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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 13 avril 2026 59 minComplaisantDivertissement

P. Clément & A. Dupont : Le tandem romantique d’une fille en or - C à Vous l’Intégrale - 13/04/2026

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Nous avons repris notre patrie. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec Pierre, son OEil dans un instant, Lorrain, Patrick et un invité surprise. - H.Pauchon: Bonjour, Babeth.

Est-ce que vous vous rappelez de moi? Je suis H.Pauchon.

Vous m'aviez reçu quand je suis allé à Compostelle à pied, quand j'ai fait un podcast avec mon micro. Je suis reparti de Dunkerque et je marche jusqu'à Perpignan, toujours en faisant parler les gens et en étant hébergé chez l'habitant. Ce soir, je ne peux pas passer à table?

Je regarde souvent l'émission. Ca a l'air bon, ce que vous mangez. J'ai un peu faim.

Si P.Cohen ne mange pas tout, est-ce que vous pouvez me mettre une assiette de côté? - A.-E.Lemoine: On rajoute une assiette avec plaisir pour H.Pauchon, cette ancienne voix de France Inter, qui a inventé le studio ambulant.

Il sillonne la France à pied. Il tend son micro au hasard de ses rencontres. Je ne suis pas sûre que Patrick ne mangera pas tout. - B.Chameroy: Je pense qu'Hervé mangera tout.

Patrick, pas sûr. J'aimerais qu'on ait de la mâche. On a des fraises, de la mozza... - On ne pense pas assez à travailler la fraise en salé avec un peu de mozza, de la roquette.

Le granola salé...

Tu peux en rajouter un peu pour les autres. - A.-E.Lemoine: Bravo à Justin qui a couru le marathon de Paris.

Marathon bouclé en 2 heures 43. Personne à "C à vous" n'avait réussi un tel exploit. - B.Chameroy: Je l'ai fait en 1 heure 16, on n'en fait pas tout un plat... - A.-E.Lemoine: H.Pauchon dîne avec nous aux côtés de la chanteuse québécoise L.Lemay. 2 jeunes comédiens dont on ne cesse de découvrir l'étendue des talents.

Il a fait ses débuts sur grand écran aux côtés de J.-P.Bacri.

Il sort bientôt un nouvel album. On le retrouvera en première partie de G.Faye.

Elle a intégré la troupe de la Comédie-Française il y a 10 ans. Depuis janvier, elle en est sociétaire. Si on ne l'a pas applaudie sur scène, on l'a peut-être découverte sur YouTube.

P.Clément et A.Dupont réunis à l'affiche de "Une fille en or".

Elle est aussi sûre d'elle qu'il est en apparence tyrannique. Ils ont en commun la peur de ne pas être aimés à leur juste valeur. - L'estime de soi, c'est quoi, au juste? - Tu m'as dit que tu restais chez moi 3 mois.

Ca fait 3 ans que t'es là. - Je comprends pas. Tu lui as laissé ton appart? - Euh, ouais. - Ca se précise.

Une femme dans votre entreprise. Je vois une sorte de désolation permanente chez elle. - Désolée.

Enfin, pas désolée... - C'est cette femme qui vous fera oublier Virginie. - Ici, on vend et on installe des systèmes de vidéosurveillance high-tech. - Je sais pas pourquoi ils m'ont embauchée.

Je sens qu'il prend sur lui, mais en fait, il bout. - C'est pas possible, ça! - Maintenant, je dois gérer ma petite soeur, comme si c'était mon 3e enfant, tellement c'est une déshéritée de la vie. ... - Apprenez à vous détacher des âmes inhospitalières. - On était en CM2.

J'étais tellement admiratif de ta confiance en toi. - Tu te moques de moi? - Vous habitez plus chez votre soeur? - Il faut que quelqu'un te le dise.

Tes idées d'installation, c'est de la daube en branche. Papa, tu m'as pas dit que je pouvais être douée pour plein de choses, que mon avis allait compter. Ca m'a manqué, un peu. ... - A.-E.Lemoine: P.Clément, A.Dupont et L.Lemay sont tous les trois nos invités.

Bonsoir. C'est un plaisir. Salut, Arthur.

Bienvenue à tous les trois. On est ravis de vous réunir sur le plateau de "C à vous". Asseyez-vous.

On est ravis de parler de "A fleur de cordes", ce nouvel album qui nous donne l'occasion et le plaisir de vous recevoir, et de cette comédie qui est fraîche comme tout. Quel plaisir de vous y découvrir ensemble, vous qui êtes, dans cette comédie, des losers... - A.Dupont: Merci... - A.-E.Lemoine: Des jolis losers un peu lunaires, notamment votre personnage, Pauline.

C'est un cas d'école de manque de confiance en soi et qui vous ressemble un peu. J'ai vu la façon dont vous êtes arrivée en vous excusant... - P.Clément: Comment on fait pour dire bonjour quand il y a cette distance, cette table...

On dit plus bonjour à quelqu'un qu'à un autre... - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes posé ces questions? - P.Clément: Oui.

Clémence me ressemble. Il y a quelque chose. - A.-E.Lemoine: En quoi? - P.Clément: Le fait de douter, ne pas être sûre, parler trop quand il ne faut pas et pas assez quand il faut. - A.-E.Lemoine: C'est tout vous? - P.Clément: Il y a de moi. - A.-E.Lemoine: Vous avez raconté des anecdotes invraisemblables.

Jeune, dans un stage de voile, pendant une semaine, on vous appelle Loréline et vous ne corrigez pas. - P.Clément: Au début, j'ai pas osé.

