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interviewPublic Sénat· 17 avril 2023 30 min

Retraites : "Le président n’a jamais tenu compte de l’avis du monde syndical. C’est de la folie !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin c'est Olivier fort bonjour député de Seine-et-Marne premier secrétaire du Parti socialiste on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice wesseraudon du groupe Ebra bonjour Fabrice bonjour Olivier fort le président de la République qui prendra donc la parole ce soir à 20h est-ce que vous en attendez quelque chose je crois que le président a tout fait pour qu'on attend de rien du tout de son allocution il a tout fait pour que le lien soit rompu il est face à un pays qu'il a lui-même fracturé et on sait bien qu'il est capable à l'oral de nous faire les plus grands discours on se souvient de ces discours pendant la période du confinement mais ce sont précisément ces femmes et ces hommes qu'il a lui-même félicité applaudit comme nous tous à 20h qui sont aujourd'hui les principales victimes de la réforme qu'il a engagée et donc il pourra nous dire ce qu'il veut en fait vous savez vous connaissez cette formule sur l'amour en fait il y a pas l'amour il y a des preuves d'amour et je pense que le président a besoin de donner des preuves au peuple français qui les entend ce week-end j'étais en ma circonscription beaucoup marché avec les uns et les autres et que j'ai entendu j'ai entendu des gens qui se sentaient mépriser en colère nous disons mais au fond le président ne met qu'en application ce qu'il a dit quand il était dans une gare en expliquant qu'il y avait ces gens de rien et ces gens qui m'ont parlé l'un d'entre eux m'a dit je me sens effectivement à ses yeux je ne suis rien je ne suis rien du tout il n'écoute jamais il n'est jamais capable d'entendre ce que lui dit le peuple français et nous en sommes là nous sommes avec un président qui est isolé et qui sait lui-même enlisée à l'Elysée et qui voilà c'est un peu la quadature du cercle tentent en termes de communication qui sont le plan politique est-ce qu'il faut qu'il communique qui ne communique pas la bonne solution pour nous dire que il est très heureux de ce qu'il a fait qu'il va continuer et qu'on passe à la chose enfin qu'on passe à la suite mais je crois qu'il n'a pas compris il n'a pas compris qu'il n'y a pas de suite possible sans revenir sur la réforme des retraites il y a un risque que ce soit contre-productif que ce soit je pense surtout que tout ce qu'il fait est contre-productif il aurait pu ne pas se dépêcher de promululer la loi chercher à renouer le dialogue avec syndicat et faire en sorte de dire bon on va d'abord travailler sur d'autres sujets et puis après on reviendra à la réforme des retraites salut à tes proposés il y a eu une main tendue par les syndicats que j'ai trouvé extrêmement enfin ouverte en fait la possibilité de nous raison quand même ils ont demandé une médiation de mettre sur pause de faire enfin ils ont fait ils ont fait tous les gestes possibles et imaginables pour permettre au chef de l'État de s'en sortir sans être humilié et qu'est-ce que s'est-il passé en retour un président qui a droit dans ses bottes chercher à avancer et qui n'a jamais tenu compte de la vie du monde syndical c'est quand même de la folie on est dans une situation où vous avez quelqu'un qui se retrouve face à huit Français sur 10 qui lui disent on ne veut pas et qui dit parce que je suis Jupiter je continue je ne lâche rien mais écoutez moi j'ai vu des présidents de la République qui avait une légitimité très forte qui avait été très largement élu ou réelu et qui pourtant ont fait le choix par sagesse à un moment donné de retirer leur texte je pense à François Mitterrand je pense à Jacques Chirac qui l'un comme l'autre on fait un moment ce geste là pour permettre d'apaiser et pour permettre de maintenir la cohésion d'un pays la charge principale d'un président de la République c'est la cohésion du pays ça n'est pas simplement d'en faire sa tête ce n'est pas du tout la conception