Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:30RelanceÉludée
Est-ce qu'on peut dire qu'il n'y aura plus du tout de glyphosate dans trois ans ?
- 0:54RelanceRéponse directe
Donc l'engagement de sortir du glyphosate d'ici 2021, il est abandonné ?
- 2:37OuverteRéponse partielle
Les 30% qui restent, qui vont continuer à utiliser du glyphosate, ça va durer ?
- 2:55FerméeRéponse directe
Plus de glyphosate en France depuis 2022, à la fin du quinquennat en gros ?
- 4:18RelanceRéponse partielle
C'est pas ce que disent certains scientifiques, l'INRA dit qu'il y a déjà pour 90% des cas des solutions alternatives au glyphosate.
- 4:56OuverteRéponse partielle
En fait, il a bien fait de quitter le gouvernement, Nicolas Hulot, non ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« Absolument pas, c'est une précision qu'a fait le président de la République. Il a toujours été dit, reprenez ces textes, reprenez textuellement ce qui a été annoncé, on sortira du glyphosate en 2021, mais on ne laissera aucune filière sans solution. »
- 1:21Invité politiquePromesse
« Et la France veut être le pays le plus vertueux, veut être le premier pays en Europe à sortir du glyphosate. »
- 1:28Invité politiqueChiffre
« Je peux vous le dire que si au 1er janvier 2021, 70% des filières agricoles sont sorties du glyphosate, de la dépendance au glyphosate, ça sera un vrai succès. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Par exemple, les fruits et légumes, dans certaines filières, il n'y a pas de possibilité de s'en séparer pour l'instant sans faire une différence, une distorsion terrible avec les pays européens. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Donc pour l'instant, nous n'avons pas de solution alternative. C'est tout simplement cela. »
- 3:56Invité politiqueFait
« La dangerosité du glyphosate qui est démontrée, je ne dis pas que ça peut tuer immédiatement un citoyen, mais qui est démontrée, doit nous demander d'en sortir. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Les lobbies n'ont pas d'entrée dans mon ministère. »
- 6:32Invité politiquePromesse
« À marche forcée, nous allons sortir du glyphosate, que la France sera le premier pays à sortir du glyphosate. »
- 8:22Invité politiqueFait
« Non, je suis le ministre d'un métier en voie de mutation. »
- 12:50Invité politiqueFait
« La loi stipule qu'une grande surface ne peut pas vendre des produits aux consommateurs moins chers que ce que ça vaut. »
- 13:04Invité politiqueFait
« Les grandes surfaces, on leur demande de ne plus faire de la revente à perte. »
- 16:10Invité politiqueChiffre
« Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup. »
- 17:46Invité politiqueFait
« Il faut peut-être que la distribution fasse un petit peu moins de profit, que les industries agroalimentaires arrivent à avoir leurs produits pour que l'agriculteur remonte. »
Temps de parole
- Didier Guillaume68 %
- Présentateur11 %
- Invité10 %
- Présentateur 29 %
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C'est le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation qui a l'invité politique de France Info ce matin jusqu'à 9h. Première question avec vous Renaud Delis. Bonjour Didier Guillaume. Bonjour. Alors c'était la semaine dernière, jeudi à Bourg-de-Péage, dans la Drôme, dans votre ville, la ville dont vous avez été maire. D'ailleurs Emmanuel Macron a rencontré des citoyens à l'occasion du grand débat. Il s'est exprimé assez longuement avec eux et il a abordé la fameuse sortie du glyphosate, ce pesticide que la France est engagée à abandonner d'ici trois ans. Voici ce qu'Emmanuel Macron a dit.
Est-ce qu'on peut dire qu'il n'y aura plus du tout de glyphosate dans trois ans ? Impossible. Je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas vrai. Pourquoi ? Parce que si je le fais, je parle, c'est pour ça que c'est à moi de le faire, je ne vais pas mettre le ministre en porte-à-faux par rapport à des engagements que j'ai pris. Si je vous disais ça, c'est simple, je tue complètement certaines filières.
Donc l'engagement de sortir du glyphosate d'ici 2021, il est abandonné ?
Absolument pas. Absolument pas, c'est une précision qu'a fait le président de la République. Il a toujours été dit, reprenez ces textes, reprenez textuellement ce qui a été annoncé, on sortira du glyphosate en 2021, mais on ne laissera aucune filière sans solution. C'est ce qu'il a toujours dit. Nous avons travaillé depuis et avancé. De quoi s'agit-il ? L'Union Européenne voulait la sortie du glyphosate dans dix ans. La pression des députés européens, on fait que ce soit dans cinq ans. Et la France veut être le pays le plus vertueux, veut être le premier pays en Europe à sortir du glyphosate. C'est ce que nous ferons.
