Face à Face : Maud Bregeon - 18/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
Vous créez tout à l'heure le test Saliver pour savoir si vous avez consommé de la drogue.
- 0:58OuverteRéponse directe
On a un problème, vous le savez, vous en parlez souvent sur vos plateaux, face au narcotrafic.
- 2:28RelanceRéponse directe
Avec quelles conséquences ?
- 2:55FerméeRéponse partielle
C'est quoi les conséquences si un test salivaire est positif ?
- 3:36OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça a vocation à être généralisé, y compris dans les entreprises ?
- 3:52FerméeRéponse partielle
Est-ce que les hauts fonctionnaires devront démissionner ou être licenciés s'ils consomment de la drogue ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« Des tests salivaires inopinés et obligatoires pour les fonctionnaires, notamment et les membres de cabinet ministériel. »
- 2:36Invité politiqueFait
« Un des membres du cabinet du Premier ministre avait visiblement consommé de manière jusqu'à faire une sorte de malaise qui était un des conseillers agriculture, semble-t-il, de Sébastien Lecornu. »
- 4:20Invité politiqueFait
« L'ancien directeur de l'INA, souvenez-vous, qui a été suspendu après son interpellation pour achat de cocaïne. Il venait de dépenser 600 euros auprès d'un dealer de cocaïne. »
- 9:52PrésentateurChiffre
« Le prix du baril de Brent avoisine et est passé hier, je crois, sous les 80 dollars. Il a été à plus de 120, 130 dollars. »
- 11:09PrésentateurChiffre
« Nous, on a ouvert cette aide pour 3 millions de Français. »
- 11:31PrésentateurFait
« Elle était annoncée pour 3 mois avec un versement unique. »
- 11:39PrésentateurChiffre
« 30 000 agriculteurs ont fait une demande d'aide suite aux annonces qui ont été faites, vous savez, 15 centimes par litre d'aide. »
- 12:57Invité politiqueChiffre
« On passe de 0,9% de perspective de croissance à 0,5%. »
- 13:03Invité politiqueChiffre
« L'inflation qui était prévue pour 1,25% est prévue finalement aux alentours de 2,5%. »
- 13:28PrésentateurFait
« Si on avait écouté la France insoumise, on aurait bloqué les prix avec probablement en ce moment vos caméras en train d'observer des pénuries dans certaines stations services en France. »
- 13:54PrésentateurChiffre
« Nous, nous, on a maintenant l'objectif de 5% de déficit. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Maud Bregeon29 %
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Vous écoutez RMC, face à face.
Vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon, bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes ministre déléguée en charge de l'énergie. Je vais évidemment vous interroger sur les propos d'Emmanuel Macron hier soir qui, à l'issue du dîner à Versailles, a promis une bonne nouvelle que les prix du carburant et du gaz allaient baisser. Mais je voudrais d'abord vous demander si vous avez passé le test, Saliver.
Alors pas encore, mais je le ferai tout à l'heure. Je vous enverrai les résultats si vous voulez.
Vous créez tout à l'heure le test, le test Saliver pour savoir si vous avez consommé de la drogue.
C'est une question d'exemplarité. On va le demander à nos collaborateurs, on va le demander au directeur d'administration. Et donc c'est normal, le Premier ministre l'a fait lui-même, qu'au plus haut niveau de l'État, on montre l'exemple. Encore une fois, le message qu'on a envoyé, ce qu'on veut dire par cette directive, c'est quoi ?
Des tests salivaires inopinés et obligatoires pour les fonctionnaires, notamment et les membres de cabinet ministériel.
On a un problème, vous le savez, vous en parlez souvent sur vos plateaux, face au narcotrafic. Le narcotrafic, il y a des vendeurs, il faut évidemment s'y attaquer, et puis il y a des consommateurs. On ne peut pas ignorer qu'aujourd'hui, les consommateurs de drogue, qui qu'ils soient, et peu importe la drogue dont on parle, ont une responsabilité centrale jusqu'au drame qu'on voit se passer dans certains de nos quartiers ou dans certaines de nos villes. Et donc, ça concerne tout le monde, ça traverse peut-être plus qu'avant les classes sociales, les secteurs géographiques, ce n'est plus uniquement dans les grandes villes, c'est aussi dans les petites villes de province.