qu'on devrait avoir de nos institutions de la République ça me fait pas plaisir de faire cette réforme mais elle est nécessaire si on veut avoir une réforme moi je suis prêt une réforme des retraites mais pas celle-là et c'est de cela dont il fallait discuter comment est-ce qu'on fait pourquoi est-ce que le capital ne cotise pas pourquoi est-ce que on a en fait aujourd'hui des solutions par dizaines qui ont été toutes repoussées d'un revers de la main selon même pas été discutés par le chef de l'État c'est quand même ça la difficulté bien sûr qu'on peut réformer les retraites ça a déjà été fait à plusieurs reprises simplement pas comme ça et pas en faisant en sorte que ceux qui seront demain les victimes de ce système là sont qui les femmes ou car il y a hachées les précaires ceux qui ont consacré à travailler tôt ceux qui ont les métiers les plus pénibles mais c'est quand même la réforme la plus injuste qu'on puisse inventer est-ce que du réforme d'ailleurs que le Président de la République avait lui-même condamné par anticipation à l'époque il était candidat est-ce que pour vous ce soir ce sera une allocution pour rien mais je crains que ce soit une induction pour rien soit parce qu'ils viennent nous annoncer que finalement la nuit pourtant conseil et le week-end aussi il vient et il retire mais qu'est-ce qu'il doit dire il doit dire ça pour vous qu'est-ce que ce soir qu'est-ce qu'il y a à 20h15 ou 20h30 je ne sais pas fait que vous seriez content vous diriez ça y est il a entendu il a eu raison il a parlé c'est pas moi qui va être content en l'occurrence c'est comment est-ce qu'il fait pour dire aux Français bon ok j'ai pété un peu poussé loin je reviens et donc je vous dis ce soir que après avoir entendu et bien je retire je mets sur pause je fais en sorte que de suspendre et permettre d'abord de discuter et puis après on verra ce qu'on fait et à cette condition là si il était dans une situation où il crée les conditions du dialogue où ils disent ben écoutez ok j'ai compris et donc cette réforme là c'est pas possible mais je veux en discuter avec vous mais là on repart on discute tout le monde est prêt à discuter toutes les oppositions seront prêtes à le faire et en tout cas pour notre part nous sommes prêts à discuter d'une réforme juste Emmanuel Macron a promulgué la loi très rapidement après la décision du Conseil constitutionnel est-ce que pour vous la bataille politique est désormais perdue non pas du tout on ne baissons pas les bras et nous n'avons pas dit notre Daniel dernier mot en fait nous allons continuer je j'ai déjà dit ce que le socialiste ferait et avec eux l'ensemble des forces de gauche et de l'écologie nous allons d'abord aller le premier mai derrière l'intention syndical faire en sorte que ce soit un mouvement qui soit un mouvement historique massif un raz-de-marée démocratique montrer que les rapports de France dans ce pays ensuite nous espérons bien que le deuxième RIB qui était déposé sera validé par le Conseil constitutionnel et donc nous pourrons aller à la rencontre des Français pour imposer un référendum au chef de l'État et puis par sécurité nous avons aussi déposé une proposition de loi une proposition de loi qui abroge le passage à 64 ans et donc rien n'est terminé nous allons continuer et là où le président se trompe grossièrement c'est que s'il pense que ce soit il peut nous dire je passe à autre chose nous ne sommes pas prêts à passer à autre chose on va revenir sur tout ça d'abord une question de Fabrice vous appelez bien sûr à manifester massivement le 1er mai à maintenir une pression syndicale et politique sur le président de la République et sur le gouvernement après et malgré la décision du Conseil constitutionnel vous êtes en républicain est-ce que le maintien de cette pression après cette décision ça n'est pas remettre quelque part en cause l'institution non je vois pas pourquoi moi je n'ai pas remis j'ai pris acte de la gestion du Conseil constitutionnel mais c'est parce que le Conseil valide sur le plan juridique une loi que cette loi est devenue