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Interviewyoutube.com· 21 décembre 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleImmigration & asileJustice

L'intégrale de l'interview de Phillipe Poutou dans Bourdin Direct

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    C'est la troisième fois que vous êtes candidat à la présidentielle ?

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Pass vaccinal, vous êtes pour ou contre ?

  • 1:39OuverteRéponse partielle

    Vous êtes vacciné ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Face au virus, quelle décision prendriez-vous ?

  • 3:43RelanceRéponse partielle

    Quelle décision prendriez-vous ?

  • 5:27OuverteRéponse directe

    Et les faux passes sanitaires, qu'est-ce que vous feriez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « On est contre. »
  • 1:07PrésentateurChiffre
    « 2% de la population mondiale dans les pays du Sud qui sont vaccinés. »
  • 1:22PrésentateurFait
    « il faudrait une planification de la vaccination à l'échelle planétaire. »
  • 1:30PrésentateurChiffre
    « Ça représente 10% pour Pfizer. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « Le gouvernement n'est pas crédible. »
  • 2:29PrésentateurChiffre
    « un an et demi que la crise sanitaire a commencé. »
  • 4:22PrésentateurFait
    « le gouvernement se vante d'avoir un contrat fabuleux des rafales. »
  • 5:54PrésentateurFait
    « Vous voulez condamner ceux qui détournent l'argent dans les paradis fiscaux ? »
  • 10:58Invité politiqueChiffre
    « elle tue une quinzaine de jeunes par an. »
  • 11:11PrésentateurFait
    « Adam Atraoré, Zinem Redouane, Rémi Fès, Cédric Souviat. »
  • 15:40Invité politiquePromesse
    « Aucun salaire en dessous de 1800 euros net, c'est ce que vous proposez »
  • 17:38PrésentateurPromesse
    « Une retraite à 60 ans, il nous la faut. »
  • 17:42PrésentateurPromesse
    « La diminution du temps de travail, il nous le faut. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • ?14 %
  • Invité politique13 %

≈ 48,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Philippe Poutou, bonjour. Merci d'être avec nous. Ouvrier, licencié, syndicaliste, candidat à la présidence de la République pour le nouveau parti anticapitaliste. Je ne suis pas un professionnel de la politique, dites-vous. Enfin, ça fait quand même quoi ? C'est la troisième fois que vous êtes candidat à la présidentielle ? Troisième fois ! Pas professionnel, mais presque.

0:20
Présentateur

Nous, on dirait plutôt professionnel du militantisme.

0:23
Locuteur

Professionnel du militantisme. C'est quand même

0:24
Présentateur

une mission

0:24
Invité politique

militante. Bon. Parlons du Covid. Philippe Poutou. Philippe Poutou. Pass vaccinal, vous êtes pour ou contre ? On est contre. Vous êtes contre le pass vaccinal ?

0:33
Présentateur

Contre le pass vaccinal, contre l'obligation de vacciner. Alors, c'est vrai que ce n

0:36
Locuteur

'est

0:36
Présentateur

pas forcément facile à gérer, parce qu'on est pour la vaccination, en fait.

0:40
Locuteur

On s'est pour. Alors, expliquez-moi, parce que là, vous êtes contre. Mais oui, mais

0:43
Présentateur

on est pour une campagne de vaccination.

0:45
Locuteur

On

0:45
Présentateur

est

0:45
Locuteur

pour l

0:45
Présentateur

'idée de convaincre. Oui, on pense que c'est un...

0:47
Locuteur

Vous appelez les Français à se faire vacciner. Je ne sais pas si

0:50
Présentateur

ça a un sens, comment j'appelle, mais en tout cas, on est pour. Et on pense que c'est un moyen de protection qui est réel. Et voilà, mais là, par contre, ça pose le problème aussi de la vaccination à l'échelle planétaire. Et le paradoxe dans lequel on se trouve quand même aujourd'hui, c'est que les pays riches sont vaccinés. Ou en tout cas, il

1:03
Locuteur

y a

1:03
Présentateur

des politiques de vaccination dans les pays riches. Et il n'y

1:06
Locuteur

en

1:06
Présentateur

a pas dans les pays pauvres. Je crois que c'est 2% de la population mondiale dans les pays du Sud qui sont vaccinés. Et d'ailleurs, on a un problème aujourd'hui avec les variants qui viennent de ces pays où la population est très peu vaccinée. Donc il y a aussi ce problème, cette incohérence qu'on critique, c'est qu'il faudrait une planification de la vaccination à l'échelle planétaire. Et ça suppose la levée des brevets. Et donc s'attaquer à un truc qui est quand même assez scandaleux, c'est les profits de l'industrie pharmaceutique.

1:30
Locuteur

Ça représente 10% pour Pfizer. Nous, on pense qu'il

1:32
Présentateur

faut socialiser l'industrie pharmaceutique et lever les brevets. Et de manière à ce que justement, il puisse y avoir une vraie politique de vaccination de la planète entière.

1:39
Invité politique

Vous êtes vacciné ? Mais

1:40
Présentateur

on est contre, oui, bien sûr. Vous êtes vacciné ? Trois doses ? Bientôt.

1:44
Locuteur

Bientôt la troisième, le rappel. Bientôt le rappel. Mais voilà,

1:47
Présentateur

vous comprenez, nous on est contre l'obligation dans le sens où de toute façon, ça ne règle rien. On le voit, c'est des conflits,

1:52
Locuteur

c'est des problèmes. Derrière, c'est des licenciements de salariés.