Mais ça veut dire quoi ? Et donc, le message qu'on envoie, c'est que pour des questions d'exemplarité, pour des questions d'autonomie dans la prise de décision, notamment au plus haut sommet de l'État, enfin, on voit bien ce que tout ça pourrait embarquer comme conséquence, sur la lucidité, sur la disponibilité mentale, sur l'autonomie, sur le fait de ne pas avoir d'addiction, de ne pas être dépendant de quelqu'un ou de quelque chose. C'est quand même ce qu'on attend des plus hauts fonctionnaires, évidemment des ministres. Et donc, c'est toute cette démarche-là qu'on met en œuvre, et on recentre la place du consommateur.
On ne peut pas pleurer le week-end les morts que l'on déplore dans les quartiers dus au narcotrafic, et en même temps, consommer de la drogue le samedi soir. Ça, ce n'est pas possible. Et il y a aujourd'hui une hypocrisie qui est réelle dans la société française sur ces questions.
Avec quelles conséquences ? La question qui se pose, et d'ailleurs, elle s'était posée, semble-t-il, lorsqu'un des membres du cabinet du Premier ministre avait visiblement consommé de manière jusqu'à faire une sorte de malaise qui était un des conseillers agriculture, semble-t-il, de Sébastien Lecornu. Il n'est plus au cabinet aujourd'hui. C'est ce qui, semble-t-il, a fait prendre conscience à Sébastien Lecornu de cette urgence aussi à dépister. Mais moi, je vous pose la question, quelles conséquences ? C'est-à-dire que si vous répondiez positive à un test salivaire, vous ou quelques membres de votre cabinet, c'est quoi ? C'est un licenciement derrière ?
Je pense que quand vous avez aujourd'hui une dépendance aussi importante qu'une dépendance à la drogue, vous ne pouvez pas rester à des fonctions où vous êtes amené à prendre des décisions pour 65 millions de Français. Donc ensuite, c'est à la discrétion du ministre, c'est précisé et tout ça, et détaillé dans la circulaire. Mais enfin, je crois qu'encore une fois, on ne peut pas demander l'exemplarité aux Français et en même temps, au plus haut sommet de l'État, est-ce que ça a vocation à avoir des dérives aussi importantes ?
Est-ce que ça a vocation à être généralisé,
y compris dans les entreprises ? Ça a été évoqué. La question n'est pas posée de cette manière-là. Et vous savez qu'il y a un cadre légal. Mais c'est un message qui est envoyé, encore une fois. C'est un message qui est envoyé, c'est la responsabilité du consommateur.
Est-ce que le haut fonctionnaire, puisque ça a vocation, si je comprends bien, à être fait dans les cabinets, dans les ministères, mais aussi vis-à-vis des fonctionnaires, est-ce que les hauts fonctionnaires devront démissionner ou être licenciés s'ils consomment de la drogue ? D'abord, on va attendre de voir les résultats. Non, mais je vous donne un exemple. On en a un sous les yeux. Il y a un an tout pile, l'ancien directeur de l'INA, souvenez-vous, qui a été suspendu après son interpellation pour achat de cocaïne. Il venait de dépenser 600 euros auprès d'un dealer de cocaïne. Suspendu, ça ne veut pas dire licencié. Il a ensuite de lui-même démissionné.