bonne par cette seule question enfin c'est la question juridique n'est pas la question politique et n'est pas la question morale n'est pas la question de la du caractère juste ou pas de la loi et donc oui il y a aujourd'hui un problème et il y a une confrontation entre la légalité et puis la légitimité pourquoi parce que vous avez aujourd'hui une loi qui est profondément contestée rejetée par l'immense majorité des Français c'est pas les pièces de l'épaisseur du trait on n'est pas dans un sur un sujet où il y a bon c'est pas très bien pour contre etc non là on est sur un rejet qui est massif c'est du jamais vu je sais pas quel est l'autre texte de loi que vous auriez en mémoire pour lequel un chef de l'État aurait maintenu alors qu'il y a quasiment la totalité des Français qui sont opposés je n'ai pas de je n'ai pas de je cherche rapidement dans ma mémoire mais je ne trouve rien de comparable vous attendiez à cette décision du Conseil constitutionnel où elle vous a surpris j'ai pas que j'étais surpris mais en tout cas j'espère que le Conseil adhérait à ce que nous avions formulé comme remarque parce qu'il y avait largement de quoi motiver décision de rejet et donc tout ça est sujet à interprétation et le conseil à interprété comme il l'a fait interpréter ça veut dire quoi ok un petit peu de politique non ça décision selon vous ça veut dire que il y a une marge de l'interprétation et qu'elle a été utilisée pour venir plutôt du gouvernement que contester la décision qu'il avait prise et donc il y a des interrogations à moi je sais pas si c'est de la politique en tout cas ce serait de la mauvaise politique mais je crois surtout que je ne veux pas remettre à ce stade en question une décision qui a été prise nous avons des règles du jeu qui sont connues et qui sont celles qu'elles sont au jour d'aujourd'hui ça n'empêche pas de réfléchir au moyen de les changer mais aujourd'hui on ne conteste pas une institution qui existe et qui est formé dans les conditions que vous savez donc pour l'instant c'est ça voilà donc on ne conteste pas la décision mais ça n'empêche pas de réfléchir à la façon dont on pourrait avoir une autre façon de procéder on pourrait par exemple avoir demain des juges constitutionnels qui sont qui doivent être approuvés à la majorité par les deux assemblées ça pourrait être une solution par exemple en tout cas il faut réfléchir à une façon de rendre totalement indiscutable ces décisions parce que je vois que d'autres que moi aujourd'hui contestent cette décision sur des bases qui sont et je parle pas de dans le monde politique je parle même dans le monde des concessionnalistes et donc si on veut que on est en fait une institution qui soit parfaitement respecté le mieux c'est de faire en sorte que qu'elle soit incontestable à tout point de vue aussi qu'il ne faut plus Lomé de politique au Conseil constitutionnel qui faut nommer par exemple uniquement des juristes et je pense qu'il y a c'est bien qu'il y ait des gens qui ont des parcours différents mais ça suppose que ils aient l'adhésion de la majorité enfin d'une majorité à l'Assemblée au Sénat pourquoi je dis ça c'est parce que quand on tire sa légitimité non pas simplement de celui qui vous a nommé mais d'assembler différentes et bien on se comporte de manière plus indépendante par rapport au pouvoir exécutif et c'est bien cette question là qui est posée est-ce que le fait d'avoir à la tête du Conseil constitutionnel une ancienne figure du Parti socialiste Laurent Fabius vous avez donné un espoir non je pense qu'il se comporte comme un comme le juge constitutionnel qu'il doit être et donc qu'il n'y avait pas un attendre plus de lui que d'un autre il a voilà quand on est quand on devient dans nos conseils constitutionnel j'espère que c'est comme ça qu'on se comporte c'est que on juge en droit et non pas simplement en fonction de s'amuser passé le Conseil fonctionnel qui a donc invalidé votre première demande de riz parce qu'il n'y a pas une part de responsabilité de la gauche est-ce que vous reconnaissez qu'il était mal écrit