Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, répond aux questions des auditeurs de franceinfo
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Après Xavier Bertrand, après Anne Hidalgo, Marine Le Pen est donc la troisième invitée des matins présidentielles de France Info jusqu'à 9h. Les questions à présent des auditeurs de France Info et des lecteurs du Parisien. C'est le cas de Céline qui nous appelle de Boulogne-Biancourt dans les Hauts-de-Seine. Bonjour Céline.
Bonjour à tous.
Bienvenue sur l'antenne de France Info. Marine Le Pen vous écoute.
Merci. Madame Le Pen, ma question concerne l'éducation. Qu'envisagez-vous de mettre en place pour offrir la plus grande égalité des chances possibles à tous les milieux sociaux ? Autrement formulé, comment aideriez-vous les enfants et étudiants qui ne peuvent accéder aux grandes écoles ou qui n'ont pas les réseaux nécessaires pour les accompagner dans leur choix scolaire et professionnel ? Je pense d'abord que pour rétablir l'égalité, il faut rétablir la qualité. Et pour rétablir la qualité, il faut rétablir la sécurité dans les écoles.
C'est-à-dire qu'il faut que les étudiants et notamment les élèves, les enfants, puissent travailler dans des bonnes conditions, que les professeurs voient leur salaire revalorisé. Je crois que c'est nécessaire. Mais qu'ils retrouvent aussi l'autorité nécessaire soutenue par leur hiérarchie pour pouvoir faire cours dans des conditions qui soient des conditions correctes. Pour le reste, je fais un certain nombre de propositions pour aider au pouvoir d'achat des jeunes. Mais surtout, je veux leur donner la possibilité d'entrer dans la vie professionnelle. Vous savez, depuis 30 ans, on a beaucoup dévalorisé le travail manuel.
On a envoyé tout le monde, en réalité, à l'université, dont beaucoup, c'est vrai, sont sortis chômeurs, c'est-à-dire en n'ayant pas d'emploi. Je veux surtout développer la filière professionnelle. Et pour cela, j'ai réfléchi à un concept qui est relativement simple. Un étudiant, ça coûte 17 000 euros par an à l'État, enfin à nous, aux contribuables. Un lycéen, ça coûte 11 000 euros. Et donc, je vais prendre la moitié de cette somme que je vais accorder aux entreprises pour qu'ils forment des apprentis, pour qu'ils prennent des jeunes en contrat de professionnalisation.
Parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de demandes pour rentrer dans le milieu professionnel grâce à l'apprentissage ou aux contrats de professionnalisation. Mais il n'y a pas assez d'entreprises qui sont susceptibles de les prendre. Donc, je pense qu'il y a l'éducation d'un côté. Mais n'oublions pas le rôle qu'ont les entreprises dans la formation de nos jeunes à toute une série de métiers qui ont été dévalorisés depuis de trop nombreuses années.
Christine a appelé le Standard France Info au 0809 40 41 42. Christine qui nous appelle du côté de Chambéry. Bonjour Christine, bienvenue, on vous écoute.
Bonjour, bonjour à tous. Bonjour Madame Huffel. Bonjour. Ma question est simple. Que souhaitez-vous faire, que pourriez-vous faire pour la protection animale ? Est-ce que vous pourriez interdire la chasse en boîte, gérer la chasse tout court ? Pardon, la chasse en boîte, excusez-moi.
La chasse en boîte, c'est quoi ? Excusez ma question, Christine.
La chasse en boîte, alors c'est quelque chose qui maintenant a lieu en France. C'est les animaux qui sont enfermés dans un parc. Donc, les animaux ne peuvent pas sortir. Les chasseurs sont à l'extérieur du parc et peuvent tirer à vue, surtout les animaux. Voilà. Et qu'est-ce qu'on pourrait faire aussi contre l'expérimentation animale ? Et est-ce qu'il y a possibilité d'obliger les juges à appliquer les sanctions au cas de maltraitance animale ? Enfin, vos projets pour la protection animale ? Parce que je pense que ça intéresse beaucoup, beaucoup de gens.
Il y a beaucoup de questions, parfois très précises. On va essayer d'y répondre. Marine Le Pen va essayer d'y répondre.