Il est membre de la fonction publique, il est énarque, il est, semble-t-il en tout cas, membre de la direction du Trésor. Je ne sais pas si au moment où on se parle, il est revenu à la direction du Trésor ou pas. Mais est-ce que, typiquement, sur cet exemple-là très concret, est-ce qu'il a vocation à rester membre
de la haute fonction publique ? Il y a trois choses. Il y a l'exemplarité, la morale et le droit du travail. Le droit du travail, il s'applique pour chacun, évidemment, en fonction de votre statut, en fonction de la direction dans laquelle vous êtes. Quand vous travaillez au ministère de l'Intérieur, au ministère des Armées, la situation n'est pas tout à fait la même que dans d'autres services. Donc ça veut dire qu'au Trésor, on peut être drogant ? Je dis qu'il y a, encore une fois, le droit du travail qui s'applique et nous devons aussi l'appliquer, chacun le comprend. Et puis ensuite, il y a une question, encore une fois, je le redis, d'exemplarité et de morale.
Quand vous parlez sur vos plateaux télé des jeunes qui meurent à coups de kalachnikov dans certains quartiers en France, tout le monde s'en émeut pendant quelques jours, ceux qui font part de leur émotion ne peuvent pas être les mêmes.
Soyons très clairs. J'ai parfaitement compris
l'aspect symbolique, comme vous le dites, il faut montrer l'exemple. Ce n'est pas uniquement symbolique. Je voudrais savoir concrètement. Parce que s'il n'y avait pas de consommateur, s'il n'y avait pas d'acheteur, il n'y aurait pas de vendeur. Vous ne me répondez pas.
Le test salivaire pour des fonctionnaires, s'il est positif, est-ce qu'ils peuvent rester fonctionnaires ?
Aujourd'hui, encore une fois, il y a un droit du travail qui s'applique. Donc, ils peuvent rester fonctionnaires. Il y a un droit du travail qui s'applique. Moi, ce que je peux vous dire vis-à-vis des membres de mon cabinet, c'est que c'est une décision ministérielle qui est discrétionnaire. En revanche, j'estime qu'à un certain niveau de responsabilité, vous ne pouvez pas avoir des femmes ou des hommes qui seraient dans une grande tendance. Est-ce qu'il faut leur interdire
de rester s'ils sont testés positifs ? Je pense aussi aux élus. Il y a eu le cas du sénateur Joël Guerriot qui a fini par démissionner et qui était non seulement en train de droguer une de ses consœurs, mais visiblement lui-même aussi en train de consommer de la drogue. Il y a eu le député Andy Kerdrat qui a député LFI. Est-ce qu'ils sont toujours... Lui, il est toujours député. Est-ce qu'on peut être député et consommer de la drogue ? Vous disiez, on a du mal à... C'est aussi une altération
de la prise de décision. Oui, je me permets juste de mentionner que dans le premier cas que vous avez cité, il s'agit de soumission chimique. Tout à fait, mais là, je ne parlais pas de la soumission chimique
pour laquelle il a été poursuivi de manière pénale. Je vous parle aussi du test. En fait, ce que je veux savoir simplement, c'est est-ce que le test salivaire, c'est juste on fait le test ou est-ce que c'est
on fait le test et ça a des conséquences. Aujourd'hui, quand vous êtes élu maire ou député, vous avez deux manières de quitter votre mandat. Soit les Français ne vous réalisent pas à la prochaine échéance électorale, soit il y a une décision de justice qui fait de vous une femme inéligible. Donc, c'est dans ce cadre-là que l'on se place. Ensuite, je crois qu'on est tous responsables, encore une fois, face à notre miroir du mandat et de la confiance que les Français nous ont donnée. Ce sera le signe de la confiance.
Et il y a, encore une fois, des échéances électorales, on revient devant les Français, on leur redemande ou pas leur confiance et lorsqu'on fait quelque chose par ailleurs d'interdit dans le cadre de nos fonctions, les juges peuvent nous déclarer inéligibles. Il ne s'agit pas, encore une fois, il ne s'agit pas de pointer du doigt l'ensemble des fonctionnaires qui font pour l'immense majorité un travail remarquable et pour l'ensemble des élus qui sont dévoués à leurs électeurs et à la population française. Ce que l'on dit, c'est qu'à tout niveau, l'exemplarité
est nécessaire. C'est compris. Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement, ministre délégué en charge de l'énergie, Emmanuel Macron, hier, après la signature à Versailles de l'accord entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré et cet accord permet de mettre fin au conflit. C'est une très bonne nouvelle. Les prix du carburant et du gaz vont normalement baisser. Quand ?
