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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 mai 2011 13 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Affaire DSK : L'avis de Marine Le Pen (sous-titré US)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Marine Le Pen, à propos de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, je me réjouis de voir un voyou derrière les barreaux.

  • 0:21RelanceÉludée

    C'est Jean-Marie Le Pen qui a dit cela. Est-ce que vous diriez la même chose ?

  • 0:36RelanceRéponse directe

    Vous diriez la même chose ? Vous vous réjouissez de voir un voyou derrière les barreaux ?

  • 0:51OuverteRéponse partielle

    Quelle est la vérité pour vous, selon vous ?

  • 2:26OuverteRéponse partielle

    Mais dites-moi, pourquoi ne l'avez-vous pas dit avant, Marine Le Pen ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous reprochez aux autres de ne pas en avoir parlé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Jean-Marie Le Pen n'a pas beaucoup de considérations, peut-être un juste tri pour Dominique Strauss-Kahn et de manière générale pour les gens qui sont soupçonnés d'agresser des femmes. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « La vérité, c'est qu'au-delà des faits précis qui sont reprochés aujourd'hui à Dominique Strauss-Kahn, l'ensemble de la classe politique et journalistique bruissait non pas du comportement, comme on a dit, de séducteur, invétéré, mais du comportement de harceleur de Dominique Strauss-Kahn. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Et un certain nombre de ses adversaires politiques savaient que ce comportement quasi pathologique pouvait être un avantage pour eux dans une campagne présidentielle. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Pourquoi ? Parce qu'il était dans les études d'opinion celui qui pouvait faire gagner le Parti Socialiste. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Voilà donc des gens qui, en connaissant ce qu'ils appellent eux des fragilités, ce que d'autres comme moi appelons des pathologies, des Dominique Strauss-Kahn étaient prêts à porter cet homme à la tête de l'État français, comme Nicolas Sarkozy a été prêt à le mettre à la tête du FMI, connaissant cette situation, tout ça pour défendre leurs intérêts personnels. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « tout ça par ambition, au risque de la déflagration, c'est-à-dire au risque de voir l'opprobre jetée sur notre pays au bénéfice d'un comportement au mieux décalé, au pire criminel. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « Le harcèlement sexuel, c'est un délit, et ça sort de la vie privée. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « Vous savez très bien que le problème de l'agression sexuelle, et là on va aller au fond des choses, c'est la manière dont les victimes sont traitées, dans notre pays. »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « Je pense, monsieur, qu'au-delà de la preuve matérielle de l'agression sexuelle, lorsqu'il n'y a pas viol, eh bien, il est évident que dans notre pays, peut-être à la différence du système américain, j'aime pas beaucoup le système judiciaire américain, mais il y a au moins une chose, à mon avis, où il nous donne des leçons. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « C'est qu'il traite de manière parfaitement égale la femme de chambre immigrée et le patron du FMI. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « Vous savez très bien que cette affaire aurait eu lieu en France. Très probablement, elle ne se serait pas déroulée. »
  • 8:44Invité politiqueFait
    « Bien sûr, mais moi, j'ai été étonné que personne ne le demande. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « Oui, j'aurais aimé que le président de la République le demande, mais s'il le demandait, il serait obligé de faire l'examen de conscience pour savoir s'il n'est pas coupable d'avoir nommé cet homme à la tête du FMI, en fait, politiquement... »
  • 9:09Invité politiqueFait
    « Il est coupable. »
  • 10:05Invité politiqueFait
    « Je pense que Nicolas Sarkozy espère que le Sofitel va faire oublier le Fouquet's. »
  • 11:20Invité politiqueFait
    « moi, je pensais que Dominique Strauss-Kahn, au-delà de sa pathologie, représentait tout ce que je combattais en politique et tout ce que je continue à combattre. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen81 %
  • Présentateur19 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Présentateur

Notre invité Marine Le Pen, bonjour. Marine Le Pen, à propos de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, je me réjouis de voir un voyou derrière les barreaux. C'est Jean-Marie Le Pen qui a dit cela. Est-ce que vous diriez la même chose ?