Vous avez parfaitement raison. Mais si je puis me permettre, je vais peut-être un peu plus loin que vous. C'est-à-dire que je suis en train de travailler. Je souhaite, quand je serai élue, que l'Assemblée nationale se penche sur la mise en œuvre d'une partie réservée aux animaux dans le code civil. Je m'entends aujourd'hui, les animaux sont considérés comme des êtres sensibles, mais ils sont toujours des meubles. Je pense qu'il faut faire cesser cela. Il faut que dans le code civil, il y ait les dispositions pour les hommes, les dispositions pour les meubles et les dispositions qui concernent les animaux en fonction de leur nature, bien entendu, domestique, d'usage ou sauvage.
D'abord parce que la protection animale nécessite qu'on renforce effectivement un certain nombre de règles. Et en même temps, je souhaite rassurer les agriculteurs aussi, rassurer les chasseurs. Mais les chasseurs, pas ceux qui, encore une fois, comme vous le disiez, lâchent les animaux dans un espace totalement rétreint. Ça, c'est une pratique pour répondre à la question de Christine.
Moi, je pense qu'on peut arriver à rédiger sur le plan législatif une protection pour l'animal qui, en même temps, évidemment, puisse remplir les objectifs que réclament les protecteurs des animaux auxquels je m'associe et les chasseurs, mais aussi les agriculteurs qui, bien souvent, sont mis en cause dans un fonctionnement qui est un fonctionnement normal. Je ne parle pas d'un fonctionnement anormal. Je parle d'un fonctionnement normal. Et chacun a besoin d'être rassuré par des règles législatives qui soient clairement définies et travaillées.
Vous n'interdisez pas la chasse ? Par exemple, vous ne la limitez pas non plus le week-end et pendant les vacances comme le propose M. Jadot ?
La chasse, c'est un loisir populaire. C'est un acquis 1789. Donc, je pense qu'il ne faut pas interdire la chasse. Maintenant, il y a un problème auquel il faut trouver une solution en mettant tout le monde autour de la table. C'est le problème des forêts domaniales parce que, clairement, les forêts domaniales louent des parties de forêt pour la chasse et, en même temps, laissent ouvertes ces forêts domaniales pour les promenades, etc. Évidemment, on met en place là les conditions d'accident. Donc, priorité aux promeneurs ou priorité aux chasseurs ? Il faut qu'on se mette autour de la table.
On peut réussir à trouver les conditions pour que les forêts domaniales voient régler ce qu'on appelle un conflit d'usage en droit car il y a incontestablement un conflit d'usage. Et puis, il y a un autre élément. C'est qu'encore une fois, la chasse, oui, dans les règles de l'art. Ceux qui ne respectent pas les règles de l'art doivent évidemment être sanctionnés, y compris si la violation est grave par le retrait de leur permis de chasse.
Mais vous n'avez rien, Marine Le Pen, vous, qu'on a vu récemment sur M6 dire votre amour pour les animaux et qui avait passé, je crois, pendant le confinement, un diplôme d'éleveuse de chasse, vous n'avez rien contre le fait qu'on tue des animaux par plaisir ?
Depuis que l'homme est homme, les hommes chassent. Il y a des choses qu'on faisait il y a 2000 ans qu'on ne fait plus aujourd'hui. Depuis que l'homme est homme, les hommes chassent. Mais encore une fois, il y a des règles. Des règles dans la chasse et un certain nombre ne respectent pas ces règles. Et c'est d'ailleurs ce qui suscite objectivement bien souvent l'indignation des gens, c'est quand les règles ne sont pas respectées. Donc je crois qu'il faut faire respecter les règles.
Maintenant, en matière de protection animale, permettez-moi de vous dire que l'abattage sans étourdissement est à mon avis bien plus cruel dans la souffrance qui est provoquée que bien des faits de chasse quand elle est correctement effectuée. Donc moi, une de mes priorités, c'est de supprimer l'abattage sans étourdissement parce que là, non seulement il y a une souffrance terrible, mais il y a en plus un danger sanitaire pour les hommes.
Jean-Christophe nous attend au Standard de France Info. Bonjour Jean-Christophe.
Oui, bonjour. Bonjour Marine Le Pen.
