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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 15 juillet 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileEurope & international

Fonds Marianne : Le rapport qui "bombarde" Schiappa

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi revenir sur le rapport de la commission d'enquête sénatoriale aujourd'hui ?

  • 2:33RelanceRéponse partielle

    Tu y vas un peu fort, non, Tophil ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Et à la remise du rapport, les membres de la commission d'enquête ont remis une couche.

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Alors ce qui est un peu fou dans le choix tactique de Malin Schiappa...

  • 7:38OuverteRéponse directe

    Alors la réduction du temps laissé aux porteurs de projets pour candidater peut déjà laisser supposer...

  • 10:08OuverteRéponse directe

    Alors Théophile, un certain nombre d'associations ont été longuement évoquées dans le rapport...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29PrésentateurFait
    « Dans la réalité, ce fonds a plutôt servi une opération de com' de Malen Chiappa et lui a permis d'arroser des amis et des soutiens politiques d'Emmanuel Macron en fonds publics, sans contrôle réel. »
  • 1:59InvitéFait
    « Les rapporteurs le disent très clairement, ce fonds Marianne, c'est d'abord de la communication et un coût politique qui a dérivé un coût politique dont les initiateurs se servent éhontément d'un drame absolu pour se distinguer politiquement. »
  • 3:07InvitéFait
    « En lisant le rapport, vous constaterez qu'à toutes les étapes de ce projet, le manque de rigueur, l'opacité et, je le dis, la désinvolture ont conduit au fiasco. »
  • 3:28InvitéFait
    « Marlène Schiappa ne sort pas grandi de cette affaire car les membres de la commission d'enquête n'ont pas apprécié sa manière de vouloir à tout prix se dissocier de ce qui s'est passé au point où elle a donné l'impression, au moment où elle était auditionnée, d'être une simple commentatrice de ce qui s'est déroulé dans son propre cabinet. »
  • 6:07InvitéFait
    « La promesse qui avait été faite solennellement devant les Français, à la suite d'un événement tragique, n'a pas été tenue. »
  • 6:41InvitéFait
    « Le cahier des charges de l'appel à projet a été produit en moins d'une semaine. »
  • 7:13InvitéFait
    « Le cabinet n'a en fait souhaité laisser que 20 jours soit un délai manifestement largement insuffisant pour construire avec le sérieux qui convient les dossiers de candidature. »
  • 8:31InvitéFait
    « Dans la première formule, il est notamment question de lutter contre les contenus haineux à caractère antisémite ou relevant du racisme anti-musulman et plus largement, tout discours haineux et stigmatisant qui vise à fracturer et à diviser la société française. »
  • 8:35InvitéFait
    « Dans la version corrigée par l'équipe de Schiappa, ce point a disparu. »
  • 12:03InvitéChiffre
    « 401 tweets qui représentent en tout 123 000 impressions. »
  • 13:51InvitéFait
    « La ministre est intervenue pour revenir sur une décision du comité de sélection. »
  • 14:48InvitéFait
    « Une subvention de 20 000 euros à une association à la place de SOS Racisme relève tout simplement du fait du prince. »
  • 16:10InvitéChiffre
    « L'association n'avait en avril 2021 que quelques mois d'existence et qu'elle avait déjà bénéficié d'une subvention de 39 000 euros du FIPDR quelques semaines à peine après sa constitution. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Invité 222 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 316 %
  • Présentateur 28 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. C'est un sujet que nous avons beaucoup évoqué ici aux médias depuis plusieurs mois, le Fonds Marianne. Le fameux fonds créé par Malen Chiappa, alors ministre délégué chargé de la citoyenneté, à la suite de l'assassinat à caractère terroriste de Samuel Paty, professeur d'histoire géo à Conflans-Saint-Honorin. Un fonds censé appuyer des associations et des initiatives visant à contrer la radicalisation et à promouvoir la laïcité.

