Troubles du rythme cardiaque: que faire lorsque le cœur s’emballe?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et si nous parlions électricité, [musique] celle qui fait battre notre cœur plus de 115000 fois par jour. Ce système électrique [musique] qui va donner la cadence, permet au sang d'oxygéner tout notre corps. Au repos, le cœur bat entre 60 et 100 fois par minute, mais il s'adapte bien évidemment aux efforts, [musique] aux émotions, à la respiration.
Et parfois, le rythme se dérègle, il s'accélère, ralentit et devient même complètement irrégulier, [musique] il bat la chamade. Alors pourquoi ces ? Que se passe-t-il lors des ? [musique] Quand parle-t-on de troubles du ?
Et faut-il s'inquiéter lorsque le cœur ? On va voir ça avec nos invités. Je suis Margot de Frouville, chef du service santé de BFM TV.
À ses côtés, Alain Ducardonnet, médecin consultant santé BFM TV. Vous écoutez le podcast santé, le podcast qui prend soin de vous. Alors pour tout comprendre sur ces fameux troubles du rythme cardiaque, avec nous le professeur Eloi Marijon, vous êtes chef de service de cardiologie à l'HEGP, l'hôpital européen Georges Pompidou à Paris.
Bonjour. Bonjour. Alors, on dit le cœur se contracte très régulièrement, on s'en rend pas forcément compte, mais il y a le muscle.
En fin de compte, il y a aussi un système électrique. D'ailleurs, les cardiologues, on dit souvent "Vous êtes plombier électricien." C'est vrai que dans les cardiologues, il y a plusieurs familles, les plombiers électriciens.
Alors le cœur, c'est un c'est un un organe bien particulier, je je dirais pour le résumer, c'est un un un moteur un moteur électrique. Et vous aviez vous avez vraiment quatre cavités qui vont se contracter, euh deux plus petites cavités qui sont appelées les oreillettes et qui euh qui ont pour objectif de recueillir le sang euh et deux ventricules qui eux sont beaucoup plus puissants et qui vont éjecter le sang euh soit pour se faire oxygéner, soit dans le reste des des différents organes. Et et cette activité mécanique, elle est initiée euh par une activité purement électrique intrinsèque que cœur.
Ça ressemble à quoi un cœur et c'est grand ? Alors un cœur hein, ça pèse environ euh alors ça dépend euh si le cœur est est normal ou ou ou atteint d'une pathologie cardiaque, c'est environ 250-300 g. Euh c'est euh c'est vraiment situé euh au centre de la cavité thoracique.
Euh Oui, on dit toujours un petit peu plus à gauche, il est assez central en fait hein le cœur hein. À la pointe à gauche, on va dire, voilà. Mais la pointe à gauche, exactement.
Une pointe à gauche et donc c'est un moteur qui est quand même assez euh fascinant, un organe fascinant parce que il va finalement vivre pendant comme ça 80-90 ans euh à une cadence plus ou moins régulière. Cette cadence cardiaque, elle dépend euh de pas mal de choses hein, elle dépend de mais de l'environnement avant tout hein, c'est pour ça que quand on est Parce que vous dites vous dites qu'il y a un système électrique, mais en fin de compte il se module en permanence, ça bouge tout le temps là un cœur, c'est jamais à la même fréquence. Alors il y a le système électrique du cœur qui lui, on va dire est est est structurel, bien stable et il va dépendre des différents euh de l'innervation du cœur, c'est pour ça que pendant une émotion, on va avoir le cœur qui va se mettre à s'accélérer.
Ou quand on va perdre du sang lors d'une hémorragie, on va avoir le cœur qui va essayer de compenser et de d'accélérer sa cadence pour assurer le le débit cardiaque nécessaire. Quand on a une fréquence cardiaque lente, c'est dès la l'enfance, des enfin c'est c'est il y a une partie de de ? Alors la la la fréquence cardiaque est un élément assez important parce qu'il a été souvent décrit comme étant euh directement associé au pronostic du sujet euh et on sait c'est bien que la souris qui a une fréquence cardiaque extrêmement élevée va vivre moins longtemps que la baleine qui a une fréquence cardiaque extrêmement euh extrêmement basse.
Euh il y a vraiment cette association entre la fréquence cardiaque et et et la longévité, ça c'est une une longue histoire mais euh on on retrouve cette association notamment chez les sportifs hein, les sportifs qui ont un système nerveux autonome on dit assez important et une fréquence cardiaque relativement euh basse par rapport à la à la moyenne générale. Et on sait que c'est donc un un espèce de marqueur de de bonne de bonne santé, [grognement] hein. Une fréquence cardiaque basse est en général euh un marqueur de bonne santé.
