L'invitée de Bourdin Direct : Valérie Pécresse - 27/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez R.M.C. R.M.C. Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. L.R. et Pécresse, bonjour. Bonjour. Présidente de la région Île-de-France, on va entrer dans le vif du sujet, mais tiens, regardez Christo qui a emballé l'arc de triomphe. L'image est derrière nous. Vous aimez ou pas ?
Absolument. J'aime quand Paris vit, j'aime quand la culture enfin renaît et j'aime quand la vie redevient comme avant.
Bon, alors présidentiel, vous allez nous aider ce matin, Valérie Pécresse, à comprendre la logique des Républicains, parce que c'est un peu compliqué. Ce sera donc le 4 décembre, congrès le 4 décembre, dans deux mois pour choisir la candidate ou le candidat des Républicains. Il y a cinq candidats, on le sait, vous participeront au congrès.
Oui, oui, bien sûr, c'est une primaire interne, c'est les militants qui ont choisi ce mode de sélection et j'ai toujours dit que je jouerai collectif, je veux l'unité et je veux surtout gagner.
Donc la candidate ou le candidat ne sera pas désignée avant le 4 décembre par les sondages, par exemple ?
Non, il y a un processus de sélection, un départage, un processus qui nous permettra de nous rassembler. J'ai quand même un petit mot pour nos alliés centristes. Nos alliés centristes qui ne pourront pas participer à cette sélection. Et bien évidemment, par respect pour eux et par ce que je veux rassembler très largement face à Emmanuel Macron, j'irai aussi présenter ma candidature à l'UDI et aux centristes.
Vous irez présenter votre candidature à l'UDI et aux centristes. Et si vous n'êtes pas choisi par les républicains, vous pourriez être choisi par l'UDI et les centristes et être candidate quand même ?
Non, à la fin, il faut un seul et unique candidat. Mais je crois qu'il faut que nos alliés centristes sentent qu'eux aussi, on les respecte et qu'eux aussi, on veut les emmener dans cette dynamique pour desserrer les taux Macron.
Parce qu'ils ne peuvent pas adhérer aux républicains, évidemment. Non, ils ne le feront pas. Bon, ils ne le feront pas. Oui, 79 000 adhérents républicains à peu près. Les Verts ont réussi 122 000 à leur primaire. On va voir si vous faites aussi bien. Alors, moi je ne comprends pas effectivement avec les centristes, Valérie Pécresse. Vous dirigez des mairies, vous dirigez des départements, vous dirigez des régions ensemble. Vous passez des accords électoraux ensemble. Au Sénat, vous êtes dans la même majorité. Et vous voilà, et voilà les centristes exclus du jeu. On ne gagne jamais une présidentielle en se repliant sur soi ?
Il va falloir s'élargir, il va falloir rassembler très largement. Mais ça se fera sur les idées, et ça se fera ensemble. Moi, j'y veillerai.
Oui, vous êtes discrète sur tout ça.
J'y veillerai.
Et comment ?
J'y veillerai en les associant. En les associant.
Bon. Alors, comme tout semble compliqué, cher Républicain, Valérie Pécresse, le parti pourra révoquer le candidat choisi par les adhérents. Vous avez vu ça ? C'est-à-dire que si au mois de janvier, Éric Zemmour est devant le candidat LR, le candidat LR pourrait être,
je ne sais pas moi, révoqué par les instances ? Non, non, arrêtez cette politique fiction. Je crois que Christian Jacob a été très, très clair. Éric Zemmour ne peut pas participer à la primaire des Républicains, tout simplement parce que lui accepte, il accepte l'idée d'un rassemblement droite-extrême droite. Or, vous le savez, il y a une ligne rouge intangible qui est fixée par les Républicains et par la droite, c'est que nous n'acceptons pas les alliances avec l'extrême droite, nous ne faisons pas ces alliances. Et quand on veut les faire, eh bien, on n'appartient pas à la famille de la droite.