Après, c'était trop tard. J'étais foutue. - A.-E.Lemoine: Il y a une certaine docilité chez vous qui peut s'expliquer par votre parcours scolaire.

Longtemps, vous avez cru que vous n'étiez bonne à rien. - P.Clément: Docilité et rébellion en même temps.

A un moment, l'école, ça m'a saoulée. "Ca ne marche pas." - A.-E.Lemoine: Vous avez dit "merde" aussi doucement? - P.Clément: Comme une feuille morte. - A.-E.Lemoine: Ces échecs à l'école, ça fait de vous une bête de concours.

Quand tout vos camarades rataient les concours, notamment au Conservatoire national, vous étiez blindée. - P.Clément: Quelqu'un m'a demandé si je n'étais pas triste d'avoir raté autant de concours.

J'ai répondu: "Non, j'ai toujours raté." J'ai réussi des concours à force de m'acharner. Je n'avais pas de problème à l'échec.

Je n'étais pas triste face à l'échec. C'était la normalité. - A.-E.Lemoine: Vous avez intégré le Conservatoire national après 3 tentatives.

En incarnant une jeune femme stressée. - P.Clément: Oui, qui n'arrivait pas à finir ses phrases. - A.-E.Lemoine: Avec Bertrand Usclat, que vous aviez rencontré au conservatoire... - P.Clément: Du 8e...

Il m'avait aidée à trouver mes scènes. Une fille venait expliquer ce qu'était l'amour et elle n'arrivait pas à parler. Elle dit: "L'amour, c'est comme une savonnette...

Pardon..." La scène collait parfaitement avec l'état dans lequel je savais que je serai.

Je n'avais même pas à jouer un faux état. C'était dans la scène. - A.-E.Lemoine: Arthur, vous êtes officiellement, dans le film, l'exact opposé de Pauline.

On pense que c'est le cas, ultra autoritaire, tyrannique... - A.Dupont: Pas sympa.

C'est le con autour de soi. Sauf que c'est le chef...

Il s'est arrangé pour être chef d'une entreprise de surveillance. C'est le chef. Il s'appelle Paul, dans la vie, et on le surnomme "Paul Pot". - P.Cohen: Il a les cheveux raides, contrairement à vous. - A.Dupont: Le costume est bien raide.

Il a des réactions bien raides. - A.-E.Lemoine: Passer un entretien d'embauche face à Paul Pot, on le souhaite à personne. - J'ai pas pu valider.

J'ai manqué des UV à cause de ma mononucléose infectieuse. C'est un zona très dévastateur, surtout à l'entrejambe, c'était douloureux. Désolée.

Pas désolée...

Après, j'ai fait 3 mois de socio. Ca me plaisait pas trop. J'ai décidé de partir en voyage et je suis partie en Alsace.

J'ai de la famille du côté de Bernard. Bernard est mon beau-frère. C'est le mari de ma...

Désolée. - A.-E.Lemoine: Paul Pot, c'est un rôle absolu de composition. - A.Dupont: J'ai reçu le coup de fil de la directrice de casting, que je remercie. "J'ai pensé à toi pour un rôle qui est tout l'opposé de ce qu'on te propose d'habitude.

J'aimerais que tu lises. Je suis sûre que ça peut le faire. Problème: le réalisateur ne veut pas que tu fasses le film, a priori, car il te trouve trop sympathique." J'ai un peu le cul entre 2 chaises.

J'adore le scénario. Je le lis d'une traite. Je trouve que c'est bien écrit, que tous les personnages sont bien dialogués, caractérisés.

Je le lis d'une traite. Je réponds que oui. Je veux passer des essais.

Je rencontre Jean-Luc Gaget. Il me dit que je suis très sympathique, que ça l'emmerde. "Tu n'es pas fait pour ce rôle mais on va passer des essais." C'est rarement une mauvaise nouvelle quand on dit que l'on est sympathique.

Là, ça l'était. J'ai rencontré Pauline. J'ai passé des essais avec elle.

J'ai adoré le fait de n'être pas tout à fait dans la peau de Paul mais déjà être dans la situation, d'être en face de Pauline. C'était intenable pour moi. C'était très difficile.

J'avais envie de rigoler. Il va falloir que je me raidisse. Je me suis rendu compte que l'osmose pouvait être là.

Il y avait une vraie entente, une vraie fraternité. - A.-E.Lemoine: Une vraie fragilité commune... - A.Dupont: Un plaisir d'enfant à jouer.

Il n'y avait pas de posture. "Ca va?" "Ca va!" C'était très simple.

C'est comme ça que j'ai travaillé avec Pauline. C'est un vrai plaisir. - P.Cohen: Vous avez commencé le théâtre à 10 ans dans la Compagnie des sales gosses avant de rejoindre le Cours Simon.

En parallèle, vous faites aussi de la musique depuis l'âge de 8 ans. Vous allez sortir votre premier EP en juin. Ca va s'appeler "Respirer".

C'est en musique que vous avez annoncé la sortie de votre 1er morceau. - A.Dupont: Attention, j'annonce, le 15 février sortira mon 1er morceau.

Il s'appelle "Respirer". Il faudra être au rendez-vous. D'ici là, comptez sur moi pour vous le rappeler tous les jours, tous les jours...

Ca sera du harcèlement, toi-même tu sais. - P.Cohen: Au cinéma, vous avez joué un rôle de guitariste et de chanteur dans "Bus Palladium".

La musique et le jeu d'acteur, vous comptez continuer ça de façon parallèle? - A.Dupont: Pour être très honnête avec vous...

La musique, pour moi, ça a toujours été, et c'est toujours, la vraie seule manière pour moi de m'exprimer. - P.Cohen: Plus important... - A.Dupont: Pour moi, raconter son histoire par ses textes à soi, ça n'a pas de prix par rapport à un magnifique rôle où on raconte l'histoire d'un autre.

