Foot : débat houleux entre Zemmour, Dugarry et Mélenchon ! - On n’est pas couché 2009
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31InvitéFait
« En gros, il explique que pendant longtemps, la tradition française était de privilégier les techniciens. »
- 0:55InvitéFait
« Vous dites, le foot spectacle, c'est pas bien parce qu'il n'y a plus de solidarité entre les joueurs. »
- 0:59InvitéFait
« Vous nous dites, c'est les agents qui ont pris le pouvoir. »
- 8:16InvitéChiffre
« Que la première fortune de ce pays gagne 15 millénaires de SMIC chaque année. »
- 8:52InvitéFait
« Donc, on va supprimer les droits, la part de sécurité sociale qui est prélevée sur les droits à l'image des joueurs. »
Temps de parole
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- Invité 52 %
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Éric Zemmour,
vous
l'avez lu
son livre ? Je l'ai lu, je l'ai pluché même, parce qu'effectivement, on s'amusait avec Nolo à noter les phrases genre dictionnaire des idées reçues. Mais il y a des vraies idées, en tout cas des vraies opinions. Et il y a un truc qui me frappe beaucoup. Par exemple, vous démolissez, et je trouve que vous avez tout à fait raison, les dérives de la formation à la française depuis quelques années. C'est-à-dire, en gros, il explique que pendant longtemps, la tradition française était de privilégier les techniciens. En gros, Coppa, Platini, Zidane, c'est quand même les trois plus grands joueurs de ces 50 dernières années.
Et que maintenant, depuis quelques années, on privilégie le physique avec des types barraqués, mais qui ne savent pas à quoi faire de leur ballon, en gros. Et ça, j'ai trouvé ça remarquable, et c'était très bien. Et il
y a
une deuxième chose qui m'a frappé,
c
'est que, distillé un peu dans tout le bouquin, vous faites une critique du foot spectacle. En gros,
vous
dites, le foot spectacle, c'est pas bien parce qu'il n'y a plus de solidarité entre les joueurs. Vous nous dites, c'est les agents qui ont pris le pouvoir. Vous nous dites qu'on fait tout pour la télé, etc. Et
il y a
un truc qui est quand même... On attend, mais vous n'allez pas jusque-là. C'est-à-dire que vous critiquez les conséquences, mais évidemment, vous ne remettez jamais en cause le système. Parce que, évidemment, c'est difficile parce que vous lui devez vos Ferrari et vos Porsche. Donc, c'est très difficile de remettre en cause le système. Mais non, mais je plaisante qu'à moitié. Je
veux dire par là que... Il n'y en a qu'une
Porsche.
Bah oui.
Vous vous plaignez, effectivement, des conséquences,
mais
vous ne voyez pas que vous êtes, vous, les footballeurs, globalement, on met toujours le doigt, depuis la crise économique sur les traders, les grands bénéficiaires de la globalisation, vous êtes les autres grands vainqueurs de la globalisation. Vous êtes... Vous avez explosé vos revenus.
Je
veux dire, vous disiez Platini. Vous devriez... Non, mais vous devriez être gentil avec Platini. Parce qu'il jouait... Moi,
je pense, mieux que Zidane. Et il a gagné 100 fois moins d'argent.
Il a gagné des cacahuètes par
rapport à Zidane. Il a gagné des cacahuètes par rapport à Zidane. Alors que, pour
moi, il joue mieux que Zidane. Mais au moins, au moins,
au
moins aussi bien. Mais demandez-moi si Platini mérite autant que Zidane. Je vais vous dire oui. Mais oui. Mais moi, je trouve que c'est Zidane qui met 4 euros. Non, parce que, si vous voulez... Moi, ça ne me choque pas que les grands joueurs, les très grands joueurs qui vous apportent du bonheur gagnent énormément d
'argent. Moi, ce qui me dérange... Arrêtez avec le bonheur, arrêtez. Non, mais attendez, laissez-moi finir. Moi, ce qui me dérange... Arrêtez avec
le
bonheur
!
Moi,
ce qui me dérange...
C'est que
dans chaque espoir, que l'élite gagne énormément d'argent... Que
l'élite, c'est
quoi ? Les 3 meilleurs ou les
200
meilleurs ? Non, ben, les 10 meilleurs. Le problème, c'est les autres qui,
depuis 98...
Mais ils gagnent des fortunes, les autres prochaines ? Mais c'est ça qui me choque. C'est
-à-dire
que les plus grands, c'est comme les plus beaux tableaux qui soient payés très cher.
Ça
ne me dérange pas. Mais vous allez dire que ce n
'est
pas ça. Mais ce n
'est
pas ça.
