François Hollande prédit 3 scénarios pour le futur de l’Iran
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Rebienvenue sur le plateau de quotidien. Voici une partie de l'équipe et le public. 10 jours après le lancement de l'opération fureur épique, le monde entier plonge dans l'inconnu.
Le conflit se durcit. Le régime iranien résiste. Le droit international est piétiné.
Le Moyen-Orient est bouleversé. Le baril de pétrole flambe et l'Europe compte pour du beurre. On va évoquer tous ces aspects.
Quel est celui qui vous préoccupe le plus à l'heure qu'il est ? C'est l'extension du conflit. C'est-à-dire que il peut y avoir des pays qui aujourd'hui ne sont pas encore touchés.
Déjà les pays du Golf le sont, l'Arabie Saoudite, mais il peut y en avoir d'autres. La Turquie, l'Azerbaïdjan, ça a déjà été le cas, Chypre puisqueil y a eu une attaque. Donc il peut y avoir une extension géographique qui fait que le conflit ça amènera à quoi ?
Et il y a un autre élément qui peut éventuellement créer des incidents graves, c'est le détroit d'Ormous, c'est-à-dire est-ce que l'Iran bloque le D3 d'Ormous avec les conséquences que l'on sait sur l'approvisionnement pétrolier et pas seulement pétrolier seulement pétrolier. Ouais. où est-ce que des occidentaux essayent de sécuriser le D3 d'orbous, de laisser passer les navires ce qui serait sans doute souhaitable mais qui peut là aussi embraser parce que un bateau touché suppose une réplique et ensuite on est emmené dans un conflit.
Trois européens trois attitudes. L'espagnol Pedro Sanchez qui affirme que cette guerre est une, je cite, erreur extraordinaire. L'Allemand Fredrich Mertz qui applaudit Trump dans son bureau oval.
Le français Emmanuel Macron qui est entre les deux, je cite ce qu'il a dit tout à l'heure, la France n'est pas partie prenante du conflit. C'est ce qu'a déclaré le chef de l'État, mais la France apporte un soutien de manière strictement défensive. Vous auriez adopté quelle attitude et est-ce qu'il y en a peut-être une 4è ?
Bah d'abord, aucun des trois n'a été informé, ni consulté, ni associé. Aucun. Donc la position que l'Europe doit prendre, alors la France en particulier, c'est de dire que ce conflit est grave.
C'est une violation du droit international. Ce conflit a des conséquences humaines, humanitaires. On voit bien que ça se prolonge au Liban et c'est un un élément qui nous préoccupe parce que nous, la France, nous sommes liés plus que les deux autres au au Liban.
Et enfin, nous devons chercher des solutions diplomatiques dans un moment où les États-Unis et Israël n'entendent rien et et le régime iranien se se revendique encore plus offensif qu'il n'était. Il y a encore quelques Est-ce que nous devons souhaiter la victoire ou la défaite des Américains des Israéliens ? Qu'est-ce qu'on appelle une victoire ?
Qu'est-ce qu'on appelle une déf ? La victoire, j'ai entendu. Donc la disparition du régime, c'est pas l'objectif que poursuit Donald Trump.
En tout cas, il ne l'a pas dit explicitement. Il demande à être associé à la suite du régime. C'est ce qu'il aé entendre lorsqu'il s'est agit de désigner des Israéliens.
C'est l'objectif des Israéens. C'est pour ça qu'il y a Est-ce que on doit souhaiter la victoire des Américains et des Israéliens ? C'est pas la même le même objectif.
Les Israéliens veulent détruire tout ce qui est la capacité militaire et et balistique de l'Iran et nucléaire. Les Américains, on ne sait pas quel est leur objectif, sauf la démocratie qu'il n'évoque même pas. Donc et le droit international qu'ils ignorent.
Donc les Américains en l'occurrence de la Rob, on ne sait pas nous qu'est-ce que nous souhaitons. Si on veut qu'il y ait un jour la la paix dans toute cette région, les mots doivent disparaître. Le gouvernement israélien doit changer et le président américain aussi.
