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interviewPublic Sénat· 4 juin 2025 24 min

S. Primas : « Il faut adapter notre loi et nos codes à la réalité et à l’évolution de la violence »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Sophie Prima. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Vous êtes porte-parole du gouvernement. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christel Bertron du groupe la dépêche. Bonjour Christ.

Bonjour Oriane. Bonjour Sophie Prim. Bonjour Chron.

On va revenir sur les propos hier de Gérald Armanin de François Bairou. Mais d'abord Gérald Armanin qui juge que les comparions immédiates après les violences qui ont eu lieu après le match du PSG, ces condamnations ne sont pas à la hauteur de la violence que connaît le pays. Est-ce qu'un garde des saut peut dire ça ?

Oui, il peut dire ça car il a pris la précaution de dire que naturellement les juges ont fait leur travail mais que probablement c'est la loi qui est en qui est en cause. La loi qui n'est plus adaptée à la violence extrême que l'on connaît, à cette violence de rue qui est quasi systématique maintenant, qui est de plus en plus violente et qui touche des enfants, enfin des des jeunes de plus en plus jeunes. Et donc il a raison de dire que probablement il faut repenser la loi que nous avons aujourd'hui qui est insuffisante.

Je crois que tous les Français ont été choqués de voir à la fois ces violences, la force de ces violences et la faiblesse de ces condamnations. De quelle manière ? François Barrou hier devant les députés, il a dit qu'il voulait des peines minimales comme il existe des peines maximales.

Est-ce que ça veut dire que le gouvernement va proposer des mesures en ce sens dans les prochains jours ? Géraldin a été assez clair. Il travaille aujourd'hui sur une proposition enfin sur un projet de loi qui remettra des des sanctions qui sont plus importantes et plus adaptées à la réalité de la violence qui sera présenté quand ?

Alors je n'ai pas pour l'instant la date à la fois de sa présentation en conseil des ministres et à la fois de l'agenda parlementaire qui vous savez était est très très toufu. Je n'ai pas cette date là. Non avant l'été je ne pense pas.

Ça ça ça me paraît impossible avant l'été. compte tenu de l'actualité législative que nous avons devant nous. Mais je pense qu'il faut bien travailler ce texte et il faut le faire parce qu'il est très important.

Il faut adapter aujourd'hui notre loi et nos codes à la réalité et à l'évolution de la violence. Il y a déjà un texte qui avait été voté il y a il y a pas longtemps à l'initiative d'horizon. Il a été voté à l'Assemblée nationale.

Pourquoi ne pas s'emparer de ce texte ? Est-ce que vous demandez qu'ils sont inscrits rapidement lors du jour du Sénat ? déjà écoutez euh je pense que c'est à Gérald de Darmana aujourd'hui et au premier ministre d'organiser la façon dont les choses vont se passer.

Si on peut s'appuyer sur ce texte, pourquoi pas ? Il y a aujourd'hui une réflexion qui est en cours de la part du garde des SAAU. C'est à lui de mener ce chantier.

Mais vous demandez pas au Sénat de l'inscrire rapidement. On verra pour l'instant. On on en est au début de du process.

Le gouvernement dit qu'il veut supprimer les peines de surcis pour ce type de fait. Comment on fait la différence ? On parle des affrontements avec les forces de l'ordre.

Là, ça concernait les événements après le PSG, mais est-ce que ça concerne aussi ce qui peut se passer autour des manifestations, par exemple des manifestations contre les retraites, autour des mégamasines ? Comment qu'est-ce que c'est que ce type de fait dont parle le gouvernement ? Mais vous savez en France, nous sommes un peuple réactif, un peuple irruptif et et donc la liberté de manifester, il faut la préserver naturellement, mais la liberté de manifester, c'est pas la liberté de tout casser.

