Face aux empires : comment défendre l’Europe ? - #CamPuS2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. On est vraiment confus parce que on vous devine dans la salle mais on vous voit pas vraiment. Mais apparemment, c'est comme ça quand on est sur la scène. Euh il m'incombe de vous dire que le timing est finalement plus serré qu'on ne je le dis en préambule qu'on l'imaginait et que donc nous devrons libérer la salle d'ici dans 1 heure à peu près. Donc messieurs dames, à vous l'esprit de synthèse.
En tout cas, moi je suis très heureuse de vous retrouver et de pouvoir animer cet atelier, de vous accueillir les uns les autres et de vous accueillir vous chers camarades et chers amis ici dans cette salle une à Blois pour cet atelier autour des empires, la défense de l'Europe et notre avenir en tout cas le contexte actuel et et les projections.
le titre de de du de l'atelier parle de lui-même he empirères comment défendre l'Europe moi j'ai dit face à Trump Poutine si jing ping comment défendre l'Europe en gros j'ai un peu résumé un certain nombre de choses sur le contexte d'une défense de l'Europe qui nous a paru longtemps lointaine désincarnée voire inexistante vous le direz sans doute les uns les autres mais qui aujourd'hui ben la question de la déf défense, je pense qu'elle est aussi plus que jamais au cœur de la question européenne et que c'est devenu très concret cette fois-ci depuis maintenant quelques mois voir quelques années puisque elle touche à l'interrogation que nous avons et les actions que nous menons sur la notre capacité à être au niveau, à enfin prendre notre destin en main, j'oserais dire, et à apporter une réponse concrète pour protéger les citoyens européens, pour protéger pour produire, pour construire cette Europe.
Alors, on aura toujours le débat sur la défense de l'Europe, l'Europe de la défense qui est le débat historique mais qui aujourd'hui a pris a pris une une un virage très concret, je dirais, et on y est et je dirais même qu'on est au pied du mur. Pour cela, j'ai le plaisir d'accueillir sur cette table ronde. On va commencer par Hélène, Conoué Mour, sénatrice. Merci chère Hélène, sénatrice des français de l'étranger, spécialiste des questions de défense qui est ancienne secrétaire nationale de la défense. Nous sommes très très en en lien depuis de nombreuses années et très en phase. À ma gauche, François Calfond, député européen. Merci cher François d'être là.
Nous avons aussi des liens que nous devons renforcer encore entre les parlementaires nationaux et les parlementaires européens parce que ben notre combat il est commun.
J'accueille également Axel Nicolas avec qui qui n'est pas un inconnu pour nous bien sûr qui est cirecteur de l'observatoire de la défense de la fondation Jean Jorè et qui par ailleurs dans sa vie professionnelle travaille chez Airbus ce qui est est aussi je cite Airbus parce que bah quand on parle de d'Européens évidemment Airbus tu nous en diras sans doute quelques mots et puis Paul Vau ou vau vau Paul Vorer euh qui est spécialiste des enjeux géopolitiques stratégiques et des évolutions technologiques dans le domaine du spatial qui est un domaine majeur y compris pour la défense nationale et qui est chercheur à l'IFRI si mes informations sont bonnes.
Voilà, le décor est planté, nos intervenants sont là et je vais peut-être passer sans plus attendre parce que ce qui serait quand même bien, c'est qu'on puisse avoir un petit échange aussi. Donc comme on nous a raccourci le temps, euh je je vais commencer euh euh peut-être par toi François si tu veux bien euh pour t'interroger sur l'Union européenne puisque on est c'est le thème de principal de cet atelier. Et puis est-ce que selon toi le monde a changé ? Oui, l'Europe a changé. Oui, sûrement. Tu vas nous le dire. Et comment est-ce que cette Europe prépare son réarmement et puis sa capacité à faire face ?
Alors, d'abord, j'ai grand plaisir à ce plateau puisqu'on travaille déjà ensemble, pas suffisamment tous les deux au Parlement, mais toutes celles et ceux qui sont à cette tribune, on travaille déjà beaucoup ensemble puisque je suis rapporteur sur la mobilité militaire qui est un élément de réponse concret à à la question duarmement européen et sur la loi spatiale européenne qui n'est pas censé que s'occuper de défense, mais c'est l'éléphant dans la pièce de la de de l'espace, c'est la militarisation de l'espace. Et je vais vous faire une confidence parce qu'on est tout à fait entre nous. tout seilitarisme, il faut prendre ce qui se passe devant nous réellement au sérieux. Voilà.
Et la première chose que j'ai à dire dans une assemblée de socialistes, j'ai souhaité avec chacune et chacun d'entre vous cette table ronde, même si elle est raccourcie, c'est qu'un parti qui prétend, comme nous le prétends, et j'espère qu'on va y arriver, arriver aux responsabilités dans 8 mois maintenant, doit se saisir des questions de défense avec le plus grand sérieux que ces questions recouvrent. Je prendrai une image simple parce qu'on pourrait en prendre tous les jours pour ceux qui suivent l'actualité géopolitique.
C'est un avion américain de type alors ça si c'était un un avion Airbus, ce serait un A400M qui on se croirait dans un film d'espionnage he les amis hein qui atterrit à Moscou et que vient dire le patron de la CIA aux autorités russes ? N'attaquez pas un pays de l'OTAN. Voilà où nous en sommes hein et c'est une réalité, une image forte que nous devons avoir. Donc voilà pourquoi il y a ce débat aujourd'hui. Donc faisons-nous et et je me souviens d'autres périodes hein quand Jean-Pierre Chevemmo était ministre de la défense quand nous sommes revenus aux responsabilités. Un parti qui exerce le pouvoir, c'est un parti qui a des réponses au sujet du régalien.
Souvenons-nous des attaques terroristes contre la France avec François Hollande, Bernard Casneu qui ont une réponse à niveau. Et bien nous la question qui nous est posé c'est la paix ou la guerre et nous y sommes déjà. C'est ça mon point de départ et je vais être le plus synthétique possible pour avoir le débat mais les plus anciens il y en a beaucoup aux Parti socialistes, j'en fais partie, se souviennent d'un monde avant la chute du mur en 1989 où il y avait ce qu'on appelait l'équilibre de la terreur, la guerre froide. Et bien sachez-le, nous sommes déjà en guerre. Je vais pas faire mon Macron, hein, pas d'en phase.
Nous sommes dans un continuum de guerre et le continuum de guerre, c'est à chaque instant euh d'entre nous, nous avons affaire à une élection présidentielle devant nous. Nous avons les ingérences de tout pays, de toute puissance puisque nous sommes passés de l'air des bisounours à l'heure des prédateurs qui vont essayer de peser sur une élection présidentielle. Les attaques, j'ai pas les chiffres sous les yeux, faudrait que je lise mon papier, donc faut que je regarde mes lunettes et mon papier. Mais les dans la guerre informationnelle, les attaques sont quotidiennes et les cyberattaques sont quotidiennes dans l'ensemble des champs qui constituent finalement la logistique d'un pays.
Moi, je suis en charge au Parlement européen, entre autres choses, des transports. Sachez que tous les systèmes de transport sont attaqués, tous les systèmes de signalisation sont attaqués. Et pourquoi ils le sont ? C'est pas simplement par plaisir de bloquer des trains, ils le sont pour tester notre capacité de résilience en cas de guerre. Voilà ce qui se passe exactement en ce moment. Alors, vous pourriez dire c'est un fantasme. Je donne une un deuxième exemple. Il y avait des drones navales de la Grande-Bretagne, des drones navales militaires et les donc on n'est pas dans l'Union européenne mais ces drones navales militaires.
Donc à priori les composants sont sécurisés et bien les anglais se sont aperçus que les drones navales étaient il fournissaient du renseignement de l'image était regardé depuis la Chine puisque les composants chinois qui composaient faisaient qu'il y avait des plus 5G à l'intérieur et que tout ça partait directement en Chine. Voilà la réalité. Alors réponse à la question posée. Ça ça donne ça fixe un un tableau relativement anxiogène. Et sur la garde des étoiles, je donne toujours un ce petit exemple. J'ai eu accès, on est tout à fait entre nous, hein. Donc personne ne le répétera. J'ai eu accès à des images classifiées, n'est-ce pas, euh de satellites euh militaire, français, souverain.
