Retraites : "Aucune réforme des retraites n’est passée en douceur."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Dominique Verrien bonjour merci d'être avec nous vous êtes sénatrice Union centriste de l'Yonne on va revenir sur cette actualité sociale cette actualité politique avec cette onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites des rassemblements partout dans toute la France des mobilisations encore très fortes est-ce que il faut parler des soufflement visiblement effectivement il y a moins de manifestants de toute façon sincèrement aucune réforme des retraites n'est passée en douceur moi je me souviens au moment où je commençais à travailler je venais de créer une entreprise quand il y a eu des grèves de 95 et je trouve qu'on n'y fait pas assez référence c'était aussi très très fort en fait dès qu'on veut toucher aux retraites c'est forcément très compliqué et en 95 la réforme avait été retirée oui effectivement et mais je note aussi qu'en 95 après le président avait décidé de dissoudre et on avait eu ensuite une cohabitation donc on peut comprendre pourquoi le président aujourd'hui hésite à refaire les erreurs de 95 quoi aux manifestants stop arrêtez vous avez perdu la bataille non j'avoue que si je devais dire quelque chose ce serait beaucoup plus au gouvernement mais c'est peut-être un petit peu tard c'est à dire que c'était bien en amont personne jusqu'à présent n'a osé faire une réforme des retraites sans s'associer à la CGT seul ce gouvernement a pensé qu'il était plus fort et je crois que c'est souvent par manque d'humilité qu'il pêche donc aujourd'hui il faut essayer de remailler il faut il faut avancer de toute façon il faut remailler par remanier peut-être faut-il remanier ça ne m'appartient pas mais remailler reprendre le dialogue probablement sans jeter non plus de l'huile sur le feu même venant de Chine voilà apparemment ça s'était pas si mal passé que ça avec Elisabeth borne quand bien même on arrivait à un désaccord mais on reprenait une discussion et donc on pouvait se dire qu'avec le temps la discussion allait reprendre les syndicats disent on veut pas on on parle de rien tant que cette réforme est encore sur la table oui mais je pense que tout le monde attend aussi le retour du Conseil constitutionnel et que les vrais positions se prendront à ce moment-là donc alors précisément le Conseil constitutionnel qui rendra une double décision vendredi prochain qu'est-ce que vous en attendez à moi je suis sereine j'attends et je vais bien de toute façon soit cette réforme et bien légale et il faut avancer de toute en réalité c'est vrai que tout le monde se braque sur l'âge de 64 ans mais objectivement la moyenne des personnes aujourd'hui partent à 63 ans et quelques mois donc on n'est pas si loin du 64 ans évoqué c'est une réforme en fait c'est la réforme Touraine qui est un peu accélérée donc on voit bien que si on hystérisait pas le débat comme c'est en train de se faire aujourd'hui de la part de qui aujourd'hui je pense que effectivement la France insoumise est un petit peu plus dans la victime malheureusement d'ailleurs parce que je pense qu'ils sont en train de perdre des points d'ailleurs on le voit sur les sondages c'est aujourd'hui Marine Le Pen qui tire les marrons du feu alors que la gauche espérait pouvoir reprendre un peu de vigueur grâce à cette lutte donc on voit bien que ça ne les sert pas donc l'apaisement est nécessaire je pense aussi que si la candidate et les filles a perdu en Ariège c'est aussi sur fond de de chahut des violences ont eu lieu encore en marge des cortèges la rotonde le restaurant La Rotonde à Paris a été pris possibles c'est le restaurant où Emmanuel Macron avait fêté sa victoire du premier tour en 2017 pourquoi il focalise la colère sur lui aujourd'hui Emmanuel Macron selon vous objectifment quand il se permet de répondre à Laurent Berger alors qu'il est en Chine je pense que il a souvent quelques actes maladroits qui ne font qu'attiser la colère plutôt que de la calmer et c'est dommage quel geste vous attendez lui aujourd'hui ce serait plus de c'est un geste d'apaisement que que ce genre de réaction et qu'est-ce qui pourrait constituer un geste d'apaisement selon vous parce que c'est ça aujourd'hui la vraie question comment on sort de cette crise je ne saurais