Je peux vous le dire que si au 1er janvier 2021, 70% des filières agricoles sont sorties du glyphosate, de la dépendance au glyphosate, ça sera un vrai succès. Et les 30% qui restent, ça prendra combien de temps ? Nous sommes en train de chercher des alternatives, soit des alternatives avec d'autres molécules, soit de nouvelles pratiques. Je prends deux petits exemples. Par exemple, les fruits et légumes, dans certaines filières, il n'y a pas de possibilité de s'en séparer pour l'instant sans faire une différence, une distorsion terrible avec les pays européens. Parce qu'il y a des produits qui rentrent d'autres pays européens avec du glyphosate.
Le glyphosate n'étant pas interdit, il sera interdit dans cinq ans. Mais la France veut être le leader, le moteur, celui qui va démontrer que les techniques alternatives dans l'agriculture sont possibles. Mais donc, toutes les filières agricoles n'abandonneront pas le glyphosate en 2021. Mais évidemment, mais ça on le sait depuis le début, le président de la République l'avait déjà dit, il a pris l'engagement de sortie du glyphosate. Immédiatement, je me suis exprimé sur le sujet, c'est un choix dynamique et volontaire. C'est pour cela que les parlementaires de la majorité, une immense majorité d'ailleurs de parlementaires, avaient décidé de ne pas le mettre dans la loi.
Le mettre dans la loi, c'était tuer une ou deux filières.
Je vous pose la question de l'idigome, les 30% qui restent, qui vont continuer à utiliser du glyphosate, ça va durer ?
Un an, six mois, un an, je n'en sais pas. De toute façon, à la fin du quinquennat, est-ce qu'on peut dire qu'il n'y aura plus de glyphosate en France ?
Est-ce qu'on peut dire qu'il n'y aura plus de glyphosate utilisée en 2022 ?
L'Europe, c'est cinq ans. Donc je pense qu'en 2022, 2023, il n'y aura plus de glyphosate, bien sûr.
Plus de glyphosate en France depuis 2022, à la fin du quinquennat en gros ?
Oui, je pense. Mais pensez, vous en êtes certain. Aujourd'hui, la volonté, la marche forcée, la mutation de l'agriculture, la transition agroécologique, la demande sociétale est telle que moi, je suis là pour faire avancer, pour faire muter l'agriculture. Au XXe siècle, c'était l'agriculture du quantitatif. Au XXIe siècle, ça doit être l'agriculture du qualitatif. C'est de ça dont il s'agit. Et donc le glyphosate, nous allons en sortir, sortir de cette dépendance. Mais il y a des filières, par exemple la filière maïs, aujourd'hui, ne peut pas se passer de glyphosate. Donc pour l'instant, nous n'avons pas de solution alternative. C'est tout simplement cela.
Le glyphosate, c'est dangereux ou c'est pas dangereux ? Eh bien moi, je ne peux pas répondre si c'est pas dangereux pour la santé, c'est l'autorité sanitaire. Mais aujourd'hui, il y a le principe de précaution. Et de toute façon, on dit que notre dépendance aux produits phytopharmaceutiques est indispensable d'arrêter.
Vous n'êtes pas certain que ce soit dangereux ?
Non mais, à haute dose, c'est forcément dangereux. La question qu'il faut regarder, c'est à faible dose, en mélange et sur la durée. C'est pour ça que nous disons, la dangerosité du glyphosate qui est démontrée, je ne dis pas que ça peut tuer immédiatement un citoyen, mais qui est démontrée, doit nous demander d'en sortir. C'est ce que nous allons faire à marche forcée. Mais je vous le dis, faire sortir 70% par exemple, ou 80% des filières agricoles du glyphosate dans deux ans, c'est le faire à marche forcée. Nous serons le premier pays, ce que je veux bien...
C'est pas ce que disent certains scientifiques, l'Institut national de la recherche agronomique, par exemple, l'INRA dit qu'il y a déjà pour 90% des cas des solutions alternatives au glyphosate.
Excusez-moi, l'INRA, c'est un organisme public, j'ai lu le rapport de l'INRA, aujourd'hui l'INRA dit qu'il y a des alternatives possibles pour 80 ou 90% des filières, on va essayer de les mettre en place, moi ce qui m'importe, c'est que 100% des filières, le plus vite possible, sortent du glyphosate. C'est ça mon objectif. Mais aujourd'hui, je veux bien expliquer ça à vos téléspectateurs et à vos auditeurs, dire aujourd'hui 100% des filières peuvent sortir du glyphosate, c'est impossible. En fait, il a bien fait de quitter le gouvernement, Nicolas Hulot, non ? Pourquoi ? Parce que la promesse n'est pas tenue. Mais la promesse est tenue, Marc-Polet.
