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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 2 septembre 2026 22 minAutoproduitActualité / polémique

Interdiction du voile dans l’espace public: “Laissons les femmes tranquilles”,martèle Ségolène Royal

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Sous-titrage Société Radio Merci de répondre à mes questions ce matin, vous êtes bien sûr l'ancienne ministre, ancienne candidate à l'élection présidentielle, Olivier Faure, Raphaël Luxman, Philippe Brun, Jérôme Guedj et vous donc candidat au moment où on se parle pour cette primaire de la gauche. Votre mot d'ordre, dites-vous, c'est la France tranquille, l'ordre juste. C'est-à-dire ?

C'est-à-dire que beaucoup de gens autour de moi m'ont demandé d'être candidate où on dit pourquoi pas vous. On a besoin de s'apaiser. La France a été secouée depuis ces dix dernières années, pendant toute la période du macronisme.

Il y a eu une hystérie, il y a eu des brutalités, il y a eu des chocs qui ont Il y a eu des matraquages qui ont commencé par les gilets jaunes. Toutes les catégories sociales ont été matraquées. Les gilets jaunes, ensuite on a eu les infirmières.

Souvenez-vous des infirmières frappées au sol. Les agriculteurs. Vous avez vu que dans la dernière séquence, c'est l'armée qui a été envoyée contre les agriculteurs.

Les manifestants qui voulaient protéger leur modèle social et protéger les retraites. Matraquage. La gestion du COVID.

Le problème c'est la police, c'est l'armée. Ça veut dire que ce gouvernement a par sa mauvaise politique provoqué des révoltes sociales et donc il n'avait comme seule réponse que la répression de ces révoltes sociales. Et je pense que cette situation -là a enlevé beaucoup de valeur à la France, beaucoup d'énergie, beaucoup de créativité et par conséquent l'objectif aujourd'hui en effet c'est une France tranquille qui retrouve confiance en son destin.

Mais vous ferez comment ? D'abord en apaisant la paix, en créant la paix sociale. Chaque fois qu'il tient un mécontentement c'est de regarder les raisons de ce mécontentement et de ne pas le traiter par le mépris, par la condescendance, par l'abandon, par l'isolement, par tout ce qui a été fait.

Le macronisme c'est le mépris pour vous ? Ah oui le macronisme bien sûr, c'est le mépris, c'est-à-dire ne pas Lorsque des femmes retraitées enfilent un gilet jaune pour venir sur des ronds-points pour dire qu'avec ces nouvelles taxes, elles ne pourront plus faire de cadeaux à Noël à leurs petits-enfants parce qu'on était au mois de novembre, et ne pas arrêter ce processus en retirant une taxe carbone et faire subir à la France plus de neuf mois de conflit social avec des images qui font le tour du monde, de cette répression et de ces désordres. Oui, c'est un vrai problème.

Et ensuite, il y a eu une succession de mouvements sociaux qui ont été réprimés. C'est-à-dire que lorsque un gouvernement est incapable d'entendre le peuple, ça veut dire qu'on est dirigé par des gens qui s'aiment eux-mêmes avant d'aimer le peuple. Et je pense qu'il est temps de rentrer dans une séquence historique où on est capable de dire qu'il y aura la paix sociale, il y a tellement de défis à relever dans tous les domaines.

Pour vous, c'est d'abord une question d'écoute ? C'est une question d'écoute, c'est une question d'empathie, c'est une question de bienveillance, c'est une question de conception du pouvoir. Et une fois de plus, il y a deux choses dans une démocratie.

Il y a savoir expliquer au nom de quelles valeurs on agit et pas une accumulation comme ça de réformes qui bouscule une société, qui la rend frénétique et qui fait peur aux Or on est aujourd'hui sous la coupe de gens qui font peur, on le voit actuellement avec la menace sur les déficits et la menace sur les retraites. À quoi ça sert de menacer sur le déficit ? C'est affreux, il y a un déficit, mais qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont creusé le déficit. C'est-à-dire, quand on fait peur aux gens, il y a un déficit, donc on ne peut rien faire, alors que ceux-là même qui ont creusé le déficit en étant incapables de gérer correctement un pays, ils font peur aux gens pour que les gens ne puissent pas revendiquer la baisse des prix, ne puissent pas revendiquer la baisse des impôts. Une fois qu'il est là, ce déficit de Ségolène Royal, est-ce que vous considérez comme Jean-Luc Mélenchon par exemple qu'il faut brûler la dette, une partie de la dette ?