Puis parfois, comme vous dites, le le le le rythme se dérègle et on va avoir affaire à une fréquence véritablement trop basse, anormalement basse ou trop élevée. Donc en effet, donc le cœur c'est régulier normalement euh notre cœur bat, on s'en rend pas compte, on est voilà. Et puis il y a des moments en effet où quand la régularité n'est plus là, on sent son cœur.
Les les les les on dit ouais ah tiens c'est bizarre, j'ai senti comme un comme une pichenette, comme une piqûre, c'est quoi ? C'est ce qu'on appelle les palpitations. Alors les palpitations, c'est un peu complexe, c'est la sensation de sentir son cœur battre de façon anormale, mais il y a beaucoup de subjectif hein dedans.
Donc certains certains sujets, certaines personnes vont euh sont avoir des palpitations qui ne correspondent absolument à aucun trouble du rythme cardiaque. C'est des C'est C'est comme ça. C'est comme ça, c'est des sensations, c'est psychologique.
Puis la plupart du temps euh les palpitations sont véritablement associées à des anomalies de la cadence euh du rythme cardiaque, soit trop soit trop faible, soit trop élevée. Alors quand on quand est-ce qu'on ? Alors on s'inquiète euh à partir du moment où on a des des palpitations, c'est-à-dire qu'on sent véritablement son cœur battre anormalement, on a euh la la première question euh la plus importante, on va dire pour le médecin, c'est d'essayer d'avoir un tracé pour voir à quoi correspondent ces symptômes.
Est-ce que ces symptômes correspondent à un véritable anomalie électrique du cœur et et ? Ça c'est la la question la la principale. Donc électrocardiogramme, ça veut dire un ?
C'est électrocardiogramme, ça veut dire tracé et alors là les les temps ont complètement changé, hein. C'est-à-dire il y a 20 ans, chez les patients qui se plaignaient de palpitations, on avait tout un système de euh de de d'auto euh de d'auto-mesure qui passait par des fax et on était on passait par une entreprise privée, prestataire de services. Et maintenant là vous vous savez où je veux en venir quoi avec les les objets connectés, on a des de superbes tracés qui en même temps nous apporte énormément dans cette dans dans dans sur sur ce sujet.
Énormément parce que avant on passait beaucoup trop de temps à essayer de documenter l'anomalie électrique lors de palpitations alors que maintenant les patients arrivent directement Donc ce que j'ai au poignet là c'est c'est ? C'est fiable si ça montre bien un tracé véritablement une une dérivation d'un électrocardiogramme, c'est-à-dire un véritable tracé électrique et non pas de la ce qu'on appelle de la photopléthysmographie, c'est-à-dire une onde de pouls qui est juste alors à ce moment-là une approximation du rythme cardiaque. le ?
Euh les les dernières générations des montres connectées vous font vous permettent véritablement de faire une dérivation en fait vous vous fermez le circuit électrique par vos vos vos deux mains et euh vous avez donc une véritable dérivation électrocardiographique. C'est pas trop anxiogène ? Tu as regardé ton cœur ?
Oui pour certains patients, c'est anxiogène pour les médecins aussi quand on regarde nos nos boîtes emails aussi. [rires] Il y a un autre cardiologue qui peut témoigner. Alors en fait donc les troubles du rythme on dit c'est en gros c'est 2 millions de consultations 2 millions de Français pardon qui sont concernés chaque année.
Euh est-ce qu'en fin de compte c'est ? C'est est-ce que ce ce cette anomalie du rythme ce qu'on appelle une arythmie donc on perd le rythme arythmie le a privatif, est-ce que ça peut être grave pour la ? Alors il y a un panel il y a un panel de gravité qui est extrêmement large euh puisque les palpitations je vous ai dit euh euh peuvent correspondre à au aucun trouble du rythme euh véritable euh donc absolument pas grave ou du café le rythme et cetera oui.
à quelque chose d'extrêmement grave et un risque de mort subite imminente donc on peut dire. Donc il y a vraiment un panel de gravité entre le l'extrêmement bénin et l'extrêmement malin. Euh ce qu'il y a d'important c'est je vous ai dit donc premier objectif se dire ben quand on on des symptômes il va falloir que je documente euh pour savoir à quoi ça correspond sur le plan vue point d'un point de vue électrique.