Alors, le plus rapidement possible, je l'espère. Vous savez qu'on est évidemment très prudent sur les prédictions d'évolution de prix. Nous, on dit une chose simple. D'abord, c'est une très bonne nouvelle pour les consommateurs, pour les Français qui vont partir en vacances dans les semaines à venir et une très bonne nouvelle pour les entreprises. Je pense notamment aux entreprises les plus exposées, aux agriculteurs, aux pêcheurs, au secteur des transports, évidemment, au secteur du BTP. Donc, ça, c'est la première chose.
Et ensuite, on demande aux distributeurs, dans une logique d'équité, de justice et de bon sens, de répercuter les baisses aussi vite que les hausses lorsqu'on leur a demandé ça. Ils se sont engagés à le faire. Je constate que dans la majorité des stations-service, ces baisses commencent à se voir. C'est un centime par jour sur le sans-plomb, c'est deux centimes sur le gaz. Le gazoal n'a pas été aussi bas, le prix du gazoal n'a pas été aussi bas depuis le 9 mars dernier. Donc, ça, c'est une bonne nouvelle, encore une fois, pour les Français. Est-ce que cette baisse, ça doit continuer à baisser ? Est-ce que cette baisse, à vos yeux, doit retrouver le niveau d'avant-guerre ?
Mais ça dépendra de l'évolution de la situation, notamment internationale. Je ne sais pas vous dire sous combien de jours ou combien de semaines le détroit d'Hormuz réouvre, sous combien de jours ou combien de semaines les tanqueurs qui sont actuellement boqués peuvent circuler. Vous savez qu'il y a un risque insurantiel qui est pris en compte dans les prix. Il y a la question du brut, il y a la question des produits raffinés. Donc, il y a l'ensemble d'une chaîne. Pour autant, le prix du baril de Brent avoisine et est passé hier, je crois, sous les 80 dollars. Il a été à plus de 120, 130 dollars.
Il est à 76 ce matin. Courant du mois d'avril. Est-ce que vous dites, voilà, on peut viser que les gens qui pourront partir en vacances en juillet ou alors, ce sera plutôt pour ce doute qu'ils auront des prix à la pompe disons à peu près
de l'ordre de ceux d'avant ? D'accord. Je ne peux pas m'engager là-dessus et je mentirai aux Français ou je prendrai le risque de mentir aux Français en m'engageant sur le prix de l'essence et du gazuel à horizon quelques semaines. Ce que je peux dire, c'est que ça a commencé à baisser, que ça doit continuer à baisser, que c'est une bonne nouvelle pour les gens et qu'en tout état de cause, si cet accord se confirme et que tout avance dans le sens que l'on espère, on en voit le bout. Est-ce que l'aide gros rouleur a été touchée par les Français ? L'aide gros rouleur a été touchée par les Français. Elle a commencé à être versée en début de semaine.
Vous savez qu'il faut parfois quelques heures ou quelques jours le temps que ça arrive sur votre compte et donc ces premières aides sont arrivées, commencent à arriver sur le compte des Français.
Est-ce qu'on les prolonge ces aides ?
Il y a un million de Français qui ont fait cette demande. D'accord. Un certain nombre ont déjà reçu l'aide, les autres vont les recevoir.
Un million, c'est à peu près ce que vous imaginez de ceux qui souffraient de ces hausses de carburant ?
Écoutez, nous, on a ouvert cette aide pour 3 millions de Français. Il faut faire une demande, évidemment, justifier d'un certain nombre de critères, vous le savez, critères de revenus, être en activité et utiliser sa voiture plus de 25 km par jour pour aller travailler. Aujourd'hui, il y a environ un million de Français qui ont formulé cette demande et qui donc ont touché ou vont toucher dans les jours à venir cette aide. Vous la prolongez cette aide ? Elle était annoncée pour 3 mois avec un versement unique et il y a en revanche les aides au secteur d'activité les plus exposées.
