Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 15 avril 2020 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploi

Déconfinement, réouverture des cafés et restaurants, dette des pays africains : le 8h30 de Louis Aliot

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il a douché, Edouard Philippe, l'optimisme né du discours d'Emmanuel Macron lundi soir ?

  • 0:40RelanceÉludée

    Donc le gouvernement qui adapte sa réponse presque au jour le jour, il a raison d'être pragmatique finalement l'exécutif ?

  • 1:44OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ces conditions, et notamment ces conditions sanitaires, elles vous satisfont, elles vous semblent raisonnables pour envisager un retour progressif à l'école à partir du 11 mai ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Donc le gouvernement gère finalement le fait de ne pas avoir de masques ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Selon vous, ce n'est pas le gouvernement en fait qui donne le tempo, c'est plutôt la pénurie de masques qui oblige le gouvernement à donner ses dates dans 4 semaines pour commencer le déconfinement.

  • 3:56RelanceRéponse directe

    Et ça c'est la faute du gouvernement pour vous Lou Elio, puisque le gouvernement dit que ce n'est pas notre faute, c'est parce qu'il y a une pénurie mondiale, tout le monde réclame des masques en ce moment.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Il l'a, disons, relativisé, mais tout le monde avait bien compris que ce 11 mai était une date, j'allais dire, de début, de tout début de programme de déconfinement, mais que ça ne pourrait pas se faire en un seul coup et pour tout le monde. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « et on a bien vu sur les masques, sur les tests, sur toutes ces choses-là, un certain nombre d'imprécisions ou même, disons-le, de mensonges qui ont été, dans l'opinion, qui ont eu un effet catastrophique »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « Ah oui, je pense que nous payons notre incapacité à fournir des masques, d'abord au corps de santé et ensuite à l'ensemble de la population. »
  • 3:08Invité politiqueChiffre
    « Puisque si je m'en remets à ce qu'a dit M. Le Drian, nous serons livrés des 2 milliards de masques, je crois qu'ils ont commandé fin juin. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « si on écoute Mme Buzyn, on savait à partir de fin janvier qu'il allait y avoir un gros souci de pandémie dans les pays, et notamment en Europe. »
  • 4:22Invité politiqueFait
    « Mais ce qu'il faut regarder, ce sont les stocks de masques par le passé qui ont été dilapidés, vendus, d'ailleurs on ne sait pas, il faudra une commission d'enquête à mon avis parlementaire pour savoir ce que sont devenus les fameux masques qui avaient été commandés à l'époque par les précédents gouvernements et qui n'ont pas été recommandés »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « Donc on se retrouve, soi-disant, la sixième puissance mondiale, à l'arrêt sanitaire dans un premier temps et économique maintenant »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « Non, non, et profitons du déconfinement pour le faire massivement, d'abord dans tous les hôpitaux et dans tous les cas, effectivement, qui se présentent avec des symptômes. »
  • 6:29Invité politiqueFait
    « Et c'est donc une impréparation, c'est donc un manque d'anticipation, et c'est donc bien de la responsabilité de notre gouvernement de ne pas avoir anticipé la situation. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « Déjà, ce serait pas mal, laissez-moi vous le dire. »
  • 11:06Invité politiquePromesse
    « C'est permettre aux entreprises d'avoir une année blanche en matière de cotisation foncière des entreprises, la fameuse CFE. »
  • 11:19Invité politiqueChiffre
    « Ça coûtera évidemment à l'État à peu près 8 milliards, mais ça permettra quand même de soulager notamment les petits commerçants, artisans et petites entreprises. »
  • 12:31Invité politiqueFait
    « A mon avis, c'est une obligation car ils sont dans une situation très difficile. »
  • 21:00Invité politiqueChiffre
    « On verse chaque année plus de 22 milliards d'euros à l'Union européenne. »
  • 22:03Invité politiqueChiffre
    « La grippette, elle est en train de faire au minimum 15 000 morts. »
  • 22:40Invité politiqueChiffre
    « 223 morts par million d'habitants et les États-Unis, 72 morts par million d'habitants. »

Temps de parole

  • Louis Aliot61 %
  • Présentateur16 %
  • Invité12 %
  • Présentateur 29 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonjour Louis Aliot. La sortie du confinement débutera le 11 mai, mais le Premier ministre expliquait hier aux députés comme vous qu'il n'avait pas encore de plan complet de sortie. Est-ce qu'il a douché, Edouard Philippe, l'optimisme né du discours d'Emmanuel Macron lundi soir ?