1:54
Invité politique

Comment

1:55
Locuteur

convaincre

1:55
Invité politique

les irréductibles ? Mais

1:56
Locuteur

pour

1:56
Présentateur

convaincre qu

1:56
Locuteur

'il

1:56
Présentateur

faut être crédible. Et le gouvernement n'est pas crédible. Il y

1:59
Locuteur

a

1:59
Présentateur

eu trop d'incohérences, trop de mensonges. Et aujourd'hui, on s'aperçoit que finalement, imposer le vaccin, ça devient pour plein de gens suspicieux. Et on voit la difficulté qu

2:08
Locuteur

'il

2:08
Présentateur

y a aujourd'hui. Donc la seule méthode du gouvernement, c'est d'imposer. Et il ne s'en sort pas avec ça. Et l'autre incohérence aussi, nous on pense qu'est fondamentale, c'est comment on peut faire face à une crise sanitaire sans poser le problème de développer le système hospitalier, le système de santé, mettre des dispensaires de santé dans les quartiers, embaucher, former.

2:23
Locuteur

Et

2:23
Présentateur

voilà,

2:24
Locuteur

on ne peut pas se contenter d'un... Il faut du temps même

2:26
Présentateur

pour embaucher,

2:27
Locuteur

former. Bien sûr,

2:27
Présentateur

mais là,

2:27
Locuteur

ça

2:27
Présentateur

fait un an et demi que la crise sanitaire a commencé. Et on s'aperçoit qu'un an et demi après, il y a des lits qui sont encore supprimés. Et les moyens ne sont pas donnés. Donc voilà, il y a quand même une politique de santé publique qu'il faudrait faire. Et ce n

2:38
Locuteur

'est

2:38
Présentateur

pas fait. Et du coup, ces incohérences-là, elles provoquent de la méfiance. Et il devient difficile de convaincre. Et c'est la méthode à coup de force. Et ça, ce n

2:46
Locuteur

'est

2:46
Présentateur

pas bon.

2:46
Invité politique

Face au virus, quelle décision prendriez-vous ? Si vous étiez au pouvoir, là,

2:51
Présentateur

que feriez-vous ? Déjà, c'est développer le système de santé.

2:55
Locuteur

Oui, ça, oui. Développer

2:56
Présentateur

le système

2:57
Locuteur

de santé, il faut du temps. Il

2:59
Invité politique

faut... Il faut du temps. Oui, non, mais je suis d'accord. Mais à part ça, que feriez-vous ? C'est-à-dire ?

3:05
Locuteur

Quelle décision ?

3:06
Invité politique

Non, non,

3:07
Locuteur

non, ne craignez rien. Ne craignez rien, le

3:08
Invité politique

poutou. Quelle décision prendriez-vous

3:10
Locuteur

?

3:11
Invité politique

Vous seriez à la place d'Emmanuel Macron, là, face à ce virus, face à Omicron, par

3:16
Locuteur

exemple. Eh bien, oui, mais c'est ce qu'on dit. Face à cette déferlante qui s'annonce. C'est ce qu'on dit depuis à ce moment. Qu'est-ce que vous feriez ? Je ne sais pas, vous. Campagne de

3:21
Présentateur

vaccination, mais qui est

3:22
Locuteur

en lien avec un développement du système de santé.

3:24
Présentateur

Donc, les systèmes de santé, alors même

3:25
Locuteur

si c'est vrai que

3:26
Présentateur

du jour au lendemain, on ne réouvre pas tous les lits qui ont été supprimés, on ne réouvre pas tous les hôpitaux. Et puis, il n

3:31
Locuteur

'y

3:31
Présentateur

a pas, évidemment, assez d'infirmiers et d'êtres soignantes en

3:34
Locuteur

quelques jours. Mais ceci dit, c'est une

3:36
Présentateur

politique d'urgence. Voilà, il faut donner des moyens. Ça veut dire rompre avec les politiques de libéralisation des hôpitaux. Vous avez compris. Oui,

3:44
Invité politique

mais sur la politique sanitaire, quelle

3:47
Locuteur

décision prendriez-vous ?

3:48
Invité politique

Rien de plus et rien d'autre.

3:51
Présentateur

C'est déjà pas mal face à la crise sanitaire si on discute justement de comment on peut. Et nous, on pense que, par exemple, des dispensaires de santé dans les quartiers, c'est fondamental. C'est-à

3:58
Locuteur

-dire

3:58
Présentateur

développer une sorte de maison de médecine publique qui permette à la fois d'assurer les tests, la gratuité des tests, par exemple.

4:05
Locuteur

Nous, on

4:05
Présentateur

pense que c'est fondamental. La vaccination et puis même la relation avec les habitants, rassurés, informés, sensibilisés. Voilà, c'est ça aussi une campagne vaccinale. C'est qu'il y

4:14
Locuteur

a

4:14
Présentateur

un personnel et des structures qui soient bien présentes. Et en fait, voilà, c'est ça l'urgence, à notre avis. L'urgence, c'est pas vendre des

4:20
Locuteur

rafales. La campagne est vaccinale. Vous voyez, là, aujourd

4:22
Présentateur

'hui, le gouvernement se vante d'avoir un contrat fabuleux des rafales. Et nous, on pense que le contrat fabuleux, ce serait justement de remettre

4:30
Locuteur

en place... Contrat fabuleux, il génère

4:30
Invité politique

des emplois.

4:31
Locuteur

Oui, il génère des emplois.

4:32
Présentateur

C'est pas parce

4:33
Locuteur

que ça génère des

4:33
Présentateur

emplois qu'on est pour. On peut aussi penser que la santé peut générer

4:36
Locuteur

énormément d'emplois. J'imagine que les syndicalistes de chez

4:37
Présentateur

Dassault ne sont pas d'accord avec vous. Oui, mais nous, on pense que l'emploi, ça peut être converti. Je pense qu'il

4:41
Locuteur

y

4:41
Présentateur

a plein de syndicalistes de chez Dassault qui aimeraient bien faire autre chose que des armes s'il y avait la possibilité de faire autre chose. Et nous,

4:46
Locuteur

on

4:46
Présentateur

pense que développer un véritable système de santé, et même tout ce qui peut être social... Les secteurs sociaux, médico-sociaux ont été en grève il n

4:53
Locuteur

'y a

4:53
Présentateur

pas longtemps. Pourquoi ? Parce qu'il manque de moyens, parce qu'il manque de gens partout pour pouvoir aider la population. Et on sait que la crise sanitaire, c'est pas juste un problème sanitaire au sens de santé publique. C'est aussi une santé psychologique. Et on voit qu'il

5:04
Locuteur

y a

5:04
Présentateur

des gens qui souffrent, qui dépriment, que ce soit des jeunes ou des moins jeunes.