Je crois que il y a un écart entre aujourd'hui cette liberté que nous avons nous peuple français de nous exprimer y compris dans la rue en disant que nous sommes pas d'accord de nous nous regrouper à plusieurs pour manifester et cette violence qui vient à casser le bien public qui vient s'attaquer aux forces de l'ordre qui courageusement font résistance et et protège nos bien pour qu'on comprenne bien la suppression du surcis ça pourrait concerner quel fait exactement écoutez On en est vraiment au début de la réflexion et moi je peux pas aller dans le détail de cette loi que je ne connais pas et de des intentions. Est-ce que le gouvernement il est favorable à la suppression du surcis ? Parce qu'ier François Baou il a parlé de PA minimale mais il a pas parlé de suppression.

Là aussi je redis nous en sommes au début du process donc il y aura vous avez entendu le premier ministre hier à l'Assemblée nationale dire qu'il était pour des peines minimales. Il a pas dit le reste. Donc il y aura un dialogue entre le garde des sauts et le premier ministre.

Ensuite, il y aura un projet de loi qui sera présenté, une session parlementaire qui aura le droit d'affiner cette loi. Nous en sommes au début du process, donc je ne peux pas vous dire ce qu'il y aura exactement dedans à cette heure. Est-ce que vous seriez favorable au retour des peines planchées ?

Elles avaient été instaurées quand la droite était au pouvoir puis supprimé quand la gauche est revenue au pouvoir. Il faut les remettre. C'est une piste sur laquelle Gérald Manana va travailler évidemment.

Alors c'est la suppression du surcis, ça veut dire plus de personnes en prison. Est-ce que nos prisons aujourd'hui peuvent absorber euh ce nombre de personnes supplémentaires ? Comment on fait puisqu'elles sont déjà euh c'est extrêmement remplies ?

Alors, la philosophie générale à la fois du garde des SAAUM mais aussi du ministre de l'intérieur qui l'a répété plusieurs fois et bien sûr du premier ministre, c'est dire que les courtes peines doivent être appliquées, qu'elles doivent être sanctionnées avec des peines minimales, vous l'avez dit tout à l'heure, et qu'elles doivent être appliquées. Et pour cela, le garde des SAAU s'est lancé dans une nouvelle type de prison, la construction de prisons modulaires qui sont beaucoup plus rapides à construire, qui sont aussi beaucoup plus faciles à accepter de la part des territoires. Et donc c'est cette cette ce cette combinaison en fait à la fois de la volonté de faire exécuter les courtes peines qui vous avez raison rajoute des prisonniers dans les prisons mais aussi des solutions qui sont plus rapides et plus faciles à mettre en œuvre et les premières seront sont conçuites dès l'automne de l'année prochaine.

Pour faire face à la surpopulation carcérale Emmanuel Macron le 13 mai dernier il il avait parlé d'envoyer des détenus à l'étranger de louer des places de prison à l'étranger. On en est où de cette idée ? Alors, on n' pas avancé sur cette idée à ma connaissance.

En tout cas, il y a des pour parler avec certains certains pays. Ce qui est important, c'est de savoir que 25 % des prisonniers aujourd'hui sont des prisonniers d'origine étrangère, de nationalité étrangère. Parmi eux, peut-être que certains peuvent faire leur peine ailleurs qu'en France.

C'est une des pistes pour régler ce problème de surpopulation. Il y en a aussi d'autres. Donc là aussi, le garde des SAAU est en train de travailler sur toutes les solutions.

Il n'y en a pas qu'une. Les prisons modulaires en sont une autre. Effectivement, le cas des prisonniers étrangers en est une autre également.

Voilà. Donc, nous sommes en train de travailler sur l'ensemble de ces de ces solutions. On va parler de Bruno Rota justement.

CL. Oui. Dernière question sur les événements qui ont pu avoir lieu autour de cette victoire du PSG.

Euh, les auteurs des débordements ont été qualifiés de barbare par Bonur Taillot. Est-ce que vous reprendriez ce terme ? Oui, je le reprends.