Et la deuxième question qu'aura le cardiologue ou qu'aura le médecin, ça va être vraiment de savoir est-ce que le patient a un cœur sain sans anomalie ou est le patient est porteur d'une anomalie cardiaque. L'anomalie cardiaque peut être simplement une hypertension artérielle traitée depuis une dizaine d'années, hein. On va voir ensemble que c'est la cause principale des arythmies les plus fréquentes.
Je voudrais vous faire écouter un un témoignage, celui de Julien. Il a 44 ans. Son premier trouble du rythme remonte à il y a 3 ans environ et il s'est produit à l'occasion d'un banal bilan bilan de santé.
Écoutez. Ça a commencé euh de manière totalement fortuite. La première fois, c'était à la suite à un test d'effort.
Bon, ça ça dure 1h, on demande à au patient de de de pousser assez violemment euh on va dire dans les tours pour faire ce test. Donc avec un vélo et cetera. Et à la fin du test d'effort, je me suis senti un peu vaseux, la tête qui tournait.
Je me suis évanoui. Et en fait, c'était j'étais en fibrillation auriculaire. La première fois, ça a été euh des médicaments surveillés pendant euh 24h ou 36h pour être sûr que je revienne en rythme sinusal.
Et les deux autres fois, c'était donc aux urgences parce que pour le coup là, j'étais euh extrêmement faible, même allongé, j'avais la tête qui tournait. Donc j'étais vraiment euh pas bien. Et là, ça a été euh perfusion, injection, enfin potassium et cetera pour juste me remettre de l'aplomb.
Et puis après, suivi médicamenteux. Donc c'était euh plusieurs médicaments différents, un médicament pour le rythme, un médicament pour euh éviter les caillots sanguins. Sauf qu'au fil du temps, les crises se sont répétées.
Il en a eu quatre euh épisodes en 2 ans avec des symptômes très handicapants, une grande faiblesse, des vertiges, euh parfois au au point de devoir aller aux urgences. Au bout de 2 ans et demi, euh son médecin lui a suggéré une intervention. L'opération, euh honnêtement, s'est très bien passée.
Elle est angoissante dans le sens où on dit quand même que on va pénétrer par l'aine et aller toucher euh le cœur. On se pose quand même beaucoup de questions sur la difficulté de l'opération. La réalité c'est que post-opératoire je suis content de l'avoir fait.
De ce que j'ai pu comprendre, je suis pas médecin, c'est quand vous brûlez des tissus au niveau du cœur et donc il faut le temps que ces tissus brûlés se cicatrisent. Donc évidemment c'est comme une grosse coupure ou une brûlure, ça se cicatrise pas en quelques heures ou quelques jours. Donc ça prend plusieurs semaines, plusieurs mois et j'ai fait l'opération en octobre donc ça fait on va dire peut-être 4-5 mois aujourd'hui et j'ai toujours pas eu de fibrillation donc je touche du bois.
Bon peut-être faire quelques traductions quand même parce que là il y a des mots un petit peu techniques. Donc on a entendu le terme de fibrillation auriculaire, c'est quoi en ? La fibrillation atriale c'est c'est le trouble du rythme le plus fréquent.
Ce sont vous souvenez donc quand je disais le cœur a ses quatre cavités, deux petites qui se remplissent de sang et deux grosses. Là c'est les oreillettes, c'est les deux petites qui normalement se remplissent de sang qui vont se mettre à à fibriller donc d'où le nom fibrillation atriale. Fibriller c'est-à-dire à battre entre 400 et 600 fois par minute au lieu de 60 à 70. efficace ça.
Donc en fait quand on bat très très vite, on perd son efficacité, on a on peut les oreillettes ne se contractent même plus. Et donc le l'hémodynamique ou le débit cardiaque à ce moment-là n'est pas optimal et le patient peut se mettre justement à avoir un essoufflement, une fatigue particulière en plus des palpitations. Donc au lieu d'avoir un pouls à 60-70, ça monte jusqu'à 400.
Alors ça monte jusqu'à 400 et 600 au niveau des oreillettes mais la nature est bien faite et ce qui ce qui vraiment est transmis aux ventricules, c'est-à-dire ce qui correspond à notre pouls, ne dépasse en général jamais 170-180 par minute. Mais donc c'est la c'est vraiment on a un pouls rapide, c'est-à-dire une tachycardie qui a en plus la particularité d'être irrégulière donc relativement mal mal supportée par par les patients. Une tachycardie, c'est quand ça bat fort, c'est pas quand on c'est à différencier des palpitations.
Tachycardie, c'est quand ça bat vite. Voilà, exactement. Et là, c'est ça bat vite, mais en plus de façon irrégulière.