5:08
Locuteur

Donc on voit qu'il y aurait besoin

5:09
Présentateur

de recruter, de former et de développer à fond tout ce système. Si

5:13
Invité politique

j'ai bien compris, face à la crise sanitaire, vous développez le système de santé, vous vaccinez, vous vaccinez, grande campagne de vaccination, vous recommandez le port du masque,

5:23
Locuteur

vous recommandez la distanciation. Oui, oui,

5:26
Invité politique

d'accord. Et dites-moi, et les faux passes sanitaires, qu'est-ce que vous feriez ? Vous vous sanctionnez ou pas

5:33
Locuteur

?

5:34
Présentateur

Si on a une politique de convaincre, on pense qu'il y

5:36
Locuteur

aurait

5:36
Présentateur

beaucoup moins ce problème-là de triche,

5:38
Locuteur

de

5:38
Présentateur

passer à

5:38
Locuteur

travers. Ah non, non, ça c'est facile. Non, non, c'est pas facile. C'est

5:41
Présentateur

la logique même de... Non, mais un gouvernement qui impose et qui se comporte comme il se comporte, d'abord,

5:45
Locuteur

forcément,

5:45
Présentateur

il

5:46
Locuteur

y

5:46
Présentateur

en a qui répondent de... Vous

5:48
Locuteur

les comprenez ? Vous savez qu'il y a plein de riches qui

5:50
Présentateur

détournent l'argent dans les paradis fiscaux, c'est pareil. Vous voulez condamner ceux qui détournent l'argent dans les paradis fiscaux ? Oui, oui. Donc

5:58
Locuteur

vous voulez aussi

5:59
Invité politique

condamner ceux qui

6:00
Locuteur

se

6:01
Invité politique

font faire de faux passes

6:01
Locuteur

sanitaires ? Je pense que c'est

6:02
Présentateur

évidemment pas une bonne... Mais là, il y

6:03
Locuteur

a

6:03
Présentateur

des drames, il y

6:04
Locuteur

a

6:04
Présentateur

des gens qui faisaient croire qu'ils étaient vaccinés, puis qu

6:06
Locuteur

'ils

6:06
Présentateur

se retrouvaient à l'hosto. Bon, voilà, c'est triste. Et là, c'est vraiment dramatique, effectivement. Là, on s'aperçoit que c'est pas du tout une solution. Bon.

6:13
Invité politique

Pourquoi est-ce que vous ne rejoignez pas Jean-Luc Mélenchon

6:15
Locuteur

?

6:15
Présentateur

Parce qu'on a plein de désaccords. Lesquels ? Après, c

6:19
Locuteur

'est

6:19
Présentateur

le problème de la gauche actuellement. Même si Mélenchon fait figure d'une gauche plus radicale que le reste de la gauche, mais on parle beaucoup de l'éparpillement de la gauche, de sa division. Mais nous, on a envie de discuter aussi du fait que la gauche est complètement discréditée, parce que la gauche, à chaque fois qu'elle a été au pouvoir, elle a trahi. Elle a renié ses idées. Et aujourd'hui, l'état de la gauche, c'est celui-là. C'est celui d'une gauche qui a plus la confiance de la population. Et donc, du coup, c'est ces bilans-là qu'il faudrait qu'on arrive à faire. Parce que nous, là, ça discute beaucoup de la primaire de la gauche, effectivement.

Il y avait derrière Hidalgo, derrière Jadot,

6:49
Locuteur

ou

6:49
Présentateur

derrière Taubira, ou derrière Mélenchon. Et nous, ce qu'on a envie de discuter, c'est quelle gauche on voudrait reconstruire. On ne voudrait pas reconstruire la gauche

6:55
Locuteur

qui nous a trahi. Mais vous

6:55
Présentateur

êtes prêt à

6:55
Locuteur

discuter

6:56
Présentateur

avec Mélenchon,

6:56
Locuteur

avec Taubira, avec

6:59
Présentateur

Jadot, avec...

7:00
Locuteur

Oui, mais

7:01
Présentateur

justement, faire le bilan un peu de cette gauche au pouvoir. Parce qu'on parle de Taubira ou d'Hidalgo, par exemple. Ce n

7:05
Locuteur

'est

7:05
Présentateur

pas si vieux que ça. Il y a cinq ans,

7:07
Locuteur

c

7:07
Présentateur

'était Hollande, entre 2012 et 2017. Hollande qui a fabriqué Macron. Il y avait Valls. Et pour nous, ça n

7:14
Locuteur

'a

7:14
Présentateur

rien à voir avec la gauche, ça. Et en plus, c'était la loi travail,

7:16
Locuteur

on s

7:17
Présentateur

'est fait gazer, on s'est fait attaquer socialement. Donc du coup, cette gauche-là, on n'en veut pas du tout. Et c'est quand même intéressant de rappeler qu'il n

7:24
Locuteur

'y a

7:24
Présentateur

pas si longtemps que ça, les gens qui se vantent d'être de gauche aujourd'hui ont mené des politiques de droite. Et ont mené des politiques, mais quand même, violentes

7:33
Locuteur

contre la population. – Est-ce que vous

7:33
Invité politique

participeriez à une primaire populaire

7:36
Locuteur

? – La primaire, non.