0:22
Louis Aliot

Il l'a, disons, relativisé, mais tout le monde avait bien compris que ce 11 mai était une date, j'allais dire, de début, de tout début de programme de déconfinement, mais que ça ne pourrait pas se faire en un seul coup et pour tout le monde.

0:40
Présentateur

Donc le gouvernement qui adapte sa réponse presque au jour le jour, il a raison d'être pragmatique finalement l'exécutif ?

0:48
Louis Aliot

Je pense que de toute manière l'exécutif a dans l'opinion une mauvaise image qui est due à sa communication dès le départ et on a bien vu sur les masques, sur les tests, sur toutes ces choses-là, un certain nombre d'imprécisions ou même, disons-le, de mensonges qui ont été, dans l'opinion, qui ont eu un effet catastrophique et donc les gens sont aujourd'hui très méfiants.

Donc finalement, le président de la République a annoncé le 11 mai, ça donne une perspective, mais j'allais dire, tout le monde regarde ça avec circonspection et attend d'en savoir plus par rapport aux régions, par rapport aux corps de métier, par rapport à la manière dont ça va se passer, parce qu'effectivement, voilà, la décrédibilisation de l'action de l'État aujourd'hui est telle que je pense que les Français sont assez, on pourrait dire, ils font preuve d'un certain relativisme en la matière.

1:43
Invité

– Renaud Delis. – Cet objectif du 11 mai, Louis Alliot, il concerne notamment les écoles. Le président de la République puis le ministre de l'Éducation nationale ont indiqué qu'il y aurait une réouverture progressive, partielle, sous condition que les horaires seraient aménagés, que les classes seraient réorganisées de façon à ce que les groupes des élèves soient évidemment plus petits et que ce retour en classe ne serait pas obligatoire pour tout le monde dès le 11 mai. Est-ce que ces conditions, et notamment ces conditions sanitaires, elles vous satisfont, elles vous semblent raisonnables pour envisager un retour progressif à l'école à partir du 11 mai ?

2:19
Louis Aliot

– Écoutez, il faut creuser, il faut voir réellement ce que propose le ministre. Pour l'instant, nous n'en savons rien. Je suppose qu'il va aujourd'hui négocier avec les organisations syndicales du monde de l'éducation, mais aussi avec les parents d'élèves. Mais j'allais dire, tout cela est écrit sur le papier et on peut l'entendre. Moi, je ne suis pas, j'allais dire, je ne critique pas a priori. Mais tout cela tient à une seule chose, aux masques, aux protections et au dépistage et à la désinfection.

2:47
Présentateur

– Donc le gouvernement gère finalement le fait de ne pas avoir de masques ?

2:50
Louis Aliot

– Ah oui, je pense que nous payons notre incapacité à fournir des masques, d'abord au corps de santé et ensuite à l'ensemble de la population. Puisque si je m'en remets à ce qu'a dit M. Le Drian, nous serons livrés des 2 milliards de masques, je crois qu'ils ont commandé fin juin. Ça laisse quand même beaucoup de temps.

3:13
Présentateur

– Selon vous, ce n'est pas le gouvernement en fait qui donne le tempo, c'est plutôt la pénurie de masques qui oblige le gouvernement à donner ses dates dans 4 semaines pour commencer le déconfinement.

3:23
Louis Aliot

– Ah oui, je le pense sincèrement. Et je peux vous dire, moi je fais le tour des problèmes de ma circonscription à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, c'est exactement pareil pour l'appareil productif. Beaucoup de chefs d'entreprise sont prêts à redémarrer leur activité économique en se protégeant et en protégeant leurs salariés. Le seul hic qu'il y a, c'est qu'ils n'arrivent pas à se procurer des masques dans les temps impartis et donc ils sont très inquiets, même le 11 mai, sur la manière dont ils vont reprendre leur activité.

3:56
Présentateur

– Et ça c'est la faute du gouvernement pour vous Lou Elio, puisque le gouvernement dit que ce n'est pas notre faute, c'est parce qu'il y a une pénurie mondiale, tout le monde réclame des masques en ce moment.

