Jeunesse, transition écologique, services publics : nos priorités pour le budget de l’État
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ce soir encore. Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir Marc Fovel.
La France n'a toujours pas de budget. J'ai l'impression de répéter cette phrase semaine après semaine. Le gouvernement va affronter la semaine prochaine deux motions de censure.
On va en parler dans quelques instants. Et Sébastien Lecnu a demandé au au ministère de l'intérieur de préparer l'hypothèse d'élection législative anticipée qui pourrait avoir lieu en même temps que les municipales, c'est-à-dire les 15 et 22 mars prochain, c'est-à-dire d'une nouvelle dissolution après celle de juin 2024. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Bon, d'abord, il y a un rayon de main à Ber Chacun connaît la situation, il n'y a pas de majorité à l'assemblée et donc ça suppose pour arriver à un budget qu'il y ait des forces qui discutent, qui dialoguent, qui négocient et qui baptisent des compromis. Donc nous verrons demain celles et ceux qui se rendent à cette réunion à Berirera les conclusions nécessaires. Il n'est pas illogique qu'il dise que s'il est censuré, il devra effectivement repasser devant les urnes et ça ne fait peur à personne.
Ça ne vous fait pas peur des législatives anticipées ? Vous êtes prêt à retourner à faire campagne là ? Mais je ne dis pas que je souhaite l'ascenseur, je souhaite le compromis.
De la même façon que sur la loi de financement de la sécurité sociale où nous avons abouti, c'est un énorme paquet la SQ, c'est même plus gros que le budget de l'État. Et pourtant, nous avons réussi parce que nous avons cherché à faire en sorte que chacun y mette un peu du sien et faire en sorte que nous puissions trouver le moyen d'éviter aux françaises et aux français, classe populaire, classe moyenne, toutes les horreurs qui étaient conduites dans le projet initial. C'est la même démarche sur le projet de loi de finance.
Moi ce que je souhaite, c'est une copie qui soit lavée de tout ce qui aujourd'hui entravit la vie des Françaises et des Français. Et je voudrais notamment que pour les plus jeunes, on puisse faire des efforts qui n'ont pas été faits jusqu'ici sur la question écologique. On ne peut pas abandonner la transition écologique.
On doit faire aussi des efforts évidemment sur tout ce qui relève des services publics et éviter que nous soyons dans une forme de lâcher-prise qui donnerait le sentiment aux Français que leur vie régresse. Et ensuite qu'en une minute 2 minutes, vous avez prononcé déjà deux fois le mot compromis. Donc c'est pas un gros mot ce soir dans votre bouche.
On va parler on va parler précisément de ce qui pourrait y avoir ou pas dans ce budget et de la possibilité de ce qu'on appelle un pacte de non censure avec le Parti socialiste. Il y a une échelle pas de pacte. Pourquoi il a pas de pact ?
Non, il y a enfin quand il y a pas de majorité le gouvernement a une obligation sur chaque texte trouver une majorité. Et bien ce que je dis ce soir c'est que il n'y aura pas un pacte définitif pour le gouvernement le cornu avec une forme de sol de tout compte et qui lui permettrait de faire ce qu'il veut. jusqu'à la fin.
Non, sur chaque texte, il sera obligé de discuter, de négocier parce que il n'a pas de majorité et que nous n'en avons pas d'avantage. Mais à la fin, Olivier Fort, vous ferez quoi ? Les insoumis déposeront probablement une motion de censure.
Le RN probablement aussi. Est-ce que vous la voterez ou pas ? C'est ça la question.
Ah bah, tout dépendra de ce qui est posé par le gouvernement. Quelle que soit la voix qu'il utilisera, il sera à un moment contraint de mettre sur la table sa propre copie. Et à ce moment-là, nous jugerons sur la copie elle-même.
Si la copie est passable, et bien nous abstiendrons. Si la copie est mauvaise, nous voterons éventuellement une motion de censure. H J'essaie de de lire entre les lignes.
Je pense que les gens qui nous regardent ce soir ligne. Je suis le plus transparent. Il y a un scénario qui permettrait de faire passer le budget qui s'appelle l'article 49 alinéa 3 de la Constitution.
Le gouvernement l'engage. Les partis derrière décident s'il déposent ou non une motion de censure. Est-ce que le 493 aujourd'hui vous vous souhaitez que le gouvernement en fasse usage ?
Mais moi je n'ai pas à dire au gouvernement ce qu'il a à faire ou pas. Je ne pas C'est à vous que Sébastien Lecornu a fait cette promesse. Mais ce n'est pas à moi simplement.