nous avons redéposé un second rythme c'est bien la preuve que nous avions conscience du fait que le premier pouvait être rotoqué et nous allons voir si le second lait et le second de mon point de vue il est parfaitement admissible et il serait assez curieux que le Conseil constitutionnel l'invalide alors qu'il tient compte des remarques qui ont été faites dans l'audition que nous représentants sont allés faire devant le conseil et les questions qui ont été posées sur le premier RIP ont permis de modifier en fait le second et donc de faire en sorte que nous répondions aux attentes du conseil donc on verra bien on se doutait qu'il le serait pas qu'il était mal écrit c'est qu'en tout cas il correspondait pas au canon de beauté du Conseil constitutionnel là aussi d'interprétation qui est très forte et donc comme les textes sont flous et bien ça laisse aussi une grosse mage interprétation et cette marge il faut la réduire et donc j'espère bien que le deuxième RIB sera adopté et que nous ferons ensuite aller chercher les 4,7 millions de signatures et imposées au chef de l'État un référendum sauf que ça va prendre du temps même si les valider le 3 mai ensuite si vous avez 9 mois pour chercher les signatures ensuite il y a 6 mois pour que le texte soit examiné est-ce que vous n'êtes pas en train de donner de faux espoirs aux Français mais je ne cherche pas à donner de l'espoir je cherche à mener une action on n'a pas à espérer on n'avait pas en train d'attendre le grand soir on est en train de se dire que il y a encore des moyens d'avancer de faire plier le gouvernement et donc ça suppose d'agir au fur et à mesure et donc de chercher tous les moyens qui la mettent d'agir et la réalité politique c'est que il est très difficile pour un gouvernant quel qu'il soit de gouverner contre son propre peuple et donc nous devons le matérialiser par des manifestations par un rythme éventuellement qui permet d'aller chercher des signatures par une voie des propositions de loi que nous déposons et qui permettent de revenir sur la loi qui a été votée tout ça c'est de la politique c'est une façon de dire mais non on ne passe pas à la séquence suivante et donc on a arrêté on arrête tout et on se met on reste sur le sujet pour empêcher le chef de l'État de faire ce qu'il veut parce que il y a un bon truc je l'espère je ferai tout pour ça moi encore une fois je n'espère pas j'agis pour que ça marche parce que si jamais vous enfin si vous réussissez à avoir les 4,8 millions de signatures le texte peut être le Parlement pardon peut se saisir du texte et il y a quand même de grandes chances que le Sénat le rejette oui je sais bien mais il y a un fait politique si vous avez 4,7 millions de signatures qui sont déposées c'est un fait politique majeur et en réalité juridiquement là encore il est possible de contourner mais est-ce qu'il est possible politiquement de le faire je ne le crois pas je pense qu'à un moment soit il y a le retrait soit il y a référendum mais on ne peut pas s'asseoir comme ça sur des millions de gens qui manifestent par leur signature par leur engagement leur volonté d'un référendum le retrait ça paraît compliqué maintenant que la loi est promulguée mais vous avez déposé vous allez déposer vous allez me dire une proposition pour abroger cette réforme vous allez la déposer quand vous allez la déposer à l'Assemblée nationale au Sénat c'est uniquement le Parti socialiste ou c'est avec la nuque nous avons proposé de le faire et donc nous allons voir c'est qui est prêt à s'y ajouter et ensuite nous déposerons dans les deux assemblées dans les deux assemblées et pour le moment c'est uniquement le PS la nuque vous a pas une proposition que nous avons faite et nous n'avons pas eu de rencontres depuis donc on verra ce qu'il en est demain puisque c'est de mardi que nous nous réunissions mais vous souhaitez que la nups de force possible dès les signatures et montrer que là aussi il y a des gens qui sont prêts à revenir à ne pas laisser passer et cette volonté se manifeste par tout moyen vous la déposerez quand le