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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 26 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôts

Droits de douane : "Ce n'est pas en taxant les consommateurs que l'industrie deviendra plus verte" déclare le porte-parole de Shein en France

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Et donc ça veut dire que ces faux rabais dont vous soupçonne la Commission européenne, vous dites que ce ne sont pas de faux rabais mais de vrais ristournes ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne idée à votre avis ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    C'est votre slogan, pourquoi la mode ne serait réservée qu'aux riches ?

  • 2:51ComplaisanteRéponse directe

    Oui, sauf qu'il n'y a pas de raison non plus que les colis de moins de 150 euros soient exemptés de droits de douane.

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Là, vous parlez de la proposition de loi sur la fast fashion, qui va arriver au Sénat le 2 juin, on est d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11InvitéFait
    « Nous avons pris note de l'annonce de la Commission européenne. »
  • 1:29PrésentateurPromesse
    « Et donc ça veut dire que ces faux rabais dont vous soupçonne la Commission européenne, vous dites que ce ne sont pas de faux rabais mais de vrais ristournes ? »
  • 2:03InvitéChiffre
    « Entre cette annonce de l'Union européenne sur les frais de gestion et la proposition de loi qui vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. »
  • 2:20InvitéPromesse
    « Je ne pense pas que cette volonté de taxer à tout va les acteurs du e-commerce qui sont plébiscités par les Français, plébiscités par les Européens. »
  • 2:57PrésentateurFait
    « On peut comprendre qu'on veuille mettre en place des droits de douane aussi sur les petits colis, comme on dit. »
  • 4:29InvitéPromesse
    « Non, cette loi s'appelle réduire l'empreinte environnementale de l'industrie textile. Je ne pense pas. »
  • 5:08InvitéChiffre
    « Pourquoi cette proposition de loi ? Pourquoi cette loi n'est pas élargie à l'ensemble des acteurs du secteur ? »
  • 5:34InvitéPromesse
    « Nous, on propose la mise en place d'une feuille de route pour une industrie textile durable. »
  • 7:30PrésentateurFait
    « Et ce sera ma dernière question. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur35 %

7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, c'est un des symboles de la fast fashion, de ces petits colis qui entrent sur le territoire européen, exemptés de droits de douane, des vêtements à tout petit prix en provenance de Chine. Bonsoir Quentin Ruffin.

0:17
Invité

Bonsoir Isabelle Raymond.

0:18
Présentateur

Vous êtes le porte-parole de Chine en France, invité éco de France Info ce soir. Alors en ce moment, sur le site internet de Chine, je peux acheter un t-shirt à 6,79€, une robe à 10,87€, un pantalon à 12,99€. Or aujourd'hui même, la Commission européenne vous soupçonne de pratiques trompeuses sur votre site, de faux rabais, de faux délais d'achat pour pousser à la consommation et elle vous donne un mois pour vous mettre en conformité sous peine d'amende. Qu'est-ce que vous répondez ?

0:50
Invité

L'objectif de Chine est de proposer une mode abordable, une mode sûre, une mode accessible à l'ensemble de nos clients. C'est par notre modèle unique de production à la demande que nous proposons à nos clients des prix abordables. Notre volonté est de leur proposer une expérience d'achat en ligne sûre et fiable. Nous avons pris note de l'annonce de la Commission européenne. Nous sommes en échange actifs avec les organismes et les autorités de protection du consommateur et la Commission européenne afin de répondre à leurs sollicitations et leur montrer notre engagement à respecter la réglementation en vigueur sur tous les sujets européens.

1:29
Présentateur

Et donc ça veut dire que ces faux rabais dont vous soupçonne la Commission européenne, vous dites que ce ne sont pas de faux rabais mais de vrais ristournes ?

1:40
Invité

Notre idée est de communiquer de manière transparente avec la Commission européenne sur ces sujets-là, avec également les autorités de protection du consommateur, pour leur montrer que nous respectons nos engagements et les réglementations européennes en vigueur.