Puis-je vous demander d'attendre une minute pour votre question à Marine Le Pen, le temps du fil info ? Très bien. Merci beaucoup. A tout de suite dans une minute 8h40. Mélanie Delonais.
Elles sont députées, sénatrices, collaboratrices parlementaires. Près de 300 femmes signent aujourd'hui une tribune dans le monde pour un MeToo politique. Elles interpellent les partis. Avec ces mots, le monde politique doit écarter les auteurs de violences sexistes et sexuelles de ses rangs. Tous les écoliers logés à la même enseigne. Quel que soit le taux d'incidence de leur département, il faut à nouveau porter le masque en classe du CP au CM2. Le nombre de morts à cause de la pollution aux particules fines en baisse de 10%. En un an en Europe, encore 300 000 décès prématurés. Tout de même, la moitié pourrait être évité si les objectifs de qualité de l'air étaient respectés.
Des milliers de migrants à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne manipulés par la Biélorussie, selon l'Union Européenne, qui s'apprêtent à décider aujourd'hui de nouvelles sanctions. Elles vont notamment viser les agences qui font venir ces migrants jusqu'à la frontière.
France Info.
Les Matins Présidentiels, Marc Fauvel. Toujours avec Marine Le Pen, candidate soutenue par le Rassemblement National à la Présidentielle, et Jean-Christophe qui a donc patienté, et je le remercie, au standard de France Info, le 0809 40 41 42. On vous écoute Jean-Christophe.
Bonjour Marine Le Pen. Bonjour Monsieur. J'aurais une question à vous poser sur la sécurité, mais si la rédaction m'en laisse le loisir, je voudrais revenir aussi sur vos problèmes de parrainage tout à l'heure. Donc, une question simple et pragmatique pour tous ceux qui vous écoutent. Quelles seraient les deux premières mesures d'envergure que vous prendriez dès votre arrivée à l'Elysée, sans passer devant le Parlement, et dont les Français pourraient appréhender rapidement, je dis bien rapidement, leur utilité ?
On va prendre les questions les unes après les autres, si vous le permettez, Jean-Christophe, d'abord sur la sécurité.
Monsieur, d'abord réguler l'immigration, et il n'y a pas de difficulté, puisque ça se fera par référendum. Donc je n'aurai pas besoin de passer par le Parlement, ce sont les Français qui valideront un référendum, qui visent à limiter drastiquement l'immigration. La question sera ça, souhaitez-vous limiter drastiquement l'immigration en France ? Non, non, pas du tout, c'est un projet de loi dans lequel il y a la priorité nationale, la suppression du droit du sol, la limitation drastique du regroupement familial, la possibilité de renvoyer chez eux...
Mais quand vous dites drastique, ça veut dire grand-chose drastique.
Non, mais la possibilité de renvoyer chez eux les étrangers qui ont commis des crimes et des délits. Il y a toute une série de mesures qui visent à arrêter l'immigration. Pourquoi ? Parce que, je l'ai dit et je le redis très simplement, il y a évidemment un lien direct entre l'immigration anarchique et l'insécurité que nous vivons dans notre pays. Arrêter l'immigration, l'immigration zéro. On arrête l'immigration, oui. Y compris les étudiants ?
Non, non, non, je pense qu'il est nécessaire d'accueillir des étudiants dans des proportions qui sont raisonnables, pour peu qu'ils suivent les cours et qu'à la fin de leurs études, ils rentrent dans leur pays pour pouvoir faire bénéficier leur pays de la capacité de se développer avec les acquis que nous leur aurons accordés dans les universités françaises. Pour le reste, sur la sécurité, monsieur, je crois qu'il y a beaucoup de mesures à mettre en place immédiatement. Il y a toute une partie qui est judiciaire, c'est-à-dire qu'il faut renforcer, encore une fois, les sanctions, parce qu'aujourd'hui, les sanctions sont, dans beaucoup de cas, quasi inexistantes.
C'est le laxisme dont nous cessons de parler et que nous cessons de dénoncer. Il faut immédiatement ouvrir des places de prison ou de centres fermés ou semi-fermés ou ouverts pour que les décisions qui sont prises par les juges soient appliquées, parce que ça, c'est un énorme problème. Et puis, il faut réarmer moralement nos policiers et nos forces de l'ordre par toute une série de mesures, dont la présomption de légitime défense qui leur permettra d'agir sans avoir l'inquiétude permanente de mise en cause qui sont très souvent aussi injustes que systématiques.