plus rapidement possible vous préparez également une notion de censure c'est une discussion nous devons avoir demain puisqu'elle est proposée par certains moi je souhaite que nous puissions aller à la motion à une seule condition c'est qu'elle permet de conforter un rapport de force à minima qui était celui de la dernière motion de censure si c'est une motion qui est une motion qui est moins bien votée ça affaiblirait au contraire la côte station donc je souhaite qu'on reste là donc c'est-à-dire vous êtes obligé de discuter avec le groupe yote oui par exemple mais enfin j'attends de voir quelles sont les réactions dans la dans au Parlement et ensuite on verra donc c'est pas sûr ça suppose comme toujours en fait je suis pas palovien donc j'essaye de réfléchir à chaque fois quand on avance l'évoquer la séquence suivante vous ne voulez pas passer Marine Le Pen elle manifestement souhaitait y passer puisque elle demandait ce weekend donc elle réitérer d'ailleurs une dissolution de l'Assemblée nationale vous y verriez un intérêt Marine Le Pen pour savoir ce que je pense donc moi j'ai toujours dit la même chose j'ai toujours dit que quand on a une situation d'impasse et c'est le cas aujourd'hui et bien il faut revenir devant le peuple souvent c'est de deux façons soit le référendum soit la dissolution et une solution comme l'autre me convient parfaitement je souhaite que avec le risque comporte une dissolution justement d'offrir plus de sièges au rassemblement national mais dans tout dans tout votre risque moi je ne peux pas préjugé de ce que disent les Français avant même qu'ils aient voté mais je suis un démocrate aussi et donc je me plie à la décision des Françaises et des Français si les Français demain disaient par l'avoir référendaire qu'ils sont favorables au texte les 64 ans et bien je me plairai alors décision je ne suis pas contrairement Emmanuel Macron je ne pense pas avoir raison contre les Français et un moment où c'est eux qui choisissent c'est en tout cas c'est comme ça que nous avons défini la démocratie donc si demain les Français choisissent de conduire une majorité qui n'est pas celle que je souhaite je m'y plie si demain les Français souhaitent cette réforme à 64 ans je m'y plie aussi simplement comme je lis comme vous les sondages et comme j'écoute les Français je me dis que j'ai plus de chance que Emmanuel Macron de l'emporter comment vous expliquer que c'est ce soit en tout cas selon les sondages plus le rassemblement national que la gauche qui tire profite cette séquence c'est assez simple à comprendre en fait quand vous avez aujourd'hui des gens qui manifestent derrière l'intentace syndicale et qui se disent mais c'est fou quand même on est des millions en manifestés et les sondages attestent le fait que c'est pas seulement les gens dans la rue c'est en fait une immense majorité et que malgré tout il ne se passe rien que le chef de l'État continue à avancer comme si seul il pouvait décider pour tous forcément il y a des gens qui dans leur colère se disent finalement il faut être forte il faut tout basculer et il faut peut-être faire bouger les lignes en allant voter jusqu'à l'extrême droite mais ça c'est responsabilité du chef de l'État c'est lui qui nourrit au fur et à mesure ce sentiment de colère de ressentiment et avec des gens qui soient pas dans l'abstention considère qu'il y a plus rien à faire soit considère que il faut choisir le pire parce que c'est peut-être la seule façon de faire bouger les choses et donc c'est une responsabilité immense que le chef de l'État prend quand il n'écoute pas des millions de gens qui viennent lui dire nous ne voulons pas de cette réforme mais pour vous c'est le chef de l'État il n'y a pas d'échec de la stratégie de la gauche la gauche qu'est-ce qu'elle fait elle se bat depuis des mois pour dire cette réforme on en veut pas donc il peut y avoir des désaccords sur des points sur des sujets tactiques au Sénat à l'Assemblée etc enfin c'est dérisoire par rapport à la question de fond et les Français s'intéressent assez peu la procédure