Thème : Sortie de Christophe Gomart
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
Comment qualifiez-vous le décalage entre les déclarations du général Gomard et la réalité de la reconquête du territoire au Burkina Faso ?
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Quelles sont les véritables intentions politiques et géopolitiques d'une telle sortie médiatique ?
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Quels exemples flagrants montrent que le Burkina Faso n'est pas occupé à plus de 60% par les terroristes ?
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Le gouvernement burkinabè a convoqué l'ambassadeur de l'UE : rupture définitive ou recadrage diplomatique ?
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Le Burkina Faso doit-il craindre une agression ou une déstabilisation extérieure planifiée ?
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Quelle mesure concrète la transition doit-elle prendre pour protéger la souveraineté nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15AnimateurFait
« le général français Christophe Gomar affirme que plus de la moitié du territoire du Burkina Faso est occupé par les terroristes »
- 3:00InvitéChiffre
« Nous étions à 72 %. Aujourd'hui, si un bilan est fait nettement, on sera au-dessus des 72 % »
- 5:00InvitéFait
« Le gouvernement bkinabé a convoqué donc l'ambassadeur de l'Union européenne pour exprimer son dégoût face donc à l'ingérence des zé députés »
- 7:00InvitéPromesse
« Le Burkina Faso a décidé de s'assumer pleinement et c'est le Burkina Fasso se donne les moyens de sa propre protection et donc de sa sécurité »
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« il faut peut-être à la limite dénoncer certains accords qui nous lient avec l'Union européenne s'il le faut »
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Sortie de Christophe Gomard, ingérance occidentale et mensonge médiatique face à la réalité au Burkina Faso, la riposte diplomatique. Chérif Poulibali, c'est pour ce sujet que nous vous recevons ce matin. Bonjour et bienvenue.
Bonjour Panda. Bonjour Piska. Alors, je le disais, le général français Christophe Gomar affirme que plus de la moitié du territoire du Burkina Faso est occupé par les terroristes en tant que journaliste.
Comment qualifiez-vous le décalage entre les déclarations et la réalité de la réconquête du territoire Kinafasso ? Euh comme le disait le président Ahmed Seekou Touré, le premier président de la Guinée Conakri secteur secteur d'attaque. Vous savez quand on regarde euh l'alchimie un peu des événements, tout ce qui est foumenté contre le Brookin Faso, contre les pays de l'AUS, on ne peut pas être surpris de ce rapport.
On demande à au général Christophe Gomard qui est un général de l'armée française de faire un rapport sur les blocages en terme d'investissement dans les industries de l'armement sur le continent africain. Dientre à quel niveau le Burkina Faso s'invite dans ce rapport ? on n'arrive pas vraiment à faire la corrélation, c'est très compliqué et sans doute ça cela nous amène à beaucoup plus de réflexion sur la nature même donc de de cette sortie médiatique du général Gomar.
On vous demande de faire un rapport sur les questions d'investissement dans l'armement dans l'armée dans l'armement donc européen. Vous sortez, vous demandez, vous dites que le Burkina Faso, le Burkina Faso à ce que je sache ne fait pas partie de l'Union européenne. C'est encore une sorte de cabale qui ne dit pas son nom et qui reflète la nature, la pourriture qu'il y a au niveau donc des institutions européennes.
D'accord. Alors, au-delà donc d'un simple constat erroné, quelles sont selon vous les véritables intentions politiques et surtout géopolitique donc d'une telle sortie médiatique ? La France ne dém.
La France a été chassée donc d'Israël. Ça a commencé par le Mali, le Burkina, le Niger et ça la pelule passe très mal du côté de Paris et toutes les solutions que les Français ont essayé d'imaginer pour apporter une réponse qualitative à à cette humiliation n'ont pas marché. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ?
Il faut donc orchestrer ce qu'on peut appeler toutes sortes d'imaginations, que ça soit par exemple des attaques ciblé, que ça soit des sorties médiatiques pour dénaturer un peu dénaturer la dynamique en cours dans les pays du Sahel. Je pense que la France est derrière. C'est un général français qui a été appelé pour un travail bien précis qui concerne l'Union européenne.