Moi, j'ai regardé dans le dictionnaire la définition de barbare, c'est celui qui n'est pas civilisé. Moi, je pense que quand il y a des euh personnes qui s'attaquent aux force de l'ordre, qui sont là pour protéger la population, pour permettre à la fête d'être d'être belle, pour protéger le bien public, euh bah c'est pas des actes de civilisation. Donc oui, je reprends je reprends ce terme.

On va continuer à parler de Bruno Rotaillot et du meurtre dans le VAR. Du meurtre d'un Tunisien dans le VAR. Christiel.

Oui. Euh lors d'une vidéo, le meurtrier a fait référence à Marine Le Pen au Rassemblement national. Est-ce que vous faites un lien entre le profil de ce tueur et le Rassemblement national et lequel ?

Je me permettrai pas de faire ce lien. Euh néanmoins, c'est un acte de racisme puissant qui a été fait là. Vous savez que le ministre de l'intérieur s'est rendu hier à l'ambassade de Tunisie pour pour discuter effectivement avec l'ambassadeur de Tunisie en France.

On sait que l'émotion à Tunis a été très très forte et c'est normal, c'est vraiment normal. C'est un acte de racisme qui doit être condamné avec la plus grande fermeté naturellement. Euh et après je laisse je laisse le reste au commentateurs.

Est-ce que vous voyez dans cet acte les conséquences dramatiques d'un discours anti-immigré qui a pu se développer depuis un certain temps ? Je moi je je pense que il faut pas utiliser cet acte de racisme pur qui est un acte terrible. Euh je pense à la famille évidemment de de la victime.

On sait pas qu'il est à limiteé par certains discours pour pour faire un amalgame général. Je je pense que c'est pas très digne en fait de faire ça. Il faut combattre le racisme quel qu'il soit partout de quel que nature qu'il soit.

Et c'est ce à quoi s'attaque Bruno Olivier Fort juste par parce que Olivier Fort le premier secrétaire du BS il a fustigé Bruno Rota hier. Il a il a parlé de banalisation du racisme et Bruno Rotaillot, je le cite, cherche à créer une forme de racisme d'atmosphère. Non mais je laisse Olivier Fort à ces déclarations.

Moi je les trouve vraiment pas très digne d'utiliser d'utiliser ce drame qui concerne ce Tunisien pour faire de la politique politicienne. Bruno Retaillot, il essaie de ramener les valeurs républicaines au cœur de notre de notre nation et dans ces valeurs républicaines, il y a la lutte contre le racisme quel qu'il soit. Et alors, comment on fait pour monter le racisme d'un côté, l'antisémitisme de l'autre ?

Comment le gouvernement peut combattre ? C'est c'est toute la difficulté effectivement de ce moment. Nous, notre objectif, c'est de réunir la population.

Moi, je suis frappée par la parcélisation de notre de notre société aujourd'hui. On est on est on n'est pas français, on n'est pas sur ce territoire, on est catégorisé dans dans dans des dans des origines, dans des religions. Je pense que tout notre travail aujourd'hui qui est un travail d'éducation, qui est un travail de formation et d'ailleurs Aurore Berger a a lancer un programme justement pour lutter contre les discriminations, pour refaire nation, je pense qu'on a un travail éducatif à faire qui est immense devant nous et c'est ce à quoi nous nous attelons.

Alors Sophie Prima, vous êtes porte-parole du gouvernement mais vous êtes aussi OLR. Est-ce que vous aussi comme Bruno Rotaillot, vous dites que vous ne défendrez pas la proportionnelle et que vous quitteriez le gouvernement si vous deviez le faire ? Écoutez alors je pense pas que Bruno Retaillot a dit exactement ça premièrement de voilà ce qui ne veut pas dire je quitterai le gouvernement ce qui n pas exactement ça mais il a dit je défendrai pas sa très forte.

Je voudrais simplement dire que la proportionnelle c'est un sujet qui est important pour le premier ministre. On connaît son engagement sur cette sur cette idée de proportionnel depuis des années et donc je trouve légitime de sa part qu'il pose la question en ce moment à l'ensemble des groupes politiques. Donc la méthode c'est quoi ?