Il l'a fait à toutes celles et ceux qui depuis longtemps considèrent que tant qu'il existe dans le paysage constitutionnel un 493, et bien ça permet à tout le monde de se reposer sur cette idée qu'à un moment le gouvernement balaye tout et c'est lui seul qui prend la décision. Ça vous le souhaitez ? Non, je ne souhaite rien du tout.
Moi, je dis simplement que il y a un compromis qui devrait être recherché. Nous verrons s'il est possible ou s'il ne l'est pas. Et s'il ne l'est pas, à l'évidence, le gouvernement utilisera un moyen constitutionnel à sa disposition.
Et donc, il se passe quoi ? C'est quoi le moyen ? Il y en a que deux, le 49, les ordonnances.
Il y aura à ce moment-là vraisemblablement le dépôt de motion de censure et nous verrons bien si nous la votons ou si nous ne la votons pas en fonction de ce que sera la copie du gouvernement. Le gouvernement dira ce qu'il met dans le cadre du 493 ou des ordonnances et à ce moment-là, on regardera et on dira oui ou non. Mais pourquoi ces pudeurs de gazelle sur le 493 ?
Vous avez le 493 honteux. Ça serait vous avez peur de vous faire engueuler sur les marchés mais je n'ai pas je n'ai aucune pudeur. Je dis simplement que je suis dans l'opposition, je ne suis pas au gouvernement.
Je n'ai pas besoin d'aller expliquer que je voudrais me faire trancher par une ordonnance ou par un 493. Je ne suis pas François Hollande, vous l'avez remarqué. Et donc je trouve ça absurde pour tout vous dire que l'opposition appelle à un 493.
Rappelez-vous de ce qu'est le 493. C'est la possibilité pour un gouvernement de faire adopter sans vote une disposition. C'est ainsi que la réforme borne a été adoptée.
Donc je ne vais pas moi-même appeler au 49 et du coup ce qui était possible avec Michel Barnier, c'est-à-dire un pacte de non censure, c'est bien ce qui a été mis en place il y a il y a un an avec l'ancien aucun pacte de non censure avec Michel Barnier. Il n'y a pas eu de pacte de non censure. D'ailleurs, la preuve c'est que nous avons même censuré et avec François Beirou, il n'y a pas eu non plus de pacte de non censure.
Ce que nous disons et qui est très simple et très clair, c'est que quand on n pas de majorité, on cherche une majorité projet par projet. quand nous étions euh au lendemain de la dissolution, quand de la le NFP est arrivé en tête de l'élection sans avoir de majorité absolue. Qu'avons-nous dit avec Lucy Casté à l'époque et l'ensemble des groupes de gauche ?
Nous avons dit : "Nous chercherons une majorité texte par texte." Et bien, c'est ce que doit faire le gouvernement chercher une majorité texte par texte. Et s'il y a des gens dans sa majorité très relative qui considèrent que parce que ils sont au gouvernement, ils ont tous les droits et tous les pouvoirs, alors ils seront à un moment dissous.
Donc vous irez demain à la réunion présentée comme celle de la dernière chance à Bery. Oui oui ou euh j'essaie de de résumer ce que vous avez euh dit. Permettez-moi Olivier Fort vous allez tenter de négocier texte par texte sur le budget dans les jours qui viennent.
Euh si à la fin tout cela ne vous donne pas pleinement satisfaction et que le gouvernement fait passer un texte qu'il pourra d'ailleurs réajuster à ce moment-là par 493, vous pourriez voter une motion de censure. Ça dépendra du texte. Ça dépendra du texte.
Mais vous pourriez aussi ne pas la voter. Absolument. Pensez pas que les Français en ont marre.
Mais si. Mais moi aussi. Mais la réalité c'est que la démocratie c'est parfois long quand il n'y a pas de majorité.
On est habitué à un système où finalement on passe au conseil des ministres et puis après pendant 2 mois les débats sont totalement obscurs puisqueen réalité personne ne les suit. Ça c'était avant la dissolution. Avant la dissolution.
Depuis la dissolution, depuis qu'il n'y a pas de majorité, tout le monde s'aperçoit que le débat sur le budget dure plusieurs mois. C'est comme ça tous les ans depuis 58. simplement depuis 58, les députés n'avaient en réalité aucun pouvoir.
Ils faisaient semblant, ils arrivaient à l'Assemblée, déposaient des amendements, disaient "J'ouvrai ça, j'ouvrai ça" puis à la fin le gouvernement balayait tout, il disait "C'est fini." Et cette fois-ci, justement, le gouvernement ne peut pas dire comme ça, c'est fini. Et donc, il est obligé de négocier, de discuter et pour tout vous dire, je m'en félicite.