Il a choisi délibérément de parler du Burkina Faso. Malheureusement, ce qui l'avance, c'est très grave parce qu'en réalité, ce sont des contre vérités. Vous ne pouvez pas vous asseoir à Bruxelles, le siège donc de l'Union européenne pour faire un rapport sur un pays qui se bat, qui se construit malgré donc les adversités.
Quelque part, il y a une très mauvaise volonté qui s'affiche et ça nous amène donc à croire que la France a des soucis donc par rapport à l'équation burkinabelle. Alors, vous avez parlé d'un pays qui se construit. Le premier ministre Burkina Faso en décembre face donc aux députés avait annoncé le niveau de reconquête hein du territoire national.
Nous étions à 72 %. Aujourd'hui, si un bilan est fait nettement, on sera au-dessus des 72 % et cela n'est pas seulement euh une question de chiffres, c'est accompagné de projets concrets. La construction donc d'établissements sur plusieurs euh régions dans plusieurs provinces.
Il y a également les projets sanitaires, on l'a vu le weekend dernier avec des inaugurations en pagaille. Aujourd'hui, on se demande quels sont les autres exemples flagrants que vous pouvez citer en tant que journaliste qui montre de bout en bout que le Burkina Faso aujourd'hui n'est pas occupé à plus de 60 % par les terroristes. Les Bknabés sont au travail.
Je pense que c'est une image qu'il faut il faut donner au reste du monde. Hm hm. Parce que pour une personne qui ne connaît pas très bien euh la situation que traverse le pays du Sahel, si vous venez au Burkina Faso, vous tournez à Wagadougu, vous tournez par exemple, vous partez à Kodouu, vous partez à Dédou, vous partez à Gawa, vous prenez la route de Gawa, il y a aucun contrôle policier, vous roulez de Wagadou jusqu'à Gawa, nous avons fait cette ce trajet la nuit.
Je me souviens que vous avez parcouru quand même la plupart des régions du Bina jusqu'à Dori pour faire face au cours nous avons fait quand même le tour du Burkina Fas et nous avons vu les bkinabés qui étaient à l'ouvrage quelque part il faut il faut féliciter ces forces de défense et de sécurité qui sécurisent le pays. On peut pas vraiment venir balayer ça du revers de la main, venir nous planter [raclement de gorge] une telle appréciation, un tel commentaire sur un pays qui se bat avec ses moyens, qui se bat avec ses hommes, qui se bat avec ses populations pour sortir de l'ornière. L'Union européenne n'a jamais été au bon chevé du Burkina Faso.
C'est une organisation, nous savons comment ça ça fonctionne. On essaie de vous donner par la main droite pour récupérer par la main gauche. Je pense que du reste quand on regarde à la sortie du gouvernement burkinabé, c'est vrai que le ministre des affaires étrangères a été on ne peut plus diplomatique dans cette sortie mais je pense que il faut aller au-delà.
Quand on parle de Christophe Gomard lui-même, il a été l'un des l'une des personnes qui ont dirigé [raclement de gorge] donc l'opération Servale du côté du Mari et sa mission première était donc de capturer euh IG Agali. Il a échoué. Qu'est-ce qu'on peut dire de cela ?
Absolum. Mais en fait quand on échoue, c'est-à-dire que c'est l'hôpital qui se moque de la charité. c'estàdire on on on est dans une mission, on échoue la mission, on part s'asseoir maintenant à Bruxelles, on dit qu'on est député européen et on fait donc une sortie médiatique sur un pays qui se bat, qui se construit malgré les adversités.
Je sais pas tellement trop qu'est-ce que le monsieur recherche mais ça se comprend. La France aujourd'hui est aux abois. Les Français aujourd'hui n'ont plus donc des solutions palpables en terme donc de stratégie pour reconquer les reconquel. il faut passer par ces ces ces genre d'initiative.
On demande un rapport sur les questions donc de financement des industries donc de l'armement en Europe et on profite donc Christophe vient s'arrêter pour parler donc du Burkina Faso euh du président du Faso. Quelque part on se pose la question quel est le rapport ? D'accord.
D'accord. Alors, monsieur Koulibali, vous l'avez tantôt évoqué et on en a parlé aussi ce matin dans les grandes actues. Le gouvernement bkinabé a convoqué donc l'ambassadeur de l'Union européenne pour exprimer son dégoût face donc à l'ingérence des zé députés.