Est-ce qu'au contraire, vous dites qu'il faut une rigueur dans les comptes publics ? Quelle est votre position à vous ? Ma position c'est qu'il faut d'abord faire des économies.

Mais où ? Parce que c'est ça qu'il faut regarder. Là je vais pas en deux secondes.

C'est ça que je vais dire pendant la campagne. Les retraites par exemple ? Pas du tout.

Mais c'est un scandale. Menacer les gens sur les retraites, c'est-à-dire ceux qui nous gouvernent et qui ont fait 1000 milliards de dettes en plus disent aujourd de façon subliminale aux retraités, c'est de votre faute. Alors que d'un autre côté, les revenus financiers n'ont jamais été aussi extravagants et qu'il y a un grosement des inégalités qui n'est pas acceptable dans une société comme la France entre les plus riches et les plus pauvres.

Et surtout, il y a un déclin des classes moyennes. Est-ce que la France est condamnée au déclin ? Non.

La France n'est pas condamnée au déclin. Nous ne sommes pas en récession. Nous n'avons plus de croissance économique, mais nous ne sommes pas en récession.

Donc il faut d'abord relancer. On est à zéro, là. On est à zéro, mais on n'est pas en récession.

Non, mais on est à zéro. Donc c'est la croissance qu'il faut relancer. Et moi je considère que...

Mais comment on est d'accord là-dessus, c'est gagnant royal ? Oui, ils ne le font pas. Je vous n'entendez personne qui va vous dire qu'il ne faut pas relancer la croissance.

Mais ils ne le font pas. Ils ont même détruit les potentialités de croissance, notamment dans le domaine de la croissance verte. J'en sais quelque chose.

Vous avez été la ministre de la Transition et de la COP21. Et dans cette COP21, il y avait des défis considérables et des atouts considérables. Vous savez, dans toute crise, il y a des opportunités de sortie de crise.

Et la question du combat climatique, c'est aussi une question qui peut permettre de relancer la croissance. Pourquoi ? Or là, ils ont tout cassé.

On avait relancé la voiture électrique. Ils ont tout cassé. Maintenant, on est concurrencés par les Chinois.

Ils ont tout cassé ? Dans le domaine de l'environnement ? C'est juste les maquillistes ?

Les gouvernants qui sont arrivés, ils ont tout cassé. Ils ont tout cassé par incompétence, par désinvolture, par égotisme. Ils ont tout cassé.

Regardez, ils ont tout cassé. Pas seulement ce que nous avons fait, mais ce qu'ont fait les industriels qui s'étaient lancés dans la voiture électrique, qui s'étaient lancés dans la fabrication de panneaux solaires, qui s'étaient lancés dans les grands chantiers d'isolation des bâtiments, ils ont tout cassé. Ils ont cassé le crédit d'impôt.

Ils ont tout cassé. Donc il va falloir réparer cela et remonter la pente dans le domaine des atouts. Pour pouvoir être candidat et en particulier dans le domaine de l'énergie.

Pour pouvoir être candidat de Ségolène Royal, il faudrait que vous gagnez la primaire et il faut d'abord avoir les parrainages. Les avez-vous ? Vous avez 15 jours.

Ce sont les règles qui ont été instaurées pour cette organisation de la primaire. Vous avez 15 jours pour obtenir les parrainages, soit d'un certain nombre de parlementaires socialistes, soit d'un certain nombre de membres du comité du Parti Socialiste. Où en êtes-vous ?

C'est en cours. J'ai une équipe qui s'en occupe. Mais comme c'est 15 ou 50, selon les jauges, j'imagine que vous comptez.

C'est en cours. J'ai une équipe qui s'en occupe, oui, bien sûr. Mais c'est déjà bien que cette primaire existe.