Il y aura des lignes rouges sur le budget. Il y a des choses qui pour vous doivent, si on regarde aujourd'hui le texte sur lequel travaille le gouvernement, c'est la copie du Sénat qui a remis le déficit, pardon d'être un peu technique, mais largement au-dessus des 5 % à 5,3 %. Tout le monde est d'accord pour dire il faut au moins revenir en dessous des des 5 % mais il faut trouver d'une manière ou d'une autre 12 à 15 milliards d'euros pour revenir sur les 5 % soit forme de nouveaux impôts ou ou d'économie.
Je remets simplement le cadre global. Est-ce que vous pensez qu'on peut y arriver ? Bien sûr, bien sûr.
Regardez, je vais pas être très long, mais euh vous avez eu une disposition qui a été une disposition qui a été proposé puis adopté sous Michel Barnier et François Beou. 8 milliards de surtaxe sur les 400 plus grandes entreprises françaises. 8 milliards seulement.
Mais écoutez, ces 8 milliards, pourquoi est-ce qu'on ne les reconduit pas ? Vous avez déjà 8 milliards dans la droite on veut pas. Et bien la droite, elle doit s'habituer à l'idée qu'elle n'est pas majoritaire et que ça n'est pas possible d'imaginer un budget sans un minimum de justice fiscale.
Je rappelle que nous étions nous sur d'autres bases avec notamment la taxe Zucman qui n'a pas été adoptée en première lecture. Nous avons fait notre non pas notre deuil mais nous avons compris que ça ne passerait pas dans cette législature. Il faudra attendre que la gauche soit majoritaire pour qu'elle passe. quand même ne même pas accepter de revenir à ce que Michel Barnier et chez les LR avait proposé lui-même.
C'est absurde. Donc la surtax c'est une ligne rouge très clairement très clairement quel que soit son montant ça peut être un peu moins que 8 le gouvernement disait 6 si c'est 4 mais il faudra qu'ils aillent jusqu'à 8 si on va arriver au milliards dont on a besoin là sur son taxe c'est 8 milliards forcément mais je regarde on verra ce qu'il propose mais si c'est pas par ce biais là il faudra trouver d'autres canaux est-ce qu'on est d'accord pour dire après le rapport de la cour des comptes que le pacte du trayil qui permet de balayer la fiscalité sur les gros héritages les très gros héritages des gens qui devraient payer 45 % qui finissent à payer 4 % 4,5 %. Est-ce qu'on trouve ça normal ?
La réponse là aussi est non. Est-ce que on trouve normal que les holdings dans lesquels se cachent une série de biens qui sont des biens personnels, je pense à l'hôtel particulier, au jet, au yacht, enfin tous ces biens qui sont des biens somptuaires, est-ce que c'est normal que ces biens restent à l'abri de toute forme de fiscalité clashé dans des holdings ? La réponse est non.
Est-ce que c'est possible d'avoir des actions qui ne relèvent pas de sa propre entreprise mais qui sont des actions d' qui sont euh des investissements spécul inacceptable euh pour la droite euh et donc on retourne dans le mur. Pas du tout. Ce que je vous dis là c'est en partie ce que le gouvernement avait prévu de faire dans sa copie initiale les il avait pas prévu 8 milliards de surtaxi il avait prévu il avait prévu 4 milliards au départ l'assemblée avait fait voter 6.
Ensuite sur la taxe holding, elle était de 1 milliard. Après le Sénat, elle est passée à 200 millions. Quand vous avez le pacte du trail, là il y a quelque chose à faire aussi.
Et je vois que pour l'instant pas grand-chose a été. Donc votre message en fait ce soir, il est pas à Sébastien Lecnu, il est à Laurent Voquetier, à Gérard Larchet, à Bruno Rotaillot. Mais oui, il est d'abord à tous. sont plus importants que vous finalement aujourd'hui pour trouver un budget ou en tout cas c'est à eux de faire le plus gros effort mais c'est on fait tous un effort.
Vous croyez que ça me tort pas le ventre quand je dois me mettre en situation de laisser passer un budget qui n'est pas un budget socialiste, qui est un budget qui reste un budget macroniste, mais je souhaite qu'il y ait des compensations et pas seulement sur la partie fiscale parce que on pense toujours queon est taxophile. Moi, je ne suis pas à rêver de taxe la nuit. Je rêve simplement d'une chose, c'est que on puisse préserver les Français.
Comment est-ce qu'on fait que sur leur pouvoir d'achat, il y ait un peu de beurre dans les épinards ? Comment est-ce qu'on fait par exemple pour remonter ce qu'on appelle la prime d'activité ? Comment on fait pour que des millions de Français puissent avoir un pouvoir d'achat qui augmente les années, notamment les plus modestes ?