pas vous dire comment on sort de cette crise je pense que Elisabeth borne commençait à réouvrir le dialogue je pense que ça pouvait se faire avec le temps avec le résultat du Conseil constitutionnel donc attendons au Conseil constitutionnel il y a la possibilité selon vous parlementaire de passer à autre chose de tourner cette page des retraites oui évidemment oui pour autant ça veut pas dire que ça va calmer la colère et pourtant ça veut pas dire qu'il y aura pas encore de la violence puisque on sent bien là je pense qu'il faut d'ailleurs dissocier il y avait la lutte pour la retraite mais où tout le monde comprend bien que même si ça nous fait pas plaisir et ça fait plaisir à personne de se dire qu'on va travailler plus longtemps c'est clair on se dit que ça peut malgré tout être nécessaire pour qu'on ait encore une retraite et puis la colère globale où on a l'impression où certains peuvent avoir l'impression d'être méprisées ou l'inflation arrive et la vie est quand même compliquée donc et où certains ont intérêt clairement à agiter la rue et là pour le coup aussi bien ceux qui sont calmes que ceux qui ne le sont pas puisque de toute façon ça n'est jamais les parties traditionnelles de gouvernement qui gagnent quand il y a de l'agitation 111 interpellations hier 154 membres des forces de blessé elle profite elle profite avec qui la casse et la violence en général quoi qu'il arrive soit les extrêmes parce que certains veulent qu'on ramène le calme et que pensent-ils il n'y a que par l'extrême droite qu'on pourra la ramener soit par l'extrême gauche qui espère un vrai chaos pour pouvoir éventuellement amener une révolution en toute état de cause ça ne sert pas la majorité des français on va parler de la mission parlementaire que vous avez mené pendant plusieurs mois sur les violences intrafamiliales en accueille Cécile Siksou qui vous a suivi sur le terrain [Musique] vous connaissez Cécile bien sûr elle vous a suivi pendant plusieurs mois bonjour Cécile comment ça va vous avez donc suivi Dominique Verrien dans cette mission parlementaire qui était consacré précisément à l'action comment améliorer finalement cette question la grande question de votre mission c'est comment améliorer l'action judiciaire en termes de violence intrafamiliale Cécile pourquoi aujourd'hui il y a un besoin de réformer la justice sur ces questions alors en matière de violence conjugale et intrafamiliale la justice elle fait face à deux problèmes alors le premier c'est qu'elle est aujourd'hui engorger par ses affaires avec la libération de la parole en fait les victimes de violences conjugales déposent plaintes beaucoup plus facilement qu'avant et en 5 ans le nombre de plaintes a plus que doublé en France elles sont passées de 85 000 en 2017 à 208 000 en 2022 donc de plus en plus de femmes saisissent la justice et mécaniquement les contentieux liées à ces questions augmentent et la conséquence Steve c'est que c'est devenu du coup de contentieux pour ces tribunaux c'est le principal contentieux en fait pour beaucoup de tribunaux le second problème c'est que la justice elle est pas prête en fait à accueillir ces victimes car les personnels en fait ils sont pas forcément formés pour répondre à ces contentieux donc quand une femme va déposer plainte ce qu'elle attend donc déjà c'est une démarche compliquée pour elle et ce qu'elle attend c'est d'être reconnu comme victime qu'on la protège qu'on prenne en compte ce qu'elle a vécu et souvent les plaintes sont classées sans suite elles sont pas elles se sentent pas crues et elles sont envoyées chez elles avec leur conjoint violents donc il y a un problème la conséquence ça on le sait ça peut mener à des drames des féminicides sur en 2022 sur les 147 féminicides il y avait une vingtaine de femmes qui avaient porté plainte et justement vous avez suivi dans votre documentaire une victime qui a déposé plein de précisément oui on a suivi Caroline donc elle a vécu 15 ans avec un compagnon violent et elle a déposé plainte pour la première fois au bout de 10 ans après avoir vécu sous les coups et donc elle nous raconte comment ça s'est passé suite à cette plainte je vous propose de l'écouter on a été reçus par la substitut du procureur à l'époque tous les deux et là je peux vous dire que c'est un moment terrible en fait la