Si on n' pas ces trois conditions et pour l'instant l'action militaire, elle vise pas à faire échanger le gouvernement israélien. He non mais l'action militaire là vous parlez, c'est pas l'action militaire qui qui vise à gouver. Savez pourquoi je vous dis ça ?
Vous savez pourquoi je vous pose la question ? Je suis désolé d'être un peu parce que en fait vous dites en plaçant une équivalence entre les Iraniens et les Américains et les Israéliens, il faut négocier une solution diplomatique. Qu'est-ce qu'on peut négocier avec les Mola ?
Franchement là vous avez peut-être mauvaise mémoire mais j'ai négocié avec les Iraniens ou plus exactement le monde a négocié avec les Iraniens le régime des Molas pour aboutir à un accord sur le nucléaire. le nucléaire. Donc il y avait Oui.
Donc il y avait là les États-Unis, en l'occurrence Obama, il y avait la France, il y avait la Russie, la Chine et l'Allemagne. Et donc nous avons négocié un accord. Donc on peut négocier.
Quel était le but de l'accord ? C'était que il n'y ait pas de nucléaire militaire en Iran, c'était d'empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire. Qui a détruit l'accord ?
Donald Trump. Donald Trump. Qu'est-ce qui s'est produit en 2018 ?
L'Iran a continué à enrichir l'uranium et donc était tout près du seuil nucléaire. De ce point de vue, les Israéliens peuvent se considérer en légitime défense parce qu'il y a un risque pour eux. Donc la la première responsabilité, c'est celle de Donald Trump et et de fait que nous aurons de toute façon à reprendre la négociation sur le nucléaire iranien.
D'ailleurs, avant que ce nouveau conflit se produise, il y avait une négociation dans laquelle les Américains, il y avait le le le gendre de de Donald Trump et et Witkov. Donc, il y avait des négociateurs qui faisaient en sorte que l'Iran ne puisse pas accéder à l'arme nucléaire. Donc on est dans cette quel que soit le la future le futur régime et vous avez évoqué plusieurs hypothèses.
Quel que soit le futur régime iranien, il faudra négocier la fin du nucléaire iranien pour que les Israëls ne se sentent pas menacés dans leur existence même et pas simplement les les les Israéliens l'ensemble de la région. Vous parlez de cet accord sur le nucléaire iranien. Il a été signé sous votre mandat par votre ministre des affaires étrangères Laurent Fabus.
C'est par cet accord, l'Iran s'engageait à cesser son engagement d'uréanium en échange d'une levée progressive des sanctions. Mais en signant cet accord, 100 milliards de dollars d'avoir iranien ont été dégelés. L'Iran a pu augmenter ses augmentations de pétrole.
Autrement dit, cet accord que vous avez signé, il a permis à l'Iran de développer son programme de missile balistique, d'augmenter sa puissance économique et donc de financer sa guerre par proxy. Est-ce que vous avez pas quand même pêché par naïveté en faisant confiance à ce régime ? Est-ce que vous avez fait confiance au Mola par cet accord ?
Non. Euh ça c'était le raisonnement de Trump d'une grande partie des Américains et des Israéliens aussi. Oui, les Israéens ont toujours été hostile à tout accord avec l'Iran.
Les Américains à l'époque Obama et nous-mêmes, nous avons été extrêmement stricts sur les conditions de l'accord. La France l'a été, vous avez cité Laurent Fabius, l'a été plus que aucun autre pays a posé des conditions. Qu'est-ce qui s'est produit ? c'est que Donald Trump a utilisé exactement cet argumentaire en disant "Mais vous signez un accord, vous allez ouvrir l'économie iranienne." Oui, c'était le but.
C'était le but d'ouvrir l'économie iranienne et de faire que le régime puisse évoluer, changer. Est-ce que pour est-ce que pour autant est-ce que pour autant le régime iranien a cessé de soutenir ses proxis ? Non, ça c'est vrai.
C'était absent de l'accord mais c'était pas dans l'accord parce que si c'était dans l'accord, c'était un accord à ce point-là général de paix. De ce point de vue-là, c'est vrai que c'était pas dans l'accord, mais l'accord, il avait comme objectif de faire cesser le l'accès de l'Iran au nucléaire. Et c'était le but et c'était ce but là qui aurait dû être toujours poursuivi.