Comment est-ce qu'on fait pour que les plus jeunes, je pense par exemple à ces repas 1 € porté par ma collègue Fatia Kelloashi et qu'on puisse avoir des étudiants qui ne font plus la queue dans les soupes populaires mais que l'on voit aller simplement au CRU et payer 1 € pour pouvoir se nourrir correctement. Comment est-ce qu'on fait pour que la transition écologique ne soit pas la grande sacrifiée du moment alors que nous avons besoin par exemple de ma prime Rennove ? On peut pas avoir Mais ça c'est parce qu'il y a pas de budget qu' a plus de ma prime Renove.
Mais bien sûr et c'est la raison pour laquelle je veux un budget et c'est la raison pour laquelle je veux aussi que tout le monde comprenne que quand on parle de fiscalité, ça n'est pas simplement pour faire du mal à des gens qui sont très très riches, mais simplement pour faire en sorte que tous les autres vivent un peu mieux qu'ils ne vivent aujourd'hui. Et puis après, il y aura 2027 et à ce moment-là et bien chacun présentera ses options et si LR gagne, ils feront la politique qu'ils veulent. Pour l'instant, ils ont fait 5 % et donc à 5 %, on ne fait pas la politique du pays.
Pas fait beaucoup plus, mais nous avons été en tête de l'élection législative. Pardon de le rappeler, mais la présidentielle c'était moins que ça. Je reviens ou depuis la présidentielle, il y a eu des législatives, il y a même des européennes avant.
Je reviens simpement. Il y a il y a une échéance la semaine prochaine, deux motions de censure déposé l'une par le RN, l'autre par les insoumis sur le Mercosur malgré le nom de la France et de quatre autres pays au traité de libre échange avec ces pays d'Amérique latine. Est-ce que vous voterez l'une de ces motions ?
Ce que l'on peut reprocher à Emmanuel Macron, c'est d'avoir beaucoup varié sur la question. J'y viens, j'y viens. Et je dis simplement que ça c'est vrai.
Emmanuel Macron éit pour contre, pour contre, on a eu un peu le vertige mais à la fin il dit non. Et donc au moment où il dit non et où il le dit à l'ensemble des Européens où la France vote contre et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours où il faudra que tous les Français votent contre avec une nombre de parlementaires de tous les autres pays, ce serait absurde de dire que à ce moment-là nous censurons le gouvernement. Ni l'une ni l'autre, ni celle des insoumis ni celle du RN.
C'est très clair. C'est ce qui a déclenché l'agacement semble-t-il de Matignon et le fait que il demande au ministère de l'intérieur Laurent Nules de reconnaissez en fait de censure. Moi je vote censure quand je ne suis pas d'accord.
Quand je suis d'accord je censure pas. Ça rassurer Sébastien Le Cornus ce soir. Du coup on ne votera pas deux fois les 15 et 22 mars prochain.
En tout cas pas pour le Mercur. Pas pour le mercour. On est donc à 2 mois des élections municipales.
On connait vos relations comment dire assez fraîches avec Jean-Luc Mélenchon. Question très simple. Il y aura-t-il des alliances entre les deux tours, entre vos candidats et ceux de la France insoumise ?
Mais je crois que tout le monde a été très clair, les insoumis comme nous. Et donc cette question là m'est posée à chaque fois que je prends la parole et la réponse est aussi claire que celle qu'on a déjà apporté. Il n'y a aucune volonté de la part des insoumis de faire autre chose que d'essayer de faire tomber des maires socialistes ou des maires écologistes.
Aucune alliance, aucune demande de retrait, rien, aucun contact entre les deux tours. Mais et je pense que je pense par exemple à Marseille, est-ce que Sébastien de l'ogu cherchera à se maintenir au second tour au péril de voir l'extrême droite l'emporter ou est-ce qu'il considérera à ce moment-là qu'il vaut mieux que ce soit Benoît Paillon qui gère très bien cette ville de Marseille plutôt que l'extrême noite ? Et si c'était lui qui était en tête, si c'était Sébastien Deogu des insoumis en tête devant le maire sortant Benoît Paillant, vous feriez quoi ?
Ah mais moi j'ai un une religion qui est très claire, jamais l'extrême droite. Je vous pose la question dans une autre ville, Paris, le maintien de de la candidature de Sopia Chikirou, si elle parvient à dépasser les 10 % pourrait faire perdre la ville au Parti socialiste et à son candidat Emmanuel Grégoire. Vous ferez quoi dans ces cas-là ?