substitut de la sermonnée comme un enfant vous rendez compte monsieur ce que vous avez fait ça ne se fait pas etc je vous prie de bien vouloir présenter vos excuses à Madame et ne plus jamais recommencer donc devant la substitut du procureur il m'a présenté ses excuses et là je me suis dit mais que se passe-t-il quoi on n'est pas des enfants et en fait ça s'est terminé comme ça vous avez entendu ce témoignage la réponse de la substitut du procureur qu'est-ce que vous en pensez ou qu'est-ce que ça révèle alors j'en pense que la réponse est évidemment totalement inadaptée d'ailleurs le fait de les recevoir tous les deux ensemble de les cérémoner comme si effectivement vous avez fait une grosse bêtise et c'est un manque de formation très clair alors l'histoire est un peu ancienne elle était connaîte en plus donc je la connais mais aujourd'hui réellement on a besoin de formation pour comprendre quel est ce système et puis pour pouvoir prendre en charge très correctement les victimes mais aussi les auteurs parce que cet homme si on le prend pas en charge demain il va recommencer quand bien même Caroline va le quitter il va recommencer parce que c'est un système dans lequel on entre ce système de violence ce système de contrôle et donc il est important de prendre en charge mais pour ça il est important de reconnaître aussi ce que c'est que la violence ça pas un conflit on n'est pas à égalité comme dans la plupart des divorces où on s'entend pas on sait pas et puis éventuellement on se dispute mais ça va pas au-delà réellement la violence s'accompagne de tout un tas de travers j'allais dire qu'on appelle aujourd'hui le contrôle coercitif mais c'est en fait émaillé de plein de choses on contrôle comment vous vous habillez comment vous sortez qui vous rencontrez est-ce que vous avez le droit de vous servir de votre argent et on met comme ça la victime sous emprise et ce qui fait qu'elle ne peut pas partir c'est une espèce de Nas dans laquelle on se trouve j'ai tendance à comparer ça avec une avec du mazout vous savez un oiseau qui est dans le mazout et si on le surpasse si c'est pas quelqu'un d'extérieur qui le sort et qui lui nettoie les plumes on ne peut pas s'en sortir seul donc il faut vraiment aider et pour ça il faut qu'on ait des services sociaux il faut qu'on ait de la police de la gendarmerie et des magistrats formés qui connaissent ça et qui sachent accompagner d'accord pour revenir donc 4 Caroline son mari il a jamais été jugé pour les violences mais elle a réussi à s'en sortir toute seule on va dire mais elle a quitté c'est ça elle l'a quitté et mais après par la suite elle a quand même eu un autre parcours judiciaire pour la séparation et pour la garde des enfants donc son cas ça montre un petit peu la complexité en fait de ces quatre violences conjugales où il faut à la fois donc punir l'homme violent protéger la victime gérer la séparation et aussi protéger les enfants et gérer la garde des enfants donc potentiellement ces quatre voire cinq juges différents qui peuvent travailler sur un même cas d'où l'idée de mettre en place une juridiction spécialisée c'est là-dessus qui a travaillé la mission parlementaire oui et pour savoir comment faire la mission parlementaire elle est allée voir ce qui se passait chez nos voisins espagnols là-bas c'est un féminicide en fait qui a fait bouger les choses c'est le cas Dana au ranch c'est une femme qui a été tuée par son mari alors qu'elle avait déposé 15 plaintes son histoire ça a bouleversé la société en espagnol et suite à cette affaire en fait ils ont décidé de créer des juridictions spécialisées qui ont vu le jour en 2004 et aujourd'hui il y en a 106 en fait sur le territoire espagnol et on s'est rendu avec donc la mission parlementaire dans l'un de à Madrid voilà et comment ça marche donc tous les juges du tribunal à Madrid la ne font que ça donc ils ne traite que des cas de violences conjugales alors c'est un tribunal violence qui est consacré aux violences de genre donc il ne juge que des hommes pas des femmes ils sont formés à ce contentieux mais surtout dans le tribunal nous sommes allés tout est mis en place pour protéger la victime donc il y a une unité médicale qui constate les blessures il y a des policiers sur place en fait pour prendre les plaintes il y a un lieu pour les