0:26
Marine Le Pen

Jean-Marie Le Pen n'a pas beaucoup de considérations, peut-être un juste tri pour Dominique Strauss-Kahn et de manière générale pour les gens qui sont soupçonnés d'agresser des femmes. Vous diriez la même chose ? Vous vous réjouissez de voir un voyou derrière les barreaux ? Je vais attendre la décision de la justice américaine, mais je suis un avocat, c'est peut-être pour ça. Et il n'en demeure pas moins que j'ai été une des premières à dire, je crois, la vérité.

0:51
Présentateur

Quelle est la vérité pour vous, selon vous ?

0:53
Marine Le Pen

La vérité, c'est qu'au-delà des faits précis qui sont reprochés aujourd'hui à Dominique Strauss-Kahn, l'ensemble de la classe politique et journalistique bruissait non pas du comportement, comme on a dit, de séducteur, invétéré, mais du comportement de harceleur de Dominique Strauss-Kahn. Et un certain nombre de ses adversaires politiques savaient que ce comportement quasi pathologique pouvait être un avantage pour eux dans une campagne présidentielle. Tout à dire ? Et je vais vous dire une chose que je trouve très grave. Allez-y.

Ça fait déjà un certain nombre de semaines que toute la gauche est en train de fabriquer une sorte d'entonnoir pour arriver à Dominique Strauss-Kahn, que ce soit le Parti Socialiste ou que ce soit, d'ailleurs, les Verts. J'ai été étonné de la mensuétude de Mme Jolie, que je connaissais pourtant plus ferme dans ce type d'affaires. Pour que Dominique Strauss-Kahn soit la seule possibilité. Pourquoi ? Parce qu'il était dans les études d'opinion celui qui pouvait faire gagner le Parti Socialiste.

Voilà donc des gens qui, en connaissant ce qu'ils appellent eux des fragilités, ce que d'autres comme moi appelons des pathologies, des Dominique Strauss-Kahn étaient prêts à porter cet homme à la tête de l'État français, comme Nicolas Sarkozy a été prêt à le mettre à la tête du FMI, connaissant cette situation, tout ça pour défendre leurs intérêts personnels. Tout ça par ambition, au risque de la déflagration, c'est-à-dire au risque de voir l'opprobre jetée sur notre pays au bénéfice d'un comportement au mieux décalé, au pire criminel.

2:26
Présentateur

Mais dites-moi, pourquoi ne l'avez-vous pas dit avant, Marine Le Pen ? Est-ce que vous reprochez aux autres de ne pas en avoir parlé ?

2:32
Marine Le Pen

Mais parce que, monsieur, moi je n'avais pas d'autre preuve que cela. Alors, mais il est sûr qu'un certain nombre de journalistes, eux, c'est dans les milieux...

2:42
Présentateur

Mais pourquoi il est bon de déballer la vie privée des gens sur la place publique ? Non, écoutez, alors là, monsieur Bourdin, excusez-moi, je vais vous arrêter tout de suite, d'accord ?

2:48
Marine Le Pen

Parce que la vie privée, ça peut être l'adultère, on peut avoir un certain nombre de maîtresses, ça, ça participe de la vie privée. Le harcèlement sexuel, c'est un délit, et ça sort de la vie privée. Mais pour vous, il est présumé coupable, alors ? Le harcèlement sexuel, monsieur, c'est un délit. C'est ce qui est présumé coupable, Marine Le Pen. Et les faits qui sont exprimés par vos consoeurs, qui disent, ou par les femmes politiques, qui disent, je faisais en sorte de ne pas me retrouver toute seule avec Dominique Roscane, ou qui disaient, on nous avait dit que pour aller interviewer Dominique Roscane, il fallait prendre un photographe, il ne fallait pas se retrouver seule avec lui.

