🔴 EN DIRECT - François Ruffin invité de RMC et BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vous avez apporté aussi des médicaments j'espère que c'est pas parce que je vous donne mal à la tête mais vous avez apporté notamment du doliprane parce que c'est quand même on est en France en 2022 et on a le ministère de la Santé qui recommande au médecin de donner moins de doliprane de dire que à la place que ça soit un tous les 6 heures bah ça doit être un tous les 8h et absolument en cas de grand besoin parce que il y a une pénurie en cours et alors ça c'est sans doute en cours plus grave c'est sur l'amoxicilline vous savez j'ai pris des antibio il y a pas longtemps parce que j'avais un problème de respiration et donc on m'a prescrit de l'amoxicilline c'est sur prescription mais là on on sait maintenant qu'il va y avoir une pénurie sur un médicament qui finalement nécessaire pour les enfants donc déjà on a un manque de pédiatre on a manque de médicaments pour les pays pour les enfants pourquoi je raconte ça aujourd'hui parce que il y a deux ans au cœur de la crise covid Emmanuel Macron nous faisait déléguer notre protection a d'autres est une folie et suite à ça on avait déjà vu dans le coeur de la crise covid on manquait tout de blues on manquait de masque mais on en particulier de médicaments les sédatif manqué ça veut dire que il y a des gens qui avaient pas de Médoc pour juste leur fin de vie qu'elle se passe sans douleur c'est ça qui s'est passé et là à ce moment-là quand on interrogeait un Espagne à l'époque qui était ministre de l'industrialiser on peut faire confiance à Sanofi il y a eu des centaines de millions d'euros qui ont été donnés à Sanofi pour recréer une industrie du médicament on nous disait pour faire croître très rapidement la production de médicaments en France la réalité c'est qu'on est toujours aujourd'hui dans une situation de grande dépendance parce que on a laissé nos molécules partir à 80% en Inde en décalage vous dites entre les annonces qui ont été faites à ce moment-là le côté on va retrouver une souveraineté y compris sur des questions de médicaments et la réalité rien n'a été fait ça prend du temps j'imagine hein on a donné des centaines de millions d'euros d'une part moi je ne fais pas confiance à Sanofi je fais confiance ça sanofie pour faire des profits je veux faire confiance à sanofie pour augmenter ses dividendes auprès des actionnaires et vous augmentez de 16% cette année en revanche je fais pas confiance à sanoffice si jamais le l'État lui dit pas on veut ça et puis je pense qu'ils sont doit se poser la question aujourd'hui de réindustrialiser le pays de manière primordiale sur le médicament ça fait deux ans qu'on ne le promet ça fait 2 ans que c'est pas fait donc c'est pour ça que je viens avec ça parce que là c'est pas un produit ordinaire on doit cibler pour moi je dis alipement vêtements médicament sur quoi on veut redevenir vêtements médicament par exemple c'est ça l'essentiel je pense que on doit avoir une base on doit avoir une base productive minimale sur ça pourquoi le vêtement parce qu'on peut dire bah finalement si nos costumes sont fabriqués en Chine on peut accepter qu'il y en a une partie qui soit fabriquée en chignon on doit être capable de produire des sur blouses on doit être capable de produire des masques on doit être capable d'avoir une base industrielle minimum ça ça se fait pas par la main visible du marché la main invisible du marché elle ne relocalise pas naturellement alors que c'est beaucoup moins cher là-bas alors que les normes environnemental sont beaucoup moins cher là-bas donc il faut une volonté il faut pas laisser faire le marché il faut une volonté politique qui passe seulement donne des centaines de millions d'euros aux grandes entreprises mais qui aussi est-ce que ça veut dire est-ce que ça veut dire que vous seriez prêt par exemple sur la question beaucoup de ces entreprises disent que le problème c'est le coût de la matière mais aussi le coût de la fabrication et notamment le coût du travail est-ce que quand ils font fabriquer en Chine pour le doliprane notamment c'est effectivement beaucoup moins cher parce que la main d'oeuvre est beaucoup moins cher là-bas est-ce que vous vous dites bah tiens allez on va les payer mieux et l'État va prendre à sa charge ça fait 40 ans que on raisonne de cette manière là et ça fait 40 ans qu'on se mettant dans l'obsession de la compétitivité d'une part ça ne marche pas parce que notre déficit commercial il l'a jamais été aussi important sur les médicaments mais sur les extrémité sur à peu près tout et d'autre part on demande juste ce travailleur d'être moins payé alors que vous savez c'était ici que j'étais venu