Dans la réalité, ce fonds a plutôt servi une opération de com' de Malen Chiappa et lui a permis d'arroser des amis et des soutiens politiques d'Emmanuel Macron en fonds publics, sans contrôle réel. C'est un peu ce qu'on se dit après avoir lu le rapport de la commission d'enquête sénatoriale sur le sujet. Une commission d'enquête née après de nombreuses révélations parues dans les médias sur ce qu'on peut considérer comme un véritable scandale qui, dans une république un peu plus exemplaire, aurait dû conduire immédiatement Malen Chiappa hors du gouvernement et peut-être devant les tribunaux.

Je reviens sur ce sujet avec mon camarade et collègue Théophile Kouamou qui a épluché le rapport final de la commission d'enquête sénatoriale. C'est le fonds de l'info. Salut Théophile !

1:20
Invité

Salut Nadia !

1:21
Présentateur

Alors cela fait quand même quelques jours que la commission d'enquête sénatoriale sur le fonds Marianne a rendu son rapport. Alors pourquoi revenir dessus aujourd'hui ?

1:29
Invité

Alors déjà parce que l'agenda de l'actualité a un peu noyé la sortie de ce rapport, pourtant très important. Le drame, Naël, les révoltes et les polémiques qui ont suivi étaient en effet omniprésents dans l'agenda médiatique. Et pourtant, ce rapport sénatorial, c'est un peu comme une autopsie, une description froide et minutieuse. Peut-être pas d'un crime, mais d'un grave assaut contre la République. Et aussi, c'est un dévoilement de l'incroyable sénisme de celles et ceux qui nous gouvernent.

Les rapporteurs le disent très clairement, ce fonds Marianne, c'est d'abord de la communication et un coût politique qui a dérivé un coût politique dont les initiateurs se servent éhontément d'un drame absolu pour se distinguer politiquement et pour, j'ose le dire, distribuer dans le flou artistique total de l'argent à leurs amis et à leur soutien politique, notamment pour casser du sucre sur le dos de leurs adversaires dans le cadre de projets financés par le fonds ou même en dehors de l'activisme tout simplement.

2:33
Présentateur

Tu y vas un peu fort, non, Tophil ?

2:35
Invité

Oui, Nadia, mais juste un peu plus fort que Jean-François Husson, rapporteur et sénateur LR de la Meurthe-et-Moselle qui n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. On l'écoute. Les conclusions que nous vous rendons sont le fruit d'un travail que je qualifierais d'une mission d'intérêt général et de contrôle de l'action du gouvernement dans le cadre le plus abouti d'une commission d'enquête. Ceci étant dit, et à cet instant, je n'irai pas par quatre chemins, en lisant le rapport, vous constaterez qu'à toutes les étapes de ce projet, le manque de rigueur, l'opacité et, je le dis, la désinvolture ont conduit au fiasco.

Marlène Schiappa ne sort pas grandi de cette affaire car les membres de la commission d'enquête n'ont pas apprécié sa manière de vouloir à tout prix se dissocier de ce qui s'est passé au point où elle a donné l'impression, au moment où elle était auditionnée, d'être une simple commentatrice de ce qui s'est déroulé dans son propre cabinet. On se souvient que la chaîne YouTube du journal Les Echos a réalisé un montage qui traduisait bien sa drôle de ligne de défense. Moi, je n'interviens pas personnellement. Je ne suis pas dans le comité de sélection. À aucun moment, ni le ministre ni le cabinet ne signe des chèques. Je ne suis pas une amie de M.

Sifawi et je n'ai pas, dans mes réponses, ni confirmé ni infirmé cette chronologie. Une ligne qui avait naturellement agacé le président de la commission d'enquête, le socialiste Claude Rénal. Dans votre propos introductif, il y a quelques moments que ce soit jusqu'à présent, vous n'avez mis en cause ou en jeu ou en discussion votre propre responsabilité. Pour l'instant, vous dites « c'est l'administration, c'est le cabinet ». Non, madame, quand le cabinet prend une position, elle est supposée être la position de la ministre.