Il ne l'a pas été. Et pendant que l'accord a été déchiré, c'estàd depuis 2018 et qu'est-ce qu'a fait l'Iran ? Elle a pas simplement développé son programme domicile, elle a développé son programme d'enrichissement nucléaire, ce qui fait qu'on était tout près de l'accès à la bombe.
Mais le danger de l'Iran ne se réduit pas au nucléaire. la suite de l'histoire vous prouver il y a quand même une différence entre le conventionnel et le nucléaire c'est que le nucléaire ça vous détruit entièrement un pays et entièrement une population des missiles ça et là ça a des conséquences mais c'est on est sur un une autre ordre de grandeur et là on pêche pas par optimisme vu ce qui se passe on pêche pas par est-ce que est-ce qu'un accord non est-ce qu'on pourrait être est-ce est-ce qu'un accord est-ce que des négociations pourra être envisagé pour l'instant quel est le but si le but est de détruire ce qui se passe des installations iraniennes, c'est le but. Est-ce que ce but peut aboutir à ce que le régime évolue ou s'effondre ?
C'est une conséquence mais ça prendra du temps car on voit bien que le le régime et l'Iran ont encore des ressources qui peuvent faire durer le conflit et c'est là qu' il y a une course de vitesse entre d'un côté les États-Unis l'Amérique de Trump qui voit les conséquences économiques qui vont être extrêmement douloureuses h et pour les Européens aussi et le régime iranien qui peut être à cours de munition peut être à cours de pétrole et qui lui aussi peut s'effondrer. Donc le temps va être l'élément déterminant. Le seul pays qui n'a pas l'échelle de temps, c'est Israël.
Puisque Israël considère que il faut utiliser toute la période pour liquider et c'était le cas du Hamas, c'est le cas maintenant du pour le Esbola. Liquider toutes les menaces qui pèent sur son. C'est quoi le scénario le plus probable pour vous dans les prochains jours, les prochaines semaines ?
Je pense que les conséquences économiques du conflit vont faire que dans l'opinion publique américaine, la pression sur Donald Trump va être très forte. Donc Donald Trump va essayer de justifier une victoire veut dire j'ai obtenu une victoire en détruisant toutes les sites donc il va il va tout laisser et on peut avoir donc une l'Iran durablement affaibli, le régime atteint mais pas renversé et les Israéens qui continueront leurs opérations partout ailleurs. C'est-à-dire et là on fait quoi là ?
La France fait quoi ? L'Europe fait quoi dans ce contexte ? On était dans ce scénario, il faut absolument qu'il y ait une reprise de la négociation avec ce qui restera du régime s'il en reste et il faut que Israël cesse son opération au Liban, même si c'est le Esbola qui a déclenché l'hostilité.
Israël ne cessera pas. Si Israël cessera dès lors que l'Iran sera durablement affaibli parce que c'est l'Iran qui donne l'ordre au Esbola au au Liban d'agir. Et c'est là que c'est une responsabilité terrible qui a pris le Esbola puisqueon voit bien ce qui se passe aujourd'hui au Liban et que la surréaction israélienne qui va déplacer 500000 personnes au Liban avec des conséquences humanitaires terribles dans un pays où il y avait l'amorce d'une solution de rassemblement même si le Esbola a pris la responsabilité de briser cet accord.
Est-ce que la France est en train de rater le coche ? Non. Bon la France elle est c'est les mots de Dominique de Villepin hier.
Oui. Je sais pas ce que ce serait de d'atteindre le coche. L'atteindre le coche c'est c'est de faire en sorte que la France puisse apparaître avec l'Europe.
Mais on voit laé parce que l'Europe est en train de rater le coach du coup d'apparaître comme la puissance politique diplomatique capable d'avoir une solution pour la sortie du conflit. Mais c'est pas le cas. C'est pas le cas.
D'accord. Donc on rate le coche. Bah je sais pas, on n pas partie prenante parce que rater le coche ça voudrait dire qu'on part l'Europe a été mise hors jeu.