Valérie Pécresse, peut-être, mais Éric Ciotti votrait Zemmour au second tour face à Macron. Vous aussi, d'ailleurs ?
Arrêtez avec des scénarios qui n'ont aucun sens. Mais non, ce n'est pas un scénario. C'est des scénarios qui n'ont aucun sens. Nous serons au deuxième tour. Et nous serons au deuxième tour, je vais vous dire pourquoi. Parce que nous, nous avons des vraies solutions pour le pays. Parce que moi, hier, j'étais à Aubervilliers, à Pantin, sur le terrain, en train de dialoguer avec les habitants sur leurs problèmes d'insécurité. Moi, je ne fais pas de la politique en chambre. Je fais de la politique par les actes. Je fais de la politique par la preuve. Et c'est ça qui fait la valeur de ma candidature.
Ce n'est pas moi qui parle d'Éric Zemmour. C'est Christian Jacob, le patron LR, qui parle d'Éric Zemmour, qui dit qu'il n'est pas raciste ni d'extrême droite. Vous êtes d'accord avec lui ? Vous emploieriez les mêmes mots ?
Il a dit aussi, Éric Zemmour ne partage pas nos valeurs. On ne peut pas être plus clair. Il ne partage pas nos valeurs. Il veut s'allier avec l'extrême droite. Il veut s'allier avec l'extrême droite. Eh bien, voilà. Donc, nous, nous ne nous allierons pas. Est-ce qu'il est raciste, l'extrême droite ? Nous, nous, nous, nous allierons pas. Écoutez, je sais que BFM TV n'est pas Zemmour TV. On va peut-être parler de ma candidature. On va peut-être parler de ce que je veux pour la France, M. Bourdin.
Je vais vous en parler. Sauf que, sauf que, et je tiens à insister là-dessus, j'attends votre avis. Éric Zemmour affirme que le régime de Vichy a protégé les juifs français et donné les juifs étrangers. Que lui répondez-vous ? Personne ne remarque cette phrase prononcée hier.
Eh bien, que la Ralph du Veldiv, ça devrait lui faire réfléchir et qu'on ne peut pas déformer l'histoire de France.
J'ai entendu Valérie Pécresse dire...
Cette phrase est abjecte.
Cette phrase est abjecte. J'ai entendu Valérie Pécresse dire qu'elle avait peur d'attraper un virus en étant dans la même pièce que moi, a-t-il dit.
J'ai jamais prononcé cette phrase. Je n'ai jamais prononcé cette phrase. Ce que j'ai dit, en revanche, c'est que, quand on prétendait défendre la civilisation française, on ne prenait pas la défense de Tariq Ramadan, prédicateur des frères musulmans, en expliquant qu'il était sans doute victime d'un complot alors qu'il est ciblé par sept plaintes de femmes qui l'attaquent pour viol et que Tariq Ramadan, par ailleurs, a pris position, et on le sait tous ici, en refusant de condamner la lapidation des femmes adultères. Voilà.
Bien, Valérie Pécresse, faut-il aujourd'hui, en politique, en France, être radical ou radical pour être entendue ?
Ce que je crois, c'est qu'il faut surtout avoir des propositions pour résoudre les problèmes. On parle beaucoup, aujourd'hui, d'insécurité. On parle, aujourd'hui, beaucoup de la crise d'autorité qui traverse le pays. Et c'est un thème récurrent, y compris à l'extrême droite. Oui, mais c'est un thème récurrent, y compris à l'extrême droite. Or, comment est-ce qu'on règle le problème ? Le sujet, aujourd'hui, c'est notre justice. Notre justice qui est débordée, qui est sous l'eau, submergée, avec un stock d'affaires sur lequel personne ne dit rien, qui est un stock colossal d'affaires non jugées. Alors, tout le pays est bloqué. Et le problème, c'est l'impunité.
