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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 7 juillet 2020 4 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Témoin RMC : Céline Parisot - 07/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi dites-vous que la nomination d'Éric Dupond-Moretti est une déclaration de guerre à la magistrature ?

  • 0:52OuverteRéponse directe

    Pour vous, c'est une marque de mépris, enfin garde des Sceaux, il sera le garant de toutes les justices ?

  • 1:27RelanceRéponse directe

    Mais que craignez-vous ?

  • 2:24ComplaisanteRéponse directe

    Oui, mais Céline Parizeau, parce qu'il était avocat aussi, peut-être.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous regrettez aussi que le ministre de la Justice se trouve relégué aussi loin dans l'ordre protocolaire, en dixième position. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Nommez quelqu'un qui méprise aussi ouvertement les magistrats, je ne vois pas comment on pourrait qualifier ça autrement. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « C'est une personne qui insulte régulièrement la magistrature, la traite de casse endogame, critique tant ce qu'elle représente que sa manière d'exercer. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « il est contre les juges d'instruction, il est contre l'École nationale de la magistrature qui devrait préférer voir disparaître. »
  • 1:38PrésentateurFait
    « Il a évoqué la suppression de l'École nationale de la magistrature. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « Il a évoqué la scission du corps siège parquet, corps de magistrat. »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « il y a manifestement une augmentation très importante à obtenir ou un mode de financement à revoir. »
  • 3:13Invité politiqueFait
    « Ça montre quand même le peu d'importance avec laquelle la justice est considérée. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « la justice a fermé. Mais pourquoi la justice a eu tant de mal à fonctionner ? »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur34 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Nous sommes avec Céline Parizeau qui est présidente de l'Union syndicale des magistrats. Céline Parizeau, bonjour. Bonjour. Pourquoi dites-vous, Céline, d'abord merci d'être avec nous, pourquoi dites-vous la nomination d'Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, est une déclaration de guerre à la magistrature ?

0:22
Invité politique

Nommez quelqu'un qui méprise aussi ouvertement les magistrats, je ne vois pas comment on pourrait qualifier ça autrement. C'est une personne qui insulte régulièrement la magistrature, la traite de casse endogame, critique tant ce qu'elle représente que sa manière d'exercer, il est contre les juges d'instruction, il est contre l'École nationale de la magistrature qui devrait préférer voir disparaître. C'est difficile de le prendre autrement que comme une marque de mépris extrêmement profonde.

0:52
Présentateur

Pour vous, c'est une marque de mépris, enfin garde des Sceaux, il sera le garant de toutes les justices, si je puis dire, les avocats bien sûr, la défense, mais aussi les magistrats, ceux qui jugent et ceux qui accusent.

1:08
Invité politique

C'est bien ce que j'espère. Effectivement, nous on voit un problème dans cette nomination, après on jugera aux actes, on verra quelles seront ses premières déclarations et la manière dont il abordera effectivement ses fonctions. On peut espérer que son positionnement comme garde des Sceaux soit différent de son positionnement comme avocat de la défense, effectivement.

1:27
Présentateur

Mais que craignez-vous ? Parce que c'est vrai qu'il a avancé beaucoup d'idées en tant qu'avocat. Il a beaucoup parlé de la justice en général. Effectivement, il a évoqué la suppression de l'École nationale de la magistrature. Il a évoqué la scission du corps siège parquet, corps de magistrat, soit tout l'inverse de ce que vous portez.

1:51
Invité politique

Exactement. Pour l'instant, toutes les déclarations qu'il a pu faire en tant qu'avocat représentent l'inverse des valeurs que porte le nom syndical des magistrats. Ce n'est pas un problème en soi qu'il soit avocat. On a vu passer des gardes d'écho avocats qui ont été de grands noms. La difficulté n'est pas là, je tiens à le redire. La difficulté, c'est vraiment le positionnement qu'il a eu jusqu'à présent qui s'est toujours confronté finalement à la magistrature en la critiquant, en l'insultant.

2:24
Présentateur

Oui, mais Céline Parizeau, parce qu'il était avocat aussi, peut-être.

2:30
Invité politique

Espérons effectivement que c'est un positionnement conjoncturel et qu'il va revenir à de meilleures dispositions parce que sinon, de toute façon, on ne pourra pas discuter. Donc nous, ce qu'on souhaite, c'est quand même faire progresser la justice. Il y a un certain nombre de réforts à mettre en œuvre et notamment sur le budget de la justice, il y a manifestement une augmentation très importante à obtenir ou un mode de financement à revoir. En tout cas, il y a de très nombreuses choses à faire et ça n'est pas dans la confrontation qu'on va pouvoir y arriver.

3:00
Présentateur

Vous regrettez aussi que le ministre de la Justice se trouve ralégué aussi loin dans l'ordre protocolaire, en dixième position. Pourquoi ?

3:09
Invité politique

Ça montre quand même le peu d'importance avec laquelle la justice est considérée. On a vu pendant la crise sanitaire que les déclarations, c'était la justice a arrêté de fonctionner, la justice a fermé. Mais pourquoi la justice a eu tant de mal à fonctionner ? C'est parce qu'elle est en très grande difficulté aujourd'hui qu'on a des difficultés, notamment informatiques, qui sont phénoménales. Et si la réponse, c'est finalement de nous déconsidérer totalement, ça pose quand même un sacré problème. Ce qu'on souhaite, c'est que les choses s'améliorent.

3:42
Présentateur

Merci Céline Parizeau. Merci beaucoup.