4:29
Présentateur

Et à la remise du rapport, les membres de la commission d'enquête ont remis une couche.

4:34
Invité

Oui, Nadia, ils ont vraiment voulu insister sur la responsabilité politique centrale, fondamentale, incontournable de Marlène Schiappa. On regarde un petit magnéto issu de leur conférence de presse. Le flou, parce qu'il y en a eu, qui entourait les procédures, a permis finalement à l'ensemble des responsables, qu'ils soient politiques ou administratifs, de tenter d'éluder leurs responsabilités propres. Vous avez eu l'occasion de voir combien les contradictions étaient nombreuses entre les auditions des uns et des autres. Mais je veux rappeler qu'un ministre placé à la tête d'une administration est responsable de l'action de celle-ci.

A fortiori, lorsque les frontières entre l'action de chacun ne sont pas clairement établies et quand le cabinet est concerné, il revient au ministre d'assurer l'entière responsabilité politique des décisions prises, c'est la règle, mais c'est surtout la réalité des choses. Et si l'ancien directeur de cabinet de la ministre a par exemple indiqué que le cabinet a un rôle d'impulsion et de validation, mais pas d'instruction et d'exécution, vous l'avez compris et vous le savez, la réalité est en fait tout autre.

Dans le cadre du fonds Marianne, et je pense que vous l'avez vous-même constaté, les interventions du cabinet se sont multipliées, agissant donc sans que jamais il y ait un mandat complètement clair au nom de la ministre déléguée. La promesse qui avait été faite solennellement devant les Français, à la suite d'un événement tragique, n'a pas été tenue. Ce qui relève pleinement de la responsabilité politique de la ministre.

6:23
Présentateur

Alors ce qui est un peu fou dans le choix tactique de Malin Schiappa, c'est que les preuves de l'implication directe de sa garde rapprochée dans des processus visant dès le début à favoriser un certain nombre d'associations amies sont très nombreuses.

6:36
Invité

Oui Nadia, ce qui frappe, c'est d'abord la précipitation dans laquelle le fonds Marianne a été mis en place au pas de course par l'équipe de Malin Schiappa. Lors de la phase de lancement du fonds Marianne, tout d'abord, il y a un sentiment qui a prévalu, c'est un sentiment d'urgence qui a pris le pas sur toute autre considération. Si on regarde, le cahier des charges de l'appel à projet a été produit en moins d'une semaine. Le directeur de cabinet de la ministre est intervenu pour réduire considérablement, il l'a dit, les délais pour que les porteurs de projets déposent leurs demandes.

Initialement prévu sur 70 jours, le cabinet n'a en fait souhaité laisser que 20 jours soit un délai manifestement largement insuffisant pour construire avec le sérieux qui convient les dossiers de candidature. Et puis précisons qu'il a également réécrit en le simplifiant à l'extrême le cahier des charges.

7:38
Présentateur

Alors la réduction du temps laissé aux porteurs de projets pour candidater peut déjà laisser supposer qu'on tend à favoriser ceux qui sont dans la confidence avant l'officialisation de l'appel à projet.

7:50
Invité

Alors Nadia, si tu le permets, on reviendra dessus un peu plus tard. En tout cas, la réduction du cahier des charges, elle n'est absolument pas anodine. Le rapport de la commission d'enquête nous en apprend plus et on voit déjà la marque d'une certaine conception de la laïcité. À l'écran, on peut voir la formulation des objectifs assignés aux porteurs de projets tels que l'envisageait le secrétaire général, le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Dans la première formule, il est notamment question de lutter contre les contenus haineux à caractère antisémite ou relevant du racisme anti-musulman et plus largement, tout discours haineux et stigmatisant qui vise à fracturer et à diviser la société française. Dans la version corrigée par l'équipe de Schiappa, ce point a disparu. Autre point qui a disparu, la promotion de la connaissance de l'autre, l'engagement citoyen, la lutte contre les préjugés et les stéréotypes, le dialogue interreligieux, le respect de la liberté de conscience et de la liberté d'expression.