Elle a été beaucoup critiquée. Moi, je me réjouis que cette primaire existe et qu'Olivier Ferrette n'est pas...

Je voudrais juste savoir si vous avez...

Parce qu'il y a des règles du jeu. On voit les autres qui s'activent pour les trouver. Vous faites comment ?

C'est en cours. En En fait vous avez une équipe pour vous qui les appelle de tous les comités. Donc Luc Carounas, Non, mais si ça ne fait pas comme ça en 24 heures, c'est en cours. les parrainages qui viennent vers moi, appartiennent à toutes les sensibilités du Parti Socialiste, pour que les électeurs du Parti Socialiste et d'eau de l'âme, puisque tous les citoyens peuvent venir voter à cette primaire, puissent se dire ce vote pour la désignation de notre candidat ou de notre candidate à l'élection présidentielle n'est pas impliqué dans les batailles. – N'est pas dans un camp ou dans l'autre ?

On voit bien qu'il y a une bataille au sein du Parti socialiste. – Moi, je ne suis pas dans ces batailles. Et donc, je tiens absolument à ce que les parrainages viennent de toutes les sensibilités.

Je l'entends parfaitement, je vous pose quand même la question avez-vous la certitude de les avoir ? Mais personne n'est jamais certain. Non mais avez-vous une crainte est-ce qu'il se pourrait que vous ne puissiez pas ou que vous soyez empêchée d'être candidate à cette primaire ?

Je ne crois pas mais je fais les choses bien et dans l'ordre et avec l'état d'esprit que je vous donne. Vous êtes la seule femme candidate ? A priori, oui.

Vous en avez même fait un argument. Vous avez estimé qu'il n'était pas normal quand on vous posait des questions et notamment mon confrère des cas de vérité lundi matin, vous disiez mais c'est pas parce que je suis une femme que je suis dans l'observation. Pourquoi vous avez dit ça ?

Oui c'est ça ! Mais c'est comme ce matin sur BFM l'éditorial Pourquoi l'éditorial ce matin sur BFM dit non non c'est la royale n'a aucune chance d'être élue aux primaires mais arrêtez laisser les gens choix non mais où est le rapport avec le fait d'être une femme ? ben pourquoi ? parce que je ne sais pas sans doute suis-je marginal pour que sur BFM on dirait peu importe la question d'être marginal est une question qui peut se poser pour tout candidat, qu'il soit un homme ou une femme.

Oui, mais je pense que le temps des femmes est venu, si vous voulez le fond de ma pensée. Mais la dernière candidate à l'élection présidentielle pour le Parti Socialiste, c'était une femme oui c'était Anne Hidalgo elle a fait 1 ,6 % je pense aujourd'hui qu 'il faut une femme expérimentée qui a fait ses preuves aussi ce n'était pas le cas d'Anne Hidalgo ? non ce n'était pas le cas d'Anne Hidalgo elle n'avait jamais été ministre, elle ne connaissait pas l'intérieur du fonctionnement de l'État.