Le premier ministre s'est engagé à recevoir l'ensemble des groupes politiques, ce qu'il a fait. Il a reçu lundi, vous le savez, les Républicains. Il a reçu hier les écologistes et puis c'est lui qui avisera de ce qu'il veut faire.

Est-ce qu'il veut mettre ce dossier sur sur la table du Parlement ? Sous quelle forme ? Nous n'en savons pas quand nous ne savons pas.

Donc c'est lui c'est lui c'est lui qui a la main aujourd'hui et c'est lui qui décidera s'il doit le faire, s'il doit pas le faire. Ça veut dire que ça sera pas inscrit pendant la session extraordinaire. Écoutez, le premier ministre est maître de son agenda et et donc pour l'instant cette question n'est pas tranchée.

En tout cas, elle n'est pas tranchée au sein du gouvernement et vous avez raison, les LR sont contre la proportionnelle. Mais c'est pas une découverte. Nous non, c'est pas une découverte.

Mais alors ça veut dire que Bruno Retaillot, il ne défendra pas le texte en tant que ministre d'intérieur mais il quittera pas forcément le gouvernement. C'est présenté. C'est le c'est le c'est la singularité de ce gouvernement d'avoir des personnalités qui sont issues de partis politiques qui sont différents et qui ont chacun leur liberté d'expression et qui à un moment voilà font le travail que leur demande ministre.

Nous verrons nous verrons. Nous ne savons pas aujourd'hui si le texte va être présenté. Nous ne savons pas quelle forme il aura.

Ne faisons pas de science-fiction ou politique fiction. Voilà. Non, parce que quand au lendemain, le soir même d'ailleurs de son élection, Bruno Rotaillot, il a dit que le vote les 75 % qu'il avait reçu, ça valider sa participation au gouvernement.

Est-ce que du coup les adhérents LR comprendraient que vous quitte le que vous quittiez le gouvernement aussi rapidement ? Et bien écoutez, nous sommes LR, je je avec ma casquette LR, effectivement très opposé à la proportionnelle. Est-ce que c'est une raison pour quitter le gouvernement ?

Nous verrons puisque nous n'avons pas le texte. Donc nous verrons la forme du texte et nous verrons si le premier ministre met ce texte. Mais vous vous espérez que François Barou ne le présente pas à l'Assemblée nationale ?

Bien écoutez, c'est sa décision. Est-ce que c'est aussi ouvrir la porte à un départ du gouvernement puisqu'il a quand même dit toutes les options sont ouvertes. Est-ce que c'est aussi le moyen pour Bruno Rotaillot d'éviter le procès en inaction qui est en train de lui faire le Rassemblement national ?

Écoutez, il reste 2 ans avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron. La France est dans une situation budgétaire extrêmement sensible, extrêmement difficile. Nous avons le devoir nous de nous intéresser à l'intérêt général.

Donc je mets de côté les procès en inaction du RN qui sont pas très crédibles vis-à-vis de de Bruno Retaillot. Nous nous sommes attelés au travail dans la diversité de nos opinions. Parfois nous cherchons la voie commune pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale, au Sénat et pour faire avancer tout ce que nous pouvons faire avancer.

Nous sommes dans la préparation du budget et croyez-moi, nous sommes vraiment sur cet axe là. On va y venir juste pour finir sur la proportionnelle. Il y a une proposition de loi qui a été déposée à l'Assemblée nationale par les députés LR qui est cignée d'ailleurs par Laurent Voquier pour constitutionnaliser le scrutin majoritaire au législative.

Est-ce que vous la soutenez ? Ben écoutez, je moi je ne suis pas ici pour faire des des polémiques. Il y a une réflexion générale.

Oui, c'est une proposition de la polémique ça. Non, non, non, pas du tout. Mais je ne suis pas ici pour faire de la polémique.