Aujourd'hui, 30 000 agriculteurs ont fait une demande d'aide suite aux annonces qui ont été faites, vous savez, 15 centimes par litre d'aide. Pour le bâtiment, c'est environ 1 000 demandes et pour les transports, c'est environ 850 demandes. Ces aides seront maintenues.
850 seulement ?
8 500. Ah, pardon, parce que j'étais étonnée. Excusez-moi, 8 500. Ces aides seront maintenues jusqu'au mois d'août et on voit que c'était utile. Elles seront maintenues jusqu'au mois d'août, c'est-à-dire que même si là, dans deux semaines, dans trois semaines, le carburant est vraiment baissé. C'était notre engagement. d'abord, ils ont traversé une période difficile. On s'est engagé en mai à des aides pour trois mois sur juin, juillet, août. Nous n'avons pas de raison de reprendre aux Français ce que nous avons donné ou ce que nous avons promis.
Encore une fois, quand vous avez 30 000 agriculteurs qui sont venus faire ces demandes-là, c'est qu'ils en ont besoin et donc c'est normal d'être à leur côté jusqu'au bout. Maintenant, il faudra aussi tirer les conséquences de cette crise. Moi, je veux redire devant vous qu'on a fait ce choix d'aides ciblées, d'aides respectueuses des finances publiques et je crois que c'était la bonne solution.
Mais dans un contexte où ces finances publiques, elles vont largement se dégrader, je voudrais quand même vous rappeler les révisions de croissance à la baisse annoncées hier par le gouverneur de la Banque de France. On passe de 0,9% de perspective de croissance à 0,5%. Parallèlement, l'inflation qui était prévue pour 1,25% est prévue finalement aux alentours de 2,5%. C'est une très mauvaise nouvelle. Est-ce qu'honnêtement,
le budget tient toujours ? D'abord, je voudrais finir sur la question des aides en disant une chose. Si on avait écouté par exemple le Rassemblement national il y a deux mois, on aurait 12 milliards d'euros de trous dans la caisse. Puisque la baisse de la TVA sur l'ensemble des produits énergétiques, carburants, électricité, gaz, c'est 12 milliards d'euros. Voilà. Si on avait écouté la France insoumise, on aurait bloqué les prix avec probablement en ce moment vos caméras en train d'observer des pénuries dans certaines stations services en France. Et donc, la gestion de crise, je le dis, ça demande un peu de sang-froid.
Et je crois qu'encore une fois, faire ce choix respectueux des finances publiques, notamment au regard de ce que vous venez de dire, c'était important. Je vous repose la question, est-ce que notre budget
qui était prévu avec une croissance de 0,9% et qui finalement va se retrouver avec une croissance de 0,5% au mieux, est-ce que ce budget
il tient toujours ? Nous, nous, on a maintenant l'objectif de 5% de déficit. Les prévisions qui ont été publiées ne tiennent pas compte de la réouverture du Z3 et donc d'une relance la plus importante possible, on l'espère, de l'économie et notamment de l'économie française. Pour autant, ne cachons pas aux Français que nous sommes dans une situation qui est une situation difficile avec un contexte international, un contexte européen qui est difficile et donc il faut continuer encore une fois à gérer les choses et à gérer l'argent qui est l'argent des contribuables avec sérieux.
Maude Bréjon, dimanche soir, fête de la musique et les Insoumis avaient prévu un grand concert militant Place de la République. La préfecture de police de Paris a décidé de l'interdire. Comment vous réagissez ?
La préfecture de police de Paris est dans son rôle. Elle constate des risques de troubles à l'ordre public du fait d'invités qui ont tenu par le passé des propos insurieux. Mais la plupart
de ceux qui sont évoqués par la préfecture de police ne seront pas sur scène.