On se loue. On se dédie à ça de la manière la plus sincère possible, la plus engagée possible, passionnée et avec beaucoup d'empathie. Mais chanter ce qu'on écrit soi...

Et avec un instrument de musique, faire corps...

La musique, franchement... - P.Cohen: Je crois que Lynda n'est pas d'accord. - A.Dupont: Je suis papa depuis 5 ans.

Mon fils s'appelle Elio. Peut-être qu'il regarde, je l'embrasse. Je ne veux pas le saouler avec la musique, mais je lui fais comprendre que juste ça, c'est de la musique.

Quand il est au piano, c'est des sons qui ont été tempérés, qui ont été rangés pour que ce soit des demi-tons. En vrai, c'est des sons. Les poteaux, on les tape, ça fait des sons.

J'espère que ce sera un des trucs les plus importants dont il se souviendra de moi. - L.Lemay: Quel bon papa! - A.Dupont: Je trouve ça trop important. - L.Lemay: Je suis tellement d'accord avec tout ce que tu dis.

Ca décrit bien ce que je ressens. - A.-E.Lemoine: En 90, Lynda, la 1re fois que le public français vous découvre, c'est à Saint-Malo.

Vous êtes une totale inconnue pour le public français, qui va vous adopter immédiatement. Pour l'occasion, vous aviez écrit un texte dédié à Saint-Malo. - L.Lemay: Je rapporterai Saint-Malo de ses murs à ses quais et la cour du château quand le loup y a chanté.

Qu'est-ce que je rapporterai comme vide, outre mon sac de vêtements sales et mes photos? Le coeur comme un mouchoir humide, mes yeux sur les cartes postales de Saint-Malo... - A.-E.Lemoine: La réaction du public ce soir-là a été folle.

Saint-Malo, vous l'avez emportée sur vous. - L.Lemay: C'est un de mes plus beaux souvenirs en carrière.

J'ai découvert que j'avais un public pour moi en France. Récemment, j'y suis retournée avec ma jeune fille qui a bientôt 20 ans. Je me suis fait tatouer "Saint-Malo".

Depuis des années, quand je pense à Saint-Malo, je suis nerveuse et ça me ramène à quand j'étais à Saint-Malo. Je n'avais rien à prouver. J'étais libre, insouciante.

Je faisais ce que j'aimais pour le pur plaisir. Ca m'a toujours ramenée à cet état d'esprit dans lequel il faut que je me ramène aujourd'hui quand je suis un peu insécure, que je manque de confiance en moi. Je me ramène à Saint-Malo.

Le tatouage à avoir pour la fille du film. - L.Amar: Pauline, vous êtes d'un naturel assez réservé.

Quand vous êtes sur scène, dans la peau d'un personnage, cette timidité s'efface. En ce moment, vous êtes à l'affiche de "La Puce à l'oreille". Vous avez coécrit un film avec B.Usclat et M.Darondeau de la Comédie-Française.

Il sortira en juillet. - Pour rentrer, il faut un badge. Tu ne l'as pas perdu?

Si tu l'as perdu, il faut faire une déclaration. Imaginez si quelqu'un le trouve. - Je voulais prendre un sac.

J'ai mis tout dans un portefeuille. J'ai oublié de transvaser les choses dans mon gros sac. Il est chez moi avec mon portefeuille. - Tu n'as qu'à rentrer chez toi. - Je ne peux pas.

J'en ai pour une heure. - C'est bon. Il reste 3 heures. - On joue à 21h! - Tous les membres de la Comédie-Française ont un badge.

S'il y a un problème, ça retombe sur Bibi. Si tu décides de casser quelque chose ou de faire un attentat! Qu'est-ce qui se passe si tu fais un attentat? - Je ne vais pas faire un attentat. - Qu'est-ce qui me le prouve? - L.Amar: 4 prix au festival de l'Alpe-d'Huez pour ce film. 2026, c'est votre année.

Vous êtes sociétaire de la Comédie-Française. Quand vous dites ça, vous dites que c'est cool mais que vous avez votre sinusite qui reprend, comme si vous aviez du mal à vous réjouir de vos succès. - P.Clément: Quand je joue, les émotions des personnages sortent, mais quand c'est les miennes, elles bloquent.

J'ai fait ma signature de sociétaire cette semaine. Une pleurait et une faisait des blagues. Sur toutes les photos, je suis comme ça.

Il y a comme un truc qui se coupe. "Qu'est-ce qui se passe en moi?" Je trouve ça pas facile d'être en phase avec nos émotions au moment où elles arrivent.

Parfois, c'est un peu en décalé. Ca m'est arrivé de stresser pour un spectacle, de ne penser qu'à ma coiffure. Je me disais "peut-être que je suis stressée pour mon spectacle". - A.-E.Lemoine: On a vraiment aimé vous voir dans "Une fille en or", qui sera en salle après-demain.

Une comédie romantique qui ne dit pas son nom. On tord les codes. C'est un très joli film.

Qu'est-ce qui se passe? Je me mets à douter. Merci beaucoup.

Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vais parler de quelque chose qui, je crois, n'a pas été diffusé à l'époque au Québec.

Vous, forcément, vous allez vous souvenir de cette ressortie sur la chaîne Mangas depuis quelques jours et pour de nombreux mois. En 81, F.Mitterrand a été élu.

Beaucoup de gens se souviennent surtout de ce générique. Ulysse revient... - Salut, c'est moi, je suis le robot héros. - P.Lescure: Vous nous le faites? - A.Dupont: Salut, c'est moi... - P.Lescure: Le mythe revisité et futuriste né en 81 revient sur la chaîne Mangas en version restaurée.