Je veux simplement dire qu'il y a une réflexion du Premier ministre qui est légitime encore une fois parce que c'est quelque chose auquel il croit depuis très longtemps. Il y a une position des Républicains qui a été affirmée dans la réunion avec le premier ministre et qui est réaffirmée par Laurent Voquier le groupe des républicains en déposant cette proposition de loi. Laissons laissons laissons la discussion avancée.

Est-ce que le renvoqué il est pas en train de mettre la pression sur Bruno Rota ? Non mais non, enfin euh la position, ils sont allés ensemble avec Mathieu d'Arnaud, Laurent Voquier et Bruno Rotaillot, ils ont dit euh leur position au premier ministre qui est ferme, qui est qui est connu également. Voilà, c'est au premier ministre maintenant de réfléchir sur ce qu'il fera et sur ce qu'il pense être le mieux pour le pays.

C'est pas un dossier qui risque de fragiliser euh le fameux socle commun sur lequel s'appuyait François Baïou pour gouverner et comme vous le disiez tout à l'heure, constituer un budget. Oui, c'est é que le cette position sur euh sur la proportionnelle soit de nature à favoriser le à à fragiliser le budget, pardon, à fragiliser le budget. Le budget euh sera présenté, les les arbitrages du Premier ministre présenté à la mi-juillet.

Euh, je pense que c'est assez différent. Il y a une question de d'élection, il y a une question de budget. nous en tout cas à la fois l'ensemble des ministres dans leur diversité de pensée mais aussi le les ministres les républicains, notre objectif c'est de trouver les voix d'un budget parce que c'est ça le plus important et c'est ça sur les questions sur lesquelles les Français en fait nous attendent.

Les chefs d'entreprise, le monde économique a besoin d'un peu de stabilité gouvernementale et la stabilité gouvernementale, elle s'exprimera aussi par la façon dont nous trouverons une voie sur le budget. Je crois que voilà, c'est c'est ça vraiment notre notre but commun. Justement concernant le budget, le Premier ministre a fait quelques propositions qui sont un peu orthogonales avec vos vos convictions chez les les républicains, notamment la TVA associale, est-ce que vous pensez qu'elle a un avenir aujourd'hui ?

Alors, le Premier ministre n'a pas fait de proposition à à ma connaissance puisque en fait tout aujourd'hui est soumis à réflexion. Donc à la fois Éric Lombard, Améline Monchalin sont en train de regarder l'ensemble du budget, de remettre en cause l'ensemble du fonctionnement. C'est pour ça que les directeurs euh on ont d'administration centrale ont été sollicités pour rééfléchir sur la façon dont fonctionne en fait l'État puisque nous sommes bien conscients que si chacun va devoir faire un effort et bien l'administration et le gouvernement lui-même doit faire un visiblement ils ont pas trouvé solution satisfaisantes pour l'instant on leur a demandé de continuer à réfléchir d'être plus ambitieux dans les réformes donc c'est un processus difficile qui sera itératif qui demandera vraiment des efforts de la part de tout le monde du gouvern gouvernement et de l'État par lui-même.

Je rappelle que l'État c'est 30 % des dépenses du budget. Donc il y aura l'État et il y aura aussi Mais la TVA sociale vous vous y opposeriez nous opposer la TVA sociale vous savez elle faisait partie du programme de François Fillon en 2017 et elle avait comme objectif il y a deux objectifs en fait souvent sous la TVA sociale. On la TVA sociale ne peut pas être mise pour réduire le déficit.

La TVA sociale c'est un transfert de charge sociale des salariés vers la consommation. Euh aujourd'hui 80 % en fait du déficit et social et est est financé par le travail. Donc ça c'est une question qui est une question hors déficit mais qui une question très intéressante.

Il faut quel TVA social pour vous ? Il faut baisser les cotisations salariales ou les cotisations patronales ? Pour le moment la question de la TVA sociale, elle a été évoquée mais elle est pas du tout tranchée.