J'étais, il y a quelques jours, dans le quartier sensible de Lyon, qui s'appelle l'aide du Cher, avec des policiers. L'un d'entre eux avait été agressé, classement sans suite. J'étais dans la Drôme avec des maires. L'un d'entre eux avait été agressé, classement sans suite. Donc, le sujet, aujourd'hui, c'est que la justice est débordée. Elle n'a plus les moyens... C'est la sanction, là ? Elle n'a plus les moyens de sanctionner vite et efficacement. Les sanctions ne sont pas exécutées. Donc, moi, quand je serai présidente de la République, je proposerai un plan hors sec pour cette justice. Un plan hors sec pour leur permettre de juger en comparution immédiate les flagrants délits.
Les flagrants délits. Je vous donne un exemple. Allez-y, un exemple. Le président de la République a été giflé. Comparution immédiate de son agresseur. mise sous écrou, c'est-à-dire emprisonnement immédiat de son agresseur. Eh bien, ça, c'est bien. Ça, c'est juste. Le problème, c'est que ce n'est pas ce qui arrive à nos policiers. Quand on agresse nos policiers, quand on adresse nos médecins, quand on agresse nos mères et quand on agresse les simples citoyens.
La sanction immédiate, enfin, la sanction...
Comparution immédiate en cas de flagrant délits. En cas de flagrant délits, y compris pour des mineurs multirécidivistes, parce que les mineurs sont jugés, vous le savez, plus d'un an après les faits. Comment voulez-vous éviter ce phénomène de bande de jeunes, de nouveaux barbares que l'on voit dans tous les quartiers aujourd'hui populaires de France et qui se répandent d'ailleurs dans les territoires ruraux où ils font aussi des ravages ? Aujourd'hui, nous avons besoin d'une sanction rapide. Quand on est jeune, on doit avoir une sanction rapide. Vous connaissez la phrase. Ce qui est important dans une sanction, ce n'est pas tant sa sévérité. Il faut évidemment qu'elle soit sévère.
Ce n'est pas tant sa sévérité que sa certitude. Il faut être certain que si on commet une infraction, on sera puni vite. Donc, comparution immédiate. Impunité zéro. Et par ailleurs, on a un vrai problème, c'est qu'on n'incarcere plus dans notre pays. On n'emprisonne plus. Quand vous êtes condamné jusqu'à un an de prison ferme, vous n'allez pas en prison. Il faut revenir sur cette loi qui aménage les peines jusqu'à un an de prison ferme. Il faut qu'on puisse faire des courtes peines de prison. Alors, vous allez me dire qu'il n'y a pas de place. Eh bien, moi, je propose, dès l'année prochaine, de créer 5000 places de centres fermés pour les majeurs.
On prend des vieux bâtiments désaffectés, des casernes, des bâtiments publics, et on prend l'outil du bracelet électronique. Aujourd'hui, le bracelet électronique, il est utilisé pour éviter l'incarcération. Ça se passe comment ? Eh bien, un voyou, un caïd est condamné, huit mois de prison ferme, il ne va pas aller en prison, il va avoir un bracelet électronique, et on va le renvoyer chez lui. Ça veut dire que ses voisins, ses victimes, le voient revenir comme un caïd. Il est allé, il n'ira pas en prison, il a commis des actes extrêmement graves, il revient, et il continue ses trafics de chez lui.
Alors, moi, ce que je propose, c'est que ce bracelet électronique, on l'utilise pour enfermer des personnes qui sont condamnées de la prison ferme dans ces centres fermés, et qu'on mette fin à cette impunité généralisée. Il faut aujourd'hui que la sanction tombe, et il faut qu'elle soit exécutée. La même chose pour les amendes. Les amendes, vous le savez, elles ne sont jamais payées. Le ministre de la Justice dit, mais si, mais si, elles sont payées. On a un taux de recouvrement qui est très très faible.