7:37
Présentateur

– Primaire à gauche. – La primaire, non, parce que justement, c'est complètement absurde de penser qu'on peut se retrouver avec Hidalgo, Taubira ou Jadot, qui ont participé à des gouvernements comme celui d'Hollande et Valls. Là, on ne peut pas ça, on ne

7:50
Locuteur

peut

7:50
Présentateur

pas, parce qu'en fait, il y

7:51
Locuteur

a

7:51
Présentateur

une gauche, on le redit, il

7:52
Locuteur

y a

7:52
Présentateur

une gauche qui trahit. Et donc nous, ce qu

7:54
Locuteur

'on

7:54
Présentateur

voudrait discuter, c'est d'une gauche de combat, d'une gauche radicale, anticapitaliste, et d'arriver à montrer qu'en fait, si jamais la gauche arrive au pouvoir, qu

8:02
Locuteur

'est

8:02
Présentateur

-ce qu'il faudrait faire et comment il faudrait le faire ? Mais si on a un programme de progrès social,

8:06
Locuteur

par exemple, comment on

8:07
Présentateur

l'impose ? Et nous, on pense que ce qui est incontournable, c'est la mobilisation populaire, c'est la lutte, c'est un rapport de force dans la société, sinon on se fait bananer à chaque fois.

8:16
Locuteur

– La révolution. – C'est ça la

8:16
Présentateur

différence. –

8:17
Invité politique

La révolution.

8:18
Présentateur

– L'idéal au bout du compte, c'est ça, mais même sans ça. Des mobilisations comme on a vu en Algérie, comme à Hong Kong, ou même au Chili avant la crise sanitaire, voilà, c'est des manifestations énormes qui mettent une pression et qui montrent, enfin, c'est d'arriver à exprimer à la fois sa colère et l'urgence sociale, et puis d'arriver à l'imposer par des luttes. Bon, nous, on pense que c'est ça qui est fondamental. – Le parrainage, vous en êtes où ? – On n'est pas loin de la barre des 200, et il nous reste deux mois et demi, et on est dans le rythme d'il y a cinq ans. –

8:44
Locuteur

C'est plus difficile ? – Non,

8:46
Présentateur

c'est pas plus difficile,

8:47
Locuteur

c'est aussi difficile en

8:47
Présentateur

fait. Et là, à chaque fois qu'on a l'occasion, on lance un appel au maire, dans les petites communes notamment, puisqu'ils ne sont pas encartés, et on lance un appel pour dire, voilà, si on veut qu

8:56
Locuteur

'il

8:56
Présentateur

y

8:56
Locuteur

ait

8:56
Présentateur

des candidats comme les nôtres, comme nous, un peu différents, et justement hors du pouvoir politique habituel, ça serait bien qu'ils nous parrainent. Voilà, il ne

9:03
Locuteur

faut

9:03
Présentateur

pas qu'ils hésitent, parce que beaucoup hésitent, et beaucoup n

9:05
Locuteur

'ont

9:05
Présentateur

pas envie de s'emmerder avec ça, et nous, on essaie de les encourager, de nous parrainer, parce qu'on pense qu'on est utile, on pense qu'on est légitime, et ça serait bien qu'on y soit, oui. –

9:13
Invité politique

Est-ce qu'à vos yeux, le fascisme nous

9:15
Présentateur

menace ? – Oui, plus ou moins pour court

9:18
Locuteur

terme, on pense que… – Mais quel

9:18
Présentateur

fascisme ? – Zemmour, pour nous, c

9:20
Locuteur

'est

9:20
Présentateur

un fasciste déjà, alors un fasciste tranquille sur plateau, il a invité un peu partout, il dit tranquillement « toute sa haine des autres », et nous,

9:26
Locuteur

on

9:26
Présentateur

pense que c'est ça, idéologiquement, c'est le fascisme. Après,

9:29
Locuteur

c

9:29
Présentateur

'est pas parce que…

9:30
Locuteur

– Il y a un fascisme d'extrême-gauche aussi ?

9:32
Présentateur

– Oh, bah non, enfin,

9:33
Locuteur

je pense pas… – Non, non, non, non, je dis ça. – Non, je pense là… – Non, parce qu'il y a

9:36
Invité politique

des groupes d'extrême-droite, d'extrême-gauche qui sont aussi violents les uns que les autres. –

9:40
Présentateur

Oui, mais c'est pas… la violence, elle est de partout. Macron, il a une forme de violence aussi, la répression policière, les attaques contre les manifestations, donc il y a toujours de la violence. La société est violente de fait en imposant du chômage, de la précarité à des millions de gens, la crise sanitaire,

9:54
Locuteur

c

9:54
Présentateur

'est violente aussi, donc en fait, la violence, elle est diverse. Et la violence fasciste, c'est pas la même que la violence de l'extrême-gauche. Et encore, la violence de l'extrême-gauche, jusqu'à présent, elle n

10:02
Locuteur

'est

10:02
Présentateur

pas comparable à ce que font les ouaves ou ce que font les générations identitaires à la frontière en chassant les migrants. Vous voyez, c'est quand même pas tout à fait pareil, pas du tout pareil même. Non, nous, on pense qu'il

10:11
Locuteur

y a

10:11
Présentateur

un danger fasciste, parce qu'on le voit, plus la société est inégalitaire, plus justement de pauvreté. On voit qu'il y a une classe dominante, les plus riches, qui se méfient, et puis qui ont tendance à commencer à apporter des solutions un peu radicales. C'est l'exemple de Bolloré, le milliardaire qui soutient Zemmour. On voit comment une partie de la bourgeoisie se positionne un peu comme ça, un peu comme s'il se méfiait des risques d'exposition sociale. Et c'est vrai que le fascisme, c'est une réponse à l

10:36
Locuteur

'action capitaliste. – Je rappelle que vous êtes

10:37
Invité politique

trotskiste, et non pas communiste.

10:39
Locuteur

– On est… – Oui, il faut bien… – C'est communiste aussi. – 30 ans, 30 ans de la fin de

10:44
Invité politique

l'URSS, oui, c'est communiste aussi, mais autrement.

10:46
Locuteur

–

10:46
Invité politique

Mais anti-stalinien,

10:46
Locuteur

oui.

10:47
Invité politique

– Mais anti-stalinien. Bien, la police, elle tue, vous avez regretté de dire cela ?

