Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut dire que c'est au moins en partie grâce à vous ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Et vous allez me dire vous-même ce que vous en pensez.
- 2:58OuverteRéponse directe
Ça a été compliqué de le convaincre, d'aller vers ça ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Derrière ces vidéos, parfois rigolotes, il y a aussi une vraie stratégie.
- 5:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a attiré, chez François Bayrou ?
- 6:06OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé alors pour basculer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33PrésentateurChiffre
« Il a 2 600 000 abonnés sur Twitter, 2 100 000 sur TikTok. »
- 3:16Invité politiqueFait
« Il a fait un blog en 2008, quand c'était l'époque des blogs. Il existe toujours son blog. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« Quand j'ai commencé à militer, on tournait les tracts à la Rodeo. Et maintenant, je peux faire des tracts à 2 millions de vues, d'une certaine manière, avec les TikTok. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Il proposait la droite, la gauche, tout ça, c'est un peu vieux. Ça sert à rien, etc. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Il parlait d'une VIème République. »
- 6:16Invité politiqueFait
« La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010, ça m'a convaincu qu'il y avait un problème. »
- 6:22Invité politiqueFait
« Les banques ont fait n'importe quoi. On sauve les banques. Elles se mettent à spéculer contre la dette des États. »
- 6:30Invité politiqueFait
« J'ai découvert le livre de Jean-Luc Mélenchon en 2010, qui s'appelle « Qu'il s'en aille tous ? » »
- 6:36Invité politiqueChiffre
« Je me suis dit, ben non, c'est incroyable. Je suis en accord avec 95% de ce qu'il raconte. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Je suis sociologue de formation. Je voulais être chercheur en sociologie. »
- 8:30Invité politiqueFait
« Robespierre dit que nul ne peut entasser des monceaux de blé à côté de son semblable qui meurt de faim. »
- 9:25Invité politiqueFait
« Robespierre, c'est celui qui défend le début, l'abolition de l'esclavage. »
Temps de parole
- Antoine Léaument69 %
- Présentateur27 %
- Présentateur 23 %
≈ 3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il a commencé comme youtubeur. Il a d'ailleurs fait profiter Jean-Luc Mélenchon de ses talents sur le web avant de se lancer lui-même en politique et d'être réélu député sous les couleurs de la France insoumise. Bonjour Antoine Léaumant. Bonjour. Alors en quelques années, Jean-Luc Mélenchon est devenu la personnalité politique la plus suivie sur Youtube. Il a 2 600 000 abonnés sur Twitter, 2 100 000 sur TikTok. Est-ce qu'on peut dire que c'est au moins en partie grâce à vous ?
Oui, en partie parce que c'était mon rôle, c'est vrai, de construire une équipe depuis maintenant de nombreuses années. Et je pense que ce que j'ai su faire, c'est trouver les gens qui savaient faire, parce que moi je maîtrisais une partie des choses. Et surtout, Jean-Luc Mélenchon c'est quelqu'un qui a de l'appétence pour ça. Il aime beaucoup trouver des manières de faire passer son discours politique. Et je pense que la force de ses réseaux sociaux, ça tient au fait qu'il essaye de faire passer un message politique, un message programmatique. Et il n'essaye pas de faire de la com. Alors il y a un peu de la com des fois. Mais il essaye de faire passer un message politique.
Et je pense que ça dit aussi beaucoup des raisons pour lesquelles l'attachement à Jean-Luc Mélenchon en tant que personne est d'abord un attachement à des idées, à un programme. Parce que c'est par les réseaux sociaux qu'il a réussi à faire passer ça.