Moi-même, j'ai été obligé avec la SNCF de mettre en place un partenariat spécial avec la Direction des Finances Publiques de Seine-et-Marne pour pouvoir obtenir que tous ceux qui sont en contravention, les fumeurs, les dealers, payent leurs amendes. Retenue sur salaire obligatoire, mais c'est un partenariat que moi j'ai fait avec...
La sécurité sera l'un des sujets majeurs de la présidentielle, avec le pouvoir d'achat, le pouvoir de vivre, comme on voudra.
Rétablir la sécurité, rétablir la République aussi. Et s'armer contre la menace islamiste qui est le nouveau totalitarisme du XXIe siècle. Et là encore, le gouvernement ne fait pas ce qu'il faut. Il y a des djihadistes qui vont sortir de prison. Chaque année, il y en a plusieurs dizaines. Et ces djihadistes, le gouvernement n'a pas réussi à faire voter, ce que demandait l'opposition, c'est de pouvoir les garder en rétention après leur sortie de prison. C'est-à-dire de pouvoir les garder sous surveillance, avec assignation à résidence. Parce qu'ils sont toujours radicalisés. Parce que ce sont des bombes humaines qui vont être libérées.
Mais ils sont placés sous surveillance, Valérie Pécresse.
Ils sont sous contrôle judiciaire, M. Bourdin. Mais vous savez très bien ce qui se passe sous contrôle judiciaire. Je vous rappelle que le père Hamel, le père Hamel qui a été assassiné à Rouen, il a été assassiné par une personne qui était sous-brassée électronique.
Valérie Pécresse, j'en parlerai avec le ministre de l'Intérieur qui sera mon invité mercredi matin. Mais je repose ma question. Son problème,
c'est la justice au ministre de l'Intérieur. Il met des policiers et les policiers se font agresser. Donc c'est un bon ministre de l'Intérieur
et il y a un mauvais ministre de la justice.
Non, ce n'est pas ce que je dis. C'est une politique générale. Non, évidemment. On ne peut pas jouer le ping-pong. Ça, c'est la gauche. Ça, c'est François Hollande et Christiane Taubira. On met un ministre de l'Intérieur, on dit le ministre de l'Intérieur va faire des choses et on met une ministre de la justice qui désarme la justice. Aujourd'hui, on est toujours sur ce désarmement judiciaire. Moi, j'étais avec Gérald Darmanin à la BAC de Créteil il y a quelques semaines où les policiers s'étaient fait agresser par des dizaines de jeunes de moins de 15 ans. Et je l'ai vu lui aussi un peu désemparé quand on lui a dit que certains de ces jeunes étaient déjà connus pour des faits depuis un an.
Un an transmis à la justice. Depuis un an. Qu'a-t-il dit ? Il n'a rien dit. Que voulez-vous qu'il dise ? C'est l'impuissance publique. C'est cette impuissance publique qui sera au cœur de la présidentielle. Et il faut y remédier. Et pour remédier à l'impuissance publique, il ne faut pas faire des beaux discours. Il faut faire des actes. Poser des actes.
Bien. Valérie Pérez, je vous repose la question. Est-ce qu'il faut aujourd'hui en politique être radical ou radical pour être entendu ?
Moi, je crois qu'il faut être responsable pour être entendu. Regardez la situation allemande.
J'allais y venir, justement. Est-ce que vous savez que dans tous les débats télévisés en Allemagne, le mot « islam » n'a jamais été prononcé ? Alors qu'en Allemagne, il y a plus, vous le savez, de clandestins qu'en France, qu'il y a eu une plus grande immigration qu'en France ces dernières années, et le mot « islam » n'a jamais été prononcé.
On ne peut pas dire ça aujourd'hui en France. Non, on ne peut pas dire ça en France aujourd'hui.
Il y a plus de clandestins en Allemagne qu'en France.
Il y a plus de clandestins en Allemagne qu'en France, mais on ne peut pas dire que le problème migratoire est plus aigu en Allemagne qu'en France. Il est plus aigu en France parce que ça fait des années et des années que nous nous laissons s'installer chez nous des personnes qui n'ont aucun titre pour le faire.
quel que soit le président de la République.