J'ai dit tout à l'heure Trump a décidé a décidé d'agir unéralement. Donc on l'accepte pas mais on essaie de de de de d'éviter que il y ait des conséquences effroyables pour la population au Liban. Donc faire en sorte que l'intégrité du Liban puisse être préservée, que on arrête et le le l'opération du Esbola et l'intervention israélienne.
Et euh pour l'Iran de faire en sorte que après peut-être encore quelques jours, quelques semaines peut-être encore, de trouver une issue diplomatique parce qu'à un moment où le régime s'effondre et mais même si le régime s'effondre, il faut trouver une solution diplomatique. L'Iran, c'est un pays de 90 millions d'habitants avec des ressources économiques qui ne sont pas nules et et avec une population qui est un niveau élevé. Donc, il faut à un moment reprendre une discussion.
Et deuxièmement, il faut quand même dire à Israël qu'on peut pas laisser comme aux Américains qu'on peut pas laisser les conflits ouvert sans jamais les régler. L'Europe dit rien, la France dit rien. La France devrait parler sans doute plus fort mais faut pas non plus laisser penser que c'est la responsabilité de la France.
Je des fois pas et l'Europe alors les images qu'on a pu voir aujourd'hui du président Emmanuel Macron qui était à Chypre, il est également sur le porteavant Charles de Gaul en fin de journée. Est-ce que tout ça c'est du vent président Bras du vent ou est-ce que c'est utile dans la réponse de la France ? C'est utile parce que vous dites qu'est-ce que peut faire la France ?
Elle est le seul pays européen qui peut faire cette opération. C'est important de le montrer. Oui.
Les Britanniques n'en sont plus capables et les Allemands, les Espagnols ont des bateaux. Oui, à Chypre et et les et les Allemands n'ont pas cette volonté. Donc c'est important de montrer que la France peut protéger ses installations, protéger ses ressortissants, euh mettre un porte-avion euh pour faire en sorte de sécuriser autant qu'il est possible nos partenaires, on a des partenaires, on a des accords avec un certain nombre de pays et enfin de pouvoir éventuellement si il y a pas de risque trop important sécuriser aussi le détroit d'Ormous parce qu'à un moment les conséquences économiques de la fermeture du trit d'armous c'est pas simplement le pétrole C'est un certain nombre de produits qui sont indispensables aux industries et qui vont durablement fragiliser l'économie.
Sur les images du Charles de Gaulle, vous aviez déployé le Charles de Gaul vous en 2015 jusqu juste après les attentats. C'est un symbole le Charles de Gaulle ? Oui, ça montre que nous sommes présents.
C'est aussi un élément où nous pouvons intervenir avec les avions. C'est pas le c'est pas le Charles de Gaulle en tant que tel. c'est que il y a des rafales qui sont sur le porte-avion et s'il se passe quoi que ce soit qui peut mettre en danger ou nos ressortissants ou nos bases parce qu'on a des bases dans la région et nos nos partenaires, nous pouvons le faire.
Mais et il faut faire attention parce que c'est pour ça que c'est une opération toujours risquée, c'est que il ne faut pas que nos bateaux porte-avion et et les autres frégates parce qu'il y a il y a h frégates qui sont sur place puissent être attaquées parce que si elles sont attaqué répondre nous devons répondre en et on rentre dans ce que je vous disais l'engrenage. Malgré le pilonnage des Américains des Israéliens, le régime iranien résiste. Est-ce que ça vous surprend ?
Non. D'abord parce que ce régime est là depuis 45 ans, que ce régime a une partie de la population qui le soutient, une petite partie et que les opposants qui sont beaucoup plus nombreux, comment voulez-vous qu'ils sortent aujourd'hui alors qu'il y a une pluie de bombe et voir même des des dépôts de carburant qui qui brûlent ? Enfin, parce que il y a encore un appareil sécuritaire, on l'a bien vu dans vos reportages, qui continue à sévir.
Donc il est durablement affaibli. ses capacités balistiques sont atteintes, sa capacité nucléaire est sans doute entravée, mais il existe. Et quel est le scénario ?