Ou encore, la célébration de la place de chacun au-delà des particularismes au sein d'une même communauté nationale qui transcende les appartenances à telle ou telle communauté particulière et qui rejette tout type de racisme et de haine. On parle notamment de la haine anti-LGBTQI. Ce qui reste au final, c'est la lutte contre la propagande séparatiste et la défense des valeurs républicaines. Tout ce qui relève de la concorde et de la lutte contre les stigmatisations a disparu. Marlène Schiappa tient son affaire et la composition du comité de sélection des projets éligibles au fond Marianne en témoigne.

Ensuite, il y a le sujet du comité de sélection dont nous avons relevé qu'il est uniquement composé de membres du secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, le SG-CIPDR, et des membres du cabinet de la ministre. L'ensemble des intervenants relève donc de sphères administratives très proches, avec des rapports à la fois hiérarchiques, administratifs et politiques entre les membres, puisque pour certains qui sont membres à ce moment-là du cabinet, ils étaient juste auparavant membres du CIPDR.

10:08
Présentateur

Alors Théophile, un certain nombre d'associations ont été longuement évoquées dans le rapport de la commission d'enquête. La première, celle qui a reçu le plus d'argent est l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire, présidée par le fameux Mohamed Sifawi, un journaliste aux travaux contestés, osons le dire, un escroc.

10:28
Invité

En tout cas, on peut considérer qu'il fait de l'escroquerie intellectuelle. Alors Nadia, celui qui raconte le mieux ce qui s'est passé, c'est le Claude Rénal, le président socialiste de la commission des finances du Sénat et ses propos viennent confirmer une démarche que l'on pourrait considérer quand même comme relevant, disons, du délit d'initié. D'abord, concernant l'USE-PPM, l'octroi d'une subvention à cette association a été envisagé bien en amont de la création et de l'annonce du fonds Marianne.

Le mail de Mme Schiappa concernant l'octroi d'une subvention de 300 000 euros à l'USE-PPM date d'ailleurs, vous le savez, du 6 avril 2021, soit la veille même de la décision de lancer le fonds Marianne et avant même, donc, le dépôt de tout dossier. De plus, M. Mohamed Sifawi a été reçu plusieurs fois par le cabinet de la ministre. Par la suite, les membres de son cabinet ont relancé au moins à deux reprises pour savoir si l'administration avait bien reçu le dossier. On peut dire que la candidature de l'USE-PPM a été en phase d'instruction fortement appuyée par le cabinet.

La commission d'enquête n'est pas tendre avec l'association de Mohamed Sifawi et la manière dont elle a utilisé le pactole qu'elle a reçu. Dans son rapport, elle parle d'un bilan insignifiant au regard de la subvention de fait. Le bilan de ses productions sur Twitter, un des principaux champs de bataille identifiés, fait pitcher. 401 tweets qui représentent en tout 123 000 impressions. En gros, le nombre d'impressions moyens d'un seul tweet de nos collègues J'Emile Chenler ou Nicolas Maillard qui sont des tweetos assez successifs l'on dira.

La commission évoque aussi de manière plus ou moins claire des soupçons d'emploi fictifs concernant Cyril Karounangaran qui demeure et je cite donc c'est le partenaire l'associé de Mohamed Sifawi qui demeure et je cite en dépit de demandes répétées de la mission dans l'incapacité d'attester de son activité sur le contenu du projet. Lors de la conférence de presse, le rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale a enfoncé le clou.

Les productions de l'USEPPM étaient très faibles très faibles au regard de la subvention reçue depuis le début des travaux de l'association précisons-le en septembre 2021 et sans même que le projet s'est progressivement arrêté entre janvier et mars 2022 et que le budget du projet était manifestement sous-exécuté ce qui n'a pourtant pas empêché le SGCIPDR de proposer en mars 2022 un avenant prolongeant la durée de la convention de plusieurs mois. Et je vous le dis, contrairement à ce qui nous avait été annoncé, nous n'avons reçu aucune preuve que l'USEPPM ait renvoyé l'avenant signé dans les délais impartis.