Donc, dans ce qu'on a entendu tout à l'heure, c'est qu'en fait, il y a eu recours à des médicaments. Ces médicaments, ils ont quoi comme ? Alors, les médicaments ont ont deux objectifs dans la fibrillation atriale.
Il y a il y a deux problèmes. Il y a les symptômes, c'est vraiment ce dont on parle, hein, les palpitations, le fait que la qualité de vie des patients soit altérée du fait qu'ils font de la fibrillation atriale. Et le fait de faire de la fibrillation atriale pose un autre problème qui est qui est très important, c'est que on perd la contraction des oreillettes.
Le sang aura tendance à stagner dans les cavités. Et donc, on a un risque de faire un caillot de sang dans les cavités cardiaques. Caillot de sang qui pourra éventuellement euh rejoindre euh le cerveau pour faire un accident vasculaire cérébral.
Euh euh donc, la la problématique de l'anticoagulation de ces patients. Donc, il y a vraiment deux deux versants. Le versant euh prise en charge de la qualité de vie et des symptômes et le versant je protège mon patient du risque d'accident vasculaire cérébral.
Et donc, Julien, il a tenu euh un certain temps avec des médicaments. On peut Julien a tenu un certain temps avec ses médicaments. Il a été Il est protégé par son traitement anticoagulant au long cours.
Euh euh Mais parfois, ça suffit plus. Ça suffit plus. Et les médicaments anti-arythmiques, les médicaments que l'on donne pour maintenir un rythme normal sont quand même bien moins efficaces que les méthodes modernes de d'ablation.
C'est des ablations, on va vraiment brûler On va brûler euh les zones euh de court-circuit dans une partie des oreillettes. Euh cette brûlure, avant, se faisait essentiellement soit par le chaud, la radiofréquence, soit par le froid, la cryothérapie. Euh et là, on a une approche depuis quelques années, une approche non thermique, qui semble extrêmement intéressante, qui s'appelle l'électroporation, et qui permet donc, justement d'aller dégager et d'enlever toutes ces euh toutes ces mauvaises herbes, on va dire, des oreillettes.
Et donc ça se fait quand même en allant dans le cœur avec une sonde. Alors ça se fait en allant dans le cœur, on passe par les grosses veines de la jambe où ça nous permet de remonter jusqu'à l'oreillette droite. De l'oreillette droite, on fait un petit trou pour passer dans l'oreillette gauche et là on fait une intervention qui dure maintenant de moins en moins longtemps.
Euh effectuée le plus souvent sous anesthésie générale quand même pour le confort du patient. Et donc après quels sont euh les bons résultats pour les patients, quelles sont les ? Alors il y a des résultats qui sont extrêmement bons par rapport au traitement médicamenteux.
Ça c'est certain. Euh on se donne en général 3 mois avant de savoir si euh si euh le résultat est est euh est correct. Euh avec ?
Avec ouais oui, des résultats dans les dans les formes en fait plus on prend le malade, plus on l'opère assez tôt dans sa maladie, plus on aura un taux de succès important. Si on attend quelques années, le taux de succès sera moins important. Ça c'est aussi à intégrer dans la prise en charge.
Alors c'est jamais une intervention urgente, il faut prendre le temps vraiment de l'expliquer au patient parce que c'est pas une intervention, c'est pas comme vous si vous étiez euh chirurgien et que vous euh allez opérer une une péritonite, quoi. Je veux dire, là c'est vraiment on prend en charge la qualité de vie du patient. Donc il faut vraiment que le patient ait compris ce que l'on allait faire en terme de modalités, mais qu'il ait aussi compris les bénéfices attendus, c'est-à-dire une efficacité de 80-85 % des cas à 1 an, mais les risques potentiels.
Hein, à partir du moment où on se balade dans un cœur avec des petits cathéters, on a toujours, même si les risques sont de plus en plus faibles, on a toujours un petit risque. Et Julien avait la quarantaine, c'est c'est une maladie de jeune ou de vieux, ? Alors ce qu'il faut Alors là, quand on se focalise sur palpitations et fibrillation atriale, il faut vraiment euh vraiment comprendre ça, on se bat un petit peu là-dessus, que la fibrillation atriale n'est pas une véritable maladie en soi.
C'est pas une maladie isolée, c'est c'est dans 90 % des cas la conséquence d'une d'une véritable maladie. C'est une conséquence. Donc si on se si on s'acharne à traiter la fibrillation atriale sans traiter la cause de la fibrillation atriale, honnêtement, on fait un boulot qui sert pas à grand-chose. causes, c'est ?