Elle était juste maire de Paris. Vous auriez voulu être la candidate la dernière fois ? Écoutez je refais pas l'histoire mais ce que je pense aujourd'hui c'est que compte tenu de la difficulté des sujets qui sont devant nous et notamment le premier d'entre eux qui est de remettre de l'ordre dans le fonctionnement de l'état parce que tout part dans tous les sens il y a même des fuites des fichiers du ministère de l'économie et des finances pour mettre de l'ordre juste dans le fonctionnement de l'état et ce fonctionnement de l'état je le connais de l'intérieur et depuis longtemps je connais le fonctionnement des institutions j'ai siégé pendant 4 mandats à l'Assemblée Nationale donc j'ai un grand respect pour le fonctionnement démocratique et pour l'intelligence collective et je pense que c'est un atout et en plus je crois que le à quel moment j'ai pu décider de me dire mais si il faut pas que je regrette il faut pas que j'ai de regrets il faut que au moins que je participe au débat et on verra qui sera désigné c'est que les sujets de société auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui l'océan caché de la maltraitance des enfants moi je le connaissais ça cette violence sexuelle je vous dis si je suis élue présidente de la république ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants vous m'entendez zéro tolérance et je ne connais aucun homme ni aucune femme qui a la détermination que je peux avoir parce que je m'en suis occupé quand j'étais ministre de la famille et de l'enfance je m'en suis occupé quand j'étais ministre de l'éducation mais pourquoi mais pourquoi tu perds ton temps comment on en arrive à l'affaire Liana comment on en arrive par le mépris sur des enjeux qui ne paraissent pas politique entre guillemets pour le sachant et pour les savants le périscolaire le périscolaire le périscolaire et j'entends j'ai même entendu dire non mais les enfants ne votent pas pourquoi tu t'en occupes mais une société qui n'est pas capable de donner la sécurité et comment dirais-je insouciance que j'en parle beaucoup dans mon livre qui veut garder les enfants on a le devoir de donner l'insouciance aux enfants et aujourd'hui les enfants ne sont plus dans l'insouciance et donc ensuite tout s'enchaîne un enfant qui est dans le stress il va pas bien travailler à l'école donc il va être aussi un adulte fragile et par conséquent le fondement d'une société qui tient debout c'est celle qui respecte les sans voix parce que les enfants ils sont sans voix vous dites je vais participer à ce débat d'ailleurs vous acceptez l'idée de débattre avec avec les autres est-ce que vous en avez parlé avec les uns et les autres il y aura les débats bien sûr là dessus il n'y a pas de doute non je ne veux pas qu'il y ait d'autres bien sûr trois débats qui sont proposés sur bf1 sur france 2 les trois débats doivent avoir lieu c'est une chance de débattre c'est une chance extraordinaire que les médias s'intéressent à cette primaire que le public s'intéresse au nom de quoi certains candidats refuseraient les débats si on n'a peur des débats il faut faire autre chose que de la politique franchement vous dites il faut quelqu'un qui est de l'expérience est ce que ça plaide pas aussi en faveur d'une candidature de françois hollande mais pourquoi pas mais vous savez moi je me réjouis toujours quand il y a du potentiel politique qui est capable de faire des offres de services mais lui on sent qu'il prend son temps ça veut dire hors primaire est-ce que le fait de refuser ce processus c'est son choix c'est son choix qui est tout à fait respectable commençons par la primaire moi je crois toujours que le débat et le vote c'est quelque chose de fondamental dans le fonctionnement d'une démocratie donc à partir du moment où le parti socialiste donne cet exemple c'est rare parce que c'est le seul parti qui organise dans l'espace c'est primaire on sent bien qu'à droite certains commencent à dire ah bah finalement on aurait peut-être dû on aurait peut-être dû faire comme eux c'est ça donc écoutez passons passons cette étape le mieux possible une des questions et un des clivages c'est aussi la question de l'alliance oui ou non avec LFI alors pas à court terme au moment des présidentielles mais pour les législatives qui viendraient après Olivier Faure laisse entendre qu'il y aurait peut-être à nouveau une alliance avec LFI possible comme il y a eu pour les dernières législatives Raphaël Glucksmann dit il n'en est pas question et vous mais je dis que j'attends voir ce que disent les électeurs moi je n'ai jamais je n'ai jamais je n'ai jamais critiqué les électeurs d'où qu'ils viennent il n'y a pas de voie d'un électeur qui est supérieur ou inférieur à un autre je parle pas des électeurs je parle des alliances c'est-à-dire sur un programme commun sur une alliance commune mais personne n'a voté votant il y aura un candidat donc issu des primaires qui sera candidat à l'élection présidentielle.

Si c'est vous, vous dites quoi ? Les autres le disent. C'est-à-dire, Raphaël Glucksmann, quand on lui pose la question, il dit « Il n'y aura pas d'alliance, je ne présiderai pas avec une majorité qui serait une majorité composée à la fois de socialistes et de LFI.

Il n'y aura pas de nouveau front populaire. » Olivier Faure dit « Ça en verra, mais il n'est pas contre. Et vous ? » Justement c'est une des questions pour les électeurs de cette Je dis que si je suis candidate, je ferai en sorte d'avoir le plus de voix possible.

Donc y compris avec LFI ? Mais LFI, vous parlez de...