Les faits qui ont été énoncés par madame Tristan, ben non. Et vous savez bien, toutes les autres... Qui n'a toujours pas déposé plainte. Oui, mais monsieur, mais quel mépris pour ces femmes qui sont victimes d'agressions sexuelles ? Qui aurait-on cru, monsieur, de toute la classe politique et journalistique ? Vous savez très bien que le problème de l'agression sexuelle, et là on va aller au fond des choses, c'est la manière dont les victimes sont traitées, dans notre pays.

Parce que permettez-moi de vous dire qu'au-delà du problème de la preuve, quand on est agressé sexuellement par un homme, eh bien il y a aussi le problème de l'inégalité de traitement dans notre pays, entre les puissants et les plus faibles.

3:53
Présentateur

Vous pensez que toute la classe politique, toutes les élites, classe politique, journalistique, s'accordent pour ne pas entendre la parole des femmes agressées, violentées ?

4:04
Marine Le Pen

Je pense, monsieur, qu'au-delà de la preuve matérielle de l'agression sexuelle, lorsqu'il n'y a pas viol, eh bien, il est évident que dans notre pays, peut-être à la différence du système américain, j'aime pas beaucoup le système judiciaire américain, mais il y a au moins une chose, à mon avis, où il nous donne des leçons. C'est qu'il traite de manière parfaitement égale la femme de chambre immigrée et le patron du FMI. Eh bien, ça, nous devrions en tirer les leçons. Parce que je pense que... Revoir nos lois, sur... Revoir nos lois, par exemple... Sur la manière dont on traite les victimes. Sur la présomption d'innocence, la loi Guigou de 2000...

Non, non, monsieur, sur la manière dont on entend la parole des victimes. Sur la manière dont on traite les puissants et les misérables. Voilà. Vous arrêtez vous-même, vous l'êtes... Qui devrait être traité, monsieur, sur le même pied d'égalité, ce qui, en France, n'est pas le cas. Vous savez très bien que cette affaire aurait eu lieu en France. Très probablement, elle ne se serait pas déroulée. Vous le pensez sincèrement ? Je le pense sincèrement, oui. Effectivement.

4:56
Présentateur

Marine Le Pen, vous dites... J'ai moi-même été un peu victime de Dominique Strauss-Kahn dans un duel avec lui où il avait été extrêmement déplacé dans ses propos.

5:04
Marine Le Pen

Oui, il avait eu des propos extrêmement déplacés, à caractère... C'est-à-dire ? Allez-y, allez-y. Qu'est-ce qu'il vous a dit ? Non, mais je ne m'en moque, je ne suis pas là, je ne suis pas venu pour parler moi, d'accord ? Non, mais Marine Le Pen... En l'occurrence, j'ai dit qu'il avait eu des propos déplacés, mais ça ne doit pas être la première fois, ça n'avait choqué manifestement pas grand monde, sauf Mme Chabot qui m'a regardée, on s'est regardé toutes les deux, on s'est dit, c'est pas possible, on a mal entendu ce qu'il a dit. Mais qu'est-ce qu'il vous a dit, Marine Le Pen ? Bon, écoutez, ça a été révélé dans un certain nombre de livres, ça ne m'intéresse pas.

Ce qui m'intéresse, c'est qu'il faut que nous tirions de cette affaire. Moi, je comprends la situation de sidération des Français. Je la comprends. Je veux dire, cet homme qui s'apprêtait à être candidat à l'élection présidentielle, capable, accusé en tout cas, d'être coupable d'un crime, d'une violence et d'une vulgarité absolument spectaculaire. Je comprends la situation de sidération des Français. Je comprends leur malaise avec les images de Dominique Strauss-Kahn menottées, parce que, somme toute, on est tous un peu patriotes au fond de nous aussi, et que ça nous fait du mal pour notre pays de voir ces images traverser le monde.