10:50
Locuteur

–

10:50
Invité politique

Pas du

10:51
Présentateur

tout.

10:51
Invité politique

–

10:51
Locuteur

Vous n'avez pas regretté ? – Non, parce que la police tue. – C'est la vérité.

10:53
Présentateur

– La police tue, bien sûr, après, c'est la

10:56
Locuteur

discussion.

10:57
Invité politique

–

10:57
Locuteur

Mais

10:57
Invité politique

elle tue, vous avez même dit, elle tue une quinzaine de

10:59
Locuteur

jeunes par an.

11:00
Présentateur

– Oui, c'est des chiffres qui ressortent de certaines études. –

11:03
Locuteur

De certaines études,

11:04
Invité politique

mais on ne sait pas lesquelles.

11:05
Présentateur

– Mais à la limite, si c'est 15, si c'est 10 ou si c'est 5, la police tuera de toute façon, parce qu'on a des figures emblématiques, Adam

11:11
Locuteur

Atraoré,

11:12
Présentateur

Zinem Redouane, Rémi Fès, Cédric Souviat. – Pourquoi selon

11:16
Locuteur

vous,

11:16
Présentateur

la police

11:17
Locuteur

tue ?

11:17
Présentateur

– C'est ça qui est intéressant, c'est d'aller au-delà de ça. La police tue maintenant, pourquoi elle tue ? Est-ce que ce sont des dérapages ? Est-ce que c'est le résultat d'une politique répressive ? Est-ce que c'est une autonomisation de la police aussi, qui a tendance à faire un peu ce qu'elle a envie de faire ? Et derrière, oui, nous,

11:30
Locuteur

on

11:30
Présentateur

voudrait discuter de la répression politique. Et on voudrait discuter de cet ordre public qu'on nous dit important à maintenir. Et nous, on pense qu'il

11:37
Locuteur

y

11:37
Présentateur

a un ordre social, oui, c'est l'ordre des dominants.

11:39
Locuteur

– Il y a aussi un ordre public à maintenir.

11:40
Présentateur

– Oui, mais cet ordre public-là, c'est celui des riches contre les pauvres, c'est celui dans lequel ils ne veulent pas qu'on conteste, et c'est celui-là qu'on veut remettre en cause. Donc là-dedans, oui, il

11:49
Locuteur

y a

11:49
Présentateur

un aspect répressif, une répression qui se généralise, qui se perfectionne. On l'a vu dans les manifestations, mais pas qu'aujourd'hui, la crise sanitaire, c'est aussi l'occasion de renforcer et de perfectionner encore plus la répression et ses logiques de surveillance,

12:01
Locuteur

du contrôle de la population. – C'est une répression, c'est

12:02
Invité politique

une répression.

12:03
Locuteur

– Ben oui, quand même, les

12:04
Présentateur

dizaines

12:05
Locuteur

de milliers d'amendes. – Il y a une dictature

12:06
Invité politique

sanitaire qui s'est installée

12:08
Locuteur

en France. – Oui, toutes ces amendes,

12:09
Présentateur

nous, on ne prononce pas ce mot-là, parce que la dictature,

12:12
Locuteur

il

12:12
Présentateur

faut quand même comparer ce qu'elle compare. Enfin, on n'est pas dans une dictature, mais oui, on est dans un régime autoritaire, en tout cas qui utilise de plus en plus des méthodes autoritaires, et qui a tendance à toujours imposer, contrôler, surveiller, vraiment autre chose à faire et qu'on a besoin d'un monde moins violent.

12:27
Locuteur

– J'ai regardé votre

12:28
Invité politique

programme, justement. Dans quelle France voulez-vous nous faire vivre, Philippe Poutou ? Désarmement de la police, il faut absolument désarmer la police.

12:36
Locuteur

–

12:36
Invité politique

Alors… – Je ne

12:37
Locuteur

vois

12:37
Invité politique

pas comment elle va faire.

12:38
Locuteur

– Désarmer la police

12:39
Présentateur

dans les manifestations notamment.

12:42
Locuteur

– Oui, mais pas la police qui intervient dans les quartiers difficiles

12:45
Invité politique

pour lutter contre

12:46
Locuteur

les trafiquants de drogue, par exemple. – Alors,

12:47
Présentateur

il ne faut pas non plus tout mélanger. Les quartiers difficiles, il n

12:49
Locuteur

'y a

12:49
Présentateur

pas toujours… – Non,

12:50
Locuteur

non, il n'y a pas toujours sexistes.

12:52
Présentateur

– Dans les quartiers populaires,

12:53
Locuteur

on

12:53
Présentateur

est pour désarmé, par contre. –

12:54
Locuteur

Mais

12:54
Présentateur

la lutte antiterroriste, elle ne peut pas être désarmée. – Je ne parle pas de la lutte, je parle de la lutte contre les trafics

12:59
Locuteur

en tout genre. – Ou les trafiquants, ou les truands, voilà. – Oui, mais le problème, c'est que les

13:02
Présentateur

quartiers populaires, ils sont souvent envahis par des polices qui jouent aux cow-boys. Et c'est facile à confondre tout volontairement. Les jeunes de quartier sont emmerdés, archi-contrôlés et souvent pourchassés. Donc là, oui, là on est pour désarmer cette police-là. Mais ce n

13:15
Locuteur

'est

13:15
Présentateur

pas juste le désarmement de la police,

13:16
Locuteur

c

13:16
Présentateur

'est aussi d'arriver à faire, discuter que la réponse aujourd'hui, ce qu'on appelle l'insécurité ou ce qu'on appelle les violences, les incivilités ou tout ce qui peut… Nous,

13:24
Locuteur

on

13:24
Présentateur

pense qu'aujourd'hui, le problème premier, c'est le chômage et la précarité. Si la société, elle était capable d'offrir un avenir à tout le monde, un logement, pouvoir se soigner, pouvoir se transporter, s'il y avait tout ça, s'il y avait ces services

13:35
Locuteur

publics qui n'existent

13:35
Présentateur

plus, eh bien la société, les problèmes se

13:37
Locuteur

poseraient différemment. Donc nous, on est pour des réponses sociales. – Vous proposez

13:41
Invité politique

une France aux frontières ouvertes,

13:43
Locuteur

liberté de circulation,

13:44
Invité politique

d'installation, avec ou sans papier d'ailleurs.