C
'est ça que moi, c'est ça
qui
me
gagne. Lorsque
vous me dites que je critique le beau spectacle, je ne critique pas
ceux
qui gagnent énormément d
'argent.
Les plus grands joueurs, moi, ça ne me choque pas. Par contre, ceux qui sont en dessous, qui sont plutôt moyens et qui, eux, ont bénéficié du système et qui sont des joueurs qui, 198, en 1998, dans les années 2000, n'auraient jamais bénéficié de tout ça. C'est ça, plus moi, qui me choque. Des joueurs qui, il
y a
quelques années, n'auraient pas mérité le
quart de ce qui touche. Évidemment, je ne veux pas vous parler de
Maradona, de Platini et de Zidane, mais
il y en a un par
génération. Non, mais il
n'y a
pas que. Mais
Thierry Henry, Benzema... Mais quand c
'est cher, c'est cher. C'est vrai que ça fait vrai.
Il y
a des moments, je comprends. Moi, je suis pour que les mecs gagnent avec le talent. Ils font rêver. Mais quand c'est cher,
c'est cher. C'est bien ce que Benzema, par exemple. Je vais être d
'accord avec
vous. Ronaldo, ça m'a choqué. Ronaldo, ça m'a choqué. Le transfert de Benzema de Lyon au Real, ça, ça mérite
? 35 millions d'euros,
oui. Il les
mérite ? Oui, mais ce n
'est
pas pour lui. C
'est le club.
Arrêtez,
il
les mérite. Il ne mérite rien du tout.
Je
veux dire, arrêtez. Personne ne mérite autant d'argent. Je
comprends comment on pose le problème. Parce qu'en fait, ce n
'est
pas une valeur comme ça arbitraire. C'est combien il va rapporter. Il y
a
des transferts énormes qui sont rentabilisés dans la semaine par
la vente de maillots. Non, mais c'est un exercice. Non, mais ce n'est pas un argument. Parce qu'en même temps... C'est un
investissement, lorsque vous faites venir le joueur. Beckham, qui avait été acheté à Manchester, en trois mois, il a amorti son transfert tellement ils ont vendu deux maillots. Non, mais attendez, attendez. Je vais vous dire pourquoi ce n
'est
pas un argument. Un, comme j'entends à ma gauche, il y
a
quand même une morale. C'est-à
-dire
que personne ne
mérite de gagner un
million de SMIC. Non, mais c
'est une question de valeur humaine.
Excusez-moi.
Je
vais vous dire quelque chose. Je vais
vous dire quelque chose. Mais j'ai toujours été
comme
ça. Il n'y a que Nolo qui sache ça.
Je vais
vous dire une deuxième chose.
Et je suis très sérieux. D'où vient cet argent
? Parce
que, vous savez pourquoi ? Vous le savez mieux que moi. Pourquoi les clubs anglais et les clubs espagnols achètent tous les meilleurs joueurs ? Parce que c'est lié à la bourse. Ça, c'est la version officielle. Et c'est surtout lié à la mafia. Et que cet argent vient d'on ne sait pas d'où. Avec des méthodes d'on ne sait pas d'où. Personne ne contrôle cet argent. En Espagne, ils sont endettés. Mais jusqu'au plafond. Mais c'est la même chose. C
'est du blanchiment d'argent. Mais là, vous parlez.
En France, il
n'y
a pas ces soucis-là.
En
France,
on sait d'où... Au Marseille,
c
'est
limite. Non, mais il venait du malheureux Robert Louis-Dreyfus. En France, il y
a
une DNCG, c'est réglementé.
Mais c'est pour
ça qu'on ne gagne pas la Coupe. Mais vous avez
raison.
C'est pour ça qu
'on
ne gagne pas les
Coupes d'Europe. On est trop honnêtes, en fait. Mais oui,
évidemment, on est trop
surveillés. Parce qu'il y a encore un État en France. On ne vous dit qu'on
ne gagne pas une Coupe du Monde sur les trois dernières.
Je ne parle pas de la Coupe du Monde. Je parle des clubs. Les clubs, on ne gagne rien. Là, peut-être que cette
année, quand même...
On en reparlera. Non,
mais on ne
la
gagnera certainement pas.
Mais je trouve
que... Mais qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez vraiment la gagner en faisant comme en Espagne ou comme
en Italie ?
Non. Alors, on
a envie de ne pas la gagner. Je veux qu'on interdise.
Non, moi, je suis comme Platini. Je veux qu'on revienne à des contraintes nationales. Et qu'on empêche les clubs espagnols et anglais d'acheter tous les meilleurs joueurs du monde.
Mais on est... Seulement,
évidemment, ça nous ferait moins de poignons.