En fait, je parle du nouveau Front Populaire. Oui, je vous parle des électeurs, Je n'ai jamais diabolisé ni les électeurs du RN. Vous ne trouverez aucune déclaration de moi, parce que j'estime que quand on a une responsabilité politique, qu'on veut faire baisser l'extrême droite et bien il faut bien gouverner c'est comme ça que l'extrême droite baisse et donc j'attendrai de voir les électeurs mais je crois que vous faites semblant de ne pas comprendre la question non, je ne mets pas la charrue avant les bœufs et je fais de la politique je ne fais pas de la magouille entre les appareils politiques.

Il y a des électeurs à respecter. Mais quand le nouveau Front populaire a fait un programme commun, c'était pas seulement de la magouille, c'était aussi un accord sur un programme. Parce qu'on était déjà dans un processus électoral.

Et au vu du premier tour, en effet...

En tout cas, à ce stade, vous ne voulez pas vous prononcer sur cette question ? Non, parce que je considère que me prononcer sur cette question, ça crédibilise l'idée qu au second tour de la présidentielle, il y aura l'ERN contre l'FI. Mais si je suis désignée pour être candidate précisément, c'est pour être au second tour.

Donc je ne vais pas affaiblir quand vous avez un Un sportif de haut niveau, vous ne lui dites pas « Attendez, vous commencez la course. » Mais non, mais c'est l'autre qui va gagner. Mais non !

Et tout se mérite en politique. Tout se mérite. Alors ceux qui mettent des conditions sur « on fera ci, on fera ça », avant même que les électeurs n'aient tranché, avant même que les électeurs n'aient voté.

Il faut aller chercher les voies avec sa crédibilité, avec sa confiance, avec l'envie que les gens veulent arrêter ce déclin français et remonter la pente. Et en particulier tout de suite. C'est Colin Royal.

Le RN dit qu'ils veulent interdire le port du voile islamique. Qu'en pensez-vous ? Vous savez, quand il y a une proposition comme celle-ci qui arrive, la question qui se pose, est-ce que c'est bon pour le pays ?

Imaginez que demain, une maman avec un foulard sur la tête qui emmène son enfant à l'école soit interpellée pour payer une amende. Que cette image fasse le tour du monde, qu'est-ce qui va se passer ? D'abord il y aura des révoltes sociales dans les quartiers.

Il y aura une levée de boucliers chez les pays arabes qui diront mais qu'est ce que c'est que cette histoire ? Qu'est devenue la France Vous voyez que le Qatar va continuer à s'occuper du Paris Saint-Germain ou que le prince d'Arabie Saoudite qu'Emmanuel Macron est allé chercher pour investir en France. Ils vont voir ça, qu'est ce que ça veut dire ça ?

Et puis je vais ajouter une chose. Vous savez, et en plus je pense qu'il y aura un mouvement social, c'est-à-dire des jeunes filles qui ne mettent pas le voile vont le remettre et vont faire des manifestations. Donc laissons les femmes tranquilles.

Laissons les femmes tranquilles. Une fois de plus, des hommes politiques se battent, soit pour, soit contre, avec la façon dont les femmes sont habillées. Laissons les femmes tranquilles.

Et si on veut que les femmes ne subissent pas le voile forcé, il faut les faire monter en éducation. Et les femmes qui...

La réponse, c'est l'éducation ? La réponse, c'est l'éducation et puis c'est le respect aussi de ce libre choix. Et laissez-moi vous dire une chose.

Je préfère une femme qui a un foulard sur la tête et qui garde les enfants, qu'un pédophile, pédocriminelle et qui se répand maintenant dans toutes les structures d'accueil. Mais est-ce qu'il faut comparer ? Oui, il faut comparer parce que quand on est plus sévère avec une femme qui porte un foulard qu'avec un pédocriminelle qui viole des enfants, là il y a un problème.

