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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 11 mai 2024 16 min

Offensive russe dans la région de Kharkiv, la Macronie en difficulté pour les élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Pieyre-Alexandre Anglade

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Pierre-Alexandre Anglade, ce soir se tient en Suède la finale de l'Eurovision, jusqu'à 20 000 personnes pourraient manifester aujourd'hui contre la présence de la candidate israélienne Eden Golan, des candidats des partis veulent aussi boycotter Israël, on se rend compte que la guerre entre Israël et le Hamas percute l'Eurovision, est-ce que ça vous choque que le conflit comme ça s'invite dans un tel rendez-vous ?

0:26
Pieyre-Alexandre Anglade

Moi je suis profondément choqué de la situation de cette jeune femme, et je suis profondément choqué de la manière dont Eden Golan est traité par une partie de l'opinion publique en Suède mais aussi à travers le monde, parce que les appels au boycott de cette chanteuse, au fond à sa démission, à ce qu'elle ne participe pas au concours, sont de même nature que cette espèce de fièvre et de ferveur qui parcourt aujourd'hui le monde des campus américains à Sciences Po jusqu'à Malmö, qui dissimule une forme de haine d'Israël et de haine antisémite.

0:56
Présentateur

Est-ce que c'est une haine par rapport à sa nationalité ou c'est parce que sa chanson à la base faisait, semble-t-il, référence au 7 octobre ?

1:04
Pieyre-Alexandre Anglade

Non, je pense qu'il faut être dupe de rien, et d'abord, même si la chanson faisait référence au 7 octobre, qu'est-ce qui s'est passé le 7 octobre ? C'est vraisemblablement l'un des attentats terroristes les plus barbares de l'histoire.

1:13
Présentateur

Oui, mais l'Eurovision n'est pas une plateforme politique.

1:15
Pieyre-Alexandre Anglade

Bien sûr, ça j'en conviens parfaitement. Mais ce que je veux dire, c'est qu'en l'occurrence, cette jeune femme est ciblée non pas parce qu'elle chante ou parce qu'elle chanterait quelque chose qui déplairait à une partie des auditeurs ou de la population. Elle est ciblée parce qu'elle est israélienne et que derrière ces mobilisations se cache la haine d'Israël et donc la haine des juifs. Et que cette haine des juifs, aujourd'hui, elle se répand un petit peu partout dans le monde. On le voit en France de manière quasi quotidienne comme un virus, un virus qui ronge nos sociétés et qu'il faut dénoncer sans aucune forme de complaisance.

Parce que c'est, au fond, notre vivre ensemble et la base, les fondements de nos sociétés qui sont aujourd'hui écornées, abîmées par ce à quoi on assiste à Sciences Po, à Malmö et sur les campus des universités américaines.

2:00
Locuteur non identifié

Il y a des partis politiques aussi qui demandent l'exclusion de la candidate israélienne, même en France. Mathilde Panot, la chef des députés insoumis, a appelé à exclure Israël de ce concours. Les insoumis qui font souvent le parallèle entre Israël et la Russie pour justifier ce boycott, ça ne vous semble pas pertinent ? C'est une faute pour vous ?

2:17
Pieyre-Alexandre Anglade

Les insoumis ne sont plus à une indignité près. Mathilde Panot et certains de ses collègues de la France insoumise étaient ceux qui parlaient des attaques du 7 octobre comme un acte de résistance de la part du Hamas vis-à-vis de l'occupation israélienne. Ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël n'est pas un acte de résistance, c'est un attentat terroriste. Certains des partis insoumis ont parlé d'acte de résistance. C'est ce que j'ai dit, certains. Et donc c'est un acte terroriste qui a ciblé délibérément des femmes, des enfants, des personnes agrées, des civils innocents qui n'avaient rien fait. Et donc la comparaison entre Israël et la Russie n'a évidemment rien à voir.

Israël a été la victime, la cible d'un attentat terroriste barbare. La Russie agresse, bombarde de manière quotidienne les Ukrainiens qui n'ont rien demandé, qui sont agressés non pas pour ce qu'ils font, ils n'agressent, ils ne bonnassent personne, mais pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire un pays libre, démocratique et qui regarde vers l'Europe. Ce n'a rien à voir.

3:09
Locuteur non identifié

Justement, la Russie a lancé hier une offensive terrestre dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine. L'Ukraine qui manque de munitions. Est-ce que la Russie, vous le reconnaissez, a profité du retard dans les livraisons des Occidentaux comme le pointe Volodymyr Zelensky ?