On
ne peut pas les empêcher d'acheter les meilleurs joueurs du monde. Non,
on
peut. Tant qu'ils en ont les moyens. Le problème, c
'est
qu'ils
n'en ont pas les moyens.
On peut très bien les
empêcher,
puisqu'il y a 20 ans, on les empêchait. Moi, je n
'ai
jamais vu aucun joueur, lorsqu'il va négocier son contrat, mettre un pistolet sur la table d'un président. Mais c
'est le système de lui mettre un pistolet. Si le
président donne autant d'argent aux joueurs,
c
'est que derrière, il sait qu'il va en gagner 3, 4,
5, 6, 5 mois. Après que l
'argent soit réparti différemment, avant, il y a quelques années de ça, l'argent était réparti de manière complètement différente. Il y
avait
peut-être 10 ou 20% de la masse salariale qui allait aux joueurs. Et le reste, dans le fonctionnement, dans les actionnaires, enfin,
tout ça. Non, non, non, non, non, non, il n'y avait pas
d'actionnaire en France. Arrêtez.
À
l'époque,
alors, ça restait dans la société. Simplement, c'était
reversé à des clubs. C'était le système français qui
redistribuait aux clubs
amateurs et aux petits clubs.
Vous
parlez de la FED ou des
clubs ? Bien sûr, exactement. De la FED, non, non, non, on parle des clubs. Mais ça se fait en France. C'est pour ça qu'on a moins d'argent que le Real Madrid et le Club André. Vous parlez de la
FED ou vous parlez des clubs ? Je vous parle des clubs. Quand
ils avaient des droits télé. Non, mais les clubs ne reviennent pas d'argent.
Ça reste dans la société et après, ils en font ce qu'ils en veulent. Ils investissent,
ils achètent des styles, ils achètent des joueurs. En France,
non.
Comment non ? Ils doivent
reverser une partie
par
la FED au club, au petit club. Par la Ligue, mais ça, c'est les droits télé. Non, mais c'est encore
un autre problème. Je ne parle pas des droits télé,
moi. C'est encore un autre problème.
C
'est-à-dire que dans le règlement avec la Ligue, sur les à peu près 600 millions d'euros que donnent les télévisions, c'est-à-dire Orange et Canal Plus, il y en
a
une partie qui est reversée à la FED, au syndicat des joueurs, au petit club, au monde amateur.
Ce qui n
'existe pas en Espagne et en Angleterre. Mélenchon va
intervenir.
Pas sur le foot comme sport, parce que je n'y connais rien, je ne m'en mêle pas.
Je
n
'ai
pas d'avis sur le sujet.
Mais
sur l'argent ? Mais sur l'argent, oui, j'ai un avis. D'abord,
il
y a... Pardon si je vous choque, mais moralement, ce n
'est
pas acceptable. Je dis comme Zemmour. Dans une société, quand même,
bon...
C'est qui le personnage le plus important, à votre avis
? Je
ne
sais
pas, moi, c'est un chercheur. Derrière, c'est un poète. Après, c'est... C'est rien. Ce n
'est
pas bien. Bon. Je vous dis,
on
ne sera peut-être pas d'accord. Contre-nous sur le
classement. On ne sera peut-être pas d'accord, c'est un peu... On ne sera peut-être pas
d
'accord, mais... L'équipe de France de football, il cherche,
là, en
ce temps-là, il cherche.
Or,
dans
notre... Dans notre société, il ne faudrait pas que ce soit, d'ailleurs, que les footeux qui en prennent pour leur grade. Mais les 20 premières fortunes de ce pays, écoutez, c'est immoral. Que la première fortune de ce pays gagne 15 millénaires de SMIC chaque année. Écoutez, le premier millénaire, on a tous une idée sur ce qu
'on
ferait. Mais qu'est-ce qu'ils font les 14 autres
millénaires de SMIC
? Qu'est-ce qu'ils achètent avec ça ? Qu'est-ce qu'ils font avec ça ? Alors, on tourne dans la politique, hein ? Bon, attends, attends, attends. Mais sur le foot, donc moi, je n
'y
connais rien, je ne
m
'en mêle pas. Et un jour arrive, j'étais sénateur, arrive un gars qui commence à téléphoner à tout le monde et qui nous dit « Il y a un projet de loi qui arrive de l'Assemblée nationale. C'est parce que les pauvres clubs, ils vont mourir, ça ne
va
pas, il faut les aider. » Donc, on va supprimer les droits, la part de sécurité sociale qui est prélevée sur les droits à l'image des joueurs. Ah bon ? C'est si dur que ça, de payer comme tout le monde la sécurité sociale ? Alors, par curiosité, je vais voir, je vous dis c'est vrai.