Parce que la promesse d'Emmanuel Macron n'est pas tenue. Mais la promesse d'Emmanuel Macron est tenue. Nous serons le premier pays en Europe à sortir totalement du glyphosate.
À 70% dans trois ans et peut-être après.
Il avait raison, Nicolas Hulot. Non, il n'avait pas eu raison. Vous savez qu'il revient aujourd'hui à la tête de sa fondation. Oui, bien sûr.
Il est le bienvenu chez vous au ministère.
Ah oui, oui, oui. Vous avez manqué un peu ces derniers temps ? J'avais des contacts avec Audrey Pulvar, ses successeurs. J'aurais des contacts rapidement, sûrement, avec Nicolas Hulot. C'est très important, vous savez. Moi, je veux faire de ce ministère un ministère ouvert. Pas un ministère où on est appuyé, assommé par les lobbies. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises. Les lobbies n'ont pas d'entrée dans mon ministère. Nicolas Hulot, ce n'est pas un lobby ? Non, pas du tout.
Quand c'est vert, ce n'est pas un lobby ?
Mais je vais vous dire ce que je pense. Un groupe de pression, la fondation Nicolas Hulot. Les lobbies, pour moi, n'ont pas d'entrée dans mon ministère. La fondation Nicolas Hulot, c'est quoi ? Ce ne sont pas les lobbies qui décident, c'est le ministre, c'est la politique. Quand je reçois les agriculteurs, la FNSEA, la Coordination, la Confédération Paysanne, les GIA, ce ne sont pas des lobbies, ce sont des représentants. L'FNSEA, ce n'est pas un lobby ? Non, ce sont des gens élus, pas plus que la Confédération Paysanne, que la Coordination Rurale ou que les GIA, ce sont des gens élus par la paire.
Quand je reçois Nicolas Hulot, la fondation, WWF, etc., je les ai tous reçus jusqu'à maintenant. Ce ne sont pas des lobbies, ils représentent des ONG, des associations de citoyens. Après, c'est à moi de trancher. C'est au gouvernement de prendre ces positions.
Mais c'est normal d'écouter tout le monde. L'FNSEA, en tout cas, depuis qu'Emmanuel Macron avait pris l'engagement oral contraire, a toujours dit, la FNSEA, qu'il était impossible de sortir à 100% du glyphosate dans les 3 ans. C'est ce que vous dites ce matin.
Mais ce n'est pas la FNSEA, je vous dis, moi, Didier Guillaume, ministre de la Culture et de l'Alimentation, qu'à marche forcée, nous allons sortir du glyphosate, que la France sera le premier pays à sortir du glyphosate. C'est ça qui est important. C'est ça qu'il faut retenir. Après, retenir qu'un pourcentage de filières n'y arrivera pas au 1er janvier 2021, oui, c'est le verre à moitié vide. Mais moi, je regarde le verre à moitié plein. Nous y allons.
Et nous regarde l'heure, 8h40. Le rappel de l'actualité. David Dobaye, on se retrouve juste après. Didier Guillaume, si vous le voulez bien.
Du Pas-de-Calais à la Saône-et-Loire et de l'Oise à la Meuse, ils ne sont plus que 15 désormais. Météo France revoit à la baisse le nombre de départements en alerte orange, neige et verglas. Les transports scolaires sont suspendus dans toute la région Hauts-de-France aujourd'hui, mais également dans le Val d'Oise et les Saônes, après avoir été perturbé. Le trafic des bus est désormais quasi normal à Paris. Ce n'est pas une loi de circonstance. C'est une déclaration à mettre en compte de Christophe Castaner. Hier, le ministre de l'Intérieur a pris la parole. C'était à l'occasion de l'examen de la proposition de loi contre les casseurs à l'Assemblée.
Texte qui a donc commencé à être examiné par les députés. Nicolas Maduro, prêt à négocier avec l'opposition au Venezuela. Il n'exclut pas des législatives anticipées. Il écarte en revanche une éventuelle présidentielle avant 2025. C'est ce qu'il annonce à une agence de presse russe, les russes alliées de Caracas. Par ailleurs, dans un document exclusif diffusé sur France Info ce matin, Juan Gaildo remercie Emmanuel Macron pour son soutien à la démocratie. Et puis, un mot d'économie avec la croissance française qui est en progression, 0,3% au quatrième trimestre 2018. Première estimation de l'INSEE ce matin. Si le chiffre se confirme, cela signifie que le PIB atteindra 1,5% en 2018.
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, 5000 exploitations agricoles ont fermé l'an dernier en France. Est-ce que vous êtes le ministre d'un métier en voie de disparition ?