Son créateur s'appelle Jean Chalopin. Je l'ai connu à ses débuts. Il a expliqué ce qu'il avait en tête avec cet "Ulysse 31". - On a essayé d'apporter une aventure qui nous permette d'attacher l'attention du public et raconter une histoire qui nous plaît.

En même temps, on explique ce qu'était "L'Odyssée" transposée dans le futur. Le mélange des deux a ce côté magique et a marché. - P.Lescure: Quand je l'ai connu, avec ses associés, il avait signé "Ulysse 31", "Inspecteur Gadget"...

Il a installé une société d'animation au Japon. Premier Français à faire ça. Pareil aux Etats-Unis.

Il n'y avait pas d'IA et quasiment pas d'ordis. - Aujourd'hui, l'animation se fait par ordinateur. A l'époque, c'était tout à la main, image par image.

Les traces du visage image par image...

Ensuite, le coloriage. On faisait 12 images par seconde. Imaginez 26 minutes multipliées par 60 secondes... - P.Lescure: Ca fait 18 720 dessins par épisode de 26 minutes.

Nono le robot avait sa chanson. - Le générique de "Ulysse 31" est devenu énorme. On a sorti un disque pour Nono.

Succès énorme. On a vendu plus de 500 000 copies. Il a fallu le retirer de la vente car on parlait de manger des clous et les enfants mangeaient des clous... - Tu as faim?

Tu veux que je te donne un petit boulon? Rires. - A.Dupont: "Maman, je vais au garage..." et on leur a demandé de chanter les génériques de Chalopin. - Eh là, qui voilà, Inspecteur Gadget... - Inspecteur Gadget... - Dis-moi qui voilà, Inspecteur Gadget... - Ulysse revient... - Mes enfants...

Les Cités d'or... - Les Cités d'or... - P.Lescure: Regardez ce que l'on a à la maison. - B.Chameroy: Je sais faire le générique de "Inspecteur Gadget" avec mes joues.

Toi aussi? - A.Dupont: On est peu sur la planète. - P.Lescure: C'est tous les dimanches sur la chaîne Mangas. - A.-E.Lemoine: Je ne m'attendais pas à ce duo totalement inédit. - A.Dupont: Je garderai à vie ce truc-là...

Avec le truc dans l'oeil... "Oh putain, on est deux." Merci beaucoup pour ce moment. - A.-E.Lemoine: Après le générique de "Inspecteur Gadget" avec les joues, on va parler d'H.Pauchon.

Un randonneur-podcasteur qui s'est lancé dans la verticale. Il rejoint Dunkerque à Perpignan à pied. 1350 km à la rencontre des Français.

Cette verticale passe par le plateau de "C à vous". H.Pauchon n'est pas loin.

Vous m'entendez? - H.Pauchon: Oui.

Je vous cherche. J'ai vu Nicolas...

Je cherche la nourriture. J'ai très faim. J'ai rien mangé à midi. - A.-E.Lemoine: Ah bon?

Vous avez marché toute la journée? - H.Pauchon: J'ai traversé Paris toute la journée jusqu'à trouver la borne du méridien de Paris. - A.-E.Lemoine: Elle est où? - H.Pauchon: Dans le parc Montsouris. - A.-E.Lemoine: Dans le 14e! - H.Pauchon: J'ai dormi à Saint-Denis.

J'ai marché. Maintenant, je passe par le plateau. Il y a du monde, à la régie.

Il y a des écrans partout. - A.-E.Lemoine: On vous entend.

Vous n'êtes pas loin. Bravo, Hervé! - H.Pauchon: Avant qu'on commence l'émission, qui t'inspire? - A.-E.Lemoine: Toi, avec ce parcours dingue.

C'est la question rituelle qu'Hervé pose aux Français. Hier, vous avez dormi chez une auditrice de Saint-Denis. Il y a des auditeurs partout qui écoutent le podcast, qui sont très nombreux.

Il y a jusqu'à 4 millions d'auditeurs en cumulé. 4 millions de logements potentiels. - H.Pauchon: 4 millions d'écoutes...

J'ai pas mal de logements. A Saint-Denis, j'avais 2 possibilités. Axelle m'a hébergé.

Elle a fait venir l'autre auditrice de Saint-Denis. Hier soir, on a mangé tous ensemble avec des copines à elle. - A.-E.Lemoine: A Arras, vous avez été reçu par l'évêque et un couple de châtelains.

Des fois, des châteaux vous ouvrent leurs portes. - H.Pauchon: J'étais à Breteuil.

Je n'avais pas d'hébergement. Pas d'auditeurs! J'ai cherché...

A un moment, une dame m'a dit "vous pouvez venir à la maison". Ils habitaient le château de Tartigny. Il y avait 15 chambres, 15 salles de bains, 80 ha.

J'ai été très bien reçu. Parfois, il y a de belles surprises. - A.-E.Lemoine: Vous marchez vraiment?

Vous ne faites pas d'auto-stop? - H.Pauchon: Sur une petite départementale, si j'ai déjà marché 6 heures, si une voiture passe...

Ca me permet de rencontrer des gens. Quand on marche, on rencontre beaucoup de retraités qui baladent leur chien, des agriculteurs...

Parfois, quand je fais du stop, je rencontre d'autres profils. - A.-E.Lemoine: L'idée est de rencontrer les Français.

Vous tendez votre micro. Il y a l'effet "Forrest Gump"? De plus en plus de gens marchent à vos côtés pour vous accompagner? - H.Pauchon: Je suis très touché.