Vous lui lancerez un appel ou il se passera absolument rien ? Bien sûr que je lui demanderais de bien vouloir faire prendre sa responsabilité mais ce que je vois ce qu'elle a déjà dit publiquement dans une interview au Paris voulez pas qu'un socialiste soit maire de Paris mais ça vous empêchera pas vous le soir du premier tour d'appeler Sopia Chikirou pour lui demander de retirer sa liste mais bien sûr j'appellerai effectivement au fait que Paris la capitale de notre pays ne peut pas être dirigée dans une alliance dont on devine qu'elle pourrait avoir des contours assez flous puisque Sarah Nafo aujourd'hui explique dans tous les offres qu'elle fait avec journaliste et qu'on lit dans la presse et bien que elle fera tout pour que Paris bascule à droite puisque ce serait pour elle la meilleure façon de montrer que l'union de la droite et l'extrême droite permet de battre la gauche. Et dans ces cas-là, il faut aussi que tout le monde soit conséquent et que nous ayons une attitude qui permette de faire gagner la gauche.
Dernière question de stratégie politique entre guillemets. Si Sopia Chikiro était devant votre candidat Emmanuel Grégoire, il devrait se retirer. Oui, il devra se retirer.
Oui, bien sûr. pour permettre la victoire d'une liste LFI non pas face à l'extrême droite mais face à Rachid Adati mais ça me paraît pas exactement ce que vous avez dit il y a 2 minutes. Vous avez dit partout le RN peut l'emporter.
Rachid Adati elle est pas du tout au RN. Non, Rachiladati n'est pas au n mais vous me posez une question qui nous faisait d'école et donc vous vous me posez une question de savoir si par un miracle que personne n'imagine à Paris la FI était devant l'alliance des socialistes, des communistes, des écologistes de place publique. Bon c'est une vision de l'esprit la réalité.
La question vous la poserez Sopia Chikirou quand elle viendra vous voir. Ouais. On voit Olivier Fort l'insécurité est aujourd'hui la priorité des électeurs et des électrices pour les élections municipales.
Question qui concerne le quotidien des Français. Est-ce qu'il faut armer les policiers municipaux ? Je parle d'armes létales là où ils ne le sont pas.
Bah c'est la sociabilité des maires ça dépend beaucoup des communes. Ça dépend beaucoup de ce à quoi elles font. Il y a pas de ligne là-dessus au PS on a pas.
On sait pas s'il faut armer ou pas. Mais pas de ligne. Vous avez des maires dans ma propre circonscription, vous avez des communes socialistes où on a armé la police municipale et autres on ne l'a pas fait.
Mais ça correspond aussi aux typologies des villes, au dangers qui font auquel elles font face et c'est aussi simple que ça. Mais il y a pas d'hostilité absolue, il y a pas non plus de volonté d'armée quand c'est pas nécessaire. Il faut regarder les choses en fonction des dangers.
Vous n'êtes pas de la même situation quand vous êtes dans une ville où vous avez un narcotrafic qui est très important. Vous avez des règlements de compte avec parfois des règlements de compte sanglants et puis des villes où tout se passe très correctement. Donc je ne veux pas en faire une religion.
Annie Dalgot à Paris, la mère sortante de la capitale a longtemps été contre la police municipale. Elle a changé d'avis entre ces deux mandats. Finalement, il y a une police municipale non armée à Paris.
Elle est silencieuse dans cette campagne à Nidalgot alors qu'Emmanuel Gragouard s'est affiché aujourd'hui avec l'ancien maire Bertrand Deanoué qui a ravi la capitale à la droite il y a il y a un quart de siècle. Quand on regarde l'enquête du jour que publie BFM TV avec l'Institut élable Berger Levre, Emmanuel Grégoire, il est en tête 33 % des voix alors qu'il a fait l'alliance avec les écologistes et les communistes, mais le total de la gauche à Paris est à 44 %. 44 % à Paris.
Est-ce qu'il paye Emmanuel Grégoire les années Idalgo ? Écoutez, je crois que ce qui est très caractéristique d'Emmanuel Grégoire, c'est qu'il est à la fois loyal et donc il n'est pas là pour cracher sur le passé mais qu'il entend mettre la question s'adresser au premier secrétaire du PS. Oui, mais moi je vous réponds comme premier secrétaire, je vous réponds que il n pas là pour faire le procès.
Il a certainement des choses qui n'ont pas été complètement réussies. C'est une évidence mais personne ne réussit tout. Et je vois que Emmanuel Grégoire a la volonté de mettre en place euh de mettre en œuvre un nouvel nouvelle étape dans laquelle en réalité euh et bien il viendra corriger ce qui doit l'être et puis prolonger ce qui doit l'être aussi parce que dans cette ville malgré tout, il s'est passé beaucoup de choses.
C'est une ville qui a été euh un exemple pour beaucoup d'autres dans le monde. Quand vous regardez ce qui s'est passé sur la transition écologique, sur le logement, sur les services publics locaux et cetera, je trouve que les Parisiens auraient tort de considérer que se sont mal fait administrés pendant ces ces dernières années. Est-ce que vous demandez à Annie Dalg de se tenir à l'écart de la campagne parisienne ou est-ce que vous souhaitez au contraire qu'elle s'y implique ?