Jean-Christophe, lecteur du Parisien aujourd'hui en France, je le précise. Vous aviez donc une deuxième question sur les signatures, c'est ça ?
Ah oui. Je voudrais revenir sur vos parrainages, Mme Le Pen. Votre explication de ce matin ne m'a pas satisfait du tout. Vous nous dites d'avoir plus de 300 promesses et que c'est difficile, je le comprends bien. Comment expliquez-vous la réticence des élus locaux à votre égard alors que pour votre dernière participation à l'élection présidentielle, vous avez atteint la finale ? Alors j'ai une question simple, ne serait-ce pas l'étroitesse de votre positionnement entre l'hérédité de votre père, peut-être toujours aussi lourde à porter, et je le cite, si Zemmour est le candidat le mieux placé du camp national, je voterai pour lui.
Et la reprise très radicale et dangereuse de certaines de vos propositions par Éric Zemmour.
Ah mais monsieur, que vous soyez en désaccord avec mon projet, c'est tout à fait votre droit. Mais la démocratie, ça consiste à laisser chacun pouvoir concourir. Je vous rappelle que je suis arrivé au second tour de l'élection présidentielle et que j'ai réuni 7 millions d'électeurs lors de la dernière présidentielle. Par conséquent, moi je veux bien que vous considériez que je ne pourrai pas, parce que je vous déplaise...
C'est pas ce que dit Jean-Christophe, il dit comment se fait-il que vous finalisez de la dernière élection, vous n'arriviez pas à engranger davantage de signatures.
Mais je vais vous dire, Jean-Luc Mélenchon aussi a des difficultés. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, avec les communautés d'agglomération et les communautés de communes, et bien les maires sont soumis à de véritables chantages. Si vous donnez votre parrainage à un tel, un tel, un tel, et bien on ne vous donnera pas les subventions. C'est vrai d'un certain nombre de départements qui font ça, c'est vrai d'un certain nombre de communautés d'agglomération ou de communes, et c'est même vrai, semble-t-il, d'un certain nombre de conseils régionaux. Donc ils ont cette crainte.
Or, comme le fait de parrainer et que leur nom soit rendu public leur fait craindre des rétorsions de la part d'élus politiques qui ne seraient pas en accord avec la personne qu'ils parrainent, et bien ils sont de moins en moins nombreux à le faire. Je suis désolé monsieur, mais même si on a des divergences, moi je ne peux pas admettre cette situation. Et moi je vous dis, c'est difficile pour moi, c'est difficile pour Jean-Luc Mélenchon, c'est difficile pour Nicolas Dupont-Aignan, c'est difficile pour Éric Zemmour, ce n'est pas normal, ça n'est pas dans une démocratie, ce n'est pas normal.
Merci beaucoup Jean-Christophe pour votre appel au standard de France Info. Mohamed est avec nous également, vous nous appelez de Seine-Saint-Denis. Mohamed, bonjour et bienvenue, on vous écoute.
Bonjour, alors moi je suis non-voyant, j'habite à Saint-Denis, ça fait 24 ans que je suis mal logé, et je voulais savoir, Madame Le Pen, parce que j'écoute tous les concurrents en lice actuellement pour la présidence. Qu'est-ce que vous auriez à amener dans votre programme pour les personnes handicapées ? Parce que je n'entends rien du tout dans la campagne présidentielle sur le handicap. On est 1,5 million de déficients visuels, 850 000 personnes en fauteuil roubant, et près de 12 millions de personnes touchées par un handicap lourd ou léger.
Donc je me demande à un moment donné, de la part d'une personne dont je suis français naturalisé, mais qu'on appelle un peu beurre, est-ce qu'on compte pour du beurre ?
Mais vous avez raison, Mohamed, de soulever ce problème, et je serai amené évidemment à expliciter les mesures que je proposerai pour le handicap. Mais pour répondre directement à votre question, d'abord, je vais procéder à la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapé, car vous savez que...
