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Interviewyoutube.com· 21 juin 2025 3 minComplaisantPortrait personnelSécurité

"Dans mon entretien avec Gérald Darmanin, ce qui m'a frappé était son rapport quotidien à la mort"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur34 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Invité

C'est tout bête, mais Gérald Darmanin, il est plus jeune que moi. Il a l'âge de mon petit frère. Et donc, je me dis, bon, on va se calmer quand même. J'aurais pu croiser la cour de l'école. Tout ministre qu'il est. Voilà, je ne l'aurais même pas parlé.

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Présentateur

Vous racontez votre première interview éclair de Gérald Darmanin dans cet album, dans la voiture au retour d'un déplacement. Et c'est un moment très intéressant de l'ouvrage où vous découvrez qu'il s'y connaît, en BD aussi, que son père a fini bouquiniste, il a fini sa carrière en étant... Est-ce que finalement, ça a été une rencontre plus agréable que prévu ? Vous partiez peut-être avec des a priori sur un ministre jugé très à droite, très dur, très sévère, aux antipodes de ce que vous pensez, j'imagine. Et finalement, une rencontre agréable.

0:38
Invité

Agréable, je ne sais pas si... Ce n'est pas comme ça que je la qualifierais, mais intéressante. C'est pour ça que j'aime bien voir les gens en vrai. Parce que, comme vous le dites, il y a un a priori, on a forcément une image médiatique. Mais quand on les voit en vrai, c'est différent. Là, en plus, c'était lors d'un déplacement. Donc, on est en voiture. Et en voiture, les gens sont toujours beaucoup plus... Oui, parce qu'ils ne vous regardent pas dans les yeux. Ils sont pris par autre chose. Ils sont dans le voyage. Ils sont dans le voyage. Donc, ce n'est pas le même type de rapport. Et puis après, c'est tout bête, mais Gérald Darmanin, il est plus jeune que moi.

Il a l'âge de mon petit frère. Et donc, je me dis, bon, on va se calmer quand même. J'aurais pu croiser la cour de l'école. Tout ministre qu'il est. Voilà, je ne leur ai même pas parlé. Donc, essayer de casser l'espèce de distance qui est inhérente aux rapports, aux positions sociales et d'avoir une discussion la plus normale possible.

1:27
Présentateur

Et d'ailleurs, vous évoquez avec lui les horreurs qu'il voit et qu'il gère tous les jours, les rapports qu'on lui fait sur les morts chaque jour. Et on apprend qu'il dort au ministère et qu'on le réveille la nuit dès qu'il y a un problème grave. Et je crois que ça arrive en gros quand même deux fois par semaine. Ça vous a surpris ? Ce sont des choses qui vous ont aussi peut-être fait changer de regard ? Ce sont des choses qu'on ne sait pas forcément ?

1:47
Invité

Si on parle de cet entretien avec Gérald de Darmanin, moi, ce qui m'a frappé, c'est le rapport presque quotidien à la mort. Parce que quand on est au ministère de l'Intérieur, on est confronté à toutes sortes d'horreurs. Et le ministre n'y échappe pas. Et notamment, on l'appelle... Enfin non, il reçoit un texto deux à trois fois par jour pour l'informer d'un homicide. Parce qu'en moyenne, il y a deux à trois homicides par jour en France. Donc à chaque fois qu'il y a un homicide, il reçoit un texto. Donc déjà, rien que ça, on se dit, super journée. Et puis en effet, quand il y a un problème grave, on va directement le solliciter à sa chambre. On est sûr de pouvoir l'atteindre.

2:20
Présentateur

Oui, et il vous dit, j'ai un ou deux policiers qui meurent toutes les trois semaines. Je suis celui qui enterre le plus ses employés. Vous en déduisez qu'il faut quel type de qualité pour être à la tête d'un tel ministère ? Il faut se blinder ? Il faut s'endurcir ?

2:35
Invité

Oui, c'est ça. C'est une résilience très forte. Et puis en plus, ça ne s'arrête jamais. C'est ça, moi, ce qui m'a, surtout si on parle de l'album dans son ensemble, qui m'a beaucoup fatigué, et en même temps passionné, c'est que c'est tous les jours qu'il faut traiter toutes sortes de problèmes en permanence. Et souvent avec un sentiment d'urgence. Ce n'est pas des problèmes qu'on va anticiper forcément longtemps à l'avance. C'est beaucoup de réaction au drame du quotidien.