Euh le satellite se fait une génération sur lui-même. Il y a une caméra et juste derrière lui, il y a un satellite chinois. Alors et actuellement en France parce qu'on n'est pas non plus les plus naïfs, on se pose la question d'avoir des bras articulés sur les satellites pour éteindre entre guillemets les satellites d'autres nations. Donc j'ai parlé de la guerre informationnelle, j'ai parlé de la cyberguerre, j'ai parlé très rapidement et il y a un spécialiste à ma gauche, ils en parlera beaucoup mieux que moi, euh de la guerre des étoiles. Ça existe, tout ça existe, tout ça est le quotidien euh alors qu'aucune balle n'est tirée ici.
Mais la y compris la guerre informationnelle peut faire des morts. C'estàd que peut faire des morts dans et déjà. Et alors les rapidement les trois quatre étapes, bah la première étape c'est la guerre. Il y a eu le Donbas avant et cetera, mais le game changer comme on dit, c'est l'agression par la Russie d'Ukraine hein qui est une étape de prise de conscience.
Et la deuxième étape avec les plans d'aide de l'OTAN mais aussi de l'Europe qui ont été votés des pays qui bloquent ces aides hein la Hongrie de monsieur Orban bloquer les plans d'aion européenne à l'Ukraine et la deuxième étape qui est qui est sans doute la plus tragique que j'ai vécu dans les 2 ans de mandat qui sont les miens c'est ce que j'appelle la crise du bureau oval vous souvenez c'est l'humiliation par Trump de Zelenski et l'abandon finalement par les États-Unis du théâtre européen dans une logique isolationniste et dans la crise à la crise Il y a eu le Groenland qui est une étape encore plus dingue hein.
C'est-à-dire l'idée qu'un pays de l'Union européenne puisse être agressé, il y a pas d'autres mots, par les États-Unis. Alors ça s'est dénoué mais là les Européens se sont aperçus d'une chose absolument terrifiante. C'estàd que s'il y avait eu cette guerre et et le début d'un conflit armé entre le Groenland, la Danemark et les États-Unis, ce qui a semblé fantasmagorique, mais enfin c'était presque une mini crise de la baie des cochons pour les plus anciens. et bien les F35 danois n'auraient pas pu décoller.
Voilà, parce que les plans de vol sont transmis directement et tous les pays qui achètent et il y en a beaucoup des F35 américains euh sont finalement euh soumis aux autorisations de vol du Pentagone. Alors vous allez dire que c'est du fantasme. Je pour les plus anciens la guerre des folklin en bon français dans le texte. Les argentins avaient des super étendards d'assaut et des missiles encore très très à la mode en ce moment les exoc et il a fallu pour que la Grande-Bretagne gagne que le gouvernement de Pierre Morois, n'est-ce pas à l'époque transmette les codes sources des missiles exocè et c'est comme ça que les Anglais alors il y a pas que cette raisonlà ont gagné la guerre.
Donc la question de la souveraineté en matière de défense est tout à fait clé. Et donc madame Vleyen, suite à toutes ces crises, c'était un peu avant, a pris un plan de 800 milliards d'euros, c'est considérable, 150 milliards d'a 650 milliards d'autorisation de déficit qui s'appelle RAR IU et qui permet le réarmement tout simplement de l'Europe. Et je peux vous dire que quand on discute avec des baltes, des Lituaniens, des Suédois, c'est très concret le réarmement.
Sur les 150 milliards d'autorisations de dépenses, la Pologne a déjà consommé 45 % de ces autorisations de dépenses de ces prêts bonifié par l'Union européenne et 17 pays sur 27 ont déjà sollicité le plan RARU de l'Union européenne. Donc voilà un peu le tableau très anxiogène. Je l'ai dressé à grand trait à la hache à la Serpe. Derrière, il y a la France et il y a une question qui se pose parce que la France est un nain sur le plan économique et de sa crédibilité du fait de ses déficits budgétaire constant mais elle est aller voir le film de Gaulle, tout est raconté, elle est une exception en Europe sur le plan de la souveraineté.
La France est le seul pays à pouvoir fournir des systèmes d'armes, des avions, des bombes, des missiles longue portées qui sont totalement souverains et qui ne seront pas éteints à distance, d'où la nécessité d'embrasser ces sujets de défense, même s'ils sont pas très agréables. Et le travail qu'on a qui est un travail extrêmement difficile, je salue la l'arrivée de de Raphaël Luxman, je vous parle pas de la primaire.
C'est le travail que nous avons pour forcer quand l'Union européenne finance des systèmes d'armes, d'écoutes, d'électronique embarqué pour forcer que les systèmes soient M in Europe pour les raisons que je vous ai évoqué tout à l'heure, c'estàd le contrôle par des états tiers hostiles de notre technologie. Et nous avons obtenu grâce à EDIP une loi européenne qui est 65 %. Vous allez me dire c'est pas énorme mais c'est un bon début de composants européens dans les systèmes d'armes qui seront payés par l'Europe et évidemment nous nous poussons à une souveraineté et nous sommes respectés pour ça en France.
Alors, je peux vous dire que derrière la guerre, il y a aussi l'avant-guerre, donc le continuum dans laquelle de guerre dans laquelle nous sommes qui nous Laurent Fabius avait dit il faut engranger les le les avantages de la paix de la la fin de la guerre froide. Et bien, nous sommes revenus à un système de guerre qui est bien plus pervers, bien plus continuel que la guerre froide.
Et je pense que les socialistes euh doivent embrasser ces sujets-là avec en ayant au cœur la défense parce que vous allez me dire "Vous m'avez angoissé, monsieur Calfond, tu m'as angoissé." la défense de nos valeurs qui sont les valeurs des droits de l'homme, qui sont les valeurs européennes, qui sont les valeurs y compris socialistes et cela passe par la souveraineté française. C'est la question, il n'est pas de partager notre dissuasion nucléaire à tout bout de champ et avec n'importe qui.
Et cela passe par la souveraineté européenne, les programmes européens pour se mettre à distance, ben tout simplement l'hostilité russe, d'un impérialisme américain isolationniste et pourquoi pas les ingérences étrangères d'ingéréance d'autres pays. On a vu que l'occasion des élections municipales, il y a aussi des plus petits pays qui sont a priori des alliés mais qui font de la guerre informationnelle. Je pense par exemple à Israël euh qu' a euh eu des actions, ça c'est objectif, qu'il y a eu des actions aussi de déstabilisation de notre propre système électoral. Voilà, j'en ai fini. J'ai peut-être été long, je suis enthousiaste mais on a campé un tableau euh Ouais, non, ça va.
Je pense c'est pas honteux et ça ça lance bien la discussion. Exactement. Merci d'ailleurs et merci à nos collègues députés européens du travail qui est fait notamment sur EDIP parce que ça a été un combat et sur le reste. Merci aussi de rappeler la guerre informationnelle. Et moi, j'ai commis un rapport à l'Assemblée nationale sur ce là, l'influence et la manipulation d'information.
Tu as raison François de le rappeler, de dire que euh nous sommes au-dessous du seuil conventionnel de la guerre classique, hein, du seuil classique de la guerre conventionnelle et que ben le combat il est déjà là de rappeler aussi cette ambivalence qu'il y a à être souverain et la France est souveraine et et merci de rappeler aussi qui et ce que l'on dit d'ailleurs hein que ben les composants c'est important et voilà, il y a des choses très importantes. Tu parlais de nos amis polonais, ils sont très très moteurs et pour cause évidemment ils nous attendent beaucoup mais voilà c'est toujours la difficulté. On voit bien que tout seul, même si on est souverain, on n'est pas grand-chose.
Comment on arrive, je me tourne vers toi Axel, puisque euh le président de la République actuelle a porté le scaf comme emblème de la coopération européenne. On voit qu'avec l'annonce de la fin du scaf, ben on se retrouve un peu même si peu prou he chacun avait son pronostic sur ce ce dispositif. Vous savez le scaf c'est pas que un avion hein, c'est un système de système. Mais il y avait aussi un avion, des drones et cetera et cetera. Tu nous en parleras peut-être. Mais euh est-ce qu'il faut y voir le signe d'une remise en cause de la coopération euh européenne dans le domaine de la défense, même si on a EDIP, même si on a on a safe, même si on a d'autres choses ?