poser le premier la question de l'indexation des salaires sur l'inflation et c'était même avant la guerre en Ukraine d'ailleurs il y a un papier du FMI qui sort là et qui dit bien que il y a pas de bouc inflation solaire que on peut augmenter les salaires dans ce pays je me parfaitement vous étiez venus à ce même micro c'était avant l'été vous demandiez bien avant l'été et vous demandiez effectivement à ce que les salaires soient indexés sur les prix jusqu'à lors le gouvernement a dit pas possible parce que ça créerait une sorte de bulle inflationniste c'est pour ça d'ailleurs que dans les années 80 le gouvernement socialiste à l'époque avait renoncé à ce système d'indexation et vous avez raison le FMI au niveau mondial dit que non que l'indexation des deux n'entraînerait pas automatiquement que en tout cas ça c'est pas vérifié qu'il y avait des boucles inflation enfin pour revenir à notre question aujourd'hui ce qu'il nous faut c'est des quotas d'importation c'est des taxes aux frontières c'est des barrières douanières si on veut reproduire une industrie de médicaments et une volonté politique derrière prenez une forme de vous êtes pour une forme de protection ça fait 12 ans ça fait 15 ans ça fait 20 ans vous savez je suis en première ligne en Picardie Amiens pour avoir vu à peu près tout partir y compris les chips donc ça nous laisse un enseignement quand même par l'effet de voir que ce que ça produit mais regardez ce qu'on a fait sur le masque le masque qui était le symbole de toute la pandémie sur le masque la vérité qu'Emmanuel Macron a une volonté politique il a donné des centaines de millions d'euros pour qu'il y ait des usines qui se créent en France c'est la bonne partie du jeudi très bien il y a une volonté industrielle maintenant je suis allé visiter les unes de masques les gars me disaient quoi bah aujourd'hui on est là on l'a fait tourner pour vous mais d'habitude la machine qui est toute neuve avec que des produits la barrette en fer était fabriqué en France le tissu venait de France tout venait de France mais il dit quoi on produit pas et pourquoi vous produisez pas la visite du député mais ils ont fait la même chose pour la visite du ministre pour la visite du préfet parce que tout le monde était venu vous trouveriez quoi une une disait ça serait une usine arrêt mais c'est ce que me disait pas parce qu'il y a plus de demandes pourquoi il y a plus de demandes parce que quatre minutes que j'ai visité ces usines là elle ferme les unes après les autres c'est pas lié à la crise covid c'est lié au fait que 99,9% de nos masques sont importés donc si jamais vous avez pas une politique industrielle en liais avec une politique commerciale vous même entre deux produits vous allez pas forcément acheter le produit plus pour uniquement pour faire plaisir aux ouvriers du coin c'est pour ça qu'il faut pas laisser ce choix là entre les mains du consommateur ce n'est pas au consommateur de choisir c'est pas le consommateur avec son caddie qui choisit c'est une volonté donc vous allez lui imposer des produits plus chers j'impose j'impose que on est fait hier des normes commerciales qui fasse que on ne met pas si on veut une industrie du masque en France qu'on mette pas ça en concurrence avec un masque qui est produit par des ouvriers qui sont surprises l'importation de masques étrangers ça s'appelle des quotas d'importation vous savez des outils dont je parle ce sont des outils qui ont existé pendant des décennies et des décennies et sans que ça crée l'Union soviétique vous voyez au contraire ça permet d'avoir un régime industriel réguler et que on n'est pas parce qu'aujourd'hui ça produit quoi ça produit aussi du déficit commercial tout le monde est perdant les travailleurs ils sont perdants parce qu'ils ont une pression constante sur la démission d'un cercle qu'est-ce qui se passe dans ce pays qu'est-ce qui se passe depuis 40 ans on demande aux ouvriers de chez moi de Dunlop on leur dit regarde le pneumatique qui produit à l'est il est beaucoup moins cher on leur demande de regarder à l'est vers le bas pendant que le patron total lui il regarde à l'ouest il regarde le patron d'exon aux USA et vers le haut et ça crée une dissension comme ça et ben il faut qu'on en finisse il faut qu'on euphémisme qu'on protège qu'on entoure notre induction finalement vous tenez à peu près le même discours que Bruno Le Maire Bruno Le Maire qui ici même il y a 10 jours disait qu'il était en concurrence avec les États-Unis qui trouvait que les États-Unis justement eux avaient décidé de faire au fond ce que ce que vous dites de faire c'est à dire de protéger vis-à-vis de la concurrence de mettre une forme de patriotisme économique c'est America