Elle est pas du tout décidée. Elle fait partie des solutions comme d'autres solutions et elle sera tranchée au mois de au mois de juillet. Pour répondre à votre question, dans le cadre pardon de d'un transfert des charges sociales euh de du monde salarié vers vers la consommation, je veux expliquer aux Français qu'en réalité aujourd'hui euh 80 % je le disais de la sphère sociale est financée par les salariés, pas par la consommation.

L'idée c'est de faire baisser les charges et de laisser un un salaire net qui soit bien plus supérieur et donc qui redonne du pouvoir d'achat aussi aux Français. Alors, hier Merci a fait passer quelques messages disant que ce budget ne se bouclerait pas sans certaines hausses d'impôts. Euh, vous vous y opposeriez ou vous comprenez que ce soit nécessaire ?

En en réalité euh la marge que nous avons à franchir cette année qui est de 40 milliards comme vous le savez euh est évidemment un effort considérable. Cet effort, il a été porté dans le budget 2025 essentiellement par le fonctionnement de l'État lui-même. L'année prochaine, il sera effectivement il demandera des efforts de tout le monde.

Nous nous sommes opposés à une hausse d'impôts. Il faudra donc trouver l'équilibre parfait pour que à la fin chacun soit emporté dans cet effort collectif, que l'effort soi effectivement collectif. ne greffe pas l'attractivité du pays, ne greffe pas le pouvoir d'achat des Français et en même temps soit efficace.

C'est c'est un équilibre qui est un équilibre très ambitieux à trouver. Autre sujet sur une question d'actualité cristallien en rapport avec les sujets rapport que nous venons d'aborder des sites pornographiques absolument ont décidé de s'autosuspendre en France pour protester contre l'obligation de vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Est-ce que le gouvernement doit les recevoir pour discuter, pour lever ce blocage ou pas ?

Écoutez, c'est une c'est le c'est un long processus qui a été commencé d'ailleurs quand Jean-Noel Barreot était ministre du numérique qui a été repris par Clara Chapaz Aurore Berger. Nous souhaitons protéger nos enfants. La moitié des garçons des 12 13 ans et 1/3 des filles de 12 13 ans vont régulièrement sur les sites pornographiques.

Donc euh vérifier scrupuleusement l'âge des personnes qui viennent sur cette site là me semble être un un un mesure absolument nécessaire. Alors euh ces cites ont décidé de se suspendre, de s'autosuspendre, ben c'est leur décision. Ça veut dire que le gouvernement ne le ne recevra pas pour étudier la faisabilité et discuter avec eux de ça.

Et bien écoutez, je ne sais pas quelles sont les intentions de Clara Chapa, mais notre intention en tout cas c'est de faire respecter la loi quoi qu'il en coûte pour ces sites. Ça ne fait pas beaucoup de peine s'il s'arrête. Il y a un texte qui est examiné en ce moment au Sénat qui vise à à freiner la Fast Fashion et les principales fédérations de commerce en France demandent au gouvernement le déférencement des plateformes comme Chine, comme TMU qui sont ces ces plateformes d'ultrafast fashion.

Que va répondre le gouvernement aux Fédération de commerce ? Le gouvernement travaille beaucoup d'ailleurs sur des propositions qui sont des propositions parlementaires sur cette question d'ultra fast fashion. en réalité deux sites bien connus qui qui font aujourd'hui qui ont une part de marché qui est impressionnante sur le textil.

ça a des impacts sur notre commerce euh sur nos sites et nos nos propres nos propres diffusions de textiles, on va dire européen d'une façon générale. Et puis moi, je suis très très très frappée par le fait que ces sites diffusent quand même des produits qui sont l'ultra fast fashion fait dans des conditions sociales très curieuses en tout cas qui soi assez loin de nos modèles européens et avec des conséquences environnementales qui devraient toucher les jeunes qui devraient vraiment toucher les jeunes et qui conduisent non pas à un accès et à un pouvoir d'achat supplémentaire pour les Français mais à une ultra consommation. Alors moi je suis plutôt quelqu'un de droite, je je veux pas freiner la croissance et cetera, mais là on est dans vraiment euh Mais est-ce que du coup il faut les déférencés ?