1:52
Présentateur

Alors oui, la Commission européenne qui par ailleurs veut mettre en place des frais d'envoi sur les petits colis, 2 euros par colis, c'était d'ailleurs une proposition de la France. Est-ce que c'est une bonne idée à votre avis ?

2:03
Invité

Entre cette annonce de l'Union européenne sur les frais de gestion et la proposition de loi qui vise à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile, bientôt les consommateurs français paieront jusqu'à 12 euros de plus par article. Je ne pense pas que cette volonté de taxer à tout va les acteurs du e-commerce qui sont plébiscités par les Français, plébiscités par les Européens, qui leur permettent d'avoir accès à une mode abordable, à une mode accessible.

2:36
Présentateur

C'est votre slogan, pourquoi la mode ne serait réservée qu'aux riches ? On l'a vu, on a vu des affiches 4 par 3.

2:42
Invité

Et la mode ne doit pas être un droit qu'à privilège, surtout aujourd'hui où 60% des Français ont un budget maximum de 200 euros par an pour l'achat de vêtements neufs.

2:51
Présentateur

Oui, sauf qu'il n'y a pas de raison non plus que les colis de moins de 150 euros soient exemptés de droits de douane. On peut comprendre qu'on veuille mettre en place des droits de douane aussi sur les petits colis, comme on dit.

3:03
Invité

Le sujet là n'est pas de parler des droits de douane, on parle de frais de gestion. On parle d'ajouter une taxe de 2 euros sur les colis, comme cette proposition de loi qui vise à taxer à travers un malus écologique. C'est ça. Mais c'est une taxe qui sera imputée directement à nos consommateurs et qui, à terme, pourra augmenter leurs vêtements de 10 euros d'ici 2030.

3:25
Présentateur

Et donc, ça veut dire que vous pensez que demain, les consommateurs achèteront pas des produits en ligne sur le site de Chine s'ils sont plus chers ?

3:35
Invité

L'enjeu n'est pas de parler de prix. On est sur des enjeux importants, comme réduire l'impact environnemental d'une industrie. Ce que je regarde aujourd'hui, en ouvrant la presse, comme vous, c'est que l'ensemble des acteurs du secteur arrivent à, par des actions de représentation d'intérêt, sortir de la définition de cette loi. On nous accuse à tort souvent d'avoir une stratégie de représentation d'intérêt trop offensive. Je réponds tout simplement que nous, quand nous rencontrons les institutionnels, nous ne voulons pas que cette loi n'existe pas, nous ne voulons pas en sortir, nous voulons tout simplement qu'elle touche l'ensemble du secteur, comme son nom l'indique.

4:17
Présentateur

Là, vous parlez de la proposition de loi sur la fast fashion, qui va arriver au Sénat le 2 juin, on est d'accord ?

4:26
Invité

Exactement.

4:26
Présentateur

Sur l'empreinte environnementale de la fast fashion ?

4:29
Invité

Non, cette loi s'appelle réduire l'empreinte environnementale de l'industrie textile. Je ne pense pas.

4:34
Présentateur

Donc vous ne pensez pas que c'est une loi anti-Chine, anti-Témou ?

4:38
Invité

En l'état, c'est une loi anti-Chine. Mais à partir du moment où cette loi, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la rapporteure du texte, Mme Sylvie Valente-Lehir, qui dit qu'elle target, qu'elle cible spécialement Chine, est émue. En l'occurrence, elle cible spécialement Chine. Chine n'est pas responsable de l'ensemble de l'empreinte écologique de l'industrie textile en France et dans le monde. Pourquoi cette proposition de loi ? Pourquoi cette loi n'est pas élargie à l'ensemble des acteurs du secteur ? Pourquoi vouloir absolument taxer les Français plutôt que de responsabiliser l'industrie ?

Nous, nous proposons quelque chose de simple, que cette loi existe mais qu'elle touche son objectif. en touchant, un, l'ensemble des acteurs du secteur, et deux, et européens, et européens internationaux.

5:18
Présentateur

Pas seulement les Chinois ?