Non, je suis le ministre d'un métier en voie de mutation. Cette mutation, nous en parlions pour les pesticides, nous en parlons dans la transition sanitaire, dans la transition agroécologique. Aujourd'hui, l'agriculture doit bouger. Je vous le disais, l'élevage productif, ce qui s'est passé au dernier siècle, le quantitatif, aujourd'hui, il faut le faire passer, il faut le remplacer par le qualitatif. Il faut une montée en gamme de l'agriculture. Et forcément, il y a des difficultés. Ça veut dire qu'il y a des fermes qui vont devoir être sacrifiées parce qu'elles ne répondent pas à ce modèle-là ?
Il y a forcément des fermes qui ferment, parce que l'âge du capitaine, parce que l'agriculteur ne trouve pas de successeur. Parce que les jeunes ne veulent pas forcément embrayer. Comme les commerçants, comme les artisans, comme partout dans le... L'agriculture, c'est une filière économique comme d'autres filières économiques. C'est sûrement celle qui a le plus évolué, qui s'est plus mise au goût de la société. Aujourd'hui, les agriculteurs, l'agriculture dépense 30% de moins d'eau qu'elle n'en dépensait il y a 10 ans. Aujourd'hui, l'agriculture dépense moins de pesticides qu'elle en dépensait. Aujourd'hui, les techniques agraires évoluent.
Mais évidemment, il y a forcément des fermetures de...
C'est inéluctable, ces fermetures. Il y a 10 ans, il y avait 60 000 exploitations de plus.
C'est inéluctable pour deux raisons. D'abord, parce que chaque année, il y a l'artificialisation des terres. Il y a des terres agricoles qui disparaissent au fond de lotissement, d'autoroutes, de routes, de voies de chemin de fer. Et puis parce qu'évidemment, il y a cette évolution. Mais moi, mon objectif, mon rôle, ma mission, c'est de faire en sorte que dans la mutation agricole, les nouvelles exploitations fonctionnent mieux, fonctionnent différemment. Il ne s'agit pas... Parce que le problème, c'est qu'il y a moins d'exploitation, mais il n'y a pas forcément moins de surface. Parce que les fermes grandissent.
Et moi, je veux garder la tradition de la ferme familiale, de l'exploitation familiale. C'est ça, la tradition de notre pays. Nous devons garder ça. Moi, je ne suis pas pour les grandes fermes-usines où il y a deux personnes qui font fonctionner 2 000, 3 000, 4 000, 5 000 bêtes. C'est ça, le sujet. Et donc, pour maintenir cette agriculture paysanne, pour maintenir cette agriculture familiale, traditionnelle, il faut faire muter l'agriculture. Oui, malheureusement, il y a des agriculteurs qui arrêtent.
Le grand débat s'est ouvert maintenant depuis quelques semaines. On le disait, vous avez notamment participé à une séance la semaine dernière à Bourg de Péage avec le président de la République. Il y a eu une préoccupation majeure des Français qu'on a vu apparaître lors du mouvement des Gilets jaunes. Et on voit son prolongement aujourd'hui dans le cadre du grand débat national. Ce sont ses préoccupations autour de la question du pouvoir d'achat. Et notamment, évidemment, des catégories de Français les plus modestes. Précisément, c'est le moment où votre loi alimentation entre en vigueur. Elle vise à conforter le revenu des agriculteurs, dont on parlait à l'instant.
Mais elle va avoir pour conséquence aussi de contraindre un certain nombre de distributeurs dans la grande distribution, qui n'a augmenté leur prix sur une gamme de produits grand public. Est-ce que cette loi, elle tombe pas mal dans ce contexte-là, que les effets sur le pouvoir d'achat des plus modestes risquent d'être assez pénibles ?
Mais vous voyez bien que le système actuel ne fonctionne pas. C'est impossible que dans une entreprise de grande distribution, on vende des produits à perte. Ce n'est pas possible que l'agriculteur, qui touche 350 euros, 400 euros, 450 euros, on ne lui paye pas son porc, son bœuf, ses fromages, ses produits. Donc l'objectif de cette loi, et je suis d'autre en plus à l'aise pour la défendre et pour la promouvoir, que ce n'est pas moi qui l'ai faite, je n'étais pas au gouvernement. Mais je pense que c'est une bonne loi. Qu'est-ce qu'elle vise ?
Elle vise d'éviter que les deux bouts de la chaîne, d'un côté le paysan, d'un autre côté le consommateur, soient pris en otage par les industriels et par la grande distribution. De quoi s'agit-il ? Il s'agit tout simplement de rémunérer l'agriculteur à sa juste valeur. Ce n'est pas possible de vendre des produits à perte pour les agriculteurs. Après, à l'autre bout de la chaîne, moi ce que je refuse, c'est que l'on prenne le consommateur en otage et on montre du doigt l'agriculteur ou le gouvernement, comme j'ai pu le voir. Et évidemment, les... Qu'est-ce que vous avez vu ? Ce que j'ai vu, les publicités que j'ai pu voir dans...