Pour moi, c'est émouvant de voir qu'il y a des gens qui aiment ce que je fais, qui apprécient, qui me disent "ça te dérange si je peux marcher avec toi?" "Oui, mais pas trop longtemps." On ne peut pas rencontrer d'autres personnes si on est 4.

Si j'arrive seul, il y a un apprivoisement qui se fait. Il y a une rencontre. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez pas enlever votre sac à dos? - H.Pauchon: J'avais peur de me le faire choper par Chameroy. - L.Amar: Vous êtes mis à la porte de France Inter.

Vous passez 3 ans au chômage. Est-ce que vous vous dites que ce qui vous arrive est le mieux? - H.Pauchon: J'ai encore du mal à le dire.

Je vais vous faire une confidence. En venant au studio, j'ai croisé la directrice qui m'a viré. Je l'ai croisée dans Paris.

Elle a fait comme si elle ne me voyait pas. Je lui ai dit: "Bonjour." J'ai encore du mal à dire qu'elle m'a fait un cadeau en me virant.

A France Inter, Patrick ne pourra pas dire le contraire, c'est confortable, chaleureux. On est libres de faire ce qu'on veut. Il va me faire pleurer...

J'avais beaucoup de plaisir là-bas. C'est vrai que je n'aurais pas vécu ces expériences si j'étais resté à France Inter. - P.Cohen: Vous faisiez des chroniques de grand talent.

Un immense homme de radio. Je te le dis, Hervé. Tu sais ce que je pense.

Ecoutez ses podcasts et le dialogue qu'il arrive à établir avec des Français, des inconnus de toutes convictions, de tous âges. - P.Lescure: D'autres Français que vous avez croisés dans la diagonale du vide, entre les Ardennes et le Sud-Ouest, il y a 3 ans...

Une équipe de France 3 régions vous avait intercepté en Dordogne. - H.Pauchon: Bonjour, monsieur.

Je traverse la France à pied. Vous connaissez quelqu'un qui peut m'héberger? - Au fil de son parcours, l'ancien journaliste de France Inter multiplie les rencontres qui agrémentent son travail radiophonique, avec toujours la même question. - H.Pauchon: Qu'est-ce qui vous rend heureuse? - D'être à la campagne. - H.Pauchon: Cette question permet aux gens de se raconter à travers le positif.

Il y en a qui sont cash. "Qu'est-ce qui vous rend heureux?" Ma réponse, c'est de faire ce chemin. - P.Lescure: Vous avez publié un livre, "Ma Balado", dans lequel vous racontez ce qu'étaient devenus les gens que vous avez rencontrés pendant ce périple. - H.Pauchon: Quand j'ai terminé l'écriture, j'avais envie de savoir ce que ces gens étaient devenus.

C'est toujours émouvant. J'ai refait la diagonale à vélo avec 60 livres dans les sacoches. J'essayais de les retrouver pour leur offrir un livre.

C'était très intéressant. - P.Lescure: Vous en avez retrouvé beaucoup? - H.Pauchon: J'ai distribué mes 60 bouquins.

Je ne suis pas revenu avec un livre. Pas de poids inutile. Je les ai pratiquement tous retrouvés.

Même Un vieux monsieur que j'avais croisé, assis sur le banc devant son Ehpad, avec qui j'avais discuté...

Il m'avait raconté sa vie en 10 minutes. Il avait quand même 90 ans. Quand je suis repassé, il n'était plus sur son banc, mais on m'a amené à sa chambre dans l'Ehpad.

J'ai voulu lui offrir le livre. "C'est pas la peine, je lis pas." Mais il était content et moi aussi. - A.-E.Lemoine: Le Pas de côté de Patrick vous est dédié. - P.Cohen: Pas de côté vers un autre chemin que vous avez souvent emprunté: le métier d'acteur.

Le théâtre, cinéma...

Tout est bon dans le Pauchon. L'une de vos apparitions a eu lieu dans "Jeu, Set et Match". - Aïe!

De toute façon, tu aurais gagné. Tu as vachement bien joué. - P.Cohen: Quel jeu!

Le tournage de cette série se fait entre 2 matchs officiels. Vous y croisez Y.Noah, qui a remporté Roland-Garros 2 ans plus tôt et qui s'entraîne sur le court d'à côté.

Vous jouez devant un public qui est là pour voir de vrais professionnels... - H.Pauchon: Et pas des bouffons! - P.Cohen: Un cinéaste vous a été fidèle: J.-P.Mocky.

Combien de films avec lui? - H.Pauchon: Plus de 15. - P.Cohen: On en a affiché 7. 6 films et 1 téléfilm sous sa direction.

Avec quelques histoires, quelques éclats de voix...

En 88, vous jouez un amoureux aux côtés de J.-P.Bacri, F.Cottençon, R.Blanche et E.Darlan.

Un film sur le thème du sexe. Cette affiche avait choqué. Elle avait été censurée dans le métro parisien.

Et "Le Miraculé", avec M.Serrault et J.Moreau.

Ca se passe à Lourdes. Lourdes en prend pour son grade. Ici, vous êtes sur le quai d'une gare.

Regardez comment Mocky vous propulse dans le champ du tournage au moment opportun. - J.-P.Mocky: Moteur!

Allez-y! Les acteurs jouent. - P.Cohen: J.-P.Mocky et sa poussée dans le dos...

Quel souvenir vous gardez de ce diable d'homme et de cinéaste? - H.Pauchon: Pour un comédien, c'est exceptionnel.

J'ai fait plus de 15 rôles pour lui. A chaque fois, il me proposait le rôle opposé à celui qu'il m'avait proposé avant. J'étais l'attaché de presse de la ville de Lourdes.