13:46
Locuteur

–

13:46
Invité politique

Oui.

13:47
Locuteur

–

13:47
Présentateur

Avec ou sans papier. – Nous, on est pour l'accueil des migrants, ça

13:49
Locuteur

c'est sûr. – Mais vous les installez

13:51
Présentateur

où ?

13:52
Locuteur

–

13:52
Présentateur

Vous savez qu'il

13:52
Locuteur

y a

13:52
Présentateur

des milliers, des dizaines de milliers de bâtiments qui sont dans l'espace. Donc déjà, non, mais techniquement, c'est possible.

13:57
Locuteur

–

13:57
Présentateur

On

13:58
Locuteur

accueille le monde ? – La France comme l'Europe, ce sont

14:00
Présentateur

des zones très riches. Là, par exemple, Jordanie ou la Turquie accueillent des millions de migrants. –

14:06
Locuteur

Et

14:06
Présentateur

ce sont des pays qui sont soignés

14:07
Locuteur

à priori plus pauvres. – Dans des camps ? – Oui. – Dans des camps ? –

14:10
Présentateur

Mais

14:11
Locuteur

nous, la

14:11
Présentateur

différence,

14:12
Locuteur

c

14:12
Présentateur

'est qu'on a les moyens.

14:12
Locuteur

–

14:12
Présentateur

Humainement ?

14:13
Locuteur

– Non, mais

14:13
Présentateur

on veut nous faire croire qu'on est dans un monde où en fait les pauvres, ils n'ont qu'à rester dehors, alors qu'en plus… –

14:18
Locuteur

Non, non, mais

14:19
Présentateur

une

14:19
Locuteur

idée importante

14:21
Présentateur

quand même,

14:22
Locuteur

c

14:22
Présentateur

'est que… –

14:22
Locuteur

Oui, mais

14:22
Présentateur

les migrants, donc les migrants, ils fuient

14:23
Locuteur

quoi ? – Donc les migrants. – Ils fuient des

14:24
Présentateur

militatures, ils fuient des misères, ils fuient

14:25
Locuteur

même la crise climatique. – Donc vous dites aux migrants, venez

14:27
Invité politique

en France ?

14:27
Locuteur

–

14:28
Présentateur

On ne dit pas venez en France. –

14:29
Locuteur

De

14:29
Présentateur

toute façon, ils veulent survivre et ils viennent vers les pays où il y

14:31
Locuteur

a

14:31
Présentateur

un peu plus de richesse. Donc ça, c'est logique. Et nous, on dit que des pays qui

14:35
Locuteur

ont

14:35
Présentateur

de la richesse, ils n'ont pas le droit de refuser l'entrée des gens qui sont en train de crever à l'extérieur.

14:39
Locuteur

– Donc frontière ouverte.

14:40
Présentateur

– D'autant plus que l'État français est responsable, comme tous les États impérialistes, de la misère qu'il y

14:45
Locuteur

a

14:45
Présentateur

ailleurs. Parce que l'État français soutient quand même pas mal de dictatures. Je parlais des armes tout à l'heure. Mais quand la France vend à la dictature égyptienne des armes qui servent à réprimer son peuple, ou quand la France vend aux Émirats arabes unis, puisque c'était l'enjeu du contrat des Rafales il n

14:59
Locuteur

'y a

14:59
Présentateur

pas longtemps, ou à l'Arabie saoudite, bon ben voilà, nous on pense qu'il

15:02
Locuteur

y a

15:02
Présentateur

quand même un problème politique qui

15:03
Locuteur

est

15:03
Présentateur

posé de fond. C'est pourquoi la France soutient des régimes qui,

15:06
Locuteur

eux,

15:06
Présentateur

dont on sait en plus qu'ils sont plus ou moins au soutien du terrorisme international. Donc il y a aussi cette question impérialiste, cette question colonialiste. Et donc du coup, les pays riches, ils ne peuvent pas dire non, les gens ne rentrent pas. Les pays riches ont leur responsabilité à l'égard de cette mise à

15:19
Locuteur

l'art. – Donc on accepte les frontières ouvertes. – Et puis

15:21
Présentateur

c'est une société humaine, on a envie d'être solidaires, de coopérer, les frontières, les frontières, même du point de vue de la crise sanitaire, les frontières c'est une mauvaise réponse, de fermer les frontières. Donc du coup, oui, il faut ouvrir les frontières, il faut aérer, après par contre il faut trouver des solidarités et une nouvelle redistribution des richesses qui permettraient d'accueillir et de faire que les gens vivent...

15:39
Locuteur

– Aucun salaire

15:40
Invité politique

en dessous de 1800 euros net, c'est

15:42
Locuteur

ce que

15:42
Invité politique

vous proposez, mais je me mets à la place d'un patron de PME ou de TPE, comment fera-t-il pour payer les

15:49
Locuteur

cotisations sociales ? – C'est évident qu'il faut tout revoir, la fiscalité

15:52
Présentateur

il faut la revoir,

15:53
Locuteur

le système de sécurité sociale il faut le revoir, parce qu'en fait

15:56
Présentateur

l'idée du salaire, pour nous ce serait un salaire à vie, c'est-à

15:59
Locuteur

-dire

15:59
Présentateur

arriver à construire une véritable sécurité sociale

16:01
Locuteur

par un

16:01
Présentateur

système de cotisation qui permette d'assurer un revenu indépendant du fait qu

16:05
Locuteur

'on

16:05
Présentateur

travaille ou pas. –

16:06
Locuteur

Il va

16:06
Présentateur

falloir cotiser. – Mais oui, mais c

16:08
Locuteur

'est pour ça qu'on défend Bévision. – Il va

16:09
Invité politique

falloir que le patron cotise aussi. – Oui, beaucoup plus qu'il

16:12
Présentateur

ne le fait actuellement. –

16:14
Locuteur

C'est-à-dire que vous

16:14
Invité politique

alourdissez les cotisations

16:16
Locuteur

patronales. – En fait nous

16:16
Présentateur

on est pour supprimer toutes

16:18
Locuteur

les exonérations

16:19
Présentateur

de cotisations sociales, on est pour revenir à l'impôt sur les sociétés telles qu'il était avant.