First et Bruno Le Maire disait on va le faire au niveau européen mais la concurrence est rude il faut mettre des milliards sur la table pour encourager les entreprises à revenir en France d'une part ça fait 40 ans que les États-Unis disent America First je veux dire on est les dindons de la farce en ayant des barrières douanières aux frontières de l'Union européenne qui sont inférieure à 2% pendant que la Chine en qui se protège que les États-Unis se protègent et donc si on veut une industrie c'est pas en donnant des milliards ça fait maintenant on est à 160 milliards d'euros par an en fait vous voulez inverser la logique avec Bruno Le Maire Bruno le méridie je veux donner des milliards aux entreprises pour qu'elles s'installe chez nous vous dites je veux simplement leur interdire tout simplement il faut protéger aujourd'hui c'est pas en donner on a déjà on est déjà 160 milliards d'euros par an donné aux entreprises dans notre pays donc on a en fait une économie qui est sous perfusion mais tout est super fusion pour l'énergie pour à peu près tout on est sous perfusion pourquoi parce qu'on se met dans une exigence de compétitivité qui est impossible avec des pays où la main d'oeuvre est moins cher ou les normes fiscales sont pas les mêmes ou les normes environnementales sont pas les mêmes donc si on veut rétablir une concurrence vraiment pas faussée et bien qu'est-ce qu'il faut faire il faut se protéger et donc prends l'exemple de doliprane pardon mais vous venez avec votre boîte de doliprane et vous dites Sanofi j'en fais confiance pour faire des profits c'est une très belle formule et de fait ils font des travaux profits mais quand vous regardez la production 40% de la production de Sanofi officiellement en tout cas et sur le territoire français [Musique] on dit oui oui on va redevenir autonome sur le médicament et notre sujet je dis simplement comment on fait en effet pour inverser la tendance vous vous dites en fait on va créer des lignes maginaux vous savez ça va pas parce que moi je comptais tiens je considère que la frontière c'est quelque chose pour eux et de perméable et c'est pas un mur mais en revanche c'est un endroit où on trie où on choisit où on modère ce qui peut être de la compétitivité internationale donc posez la question en termes d'autarsie ou de libre-échange totale me paraît complètement injuste en revanche que ça soit un espace poreux où on pose nos règles voilà nos règles au niveau européen mais voici voilà nos règles au niveau français ça ça me semble tout à fait faisable sur le médicament oui je le redis il faut une volonté politique qui décide que de paracétamol on ne doit pas être dépendant de l'autre bout du monde pour ça il y a un point François Ruffin qu'on ne peut pas délocaliser c'est notre artisanat et je voudrais vous interroger à propos de ce cri du coeur ce matin sur RMC un boulanger à Nice il y avait aussi un boucher il y avait une femme qui travaille dans une menuiserie les bouchers vont manifester aujourd'hui devant l'Assemblée nationale c'est la première fois depuis 20 ans qui est manifeste parce qu'ils disent tout simplement que c'est la fin de l'artisanat quand janvier c'est-à-dire au moment où il va y avoir la plupart des changements de contrat d'électricité ce sera la fin de l'artisanat le boucher le boulanger à Nice Frédéric Roy il a sa facture d'électricité mensuelle qui passe de 1000 à 4000 € par mois et il a vu avec Bercy que sur ces 3000 euros d'augmentation il allait toucher une aide de 320 euros 320 euros sur les 3000 euros comment il fait pour ne pas augmenter le pain ou alors comment il fait pour tout simplement ne pas mettre la clé sous la porte on fait quoi c'est intéressant parce que quand j'étais venu la première fois parler d'indexation des salaires c'était déjà sur une augmentation du prix du pain antérieur à la gare en Ukraine on a deux crises sur l'énergie on a une crise qui est liée à la guerre en Russie c'est la crise du gaz mais en fait on a une deuxième crise qui est la crise de l'électricité qu'il a est une crise produite par l'Union européenne qui a décidé d'une part de faire que le prix de l'électricité comme le prix du gaz seront sur les marchés et seront pas régulés et d'autre part qu'on va lier le prix de l'électricité au prix du gaz aujourd'hui il faut en finir avec cette folie le marché là encore ne marche pas sur le prix l'électricité c'est pas normal qu'on ait une multiplication par 4 des tarifs de quelque chose qu'on produit quand même d'accord avec le rassemblement national vous savez moi je dis toujours Marine Le Pen elle va aux toilette moi je vais aux toilettes aussi c'est pas parce qu'elle y va que je sais c'est d'y aller et donc je pense que je