Mais je crois à la présomption d'innocence parce que je suis avocat. Mais j'appelle tous ceux qui ont traité, dans un premier temps, cette femme de chambre comme l'actrice d'un complot, comme quelqu'un dont la parole ne devrait pas être écoutée, je les appelle à la prudence et au respect. Et à cette grande idée de l'égalité, dont ils nous rabâchent les oreilles en permanence, mais qu'ils semblent avoir totalement oublié, quand M. Jean-François Kahn vient dire que cette affaire n'est qu'un troussage de domestiques, eh bien, excusez-moi, mais le masque tombe.

Parce qu'encore une fois, ce propos qui est, alors là pour le coup, un véritable dérapage, démontre que, quand même, chez une certaine élite, il y a un grand mépris pour ceux qui ne sont pas puissants.

7:11
Présentateur

Mais, si je vous comprends bien, le mépris est partagé. Droite, gauche, confondus. UMP, PS, responsable politique, confondus.

7:21
Marine Le Pen

Oui, moi je m'attendais...

7:22
Présentateur

C'est quoi ? C'est un positionnement ? C'est une posture ? Moi, j'ai vu que le premier jour,

7:25
Marine Le Pen

il n'y a pas une personne, à part moi, qui a parlé de cette jeune femme.

7:29
Présentateur

Bernard Debré a dit que Dominique Sroscan se vautrait dans le sexe.

7:32
Marine Le Pen

Qui a parlé de cette jeune femme. Il n'y a que le deuxième jour, quand les communicants sont arrivés en disant « Attention, messieurs les socialistes et messieurs de l'UMP, il faudrait peut-être un petit peu penser à la victime, tout de même. Parce que sinon, votre électorat féminin risque... » Eh bien, moi, la première pensée que j'ai eue, c'était pour cette femme. Et quand Mme Ségolène Royal a dit « Ma première pensée va à l'homme », je me suis dit devant ma télé, moi, la mienne, elle va à cette jeune femme. C'est tout. Alors, soyons prudents, certes, mais dans les deux sens.

Parce que demain, un certain nombre de personnes pourraient tomber de haut en apprenant les preuves qui pourraient intervenir dans ce dossier. Voilà ce que je dis.

8:09
Présentateur

Bien. Marine Le Pen, il est 8h42. Les conséquences politiques, nous allons les examiner ensemble. Nous parlerons de vos dernières propositions. C'était vendredi dernier, ça a été un peu occulté par l'affaire Strauss-Kahn, de vos dernières propositions en matière économique et sociale, pouvoir d'achat. Et puis, nous parlerons de la délinquance. Il est 8h43 même maintenant. BFM TV RMC. A tout de suite. Du lundi au vendredi à 8h30 sur BFM TV. Bourdin 2012. Marine Le Pen, Dominique Strauss-Kahn a décidé de démissionner de son poste de directeur général du FMI. C'était attendu ? Vous l'attendiez ?

8:44
Marine Le Pen

Bien sûr, mais moi, j'ai été étonné que personne ne le demande. Voilà, évidemment, immédiatement...

8:50
Présentateur

Vous auriez aimé que le président de la République le demande, par exemple ?

8:53
Marine Le Pen

Oui, j'aurais aimé que le président de la République le demande, mais s'il le demandait, il serait obligé de faire l'examen de conscience pour savoir s'il n'est pas coupable d'avoir nommé cet homme à la tête du FMI, en fait, politiquement...

9:06
Présentateur

Il a peut-être aussi coupable.

9:07
Marine Le Pen

... pour s'en débarrasser. Mais écoutez, c'est un peu machiavélique. Il est coupable. Monsieur Bourdin, il est quand même un peu machiavélique de nommer un homme dont on connaît, encore une fois, la réputation, à la tête du FMI pour se débarrasser d'un adversaire politique au risque, encore une fois, de voir une affaire telle que celle-là éclater et éclabousser notre pays dans le monde entier. Nicolas Sarkozy a pris ce risque-là. Quand je vous dis que tout le monde savait, je ne demande pas à tous ces gens, je ne reproche pas à tous ces gens de ne pas avoir dit. Je leur reproche d'avoir nommé pour Nicolas Sarkozy M.