16:22
Locuteur

– Mais

16:23
Invité politique

le patron de PME il fait comment

16:24
Locuteur

?

16:25
Invité politique

–

16:25
Locuteur

Mais il

16:26
Invité politique

fait comment

16:26
Locuteur

? Expliquez-moi parce que là je... – Vous

16:28
Présentateur

avez quand même un

16:28
Locuteur

âge,

16:28
Présentateur

vous pouvez vous rappeler de

16:29
Locuteur

ce

16:29
Présentateur

qu'il y avait il y

16:30
Locuteur

a

16:30
Présentateur

40 ans.

16:30
Locuteur

– Oui, merci. – Il y a 40 ans,

16:31
Présentateur

le capitalisme existait avec des impôts sur les sociétés et des cotisations sociales beaucoup plus importantes pour l'ensemble des entreprises et notamment les grosses entreprises.

16:39
Locuteur

Et

16:39
Présentateur

puis ça fonctionnait, c'était moins la crise qu'aujourd'hui. Et on s'aperçoit que plus il y a des réponses soi-disant à la crise, c'est

16:45
Locuteur

-à

16:45
Présentateur

-dire en exonérant les cotisations sociales, en baissant la fiscalité des plus riches, on s'aperçoit qu'on s'enfonce

16:50
Locuteur

de plus en plus dans la crise. – Non mais quand on exonère les cotisations

16:52
Invité politique

sociales, pardon, pardon, mais ce sont les plus modestes que l'on aide.

16:56
Locuteur

–

16:56
Invité politique

Pas

16:56
Présentateur

forcément, non.

16:57
Locuteur

– Si. – Les milliards

16:58
Présentateur

d'exonérations c'est surtout les grosses entreprises qui en profitent. Après, évidemment, tout le monde en profite un peu, chacun à son échelle. Mais là,

17:03
Locuteur

c

17:03
Présentateur

'est quand même plus les gens sont en gros, en général, plus ils s'enrichissent parce que plus ils profitent de ce

17:08
Locuteur

qu'on appelle l'unité fiscale. – 1800 euros

17:09
Présentateur

net, le

17:11
Locuteur

salaire de base.

17:12
Présentateur

– Nous, le calcul qu

17:13
Locuteur

'on

17:13
Présentateur

fait, c'est pour vivre décemment, il nous faut combien

17:14
Locuteur

?

17:15
Présentateur

Pour vivre normalement. On pense qu'en dessous de 1800 euros, voire peut-être 2000 euros, on ne peut pas vivre décemment. D'ailleurs, le gouvernement l'avait bien compris parce que son petit chèque de 100 euros de pouvoir d'achat, il le donne à qui ? À tous ceux qui ont moins de 2000 euros nets par mois en moyenne sur l'année. Donc, il a bien compris que c'est un peu le seuil en dessous duquel les choses commencent à être compliquées. Alors, nous, le truc qui est simple, c'est qu'il y a besoin de ça, il nous faut ça. Une retraite à 60 ans, il nous la faut. La diminution du temps de travail, il nous le

17:42
Locuteur

faut. – Sixième semaine de congé payé. – Parce qu'en fait, une société...

17:45
Invité politique

– Revenu d'autonomie pour les 16-25 ans, combien ?

17:48
Locuteur

–

17:49
Présentateur

Un SMIC, enfin, nous, on est pour que ce soit un SMIC aussi.

17:51
Locuteur

– Un SMIC aussi,

17:52
Présentateur

à

17:52
Locuteur

16-25 ans. – Et au

17:54
Présentateur

bout, sans travailler.

17:55
Locuteur

– Et

17:55
Présentateur

au bout, oui,

17:56
Locuteur

oui,

17:57
Présentateur

l'étude, c'est un travail d'une certaine manière. –

17:59
Locuteur

Mais

17:59
Présentateur

vous savez, il

18:00
Locuteur

y

18:00
Présentateur

a des tas d'actionnaires qui gagnent des fortunes énormes sans rien travailler, ils branlent rien, ils gagnent quand même énormément. On a même des gens, je crois que vous connaissez peut-être un peu, Drahi par exemple, pour parler d'un riche, le dixième du classement des fortunes de France, il a combien ? 12 milliards. Bon, alors, on va nous expliquer que gagner 1 800 euros, ce serait scandaleux. et puis il y en a qui ont des

18:18
Locuteur

milliards.

18:20
Invité politique

–

18:20
Locuteur

C

18:20
Invité politique

'est scandaleux que les milliardaires, par leur travail, leur investissement…

18:23
Locuteur

– On

18:23
Présentateur

n'a pas 12 milliards par

18:24
Locuteur

son travail,

18:25
Présentateur

ce n

18:25
Locuteur

'est

18:25
Présentateur

pas possible.

18:25
Locuteur

–

18:25
Présentateur

S'enrichissent

18:26
Locuteur

?

18:26
Présentateur

– Arnaud, il n'a pas 150 milliards parce qu'il travaille, ce n

18:28
Locuteur

'est

18:28
Présentateur

pas possible. Ou alors, il fait un super diplôme, on ne sait pas ce qu'il a fait comme formation pour mériter ça. Ça, ce n

18:32
Locuteur

'est

18:32
Présentateur

pas crédible du tout. On veut nous faire croire que les riches sont riches parce qu

18:34
Locuteur

'ils

18:34
Présentateur

sont malins, c'est de la foutaise. Les riches sont riches parce qu'ils volent. La richesse,

18:38
Locuteur

c

18:38
Présentateur

'est du vol. Les milliardaires, c'est

18:39
Locuteur

du vol. – La richesse, c'est du vol. – Oui, la

18:40
Présentateur

richesse, c'est du vol. – Mais comment pouvez-vous dire ça ?