13:32
Présentateur

Alors l'association SOS Racisme a également candidaté au fond Marianne mais il faut croire qu'elle ne faisait pas partie des pressentis.

13:40
Invité

Oui Nadia et les membres de la commission d'enquête racontent une exclusion qui relève du fait du prince voire, c'est mon point de vue, des représailles à caractère politique. Dans le cas de SOS Racisme, la ministre est intervenue pour revenir sur une décision du comité de sélection. Contrairement à ce qu'elle a pu dire devant notre commission d'enquête, il n'y avait pas de liste complémentaire à valider et la sélection des projets était arrêtée dans les documents établis après le comité de sélection du 21 mai. Un mail daté du 1er juin indique que la décision d'exclure cette association a bien été prise lors d'une réunion avec la ministre.

En outre, alors que Mme Schiappa nous a indiqué que le projet de SOS Racisme avait été écarté au motif qui ne se déroulait pas intégralement en ligne, le projet qui lui a été substitué ne comportait pour sa part que des actions de terrain. Il s'agit pour le moins d'explications confuses. Enfin, la décision par la ministre et son cabinet d'attribuer sans que cela ne soit proposé par l'administration. Une subvention de 20 000 euros à une association à la place de SOS Racisme relève tout simplement du fait du prince. Si la mission ne remet pas en cause le rôle de validation évidemment dont dispose un ministre, celui-ci doit intervenir dans un cadre précis.

L'attribution des subventions dans le cadre du fonds Marianne a ainsi témoigné d'un mélange des genres qui n'est en aucun cas acceptable. Une autre association qui semble avoir été favorisée c'est l'association Reconstruire le commun. C'est une toute nouvelle association qui n'a encore aucune sorte de référence et qui a la fâcheuse manie d'attaquer les adversaires politiques d'Emmanuel Macron alors qu'elle est subventionnée là pour combattre le séparatisme.

Concernant l'association Reconstruire le commun s'il y a eu des dérives de l'association elle-même nous considérons que l'administration et le cabinet de la ministre auraient dû être en mesure d'apprécier réellement la capacité à faire et les orientations de l'association. Le versement de but en blanc de centaines de milliers d'euros à des nouveaux entrants qui n'offrent aucune garantie n'est assurément pas une méthode à privilégier. Je vous rappelle que l'association n'avait en avril 2021 que quelques mois d'existence et qu'elle avait déjà bénéficié d'une subvention de 39 000 euros du FIPDR quelques semaines à peine après sa constitution.

16:16
Présentateur

Mais pourquoi les bonnes faits du financement public ont à ce point couvert de cadeaux cette association dès le berceau ?

16:23
Invité

Nadia, il faut regarder la chaîne YouTube de cette association dénommée comme un pour comprendre que c'est son zèle contre les adversaires politiques d'Emmanuel Macron qui est ainsi rémunéré sur fonds publics. Écoute ce qui peut s'y dire par exemple sur Sandrine Rousseau.

16:38
Présentateur

Après moi, je vous avais prévenu en 2007, je vous ai dit vous acceptez une Ségolène royale maintenant, dans 10 ans vous allez avoir des meufs encore plus chiantes qu'elles, donc encore plus casse-couilles, absolument, donc je suis absolument, moi je vous aurais prévenu, moi je vous aurais vraiment prévenu. Donc on a une sorte d'hybride encore une fois entre Ségolène royale et tu te rappelles de Shirley Dino chez Patrick Sébastien ? Tu vois un peu cette meuf ? Je n'ai aucune des références qu'il cite. On a le même âge en plus, c'est terrible. C'est son côté un peu enfant comme ça qui me fume un peu, c'est une sorte de encore une fois une Chantal Goya sous champignon. Je l'ai.