Quand Michel-Edouard Leclerc affiche deux tarifs, celui qu'il pratique aujourd'hui et celui qu'il pratiquera demain dans quelques semaines, dit-il, à cause de la loi alimentation et donc les augmentations dont seront victimes les consommateurs, il prend en otage les consommateurs ? Ah oui, absolument.
Absolument. Je le pense. Et c'est pour ça qu'il faut absolument éviter ça. Il faut indiquer aux consommateurs, et je pense que les consommateurs, c'est en gros 50 centimes d'euros de plus par mois. Ce que ça va reporter aux consommateurs. 50 centimes d'euros de plus par mois. Sur l'ensemble des courses. Non, mais attendez, attendez. Parce que ce dont on parle, c'est 4% du panier de la grande distribution. Ce sont les produits de grandes marques, je ne vais pas les citer là, dont les grandes surfaces... Moi, je voudrais en citer un,
Didier Guillaume. Expliquez-moi, en quoi augmenter le prix d'impôt de Nutella, pardon pour la pub, va aider les paysans français à vivre mieux ? Alors, merci pour cette question très essentielle. En quoi augmenter le Nutella, ça va aider les compagnies ?
La loi ne dit pas qu'il faut augmenter le Nutella. La loi stipule qu'une grande surface ne peut pas vendre des produits aux consommateurs moins chers que ce que ça vaut. Le problème, ce n'est pas ce que ça coûte, mais ce que ça vaut. Donc, il y a eu une ordonnance qui a été prise sur le seuil de revente à perte. Donc, les grandes surfaces, on leur demande de ne plus faire de la revente à perte. Et le seuil de revente à perte, il est à 10%. C'est-à-dire qu'on doit revendre
10% plus cher qu'on a acheté. Ce qui semble une évidence. Une évidence, voilà.
Donc, 10% d'un produit à 1 euro, on voit bien ce que ça donne. Mais la question n'est pas là. Moi, ce que je demande maintenant aux grandes surfaces, à la grande distribution, et la semaine prochaine, avec Bruno Le Maire, nous allons réunir le comité de suivi des négociations commerciales. C'est de se dire, mais il y a moyen de répartir les marges différemment. Il y a moyen de répartir les choses mieux. L'objectif, c'est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur. Je pense que les consommateurs sont capables de regarder de quoi il s'agit. Et à prix égal... Vous avez convoqué la grande distribution la semaine prochaine.
Ah, mais la grande distribution, je les ai vus tous, collectivement et individuellement, les patrons de la grande distribution, depuis plusieurs jours. La semaine prochaine, avec Bruno Le Maire, nous réunissons ce qui s'appelle le comité de suivi des négociations commerciales. Il y aura autour de la table toutes les entreprises de la grande distribution, les entreprises agroalimentaires, les industries agroalimentaires et les intermédiaires et le monde agricole. Et autour de la table, nous allons nous dire, bon, alors, comment avançons-nous maintenant ?
Vous pouvez contrôler les prix qui pratiquent. Vous allez les empêcher de pratiquer certaines augmentations.
Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, le médiateur des relations commerciales est saisi le 1er février et il va regarder cela. Et la troisième chose, la direction générale de la concurrence, la répression des fraudes, va faire son office.
Alors, nos confrères du Parisien ce matin, c'est pour ça que je vous parlais du Nutella. Didier Guillaume, on fait des calculs en s'appuyant sur les données fournies par un grand distributeur qui tient à rester anonyme. Au passage, ils ont pris le panier moyen, celui des grandes marques en France. Ils en ont épluché 24. Je vais vous donner quelques chiffres. Pardon pour le CSA qui n'aime pas la pub déguisée, mais 8% d'augmentation donc la semaine prochaine pour un pot de Nutella, 6% de plus pour un yaourt Danone, 8% de plus pour un camembert président. Est-ce que ces chiffres, pour vous, sont faux ? Non, ces chiffres sont vrais, vraisemblablement. Donc, ça ne fait pas 50 centimes
à la fin du mois. Laissez-moi finir. Ces chiffres sont vrais puisqu'ils ont été annoncés par un distributeur anonyme. Ça montre bien que ce système doit changer. Donc, ça ne fait pas 50 centimes en plus pour les Français à la fin du mois. Mais attendez, mes deux paniers de la ménagère... On n'achète pas de Nutella ? Non, mais je pense vraiment que... Enfin, permettez-moi d'être un peu grave à l'instant. Oui, oui. Parce que... Mais on l'est, évidemment. J'ai bien vu la une et j'ai lu tout cela. Les chiffres sont vrais. Les chiffres qui sont annoncés apparemment sont vrais. Ils ont été donnés par un distributeur. Ils sont forcément vrais.