5:20
Invité

Pas seulement les entreprises étrangères. Je vous rappelle que la majorité des entreprises françaises se fournissent en Chine. Deuxièmement, plutôt que de taxer le consommateur, pourquoi pas responsabiliser l'ensemble de l'industrie ? Nous, on propose la mise en place d'une feuille de route pour une industrie textile durable, qui permettrait de responsabiliser l'industrie. Si l'industrie ne respecte pas ses engagements, la marque en question sera ciblée et devra payer une amende en 2030.

5:45
Présentateur

Mais on vous accuse quand même de concurrence déloyale. En France, selon plusieurs estimations, vous êtes aujourd'hui le deuxième plus gros vendeur de vêtements derrière Zara. Sachant que vous n'avez pas de magasin physique, est-ce que vous confirmez qu'aujourd'hui vous êtes le premier ou le deuxième ? Parce que j'ai vu plusieurs estimations, parfois vous êtes en première position devant Zara.

6:09
Invité

La question qui se pose, c'est pourquoi ? Est-ce que c'est vrai ? Pourquoi les clients ?

6:12
Présentateur

Est-ce qu'aujourd'hui vous vendez plus de vêtements que Zara en France ?

6:17
Invité

Je n'ai pas les chiffres de Zara et je suis là pour parler de Chine.

6:19
Présentateur

Mais vous avez quand même des chiffres selon votre...

6:21
Invité

Nous sommes la quatrième marque préférée des Français selon Deloitte, premièrement. Et deuxièmement, selon une étude Joko, la marque où les Français ont le plus dépensé sur tout ce qui est achat de mode. Et pourquoi les Français viennent chez nous ? Parce qu'il y a un sujet de pouvoir d'achat. Il n'y a pas un sujet de...

6:37
Présentateur

Donc vous avez aujourd'hui un chiffre d'affaires qui est plus important que Zara en France.

6:41
Invité

Je ne communique pas sur mon chiffre d'affaires, je ne connais pas le chiffre d'affaires de Zara. Je vous dis juste que plutôt que de parler de notre chiffre d'affaires, c'est pourquoi les Français viennent chez nous. Et les Français viennent chez nous parce qu'on leur propose une mode abordable et de qualité. Et quand on voit le pouvoir d'achat actuel des Français et qu'une proposition de loi comme celle-ci va les taxer et va leur empêcher d'avoir cet accès à la mode, je pense qu'il faut plutôt réfléchir à une responsabilisation de l'industrie plutôt que de cibler Chine.

7:06
Présentateur

Et y compris de Chine, quels seraient vos engagements aujourd'hui pour réduire votre empreinte carbone ? Puisque l'industrie textile et notamment, alors vous récusez le terme, mais la fast fashion en tout cas, les consommateurs consomment beaucoup sur votre site. Comment est-ce que vous pourrez aujourd'hui assurer aux consommateurs qui nous écoutent que vous réduisez effectivement votre empreinte carbone ? Et ce sera ma dernière question.

7:30
Invité

Nous avons reçu aujourd'hui la validation de notre objectif net zéro pour 2050 par le régulateur SBTI qui montre que nous avons des engagements forts sur la réduction de notre impact écologique. Un exemple ? Très simple, du polyester recyclé sur 30% de notre vêtement d'ici 2030, l'utilisation d'une innovation qui s'appelle l'impression thermique pour délaver les jeans et donc réduire le gaspillage d'eau, l'impression digitale pour les t-shirts, pour les colorés ou pour mettre des logos afin de réduire à 0% la quantité d'eau. Chine met en place un ensemble d'innovations et de solutions pour réduire son empreinte écologique.

Et ce n'est pas en taxant les consommateurs que l'industrie deviendra plus verte. L'industrie deviendra plus verte s'il y a un engagement concret et commun et collectif de l'ensemble de l'industrie textile qui est, vous l'avez dit, une industrie qui reste polluante. Et je pense que je vous ai donné des arguments pour vous montrer que nous mettions en place des innovations en ce sens.

8:32
Présentateur

Le message en tout cas est passé. Merci beaucoup, Quentin Ruffa, porte-parole de Chine en France. Vous étiez l'invité éco de France Info ce soir.

8:38
Invité

Merci d'abérer mon.