parlementaire ce qui est intéressant c'est de savoir quel est le résultat ils disent on ne veut pas être réformes et votre chef de l'État qui dit ça m'est égal vous n'êtes rien et bien écoutez c'est ça qu'il est c'est ça qui crée du dégoût qui crée du désœuvrement et c'est ça qui crée aussi effectivement parfois des gens qui filent à l'extrême droite en se disant bah au moins comme ça on casse tout une gauche qui tente de s'organiser poursuivre sa organisation dans le cadre de la nupesse une UPS qui continue de diviser y compris dans votre camp ou Parti socialiste qui pose des questions au PC ça vous a pas échappé à Marseille est-ce que le modèle de la nups n'a pas atteint ses limites je sais pas ce que vous appelez ces limites si la question c'est est-ce que la nupesse l'a emporté au mois de juin la réponse c'est non donc effectivement ça suppose que on se pose des questions et surtout qu'on cherche à s'élargir on ne peut pas se replier tous les partis quand je vois enfin je comprends que dans chaque partie il y a des gens qui veulent se replier sur eux-mêmes mais qui considère que quand plus on est petit plus on est grand mais non en fait plus on est petit plus on est petit et donc ça suppose de se dire qu'il y a un socle le socle c'est ce que nous avons construit au mois de juin mais ça ne suffit pas et donc il faut s'élargir maintenant aux françaises et aux Français qui se sont engagés dans cette dans le combat contre la réforme des retraites aller chercher celles et ceux qui en société civile organisée ou pas et bien son prêt avancer avec nous faire en sorte que ce soit non pas un plafond mais un plancher la nups et donc c'est le socle à partir de là on avance on construit on construit des étages supérieurs qui permettent à un moment d'arriver une majorité parce que 30% des voix pour la gauche à l'élection présidentielle et puis ensuite on Éditions Législatives ça ne suffit pas ça suppose aller plus loin y compris dans le cas des européennes mais dans toutes les ils sont partisans parce que là il y a pas de majorité à aller chercher puisque c'est une élection à la proportionnelle et que c'est dans une assemblée qui est bien plus large que la France et qui est européenne donc cette un peu différent mais pour toutes les autres érections oui bien sûr ça suppose deux chercher en fait une majorité est-ce qu'il faut des listes communes ou pas hier manuel Bompard a lancé un appel à la gauche en disant souhaiter des listes communes quitte à se ranger derrière un candidat écolo c'est aussi votre avis mais c'est une c'est une possibilité qui a été émise depuis longtemps par la fi moi j'ai toujours répondu la même chose ça n'est pas en fait l'alliance qui fait le projet c'est le projet qui va faire l'Alliance et donc ça suppose que sur la question européenne il y a des convergences qui soient des convergences fortes qui permettent d'avancer ce qui est pas le cas aujourd'hui donc ça veut dire que je peux pas y avoir de disponible vous avez compris ce que je disais en fait il y a quand on a un projet qui est différent il suppose en fait des disques différentes surtout dans un scrutin et proportionnel si au contraire on a des projets qui convergent là il y a aucune justification à faire différemment surtout que les écolos sont opposés à une liste commune vous qu'est-ce comment ça va se passer est-ce que vous referez l'attelage avec place publique ou est-ce qu'il y aura une liste socialiste socialiste ce sera débattu dans la partie socialiste et donc moi je souhaite effectivement qu'on continue à travailler avec des gens qui ont fait le boulot qui ont montré aussi leurs capacité à entraîner sur de grands sujets l'ensemble de l'opinion publique à la fois national et même parfois européenne et donc sa place et ce n'est pas simplement l'amitié qui parle c'est aussi le la reconnaissance d'un travail qui a été fort bien accompli pendant tout ce temps hier Stéphane c'est journal patron de renaissance disait ceci c'est dommage que le PS est le groupe socialiste soit la remorque de LFI parce que ce n'est pas leur