Euh et toi qui travailles chez Airbus, qui est quand même un exemple de coopération industrielle européenne, est-ce que tu peux comment tu tu vois l'avenir de cette coopération et est-ce que ça passe nécessairement par la création de grands champions industriels européens ou pas ? Hop, j'ai piqué un micro. Bonjour à tous les camarades et merci beaucoup pour votre présence aujourd'hui. Alors, pour revenir sur le scaf, j'ai j'ai je préstructuré mon propos en trois points et j'essaierai d'être court. Donc, je vais mettre un chrono afin de de me mettre la pression. La la premier point, c'est un peu revenir sur la raison de la fin du programme SCAF.
Euh le SCAF, c'est système de combat aérien euh du futur. Euh c'était un programme qui était franco-allemand initialement et qui a été ouvert à l'Espagne par la suite et qui a démarré en 2017 et euh qui a pris fin euh cette année puisque notamment la France et l'Allemagne ont constaté des désaccords. Il y a il y a deux raisons structurelles si on prend peut-être un peu du recul qui peuvent expliquer la fin de ce programme. Le le premier point c'est l'évolution à la fois du de la France et de l'Allemagne.
l'évolution de l'Allemagne parce que euh disons que le le déclenchement du conflit entre la Russie et l'Ukraine en 2022 a vraiment secoué énormément de choses euh pour l'Allemagne qui a vu toutes ces certitudes s'effondrer. Euh notamment une augmentation du prix du gaz, euh une alliance avec les États-Unis qui était un peu qui était un peu secouée et puis aussi la concurrence avec la Chine qui fait que son industrie ne va pas très bien. Et donc l'Allemagne constatçons que il y a désormais des défis de sécurité à l'est et que son industrie ne va pas très bien.
essayer d'investir très fortement dans l'industrie de défense et aujourd'hui le budget allemand de la défense, il est le double du budget de la défense française, ce qui n'était pas le cas finalement en 2017 quand le programme a été enclenché ce qui amène les rapports de force en tout cas la situation à être un peu rebattue et puis du côté français d'Assu en 2017 était pas aussi à l'aise sur son carnet de commande à l'export tandis qu'en 2026 ils étaient beaucoup plus à l'aise.
Donc ce sont deux raisons parmi d'autres qui peuvent expliquer que le programme SCAF a a pris fin et par ailleurs, on peut aussi Scaf, c'est un programme qui était très qui était très rigide, structuré en différents piliers avec un pilier drone, un pilier moteur, un pilier avion donc qui était un programme finalement de temps de paix et peut-être que la guerre étant arrivée, il faut aller un peu plus vite et donc il faille s'offrir de de la souplesse. Voilà pour les raisons de la de la mort du scave si on prend un peu de de recul. Mais je pense qu'il faut pas surestimer le symbole qui était le programme SCAF dans le sens où il ne résume pas l'ensemble des coopérations européenne.
D'autre part parce qu'il y a d'autres coopérations franco-allemandes qui existent Airbus, Arian des programmes qui sont actuellement en cours comme des missiles longue portée. Donc le SCAF ne résumait pas la coopération franco-allemande. Par ailleurs, il faut aussi oublier peut-être que comme on est en France, on a un peu tendance à être francocentré, mais il y a d'autres coopérations en Europe qui se font parfois sans la France, que ce soit des coopération sur le matériel, mais aussi des coopérations entre des États, des choses qui sont opérationnelles. Donc tout ne passe pas paris.
Je sais que c'est un peu perturbant quand on est français, mais il y a beaucoup de choses qui se passent hors de Paris et entre des États européens. Et par ailleurs, donc il y a pas également, il n'y a pas que l'industrie. Il peut y avoir des coopérations qui existent dans d'autres secteurs, notamment des choses très opérationnelles. Je veux prendre deux exemples qui concernent la France.
Le premier, ben c'est la dissuasion avancée que le président de la République, dissuasion nucléaire avancé que le président de la République a a annoncé en février à BR et qui a amené la France à notamment proposer à des États européens et bien de les mettre d'une certaine façon sous le parapluie nucléaire français. En échant, ces États participent parfois à des exercices avec la France.
Ça aussi c'est des coopérations européennes et un autre exemple c'est ce que la France fait avec la Belgique et le Luxembourg autour du programme capacité motorisée où aujourd'hui la France, la Belgique et le Luxembourg dans le domaine terrestre ont exactement les mêmes véhicules, la même doctrine, s'entraînent ensemble et donc ça aussi c'est de la défense européenne en acte. Donc je sais que le SCAF et d'autres programmes franco-allemands ont concentré énormément d'attention mais en fait il y a beaucoup de défense européenne qui se fait un peu comme monsieur Jourdin chez Molière où parfois on fait de la défense européenne sans le savoir. Et donc c'est vraiment important à noter.
Et pour la suite et je terminerai je terminerai là-dessus en en 30 secondes, c'est que l'année prochaine il y aura un nouveau président de la République et peut-être un nouveau livre blanc nouvelle stratégie française à rédiger. Ça sera important de le faire dans un dialogue avec nos partenaires.
Aujourd'hui, la France a tendance à rédiger ça à Paris dans un coin avec des fonctionnaires et c'est important qu'on le fasse de façon ouverte au niveau français avec les parlementaires mais aussi en dialogue avec nos partenaires européens pour qu'on les prenne en compte de notre stratégie et puis au-delà de la stratégie à rédiger, ça sera important aussi que la France s'adapte et on peut remarquer que entre 2017 où le président de la République avait fait le discours de la Sorbonne qui avait annoncé une ambition européenne et ben le ministère des armées a mis plusieurs années au sein de la direction générale de l'armement pour créer une direction chargée des affaires européenne.
Donc on voit que parfois entre la parole et les actes, il y a eu un petit yatus et donc il y a encore des choses sur lesquelles on peut progresser à la fois sur la rédaction de la stratégie mais aussi en acte pour l'adaptation des structures au sein du ministère des armées. Oui, merci merci Axel de nous rappeler cette création récente au sein de la DGA de la direction européenne que nous appelions nombreux de nos vœux. C'est vrai que les parlementaires travaillent avec nos homologues européens au sein de certain nombre d'assemblées parlementaires. D'ailleurs, toi tu sièges Hélène au sein de l'OTAN et euh si mes souvenirs sont bons aussi. Bon bref, tu y as en tout cas.
Euh et euh Hélène, je me tourne vers toi parce que bien sûr on est sur on parle d'Europe, l'Europe c'est l'Europe des nations aussi euh face au retour du du du d'un conflit de haute intensité sur le territoire national hein avec enfin sur le territoire européen, pardon, pas national encore. Euh même si certaines annonces, notamment par le chef d'état-major des armées euh ont été faites. En tout cas, ce ne sont pas des annonces, ce sont des ce sont des mises en garde plutôt, je je dirais et on pourra en parler. Il faut se préparer. Comment est-ce que notre nation, comment la nation française se prépare à cette résilience ?
Comment on prépare la résilience de la nation au sein et en lien avec nos alliés européens ? D'ailleurs, bah merci Marie pour cette question et je voudrais vous remercier même si on ne vous voit pas, on vous devine mais vous êtes nombreux alors qu'il y a je crois en parallèle un certain nombre d'autres sessions aussi importantes mais vous avez choisi celle-ci et remercier très sincèrement François Calfond et son équipe qui a pris l'initiative l'année dernière en effet déjà d'organiser une table ronde où on nous avait prédit qu'il n'y aurait personne dans la salle et la salle était bien remplie.
Ce qui montre que aux Parti socialistes, en effet, on s'occupe et on s'intéresse aux questions géopolitiques de défense. et François a eu raison à la fois de rappeler que c'est une question régalienne et donc quand on aspire à être au pouvoir et bien il faut l'assumer et a été aussi très clair dans cette atmosphère anxiogène dans laquelle je baigne moi-même depuis quelques années puisque j'ai choisi de me spécialiser en effet sur les questions de de défense d'ailleurs qui nous avait qui m'a amené plusieurs fois à débattre avec Axel et vous dire que ce que le chef d'état-major des armées a dit devant les maires était vrai. Je pense que ce n'était pas à lui de porter ce message.