Des forces de l'ordre. Il y a plus d'une cinquantaine de zones pour, encore une fois, nos policiers à sécuriser. Moi, je les remercie du travail qu'ils vont faire dans des conditions qui, pour des raisons d'affluence, pour des raisons météorologiques, ne seront pas faciles. Et donc, je crois qu'ils font un travail, encore une fois, essentiel pour l'ensemble pour l'ensemble de la population. Et on voit bien dans la réaction de la France insoumise qu'ils sont encore dans une stratégie de conflictualisation de toutes les décisions, y compris lorsqu'elles sont prises par des représentants de la République. Le préfet de Paris fait un travail absolument remarquable.
Ils ont fait appel à cette décision. Et c'est tout à fait leur droit. Ils prennent cette décision pour protéger les Parisiens, pour permettre à ce que ces festivités, parce que c'est d'abord un moment festif, se passent dans les meilleures conditions possibles. Et puis, vous voyez, quand je lis hier la réaction de Jean-Luc Mélenchon et que je vois dans ce tweet qu'au fond, à la fin, le responsable, c'est le président du CRIF, je vois qu'on retombe quand même dans ces vieux travers.
Ce que vous voulez dire, c'est qu'en pointant la décision, lui, il dit, c'est parce que le président du CRIF avait critiqué la tenue de ce meeting. C'est marrant parce que, vous voyez, Apolline de Meller, on est nombreux
à avoir critiqué la tenue de ce meeting ou la tenue de ce concert très politique dans un moment qu'on est... Mais il a retenu, en effet, deux responsables à ses yeux,
Yonatan Arfi du CRIF et le maire du centre de Paris, Ariel Veil.
Et là encore, on flirte avec quelque chose. On flirte avec quelque chose qui ne dit pas son nom. Mais ce que vous voulez dire, c'est que ce sont deux non-juifs. Ce que je veux dire, c'est qu'à la fin, le préfet de police prend une décision et que pour Jean-Luc Mélenchon, le responsable, c'est le président du CRIF. Alors, je veux bien qu'on nous dise qu'on hallucine quand on voit des divagations à connotation antisémite de la part de Jean-Luc Mélenchon. Mais là encore, on retombe dans une...
Ce que je veux dire, c'est que vous êtes prête à vous endosser la responsabilité aussi avec plein d'autres d'avoir critiqué la tenue de ce meeting.
Et je constate que de très nombreux responsables politiques ont critiqué la tenue de ce meeting et qu'à la fin, le responsable, c'est le président du CRIF. Le maire et les filles de Saint-Denis... C'est quand même...
Le maire de Saint-Denis, Badi Bagayoko, a dit chez mes confrères de l'Opinion hier matin que siffler la Marseillaise dans les stades était, je cite, un droit légitime à la réplique populaire. Siffler la Marseillaise, quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont aussi citoyens d'ici mais aussi de là-bas. Comment vous réagissez ? Ça rendit long
sur leur rapport à la République. Qu'un élu de la République qui porte l'écharpe tricolore, donc les couleurs de la République puisse dire publiquement qu'au fond, il est normal, il est légitime de siffler la Marseillaise. Là encore, ce n'est pas... C'est un droit. Siffler la Marseillaise est un droit à la réplique populaire. Voilà l'expression. Ça, Pauline de Valerme, ce n'est pas un dérapage, c'est une stratégie politique. C'est une stratégie de conflictualité et une stratégie de sédition vis-à-vis de nos valeurs républicaines. De sédition ? Oui. D'ailleurs, on a vu un certain nombre de propos de M.
Bagayoko allant dans ce sens, remettant en cause sur la question de l'insurrection populaire, remettant en cause les fondements même de notre République.
Ce que vous évoquez, j'imagine, c'est la question de l'insurrection populaire possible. Voilà ce qu'il disait, je ne dis pas que c'est souhaitable, dit Badi Bagayoko, mais elle est possible à partir du moment où toutes les digues auraient sauté face à l'extrême droite. Il évoque une éventuelle arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Maude Bréjon, merci d'avoir répondu à mes questions ce matin. Porte-parole du gouvernement et ministre délégué en charge de l'énergie. Vous êtes bien sûr à AMC BFM TV.
Maud Bregeon