Alors on va parler plus en longueur dans un instant de votre rôle aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. Mais d'abord, j'aimerais qu'on écoute la façon dont il parle lui-même de TikTok. Et vous allez me dire vous-même ce que vous en pensez. « Je me téléporte. Le 10 avril, on vote. C'est l'élection présidentielle. On vote. » « TikTok, c'est un mode d'expression. Il faut le prendre pour ce que c'est. Si c'était de la peinture, c'est de la peinture. Si c'est de la musique, c'est de la musique. Si c'est TikTok, c'est du TikTok. Vous n'allez pas faire du YouTube à TikTok. Voilà. Alors c'est un art. Il faut apprendre. »
Bon alors, est-ce qu'il a bien compris ce que c'est que le TikTok, comme il dit ? Il a totalement compris. Moi, ce que je dis toujours, c'est qu'il y a une grammaire sur les réseaux sociaux. Chaque réseau social a sa grammaire. C'est comme une langue. Et d'une certaine manière, moi par exemple, je suis très bon pour faire une recette de risotto. Je peux vous l'expliquer en français. C'est super bien. Par contre, si vous commencez à me demander de l'expliquer en russe ou en chinois, je ne vais pas y arriver. Donc il faut d'abord que j'apprenne la langue. Et ensuite, je pourrais vous parler de ma recette de risotto. Les réseaux sociaux, c'est pareil.
Il faut d'abord apprendre les codes, la langue de ces réseaux sociaux. Et ensuite, c'est réussir à faire rentrer le discours politique à l'intérieur de cette langue-là. Et je pense que toute la force de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'avoir réussi à s'imprégner de comment fonctionne chacun de ces réseaux sociaux et de les faire fonctionner comme ça.
C'est le premier homme politique que j'ai vu, par exemple sur YouTube, inviter ses abonnés à appuyer sur le pouce levé ou faire ce genre de choses. C'est ça, les codes des réseaux sociaux. Mais venant de lui, connu pour être plutôt un tribun érudit, diplômé de philosophie et de lettres modernes, ça peut surprendre quand même ? Ça a été compliqué de le convaincre, d'aller vers ça ?
Pas du tout. Parce que c'était quelque chose... Jean-Luc, c'est quelqu'un qui a toujours cherché à être indépendant de ses modes d'expression. Il a fait un blog en 2008, quand c'était l'époque des blogs. Il existe toujours son blog. Et puis ensuite, étape après patte, il avait fait le Minitel aussi, quand c'était l'époque du Minitel. Jean-Luc, il aime bien dire, nous, moi, quand j'ai commencé à militer, on tournait les tracts à la Rodeo. Et maintenant, je peux faire des tracts à 2 millions de vues, d'une certaine manière, avec les TikTok.
Et il va jusqu'à parodier Wajden, par exemple. Tout à fait.
« Tu, Macron, hors de ma vue ! » « Tu, hors de ma vue ! » Ça, ça fait partie de ces codes-là. Réussir à capter des choses qui se passent sur les réseaux sociaux, parce qu'il y a un monde parallèle.
Sur cette vidéo, elle a fait beaucoup de vues.
Elle a fait un carton. Puis c'était la première, c'était le lancement du compte TikTok. Et on avait, je pense, réussi à capter quelque chose. En plus, il y avait une blague sur... Il était à République, c'était une blague sur La République, c'est moi. Un peu d'autodérision sur le moment des perquisitions. Et tout ça avait bien fonctionné. Et ensuite, on a réussi à faire fonctionner très fort ces réseaux sociaux. Moi, je pense que, dans une large mesure, le score qu'on réalise chez les jeunes, notamment qui s'informent beaucoup avec les réseaux sociaux, il vient de là. Mais il vient aussi du fait que Jean-Luc Mélenchon, ça l'intéresse.
C'est pas quelqu'un qui va prendre une boîte de com' et je sais pas quoi. Il aime ça.
Derrière ces vidéos, parfois rigolotes, il y a aussi une vraie stratégie. On disait, ouais, on fait pas de la com' sur les réseaux sociaux. En même temps, en 2017, vous expliquiez. On est en train de faire un pied de nez gigantesque au système médiatique. Et franchement, c'est jouissif. Plus vous parlez de la chaîne YouTube, plus on s'autonomise de vous. Alors le vous, j'imagine que ce sont les journalistes. C'est vrai que c'est en kikinant, les journalistes. Ça vient poser des questions. Ça empêche les hommes politiques de dérouler leur discours sous forme presque de propagande. Alors que sur YouTube, on fait ce qu'on veut.