J'étais content parce que je pouvais avoir un beau miracle avec M.Serrault. Dans le film d'avant, j'étais un supporter abruti, encore avec M.Serrault dans "A mort l'arbitre".

J'ai tourné avec un ours. Je me suis dit que j'allais interviewer la fille qui domptait l'ours. J.-P.Mocky me disait: "Cours, il y a l'ours derrière!" Mocky, c'est toujours rock'n'roll. - P.Cohen: Je signale ce beau livre, formidable somme sur Mocky, ses films, sa vie, son oeuvre.

C'est signé Eric Le Roy. - A.-E.Lemoine: Lynda, pour évoquer votre album, on accueille J.-F.Lalanne, le guitariste virtuose avec lequel vous avez collaboré.

Il va vous accompagner pour interpréter certains des titres qu'on y entend. D'abord, un aveu...

Je n'ose vous poser aucune question de peur que ça devienne une chanson, comme dans "L'Entrevue", où vous vous moquez avec humour des questions que les journalistes vous posent. On dit "interview", en France, pas "entrevue". - L.Lemay: Dans l'entrevue, on m'a demandé... "Que pensez-vous des mariages gays?" "Je sais pas s'ils sont restés mariés tellement le mariage a été triste.

Si vous voulez un mariage gai, arrangez-vous pour que les joncs glissent." "Dites-moi votre position sur la protection de notre langue." "Ma position c'est intime, les positions.

Come on, c'est ma vie personnelle. Vos positions, c'est lesquelles? La langue, c'est primordial.

Je dirais que c'est pas mal ça qui fait toute la différence. - A.-E.Lemoine: C'est une chanson que vous avez réarrangée avec Jean-Félix.

Toutes vos chansons ou presque sont autobiographiques. Il y a notamment "La Robe". - L.Lemay: J'ai la chance d'avoir une maman très en forme pour son âge, mais elle arrive à 88 ans.

On vient de vendre la maison de mon enfance. Ca faisait 63 ans qu'elle habitait là. Elle est en résidence, mais par choix.

Je me demande comment je ferais si ses besoins grandissent encore et que je devrais m'occuper d'elle. C'est le thème de cette chanson. Je sais pas Comment, maman, tu me l'as pas appris.

Comment je te mets ta robe, comment je te lève du lit. Pis tes médicaments, c'est compliqué, voyons. Moi, j'ai pas ça dans le sang.

J'ai pas la vocation. Comment je te place les jambes pour pas que t'aies mal au dos...

Quelle couverture je dois prendre pour m'assurer que t'aies chaud. Pis, quand je t'apporte du jus, est-ce qu'il faut que je tienne le verre? Comment je dois faire pour que tu l'avales pas trop de travers?

Comment je t'escorte, maman, pour aller au petit coin? Comment ils font, les gens qui te prodiguent tes soins? Quel mur il faut que je regarde pour pas qu'ça t'humilie?

Je suis pas une garde-malade, je suis juste ta fille, maudit! Quand je viens pas te voir, maman, c'est pas parce que je t'aime pas. C'est parce que je m'en veux, maman, pas parce que je veux pas de toi.

Je sais juste pas comment te mettre ta robe, tu vois. La bleue aux boutons blancs, la préférée d'papa. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: "La Robe", qui évoque votre maman...

Une chanson Icrite après une déception amoureuse, qu'on vous réclame à chaque concert... - L.Lemay: Il y a un lien avec la chanson que je viens de chanter.

Comment t'as fait, maman, pour savoir que papa, beau temps et mauvais temps, il ne partirait pas? Est-ce que t'en étais sûre, ou si tu savais pas? Est-ce que les déchirures, ça se prévoit?

Comment t'as fait, maman, pour trouver le bon gars? Tu l'as connu comment? Tu l'as aimé pourquoi?

Est-ce qu'il y en avait juste un dans tout le présent siècle, et il se trouve que c'est toi qui dors avec? Comment t'as pu trouver un homme qui n'a pas peur, qui promet sans trembler, qui aime de tout son coeur? J'le disais y a longtemps, mais pas de la même manière.

T'as de la chance, maman. Le plus fort, c'est mon père. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Vous vous souvenez précisément de la fois où vous avez chanté cette chanson devant votre père.

Quelle a été sa réaction? - L.Lemay: C'était drôle.

On était toute la famille à la table de la cuisine, celle que je ne reverrai plus jamais! Il était au bout de la table. Il regardait ma mère avec les yeux qui roulaient dans l'eau.

Il a dit: "C'est vrai, ce qu'elle dit dans ses chansons." Je me rappelle, c'était trop beau! - A.-E.Lemoine: Et une chanson magnifique qui vieillit bien... - P.Lescure: Votre papa est parti en 2017.

Ca a fait naître chez vous un projet assez fou de faire 11 albums de 11 chansons. Vous l'avez fait en 1111 jours. - L.Lemay: Oui.

C'était un projet fou. Je pense que ce flash est né parce que l'absence de mon papa m'a fait réaliser que tout pouvait basculer d'un jour à l'autre. On sait pas ce qui nous attend le lendemain.

Si on se sent habité par des projets fous, réalisons-les. Il n'y aura pas de meilleur moment que maintenant. J'avais plein de choses à dire.

J'avais un sentiment d'urgence. "Il faut que je le fasse maintenant. Je sais pas si je vais être là dans un an." En 3 ans, j'ai créé ces 11 albums qui vivent sur scène aujourd'hui.

Il y a plein de chansons qu'on reprend avec Jean-Félix, dans notre prochaine tournée. - P.Lescure: Ca fait 121 histoires. - L.Lemay: 121 histoires qui voyagent et qui prennent encore plus d'ampleur sur scène.