Non, mais dernière Dialgo fera ce qu'elle voudra. En fait, j'ai pas de consign à donner. Mais j'ai pas de consign à donner en fait.
Si elle considère à un moment que sa parole peut avoir un intérêt et si elle veut venir en soutien d'Emmanuel Grégoire, vous considérez que c'est le cas, qu'elle peut vous aider à gagner, à conserver la ville ? Mais je pense que toutes les paroles bienveillantes à l'égard de notre candidat seront les bienvenus. C'est un bon candidat enthousiasme débordant dans propos non plus.
Enfin, vous je sais pas, la question me paraît tellement curieuse en fait. C'est étonnant qu'une mère sortante qui dirige la ville depuis plus d'une décennie dise rien, ne fasse pas campagne, soit fâché avec le candidat de votre camp et que ça n'a pas l'air de vous émouvoir plus que ça. Il faut beaucoup plus pour m'émouvoir mais ce que je vois c'est qu'on a un candidat en campagne, une mère qui fait son travail jusqu'au terme de son mandat.
Mais vous avez de ces nouvelles à Nidalgo ou pas ? Ben comme vous. Ah bah je moi non mais vous peut-être. ben comme vous et je je la vis je la je l'écoute, je vois qu'elle continue à travailler et c'est bien qu'elle continue à faire son travail.
Elle a été élue pour la durée de son mandat et avoir un maire qui a la préoccupation de ses concitoyens jusqu'à la fin de son mandat, c'est plutôt une bonne chose. On devrait plutôt s'en inspirer. Olivier Fort, ce soir encore des dizaines de milliers, peut-être même des centaines de milliers d'Iraniens continuent de défier le pouvoir dans des dizaines de villes du pays.
Malgré la la répression, le mouvement s'est étendu ces derniers jours. Le pays est quasiment coupé du monde. Plus d'internet, presque plus de de communication.
Les ONG qui ont du mal à à récolter des chiffres parlent de dizaines, peut-être même de centaines de morts parmi les manifestants. Et les États-Unis par la voix de Donald Trump menace désormais d'intervenir militairement contre le régime des des MOLA. Si c'était le cas, est-ce que vous sout soutiendriez cette intervention américaine ?
Non, mais il faut enfin je sais pas si vous voulez qu'on parle de l'Iran ou de Trump, mais la réalité c'est que ça n'est pas par l'extérieur qu'on obtient des changements de régime. Et le plus mauvais service qu'on puisse rendre aujourd'hui aux Iraniens, c'est de laisser penser que ils sont instrumentalisés par des forces qui leur sont extérieures. Aujourd'hui, cette révolte puissante, elle est une révolte des Iraniens eux-mêmes et c'est eux qui se libéreront par leur propre moyens de ce régime.
Réprimé dans le sang. Effectivement et ce que nous pouvons faire de mieux aujourd'hui, c'est de ne pas laisser le silence finalement plonger ce mouvement, cette révolution dans l'ignorance, dans le dénier à parler d'elles et deux qui sont tellement courageux et qui doivent inspirer en fait l'admiration parce que ce peuple est un peuple admirable. Au-delà du fait de continuer d'en parler de ce comme vous dites susciter l'admiration pour ceux qui défilent le pouvoir aujourd'hui quand vous regardez la liste des des mouvements ces dernières années ces dernières décennies depuis la révolution de 79 qui ont été à chaque fois de la même manière réprimé et très souvent dans le sang une fois qu'on a dit ça il faut les soutenir il faut penser à eux j'essaie de regarder on laisse faire regardez notre histoire récente laisse faire mais c'est pas on laisse faire c'est regardez ce qui s'est passé les Américains sont intervenus en Afghanistan qu'est-ce que ça a Vous aviez aujourd'hui des talibans qui sont revenus plus forts que jamais et qui imposent des règles terribles aux femmes afghanes.
Ils sont intervenus en Irak. Vous croyez qu'en Irak on a changé grand-chose ? Vous croyez qu'en Libye ça se passe mieux ?
Vous croyez même que dans la bande saéenne ça se passe mieux aujourd'hui ? Donc rien ne serait peut-être qu'une intervention. Ça ne fonctionne jamais.
Ça ne fonctionne jamais effectivement. Et donc nous pouvons soutenir, nous pouvons aider certainement pas en intervenant de l'extérieur. Et euh euh je n'ai pas là à dire comment enfin tout ce que nous racontons sur les plateaux de télévision qui me permettrait de dire au régime iranien, ces gens qui se révoltent ne sont pas des Iraniens mais sont en réalité soutenus en sous-main par les par l'Europe, par les États-Unis, par je ne sais qui encore.