Sur YouTube, on peut raconter ce qu'on veut. Donc c'est de la com'. Non, justement. Parce que le système médiatique, il a des défauts. Qui sont notamment le fait qu'on impose des thèmes et qu'on impose un temps. Et les réseaux sociaux, ce qu'ils permettent de faire, c'est de s'extraire de ça. Par exemple, parler de la VIème République dans une matinale France Inter de 8 minutes dans laquelle il y a par ailleurs une question sur l'immigration, sur l'insécurité, sur je sais pas quoi. C'est compliqué. Mais par contre, si vous faites une vidéo de YouTube, vous pouvez faire 30 minutes sur la VIème République. Comment ça se passe ? Et ça permet d'expliquer. C'est ça qu'on recherche.
On va parler un peu de votre parcours politique, si vous voulez bien. Parce que j'ai découvert qu'avant d'être mélenchoniste, vous avez été bayrouiste sur la campagne présidentielle de 2007. Vous avez presque 18 ans. Qu'est-ce qui vous a attiré, chez François Bayrou ?
Bon, il y avait plusieurs choses. Déjà, il proposait... C'était un peu Macron avant l'heure, en réalité. Il proposait la droite, la gauche, tout ça, c'est un peu vieux. Ça sert à rien, etc. Et puis moi, je veux faire travailler ensemble les gens qui ont envie de faire des bonnes choses. Et puis, il parlait d'une VIème République. Alors, c'était une VIème République présidentielle. Et maintenant, moi, je me suis mis à distance de ça. Il y avait un certain nombre de choses. Et y compris sur les médias, il y avait eu une intervention de François Bayrou assez marquante, dans laquelle il avait dit à Claire Chazal, « Mais vous, de toute façon, votre média, c'est Bouygues.
Et Bouygues, c'est l'ami de Nicolas Sarkozy. » Donc, comment voulez-vous être... Vous avez vu en François Bayrou le candidat anti-système ? En fait, de fait, c'était un peu le candidat qui sortait des cadres traditionnels à ce moment-là.
Mais avec une sensibilité en même temps, et droite et gauche.
Ben, moi, ma mère était de droite, parce que maintenant, elle vote pour Jean-Luc Mélenchon. Mais elle était de droite, gaulliste. Et mon père, plutôt de gauche. Et donc, la moyenne en 2007, c'était François Bayrou.
Et qu'est-ce qui s'est passé alors pour basculer ?
Il s'est passé plusieurs choses. Il y a d'abord eu la réforme des retraites de... Bon, déjà, le modem n'a pas fait grand-chose après 2007. Ça a été un peu mou. La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010, ça m'a convaincu qu'il y avait un problème. La crise des subprimes également, parce que les banques ont fait n'importe quoi. On sauve les banques. Elles se mettent à spéculer contre la dette des États. Il y a quand même un petit problème démocratique. Parce qu'ensuite, la conséquence, c'est qu'on fait la réforme des retraites pour sauver la dette, etc. Et puis, j'ai découvert le livre de Jean-Luc Mélenchon en 2010, qui s'appelle « Qu'il s'en aille tous ?
» Et je me suis dit, ben non, c'est incroyable. Je suis en accord avec 95% de ce qu'il raconte. Donc, je me suis intéressé à ce qu'il disait. Puis, en fait, je me suis rendu compte que sur les 5%, où je n'étais pas d'accord, c'était moi qui avais tort et c'était lui qui avait raison. Et donc là, vous vous êtes engagé pour lui ? Je me suis engagé, oui.
Mais sous pseudo au début. C'est vrai. Vous n'avez pas voulu assumer publiquement cet engagement. Vous expliquez, c'est vrai qu'au début, ce n'est pas évident d'assumer publiquement un positionnement politique. Vous vous dites que ça va peut-être constituer un frein pour l'avenir professionnel. Vous n'étiez pas encore un insoumis dans l'âme.