C'est-à-dire qu'on ne dépendra plus des revenus de sa femme ou de son mari.
Voilà, c'est-à-dire que parce qu'on est handicapé, on touche une allocation, et ce n'est pas parce que votre mari ou votre femme gagnent de l'argent que vous n'y avez pas droit. Deuxièmement, je pense qu'il ne faut pas qu'elle soit inférieure à 1 000 euros, exactement d'ailleurs comme les retraites ou le minimum vieillesse dont j'ai parlé tout à l'heure. Troisièmement, si je puis me permettre, mais la mise en œuvre de la priorité nationale au logement social pourrait parfaitement, évidemment, vous bénéficier.
J'allais dire plus-plus, puisque je pense qu'il faut donner, évidemment, un avantage supérieur encore à ceux qui sont victimes d'un handicap et qui peuvent parfois avoir des difficultés à trouver un logement. Après, il y a toutes les mesures que je proposerais d'accession à l'emploi ou de formation, mais les handicapés doivent être, faire partie intégrante de la société française et ils se sentent bien souvent mis à l'écart.
On retourne au standard. Grégoire nous attend, tiens, du côté d'un département que vous connaissez bien, Marine Le Pen, c'est le Pas-de-Calais. Grégoire qui est à Boulogne-sur-Mer. Bonjour Grégoire, bienvenue Marine Le Pen, vous écoute. Et nous aussi, vous êtes lecteur du Parisien, aujourd'hui en France, notre partenaire.
Alors, ma question était la suivante et elle fait suite un petit peu sur les réflexions que vous venez de faire sur le logement. Et moi, c'est plus précisément sur la question de l'accession à la propriété, notamment pour les jeunes couples, parce que nous, notre problème dans notre région, c'est qu'on a énormément de villes et de villages où la plupart des biens, en fait, sont pris pour les résidences secondaires. Et donc, on a énormément de difficultés à pouvoir trouver notre premier logement.
Ça, plus toutes les conséquences en cascade que peut avoir la présence massive des logements secondaires sur la vie de quartier, la possibilité d'avoir des enfants dans les classes, ce genre de choses.
Voilà.
Alors, beaucoup de questions en une. Je vais essayer de répondre. D'abord, dans le projet que je porte, il y a énormément de choses à destination des jeunes. Que ce soit des jeunes entrepreneurs avec l'exonération d'hier pendant 5 ans.
Hier, pardon, l'impôt sur le revenu, Marine Le Pen, pour les non-fiscalistes. Alors, Grégoire n'est pas concerné. Il a 35 ans, mais en dessous de 30 ans, plus un euro d'impôt sur le revenu. En dessous de 30 ans.
Plein de choses, oui, pour en dessous de 30 ans. Quels que soient les revenus,
on ne paye plus d'impôt en dessous de 30 ans.
Oui, pendant 5 ans. Car je crois vraiment qu'il faut que les jeunes restent, construisent leur vie, construisent leur entrée dans la formation, dans les professions en France. Pourquoi vous ne faites pas une exception ? Il y a 80% des jeunes qui rêvent de partir. Vous imaginez, si on leur propose un meilleur emploi, qui rêvent de quitter la France. Moi, je trouve que c'est déchirant. Donc, il faut leur répondre. J'apporte évidemment des réponses également pour les créateurs d'entreprises, vous le savez, avec l'exonération d'impôts sur les sociétés pour tous les créateurs d'entreprises de 30 ans.
Sur l'accession à la propriété, c'est la question de Grégoire, qui dit qu'il y a trop de résidences secondaires chez nous. Oui.
Et dans d'autres villes,
on pourrait vous dire qu'il y a trop de logements, Airbnb aussi, qui prennent une partie du marché.
Le problème, c'est que bien souvent, les jeunes n'arrivent pas en réalité à obtenir des prêts parce qu'ils n'ont pas la somme initiale nécessaire. Donc, je propose un prêt de l'État de 100 000 euros adossé sur un prêt bancaire qu'évidemment, les banques seront plus aptes à prêter une somme qui soit raisonnable. Et je vais même vous dire, j'en fais une mesure de natalité puisque je transformerai le remboursement de ce prêt en subvention au troisième enfant. C'est-à-dire qu'un jeune couple, pour pouvoir accéder à la propriété, empruntera à taux zéro à l'État 100 000 euros et il pourra, au troisième enfant, ne plus rembourser, en fait, ce prêt. Ce sera cadeau. Oui, ce sera cadeau.