Est-ce que vous allez répondre oui au Alors alors référencé, ça demande ça demande des des supports légaux qui sont au-delà de des capacités mêmes de de la France. Il faut faire ça avec l'Union européenne. Donc nous sommes en train avec l'Union européenne et la France est leader vraiment là-dessus de demander au-delà des 2 € qui vont être demandés par l'Union européenne par colis qui sont à premier frein, nous allons demander à l'Union européenne d'aller plus loin notamment sur la durabilité des produits pour empêcher vraiment soit pour améliorer leur leur leur modèle à eux mais surtout pour empêcher et protéger nos nos consommateurs français.

Vous savez, c'est un facteur de pollution énorme puisqu'en fait ces produits-là ne se recyclent même pas. Donc aujourd'hui, on a des ballots de textile qui partent dont on ne sait même plus quoi faire et qui partent dans d'autres pays et qui viennent remplir les plages, les océans. Voilà, ce n'est pas supportable.

Autre texte examiné au Sénat, c'est la la réforme de la du mode de scrutin pour les municipales à Paris Lyon-Marseille, la loi PLM. Ça a été rejeté hier clairement par les sénateurs. Est-ce qu'il faut abandonner ce texte ?

C'est une décision que prendra euh le Premier ministre. Le texte peut continuer son chemin. Euh le le Premier ministre pourra convoquer euh une commission mix paritaire s'il le souhaite.

Euh et vous avez envie qu'il a continué. Euh écoutez euh mon avis ici ne compte pas puisque je porte-parole du gouvernement mais vous savez que je suis une ancienne sénatrice euh et donc c'est la décision du premier ministre de faire perdurer ou pas ce texte là dans la navette par vous pensez qu'il le fera ? Il soutient ce texte lui.

Vous pensez qu'il fera ? Il soutient en effet à titre personnel ce texte mais je ne veux pas présenter sa décision. Encore une fois, c'est le premier ministre qui prendra cette décision.

Un mot sur les les municipales puisque vous êtes vous étiez sénatrice des Yvelines. Est-ce qu'il y aura des alliances entre la Macronie et les LR dans les Yvelines ? Mais vous savez, je je crois qu'on on parle beaucoup d'alliance.

Les élections municipales ne ressemblent à aucune autre élection. Une élection municipale, c'est l'histoire d'une femme ou d'un homme sur un territoire, de sa relation avec les habitants de sa ville et aussi entouré d'une équipe. Euh un un maire n'est pas seul dans cette dans cette aventure.

Donc ça correspond à des logiques politiques qui sont différentes de ce que l'on connaît sur le je vous donnais mon propre cas lorsque j'étais maire d'Aubergville en 2014. Les habitants d'Aubergenville m'ont fait l'honneur de mé lire à 80 %. Je vous promets que dans ma ville il y a pas 80 % de LR.

Donc euh c'est vraiment une autre logique et dans mon équipe municipale, il y avait des sensibilités. Donc est-ce qu'il y a des alliances ? forcément qu'il y a des alliances mais elles sont naturelles partout sur tous les chiquers politiques parce que dans une équipe municipale nous nous étions 33 j'avais pas 33 LR dans ma liste municipale et donc ces alliances elles sont de fait pour la sensibilité souhaitez qu'il y ait un maximum d'all souhaite je sais pas si on appelle ça des alliances ou si on appelle ça des équipes des listes communes des listes communes et ce que je vois c'est que quand il y a des bons maires et quand il y a des dangers d'arriver de l'extrême.

Il faut avoir la sagesse de se dire on reconduit les bons mères. Merci. Au-delà des alliances politiques.

Merci beaucoup. Merci d'avoir été notre invité. La une de la dépêche c'est le vaccin cont le cancer et tu as la une bientôt un vaccin contre le cancer.

C'est la question la une de la dépêche. Merci Christelle. À la semaine prochaine, on passe au club des territoires.