Éducation : Anne Genetet dans les pas de Gabriel Attal - L’édito de Patrick Cohen - C à vous
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Au menu? - M.Zorin: Vous allez retrouver du blanc, de la cuisse, avec une farce assaisonnée à la coriandre. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. La nouvelle ministre de l'Education nationale dans les pas de son prédécesseur, G.Attal. - P.Cohen: Ce plan ambitieux avait été présenté par G.Attal, le choc des savoirs, pour remettre de l'exigence à l'école et pour relever le niveau.
Vous avez donné la réponse hier. Ca continue. Vous persistez malgré l'opposition.
D'abord, les 2 mesures les plus chocs de ce choc: une nouvelle épreuve de mathématiques qui va compléter la session du baccalauréat en fin de première, en plus de l'épreuve anticipée de français. Ce sera à partir de juin 2026. C'est en mathématiques que le niveau a le plus reculé.
Les mathématiques, auparavant une matière centrale, ont complètement disparu de l'enseignement de nombreux lycéens. On nous disait qu'il fallait en finir avec la sélection par les maths et on y revient. La matière a été en partie réintégrée dans le cursus lycéen avec 1 heure 30 de maths en tronc commun pour tous les élèves de première. 2e mesure choc, mais retardée de 2 ans: la réussite au brevet rendue obligatoire pour entrer en seconde à partir de juin 2027.
Ce n'est pas un zigzag. C'est une grande première depuis sa création, en 1947. Le brevet, autrefois BEPC, n'a jamais été un couperet.
La question est de savoir ce que vous ferez des élèves en échec, ceux qui seront exclus du système scolaire à 16 ans. Seront-ils conduits d'office vers un CAP? Vous soulignez qu'ils ne sont pas nombreux.
Le taux de réussite au brevet dépasse les 85 %. Mais les autres sont les plus fragiles. Pourquoi faire de cet examen une barrière?
Un syndicat parle d'une régression historique. - A.-E.Lemoine: Et les groupes de niveaux? - P.Cohen: Face à la levée de boucliers des syndicats d'enseignants, le ministère les a rebaptisés "groupes de besoins".
Après leur mise en place en 6e et en 5e cette année, ils ne seront que partiellement étendus l'an prochain en 4e et en 3e avec seulement 1 heure par semaine soit en maths, soit en français. Les élèves en difficulté seront encadrés dans des effectifs réduits. Vous avancez très prudemment, d'autant plus prudemment que pour animer ces groupes, il faut des enseignants.
Votre budget en supprime 4000. - A.-E.Lemoine: La charge de N.Sarkozy contre les enseignants. - P.Cohen: L'ancien président avait dit ceci... - N.Sarkozy: Le statut du professeur des écoles, sans critiquer personne, c'est 24 heures par semaine, 6 mois de l'année.
Entre les vacances et les week-ends...
Je sais qu'il faut préparer les cours. Maternelle, grande section...
Je sais qu'il faut corriger les copies. Je sais que c'est un boulot difficile, d'être enseignant. Mais il faut dire la vérité: nous n'avons pas les moyens d'avoir 1 million d'enseignants.
Gabriel Attal