3:24
Pieyre-Alexandre Anglade

En tout cas, ce qui est certain, c'est que chaque seconde d'hésitation de la part des pays européens ou de la part des États-Unis bénéficie à Vladimir Poutine. Et donc, à chaque fois que nous hésitons, à chaque fois que nous débattons, Vladimir Poutine en profite pour reconstituer ses forces. Et donc, cela nous engage, nous, Européens et nous, Occidentaux, et avec nos alliés américains, à accélérer et à renforcer les livraisons d'armes, les défenses antiaériennes, les obus d'artillerie. C'est ce qui manque cruellement à la résistance ukrainienne.

Et donc, oui, il faut que nous accélérions et que nous donnions les moyens à l'Ukraine de résister dans la durée parce que l'Ukraine se défend et défend son intégrité territoriale, mais elle protège toute l'Europe. Vladimir Poutine, aujourd'hui, menace la sécurité de toute l'Europe. Il faut que nos auditeurs en aient conscience. Ça nous paraît lointain parce qu'on en parle moins. Mais ce qui se passe en Ukraine, ce n'est pas simplement un conflit qui menace les Ukrainiens, c'est la sécurité de nous toutes et tous ici en France et en Europe qui est en jeu.

4:19
Présentateur

Accélérer jusqu'à quel point ? On sait que, les Ukrainiens le disent, la Russie a tenté de percer les lignes de défense. Et ça fait écho à ce que disait Emmanuel Macron il y a quelques jours dans l'hebdomadaire britannique The Economist, où il disait que la possibilité d'envoyer des troupes au sol en Ukraine si Moscou perçait des lignes de front. Est-ce que là, on se rapproche de cette éventualité ? Je crois qu'il faut garder une forme d'ambiguïté.

4:41
Pieyre-Alexandre Anglade

Kharkiv, c'est la deuxième ville du pays. J'avais raison, c'est la deuxième ville du pays qui est soumise au bombardement quasi quotidien depuis maintenant de nombreuses semaines, de nombreux mois et qui souffre le martyr, il faut le dire. Il y a dans ce moment, je pense, la nécessité, comme l'a fait le président de la République, de ne rien exclure. Parce que la Russie n'exclut rien. Et donc si nous-mêmes nous fixions des lignes rouges, a priori comme nous l'avons fait depuis deux ans, depuis le début de cette guerre, nous voyons bien qu'à chaque fois, Vladimir Poutine les dépasse allègrement et qu'au fond nous ne sommes plus crédibles.

Et donc le président de la République a eu raison de réinstaurer une forme d'ambiguïté sur ce que nous pourrions faire ou pas, nous, Français et Européens, si jamais les Russes venaient à reprendre l'offensive. Mais est-ce qu'on se rapproche là ? Non, parce que d'abord, les lignes de défense n'ont pas été percées, que par ailleurs, le président de la République avait quand même dit de manière extrêmement claire que c'était une option mais que rien n'était décidé et que par ailleurs, cela pourrait se faire si jamais les lignes étaient percées et si nos alliés ukrainiens en faisaient la demande, ce qui n'est pas le cas dans les deux situations. Donc non, nous ne nous en rapprochons pas.

5:39
Locuteur non identifié

Et en même temps, Pierre-Alexandre Anglade, il y a cette fermeté affichée du président et cette ambiguïté, vous le dites, mais l'ambassadeur de France à Moscou, Pierre Lévy, s'est rendu à la reinstiture de Vladimir Poutine le 7 mai, alors que la plupart des diplomates occidentaux boycottaient cette cérémonie. Est-ce que ça ne brouille pas encore davantage le message de la France ?

5:57
Pieyre-Alexandre Anglade

Non, je ne crois pas. Aujourd'hui, la France, par la voix du président de la République, est l'un des pays européens les plus fermes et les plus durs avec la Russie et cela nous est largement reproché à Moscou. Il suffit d'allumer les chaînes de télé russes pour écouter les propagandistes qui font de Paris et de la France très régulièrement leur cible principale et la France est aujourd'hui le pays avec l'Estonie, avec la Pologne, avec les États baltes qui mènent la résistance, qui mènent le front uni des Européens face à la Russie de Vladimir Poutine.

6:25
Locuteur non identifié

Non, parce que ça donne le sentiment finalement que la France a cautionné une élection qu'elle avait elle-même condamnée. Le Quai d'Orsay avait condamné la répression accrue autour de cette réélection, déploré l'absence d'une élection libre et démocratique et finalement on envoie notre ambassadeur.