Non, on reconduisait, j'ai retrouvé les statistiques M. Bourdin parce que cette question m'intéresse. En 2012, nous reconduisions 44% des personnes qui avaient une obligation de quitter le territoire français. Aujourd'hui, c'est tombé à 25% voire même 12% l'année dernière. Donc, on fait beaucoup moins bien aujourd'hui que sous Nicolas Sarkozy pour ce qui est de renvoyer les clandestins chez eux et j'ajoute qu'il y a un moyen de le faire parce que vous allez me dire comment ? Il y a un moyen ça s'appelle Frontex Frontex met à disposition des charters des avions avec des escortes pour pouvoir renvoyer les clandestins chez eux. Donc, c'est vraiment une question de volonté et d'efficacité.
L'Allemagne donc va changer de gouvernement Valérie Pécresse on s'attend peut-être à des demandes d'austérité de la part des Allemands. Austérité c'est indispensable et au niveau européen et en France ?
Il va falloir un atterrissage qui ne soit pas trop brutal parce que la crise qui est derrière nous
Il ne faut pas d'austérité
Il faut un atterrissage qui ne soit pas trop brutal mais il faut prendre des mesures de réforme puissante la France est à 117% de dette donc on ne peut pas uniquement penser à l'élection future il faut penser aussi aux générations futures il va falloir stabiliser cette dette il va falloir prendre des mesures d'économie mais ces mesures d'économie vous savez elles sont assez simples à prendre il faut lutter contre les gaspillages il faut supprimer les doublons il faut que l'Etat se ressente sur ses vraies missions protéger éduquer soigner le vrai sujet aujourd'hui c'est que l'Etat veut tout faire et il fait tout mal souvenez-vous pendant la crise Covid où on a vu une espèce de bureaucratie empêcher les Français
ici la vaccination par exemple
il aurait mieux réussi me semble-t-il si dès le départ il s'était appuyé sur les régions les départements les communes parce qu'au lieu d'avoir un face-à-face un bras de fer entre la présidence verticale et le peuple il y aurait eu une conviction par le terrain une conviction par les médecins de famille une conviction par les maires une conviction par des personnes qui ont la confiance des Français et ça aurait été beaucoup moins conflictuel et on n'aurait pas eu ces bagarres avec les Antibas
le budget 2022 est insincère à vos yeux ?
vous avez vu ce qui s'est passé c'est quand même le Haut Conseil des Finances Publiques qui donne un avis sur le budget je crois que c'est historique assez unique en France il a refusé de rendre un avis sur le budget 2022 en estimant que ce budget n'était pas complet et qu'il était à trous c'est une façon gentille de dire qu'il est totalement insincère et donc on a un vrai problème avec ce budget qui est un budget électoral qui est un budget de campagne
mais la dette moi je me souviens les années Sarkozy 60% du PIB au début de la présidence Sarkozy et plus de 90% à la fin
absolument il y avait eu la crise des dettes souveraines entre temps mais
et un chômage à 10,6 il est à 8 aujourd'hui
mais nous avions mais nous avions enclenché la baisse des déficits dès 2011 or en 2012 année présidentielle nous avons fait un budget totalement sincère et François Hollande a fait un audit de ce budget je le sais puisque j'étais ministre du budget à l'époque François Hollande a fait un audit en arrivant en 2012 de ce budget pour essayer de prouver qu'on avait caché les dépenses sous le tapis et il a dit que nous avions un budget impeccable impeccable de transparence et impeccable de sincérité et ça c'est le plus important
et en janvier 2012 la France a perdu son triple A
c'est la clé de la confiance
dans la notation bon un mot sur la revalorisation du travail au coeur de votre programme fin des 35 heures ou pas ?
