Les annonces d'Emmanuel Macron - C à Vous - 10/12/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Que faut-il en retenir ?
- 2:16FerméeRéponse partielle
Est-ce que c'est 100 euros ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Mais la CSG vous a fait réagir, Anne-Yva ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05Invité politiqueChiffre
« 100 euros par mois d'augmentation du SMIC dès janvier 2019. »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« La hausse de la CSG est annulée pour les retraités qui gagnent moins de 2 000 euros par mois. »
Temps de parole
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- Présentateur 211 %
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Le président de la République vient justement d'achever son allocution. J'espère qu'il a prononcé le mot considération. En voici les premiers mots.
Françaises, Français, nous voilà ensemble au rendez-vous de notre pays et de notre avenir. Les événements de ces dernières semaines dans l'Hexagone et Outre-mer ont profondément troublé la nation. Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles. Et je veux vous le dire d'emblée, ces violences ne bénéficieront d'aucune indulgence.
Patrick, vous avez suivi cette intervention présidentielle en direct depuis l'Elysée. Que faut-il en retenir ? Il a commencé par la violence, violence inadmissible. Quand la violence déchaîne la liberté saine, nous mettrons tous les moyens pour que l'ordre républicain soit garanti. C'était le tout début de son intervention, avant d'évoquer ce qu'il a appelé ses revendications légitimes. Cette colère, je la ressens comme juste à bien des égards, a-t-il dit. Et elle peut être notre chance. Il a évoqué des cas concrets, entendus dans des reportages télévisés, des mères de famille seuls, des retraités modestes. Ce sont une quarantaine d'années de malaise qui ressurgissent.
Mais, a-t-il dit, ça n'est pas pour me défausser. Maintenant, c'est là, c'est devant nous. Il faut l'affronter. Donc, il faut une réponse rapide et forte. Il a reconnu sa part de responsabilité devant la situation. Nous n'avons pas apporté une réponse assez rapide et forte depuis un an et demi. Il m'est arrivé aussi de blesser certains par mes propos. Mais j'aime mon pays. Il a rappelé que sa légitimité, il la tenait de vous, donc des Français. De nous tous. De nous tous. Il a décrété, ça c'est pour répondre à ceux qui demandent sa démission immédiate. Et il a dit, il a eu cette formule, je décrète un état d'urgence économique et sociale.
Bon, ça ne veut rien dire, mais ça a précédé un ensemble de mesures qu'il a annoncées pour que les gens qui revendiquent puissent vivre dignement de leur travail dès l'an prochain, dès le début de l'an prochain. 100 euros par mois d'augmentation du SMIC dès janvier 2019. Des heures supplémentaires, finalement, donc une augmentation du SMIC de 100 euros. Alors, ce n'est pas très clair. Est-ce que c'est 100 euros ? Moi, j'ai compris en écoutant le président que c'était 100 euros net et pas 100 euros brut. Évidemment, ça fait une différence. Des heures supplémentaires défiscalisées, on y revient. Des heures supplémentaires, là aussi, dès janvier, sans impôts ni charges.
Et une prime de fin d'année exceptionnelle pour les entreprises qui le peuvent. On sait que la CFDT demandait une prime obligatoire, mais ça n'était pas légalement, ça n'était pas constitutionnellement possible pour les entreprises qui le peuvent. Une prime qui serait défiscalisée, qui serait nette d'impôts pour les employeurs. Et puis, très important, pour les retraités, la hausse de la CSG est annulée pour les retraités qui gagnent moins de 2 000 euros par mois. Donc, il baisse la limite, etc., pour les retraités. Il a ensuite eu ce débat sur l'ISF, puisque c'est une revendication de beaucoup de gilets jaunes. Et il a expliqué qu'il ne reviendrait pas là-dessus.
Cet impôt sur la fortune a existé pendant 40 ans. Est-ce que nous avons mieux vécu pendant 40 ans ? S'est-il demandé ? Non. Il y avait des gens qui s'expatriaient. Revenir en arrière nous affaiblirait. En revanche, il a promis des mesures, sans en dire plus, pour mettre fin aux avantages induits et aux évasions fiscales. Voilà, ça, c'est l'essentiel de son discours. Ça a duré à peu près une dizaine de minutes. Ensuite, il y a eu 3 minutes, et je dois dire que c'était un petit peu moins dense et un peu moins vigoureux, où il a évoqué le moment historique que nous vivions. En tout cas, des annonces importantes, avec l'annonce d'un état d'urgence économique et sociale.
Ça, c'est vraiment des mots vagues. Mais la CSG vous a fait réagir, Anne-Yva ? Mais il y avait des mesures précises. Oui, il y avait des mesures concrètes qui viennent d'être évoquées. Notamment sur la retraite.
Ah ben ça, il est clair que les retraités, qui ont été les premiers, justement, touchés par cette façon de faire du président Macron, qui a commencé à déplaire un peu à ce moment-là, vont être contents. Moi, je me suis dit, au moment où il y avait eu cette hausse pour les retraités, que le problème, c'est que les retraités ne descendent pas dans la rue. Les retraités sont les derniers à descendre dans la rue. Donc ça gênait. En fait, Emmanuel Macron et le gouvernement avaient décidé de mettre le poids sur ceux qui, finalement, ne peuvent pas vraiment se défendre. Donc je pense qu'ils seront contents, bien sûr.
Merci beaucoup, Anne. Merci, Patrick, pour ce compte-rendu, ce débrief de l'allocution présidentielle.
Emmanuel Macron