Ça c'est une autre chose. C'était un message politique et que quand un gradé en uniforme le fait bien évidemment l'impact est tout à fait différent. Mais enfin ce qu'il dit doit être très prise au sérieux comme tous les rappels qu'a fait François tout à l'heure. Je crois que les signaux sont assez clair. Alors on peut regarder ailleurs, on peut faire preuve de naïveté mais à un moment il faut que nous nous réveillons et que nous disions que en effet il faut nous préparer. Je pense que nouses avons un rôle tout particulier à jouer dans la défense de la paix et la guerre et bien peut être dissuadée.
Nous devons travailler à la dissuasion et je parle pas simplement des dissuasions nucléaires mais une dissuasion globale où en effet un pays est crédible quand il envoie comme signal à celui qui a l'intention de l'attaquer que s'il le faisait et bien ça serait une très mauvaise nouvelle pour lui-même parce que il ne gagnerait pas la guerre. Donc je crois que nous devons nous lancer dans dansfin en tout cas dans avoir cette image là et et travailler à cela. Et donc la question de la résilience est tout à fait centrale à cela.
C'est un terme qui est devenu un peu à la mode, que l'on entend vocabulaire de plus en plus depuis le déclenchement en effet de la guerre en Ukraine parce que nous avions tous pensé ou compté sur le fait et bien que les Ukrainiens en effet s'écraseraient assez facilement et rapidement. Et bien ça n'a pas été le cas. Et 4 ans plus tard, ce peuple se défend toujours. Et s'il se défend et si la Russie et moi je suis de plus en plus convaincu que la Russie ne gagnera jamais cette guerre.
Donc il y aura un traité de paix à un moment et c'est pour ça qu'il y a une intensification aujourd'hui des combats parce que les deux pays vont arriver à un moment à une négociation qui va faire que et bien quand ils arrivent à la table de la négociation, il va être le plus fort possible pour pouvoir négocier au mieux pour leur pays respectifs avec un Poutine qui devra quand même un président Poutine pardon qui devra un moment quand même justifier auprès de son peuple que un million et demi de ces jeunes jeunes sont morts dans un dans des combats qui et bien n'avaient pas lieu d'être peut-être sauf si en effet il peut prouver que c'était pour le bien de la Russie qui a agrandi son territoire ou je ne sais pas ce qu'il peut vendre dans sa propagande et des Ukrainiens bien sûr qui veulent demeurer libre de et plutôt dans un état démocratique que tomber sous le jou régime poutinien.
Donc ce peuple ukrainien en fait nous a donné euh des leçons que nous devons tirer sur moi je dirais un un triptique qui doit marcher pour la résilience. Triptique avec trois piliers. Le premier est en politique, le deuxième est en al je sais pas, je dirais moral, c'est peut-être pas le bon terme d'ailleurs, peut-être un terme un peu mieux mais et le troisème capacitaire. premier politique, ce pays résiste parce que il y a un leader qui a su s'imposer, qui donne des objectifs très clair de défense et qui a su unir le pays. Et là, on arrive au moral, c'est-à-dire le réarmement moral d'une population.
Les Ukrainiens sont indépendants depuis 35 ans et je crois que l'attaque de la Russie a fait que ce peuple aujourd'hui c'est que voilà il constitue une nation, la nation ukrainienne. De même que les menaces qui sont autour de nous fait que d'un seul coup l'Europe sait s'unir. Nous avons des pays qui échangent aujourd'hui des informations qui se disent qu'en effet nous pouvons nous défendre ensemble mais qui n'auraient jamais imaginé cela il y a 5 ans. Donc en fait ce qui se passe aujourd'hui c'est que nous avons un peuple qui s'est uni, qui résiste à tous les niveaux.
C'est la première fois que des femmes s'impliquent en première ligne, en tout cas sur le continent européen puisque les curdes le font mais dans une culture d'égalité entre les hommes et les femmes que nous n'avons toujours pas même si nous avons des lois qui sont censées faire que nous sommes à parité. Enfin bon bref, je l'ai dit mais nous avons aujourd'hui un peuple ukrainien qui est totalement au service de la défense de son pays. Euh dans les familles, il fabrique des drones dans les garages, dans les cuisines. Toute la population est impliquée et ça c'est la résilience de la population. Donc ça c'est le deuxè et le troisème bien évidemment capacitaire.
aura pas échappé que et bien en effet le président ukrainien et le peuple ukrainien a besoin de matériel bien évidemment pour se défendre. Ce qui dans un premier temps parce que nous avons été très lent à la réaction en pensant que de toute façon c'était fini pour eux euh et bien on fait preuve d'une créativité d'une imagination incroyable et on fait finalement basculer cette guerre qui a débuté comme une guerre très traditionnelle, très conventionnelle avec un front. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a autant de morts parce que les Russes sont dans cette guerre conventionnelle où ils envoient des vagues de d'hommes et d'équipements qui se font tuer.
D'où le chiffre absolument affreux que je vous ai donné il y a quelques instants. Euh mais les Ukrainiens en retour ne sont pas dans cette logique de perdre leurs hommes et ils n'avaient pas de matériel. Donc, ils ont créé des drones en particulier, des robots et ils ils ont fait basculer finalement cette guerre qui était une guerre conventionnel dans une guerre à la fois du 20e siècle, enfin 19e, même 20e siècle et du 21e. Et donc aujourd'hui, nous sommes en effet dans une guerre tout à fait atypique où nous avons une population et bien qui résiste et qui va continuer à résister parce que ils ont en eux cette volonté de le faire.
Alors comment et là je finis avec ça comment nous qui ne sommes pas en guerre même si nous avons au sein de la Macronie malheureusement cette propension à utiliser un vocabulaire tout à fait impropre, moi j'ai fait adopter au Sénat ce qui est quand même assez remarquable parce que je suis quand même dans l'opposition de l'opposition à l'opposition enfin bon c'est compliqué des amendements pour changer le vocabulaire du texte de l'actualisation de la loi de programmation militaire pour faire changer le terme économie de guerre parce que nous ne sommes pas dans une économie de guerre à 2 % du PIB. On en est très loin quand la Russie est à 30 %. OK. Pour effort de de défense et ça suffisait.
euh le terme de mobilisation des jeunes. Enfin, on n'est pas dans une mobilisation aujourd'hui de la population française. Et donc à force de crier au loup, on sait ce qui se passe hein. Quand le loup arrive, plus personne n'écoute. Donc je crois que nous avons enfin nous jouons ce rôle à la fois d'apaisement, de défendre la paix et d'être en phase aussi avec une population qui a besoin d'être alertée sans être effrayé. Et c'est vrai que on ne va pas créer une psychose, mais en même temps ceux qui savent et j'en fais partie, François et et Marie parce que là en fait vous avez c'est assez extraordinaire quand même trois parlementaires hein.
Vous avez deux experts, mais vous avez trois parlementaires assemblée nationale, Sénat et Parlement européen, ce qui est assez atypique parce que c'est vrai que nous ne travaillons pas suffisamment ensemble et nous devrions le faire un peu plus mais de plus en plus cela et peut-être c'est à cause de la situation politique aujourd'hui, nous sommes forcés à le faire de plus en plus et de partager nos nos informations. Donc aujourd'hui, on vous le dit sans voilà sans créer de comme je dis de de psychose, mais je crois qu'il faut absolument prendre en compte ce qui se passe, informer, donc là vous êtes informé, vous informz et surtout essayer de déchiffrer ce qui vous est donné chaque jour.
Nous sommes bombardés d'information sans fake news. Oui. Sans fake news aussi parce qu'il y en a aussi, il faut savoir faire le tri et c'est pour ça qu'il vaut mieux connaître la vérité pour pouvoir faire le tri aussi. Merci Hélène. Oui, moi je suis très très sensible à cette a été dit par plusieurs d'entre vous hein, nos adversaires. Vous savez que nous sommes le deuxième pays le plus ciblé après l'Ukraine sur les attaques informationnelles. Donc nos adversaires n'ont qu'une chose, c'est saper le moral des Français. Leur seul objectif est de voir comment nous sommes ou pas capables de réagir et si nous sommes prêts à cette guerre du 21e siècle.
Alors en parlant de guerre du 20e siècle, on va passer dans la 4e dimension. Paul euh en Oui, voilà. Prenez un micro. Euh en mars 2025, vous avez publié une étude sur le modèle spatial européen sur construit sur trois piliers qui sont historiques. Vous allez nous sûrement nous nous le rappeler, la science, la coopération, le commerce. Et vous avez déploré dans cette étude le l'absence ou l'annonce suffisamment suffisante prise en compte de du pilier défense.