négociation en entreprise du temps de travail ça c'est très important pour moi parce que je pense que le télétravail change absolument tout à la façon dont nous allons travailler
c'est une façon de remettre en cause les 35 heures une façon
de remettre en cause la rigidité du temps de travail et des 35 heures mais évidemment mon coeur de mon projet c'est d'augmenter les salaires d'augmenter les salaires de 10% donc cette logique de flexibilité elle va avec un donnant-donnant c'est travailler plus pour gagner plus je n'ai rien inventé
en baissant les cotisations mais lesquelles ? les patronales ?
les salariales il y a sur les cotisations salariales à peu près 8,7% de charges de cotisations retraite que l'on pourrait progressivement transférer sur un financement état c'est ce que je souhaite en contrepartie il faut faire des réformes des réformes de l'état la réforme de l'assurance chômage aussi la deuxième étape avec de la dégressivité pour inciter au retour à l'emploi plus rapide
des allocations
plus forte disons élargie jusqu'à 2,5 SMIC et donc de permettre qu'on ait la dégressivité sur plus de salaire et qu'ainsi on soit plus incité à retourner à l'emploi donc réforme de l'assurance chômage qui était voulue par tous les candidats de la droite qui n'a toujours pas été faite réforme des retraites et réforme de l'état on travaille jusqu'à 65 ans supprimé on travaillera jusqu'à 65 ans mais en contrepartie pour tous ceux qui ont eu des carrières longues pour tous ceux qui sont usés par le travail on garantira une retraite au moins égale à un SMIC net 1230 euros parce que ça n'est pas acceptable c'est une question de dignité d'avoir des retraites qui ne sont pas au niveau du SMIC quand on a travaillé toute sa vie donc la dignité c'est le travail et le travail doit payer M.
Bourdin et c'est ça mon projet pour la France
Dernière chose Valérie Pécresse ce qui se passe à Paris et en Seine-Saint-Denis entre Paris et la Seine-Saint-Denis vous êtes allé à Pantin les toxicomanes sont sur la voie publique que faire avec eux ?
Il faut une réponse qui ne soit pas que sécuritaire il faut une réponse qui ne soit pas que de les déplacer les problèmes il faut une réponse sanitaire il faut ouvrir un centre de désintoxication parce que quand on est au krach on ne s'en sort pas tout seul ça n'est pas vrai donc pour l'instant nous avons des centaines de personnes qui sont dans un square sans protection en plus donc imposer
une hospitalisation en quelque sorte
le sentiment des riverains vous l'avez bien compris c'est quoi ?
c'est que finalement à Paris j'avais été voir les riverains à Paris ils étaient désespérés mais on a transféré dans un département qui est le plus pauvre de France la Seine-Saint-Denis qui a déjà des problèmes d'insécurité très importants et les riverains ont témoigné hier ces femmes qui ne peuvent pas aller dans les cafés qui se font agresser les toxicomanes qui déjà les dealers les trafiquants donc ils ont déjà des problèmes énormes ils ont déjà le sentiment que la police les a oubliés que la justice les a oubliés et on leur rajoute les toxicomanes venus de Paris imaginez la désespérance de ces quartiers donc vous n'arriverez pas à résoudre les problèmes de la France vous n'arriverez pas à résoudre les problèmes d'intégration vous n'arriverez pas à résoudre les problèmes de cohésion nationale si en plus on rajoute des problèmes là-dessus donc sur les toxicomanes il faut descendre de désintoxication et il faut pouvoir avoir des injonctions de soins bien sûr et d'ailleurs je vais prendre l'initiative parce que puisque personne ne le fait moi j'avais proposé que la région co-finance avec la ville de Paris et l'état le centre je vais prendre l'initiative je vais confier une mission une mission au professeur Vèvre Douray qui est une psychiatre de Cochin et à Elina Dumont qui est une ancienne sans-abri addict au crack quelle structure de désintoxication pour des craqueux parce que personne ne s'en occupe et personne n'en parle
merci Valérie Pécresse 8h54 vous êtes sur RMC et BFM TV
Valérie Pécresse