Tout cela ne les aide pas. Donc il faut les aider. Mais ça n'est pas à moi de dire à ce micro laquelle de quelle façon on le fait.
Quand vous voyez l'incroyable accélération de ces derniers jours Olivier Fort il y a 8 jours, Donald Trump faisait lancer une opération militaire contre le Venéa, faisait enlever le président du du Venézuela, Nicolas Madura. Depuis, il a réitéré ses menaces contre le Groenland par la force ou en l'achetant. Mais j'irai, c'est ce qu'il dit aujourd'hui, contre Cuba.
Désormais, qui peut l'arrêter ? Les Américains, les Américains, il y a des élections en novembre et ce que j'observe, c'est que toutes les élections intermédiaires jusqu'à présent, il les perd. Ce qui est souvent le cas des présidents aux États-Unis peut-être, mais enfin il les perd sévèrement et même même Danis à New York a été en réalité un coup de tonner dans le ciel américain parce que dans une ville extrêmement démocrate qui est pas représentative du reste des États-Unis.
Il n'y a pas eu que New York. Et ce que je vois c'est que même l'intervention au Venezuela, elle est soutenue par un/3 des Américains. À contrario, il y a 2/3 des Américains qui ne se reconnaissent pas là-dedans.
Et vous voyez bien que l'intervention au Venezuela, elle n'a aucun but humanitaire ou démocratique. C'est le régime Maduro ou plus exactement sa vice-présidente qui lui succède. Et la le seul intérêt de Trump dans cette affaire, c'est d'aller chercher le pétrole puisque les ressources vénézueliennes sont les plus importantes du monde.
Et donc c'est la seule chose qu'il cherche. Et euh ceux qui pensent que Donald Trump seraient un nouveau Zoro, celui qui permettrait de venir régler les problèmes du monde se trompe. En réalité, il a pris le monde comme un self service où il pense qu'il peut se servir partout comme il l'entend, mais au seul bénéfice de quelques industriels américains parce qu'au fond ce qu'il fait du business.
Et donc ben notre problème à nous c'est de ne pas retentrer dans cette logique deal. C'est la raison pour laquelle j'étais indigné quand le président de la République n'a pas osé dire dans un premier temps qu'il était totalement hostile qui condamnait l'intervention au Venezuela. Non pas qu'on soutienne Maduro qui est un horrible personnage mais euh simplement parce que en donnant le sentiment que euh on pouvait espérer en allant pas chercher le président des États-Unis, avoir le soutien des États-Unis sur l'Ukra qui est intervenu effectivement quelque ch dans une logique de deal.
Si vous rentrez dans une logique de deal avec Trump, si vous considérez que désormais en fait tout s'achète, tout se vend avec toute une affaire commerciale et cetera, alors vous entrez dans son propre récit et il n'y a plus de place pour les principes, plus de place pour la règle de droit, plus de place pour ce que nous avons nous-mêmes bâti depuis 80 ans, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Toute la gauche Olivier Fort a condamné l'attaque des États-Unis contre Nicolas Maduro mais pas forcément avec les mêmes mots sur ce plateau par exemple face à Pauline de de Malerbe Mathilde Panot la chef de fil des députés insoumis a refusé de le qualifier de dictateur. Est-ce que vous vous utilisez ce mot pour Nicolas Maduro ?
Bah c'est un autocrate tout le monde le sait. Il a été élu dans des conditions qui sont plus que flou pour ne pas dire que il a volé son élection. il il utilise les armes contre son propre peuple, la torture, on peut pas dire que ce soit un démocrate.
Et donc évidemment, il fait partie de ces autocrates, de ces gens qui sont dans des régimes qui sont totalement illibéraux et qui se maintiennent par la force. Est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon, vous réclamez sa libération immédiate par les États-Unis ? Mais euh oui, sa libération, ça me paraît évident que il ne peut pas rester dans les conditions actuelles.
Euh c'est a une forme de de déniis de droit, mais est-ce que il doit être replacé en droit où il était précédemment ? La réponse est non. Donc les États-Unis doivent le libérer, mais il doit pas retourner au Venezuela.
Mais je sais pas, à moins de dire, enfin je pense pas que le peuple vénézuezuélien attend Maduro avec les applaudissements et tout ce qui s'enit. Sans doute pas. Non, effectivement, sans doute pas.
C'est même certain que non. Donc, mais ce que je vois aussi, c'est que pour l'instant la transition démocratique, elle ne s'opère pas et que les États-Unis n'ont rien fait pour cela. peut-être instruit d'ailleurs par le précédent iraakien où ils avaient bien sûr pris le pouvoir, ils avaient mis à terre le régime basse, le parti basse, ils avaient mis à terre les institutions irakiennes et s'en est suivi des décennies de conflits.