Donc, est-ce que vous pouvez aujourd'hui nous dire si la prise de conscience que l'on voit dont on parle, est-ce que c'est juste une prise de conscience littéraire, romantique, je dirais, ou si effectivement au-delà de la rhthorique, il y a un bilan assez positif de ces évolutions et est-ce que on a des des des chances de pouvoir se projeter dans ce domaineel ? Écoutez, merci beaucoup pour votre question madame la députée, madame la sénatrice.
Je suis ravi de de parler devant vous de ce sujet qui finalement après tous les enjeux que nous avons évoqués et que vous avez évoqué peut paraître représenter un sujet de niche mais qui à mon sens est aussi très illustratif de ce qu'on a de ce qu'on a vécu et de la manière dont on s'est projeté pendant très longtemps en Europe dans le dans l'avenir. spatial représentant encore pour le meilleur ou pour le pire une partie de la de la projection de la manière dont on imagine l'avenir finalement.
Et c'est vrai que donc j'ai j'ai écrit cette cette étude qui est en fait assez courte he que vous pouvez retrouver sur le site de l'Institut français des relations internationales où où j'essayé d'extrapoler par rapport aux données historiques que nous avons la la réflexion que nous avions sur qu'est-ce que l'espace finalement pour les Européens et que représentait l'espace pour les Européens. J'avais fini par tomber sur trois piliers finalement qu'on voit de manière historique.
C'est-à-dire que l'espace là où pour les grandes puissances de la guerre froide qui était l'Union Soviétique et les États-Unis, c'était avant tout des questions de défense qui ont ensuite abouti à d'autres types d'applications typiquement scientifique également lié au prestige géopolitique notamment on peut penser à la conquête de la Lune mais également des questions commerciales qui sont arrivées beaucoup plus tard. Nous en Europe, comme on a démarré euh dans le spatial un petit peu plus tard que ces grandes puissances et qu'on avait pas réellement les moyens de mettre en place le même type de d'infrastructure euh qui qui qu'elles ont mises en place qu'elles ont mis en place.
Euh la science a été tout de suite un point sur lequel nous sommes euh focalisés de manière très très importante dans notre politique spatiale et également très rapidement dès que ces marchés spatiaux se sont ouverts euh nous avons euh nous avons travaillé très fort sur l'idée d'un spatial économique du commerce de l'espace et ça a été toutes les innovations très importantes qu'on a vécu en Europe dans les années 80 notamment sur la vente de lanceurs spatiaux qui était une très Grande première mondiale et la et le développement de satellites de télécommunication géostationnaire qui ont fait les beaux jours de la télévision par satellite qui est désormais un un modèle économique qui a tendance à décliner très rapidement.
Euh cependant, je je enfin je ne résiste pas à vous citer quand même le point le point numéro 7 de la revue national stratégique qui a été publié par le le secrétariat général de défense et de la sécurité nationale l'année dernière euh et qui me semble très important dans la prise de conscience générale que nous devons avoir en tant que citoyens sur les enjeux de auxquels nous faisons face aujourd'hui qui indique que nous entrons dans une nouvelle ère avec un risque particulièrement élevé d'une guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national précise la la RNS en Europe qui impliquerait la France et ses alliés en particulier européens à l'horizon 2030 et verrait notre territoire visé en même temps par des actions hybrides massives.
Je rentre de de d'une réunion en Italie avec des alliés de l'OTAN et des chercheurs qui travaille sur ces questions de défense et nous n'avions même pas l'information sur le voyage de de du directeur de la CIA John Radcliff à ce moment-là à Moscou. Et je peux vous dire que les nos alliés euh sont extrêmement inquiets aujourd'hui. Moi, c'est ce que j'ai réellement perçu dans la salle à ce moment-là. Et euh si une des questions qui se posait sont ce qu'ils appellent capabilities gap, les les les problèmes en terme de capacité, les manques capacitaires que nous avons euh qui sont qui qui commencent à devenir un sujet véritablement pressant en raison principalement de Oui.
principalement de l'attitude du de l'actuel gouvernement américain de Donald Trump et cetera et tout le monde se pose la question aujourd'hui parmi nos alliés et je pense que nous nous la posons également de cette question de la souveraineté. Je pense que là pour le coup la France a une vraie responsabilité à mettre en avant parce que on a été extrêmement précurseur dans le domaine. Sûrement pas assez entendu pendant très longtemps, mais aujourd'hui je pense qu'on est véritablement écouté. Moi, quand j'ai j'ai fait ma présentation, tout le monde écoutait en disant "OK, qu'est-ce qu'on a finalement dans le dans le spatial ?
Qu'est-ce qu'on peut faire face à des à des géants qui qui évolue extrêmement vite ?" Euh et finalement, ça a été un petit peu une une forme de travail d'équilibrie, c'est-à-dire euh effectivement, il y a des questions qui se posent sur les retards et sur les les évolutions très rapides de ce domaine spatial qu'on a vu ces derniers temps. Dites-vous qu'en 2016, c'estàd une dizaine d'années, on comptait environ 1500 satellites actifs dans l'espace. Aujourd'hui, on est à 15000. Euh les choses évoluent extrêmement rapidement. Euh, on parle beaucoup d'IA, mais en fait il y a aussi une question de de de d'industrialisation finalement de ce domaine.
un domaine qui était euh très porté sur l'artisanat d'art et sur des des satellites qui sont encore d'ailleurs qui sont encore des des objets extrêmement précieux et cetera, mais dont on voit petit à petit qu'on évolue vers une forme d'industrialisation de l'espace et d'une industrialisation qui se passe finalement sur Terre avec un acteur en particulier, Elon Musk surnommé par certains le le Henry Ford du du 21e siècle. Henry Ford a plus d'un titre, on est on est d'accord.
Euh cependant, l'idée c'était quand même d'essayer de se de se face à une forme de pessimisme ambiant, c'est de se rassurer dans le sens où on a des choses, on a des choses à proposer aussi en Europe et on a des choses qui sont en place aujourd'hui. Cependant, cette prise de conscience de l'importance des questions de défense, elle est extrêmement récente. Elle est par contre extrêmement forte. Elle a été matérialisée notamment par l'annonce de 35 milliards euh pour le spatial de défense par l'Allemagne en septembre dernier. Et je pense sincèrement que c'est des choses qui vont évoluer.
La question c'est est-ce que ça évoluera dans le sens souhaité en particulier par la France qui est d'un sens d'une plus grande souveraineté européenne ? C'est-à-dire qu'il y a des programmes qui sont en cours. Je pense au programme Iris Carré dont on parle beaucoup. Euh le risque qu'on a aujourd'hui et je pense que ça a été évoqué euh juste avant et je je tiens à en reparler, c'est le risque de fragmentation européenne aujourd'hui et de certains pays qui ont tendance à mener euh cavalier seul et de la difficulté qu'on a aujourd'hui peut-être à créer cette véritable Union européenne autour de ces questions de souveraineté stratégique et je m'en tiendrai là. Merci beaucoup. Merci Paul.
On a quand même des champions européens parce qu'Arian quand même malgré tout qui qui aujourd'hui d'ailleurs lance il me semble en tout cas et qui lance d'ailleurs c'est lancé un satellite hyper important et on pourra peut-être il y aura peut-être une question moi je suis très attachée au continuum sécurité défense et je pense que c'est stratégique et qu'on fait pas assez le lien là-dessus d'ailleurs y compris quand il y a des catastrophes comme ce qui s'est passé au Népal peut-être faire rapidement pour qu'on puisse hein je vais vous demander d'être court madame monsieur Monsieur euh et vous posez peut-être en gros la même en gros la même question.
Toi Hélène, tu as travaillé sur la robotisation, hein, tu as rendu un rapport là-dessus euh et sur la les drones bien sûr. Est-ce qu'on est prêt à la robotisation ? Est-ce qu'on avance ? Et puis finalement, la question c'est celle de prochain président de la République euh je disle euh aura à remettre en cause un certain nombre de choses. On devra probablement, je l'espère, avoir une nouvelle loi de programmation militaire avec des échéances à plus ou moins long terme dans le contexte budgétaire, y compris européen que nous connaissons dans les avec les enjeux stratégiques que nous avons. Est-ce que on est prêt ?