héberger et surtout il y a une justice rapide en moins de 72 heures il y a un juge qui peut prendre des décisions provisoires pour mettre en sécurité la victime et je vous propose d'écouter un de ces juges si elle se sent menacée ou en danger elle demande au juge une ordonnance de protection la décision prise par le juge peut consister en une injonction d'éloignement afin que l'accusé ne puisse ni s'approcher ni entrer en communication avec elle et surtout cela permet de résoudre de façon immédiate et temporaire la question de savoir qui reste au domicile familiale qui a la garde des enfants et le montant de la pension à verser alors vous vous étiez en Espagne donc avec un Espagne est-ce que on peut appliquer ce système espagnol en France selon eux alors déjà au niveau espagnol on a l'impression en tout cas quand on lisait une proposition de loi qui a été déposée à l'Assemblée nationale on avait l'impression qu'il y avait un seul juge qui allait tout traité un peu comme le juge des enfants chez nous ça n'est pas le cas on a là celui qu'on vient de voir qui est juste aux affaires familiales et on a bien un juge pénal derrière le juge pénal derrière il juge trois ans après aussi donc on n'a pas gagné de temps du tout sur la partie pénale il faut le dire par contre là où c'était très intéressant c'est qu'effectivement au niveau du juge aux affaires familiales ça allait très vite c'est ce que vous disiez on peut tout de suite protéger la femme et ça nous souhaitons nous en inspirer après le système judiciaire est quand même différent et donc nous nous souhaitions en plus avoir quelque chose qui soit applicable immédiatement puisque il est plus temps d'attendre de savoir ce qu'il faut faire pour pouvoir protéger les femmes donc il faut le faire tout de suite et nous avons fait le choix de nous appuyer sur le système système existant mais effectivement en créant des chambres spécialisées du coup on n'a pas un juge qui fait tout comme le juge des enfants on a plusieurs juges mais qui sont au sein d'une même chambre l'avantage c'est quoi c'est un pour rentrer dans cette chambre il faut avoir cette formation dont on vient de parler une formation plus plus sur ce que c'est que le phénomène du psycho-traumatique du contrôle coercitif etc une fois qu'on a cette formation plus plus il faut aussi travailler ensemble et donc avoir un partage d'informations entre le juge l'affaire familiale le juge des enfants le juge pénal et éventuellement le juge des libertés et de la détention et tous les juges qui peuvent être amenés à juger dans le système français avec un assistant de justice à on a vu que ça pouvait se faire ça se fait déjà à Châlons-en-Champagne ça se fait déjà à Clermont-Ferrand et donc à partir de là il y a un vrai partage d'informations et on traite et ça c'est aussi une chose qu'on demande c'est que ce soit la situation familiale qui soit traitée et non pas seulement le cas de l'homme le cas de la femme au juge et affaires familiales et le cas de l'enfant au juge des enfants on veut que ce soit la situation familiale qui soit traitée on obtiendra pas forcément une unité de temps encore que chez nous le pénal peut aller beaucoup plus vite que que le civil on n'aura pas forcément une unité de temps par contre on aura une unité de décision en tout cas aux personnes ignorera la décision de l'autre quand il aura à apprendre la sienne jamais le juge aux affaires familiales ne dira je veux pas que l'homme rencontre la femme pendant que le juge des enfants dit il faut que l'homme vienne chercher les enfants chez la femme toutes les semaines vous parlez au futur vous avez remis votre rapport à les absorbes qu'est-ce qu'elle en a fait qu'est-ce qu'elle va en faire les coordonnées mais bien évidemment ce sera chez Isabelle Rome les axes passés és du règlementaire qui pourra s'appliquer tout de suite et du législatif qui devra passer par une loi Éric Dupond-Moretti nous a assuré qui est des réceptions de notre rapport et donc ça c'était la semaine dernière il allait faire analyser les choses pour voir ce qui relevait du réglementaire ce qui relevait du législatif pour vraiment tout l'appliquer peut-être que d'ailleurs le législatif pourrait passer dans le projet de loi de programmation de la justice je ne le sais pas en tout cas c'est une réflexion