C'est ça qu'on a le bonheur d'offrir au public à partir d'octobre, et avec quelques spectacles cet été. - A.-E.Lemoine: Jean-Félix chante une chanson sur cet album. "Mais que s'est-il passé?" C'était la 1re fois que vous enregistriez votre propre chanson. - J.-F.Lalanne: C'est vraiment grâce à Lynda.

C'est une chanson que j'ai écrite pour ma fille aînée, qui raconte les maladresses d'un père avec son 1er enfant, mais il n'a aucune expérience. C'était difficile d'offrir cette chanson à quelqu'un. Elle était très personnelle.

Je l'ai chantée à Lynda juste avant de rentrer sur scène. Maintenant, ça va un peu mieux, mais à chaque fois que je la chante, je pleure. Je n'arrive pas à maîtriser mes émotions.

Quand je l'ai chantée à Lynda, c'est parti et j'arrivais plus à me reprendre. Maintenant, ça va un peu mieux. J'espère.

On verra pendant la tournée. Elle m'a dit de la chanter. "Je suis en train de le faire." J'écris des chansons pour beaucoup d'artistes. - A.-E.Lemoine: "A fleur de cordes" est disponible.

Vous serez en tournée dans toute la France. Le Bonus de Louis. Vous partez à la recherche des sources d'inspiration de nos invités. - L.Amar: Je me mets dans votre peau, Hervé, pour parler de ce qui inspire vos voisins.

On commence avec Lynda, avec un homme que vous avez découvert à 9 ans: J.Hallyday. Vous êtes tombée amoureuse. - J.Hallyday: Quand on a fait l'amour comme d'autres font la guerre...

Quand c'est moi le soldat qui meurt et qui la perd. Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime. Cri. - L.Lemay: C'est moi!

J.Hallyday a changé ma vie. Je ne sais pas si c'est lui qui m'a influencée pour que je fasse ce métier, mais il n'est pas étranger à mon bonheur en général dans la vie. - L.Amar: Quasiment 30 ans après ça, vous chantez une chanson de Johnny dans "Taratata" devant lui. - L.Lemay: Je sais!

C'était trop impressionnant. J'ai pleuré après l'émission. Il y avait une belle complicité.

On avait eu des fous rires ensemble. Quand j'ai vu l'émission montée, il restait plus rien de ce que je voulais revivre avec fierté. J'avais pleuré parce que c'était trop beau.

Ca avait été coupé au montage. Mais je l'ai dans mon coeur. C'est là pour toujours. - L.Amar: Celui qui vous a inspirée, Lynda, c'est Johnny.

Arthur, vous, c'est quelqu'un avec qui vous avez partagé l'affiche 2 fois: J.-P.Bacri.

C'était d'abord dans "Grand froid" et dans "Au bout du conte", d'A.Jaoui. - Qu'est-ce qui se passe? - Rien. - J'aime pas les effusions. - Je suis au courant. - Mais... - Tu veux quelque chose à boire? - Si tu as de l'alcool, oui. - J'ai de la vodka. - L.Amar: Je vous sens ému en revoyant ces images. - A.Dupont: Ce moment-là était très particulier.

Je rencontrais...

Je l'avais déjà rencontré. C'était la 1re scène qu'on tournait ensemble. Au moment de cette prise, parce qu'il n'y en a pas eu beaucoup...

A la 1re prise, il y a cette scène. C'est très froid et il repart. Il voit la photo de son père et il pleure.

Je suis face à une émotion vive. On joue la séquence. A la fin de la prise, il continue à pleurer.

Agnès vient en larmes et dit: "Bon, c'est un peu beaucoup..." C'était peut-être la 1re prise.

Il dit: "C'est marrant, l'émotion que j'ai pas eue au décès de mon père, je l'ai eue là." En tant qu'acteur, et au-delà, en tant que témoin de 2 personnes qui écrivent ensemble...

Dans un écrin dans lequel ils peuvent mettre ce qu'ils sont avec beaucoup d'humanité, se livrer, se raconter...

J'étais face à 2 monstres de ce jeu-là. Ce jour-là, je me suis dit: "Ah, d'accord, en fait, c'est ça. Raconter une histoire, ça peut passer par là.

Il faut que ça vous coûte quelque chose." Ce moment-là était fou. A chaque fois que j'ai travaillé avec lui et que je l'ai côtoyé...

On connaît Valentin Morel en commun, qui était son chauffeur. On en a beaucoup parlé. On a vécu ce tournage ensemble.

On en parle souvent encore avec Valentin. Et lui, encore plus. S'il était là, il vous raconterait des anecdotes très fortes. - H.Pauchon: Vous pouvez écouter mon podcast.

Il m'a hébergé et je l'ai fait parler de J.-P.Bacri. - A.Dupont: Il était d'une humanité...

Il était beaucoup plus large que ce qu'on veut bien penser qu'il était. On rentrait de tournage, il mettait du gros rap américain dans la bagnole! Ca chantait, quoi.

Ca rigolait à gorge déployée. Il pouvait aussi être ce gars qui était très...

Je lis très peu. Je lis pas de bouquins, malheureusement. Il m'a dit: "J'ai hâte que tu en lises.

Tu vas comprendre qu'il y a des gens qui écrivent ce que tu penses et que tu es incapable de verbaliser." Il m'inspirait sur plein de choses. Pardon, j'ai beaucoup parlé. - A.-E.Lemoine: Merci.

On va passer à table. Hervé a faim. Je rappelle qu'H.Pauchon a un podcast.