Tu l'as celle-là ? Je l'ai celle-là. Elle essaye de te vendre des CD de Barbapapa, elle essaye de te faire croire que le nucléaire c'est caca-boudin, tout ça, c'est un peu bizarre. C'est absolument charmant et tellement féministe.

17:21
Invité

N'est-ce pas ? Sur cette chaîne YouTube, on tire également, comme c'est étonnant, sur Jean-Luc Mélenchon.

17:27
Présentateur

Il a eu quelques remarques et quelques réflexions qui m'ont un peu dégoûté du personnage, mais ce n'est pas vraiment ça. Mais ce n'est pas vraiment lui qui me fait peur, entre guillemets. C'est les gens qui noyautent autour de lui, c'est les décolonialistes, c'est le parti des indigènes de la République, c'est toute cette sphère-là un peu qui est vraiment pour le coup extrémiste et qui est très dangereuse et non content de... Ils ne s'en distinguent pas en fait. Et limite, ils vont reprendre leur thèse

17:57
Invité

par subtil passage. Et Anne Hidalgo, elle aussi, en prend pour son grade dans des propos qui fleurbont le sexisme et le mauvais goût.

18:07
Présentateur

Elle a eu des ambitions présidentielles et je ne dirais pas qu'elle y pensait tous les matins en se rasant parce que je ne veux pas perpétuer ce honteux stéréotype sur les femmes espagnoles. Donc non, la réalité, elle a rattrapé plus vite qu'une trottinette électrique dans un couloir de bus, 2%. Bam ! À peine empanachée avec le même arrière-goût de pisse. Du coup, c'est terrible. Donc, mère de Paris, ce n'est pas forcément un souvenir impérissable, mais en tant que mère de son fils, parce que ça, c'était pas mal aussi, je ne sais pas si vous avez vu. Oui, j'ai vu. Son fils a dit à la télé qu'il ne voterait pas pour elle. C'était dur. C'était très très dur.

Donc, mère de Paris, pas ouf, mère de son fils, pas ouf non plus. C'est un problème.

18:43
Invité

Mais qu'est-ce qu'on se marre, dis donc ? Très clairement, dans le cas de cette chaîne YouTube, on est en face d'un média militant, même s'il ne le dit pas, financé sur fonds publics, en pleine allée électorale, pour filipender les adversaires d'un président de la République sortant.

19:00
Présentateur

Effectivement, c'est très grave et espérons qu'il y aura des suites à la révélation du contenu du rapport de cette commission d'enquête sénatoriale. Mais justement, quelles sont les recommandations de cette commission d'enquête ?

19:11
Invité

Rien que de très banal, la commission préconise de définir un délai de droit commun de deux mois pour les réponses aux appels à projets nationaux ou de conditionner l'octroi de subventions à plus de 23 000 euros, qui est le seuil réglementaire à partir duquel une convention attributive est obligatoire à la présentation d'un premier bilan annuel d'activité ou alors d'interdire toute interférence du cabinet du ministre dans l'instruction des dossiers. Bref, des recommandations de bon sens et de bonne gestion qui ne devraient même pas être faites dans une république normale.

Cela dit, le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour détournement de fonds publics par négligence, abus de confiance et prise illégale d'intérêt. Le feuilleton du fonds Marianne connaîtra donc une nouvelle saison, une saison judiciaire.

19:58
Présentateur

Merci Théophile pour ce décryptage et merci à vous de nous avoir suivis comme à chaque fin de saison. Nous réduisons quelque peu la voilure avec notamment la mise en pause de nos directs mais l'actualité ne s'arrête pas et nous continuons à vous fournir dans ces moments importants nos reportages, enquêtes, entretiens, plateaux d'analyse, de débats et de décryptages et ce, au quotidien. Vous le savez, l'intégrité de notre projet éditorial unique dans le PAF dépend toujours de votre soutien et de vos dons. Si nous voulons survivre à l'été et être prêts pour le grand virage de la saison 7, il nous faut mobiliser au moins 100 000 euros de dons. Déjà 62 900 euros ont été récoltés.

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