Ce n'est pas ça. C'est que là, on est en 2017, au moment où on fait ça. Et moi, je n'ai jamais voulu faire de la politique un métier. Ce n'était pas mon... Moi, je suis sociologue de formation. Je voulais être chercheur en sociologie. C'était ça mon dada. Et d'une certaine manière, quand vous sortez du champ de la recherche, pour pouvoir y revenir, il ne faut pas nécessairement faire montrer un engagement politique. Vous aviez peur d'être marqué au fer rouge. C'est ça. Et après, au bout d'un moment, c'est difficile aussi parce qu'il y a besoin de porter la parole de ce qu'on fait justement sur les réseaux sociaux.
Les médias, vous savez comment c'est, ils sont demandeurs de personnages comme ça. Et moi, j'incarnais en quelque sorte la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon. Donc, au bout d'un moment, voilà.
Et c'est un Antoine Léomant très différent de celui sous pseudo qu'on a découvert à l'Assemblée en 2022 pour sa toute première prise de parole. On va en revoir un extrait. J'étais tremblotant.
Pour ma première intervention dans cette Assemblée, qu'il me soit permis, avant de prendre la parole sur le fond, de dire un mot. Je siège tout en haut de l'hémicycle et en cet instant, je veux rendre hommage à ceux qui nous ont précédés dans ce qui s'appelait jadis la montagne et qui portaient depuis ses hauteurs l'idéal républicain que nous défendons encore aujourd'hui. Suivant les mots de Jean Ferrat, je veux dire depuis ce lieu qu'il y a ici avec nous la France qui répond toujours du nom de Robespierre.
Alors, cet hommage à Robespierre, au début, certains ont cru que c'était une blague ou une provocation. Mais en fait, non, c'est très sérieux.
C'est très sérieux parce que Maximilien Robespierre, c'est un des personnages centraux de la Révolution française. Quelqu'un qui porte, dès le début, l'idée d'une république profondément démocratique et profondément sociale. Robespierre dit que nul ne peut entasser des monceaux de blé à côté de son semblable qui meurt de faim.
Et c'est votre modèle politique, on a l'impression. C'est pas nécessairement...
Tous les ans, vous allez commémorer sa mort à Arras. Et justement, je choisis Robespierre parce qu'il est très caricaturé. C'est un personnage qui est présenté comme l'instigateur de la terreur, un dictateur, etc. Et en réalité... Ce qui correspond à une réalité. Non, parce que toute cette histoire-là, elle est créée par les ennemis de Robespierre qui, justement, l'envoient à l'échafaud. C'est une histoire qui est créée... La terreur, par exemple...
Donc le consensus des historiens... Mais il n'y a pas de consensus, justement. Il y a quelques historiens qui peuvent...
Regardez, par exemple, Jean-Clément Martin. C'est moi, un des ouvrages qui m'a le plus marqué, c'est celui de Jean-Clément Martin. Parce qu'il explique bien comment la terreur, le Robespierre dictateur, etc. C'est quelque chose qui est créé après sa mort. Elle n'était pas...
La loi des suspects...
Ah, mais la loi des suspects, je ne suis pas nécessairement d'accord avec ça. Je ne dis pas que Robespierre, c'est parfait. Par ailleurs, sur le droit de vote des femmes, bon, il ne s'est jamais exprimé sur le sujet. Mais en même temps, Robespierre, c'est celui qui défend le début, l'abolition de l'esclavage. C'est celui qui défend le droit de vote des juifs. C'est celui qui vient porter des questions à l'intérieur de la révolution qui sont d'une modernité absolue. Vous vous définissez comme un révolutionnaire, vous ? Oui, complètement. Une révolution citoyenne, par les urnes. Mais un changement de constitution, c'est une révolution.
Par les urnes. Parce qu'en fait, il y a une phrase pendant la réforme des retraites que vous avez lancée dans l'hémicycle, qui m'a un peu marqué. Vous avez dit « Ah bah Macron et la mauvaise république ! Vous vouliez en avoir fini le 14 juillet, vous aurez une prise de la Bastille ! » Un petit côté, les aristocrates à la lanterne là-dedans quand même, non ? Moi, ça m'a aussi un peu fait penser à cette fameuse photo de Thomas Porte, le pied sur un ballon de foot avec le visage d'Olivier Dussopt dessus. Ça donne envie de vous poser la question, jusqu'où est-ce que vous êtes prêts à aller pour vos idées ?