Et donc ça veut dire aussi que le RN est un facteur de révolte sociale et moi je veux incarner la paix sociale, le respect, le respect des mamans, le respect des enfants et ne pas instrumentaliser une fois de plus la façon dont les femmes s'habillent pour servir des idéologies pernicieuses. Ségolène Royal, Éric Ciotti voulait mettre le drapeau, faire une levée de drapeau à l'école, Gabriel Attal dit qu'il n'est pas contre et pourtant le ministre de l'éducation nationale dit non non il n'en est pas question, et vous ? Vous savez j'étais une des premières à gauche à demander ce que les français étaient un drapeau.

Oui et vous avez remis beaucoup de drapeaux français dans les meetings du Parti Socialiste. Moi je pense Est-ce que ça peut être bon pour les enfants ou pas du tout ? Toutes ces diversions, vous savez, sont un peu dérisoires.

Parce qu'aujourd'hui la question qui se pose, la rentrée scolaire était hier, c'est le nombre de classes sans enseignants. Donc c'est de la diversion ? C'est de la diversion.

Et sans enseignants de qualité en phase 2. L'éducation nationale, on a assez de cette succession de réformes. Il y a eu sept ministres successifs pendant le macronisme.

Chacun arrivant avec ses marottes. On va faire ci, on va faire ça, on va changer. Le pire, c'est le ministre qui a supprimé les maths dans le tronc commun du lycée parce qu'aujourd'hui, il y a encore un préjudice dû à cette décision.

Il a été remis. Il a supprimé les filières dans le baccalauréat. Ça a perturbé le système scolaire.

Parce que chaque fois qu'on lance une réforme...

Je le sais, j'étais ministre à l'Éducation nationale. Chaque fois qu'un ministre sort une maraude de son cerveau pour lancer une réforme, ça brutalise le système scolaire. Mais au-delà de la question de la diversion, le lever du drapeau dans les écoles, oui ou non ?

Tant qu'il n'y aura pas autant...

Non, parce que je ne veux pas un gadget. Il faut faire l'éducation civique. Voyez au fond des choses.

Et la première chose, c'est que les enfants arrivent à l'école tous les matins et en étant heureux. Vous vouliez la marseillaise régulièrement chantée par les jeunes ? Oui, bien sûr.

Mais ce n'est pas prioritaire. C'est comme l'uniforme, ça a complètement échoué. Ce qui est prioritaire, je vais vous dire.

C'est que le matin, tous les enfants arrivent heureux à l'école parce qu'ils savent qu'ils seront en sécurité et qu'ils vont avoir une éducation qui va les passionner. Et que tous les enseignants, quand ils arrivent à l'école le matin, soient heureux d arrivent à l'école parce qu'ils savent qu'ils auront les moyens d'enseigner. Beaucoup de parents ont renoncé en cette rentrée à inscrire leurs enfants dans le périscolaire après les scandales, notamment à Paris, dans les écoles de Paris.

Vous – Mais bien sûr, déjà il n'y aurait plus de passage à l'acte, mais bien évidemment. Dans tous les lieux où il y a un accueil de public fragile, il doit y avoir des – Donc ça veut dire quoi ? Dans les EHPAD, dans les crèches, dans les écoles, partout où il y a un cidique vulnérable ? – Mais bien sûr, avec le droit aussi aux parents de mettre des caméras quand ils confient leurs enfants à des nourrices. – Vous les incitez à Mettre des caméras quand ils mettent leurs enfants chez les nourrices ?

Et d'ailleurs, je vous annonce que mon premier déplacement sera sur ce sujet. À Alfortville, nous allons monter le programme qui pourra être généralisé à la France entière par rapport à l l'installation de caméras en accord, bien sûr, avec les salariés. Mais si un salarié refuse de mettre une caméra à ce moment-là, vous creusez un peu pour voir ce qui se passe.

Voilà, c'est ce que vous laissez entendre. Un mot aussi sur ce qu'on a appris hier soir. Patrick Bruel qui a donc annoncé qu'il Il renonçait à sa tournée.

Vous estimez, comme de nombreuses victimes, être soulagées ? Oui. C'est une question de morale.

C'est une question de morale ou c'est une question de justice ? De morale. Parce que la justice va intervenir mais c'est une question de morale bien sûr c'est colin royal merci d'avoir été mon invité ce matin candidate à cette primaire donc du parti socialiste et de place publique merci à vous il