6:39
Pieyre-Alexandre Anglade

Oui, comme notre ambassadeur était au funérail d'Alexei Navalny il y a de cela quelques semaines. La France, elle est présente là où elle doit être présente. Ça ne veut pas dire pour autant que nous reconnaissons l'élection de Vladimir Poutine qui est évidemment une farce démocratique et cela a été dit très largement. France Info, Agathe Lambret, Jean-Rémi Baudot.

6:58
Locuteur non identifié

Toujours avec Claire-Alexandre Anglade, président de la Commission des Affaires Européennes à l'Assemblée Nationale et vous êtes aussi directeur de campagne de renaissance de Valérie Ayé pour les Européennes. L'élection est dans un mois et votre campagne patine. Comment comptez-vous faire pour remobiliser vos électeurs ?

7:15
Pieyre-Alexandre Anglade

D'abord, ça fait maintenant deux mois et demi que Valérie Ayé est en campagne, qu'elle mène une campagne de terrain et qu'elle se déplace partout dans le pays à la rencontre des Françaises et des Français. Et moi, ce que je constate, c'est qu'il y a partout où nous passons, partout où nous organisons des réunions publiques, il y a du monde. Et donc, il y a, en tout cas d'un point de vue militant, une mobilisation qui est extrêmement forte.

7:34
Locuteur non identifié

Mais un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 n'est pas certain d'aller voter.

7:37
Pieyre-Alexandre Anglade

Ce qui est vrai, c'est qu'effectivement, aujourd'hui, une partie de nos concitoyens n'est pas encore rentrée dans l'élection et qu'encore, quand on va sur un marché tracté faire du porte-à-porte, les Françaises et les Français ne sont pas au courant de la date de l'élection qui est le 9 juin prochain. Et donc, il faut continuer à mobiliser, aller sur le terrain. On a présenté notre liste la semaine passée. On a présenté notre projet pour les cinq prochaines années au niveau européen. On a tenu un grand meeting à la mutualité la semaine passée, cette semaine, pardon, avec tous les cadres de la majorité. Et puis, nous allons continuer des meetings régionaux.

Il y en aura un lundi soir à Lyon avec le Premier ministre. Il y en aura un autre à Strasbourg, puis à Nice, à Laval. Donc, nous faisons campagne résolument sur le terrain. Et moi, je crois que c'est par la mobilisation que nous ferons déplacer les gens parce que l'élection européenne, c'est d'abord une élection de mobilisation sur le terrain.

8:23
Présentateur

Une mobilisation qui, pour l'instant, si l'on en croit en tout cas, les différents sondages tournent à l'avantage du Rassemblement national. Jordan Bardella qui est autour de 31%. Valérie Ayet qui est entre 16 et 17%. Comment est-ce que vous expliquez soit un désamour pour Renaissance, soit une attraction pour le Rassemblement national ?

8:40
Pieyre-Alexandre Anglade

Je crois que le Rassemblement national capte toutes les amertumes, les peurs, les inquiétudes, les déceptions aussi qui sont celles du moment. Les déceptions de votre politique ? Mais je crois que les inquiétudes qui peuvent exister dans le pays et les inquiétudes par rapport au bouleversement du monde et qu'ils ont une réponse facile et simple à tous les problèmes sans embrasser la complexité des choses.

Quand on entend Marine Le Pen, par exemple, hier encore, venir raconter un énorme mensonge face caméra en expliquant que la France serait prête à brader ou à partager la dissuasion nucléaire avec les pays européens alors que le Président de la République n'a jamais dit ça, on voit bien de quel bois est fait leur campagne. Celle du mensonge, de la controverse, des fake news qui cherchent à tromper les Françaises et les Français. Et donc face à ça, nous, nous avons un projet clair, un projet de réarmement, de renforcement de notre Europe dans un moment où les défis internationaux sont extrêmement nombreux et où nous avons besoin plus que jamais de cette Europe puissance.

9:34
Locuteur non identifié

Sur les propos du Président sur la dissuasion nucléaire, il n'y a pas que Marine Le Pen qui s'en est offusquée. François Hollande aussi a critiqué les mots du Président et il a dit que le Président proposait d'européaniser notre dissuasion nucléaire sans que ni les forces politiques ni nos alliés européens aient été consultés. La force de la dissuasion appartient à la nation, elle mérite mieux que des discussions de coin de table, dit l'ancien Président.