identité politique que lui dites-vous je rigole franchement est-ce que en fait comment s'appelle Stéphane séjourné c'est lui qui donne des leçons Obs parce qu'il doit faire ou pas alors je sais bien que en général tous ceux qui ont un jour trahi leur famille d'origine trouve une justification très facile au fait que nous ayons bâti une alliance avec l'ensemble des forces de gauche ça donne bonne conscience ils sont heureux comme ça en fait ça leur dit ça les lave de tous leurs péchés originels croient-il mais la réalité c'est que même bien avant la nuit pêche ils avaient déjà trahi depuis longtemps et donc ils n'ont aucune leçon de gauche à donner à qui que ce soit quand on est en fait dans le parti qui soutient 64 ans qui soutient la baisse des allocations chômage qui soutient la répression d'un des migrants etc enfin je ne sais pas ce qu'il est lient encore à leur passé et donc je crois que c'est voilà c'est pour vous de la la mage présidentielle du côté de la gauche parce que certains de la gauche journée qui est patron de renaissance est encore à gauche moi je veux bien mais la régie à des gens qui sont à gauche vous me suggérez en fait de dire quoi s'élargir à au milieu du sobp la réponse elle est nettement non effectivement mais c'est pas enfin moi je suis pas dans un truc d'appareil je suis un truc qui permet de dire à des gens qui ont voté pour Emmanuel Macron et qui ont pensé que c'était lui le meilleur barrage à l'extrême droite qui ont pensé que il allait mener peut-être une politique qui serait équilibrée entre la droite et la gauche et qui sont très déçus aujourd'hui j'en vois plein qui dans la rue me disent moi j'ai voté manuel Macron mais ça je ne leur ferai pas bon et ben effectivement ces gens là il faut le s'élargir à eux il faut leur dire ben écoutez il y a une place pour vous et nous allons travailler ensemble il s'agit pas de faire des des huit clos dans chaque partie mais non nous allons nous ouvrir à la toutes celles et ceux qui veulent avancer avec nous et puis après on verra quels sont ceux qui sont prêts à nous rejoindre mais je vais il y a eu dans la dernière des statue des gens qui ont quitté la République en marche je pense à des gens qui sont chez les écologistes avec orientation je pense à Emilie Cariou qui a rejoint la direction du PS et qui est venu nous rejoindre et qui s'occupe aujourd'hui d'économie et de finances dans notre direction pourquoi l'a-t-elle fait parce qu'à un moment elle s'est rendu compte qu'elle faisait fausse route avec des gens dont elle avait sincèrement cru qu'il pouvait être dans une forme d'équilibre qui lui convenait cette équilibre elle ne l'a pas trouvé donc elle a fait la presse responsabilité elle est partie et moi c'est des gens comme ça qui m'intéressent c'est des gens qui à un moment se disent bon on a fait fausse route et qui sont capables de le reconnaître et d'avancer et ensuite d'approuver le rassemblement de la gauche et de l'écologie parce qu'il est le seul qui va mettre d'engager demain les ruptures nécessaires moi je ne veux pas qu'on ait une coalition qui serait simplement là pour coller des rustines je veux une coalition qui se cadavre d'engager le changement le changement démocratique le changement écologique le changement social voilà c'est ça qu'on a le changement féministe comme tous ces éléments là suppose une majorité large une majorité confortable qui permet demain d'assumer de grandes transformations et donc ça suppose aller chercher plus loin sur ce qui se passe au sein de votre partie est-ce que le résultat de la législative en arrière ou la dissidente socialiste a battu la candidate de la nuque que vous soutenez vous affaibli au sein du Parti socialiste j'aime beaucoup l'Ariège et j'aime beaucoup les conclusions qu'on tire d'une d'une légative partielle mais vous savez qu'hier soir il y a eu des élections législatives partielles encore il y a un candidat donc de génération et qui appartient à la génération nups qui a été élu à 67%, est-ce que ce matin vous me demandez si nous devrions tous être confortés ou