Mais le panier moyen, lorsque les gens achètent de la viande, lorsqu'ils achètent du poisson, lorsqu'ils achètent ces produits-là, aujourd'hui, ils seront protégés contrairement à avant. Donc, il faut arrêter d'acheter des produits de marque. Mais pas du tout. Et surtout, ce qui est important, c'est ce qu'on va continuer maintenant à faire avec eux, sur les marques distributeurs. C'est de ça dont il s'agit. Moi, ce qui m'importe, c'est que sur l'ensemble des marques distributeurs, les agriculteurs s'y retrouvent et les consommateurs s'y retrouvent. Et moi, ce que je ne comprends pas,
c'est votre chiffre, Didier Guillaume, où vous nous dites tout ça, noyé, on n'achète pas évidemment que les marques que je viens de citer. Tout ça va faire 50 centimes en plus par mois, par français.
D'où vient ce chiffre ? Mais c'est 500 produits sur 13 000 dans les supermarchés et c'est 800 produits sur 20 000 dans les hypermarchés.
Donc, il y a quelques produits qui vont augmenter beaucoup. C'est ce que je vous dis. Et il y en a d'autres qui ne vont pas augmenter du tout.
Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup. Je le regrette. J'aurais préféré que ce soit différemment. Pour cela, on pourrait bien faire. Pour l'instant, on pourrait bien faire. Mais ce que je veux dire là également à tous vos auditeurs, c'est que c'est une expérimentation qui a été faite pour 2 ans.
Ah, c'est comme le glyphosate. Finalement, on pourra revenir dessus dans quelques années.
Je suis désolé. On essaie une chose. Vous me posiez la question tout à l'heure des agriculteurs. On essaie une chose. C'est qu'on est encore une agriculture en France. C'est de défendre notre souveraineté alimentaire. C'est d'arriver à faire en sorte que n'achétons pas des produits qui viennent d'Amérique ou qui viennent des pays de l'Est. La loi alimentation, c'est une expérimentation. Non, la loi alimentation, ce n'est pas une expérimentation. Le seuil de revente à perte, il a été dit que nous ferons une étude dans 2 ans. Si ça ne marche pas, on revient en arrière. On verra. Mais moi, je pense que ça va marcher. Et d'autant plus à l'aise, ce n'est pas moi qui l'ai créé.
C'est comme pour les 80 km heure.
Ça va marcher. On va attendre de voir si ça marche.
Et alors ? C'est une question que je vous pose. Oui, mais c'est quoi ce pays où on dirait tout le monde a la science infuse, tout le monde sait tout ? À un moment, on ne peut pas continuer quand même. Moi, je ne suis pas là pour montrer du doigt tel ou tel. On ne peut pas continuer. Vous savez comment ça se passe, les négociations commerciales ? Il y a des négociateurs qui, parce que c'est jusqu'à la fin février, jusqu'à minuit moins le quart, sont dans leur voiture, sur le parking, jusqu'à ce qu'on les appelle pour dire je vais vous prendre vos produits. On continue comme ça ? Dans l'opacité totale ? Moi, je veux de la transparence. Personne n'a rien à cacher.
Moi, je souhaite que les entreprises de la grande distribution gagnent leur vie. Que les industries agroalimentaires, que les PME gagnent leur vie. Grande distribution, a priori, elle gagne sa vie. C'est pas pour elle qu'on s'inquiète le plus. Que les agriculteurs gagnent leur vie aussi. Eh bien, ça s'appelle une meilleure répartition de la valeur. Ça s'appelle le juste prix. Le juste prix est la meilleure répartition de la valeur. Il faut peut-être que la distribution fasse un petit peu moins de profit, que les industries agroalimentaires arrivent à avoir leurs produits pour que l'agriculteur remonte et que ça ne prenne pas, je redis, c'est un peu fort, le consommateur en otage.
Parce qu'on a un problème de pouvoir d'achat et c'est pas le consommateur qui doit faire les frais des négociations commerciales.
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, invité de France Info pour quelques minutes encore, 8h51, David Daubat pour le rappel de l'info.
Et tout d'abord, la tempête Gabriel qui ne concerne plus ce matin qu'une quinzaine de départements toujours classés en vigilance orange, neige et verglas. La situation est compliquée sur les routes de l'Oise et de la Somme. 10 à 15 centimètres de neige y sont tombés. Il y avait 4 à Paris et à Reims. Dans le sud-ouest, 20 000 foyers étaient hier soir privés d'électricité selon Enedis, donc dans Giron, notamment 2300 dans les Yvelines. Emmanuel Macron ne veut pas entendre parler de renégociations. C'est pourtant ce que demande Theresa May. Contre toute attente, la première ministre britannique a obtenu des députés un mandat pour le faire.