9:55
Pieyre-Alexandre Anglade

C'est une déclaration profondément malhonnête et je me demande ce que François Hollande vient faire dans cette histoire parce que les propos qui sont ceux de François Hollande sont équivalents à ceux de Marine Le Pen. Et on peut avoir des désaccords avec François Hollande mais jusqu'à présent il nous avait habitués à mieux, en tout cas sur ces sujets-là. Et donc venir dire que le Président de la République voudrait européaniser la dissuasion nucléaire, c'est une fausse information, c'est un mensonge.

Le Président de la République, il a rappelé la position constante de la France, à savoir que les intérêts du pays dépassaient les frontières de l'Hexagone et ça c'est la position constante des chefs d'État et des Présidents de la République françaises depuis le Général de Gaulle et François Hollande qui était Président de la République le sait pertinemment. Donc je me demande bien pourquoi est-ce qu'il fait cela ? Et quand Marine Le Pen le fait, je ne suis pas surpris, mais quand un ancien Président de la République le fait, c'est beaucoup plus problématique.

10:39
Locuteur non identifié

Pierre-Alexandre Anglotte, pour en revenir aux Européennes, le Premier ministre Gabriel Attal a finalement accepté de débattre avec Jordan Bardella. Qu'est-ce que vous attendez de ce débat ? Est-ce que ça peut changer la donne ?

10:47
Pieyre-Alexandre Anglade

Je pense que c'est extrêmement important que le Premier ministre puisse débattre avec Jordan Bardella qui est le Président aujourd'hui du principal parti d'opposition dans notre pays. Et je crois que cette confrontation entre deux projets diamétralement opposés sur l'avenir de l'Europe est nécessaire.

Entre celui du Rassemblement National qui au fond, même si aujourd'hui il se dissimule comme sur tous les sujets, propose une forme de sortie de l'Europe puisque lorsque vous dites de manière très claire et que c'est dans leur projet qu'ils ne veulent plus participer ou ne plus payer ou ne plus donner la contribution de la France au budget de l'Union Européenne, ça veut dire très concrètement pour nos auditeurs que la France ne paiera plus sa contribution à l'Union Européenne et moi je ne connais pas de club ou d'association dans lequel on puisse participer sans payer sa contribution.

Et donc le Rassemblement National propose de sortir de l'Union Européenne même s'ils vous disent l'inverse à longueur d'interview. C'est la réalité de leur projet. Et donc cette confrontation entre le Premier ministre et Jordan Bardella elle est nécessaire parce qu'elle doit permettre de lever les ambiguïtés du programme maléfique du Rassemblement National.

11:42
Présentateur

Et puisque vous parlez de projet, puisque vous parlez de programme, qu'est-ce qui vous dans votre projet, dans votre programme pourra faire la différence dans les prochaines semaines ? Peut-être par exemple détourner ceux qui imaginent aller voter Raphaël Glucksmann de revenir vers vous. Très concrètement, est-ce qu'il y a des éléments de programme que vous pouvez nous donner ?

11:57
Pieyre-Alexandre Anglade

Mais d'abord, vous évoquez le candidat socialiste. Moi je tiens quand même à dire à nos auditeurs que nous sommes la seule force pro-européenne. Que le candidat socialiste peut, derrière de grandes phrases, se présenter comme étant européen. Il se trouve que ces cinq dernières années au Parlement européen, quand il a fallu voter les grands textes structurants de la législature européenne, le pacte Asile-Immigration, le plan de relance européen qui est venu soutenir nos artisans, nos commerçants, nos TPE, nos PME, nos agriculteurs, le renforcement du mandat d'Europol, la loi climat, tous ces grands textes, il ne les a pas votés.

12:25
Locuteur non identifié

Mais il n'est pas pro-européen, Raphaël Glucksmann.

12:27
Pieyre-Alexandre Anglade

Moi je pense qu'il est insincère.

12:29
Locuteur non identifié

Parce que Valérie Lillet disait qu'elle votait à 90% comme lui.

12:32
Pieyre-Alexandre Anglade

C'est la structuration des votes au Parlement européen. Vous êtes dans un système de coalition, de compromis. Donc il se trouve que parfois vous votez ensemble. Donc c'est vous qui donnez les tampons du pro-européen ? Je pense que nous sommes effectivement les seuls pro-européens. Parce que la liste de Raphaël Glucksmann est une liste peuplée d'apparatiques de la NUPES qui au printemps 2022, au moment des législatives, sont venus faire le pied de grue devant le QG de Jean-Luc Mélenchon pour obtenir une investiture aux législatives. De la même manière, j'ai entendu le numéro 3 de la liste de M.