4:04
Louis Aliot

– Oui, la pénurie mondiale n'est pas tombée du jour au lendemain, je veux dire, si on écoute Mme Buzyn, on savait à partir de fin janvier qu'il allait y avoir un gros souci de pandémie dans les pays, et notamment en Europe. Donc déjà, il aurait fallu le prévoir à ce moment-là. Mais ce qu'il faut regarder, ce sont les stocks de masques par le passé qui ont été dilapidés, vendus, d'ailleurs on ne sait pas, il faudra une commission d'enquête à mon avis parlementaire pour savoir ce que sont devenus les fameux masques qui avaient été commandés à l'époque par les précédents gouvernements et qui n'ont pas été recommandés, et la reconstitution des stocks est importante.

Donc on se retrouve, soi-disant, la sixième puissance mondiale, à l'arrêt sanitaire dans un premier temps et économique maintenant, parce que nous n'en sommes pas à capacité ni de produire, ni de commander en temps et en heure des masques et toutes les protections qui vont avec.

5:00
Invité

Pour pallier à cette pénurie de masques, le chef de l'État indiquait que la France avait multiplié par cinq sa production en quelques semaines, et c'est la même chose qui est en cours aussi. Il y a eu une pénurie mondiale aussi en ce qui concerne les tests, et en l'occurrence Emmanuel Macron a assuré qu'en vue du déconfinement progressif à partir du 11 mai, nous serons en mesure, dit-il, de tester toute personne présentant à cette date des symptômes suspects de la maladie. Est-ce que c'est une mesure suffisante et qui vous rassure ?

5:28
Louis Aliot

Écoutez, nous sommes, nous, pour un dépistage au maximum et général...

5:33
Invité

Ça veut dire quoi au maximum ? 68 millions de Français ?

5:38
Louis Aliot

Non, non, et profitons du déconfinement pour le faire massivement, d'abord dans tous les hôpitaux et dans tous les cas, effectivement, qui se présentent avec des symptômes. Mais ensuite, on aurait pu le faire aussi, par ville, par quartier. D'ailleurs, certaines villes, je crois, ont commandé des tests pour tester leur population. Bref, je veux dire, il y a quand même plusieurs moyens pour tenter de dépister tout le monde.

6:03
Invité

En l'occurrence, c'est massif ce qu'annonce le chef de l'État, puisqu'aujourd'hui, la France a progressivement augmenté son nombre. On est environ à près de 30 000 tests par jour. C'est déjà un dépistage massif qui se dessine à l'horizon du 11 mai. Je ne comprends pas bien ce que vous entendez, Louis Alliot, par « massivement ». Est-ce qu'il faut dépister, selon vous, tous les Français ?

6:22
Louis Aliot

Monsieur Delis, par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays européens et par rapport à ce que fait l'Allemagne, qui est pour tout d'ailleurs les décideurs, l'alpha et l'oméga de toute politique à l'échelle de l'Europe, nous sommes très, très, très, très loin. Et c'est donc une impréparation, c'est donc un manque d'anticipation, et c'est donc bien de la responsabilité de notre gouvernement de ne pas avoir anticipé la situation.

6:44
Invité

L'Allemagne dépiste environ 3 à 4 % de sa population. C'est plus que la France, mais c'est 3 à 4 % de sa population.

6:50
Louis Aliot

Déjà, ce serait pas mal, laissez-moi vous le dire. Mais là, d'ici le 11 mai, il va bien falloir quand même qu'on regarde le dépistage, par exemple, puisqu'on veut ouvrir les écoles du corps enseignant. Et puis, tant que nous y sommes dans les écoles, il faudra aussi peut-être dépister les élèves pour savoir s'ils ne seront pas vecteurs de la propagation d'une épidémie dans les semaines et dans les mois qui viennent. Bref, voilà. Mais ce que l'on demande, nous, c'est de savoir pratiquement jour le jour quel est l'état de notre stock de tests et quel est l'état de notre stock de masques.

Je suppose que les commandes arrivent, je suppose que les productions se font, et puisque nous sommes en guerre, a dit le président de la République, créons sur notre sol les conditions de notre indépendance industrielle, au moins dans les secteurs stratégiques. Et pour l'avenir, ces secteurs-là de la santé vont être des secteurs stratégiques. Alors, mettons-nous en place. Arrêtons de parler et mettons-nous en place.