Emmanuel Macron, depuis Chypre, où il participe à un sommet est par ailleurs revenu sur l'accueil des clandestins en Europe en compagnie de six autres dirigeants des pays du sud de l'Europe. Il plaide pour une approche humaine coordonnée en toile de fond, bien évidemment. Le sort du bateau de l'ONG allemande Sea-Watch et de ses 47 migrants à bord. Et puis, probablement, beaucoup d'émotions. Ce sera ce soir à Nantes, match en retard de la 22e journée de Ligue 1. Les Canaries accueillent Saint-Etienne. C'est à 21h, premier match délanté depuis la disparition de leur attaquant Emiliano Salah, ex-attaquant pour être plus précis. Un hommage sera d'ailleurs rendu juste avant la rencontre.
Toujours avec Didier Guillaume et toujours avec Renaud Deli. On évoquait les augmentations de tarifs que vont subir les consommateurs. Est-ce qu'il n'y a pas une mesure de compensation qui serait simple à décider et qui est une demande, une revendication qu'on entend au fil du grand débat émerger ? Ce serait de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité. Il y a notamment des produits alimentaires.
Nous avons parlé de l'augmentation de tarifs de 24 produits. C'est la question que vous m'avez posée qui est dans un journal aujourd'hui. Je vous redis que pour les autres produits, il ne doit pas y avoir d'augmentation. Je veux le préciser parce que c'est très important.
La suppression de la TVA sur les produits de première nécessité,
est-ce que vous êtes favorable ? Ça, c'est un débat dans le grand débat. Moi, je vais déjà exprimer sur le sujet que j'y suis plutôt favorable. Vous êtes favorable ? Ça fait partie du grand débat. Ce n'est pas un ministre du gouvernement de dire ce qu'il doit faire aujourd'hui. Il faut attendre le grand débat. C'est important quand même
l'avis d'un ministre.
Mais si on est trop intrusif, on nous dit le débat est verrouillé. Et si on ne dit rien, vous n'avez rien à dire. Voilà. C'est dur d'être ministre. Vous êtes quand même drôle. Ce n'est pas dur du tout d'être ministre. Au contraire, c'est un honneur. C'est une chance. Mais vous êtes drôle. A priori, à cette mesure-là, on peut imaginer qu'elle soit populaire. On peut imaginer qu'elle soit populaire. Vous pensez que les Français soutiendront votre position ? On peut imaginer qu'elle soit populaire. Nous verrons bien le choix que prendra le président et le Premier ministre. D'ailleurs, oui. Mais moi, je trouve que ce n'est pas... Non, vous savez, je vais vous dire une chose.
Ce qui s'est passé là depuis octobre, c'est inédit. Nous n'avons jamais vu ça. Dans une situation où la violence... Enfin, 10 morts, quand même. 10 morts depuis le début de ce conflit, depuis le début de ces manifestations. Des centaines de blessés. Un cri du cœur. D'abord, beaucoup de gens de la ruralité qui disent qu'on n'en peut plus. On a le sentiment que tout se décide là-haut. Hé oh, là-haut, réveillez-vous un peu. Nous existons. Que les gens disent qu'on a un problème de pouvoir d'achat, de salaire. Et on sortirait de ce débat comme on y est entré ? Non. Donc, il faut prendre des mesures exceptionnelles. Il faut changer notre façon de faire de la politique.
Écoutez le peuple. Un autre sujet, justement. Le peuple que vous évoquez, celui des gilets jaunes, en tout cas, s'est mobilisé aussi sur la question des 80 km heure. Le Premier ministre a présenté un bilan positif de cette mesure avant-hier avec plus d'une centaine de vies épargnées. Est-ce qu'il faut revenir sur une mesure qui permet de sauver des vies ?
D'abord, je pense que le bilan qu'a fait le Premier ministre est excellent. Il a fait la démonstration sur l'année 2018 où la moitié était à 90 km heure et l'autre moitié à 80 km heure. Mais il y a eu une baisse des vies, des morts. Ce qui est terrible, c'est les morts, évidemment. Mais c'est tous ceux qui restent, on en parle un peu moins, qui sont blessés, qui sont handicapés. Ceux-là, on n'en parle plus. Et c'est beaucoup plus important que ce que vous dites. Donc, par rapport à cela, il y a des tronçons qui doivent rester à 80 km heure, évidemment. Les tronçons les plus accidentogènes.