de la République qui a dit une loi avant l'été donc ça veut bien dire ce que ça veut dire avant l'été donc voilà et puis surtout c'est bientôt et vraiment une assurance d'Éric Dupont-Moretti qu'il allait prendre en compte toutes nos préconisations pour pouvoir les appliquer et d'ailleurs notre rapport c'est à l'aune de cette réflexion que nous l'avons aussi fait pour que tout soit applicable est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui de d'appliquer ces recommandations alors on a aujourd'hui mais Cécile le disait aujourd'hui c'est déjà 30 à 40% des cas donc de toute façon aujourd'hui c'est traité parfois maltraité mais c'est traité donc ce ces affaires là sont pas des affaires nouvelles qui font arriver pour autant si on veut les traiter mieux effectivement il nous faudra des moyens il faut des moyens alors surtout non moi je dirais plus de forces vives donc plus de magistrats plus de greffiers plus assistante justice mais j'ai bien entendu aussi que oui bien sûr mais ça dépend comment on transforme l'argent et moi j'aime bien quand le l'argent se transforme en humain en l'occurrence parce que là c'est vraiment d'humain dont on a besoin et j'ai bien entendu aussi que le ministre de la Justice avait promis 1500 magistrats 1500 gifiés et 10000 assistants de justice supplémentaires dans les 5 ans qui viennent et nous nous disons minimum 30% sur cette politique de toute façon c'est 30% des délits il y a aucune raison qu'on n'est pas au moins 30% de ses forces supplémentaires qui viennent sur cette politique publique et et après nous demandons effectivement un vrai pilotage de la politique et un fond dédié comme ça on saura à combien on met parce qu'aujourd'hui c'est un peu réparti partout un peu un peu chez les victimes un peu dans le droit des femmes c'est c'est un peu dans l'un des délinquance et l'idée c'est d'avoir un fond dédié et là on sera réellement et on pourra mieux aider les associations qui travaillent là-dessus vous avez eu un retour du ministre justement sur cette demande de fond alors objet techniquement c'est pour ça que j'en parle parce que c'est un appel le fond et le pilotage c'est vraiment une chose que l'on attend je pense qu'ils avaient ROM est tout à fait d'accord maintenant c'est pas à elle qui va le décider là je crois d'ailleurs que ce sera plutôt chez la première ministre que ça va se décider mais nous allons aussi a priori probablement bientôt la rencontrer donc nous pouvons pour vous vice-présidente à la délégation au bord des femmes vous avez acheté Playboy cette semaine je ne l'ai pas acheté je suis pas vraiment abonnée j'imagine que vous avez vu les photos qu'est-ce que ça vous inspire alors ce genre d'affichage ça m'inspire une question mais quel est ce monde où pour exister quand on est une femme politique on a besoin de poser dans Playboy et plus loin pour poser dans Playboy on a besoin avant d'être allé faire du buzz chez Hanouna et que sinon on existe pas si on vous parle d'Isabelle Rome on ne sait pas qui c'est et pourtant si on s'intéresse au fond parce que la seule chose au niveau du droit des femmes qu'on pourrait attribuer à Marlène Schiappa c'est le Grenelle des violences conjugales or qui piloter le Grenelle des violences conjugales et qui a travaillé sur le fond sur les grenades de violences conjugales c'est Isabelle Rome notre ministre actuel mais la personne n'en parle et donc pour pouvoir en parler il faut faire du buzz aujourd'hui ça fait pas avancer la cause de l'égalité homme-femme ce que font les médias aujourd'hui qui ne mettent en avant que des femmes qui vont poser dans Playboy ça ne fait pas avancer la cause vous nous parlez du du fond en parlant de ce rapport donc la presse écrite parle du fond en parlant de ce rapport mais les qui sont réellement très écoutés etc est-ce que ils ont proposé Amélie Chandler ou à moi-même devenir présenter le rapport est-ce qu'ils ont parlé à Isabelle Rome de ce rapport personne par contre on va parler de Playboy et on va parler de Marlène Schiappa qui restera du coup dans le gouvernement parce que elle fait du buzz et peut-être pas Isabelle Roms qui serait dommage parce qu'elle fait du travail je vous confirme qu'on fait pas ce genre de une ici beaucoup Cécile pour votre chronique on va regarder ce qui se passe au plus près du terrain