Et donc certainement aujourd'hui, ils cherchent à ne pas ébranler un pouvoir mais en réalité donc la réalité c'est que le régime n'a pas changé. Un mot d'une vidéo qui a beaucoup circulé ces derniers jours. Olivier Fort aux États-Unis, Donald Trump a pris la défense euh du policier de l'Agence de l'immigration qui a tué une femme au volant de sa voiture à Minéapolis, la même ville où où euh où George Floy avait été tué il y a quelques années.
Ce weekend, des centaines de rassemblements ont eu lieu à travers euh le pays. Et le maire démocrate de Minnéapolis a publié une vidéo qui semble contredire la thèse d'une légitime défense de ce policier. Vous venez d'écrire à ce maire de Minéapolis pour lui dire quoi ?
D'abord pour lui dire que le monde entier regarde ce qui se passe et Donald Trump s'occupe de nous et bien nous on va s'occuper de lui aussi parce que c'est trop facile de venir dire aux Européens comment ils se comporter. Comment euh JID Vens son vice-président explique ce que nous devrions faire en Europe et nous regarder les États-Unis sans jamais coup férir. Et bien les Européens doivent avoir la l'audace la force aussi de condamner ce qui se passe chez Donald Trump. on va s'occuper de lui mais finalement ça veut dire que vous faites à Donald Trump ce qu'on lui reproche une forme d'ingérence permanente dans la vie politique européenne mais qu'il comprennent que nous aussi nous regardons et que quand il se quand il se plaît à dire que ici nous ne sommes pas un pays de liberté parce que c'est ce qu'ils disent fa avoir un culot assez certain pour le dire mais ils le disent et bien moi ce que je prétends c'est que aux États-Unis il y a aujourd'hui des gens qui se font descendre par une police à laquelle on donne tous les droits. et qui est paré de toutes les vertus.
J'ai vu les communiqués, les tweets de la Maison Blanche qui sont indignes. Il faut une enquête. Pensez que le fait que le premier secrétaire du Parti socialiste dise "On va s'occuper de Donald Trump" va le le faire trembler ou changer d'avis.
Non, je crois pas le faire trembler moi tout seul. Mais ce que je dis c'est que chacun a sa place. On doit à un moment dire Trump, il n'est pas le président du monde, il est le président des États-Unis, ce qui est déjà beaucoup trop, mais euh pour le reste qu'il s'occupe de ses affaires.
Et ces affaires pour l'instant, il les gère plutôt mal. Et donc à nous de lui dire que nous ne sommes pas prêts à accepter d'être vassalisé. Nous ne sommes pas le 51e état des États-Unis.
Un dernier mot, si vous le permettez, Olivier Fort. Marine Le Pen va être jugée en appel à partir de mardi. Si sa peine est confirmée, peine d'inéligibilité, elle ne pourra pas concourir à la prochaine élection présidentiel.
Qu'est-ce que vous lui souhaitez ? Ben, je ne lui souhaite rien. Je souhaite que la justice fasse son travail.
Je souhaite que la justice soit équitable, juste et je n'ai pas à commenter ce qu'elle a fait précédemment et ce qu'elle fera la semaine prochaine. Mais Marie Le Pen mise hor jeu, ce serait une bonne nouvelle pour vous. Mais ce serait ni une bonne une mauvaise nouvelle.
Ce que j'observe comme vous, c'est que que ce soit elle ou Jordan Bardella, euh ils sont pour l'instant très haut dans les sondages et que Bardella a remplacé enfin inextenso et et tout de suite euh Marine Le Pen dans l'esprit des gens qui veulent voter pour l'extrême droite. Donc au fond, ça ne changerait pas grand-chose d'un point de vue démocratique. Et par ailleurs, enfin je rappelle quand même que quand on détourne de l'argent et bien il est normal qu'on paye et que le parti qui pendant tant d'année a dit que ils étaient pour zéro clémence, qu'il fallait qu'il y ait en fait une tolérance zéro pour les délinquants devrait se l'appliquer à eux-mêmes plutôt que de faire la leçon à tous les autres parce que quand on pique 4 millions dans les caisses, forcément à un moment ça se voit.
Je rappelle qu'elle est dans l'attente de son procès en appelle présumé innocente puisque en instance donc à nouveau présumé innocente parce qu'elle a fait appel mais enfin il y a déjà une condamnation de première instance qui permet de dire ce soir que il y a des faits qui ont été confirmés par la justice qui le sont certainement en appel. Peut-être la seule chose qui pourrait changer, c'est que l'exécution prévale ne soit pas appliquée et qu'elle puisse concourir à l'élection présidentielle. Mais pour le reste, les 4 millions, forcément je pense que là le le la justice ne changera pas. ce les faits sont les faits et euh et c'est comme ça.
Olivier Faure