suis en en quand je demande de la régulation qu'on dit qu'il faut pas que ça soit le marché qui domine vous savez en fait il y a un fond extrêmement large là-dessus parce que là vous me parlez des artisans et je les entends dans ma circonscription aussi et j'entends leur galère et leur inquiétude mais la semaine dernière c'était les maires qui étaient au Congrès des Maires et que j'entendais qu'il disait bon ben cette année qu'est-ce que je choisis de fermer ma piscine de fermer de pas construire un local pour France service dans dans mon village et euh c'est les arbitrages qui sont en effet des dilemmes terribles et là la question quand je reviens si sa facture d'électricité passe de 1000 à 4000 euros pour autant il va pas faire augmenter sa baguette il va pas vendre sa baguette on a la solution qui se pratique maintenant depuis des années et en vérité depuis des décennies qui est de encore faire des subventions vous voyez c'est ce que fait là il y a des subventions vous savez la prime d'activité c'est une subvention pour les bas salaires la subvention là dans la suvation à l'énergie on a des subventions pour tout maintenant soit on se dit là ce qu'il faut faire c'est à nouveau règlementé ce marché là qui est pas c'est pas comme le pétrole c'est pas comme le gaz on ne l'importe pas massivement et donc on règlement de ce marché là on fait que ça soit renoncé au fond un bouclier mais un bouclier ça veut dire bouclier tarifaire ça veut juste dire que c'est l'État qui paye la différence donc ça veut dire que c'est vous c'est moi c'est les nos auditeurs qui donnent des dizaines de milliards d'euros ce marché là il doit être régulé on doit avoir un tarif fixé qui doit pouvoir évoluer règlement de ces tarifs c'est quand même les tapis payent mais c'est non parce que si tu as un autre niveau c'est quand même la France l'État ne paye pas parce que là si jamais on décide que le tarif de l'électricité aujourd'hui le poulet électricité il augmente pas on a un marché simplement qui fait augmenter le prix de l'électricité mais le coût de production il augmente pas considérablement il augmente pas dans des propositions d'une multiplication de 1 à 4 donc ce qu'il faut aujourd'hui c'est sortir vous savez mais il y a plein de marché le marché ne marche plus on doit on a cette obsession de la concurrence et du marché mais ne marche plus mais ne marche plus sur le médicament le marché ne marche plus sur l'énergie mais le marche ne marche plus sur le marché du travail quand vous voyez que on refait une rentrée avec des pénuries dans les autocars le chômage n'a jamais été aussi faible en France non depuis des années vous savez la différence alors est-ce que on veut que les gens aient du vrai travail ou est-ce qu'on veut que les gens ils aient des bouts de boulot je veux bien que ça soit mieux que rien on peut fonctionner avec du mécan moi ce que je veux c'est que les Français puissent vivre de leur travail vous voyez que le travail ça soit quelque chose de structurant dans leur existence que ça soit du plein temps que ça soit pas des bouts de boulot avec des contrats d'auto-entrepreneurs et c'est ce qui a bondi pendant les années Macron je veux que les gens puissent vivre décemment de leur travail donc c'est à dire que ça structure un bout de leur existence il y a la famille qui est importante il y a le club de foot qui peut être important mais que le travail structure existence que ça soit pas des petits bouts à la über dans tous les sens ça c'est une chose décemment de leur retraités sur la sur la retraite s'appelle le temps d'apprendre à vivre la bataille des retraites et la retraite elle arrive elle arrive à l'Assemblée d'ici 15 jours elle devrait être présentée par Elisabeth borne cette réforme dès le 15 décembre face à vous les députés avec en ligne de mire une augmentation de l'âge de départ à la retraite sans doute jusqu'à 65 ans ce sera votre combat je pense que c'est un combat central vous savez moi je repars de ce qu'avait dit Emmanuel Macron pendant la crise covid il a DVD il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur celles et ceux que nos économies méprisent reconnaître si mal et bien aujourd'hui c'est la double peine parce que non seulement on les a pas reconnus à posteriori non seulement là il voit leur pouvoir d'achat être rogné par l'inflation mais en plus c'est eux qui vont payer le prix de cette réforme de manière centrale c'est les travailleurs du bâtiment c'est les auxiliaires de vie sociale ce sont un tas de métier ou quand on arrive à 55 ans on a des problèmes au poignet nous allons tenir compte de la pénibilité d'abord aujourd'hui c'est un Français sur deux qui a 60 ans de travail plus c'est un Français sur