Et puis, peut-être que d'autres, est-ce utile de les laisser à 80 km heure sur les routes de montagne où on roule à 40 ou à 50 ? Est-ce qu'il n'y a pas des tronçons qu'il faut refaire ? Ce qui a été plutôt annoncé, de dire que les préfets et les présidents de départements pourront regarder eux-mêmes en relation avec les associations d'automobilistes, la prévention routière, les associations de blessés de la route, etc., voir ce qu'il faut faire. Mais là encore, il n'y a pas de réponse uniforme. Il ne peut pas y avoir de réponse uniforme. Il faut écouter la population. Et puis, peut-être que les gens sur place nous diront qu'il ne faut pas bouger.
Parce que quand même, lorsqu'on parle de vie épargnée, lorsqu'on parle de faire baisser le nombre de blessés, ce n'est pas rien quand même.
Didier Guillaume, on n'a jamais vu un jeune sortant de boîte de nuit sous, après avoir bu du Côte-du-Rhône, le vin n'est pas un alcool comme un autre. C'est ce que vous avez dit il y a quelques jours. Est-ce que vous le rediriez aujourd'hui ? Évidemment. Le vin n'est pas un alcool comme les autres.
C'est quoi ? Non, mais c'est très drôle parce que ce débat-là, que j'entends à Paris, souvent, je ne l'entends pas en province. Je ne l'entends pas dans mon département. Je ne l'entends pas dans les zones rurales. Oui, je le redis, l'alcool est dangereux pour la santé. Oui, il faut lutter contre les... En quoi ce n'est pas un alcool comme les autres ? Je vais vous répondre. Il faut lutter contre l'addiction. Il n'y a pas de jugement moral dans ma question. Il faut empêcher que les jeunes boivent. Mais dans une molécule de vin, il y a autant d'alcool que dans une molécule de whisky. Donc c'est un alcool comme les autres. Ça, c'est absolument évident.
Sauf qu'il y a une filière viticole et que le vin fait partie du repas gastronomique qui est au patrimoine
personne ne conteste que le vin ait un goût différent du whisky. Eh bien voilà, vous avez tout compris. Par exemple. Donc ce n'est pas ça que vous avez voulu dire. Le vin est un alcool comme les autres mais on a une filière à défendre.
On a une filière à défendre et le vin c'est un produit de bonheur aussi. Donc moi, je n'incite personne à boire du vin, à se saouler. Je dis simplement que l'addiction, alors certes, il y a des addictions au vin évidemment, mais que le vin fait partie de notre patrimoine et qu'il y a une vision différente. D'ailleurs, la filière viticole travaille beaucoup. Nous avons une réunion au ministère de la Santé avec eux dans les jours qui viennent avec les associations pour lutter contre...
Donc si on produisait du malte en France, vous diriez le whisky est un produit de bonheur.
Non, je ne crois pas. Parce qu'il faut défendre la filière whisky en France. Non, je ne crois pas parce qu'un verre de whisky ça n'a pas le même... Ça fait un peu plus que plusieurs verres de vin, oui. Eh bien voilà. Vous avez répondu... En alcool, en tout cas. En alcoolie dans le sang.
C'est ça dont il s'agit. Donc ça veut dire que parfois les intérêts de la filière agricole en l'occurrence prennent le pas sur les intérêts de la santé publique. Je ne crois pas. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Parce que vous expliez que c'est un produit... Non mais qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Parce que vous avez qualifié le vin... Je vais vous dire. Vous avez qualifié le vin de produit de bonheur. C'est donc que c'est bon. C'est bon pour la santé. Alors qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
On dit que c'est interdit. Donc on supprime le whisky, on supprime l'alcool, on supprime le vin, on supprime... C'est ça ?
Non mais est-ce qu'on en fait la promotion ? Est-ce qu'on en fait la promotion en expliquant que c'est...
Depuis la loi Eval, les promotions sont interdites sur l'alcool et sur le vin. Je n'ai pas de problème là-dessus. Je n'ai aucun problème. Je dis simplement qu'il y a deux solutions. Soit on dit c'est dangereux et on ferme et on arrête et on ne boit plus de l'alcool. Ça s'appelle la prohibition. Je ne suis pas pour la prohibition. Je suis pour l'éducation, pour la prévention. Attention à l'alcool, attention aux addictions. C'est tout. Je n'ai rien dit d'autre. Voilà.
Et après avoir cité 5 marques pour nos amis du CSA, je me dois de rappeler que l'alcool est à consommer avec modération,
vous pourriez le dire. Avec très grande modération. Avec très grande modération. Et le vin est à consommer avec très grande modération aussi.
Voilà, ça c'est pour nos amis du CSA qui nous écoutent. Merci beaucoup Didier Guillaume d'être venu ce matin sur le plateau de France Info.
Didier Guillaume