Installez-vous autour de la table pour déguster ce que Justin Merlet a cuisiné. Il s'agit d'une salade de fraises avec de la burrata et des pistaches croustillantes. - B.Chameroy: Nous sommes le 13 avril.

A la une...

E.Macron était au Vatican pour rencontrer celui avec qui D.Trump a envie de se friter: le pape Léon XIV.

Avec le pape, on ne parle pas comme ça. - E.Macron: Parce que c'est notre projet! - B.Chameroy: On adopte un ton chaton trop mignon ASMR.

E.Macron chuchote. Ensuite, on n'a plus rien à se dire.

Heureusement, Brigitte est arrivée pour parler en chaton. Puis, ils n'avaient plus rien à se dire non plus. Direction l'Algérie.

Le discours du pape n'était pas traduit en simultané. - Les liens d'affection qui rapprochent nos coeurs...

La traduction continue. - B.Chameroy: "C'est long comme ça?" ...

Que faire? "Toucher les bitoniaux devant moi?" ...

La phrase était si longue! Le rendez-vous du financement de la base industrielle et technologique de défense...

C'est très apprécié par L.Romejko. On passe aux lettres.

Ils citent des sigles. Alors? Moi, j'ai un 11 lettres. "Competitivitas" Sinon, il y avait "petite bite".

Contrairement à moi, ils n'ont pas 10 ans d'âge mental. Ils savent que certaines phrases pourraient prêter à confusion. - C'est une des plus belles BITD du monde. - Au-delà de la taille, c'est la performance... - Une BITD qui commençait à sentir... - B.Chameroy: Oui, bon...

Voilà... - A.-E.Lemoine: 10 ans d'âge mental! - B.Chameroy: Sur franceinfo, à force de recruter les journalistes et les débatteurs de la chaîne d'en face, ce lapsus devait finir par se produire. - V.Orban reconnaît une défaite douloureuse.

Vous retrouvez S.Khaldoun dans un instant. - B.Chameroy: L'émission spéciale Artemis 2...

D.Tenza n'a pas eu de rendez-vous ophtalmo depuis un moment. - C'est quoi?

C'est la Terre? - B.Chameroy: Cette question aura permis à cette blague d'exister. - Avec la Terre qui est superbe.

Je vois qu'il y a un anticyclone! Rires légers. - B.Chameroy: On embrasse le fan-club d'E.Dhéliat.

Pour tenter de meubler, il pouvait compter sur le flux de la Nasa qui retransmettait les images entre la Terre et l'espace. - On va essayer d'écouter la Nasa. ... - B.Chameroy: "Pas ouf." - Ecoutons ces échanges entre le sol et la capsule. - B.Chameroy: Ben oui! ... - B.Chameroy: On n'a pas le son, mais on a les images.

On a les meilleurs experts en plateau. Commentez cette image floue. - Vous pouvez nous dire ce qu'on voit à l'écran?

Vous sauriez nous décrire ces images? - Je vois pas très bien. - On dirait un reflet. - On dirait que c'est à travers un hublot.

Donc en fait... - B.Chameroy: "J'ai changé de sujet." "On peut parler du détroit d'Ormuz?" - On dit qu'il y a des différences entre la capsule...

On parle souvent des toilettes. - Parce que ça parle aux gens. - C'est quoi, les différences? - Je ne suis pas assez spécialiste des toilettes d'Apollo. - Il y a un petit appareil qui s'apparente à un appareil de la taille d'un vélo d'appartement.

Vous confirmez qu'il y a des similitudes entre Apollo et Orion? - Je ne suis pas spécialiste. - B.Chameroy: Prenez des spécialistes des toilettes, la prochaine fois!

Le nouveau maire de Paris n'est pas commode...

Le salaud, il a tout pété Artemis 2! E.Grégoire a donné le coup d'envoi du marathon de Paris.

A.Boyon est passé à ça du mauvais virage. - 21 des 22 dernières victoires, c'était Ethiopie et Kenya chez les garçons.

Là, on a un Italien d'origine éthiopienne, mais... - Il est arrivé à l'âge de 6 mois en Italie. - Ouais, donc ça va... - B.Chameroy: Alexandre, grand expert de Paris, comme le montre la prise antenne. - La plus belle "avenie" du monde... - B.Chameroy: On va pas lui demander de trouver son chemin sur "l'avenie"! - On est porte de Charenton, là. - Dans le bois de Boul...

De Vincennes! - On est en direction de la Nation. - On est encore rue Saint-Antoine. - J'ai été un peu trop vite.

Mais ils y seront bientôt. - B.Chameroy: Et si sa famille se demandait où était tonton et où étaient ses blagues de tonton...

Il les faisait à l'antenne. - E.Grégoire est peut-être venu en footing ou en Vélib', allez savoir!

Pour donner un peu de baume au coeur...

Avant de leur donner du baume du tigre ce soir. C'est pas les 195 m qui me dérangent, mais les 42! Chacun son truc!

Shure Denise, qui va gagner, for sure! - B.Chameroy: Qu'y a-t-il de pire que ses blagues et que de courir pendant des plombes un dimanche matin?

Imaginez, vous êtes à bout de force et il reste 7 bons kilomètres. - A.Lecaron est là, "Bel & Bien ensemble"...

A.-E.Lemoine pour l'encourager. - B.Chameroy: Babeth qui te gueule dessus! - A.-E.Lemoine: J'encourageais Justin, notre cuistot.

Merci à tous les 5. Allez au cinéma mercredi. Non? - A.Dupont: Si. - A.-E.Lemoine: Allez au concert de Lynda et écoutez Hervé.

Saluez nos téléspectateurs. Tout de suite, un documentaire.