Est-ce qu'on a pris conscience vraiment de de ce qui nous attend et de ce que l'on la mobilisation nécessaire ? Je crois. Hélène, tu peux peut-être nous Oui. Alors, je vais faire ça en 2 minutes si je peux. Euh oui.
En effet, nous avons rendu un un rapport parlementaire mais vous pouvez consulter le site du Sénat et Commission des Affaires étrangères, défense et forces armées et vous avez là accès à à tous les rapports sur les drones parce que ce n'est pas un sujet technologique, c'est pas un sujet d'expert, c'est un sujet aujourd'hui je crois de survie pour les guerres futures ou comme l'espace et bien nous sommes nous avons basc basculer dans une ère où vous avez une population ukrainienne qui est harcelée chaque jour et qui est obligée de tirer des filets au-dessus des rues pour se protéger de petits drones qui pulent dans l'air avec des charges de 2 à 3 kg.
Petite caméra sur le drone qui fait que dès qu'une cible est repérée, une voiture, une personne, la cible est éliminée comme on le dit. Voilà. Voilà. Neutralisé. Voilà. Bon, il y a ces petites choses et puis il y a les plus grosses qui ont 500 kg et qui elles ce sont des bombes glissantes et qui font que Chaed et ainsi de suite, vous en avez entendu parler avec la guerre au Moyen-Orient, elle détruisent des bâtiments. Donc nous sommes en effet dans la production rapide où j'ai visité un certain nombre de sites de production. Euh au bout de 6 semaines, le drone est obsolète. Donc la durée de vie d'un drone, c'est 6 semaines.
Au bout de 6 semaines, l'ennemi en aura récupéré suffisamment pour pouvoir les neutraliser. Donc il faut passer à autre chose. Donc là vous avez une une innovationente, on va dire qui fait que vous ne stockez c'est du consommable, vous vous produisez en mar et c'est un sujet c'est un sujet hyper important pour notre industrie qui jusqu'à présent a produit très cher, haut de gamme pendant longtemps. Là, en temps de paix, on ne stock pas, on produit des missiles à 155 le missile. Sauf que vous utilisez pas un missile pour détruire un cha qui a qui a coûté quelques dizaines de milliers d'euros. Donc, on doit changer notre modèle industriel.
C'est pour ça que en Allemagne, il y a une sorte de basculement vers l'automobile où nous avons des robots de parler de robots robotisation pour fabriquer en masse et nous devons être prêts le jour où parce qu'on ne va pas acheter fabriquer aujourd'hui et attendre dans 6 mois, dans un an, tout ça est obsolète mais d'être prêt au cas où. Donc nous avons besoin de changer le modèle industriel. Nous avons aussi besoin de travailler au niveau international.
Et là aussi, je crois que la gauche euh euh et le futur président devrait avoir un poids important à l'intervention humaine parce que il y a bien évidemment ces drones mais ces drones ne sont pas tous gérés par quelqu'un à partir d'une tablette ou d'un téléphone portable. Ce sont des systèmes qui sont hyper connectés entre les capteurs, les effecteurs. Enfin, je vais pas rentrer dans le détail de tout ce qui est utilisé, mais l'IA ou un jeu important d'accélération mais de décision.
Et donc nous devons absolument imposer au niveau international des règles qui viennent de l'Union européenne parce que c'est le seul continent aujourd'hui qui encore quelques valeurs à pouvoir pousser pour le reste du monde et que ça ne soit pas ni américain ni chinois dans l'utilisation de l'IA des robots dans la guerre future. Merci Hélène. L'Union européenne qui est quand même bien avancé sur un certain nombre de réglementations. Axel pardon. Alors, promis, je suis très court camarade euh pour que vous puissiez avoir la parole.
Juste euh moi un élément sur je vais revenir sur quel va être l'enjeu l'année prochaine pour euh le ou la euh prochain euh président de la République avec juste trois trois choses euh que je veux souligner. Le premier, c'est qu'il va y avoir le besoin de rédiger un nouveau livre blanc et de là une nouvelle loi de programmation militaire. Pourquoi ? Parce que Emmanuel Macron, dans sa volonté d'innover a rédigé une revue stratégique en 2017. Donc il a pas voulu reprendre le terme de livre blanc. Il y a une revenue nationale stratégique donc le mot national est arrivé en 2022. Et entre-temps, il y a eu plein de stratégies sectoriel pour l'IA, pour le spatial.
Il y a eu des stratégies régionales pour la nanacifique sans qu'on sache vraiment comment tout ça s'emboite. Donc il y a plein de de petits trucs un peu pelmel sans qu'on sache vraiment comment tout ça s'emboit. Donc il y a une nécessité de de tout remettre à plat l'année prochaine et c'est aussi une nécessité pour que le prochainement de la République puisse envoyer aussi un message politique clair de quelle est l'ambulition de la France. Ça c'était le premier point. Le deuxième point juste c'est aussi l'importance de de montrer qu'on va rentrer dans une nouvelle période de la défense dans la 5e République. Parce que la 5e République a connu deux périodes dans sa défense.
La période de la guerre froide qui a été marquée aussi par une armée française tournée vers le nucléaire et donc vers la Russie. une seconde période des années 90000 en fait dans laquelle on est encore aujourd'hui avec une armée tournée vers l'expéditionnaire et on sent bien qu'il y a aujourd'hui un besoin de d'initier un nouveau changement une 3e période de la défense dans la 5e République qui sera tournée on espère je pense en tant que socialistes vers la défense du continent européen. Donc c'est important de marquer ce nouveau passage et et c'est mon dernier point ce nouveau passage il sera pas simple parce qu'il y a une double temporalité à gérer.
la temporalité de 2030 qui a été évoquée par Paul avec l'enjeu peut-être d'avoir de de faire face à un conflit de haute intensité sur le continent européen. Donc là le mot le mot clé c'est adapté, c'est comment finalement on fait avec ce qu'on a pour qu'on soit prêt à ce choc dans quelques années. Et en même temps, il y a la temporalité 2040, c'est-à-dire la nécessité de transformer et non plus seulement d'adapter l'outil militaire français tout en pour mieux défendre le continent européen mais en prenant en compte des mutations technologies très fortes que Hélène vient d'évoquer. Où est-ce qu'on en sera dans les drones et les robots en 2040 ? Où est-ce qu'on en sera dans l'eau spatial ?
Où est-ce qu'on en sera dans l'IA ? Donc s a ce double enjeu 2030 2040 à gérer et ça clairement ça va être quelque chose de fondamental l'année prochaine. Merci de de cette de ce rappel Axel. C'est très très juste cette alors choses promises, choses du si des mains se lèvent. Oui, il y a des mains qui se lèvent. Alors je vais aller vous portez le micro. Alors, je vous demande qu'on prenne des questions par deux et de les faire courtes si vous voulez bien pour qu'on puisse permettre à nos experts ici de Merci Dewick. de répondre. Alors, il y avait une main ici, monsieur. J'ai vu une main. Est-ce qu'il y a une dame ? Oui, là-bas, il y a une dame. Donc, allez-y, je vous entra. Oui, bonjour.
Merci infiniment. Très passionnant question. Aujourd'hui, la Russie est sur un front ouvert qui a qu'à part de ses ressources, ce front se fermera forcément. À partir où il sera fermé, est-ce qu'on risque pas d'avoir la tentation polaride de pouvoir en ouvrir un autre, sachant qu'elle aura une grosse partie de son économie, de ses ressources, de son savoir-faire pour faire la guerre. Et nous, on sait faire des fromages, on vend du fromage, ils savent faire la guerre. Ils vont donc faire la guerre parce qu'il faut occuper leurs gens, leur industrie et cetera.
C'est un peu à tir de la fin, mais est-ce que le risque n'est pas que dès que ce front est fermé, elle se permettra d'en ou envier un autre, ce qu'elle peut pas faire aujourd'hui ? OK, merci, c'est une très bonne question. Euh, il y a une main, une dame là-bas qui avait levé la main et puis il y a une peut-être prendre voilà de Ah oui, on va on va peut-être une troisième question. Alors, ouais, trois quatre questions et comme ça on répond au groupe. Euh, merci pour la conférence.