quatre qui n'est ni en retraite ni en emploi pourquoi parce que déjà en allongeant deux ans en allongeant de deux ans la je la retraite vous savez on est passé de 60 ans à 62 ans ça produit quoi c'est une produit plus qu'un doublement du nombre de seniors au RSA sur que les gens ils arrivent pas avoir leur retraite directement donc du coup et ben ils ont de la nouvelle ils ont des aides et on remplace une retraite une pension méritée par des allocations c'est pas normal et vous vous faites quoi moi de 60 ans et avec 40 à nuités mais regardez je vous redis la grande injustice 60 ans 40 minutes de la France insoumise à 25 ans ou partir à 65 ans ça sera plus tard il y a des possibilités de départ avant avec des décote et ainsi de suite mais en tout cas regardez un ouvrier son espérance de vie en bonne santé c'est 59 ans ça veut dire qu'il a quasiment la garantie de pas avoir de retraite en bonne santé en bonne santé je veux dire le système est déjà injuste est-ce que propose et Isabelle borne et Emmanuel Macron c'est de le rendre encore plus injustée quand vous parlez de pénibilité excusez-moi mais vous savez qui a supprimé qui nous disait qu'il fallait pas prononcer le mot paysibilité Emmanuel Macron qui aujourd'hui vous pouvez pas la faire ce procès là je vais faire un procès très clair puisque je veux dire qui a supprimé 4 critères de pénibilité Emmanuel Macron Emmanuel Macron qui a décidé que quand on portait des charges lourdes c'était pas pénible qui a décidé que c'est du temps le ministre déjà et ensuite et ensuite pendant ce premier et ensuite des agents chimiques c'était pas la pénibilité que quand on était dans des postures pénibles toute la journée c'était pas de la pénibilité que quand on avait des vibrations c'était pas de la pénibilité et moi j'ai eu un bouquin ce weekend j'étais stupéfait le sentiment de pénibilité la pénibilité a plus que doublé et en particulier à la Bondy de 47 % chez Macron François dans votre livre pourquoi s'acharne-t-il sur les retraites je vous repose la question pourquoi s'acharne-t-il sur les retraites à vos yeux je pense que c'est parce qu'il va te le mettre des horloges mais je veux dire autre chose je veux dire quelque chose de grave vous savez je vais essayer d'être dans un ton solennel qui ne met pas toujours mais moi je suis soucieux de l'unité de la nation c'est-à-dire quoi c'est à dire que je pense que on est dans une crise démocratique grave on a eu deux années de crise covid avec des gens qui sont épuisés qui sont fatigués qui sont exténués les esprits échauffés on a derrière une guerre en Ukraine qui fait monter les prix qui pose de l'inquiétude on se demande si on va pouvoir payer ses factures on a des élections ce printemps avec un président qui est élu excusez-moi mais sans enthousiasme sans élan on a derrière une majorité de raccro à l'Assemblée nationale qui bidouille comme elle peut pour faire passer ses textes on a aujourd'hui sept Français sur 10 8 Français sur 10 qui sont opposés à cette réforme de retraite et c'est encore plus élevé dans les classes populaires et on va décider dans ce temps-là de mettre en place une mesure contre le peuple sans le peuple je pense que c'est très dangereux je pense que c'est très dans la France insoumise parce que quand il y a eu la journée par exemple de la France insoumise de la niche pourquoi vous avez pas vous présenter un texte parce que vous avez envie que c'est ça les priorités on est donc chacun a son temps je me sens parfaitement à l'aise pour me mettre de la essaye de retraite et je changerai pas de sujet pour mener la bataille des retraites avec mon groupe la France insoumise avec tous les parties de gauche parce que je pense que dans ce cette manière de faire de mener cette réforme des retraites qui est en vérité une contre-réforme vous savez réforme devrait être un mot positif qui devrait être un mot qui apporte du progrès qui l'avait en vérité à porter à nouveau de la régression au sens conservateur voilà mais là c'est c'est un pour nous c'est un souci social c'est un souci démocratique et c'est même un souci écologique est-ce qu'on doit être enfermé jusqu'à la fin de sa vie dans comme le hamster dans sa cage vous savez dans le produire plus travailler plus consommer plus et en fait la consommer moins parce que vous savez justement du lit de choisir entre les liens et les biens c'est-à-dire opposés aussi la question des liens sociaux et la question du rapport à la consommation François Ruffin il y avait encore beaucoup de choses à dire mais vous reviendrez vous êtes des député la France insoumise de la somme on l'a bien compris pour vous la retraite les retraites c'est c'est là-dessus que vous concentrer aussi
François Ruffin