tous rejoindre le mouvement génération parce qu'il serait l'avenir de la gauche de votre partie mais est-ce que vous tirez des conclusions identiques de toutes les partiels vous avez une élection partielle comme son nom l'indique elle est partielle dans une circonscription qu'il est une des conséquences nationales des deux meilleures circonscriptions pour la gauche en France c'est une sécrétion exceptionnelle puisque vous avez même deux candidats de gauche au second tour est-ce que vous pensez que cette situation est reproductible par tout ailleurs en France c'est pas vrai en fait la réalité c'est que en général c'est même compliqué pour un candidat de gauche être second tour donc si vous faites en sorte de généraliser cette situation en Ariège vous vous trompez et donc ça ne marche pas voilà donc essayons de de dresser dans une forme de logique je vois bien qu'il y a des tas de gens qui ont intérêt à dissoudre la coalition et je vois bien que toute la presse de droite qui a fait les gorges chaudes de cette circonscription de l'Ariège comme s'il s'agissait en fait d'une élection générale mais pourquoi le Frontier des gens qui ont il y a des gens qui ont intérêt à créer la crédité cette thèse que la gauche se fragmente plus elle est forte mais c'est faux plus la gauche se fragmente moins elle est forte et donc depuis toujours et depuis Jean Jaurès la bataille pour l'unité d'une bataille qui est centrale pourquoi parce qu'elle est la seule qui permet d'engager le changement autrement vous pouvez trouver des majorités de circonstances qui permettent peut-être de coller des rustines mais qui ne permettent jamais je vous ai jamais de faire les grandes réformes dont nous avons besoin donc pour vous ça ne doit pas avoir de conséquences est-ce que Nicolas Mayer rossignol qui a des positions souvent divergentes avec vous peut rester 1er secrétaire délégué mais moi ça m'est égal et les délégués aujourd'hui à rien puisque il a refusé tout ce qu'on lui a proposé on l'a croisé de travailler sur les européennes il a refusé enfin il a proposé de faire une majorité ensemble il n'en veut pas bon bah donc il continue son chemin moi je ne suis pas là pour faire la police je suis un démocrate ils disent qu'il veut mais en tout cas il y a une ligne aujourd'hui c'est une ligne qui est une ligne claire c'est une ligne de rassemblement c'est une ligne aussi qui permet la transformation sociale moi je suis dans un parti de transformation je ne suis pas un parti comme je viens de le dire qui est juste là pour coller des rustines pour faire un peu mieux que voisin voilà un dernier mot rapidement sur un autre sujet dans l'affaire du fond Marianne contre le séparatisme il y a une enquête de Marianne et France 2 qui a révélé une utilisation opaque de ce fond créé par Marlène Schiappa en 2021 Claude Raynal le président socialiste de la commission des finances demande au gouvernement de lui transmettre l'ensemble des documents concernant ce fond d'ici mercredi qu'attendez-vous de cette initiative tout et Claude Raynal a eu raison de le faire et les pouvoirs qui lui sont conférés par la présidence donc de la question des finances doivent vous permettre d'accéder à ces documents c'est un scandale total d'avoir aujourd'hui une ministre qui en fait a utilisé la mémoire de Samuel Paty pour en faire un instrument de politicien au service de ses propres amis et donc oui il y a un sujet et j'espère que y compris cette ministre reviendra y répondre et même dans Playboy elle peut venir expliquer ce qu'elle a fait de l'argent parce que c'est quand même un sujet incroyable que d'instrumentaliser à ce point le sujet grave qui est celui donc du séparatisme qu'elle avait mis en avant donc sur lesquels sur lequel elle s'est fait un nom pour ensuite l'utiliser l'instrumentaliser à des fins purement politiciennes merci Merci à VOUS Olivier fort notre invité merci Fabrice merci et on passe au club des territoires

Retraites : "Le président n’a jamais tenu compte de l’avis du monde syndical. C’est de la folie !" — Olivier Faure · Pourquijevote