Les gars, peut-être que vous en empêchez. Vous m'avez dit,
vous n'en parleriez pas, vous en parlez quand même. Ouais, ouais, ça me fait plus fort. Il m'a dit, je n'en parlerai pas, et
puis là, enfin, ça me fait plus fort. Ah ben, c'est le débat du moment. Mais vous allez répondre, parce que...
C'est
intéressant.
Non,
non, mais
peut-être, laissez-moi terminer,
et après, vous répondez. C'est le débat
du
moment. Peut-être que
je suis en train de dire une bêtise.
Non, allez-y, allez-y. Bon,
donc je me renseigne,
je
me dis,
peut
-être que ces gars, ça fait quand même beaucoup de cotisations, hein, pour ce qu'ils consomment. Ah ben non, les personnes qui, dans ce pays, consomment proportionnellement le plus de soins médicaux sur la sécu, c'est vous.
D
'accord ? Ceux qui payent le moins, c'est vous. Autrement dit, ceux qui gagnent le plus et qui partagent le moins, c'est ceux qui ont le plus. Donc, c'est pour ça que je dis, ce n
'est
pas qu'un spectacle. Je ne
veux
pas
mettre en cause... Là, vous êtes comme ça. Je ne veux pas que
des magos.
Moi,
j'ai payé 60% d'impôts toute
ma vie, je ne m'en suis jamais
plein,
et je suis ravi de les avoir payés. Moi, j'ai attendu, je vais vous dire comment c'est pas ça le problème. Quand
j'ai défendu, j'ai défendu le fait qu'on ne vote pas cette loi. Après, s'il y avait une autre émission, je vous raconterais les pressions sur moi. Parce que c
'est
quand même intéressant.
On en fera une autre sur une autre chaîne avec un autre
animateur.
Moi,
j
'ai
dit... Non, non, c'est pas grave.
Je
termine. Moi, j'ai juste dit une chose à la tribune.
J
'ai dit, écoutez, si vous demandiez leur avis aux joueurs, pour ce que je peux connaître, je suis persuadé qu'ils ne seraient pas d'accord. Mais ce n
'est
pas les joueurs.
Je ne suis pas d'accord avec les joueurs. Attendez, quand vous êtes au
chômage, les gars, vous passez à la caisse de la société.
En tout cas, c'est un débat. On a
voulu vous soutenir. Madame Bachelot, elle, a suivi les consignes de M. Vort, le ministre du Budget, pour l'instant. Attendez, on
dit n'importe quoi. Ce n
'est
pas les joueurs. Moi, je vois le problème par rapport au
rugby. Le foot, non, sérieux.
Sérieux, le rugby aujourd'hui, et je ne suis plus dedans, donc je n
'ai
plus d'intérêt dedans. Mais le rugby, si on fait cette loi, on tue effectivement 8 clubs sur 14 aujourd'hui. Il y a 8 clubs qui ne pourront plus vivre. Pour le rugby, il n'a pas assez d'argent par la télévision. Il vit avec du mécénat. Il y
a
des mecs qui mettent de l'argent. Et si on enlève ce droit à l'image, c'est des cotisations, non pas pour les joueurs, mais pour le club. C'est le club qui paye et qui pourra plus
suivre.
Le prélèvement de sécu, il est fait sur la somme d'argent. Ce n
'est
pas le club. C'est un coût comme un autre. Par exemple, je vais dire une bêtise, mais un club, il achète du matériel, il le paye. La santé, ça se paye.
Vous pensez aux
clubs les plus riches, mais il
y
a aussi des petits clubs qui ont besoin de ça d'argent.
Je
pense à Grenoble, je pense à Boulogne, je pense aux clubs de rugby,
de basket. Les gros clubs ne vont pas souffrir vraiment de ça.
Ils
ont
ce qu'il faut. C'est les clubs intermédiaires.
Il y a un avis, ça commence à s'emmerder. Mais regardez, franchement, là.
Non, mais je ne
sais pas
pourquoi
d'un coup,
ça
s'attaquait
à des petites choses comme ça, alors qu'on est incapable de réguler les banques. Il y
a
des gros trucs comme ça.
Mais
qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
Franchement, oublions l'argent et parlons de Berlusconi. Alors, vous n
'en
gardez pas un bon souvenir. Vous n'aimez pas Berlusconi. Qu'est-ce qui ne
vous
a pas plu chez lui ? Vous l'avez côtoyé de près ou pas ?
Oui,
c
'était mon président, donc il venait souvent... Il venait quand même souvent là-bas ? Oui, bien sûr. Non, mais voilà, tout est faux, quoi. Tout est faux, des cheveux au bonzage. Tout est faux, non, mais voilà.