Jusqu'aux urnes, mais justement. Mais pas au-delà. Non, mais la référence que je fais, je fais une référence à un discours de Jean-Luc Mélenchon sur lequel il était critiqué, parce qu'il a dit « Ah bah la mauvaise république ! » et tout le monde lui tombe dessus « Ah oui, la mauvaise république, il n'est pas républicain, etc. » Et moi, quand il y a des polémiques comme ça, j'aime bien rentrer dedans. Pour moi, c'est un plaisir. La bataille politique, convaincre les gens sur des idées...
Oui, mais enfin, les mots, ils peuvent être perçus par les gens différemment. Ce que vous avez dit, ça peut être perçu comme un appellement, un soulèvement par les armes.
Eh bien, c'est qu'on m'aura mal compris, parce que jamais j'appelle à la violence. Et justement, quand je dis « Vous aurez votre prise de la Bastille », je parle de faire une manifestation place de la Bastille.
Ah, d'accord !
Et je trouve que... Mais non, parce que c'est quand même... J'aime bien les mots. J'ai une formation de littéraire en plus de sociologue. Et moi, j'aime bien choisir les mots. Et venir sur cette idée de « Tiens, la Bastille, faire une manifestation, etc. le 14 juillet », pour moi, le 14 juillet, c'est une date qui est centrale dans notre histoire. Et justement, je célèbre tous les 14 juillet, je fais des fêtes de la Révolution dans ma circonscription. Tout le monde, au début, pensait que j'étais complètement embarré avec mes histoires. Et en fait, je viens raconter une histoire nationale qui est une histoire révolutionnaire. Parce que c'est ça, l'histoire de notre pays.
La cocarde que vous me voyez porter là, c'est le symbole de notre drapeau. Il vient de la Révolution. Notre drapeau est un drapeau révolutionnaire. La Marseillaise est un champ révolutionnaire. La devise « Liberté, Égalité, Fraternité », c'est Robespierre qui l'a inventé. Donc, vous voyez, l'histoire de notre pays moderne, tel qu'il est aujourd'hui, il vient de la Révolution et j'essaye de porter ce message-là.
On va terminer l'émission par notre quiz, qui est désormais traditionnel. Je vous explique le principe. Il faut que vous complétiez les phrases que je vais vous proposer. On y va. Avec mon physique d'enfant de cœur, les gens pensent que… Que je suis de droite. Ça vous arrive ?
Oui, ça m'arrive. La méprise… Non, mais il y avait beaucoup de gens qui pensaient ça au début, ou qui disaient « Quand même, il vient de Bérou », etc., il est un peu chelou. Mais en réalité, non, mon engagement est profondément à gauche. On ne peut pas être révolutionnaire et de droite, ou alors c'est une révolution nationale qui n'est vraiment pas ma tasse de thé. Jean-Luc et moi, c'est… C'est une histoire d'abord de camaraderie, et désormais, je pense, une amitié solide et sincère. Et pour moi, ça reste l'homme politique marquant du début de ce XXIe siècle, sans doute celui qui a permis que la gauche en France ne soit pas réduite en poussière comme elle l'a été dans d'autres pays.
Enfin, quand je vois que Louis Boyard fait plus de vues que moi sur TikTok… Je le félicite, parce que je l'adore.
Oui, vraiment. Il n'y a pas de jalousie ? Ah non, non, jamais. Louis, vous voyez, vous avez trouvé la photo. Non, Louis, c'est un ami, pareil, je ne le connaissais pas, lui, avant de devenir député, et désormais, on s'entend comme l'arbre en foire avec Louis, donc vraiment, c'est un excellent ami, et quelqu'un qui, je trouve, fait un travail magnifique, justement, sur les réseaux sociaux pour convaincre la jeunesse. Et vraiment, Louis, si tu nous écoutes, félicitations. Merci, Antoine Léomand, d'être venu dans La Politique et moi. Merci à vous pour l'invitation. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Antoine Léaument