les produire en baissant beaucoup plus rapidement les choses cette stratégie décarbonation elle est conclue donc ce sont des investissements massifs de plusieurs centaines de millions d'euros par sites industriels c'est évidemment la préservation de plusieurs milliers d'emplois industriels sur chacun de ces sites mais c'est la clé pour qu'ils ne partent pas à l'autre bout du monde en parallèle de cela notre stratégie de décarbonation se complète par la digitalisation et la robotisation de notre industrie qui est aussi un point clé vous l'avez rappelé sa femme d'eric sanchez tout à l'heure mais on a commencé avec france relance à le faire on va accélérer avec justement le la stratégie france 2030 de véritablement digitalisées robotisé pour là aussi aller vers une décarbonation notre industrie au total ce sont plus de 8 milliards d'euros qui seront investis pour atteindre justement c'est ses trois premiers objectifs donc de décarbonation de notre industrie et de financement de d'un nouveau mix électrique et d'innovation dans la production d'électricité reprendre le contrôle donc et et produire mieux comme je l'évoquais c'est aussi répondre industriellement aux défis de nos modes de transport et c'est pour ça que le quatrième objectif pour moi est de pouvoir produire en france à l'horizon 2030 près de deux millions de véhicules électriques et hybrides alors cet objectif qu'est-ce que qu'est ce que ça veut dire ça veut dire qu'on le voit bien toujours la même ligne directrice nous voulons continuer de produire nous croyons dans l'industrie mais nous savons que nous devons continuer de ré nos émissions c'est ce qu'on fait depuis plusieurs années on doit pour cela continuer de convertir ce qu'on appelle notre parc automobile et donc réussir à faire que les vieux véhicules polluants soient remplacés par des nouveaux véhicules ou électriques ou hybrides ou même de dernière génération qui polluent beaucoup moins mais il faut là aussi appuyé cette stratégie qui se complète par une stratégie de transport collectif de nouvelles formes de déplacement d'une stratégie industrielle ce que nous ne voulons pas nous grande nation de l'automobile devenir la nation qui roulera le plus vert avec des voitures qui ne sont plus produites chez nous ça n'a aucun sens de faire ça soyons le site sur nous mêmes les trente dernières années ont été cruels pour l'industrie automobile française c'est le fruit d'erreurs de politique industrielle c'est le fruit de stratégie non coopératifs entre les acteurs de l'industrie eux mêmes ils ont une énorme responsabilité dans cette situation et c'est le fruit d'une d'un choix qui a été longtemps le choix français d'une sous compétitivité industrielle c'est simple quand on décide qu'on fait tous payés par le facteur travail qu' on ne rémunère pas bien le capital ont sous investis
Emmanuel Macron