grâce à nos partenaires de la presse régionale aujourd'hui direction Roanne dans la loi on va retrouver Pierre Olivier Véro vous êtes rédacteur en chef de l'île d'omadaire le pays bonjour Pierre-Olivier vous revenez dans vos pages sur les conséquences de l'entrée en vigueur de la loi risque qui porte notamment sur l'intérim médical oui bonjour donc cette semaine effectivement nous nous sommes intéressés à la situation très problématique de du Centre Hospitalier du foret donc entre Saint-Étienne et Erwan qui regroupe deux sites Feurs et Montbrison alors bien sûr ce sont des petites villes mais le bassin de santé est très étendu les infrastructures routières pas forcément excellente et suite à la mise en application de la loi risque aux 3 avril au 3 oui qui plafonne donc les revenus des médecins intérimaires autour de 1300 euros la journée cet hôpital a constaté une certaine désertion des médecins intérimaires la direction estime à environ à 30% maintenant le la proportion de médecins manquants et face à cette pénurie et bien la direction a décidé tout simplement de regrouper les urgences sur un un des deux sites à Montbrison privant le deuxième site celui de Feurs de service des urgences alors évidemment un médecin restant et la population font remarquer que des habitants se trouvent maintenant à 40 minutes du site le plus proche disposant d'un service d'urgence alors évidemment déjà en situation courante ça pose ça pose un certain problème de sécurité sanitaire et on ose imaginer une situation une crise sanitaire type covid si on devait faire face voilà une telle situation alors bien sûr on sait que cette cette problématique est pas limitée au département de la Loire que beaucoup d'établissements sont concernés sur le territoire national notamment secteur rural et on craint que ce ne fasse que accentuer encore la fracture sanitaire c'est justement est-ce que on peut envisager ce qui vous semble souhaitable possible la journée cette ou de modifier cette loi comme le demande certains établissements et quoi qu'il en soit comment concilier la santé financière des établissements et leurs bon fonctionnement alors moi j'étais plutôt favorable à cette loi d'ailleurs parce que en réalité le principe c'est de limiter le montant donné parce que réellement parfois dans certains établissements on était payés très très cher une nuit pour dormir parce qu'on n'avait pas forcément une urgence et c'était parfaitement injuste par rapport au médecin qui sont en place donc je pense que c'est nécessaire par contre c'est pour ça qu'il fallait une loi et que ça s'applique au niveau national et donc il faut que tout le monde la respecte à partir du moment où il y a un montant maximum de toute façon les médecins qui faisaient cet intérim et qui travaillent très clairement ils vont continuer à travailler ils seront payés moins probablement peut-être que du coup ça leur fera choisir des postes fixes dans les hôpitaux donc moi je suis pas forcément pour revenir en arrière je suis par contre pour qu'elle s'applique or j'ai cru entendre que déjà certains hôpitaux commençaient à désobéir et à remettre une surenchère luttons contre tous ceux qui mettent une surenchère faisons qu'il y ait un vrai tarif appliquons ce tarif et après on verra si ça n'a pas un peu mieux régulé mais je vois pas pourquoi ça ne se régulerait pas quand même on peut pas continuer à avoir cette concurrence et à celui qui peut en mettre le plus aura du coup des médecins et celui qui peut pas et ben du coup les gens pourront mourir tranquille merci beaucoup Pierre-Olivier je vais rappeler la une de vos deux éditions du jour vous dit 100 ans de vélo et porte-claude aux urgences de Feurs merci beaucoup d'avoir participé à cette émission merci de rien d'avoir ici avec nous ce matin dans 20 minutes on reviendra sur la mobilisation contre la réforme des retraites ce sera dans le club jusqu'où ira à l'épreuve de force avec le gouvernement on posera la question à nos clubs vous avez vu le film les petites victoires de musique Verrien non malheureusement pourtant moi Saint-Sauveur en Puisaye fait partie des petites victoires je crois et ben précisément vous allez laisser votre place à nos invités du jour c'est l'équipe du film Les petites victoires qui nous rejoignent tout de suite
Dominique Verien