Euh je voulais savoir euh quand vous dites que il va y avoir enfin l'Europe veut faire en sorte qu'il y a des régulations au niveau des systèmes d'IA décisionnel dans ce qui enfin ce qu'on décide de laisser a beaucoup de place ou non. Est-ce que vous voulez faire en sorte que ce soit interdit ces systèmes là ou plutôt que ce soit juste régulé ? OK, merci. Euh là il y a une question Ludoï, je suis désolé.
tu fais faire on va te faire courir et puis il y a monsieur aussi là devant messieur voilà on prend vos deux on prend les trois dernières questions puis on répond en groupé si vous en êtes bien d'accord parce que merci bien à [raclement de gorge] vous ouiverstad qui est l'ancien premier ministre belge a écrit un livre récemment où il propose il examine les budgets et il estime que c'est pas une question de volume budgétaire au niveau européen mais que C'est une question de d'efficacité de la dépense. Il pense que 1 € investi aux États-Unis rapporte 20 fois plus que le même euros investi en Europe et il dénombre 70 de 70 et 80 types d'armement différents.
Alors ce qu'il propose c'est ce qu'il appelle la méthode des pères fondateurs. C'est-à-dire qu'il y a création d'une communauté européenne de défense qui est négociation d'un traité ouvert à ce qu'il souhaite. Donc ma question c'est est-ce que le Parti socialiste ou du moins notre candidat pour les élections présidentielles va se positionner sur une telle initiative ? Merci. Merci. Et on prend les deux dernières questions. Je suis désolé hein de c'est très intéressant toutes ces questions qui vont nous permettre de répondre. Oui, merci. Bonjour.
Alors à l'image de ce qui se en Allemagne avec l'augmentation bah technologique mais aussi des effectifs en France certes on augmente technologiquement la capacité de nos armées mais est-ce qu'il est prévu d'accompagner ça par un renforcement humain pour pouvoir proter tout simplement ? Une très bonne question. Oui. Devant et puis après il y a monsieur Je je je vais faire vite parce que je pense ça va un peu dans le sens de ce qui a été dit de questions précédente. Euh ma question plutôt sur le spatial, mais je pense un peu pareil sur l'intelligence artificielle.
Euh comment faire pour arriver parce que dans le spatial bon on réagit toujours un peu tard, on a fait Galiléo un peu tard et Riscaré qui arrive un peu aussi avec du retard. Comment faire pour être maintenant un peu aligné voir un coup d'avance même en terme de budget et de d'efficacité ? Mais c'est rejoint la remarque a été fait sur l'efficacité. OK. Et une dernière question là je pense Ludovic devant non plus de question c'est bon. Ah oui pardon il y avait monsieur Oui mais là ça fait quatre mains qui sont enlevées. Je suis désolé de devoir j'ai pas le beau rôle hein. Je suis désolé mais pas de problème. Je vais faire très court tout simplement.
Quelle est notre capacité en Europe pour produire ? Quelle est notre capacité pour produire aussi des boucliers antimissiles ? Enfin, plein de choses dont on a besoin. Euh est-ce que euh notre production est à la hauteur ? OK. Alors, on a des questions. Bah, je je vais pas faire résumer comme ça, je vais pas faire perdre de temps. Euh merci, pardon, j'étais je vous le dis aussi avec beaucoup de transparence, venez accueillir Raphaël Gluxman puis c'est mon collègue, ça se fait. Euh et en plus pour le coup euh je suis pas dans la primaire hein, mais il est quand même très impliqué sur les questions de défense euh au niveau européen.
Donc il y a une première question qui nous concerne nous comme militant parce qu'on n'est pas juste dans une conférence, on est des militants. C'est comment on fait pour que ça suive sur le plan humain ? Je c'est pas une première question mais pour moi c'est la question principale. Il y a un réarmement psychologique à faire. La guerre ça doit pas se faire qu'avec les militaires, ça doit se faire avec les citoyens. C'est l'esprit de Valmi, la levée en masse, souvenez-vous. Et donc la question du rapport armée nation est fondamentale.
Et donc je propose, vous l'avez dit, bon ben voilà comme les grands esprits se rencontent, mais je propose parce que j'ai pas de surplom à avoir qu'avec nos amis de Jean Jorè, qu'avec toi qu'avec Hélène, on puisse peut-être recréer une commission comme dans le grand moment ça existait dans le parti. Alors, est-ce que c'est avec le logo pointlarose mais en tout cas avec les socies socio-démocrates, faut absolument qu'on recrée cette commission défense, hein. Euh et compris, j'ai recroisé Yan Galu, ça m'amènera à la deuxième question qui est mais je crois qu'il est même pas au parti Yan hein, mais c'est un ami qui est maire de Bourge. Pourquoi j'en parle ?
parce que il y a une question industrielle majeure, c'est le réarmement de des industries de défense, hein. Et si on ne fait pas ce réarmement des industries de défense, on a un problème. Tu parlais des risques carrés, euh la militarisation de l'espace, c'est ces fameuses constellations de satellites en orbite basse, mais pas que, mais ça c'est un enjeu tout à fait fondamental. Et là, on a plus que une longueur de retard par rapport aux États-Unis à travers Starlink, mais pourquoi pas la Chine demain avec des coopérations européennes qui sont complexes. Donc, il faut la monter en puissance rapide de nos industries de défense.
Et je le dis au passage pourquoi j'ai parlé de Starlink et d'Iris Carré. Parce que il faut que vous soyez bien convaincu d'une chose, la course à la militarisation de nos industries et au réarmement, c'est la course à l'avantage technologique même dans le civil. toutes les industries de défense, on a un représentant d'Airbus, toutes les industries de défense sont duales. Et quand vous pianoter comme monsieur au premier rang, comme je viens de le faire sur votre smartphone et sur internet, n'oublions pas qu'Internet est un système de communication militarisée des États-Unis qui s'est civilisé et qui s'est globalisé.
Euh, j'ai visité à Vernon, j'ai pas besoin de Je le savais mais enfin j'ai visité à Vernon le musée et l'usine Ariane. Vous savez, si on est souverain dans les lanceurs, c'est parce qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois pays ont été plus avancés que les autres. Alors là encore, le film de Gaul raconte tout, hein, mais pas là-dessus. C'est qu'ils sont allés à Vernon, il y a un V2. C'était un c'est un missile balistique allemand. Et bien, qu'est-ce qui s'est passé ?
la guerre entre la guerre entre guillemets pacifique entre la Russie qui a tordu le bras des nazis les Américains qui leur ont donné de l'argent et les Français qui ont fait ce qu'ils pouvaient mais ils l'ont fait quand même pour maîtriser la technologie du lanceur. Donc on est en plein dedans. C'est-à-dire que et le lanceur c'est aussi les usages civils Galiléo. On vient de mobiliser Galiléo sur les grandes crises soit de feu, soit d'incendie, soit de séisme qui sont qui sont devant nous. Enfin, je terminerai par ça parce que on a tous tenu les délais donc je vais pas y déranger. C'était plutôt une grande bande annonce notre conférence que rentrait dans le deep, dans la profondeur.
Je terminerai par vous dire que je suis rapporteur sur le texte de la mobilité militaire et que là aussi l'Europe fait des choses extrêmement concrètes. C'est quoi la mobilité militaire ? Vous allez dire mais ça nous ennuie cette histoire. C'est la logistique qui est le nerf de la guerre. Au début de la guerre en Ukraine, euh les Français ont pris leur poste, d'ailleurs, ils y sont encore, en Roumanie, hein, puisqu'ils commandaient la la partie autant en Roumanie. Donc ils ont envoyé leur Charles Leclerc wagons. Les wagons ont tenté de traverser l'Allemagne.
Ils sont jamais ils ont jamais réussi à traverser l'Allemagne parce que dans une crise, ça c'est tracas administratif, euh ils ont là où ils devaient mettre 6h maximum, ils ont mis 45 jours. 45 jours. Donc imaginez bien si la Russie une fois qu'elle a réglé son conflit avec l'Ukraine et que la machine le lobby MITo industriel russe commande et commence et qui veulent envahir un pays balte pour faire la jonction dans l'enclave de Caliningrade par exemple, il faut un peu moins de 45 jours et ça ça va nous profiter à l'ensemble de nos industries, à l'ensemble de nos infrastructures pour faire passer des trains, pour faire passer du matériel civil.