Au troisième enfant, on arrête de rembourser le prêt. Oui, ce sera cadeau parce que nous avons besoin de natalité dans notre pays pour sauver notre système de retraite dont nous parlions tout à l'heure. Il faut de la création d'emplois, mais il faut aussi de la natalité. Et moi, je suis pour vraiment faire une grande politique à destination des familles parce que les familles françaises, c'est elles qui font tourner le pays quand même.
8h50 de Le Fil Info, Mélanie Delaunay et les questions des auditeurs. La suite dans un instant.
Cette première en Europe, l'Autriche confine les personnes non vaccinées contre le Covid. Depuis ce matin, 2 millions d'Autrichiens doivent rester chez eux, sauf exceptions comme le travail ou les courses. La mesure s'applique dès 12 ans. En France, rien ne justifie un nouveau confinement, estime Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, invitée des matins présidentiels de France Info. On compte 10 000 contaminations en moyenne par le Covid par jour en France. Et les écoliers doivent remettre le masque du CP au CM2 dans tous les départements. Il n'y a plus d'exception.
Le couple Fillon, de retour devant la justice, aujourd'hui dans l'affaire des emplois fictifs de Pénélope Fillon, l'ex-premier ministre François Fillon, avait été condamné en première instance à 50 prisons, dont deux enfermes. Le Portugal de Cristiano Ronaldo devra passer par des barrages pour accéder au prochain mondial de foot au Qatar. Pour l'Espagne, c'est bon, c'est fait, elle est qualifiée grâce à sa victoire hier soir sur la Suède.
Allez, il nous reste un peu plus de 5 minutes, Marine Le Pen, pour donner la parole notamment à Romain. Bonjour Romain. Bonjour. 47 ans, vous travaillez en Corse, c'est ça dans la fonction publique ?
À Ajaccio.
À Ajaccio. Quelle est votre question ? On vous écoute.
Je voudrais connaître la position de Mme Le Pen concernant la gratuité des transports en commun dans toute la France, y compris, pourquoi pas, les TGV. Et j'aurais une question subsidiaire aussi sur une baisse sur la taxe sur le tabac, par exemple, qui est une question un peu taboue, mais qui est une dépense qui ruine beaucoup de Français.
La gratuité des transports, y compris des trains...
Non, alors, pardon, moi je suis contre la gratuité, parce que la gratuité des transports, en fait, ça n'existe pas. C'est toujours payé, évidemment, par quelqu'un, et notamment par les contribuables. Pourtant, si je ne m'abuse,
vous la proposez pour les jeunes pendant les heures creuses.
En revanche, je suis pour la gratuité totale pour les jeunes de 18 à 25 ans dans les trains, quels que soient les trains, y compris les TGV, aux heures creuses. Parce que je pense qu'il faut aider les jeunes à être mobiles et c'est quelque chose qui pèse, évidemment, énormément le coût du transport pour les jeunes sur leur pouvoir d'achat. Donc, ça participe de toute une batterie de mesures qui vise à faciliter la vie des jeunes, rendre du pouvoir d'achat aux jeunes, et ça me paraît essentiel. Et en réalité, ça ne coûte pas grand-chose puisque, précisément, là, il s'agit de places qui ne sont pas vendues. Mais pas au-delà des jeunes,
comme la gratuité des transports, ailleurs.
Les jeunes, bien souvent, ont quand même plus de souplesse, plus de flexibilité dans les transports qu'ils prennent, dans les horaires qu'ils prennent. Et donc, ça permet, je pense, de remplir vraiment un besoin, le besoin de pouvoir d'achat.
Sur le tabac, Marine Le Pen, si vous êtes élue, est-ce que vous continuez l'augmentation des taxes ?
Non, on ne va pas continuer l'augmentation des taxes. Aujourd'hui, les taxes sont déjà extrêmement hautes.
Est-ce que vous les baissez ?