Les causes, c'est en premier lieu, en Europe, c'est l'hypertension artérielle. Tout simplement. Donc, c'est et souvent, on néglige, en fait, le profil un peu d'hypertension artérielle que que peuvent avoir les patients qui sont, en fait, véritablement la cause de la fibrillation atriale.
Julien est probablement rentre dans un dans un cadre assez classique, hein, du quarantenaire, cinquantenaire hypertendu depuis quelques années qui développe de la fibrillation atriale. Le message, c'est ? C'est on doit aller chez un médecin traitant régulièrement pour contrôler, justement, sa ?
Est-ce qu'on doit faire avec les les objets connectés, si on peut, un tracé de temps en ? Ou voilà, sans sans rentrer dans la psychose non ? Non, du tout, mais c'est sûr que quand on sent un des des des palpitations que l'on a et des symptômes que l'on a jamais perçus jusqu'à jusqu'à maintenant, ça vaut vraiment le coup, donc, de se concentrer à essayer de le documenter par, justement, une montre connectée, de pouvoir le partager avec son médecin traitant et comme ça, on perdra pas de temps.
Le diagnostic de fibrillation atriale sera vraiment posé très tôt dans le dans la prise en charge, ce qui permettra, donc, d'initier les bonnes thérapeutiques sur les deux versants, le versant symptômes, j'ai initié un traitement qui aura une efficacité moyenne en terme de symptômes par des médicaments, je protège mon patient du risque d'AVC avec des anticoagulants et ensuite, ça me permet d'ouvrir la discussion sur des thérapeutiques un peu plus modernes et plus efficaces que sont l'ablation de la fibrillation atriale. Une fois qu'on a fait cette opération, on prend plus de ? Alors, les les temps changent, les choses changent, les choses changent.
Avant, on faisait cette intervention pour ne plus prendre de médicaments antiarythmiques, mais on maintenait le traitement anticoagulant. Et on expliquait bien, d'ailleurs, aux patients, ce qui était difficile à expliquer que même si on faisait une intervention qui marchait on maintiendrait le traitement anticoagulant au long cours s'il y avait une indication initiale. Maintenant, les choses changent et on se rend compte que quand on fait une bonne ablation avec une réduction très importante de la charge en fibrillation atriale, on peut dans un certain nombre de cas stopper le traitement anticoagulant au long cours.
Mais c'est vraiment c'est assez nouveau, hein. Vous parliez des maladies cardiaques comme l'hypertension, on évoque aussi les problèmes de l'apnée du sommeil, du mauvais sommeil. Alors on a eu l'apnée du sommeil a été effectivement assez en vogue avec un une association du moins importante entre les les les apnées du sommeil et la survenue de fibrillation atriale.
Euh les dernières recommandations européennes ont ont remis un tout petit peu en retrait euh l'importance du syndrome d'apnée du sommeil dans la survenue de fibrillation atriale. Euh faut savoir que l'apnée du sommeil est donc on la dépiste très souvent chez les patients qui font de la fibrillation atriale pour pas passer à côté pour proposer un traitement. Le traitement est un petit peu lourd, hein, euh Pas très sexy, ça.
Pas très sexy, euh finalement l'impact n'est pas je veux dire il n'est pas si important que ça probablement. Donc je pense qu'il il est plus important de se concentrer sur l'hypertension artérielle. On peut avoir un cœur trop ?
Alors on peut avoir un cœur trop lent. Euh alors quand on est en très bonne santé, qu'on est sportif, on va avoir un cœur lent et encore une fois comme je vous disais, c'est vraiment un un marqueur de bonne santé d'un d'un On peut avoir le cœur trop lent de façon euh totalement pathologique. Euh donc là on en général quand on a un cœur trop lent, on ne le ressent pas des palpitations mais on a plutôt un risque que de perdre de connaissance, hein, de syncope.
Et on fait ? Et le rythme trop lent là donc c'est l'inverse de la fibrillation atriale, le rythme trop lent nécessite une une une stimulation cardiaque euh s'il y a véritablement un court-circuit organique au sein au sein du réseau électrique du cœur. Donc le fameux pacemaker.
Le fameux pacemaker. Merci beaucoup au professeur Eloi Marijon. On rappelle que pour en savoir plus vous pouvez contacter le site rythmeo.fr avec des vidéos très pédagogiques des rythmologues de l'Institut Jacques Cartier de Massy.
Et nous on se retrouve la semaine prochaine ma chère Margot et d'ici là prenez soin de vous.
Alain Pompidou