18:43
Locuteur

–

18:43
Présentateur

Mais parce que… – Mais quelqu'un qui sort… – Comment vous pouvez penser qu'on peut avoir 12 milliards comme ça ? – Je ne

18:47
Locuteur

pense rien. Je ne les ai pas, moi, Philippe Poutou. – Si vous divisez les 12 milliards sur

18:52
Présentateur

l'histoire de l'humanité, à partir de quand il faudrait avoir bossé pour pouvoir avoir 12 milliards, en tant qu'on ait 2000 euros par mois ?

18:57
Locuteur

– Donc c'est ce système. – C'est incroyable. – C'est ce système que vous voulez mettre. – Si on peut vivre

19:00
Présentateur

avec un million d'euros, par exemple, ce serait presque raisonnable, un million d'euros. Mais pourquoi 12 milliards ? Pourquoi 150 milliards ? Pourquoi aujourd'hui ? Et c'est ça qui fait que…

19:07
Locuteur

– On est à peine riches, quoi, avec un million d'euros. – C'est du

19:09
Présentateur

vol, parce qu'en fait, cette richesse-là, elle vient du pillage de la richesse collective. Il y a des très riches parce qu'il y a des très pauvres. –

19:16
Locuteur

Mais aussi de la création d'entreprises, mais aussi de l

19:19
Invité politique

'investissement, mais aussi de l'innovation, mais

19:22
Locuteur

aussi… – Oui, Philippe Poutou, ça existe. – Bien sûr. – Ça existe. – L'innovation dans le rafale. – La création d'emplois. – Non, mais il faut bien

19:29
Présentateur

comprendre que la pauvreté, c'est parce qu'il

19:32
Locuteur

y

19:32
Présentateur

a du pillage, c'est parce qu'il

19:32
Locuteur

y

19:32
Présentateur

a des gens qui s'enrichissent sur le dos des autres.

19:34
Locuteur

– Alors, Philippe Poutou, j'ai

19:35
Présentateur

dit… – Ce n

19:35
Locuteur

'est

19:35
Présentateur

pas une fatalité. Il n

19:36
Locuteur

'y

19:36
Présentateur

a pas de dépôt parce qu

19:37
Locuteur

'on

19:37
Présentateur

ne

19:37
Locuteur

peut

19:37
Présentateur

pas faire autrement.

19:38
Locuteur

C'est parce qu

19:39
Présentateur

'il y a un système qui fabrique

19:39
Locuteur

ça. – J'ai une dernière

19:40
Invité politique

question à vous poser, parce que ça m'a surpris. Vous dites qu'il faut absolument rendre tous les transports gratuits, les transports publics, je parle, gratuits. Le métro, gratuit. C

19:49
Locuteur

'est ça ? Le bus, gratuit. Le train, gratuit.

19:52
Présentateur

– Oui, c'est vrai. – Et

19:54
Invité politique

l

19:54
Présentateur

'avion, gratuit aussi

19:54
Locuteur

?

19:54
Présentateur

– Ceci dit,

19:55
Locuteur

il

19:55
Présentateur

est gratuit pour plein de gens, le train. Vous savez, les

19:57
Locuteur

déposés, c'est gratuit. – Oui, les SNCF, les cheminots, souvent. – Oui, les cheminots aussi.

20:01
Présentateur

Mais il y a plein de gens qui l'ont gratuitement. Non, mais pour nous, c

20:03
Locuteur

'est

20:03
Présentateur

un service public un peu comme la santé ou comme l'école.

20:06
Locuteur

– C'est-à-dire que tous les

20:06
Présentateur

transports sont rendus gratuit

20:08
Locuteur

?

20:08
Présentateur

–

20:08
Locuteur

Mais nous,

20:08
Présentateur

on pense que c'est des besoins fondamentaux. En fait, l'idée,

20:10
Locuteur

c

20:10
Présentateur

'est un peu comme…

20:10
Locuteur

– Comme

20:10
Présentateur

prendre

20:11
Locuteur

le train

20:11
Présentateur

gratuitement.

20:11
Locuteur

–

20:11
Présentateur

Oui, mais c'est un peu comme l'industrie pharmaceutique. On pense que la santé, ça doit être complètement gratuit. Donc, ça veut dire public. Et nous, on est pour un service public du transport. On est pour un service public de l'école, de la santé. Et que ces besoins fondamentaux, ce soit, qui permettent l'accès à l'ensemble de la population. Et donc, ça permet aussi de discuter autrement que des questions de salaire, en fait. C'est comment une société peut donner accès aux besoins fondamentaux. Et même l'alimentation, d'une certaine manière, ou l'énergie même.

20:37
Locuteur

– Alimentation gratuite aussi.

20:38
Présentateur

– Non, mais il peut y

20:39
Locuteur

avoir… – Le logement gratuit. –

20:41
Présentateur

Il y a beaucoup de discutes aujourd'hui dans le milieu associatif d'une sécurité alimentaire. Et y compris même sur l'énergie.

20:47
Locuteur

Vous

20:47
Présentateur

savez, la question de l'eau ou de l'électricité, les premiers mètres cubes ou les premières consommations d'énergie, elles puissent être gratuites parce que les gens ne peuvent pas se le payer. Donc, c'est ça qui est important. Donc, l'idée, oui, c'est arriver à faire une société où on socialise et on développe des services publics au point que, justement, on répond aux besoins des populations.

21:05
Invité politique

– Merci, Philippe Poutou, d'être venu nous voir ce matin. Vous êtes sur RMC et BFM TV.

21:10
Locuteur

– Merci.