Glucksmann hier dire extrêmement clairement que passé les élections européennes, il devrait travailler au rassemblement de la gauche avec les insoumis. Et donc vous voyez bien qu'il y a une forme d'insincérité et d'ambiguïté dans le projet de Raphaël Glucksmann.

13:11
Présentateur

Pour revenir en programme à votre projet, qu'est-ce qui aujourd'hui va faire la différence dans les prochaines semaines ?

13:16
Pieyre-Alexandre Anglade

Moi je crois que nous avons un projet qui est un projet de renforcement de notre union au moment où les défis géopolitiques et la guerre est à nos portes. Nous voulons développer la base industrielle et technologique de défense. Ça veut dire très concrètement développer nos propres armements et ne plus dépendre de nos alliés américains dans un temps où on voit bien que Donald Trump pourrait être élu et nous pourrions être seuls. Nous voulons renforcer notre industrie européenne avec un grand plan, ce qu'on appelle un plan de l'or avec mille milliards d'investissements dans les technologies d'avenir. Ça, ça vous différencie de Glucksmann ?

Mais oui, ça nous différencie parce qu'au fond nous sommes les seuls crédibles nous sommes les seuls capables de le mettre en oeuvre. Raphaël Glucksmann il est dans un grand groupe au Parlement européen mais il est marginal dans ce grand groupe au Parlement européen. Valérie Ayet elle est présidente de son groupe au Parlement européen et donc elle est centrale et c'est elle qui fait les majorités et les coalitions.

14:01
Locuteur non identifié

Pierre-Alexandre il y a depuis beaucoup de temps et deux derniers sujets à aborder dans un entretien en magazine Elle. Le président propose de mettre en place un devoir de visite des pères dans les familles monoparentales. Quand il y a un père il faut que la maman puisse exiger des visites régulières dit le président. Est-ce que vous pouvez nous dire comment on pourrait contraindre un père régalcitrant qui ne veut pas voir son enfant ?

14:19
Pieyre-Alexandre Anglade

En tout cas il faudra voir comment les choses se mettront en place très concrètement. Le président de la République il ouvre un débat et donc il faut voir comment est-ce que les choses vont se mettre en oeuvre. La première des choses c'est que ces cinq dernières années ces sept dernières années on a fait beaucoup pour les femmes et les femmes seules. Et que la première étape de cela c'était de rendre automatique le versement des pensions alimentaires pour les femmes qui étaient avec des enfants et dont le père avait complètement déserté et qui ne versait plus les pensions alimentaires.

Maintenant la deuxième étape c'est de faire en sorte et de permettre que les pères exercent aussi leurs devoirs.

14:50
Locuteur non identifié

Mais si le père est violent et qu'il n'a pas envie de voir son enfant.

14:54
Pieyre-Alexandre Anglade

Évidemment qu'un père violent ou un père inapte ou un père qui a des problèmes psychologiques ou mentaux évidemment qui n'aura pas l'obligation de revoir ses enfants et qu'une décision de justice pourra le dire. Mais pour tous les autres parce qu'il y en a beaucoup qui peuvent exercer cette responsabilité et ce devoir de père et bien c'est au fond la volonté de pouvoir tout simplement faire en sorte qu'ils reprennent lien avec leurs enfants avec leurs femmes et qu'ils les soutiennent. Il faudra trouver les moyens de le faire et les accompagner.

Mais en tout cas je pense que c'est un devoir c'est une discussion qui est nécessaire parce qu'on ne peut pas simplement avoir des enfants et déserter ensuite et laisser des femmes seules avec leurs enfants sans la moindre assistance et la moindre aide.

15:31
Locuteur non identifié

Un tout petit mot Kylian Mbappé a officialisé son départ du PSG hier cette fois le président n'a rien pu faire.

15:36
Pieyre-Alexandre Anglade

Écoutez je regrette le départ de Kylian Mbappé parce que c'est quand même un des plus grands joueurs de l'histoire du Paris Saint-Germain et vraisemblablement l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football français. Il a gagné la Coupe du Monde il a gagné 6 titres de Ligue 1 3 Coupes de France peut-être une quatrième contre Lyon dans quelques jours et donc c'est une perte pour le championnat de France mais il a en même temps joué 7 ans à Paris c'est-à-dire la moitié de sa carrière et je suis sûr qu'il aura de belles années dans son prochain club. Toujours au service de l'équipe de France.

15:59
Présentateur

Pierre-Alexandre Anglade directeur de campagne de Renaissance pour les Européennes président de la Commission des Affaires Européennes à l'Assemblée Nationale merci beaucoup d'avoir été l'avité du 8.30 France Info