Est-ce le signal d'une rupture définitive donc ou d'un recadrage nécessaire des règles du jeu diplomatique ? Il faut donc il faut mettre toutes les options sur la table parce que quelque part on peut plus continuer à nous faire marcher là-dessus. Si on peut donc utiliser donc le terme on peut plus continuer dans cette dynamique assez néfaste.
Le Burkina Faso a tropi. Tous les jours pratiquement. C'est Amnestie International, c'est Human Watch qui qui fait des rapport c'est un député qui sort très mal inspiré des des personnes qui ont des problèmes vraiment des problèmes de personnalité qui sortent qui racontent n'importe quoi pour sur le pays des hommes intègres.
On peut plus continuer comme ça. C'est vrai que la partie diplomatique a été gérée par le ministre des affaires étrangères, mais il faut que la dynamique se poursuit et se renforce pour faire comprendre à l'Union européenne, pour faire comprendre à la communauté internationale que le Burkina Faso a décidé de s'assumer pleinement par rapport donc à notre vision, par rapport à notre trajectoire. Je pense que il faut l'assumer pleinement et il faut comprendre que ce pays a totalement tourné la page de du néocolonialisme, de l'impérialisme et cetera et cetera.
Donc on peut plus continuer comme ça. Le gouvernement burkinabé a fait ce qu'on peut appeler donc le diplomatiquement correct en convoquant l'ambassadeur donc de l'Union européenne pour se faire entendre. Mais la dynamique doit se poursuivre pour donner une réplique nécessaire et une réplique frontale à cette sortie donc du général Christophe Gomard.
Alors vous parlez de la sortie de Christophe Gomard. dans cette sortie-là, il appelle l'Union européenne à intervenir dans dans le Sahel, traçant donc un parallèle inquiétant avec le scénario euh libyen que nous avons tous connu. Le Burkina Faso doit-il craindre donc une agression ou une déstabilisation extérieure planifiée ?
Mais l'Union européenne était là à ce que sachent ils étaient au Mali. Qu'est-ce que l'Union européenne a apporté ? Christophe Gomar du reste était en train de il pilotait pratiquement l'opération Servale et qui avait été nué entre-temps en opération Takuba.
Takuba c'est pratiquement une force multidimensionnelle européenne qui était basée au Mali et qui intervenait dans le Sahel. Mais attendez, si vous avez été dans ce pays, vous n'avez pas apporté une solution une solution radicale, une solution en tout cas appréciable, les populations ont compris que en fait le jeu est double donc il faut chasser ces ces ces oiseaux de mauvaise augur. Vous ne pouvez pas revenir pour nous dire encore voilà il faut que l'Union européenne intervienne.
Est-ce que nos nations doivent craindre une intervention ? De toute façon, nous nous sommes nous sommes sur le qui viv. Le Burkina Faso a décidé de s'assumer pleinement et c'est le Burkina Fasso se donne les moyens de sa propre protection et donc de sa sécurité.
Hm hm. De toute façon, les déclarations, tous les jours, on en vait à travers le monde sur certains plateaux et cetera, mais je pense que la dynamique développé, la dynamique impulsée par le président Du Faso ici au Burkina Faso, les burkinabés adhèrent pleinement et je pense que ce peuple-là ne va pas accepter d'être sous le jour donc d'une puissance quelconque, que ça soit une puissance européenne, une puissance occidentale. Je pense que c'est pleinement assumé.
Il faut que les Européens le comprennent pour dire. D'accord. Alors très rapidement, face à ces menaces à peine voilées d'interventionnisme, quelle mesure concrète euh les la transition aujourd'hui au Burkina Faso doit prendre donc pour vraiment protéger la souveraineté nationale ?
Comme je l'ai dit, c'estàdire que le politiquement, le diplomatiquement correct a été déjà géré par le ministère des affaires étrangères, n'est-ce pas ? Le ministre donc des affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de l'Union européenne pour en tout cas donner bien sûr ça ça ça çaàd que la version officielle de cette désapprobation donc du Burkina Faso. Mais il faut poursuivre, il faut poursuivre.
Il faut peut-être à la limite dénoncer certains accords qui nous lient avec l'Union européenne s'il le faut. Parce que vous il vous il vous souviendra que quand on a dénoncé certains accords avec la France, les gens ont dit le Burkina Faso a 2 3 mois pour pouvoir donc tomber. C'est un pays failli.