Il y a plusieurs hypothèses. Il y a des hypothèses que vous avez évoqué, l'effondrement lui-même, peu probable dans les conditions que l'on sait. Euh il y a la guerre civile parce que les Américains peuvent être tentés de faire euh monter les Kurdes ou des minorités euh et les armées et surtout ouvrir des des couloirs et qu'est-ce qu'on gagnerait euh à la guerre civile ?
On sait ce qui s'est passé dans certains pays et notamment en Irak. Et la troisème hypothèse sur laquelle Jean-Michel Apatit pouvait formuler peut-être un espoir, c'est qu'il y a une transition dans le régime et c'est là que la pression doit être forte parce que un moment et il faut que ce régime puisse évoluer. C'était tout le paris de de l'accord sur le nucléaire iranien avec un président à l'époque Rani qui montrait une ouverture mais qui était pas un tendre.
Aucun des tendre. Vous avez vu, ils ont tous commis des des des massacres effroyables. Mais ils avaient envie, ils avaient envie de s'ouvrir et alors c'est toujours le paris toujours le paris un peu un peu mécanique, j'allais dire que l'économie fait la politique, bon ça fait pas la démocratie mais ils avaient envie de s'ouvrir et donc c'était ce qu'il faut encore tenter.
La République islamique profiterait du renseignement russe. Est-ce que ça vous étonne ? Non.
Il y a une alliance qui s'est formée depuis longtemps Iran, Russie. Iran, Russie, Chine. Noublie, Iran, Russie, Chine.
J'allais vous parler de la Chine après Russie parce qu'on les entend pas beaucoup. Russie. Bah vous avez vu la phrase de Poutine.
La phrase de Poutine c'est il envoie un message donc nouveau guide suprême. Oui. En disant j'espère que vous vous poursuivrez avec honneur la politique de votre père avec honneur après les massacres qui qui ont eu lieu.
Pourquoi il y a ce lien entre l'Iran et la Russie ? parce que la Russie a obtenu des armes de l'Iran pour la guerre en Ukraine. Vous avez vu que la guerre en Ukraine revient là dans le débat puisque Zelenski dit "Moi, je sais comment lutter contre les les drones puisque on les a eu par la Russie, c'est je dire sur notre tête et les Américains qui disent alors oui, on est et donc on voit bien que le lien il est il est tout à fait et cette déclaration de Poutine en fait intense et la déclaration de Poutine parce qu'il a pour nous en fait celle-là.
Oui. de dire moi je je serai là. Alors il intervient pas militairement parce que il le soutient verbalement.
Il sait qu'il est pas en état de de pouvoir faire quoi que ce soit Poutine mais il montre le lien verbalement et avec des renseignements. Et avec des renseignements renseignent les Iraniens et et peut-être aussi avec des armes. C'est possible.
Et les Chinois ? Alors les Chinois ils ont obtenu une dérogation pour le D3 d'Ormouse. Les Chinois ils peuvent circuler hein.
Ils peuvent eux ils peuvent circuler. En tout cas ils prétendent qu'ils le peuvent. Ils disent ils mettent les bateaux ils mettent nous sommes chinois il risquent d'en prendre une he oui mais enfin pour l'instant ils l'ont pas pris mais peut-être qu'il y aura des erreurs parce que peut-être que des bateaux qui ne sont pas chinois vont dire nous sommes chinois et peut-être pour passer mais en tout cas ils ont cette dérogation si je puis dire ou cette autorisation 40 % de leur approvision de pétrolier à Chine passent par le détroit d'ormeuse.
Donc ils ont besoin de ça. Et deuxièmement, la Chine joue toujours plusieurs jeux à la fois. Et donc à la fin du mois de mars, au début du mois d'avril, le président SISPIC va recevoir Trump.
Et c'est là toute l'ambiguité de Trump, c'estàdire d'un côté, il veut affaiblir l'Iran, même peut-être détruire son régime pour affaiblir la Chine tout en négociant avec la Chine. Ça c'est le problème de Trump, c'est qu'il est dans des contradictions multiples et que comme il respecte que les puissants et les forts et ben il va discuter avec la Chine mais pas pour parler de l'Iran, pas pour parler de la démocratie en Iran, pour parler sans doute commerce. Et on le disait euh juste avant, les cérémonies d'hommage pour les soldats tués au combat.