Strauss-Kanath et du FMI et de s'apprêter à soutenir pour les socialistes, les écologistes, et probablement d'ailleurs le centre aussi un petit peu, cet homme pour le mener à la magistrature suprême. Voilà. C'est cela que je leur reproche.

9:59
Présentateur

Bien. Marine Le Pen, à qui profite le crime, entre guillemets ? À qui ? À vous ?

10:05
Marine Le Pen

Je pense que Nicolas Sarkozy espère que le Sofitel va faire oublier le Fouquet's.

10:10
Présentateur

Vous pensez ? Oui, je pense. Est-ce que vous pensez que le Sofitel va faire oublier le Fouquet's dans l'esprit des Français ?

10:16
Marine Le Pen

Je ne sais pas, en tout cas, ce que je peux dire aux Français, c'est que, en ce qui me concerne, ce n'est ni Sofitel ni Fouquet's. Enfin,

10:22
Présentateur

Nicolas Sarkozy dit au moins, on verra où est la morale, dans quel camp est la morale.

10:27
Marine Le Pen

C'est bien ce que je vous dis. Il espère que le Sofitel va faire oublier le Fouquet's. C'est une chance, mais sincèrement, c'est une chance pour lui ? Il espère que face à la gravité des faits qui sont reprochés à le ministre Oskan, il va apparaître comme un homme raisonnable. Mais n'est-ce pas pour vous la chance dans cette affaire ? Nicolas Sarkozy n'est pas un homme raisonnable. Et il a surtout un bilan dont il va falloir qu'il s'explique tout de même. On aura l'occasion

10:53
Présentateur

d'en reparler, évidemment, Marine Le Pen. Bien. Mais est-ce que, franchement, sur un plan purement politique, n'est-ce pas, une chance pour vous ce qui se passe ?

11:04
Marine Le Pen

Je ne conçois pas comme ça. Je dis ça d'une manière

11:06
Présentateur

cynique, malheureusement cynique.

11:08
Marine Le Pen

Oui, c'est assez cynique. On n'est peut-être pas encore... Ne me dites pas qu'un responsable politique ne fait pas preuve de cynisme. On n'est encore peut-être pas dans le temps, très objectivement, de cela. Oui, enfin, vous y avez pensé. Non, parce que, je vais vous dire très honnêtement, moi, je pensais que Dominique Strauss-Kahn, au-delà de sa pathologie, représentait tout ce que je combattais en politique et tout ce que je continue à combattre. Mais je suis absolument sûr que quelqu'un d'autre prendra son costume. M. Hollande est très proche des positions politiques de M. Strauss-Kahn, ultra-libéral, mondialiste, et Mme O'Brie aussi. Marine Le Pen.

Non, mais je veux dire, oui, mais vous êtes en train de me parler du successeur.

11:48
Présentateur

Est-ce que ça va penser... Non, non, non, non, non. Est-ce que vous pensez... Non, non, ce n'est pas la question que je vous pose. Ah bon, ça n'est pas la question. Est-ce que vous pensez que cette affaire pourrait amener vers vous de nouveaux électeurs ? Franchement, sincèrement.

12:00
Marine Le Pen

M. Je ne sais pas. Ce que j'aimerais, c'est que cette affaire serve à ouvrir les yeux des Français sur la manière dont fonctionne notre pays, tout de même, et sur une élite qui vit dans une sorte d'impunité qui se permet beaucoup de choses qu'elle interdit en règle générale aux autres. Sur cette fracture qui existe entre le peuple et ceux qui, aujourd'hui, les gouvernent sur le cynisme, sur l'ambition, sur le machiavélisme dont je vous parlais et qui, à mon avis, sont exclusifs de la sincérité politique.