Et donc c'est ce cette dimension duale de l'effort de défense que nous avons à faire, elle profite à 99,9 % aux usage civil et c'est plutôt une bonne une bonne solution. Et puis je le dis avec force, c'est la fin malheureusement du véhicule. Heureusement et malheureusement du véhicule thermique, on ferme des usines de voiture. Ça aussi c'est mon dossier. Je sais, c'est pas très heureux, mais les usines de fonderie aujourd'hui, elle ell elles produisent du consommable, des missiles, du métal pour nos alliés ukrainiens en masse. On consomme autant que pour la Première Guerre mondiale. Je sais pas si vous imaginez la folie de ce truc.
Euh mais ça permet aussi de préserver, alors je souhaite pas ça hein, c'est un une sorte de dégât collatéral, de préserver nos industries et la base industriel euh de notre pays. Bon, je vous voyez, je pourrais en parler des heures, j'ai promis de pas en parler plus longtemps, mais on a quand même un je pense un un panorama assez large à la fois des des questions géopolitiques, souveraines, industrielles, technologiques, puisque je vous ai abandonné mais j'ai eu un petit compte-rendu grâce à mon collaborateur que je salue, Sacha l'oiseau ici présent. Euh mais vous voyez que ces questions défense, elles touchent à tous les domaines de la vie. Et tout de suite, je te rends la parole.
[rires] Merci François. Non, mais c'est très important ce que tu dis. La dualité civile et militaire, chaque fois que 1 € est investi dans la dans la défense, il est investi pour notre pays, dans la partie civile aussi et pour il en va de même au niveau européen. Hélène, très rapidement pour la première question, moi je ne pense pas que la Russie ait besoin de de fermer un front pour un ouvrir un autre. Ils sont très présents en Afrique, ils continuent à l'être et encore plus.
Et ça peut être aussi une façon pour le président Poutine de faire oublier qu'il ne peut pas gagner cette guerre en Ukraine et que donc il s'en prend à ses vilains otaniens et occidentaux et fait diversion de cette façon. Lia, il est question de la réguler, non pas de de ne pas l'utiliser parce que si nous ne l'utilisions pas et que nos ennemis le fassent, nous serions en très très grande difficulté.
C'est d'avoir des règles au niveau international avec bien évidemment l'application du droit international et son respect, ce qui est pas gagné, mais d'avoir des règles à l'international pour éviter que il n'y ait plus d'intervention humaine et que l'on ait la catastrophe qu'il y a eu en Iran, souvenez-vous, avec la destruction d'une école. parce que l'IA avait décidé que et bien c'était une cible américaine, les Américains l'ont reconnu mais enfin euh les pauvres écolières sont mortes euh et et les familles ont d'œu depuis. Dernier point, le renforcement humain, bien évidemment.
Alors, je disais euh tout à l'heure un aparté euh à Axel que j'ai omis de parler de la réserve, mais bon, je vais pas vous faire sourire, mais la réserve aujourd'hui, c'est 80000 personnes, c'est-à-dire qu'on remplit le Stade de France. Je sais pas si cela pourrait effrayer les Russes ou un quelconque ennemi, mais voilà où nous en sommes aujourd'hui. Donc en effet, quand je vous parlais tout à l'heure de la résilience et de du besoin d'information euh de la population, euh c'est aussi l'engagement individuel. Je voulais simplement vous poser une question. Si demain il y avait un choc majeur, quelle serait votre réaction ? Que feriez-vous ?
Césie parce que si on vous pose la question sur la dernière guerre mondiale en disant si vous aviez été là tout le monde bien évidemment répondrait aujourd'hui j'aurais rejoint la résistance mais enfin quand c'est sur le moment posez-vous cette question et posez-la autour de vous serez peut-être surpris des réactions. Merci Hélène. Paul vite fait si c'est possible un petit mot et Axel et puis c'est on conclura parce que je vois qu'on nous fait signe. Pardon ? Mais mon mon objectif était pas honnêtement de d'ajouter beaucoup de choses. Au passage, je je tenais à dire sur ces sujets des drones et de la réserve, je conseille à tout un chacun d'essayer de de piloter un drone FPV.
C'est extrêmement amusant comme activité, c'est extrêmement ludique et c'est extrêmement peu cher également. Donc c'est c'est une ça pourrait être une bonne idée. Non, ce juste pour ajouter simplement sur ces ces idées de dualité et de d'importance des technologies, euh effectivement on voit la ce que ça ce que ça fait dans le domaine spatial et également dans le domaine de l'IA.
Et pour revenir sur cette idée d'empire en fait qui était le titre finalement euh de notre panel, on voit qu'il n'y a pas que euh enfin que les véléités impériales, elles sont pas elles existent aujourd'hui partout dans le monde, sauf en Europe d'une certaine façon puisque l'Europe n'a pas de volonté impériale, n'a pas de volonté de de de conquérir d'autres pays, ce qui est selon moi une forme de de particularité aujourd'hui en fait dans le monde dans lequel on vit, mais qu'il existe également ces vélités impériales chez ces grands entrepreneurs de la tech qu'on qu'on voit de plus en plus émerger et je pense qu'à l'heure actuelle, voilà, là c'est c'est une analyse, c'est mon opinion, il faut être réaliste probablement sur la capacité de financement de de nos budgets publics finalement et qui il est important de se concentrer sur certaines priorités qui ont pu être délaissées.
Et moi le message que je vais faire parler c'est que les questions de défense ont été probablement en tout cas dans le domaine qui me concerne très délaissé ces dernières années. Je salue le fait qu'on s'en empare de plus en plus aujourd'hui et j'attends encore plus d'efforts dans ce domaine. Merci beaucoup. Merci. Merci Paul. Axel. Deux mots parce que premier camarade vous êtes pas prêt. Alors Galileo euh non capacité à produire. Est-ce qu'on est prêt sur le plan industriel en Europe ? Je vous ai juste je sais pas si c'est pour vous rassurer ou pas. n'est jamais totalement prêt quand la guerre se déclenche.
Euh la France était pas prête en 39, on aurait pu gagner la guerre, on l'a pas gagné. Mais en tout cas, l'Allemagne non plus était pas si prête que ça. Il y avait encore beaucoup de chevaux et cetera en 40 quand ils étaient là. Donc on fantasme toujours, on réécrit toujours l'histoire via bien via ce que pense le gagnant. Mais euh l'Europe en tout cas a tous les moyens pour pour être prêt. Renforcement humain de nos armées. Vous avez parlé de la réserve. Moi, je veux juste signaler qu'il y a tout un tas de pays européens qui aujourd'hui relancent sa conscription et donc peut-être que c'est un débat qui sera amené à revenir en France.
Est-ce que la Russie va ouvrir un nouveau front euh quand l'Ukraine sera terminée ? Moi, je pense qu'il y a même le risque qu'il ouvre un ouvrefond alors que l'Ukraine est encore en en cours. Ça existe. Alors aujourd'hui, on parle d'une attaque per la Biélorussie. Il y a un drone Shaed qui est tombé en Roumanie. Il y a le sujet de la Moldavie, il a le sujet de du Caucas. Donc je pense que les le les choses sont beaucoup plus ouverts aujourd'hui qu'on ne le croit. sur l'Acentre beaucoup sur la capacité euh sur le la la létalité de la chose.
Je veux juste signaler que l'IAL c'est aussi à beaucoup d'autres d'autres choses dans le domaine militaire et typiquement il y a beaucoup aujourd'hui d'intercepteurs de drone des drones intercepteurs de drone qui fonctionnent à l'IA et juste et c'est le la dernière phrase la question du camarade sur est-ce que on ferait pas mieux en tout cas que la de la le sujet de Give Rochstad qui soulligne que c'est pas juste un sujet d'argent.
Oui, effectivement, il faut se poser la question de la façon dont on dépense efficacement euh et la France dépense efficacement dans la défense, en tout cas des retombées économique parce qu'on a beaucoup d'industries souveraines et il y a beaucoup d'États européens qui en fait achètent, qui importent et c'est là aussi où l'argent est entre guillemets gaspillé, en tout cas ne crée pas de compétences localement. Voilà. Merci Axel de cette performance. Merci à vous tous. On voit que ce sujet est vraiment un débat présidentiel hein. Donc on a lancé le débat.
Donc euh merci à vous tous et je retiens la proposition de François puisqu'il y avait un secrétariat national à la défense dans ce dans le parti. Euh on va peut-être activer une commission euh Europe euh et nationale de la défense et forces armées. Merci à vous tous.
[applaudissements]