C'est un tout le monde, tous les épithètes ont été employés pour qualifier donc une telle une telle situation. Mais le Burkina Faso continue de vivre. C'est pas en coupant vraiment les ponts avec l'Union européenne ou bien en dénonçant certains accords avec l'Union européenne que le Burkina Faso va vraiment va tomber.
C'est pas c'est pas vrai. La dynamique populaire déjà enclenchée par la révolution progressiste populaire est en marche. Donc il appartient au peuple bkinabé de s'assumer pleinement.
Qu'est-ce que nous voulons ? avec qui donc nous devons marcher, avec quel partenaire donc nous devons construire le Burkina Faso et cetera dans le respect, l'honnêteté et surtout dans ce qu'on peut appeler donc le partage donc des visions, des valeurs et cetera et cetera. Donc je pense que la dynamique déjà enclenchée est à saluer.
Le Burkina Faso est dans la RPP et la RPP c'est donner des moyens pour garantir à ce peuple burkinabé non seulement la sécurité, le développement mais ce qu'on peut appeler donc l'avenir radieux. Alors les populations burkinabais soutiennent massivement donc le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Quel signal fort donc et pacifique ce peuple souverain doit-il envoyer donc aujourd'hui pour exprimer son indignation donc face à donc aux attaques médiatiques que le pays connaît ?
Vous savez, il y a eu plusieurs rapports des rapports euh très très sales de Amnestie International de Human Right Watch et cetera. Il y a eu tellement de choses qui ont été racontées sur le Burkina Faso, ça n'a pas fait bouger les choses. Les campagnes, les ardeurs qui viennent, les clameurs plutôt qui viennent des campagnes aujourd'hui, des clameurs positifs qui accompagnent la dynamique de développement et de souverainetés impulsé par donc le président Du Fasso.
Ça ça étonne le monde entier. C'est-à-dire que toute la machination, l'alchimie donc des des des contrevérités développé pour salir le Burkina Faso, cette alchimie donc n'a pas marché. Qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?
Il faut passer par des petits canaux et cetera pour donner une certaine lecture par rapport à la dynamique au Burkina Faso. Quand vous vous écoutez ce général en disgrâce Christophe Gomard, on se poserait vraiment la question de quel pays il parle. Je ne sais pas s'il parle de Burkina Faso ou pas.
Donc la dynamique est là. Nous restons très vigilants par rapport à notre marche. Nous restons très vigilants par rapport à notre révolution.
Je pense que le choix est assumé et le Brookila Faso doit continuer sa marche radieuse. Si les Européens ne sont pas contents, je pense que l'Europe a trop de problèmes. L'Europe a trop de problèmes.
Je pense que l'Europe ferait mieux donc de s'occuper de ces problèmes. Ça c'est un. Deuxièmement, euh les questions donc d'instabilité à travers le monde, nous savons quels sont les pays qui ont été à la base de ces différentes instabilités là.
L'Afrique doit s'assumer pleinement à travers donc des pays comme le Burkina Faso. Merci beaucoup Chérif Koulibali. C'est ici qu'on va s'arrêter pour la partie entretien.
Merci d'être venu répondre donc à toutes nos questions. La suite de cette émission ce sera la pensée africaine du jour. [musique] La pensée africaine du jour est une citation de chinois HB né en 1930 et décédé en 2013 et considéré comme le père de la littérature africaine moderne.
Il dit ceci, je cite "Un homme qui crée des ennuis aux autres s'encré aussi à lui-même." Fin de citation. Marquons donc un point final à ce 2è numéro de Prime Time Abdoukarim Banda.
Oui, on diraci à nos fidèles téléspectateurs, mais on leur dira également que l'actualité continue sur les antennes de la télévision panafricaine C 360 et d'ailleurs tout à l'heure à partir de 10h Simon Wissou va les retrouver donc pour une émission spéciale sur nos antennes. Ce sera sur la page Facebook, sur la page YouTube, ce sera également sur la TNT. Merci Banda, merci Prisc.
Merci à toute l'équipe technique. Merci à vous, fidèles téléspectateurs de nous avoir suivi. L'actualité continue chez nous.
D'ici là, portez-vous bien et n'oubliez pas, chaque matin est une nouvelle chance. Au revoir. [musique]
Christophe Gomart