Il est sûr que... Non, je ne les baisserai pas. Je pense que... et pour avoir été fumeuse pendant très longtemps, donc je n'ai pas de difficulté là-dessus, que c'est un vrai problème de santé publique. Ça, c'est incontestable. Mais je pense qu'il ne faut pas augmenter non plus de manière inconsidérée. Qu'on se serve de l'arme fiscale comme d'une incitation à baisser la consommation est une chose. Qu'on en arrive à des prix qui sont des prix quasiment de produits de luxe, je pense que c'est inconsidéré.
Si les gens veulent continuer à fumer, c'est malheureux pour eux, mais en l'occurrence, je trouve que ce qui revient, un prix qui reviendra en fait à une véritable interdiction qui touche bien entendu évidemment les gens modestes, car les gens qui sont aisés ou qui ont les moyens, vous pouvez mettre le paquet à 20 euros, ils auront toujours la possibilité d'acheter leur paquet de cigarettes. Donc, c'est un effet de discrimination. C'est un peu comme les tests, la fin des tests gratuits. Cette discrimination, si vous voulez, par l'argent, je trouve, n'est pas de bonne politique dans notre pays.
Merci à Romain qui nous appelait de Corse et bienvenue à Nathalie qui, elle, habite dans les Alpes-Maritimes. Bonjour Nathalie, bienvenue.
Bonjour Monsieur, bonjour Marine. Bonjour. Ah, une question qui commence par
bonjour Marine, a priori, elle va être plutôt favorable. Vous écoutes Nathalie.
Oui, content de vous avoir au téléphone Marine. Voilà, moi, ma question vient sur le problème que vous avez parlé souvent et qui est très préoccupant, le problème de la désertification des villages et des petites villes. Oui, il y a justement des... Là, j'ai le cas d'une amie, par exemple, qui a voulu prendre rendez-vous chez un gynécologue dans un petit village et à un rendez-vous par avant 2023. 2023. Donc, voilà, donc, c'est un beau problème et vous, vraiment, vous en parlez et voilà, je vous ai dit des éclaircissements et bravo et merci Marine. Merci.
Marine Le Pen, pardon, en quelques mots si c'est possible, je sais que c'est un sujet important dans la vie de millions et de millions de femmes et d'hommes, la santé.
L'aménagement du territoire, la démétropolisation, c'est-à-dire le rééquilibrage entre les campagnes et les grandes métropoles, c'est un élément essentiel. Ce sera le fil conducteur de la politique que je mènerai parce qu'il faut résoudre le problème de la fracture sanitaire qui est de plus en plus importante. Je vous dis 13 départements qui n'ont pas de gynécologue. Ça va avoir des conséquences sur la santé des femmes. On parle beaucoup des droits des femmes, on ne parle pas de ça.
Il faut évidemment en parler et il faut mettre en place là pour le coup des incitations fiscales pour pousser les entreprises à venir se réinstaller dans les petites villes, dans les villes moyennes parce que c'est un cercle vertueux. S'il y a des entreprises, il y a des emplois, s'il y a des familles, s'il y a des familles, il y a des écoles, s'il y a des écoles, il y a des médecins.
Pour les médecins, Marine Le Pen, incitation ou obligation ?
Non, il faut faire évidemment des incitations. ça existe déjà aujourd'hui. Oui, mais peut-être faut-il les rendre plus importantes. Il faut faire des incitations, mais surtout, vous n'amènerez pas un médecin dans la campagne s'il n'y a pas d'école, s'il n'y a pas un hôpital, car souvent les médecins travaillent aussi à l'hôpital. S'il n'y a pas un hôpital à moins de 150 kilomètres, votre médecin ne viendra pas. Donc c'est l'intégralité de l'aménagement de notre pays qu'il faut revoir parce qu'on a laissé faire la main invisible du marché dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres. Eh bien, ça a donné du grand n'importe quoi et beaucoup d'injustice.
Merci à tous les auditeurs et aux lecteurs du Parisien aujourd'hui.
Merci à vous pour votre invitation.
Vous interrogez. Merci à vous Marine Le Pen, troisième invité ce matin des Matins Présidentiels de France Info, opération qui va continuer qui nous sépare du premier tour de l'élection présidentielle. Merci. Bonne journée à vous. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisez la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr.
Marine Le Pen