Ce sont des moments que tout président redoute des soldats français morts en Afghanistan, au Mali, François-Hollande. Vous avez plusieurs fois présidé ce type de moment très douloureux. Alors qu'est-ce qui est le plus difficile ?
Les explications aux familles sur les circonstances de la mort des soldats ou les explications aux Français sur l'engagement des militaires ? Oui, moi j'avais accueilli hélas les dépouilles venant d'Afghanistan. J'avais décidé l'arrêt de la présence de soldats français en Afghanistan, mais ces soldats avaient été tués avant que l'opération ne pu être exécutée.
Donc c'était très douloureux. Puis ensuite, nous avons eu des soldats qui sont morts au Mali et puis nous avons aussi d'autres opérations qui ont été des catastrophes. Donc qu'est-ce qui est le plus dur ?
Euh le message qu'on doit adresser aux Français. Pourquoi ces soldats sont morts ? Quelle était la justification de l'action que personnellement j'avais engagé ?
Je pense notamment au Mali et puis c'est la rencontre avec les familles. Et toujours ce qui m'a frappé ému au larmes, c'est c'est la dignité des familles. C'est que ces familles m'ont toujours dit c'est très dur mais c'est la mission qu'il voulait accomplir.
C'était c'était sa vocation parlant de leur fils ou de leur mari. Et ça c'est un élément de de confiance dans ce que représente encore la nation. Et je pense qu'il faut avoir chacun à l'esprit qu'il y a des femmes et des hommes qui s'engagent pour la défense de leur patrie aujourd'hui encore.
Et est-ce que la France doit se préparer à je cite perdre ses enfants pour protéger ce qu'elle est selon l'expression du chef d'étatmajor Famien Mandon ? Oui. Euh cette expression n'était pas forcément heureuse, hein, puisqu'elle laissait penser que c'était une adresse qui s'adressait à toutes les familles, aux familles de soldat.
Oui, elles sont préparées à ce sacrifice- làà. C'est ça c'est c'est ce qui fait le l'honneur, euh la noblesse de de l'action euh militaire et de l'engagement. Mais non, la la vie humaine, et moi c'était toujours la question que je me suis posé que je continue, le rôle d'un président de la République française, c'est de décider à un moment de la vie et de la mort, de décider une opération militaire qui a forcément des conséquences.
Il n'y a pas d'opération militaire qui soit sans effet sur la vie des soldats. Après la la question était plus de savoir si d'après vous la France sera en guerre dans 2 non 3 ans 4 ans non. Si on veut éviter euh les scénarios du pire, euh nous pouvons nous nous trouver dans des opérations extérieures.
C'est arrivé ça peut arriver encore, c'est-à-dire euh j'évoqué euh un bateau qui est attaqué, une réplique, euh une action que nous avons décidé qui se traduit euh dans le nord de l'Europe ou sur cette situation du du Moyen-Orient, c'est possible. une guerre. Non, il faudrait qu'à ce moment-là il y ait une une opération décidée par la Russie d'aller bien au-delà de ce qu'elle fait aujourd'hui, ce qui n'est pas son but aujourd'hui, le but de la Russie qui qui est qui passe au travers de toutes les tous les commentaires.
Mais aujourd'hui, le grand bénéficiaire de ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est Poutine. Bien sûr, il continue d'avancer en Ukraine et il utilise il utilise toutes les armes possibles. Mais je ne crois pas à l'inéluctabilité de la guerre, mais néanmoins, ça c'est une hypothèse, mais pour éviter la guerre, faut se préparer et donc il faut augmenter un certain nombre de budget, c'est le cas en ce moment de façon à ce que nous soyons dans la situation de dissuader un agresseur, de nous attaquer.
C'est d'ailleurs le principe même de la dissuasion du CL. Merci François Hollande pour votre éclairage. À bientôt.
Merci. Yeah.
François Hollande