7:51
Présentateur

Louis Alliot, député RN des Pyrénées-Orientales, vous restez avec nous, on va parler des conséquences économiques de la crise sanitaire dans un instant. Le fil info à 8h40, c'est Laurienne Delannoué. Une prime jusqu'à 1 000 euros versée bientôt à certains fonctionnaires mobilisés face au coronavirus, annonce ce matin du ministre de l'Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin. Quant à l'aide exceptionnelle, elle sera versée en une fois à 3 à 4 millions de familles les plus démunies. Le rapporteur général du budget à l'Assemblée le confirme ce matin sur France Info.

Le député LREM, Laurent Saint-Martin, précise que cette prime sera de quelques centaines d'euros en fonction du nombre d'enfants dans le foyer. Le bilan quotidien le plus lourd depuis le début de l'épidémie en France, 762 morts liées au Covid-19 recensées hier. Mais le nombre de patients en réanimation continue de baisser dans les hôpitaux depuis 6 jours consécutifs. Si le ralentissement se confirme, le gouvernement prévoit une réouverture progressive des écoles à partir du 11 mai. Pour le député Rassemblement National, Louis Alliot, tout cela tient à une seule chose, au masque et au dépistage. Nous payons le manque de masques.

Il aurait fallu prévoir des commandes dès fin janvier, affirme l'élu RN à l'instant sur France Info. France Info, et tout est plus clair. Louis Alliot, député RN des Pyrénées-Orientales, et l'invité de France Info ce matin. J'évoquais cette crise économique qui vient s'ajouter à la crise sanitaire. Emmanuel Macron a promis avant hier soir une aide aux plus défavorisés. Écoutez les précisions apportées ce matin par Laurent Saint-Martin sur France Info. c'est le rapporteur général du budget à l'Assemblée Nationale.

9:29
Invité

Ce sont des familles qui souvent mettaient leurs enfants à la cantine avec une tarification sociale. Ce sont des foyers qui pouvaient avoir l'aide alimentaire ou bénéficier d'un certain nombre d'accompagnements d'associations qui peuvent se retrouver freinés ou bloqués dans leurs actions. Et donc devenir en aide à travers une prime exceptionnelle qui sera probablement versée courant. Mais on sera effectivement sur une aide de quelques centaines d'euros.

9:54
Présentateur

Louis Alliot, 300 euros en moyenne pour un peu plus de 3 millions de foyers français. Ça c'est une bonne nouvelle ?

10:00
Louis Aliot

Oui, je dois dire qu'effectivement, je pense que c'est nécessaire. On voit beaucoup, moi j'assure une permanence par exemple téléphonique à ma permanence, beaucoup de familles en très grande difficulté, dans des conditions précaires, qui n'ont plus d'argent qui rentrent et qui vivent au jour le jour ou qui ont du mal même à faire des courses. Et donc effectivement, je pense que c'est urgent et que ça va aider beaucoup de monde. Et ça arrive peut-être un peu tard, mais ça arrive et c'est plutôt une bonne mesure.

10:28
Présentateur

La réponse plus globalement économique du gouvernement, est-ce qu'elle vous satisfait ? 110 milliards d'euros déjà mis sur la table, 8 millions de Français qui sont au chômage partiel, rien que ça, ça coûte 24 milliards à l'État. On ne compte pas en ce moment.

10:41
Louis Aliot

Il vaut mieux ne pas compter parce que les dégâts vont être considérables à la sortie. Et je pense qu'on est trop flou, que le gouvernement est trop flou en matière d'aide aux entreprises, même si, reconnaissons-le, des choses sont faites. Peut-être qu'il faut-il aussi secouer le monde bancaire pour aller plus vite, le monde des assurances pour instruire les dossiers un peu plus vite. Et puis je pense qu'il faut aller plus loin. Je pense qu'aujourd'hui, il y a deux choses qu'il faudrait faire. C'est permettre aux entreprises d'avoir une année blanche en matière de cotisation foncière des entreprises, la fameuse CFE. Je pense qu'il faut l'exonérer pour l'année 2020.

C'est plutôt facile à faire. Ça coûtera évidemment à l'État à peu près 8 milliards, mais ça permettra quand même de soulager notamment les petits commerçants, artisans et petites entreprises. Et ce sera compensé par la DGF auprès des collectivités. Ça, ça me paraît être une mesure essentielle pour protéger le petit commerce, l'artisanat et les petites entreprises dans les départements.

11:39
Présentateur

Sur les assureurs, je précise que ce matin, ils se sont engagés, d'après Matignon, à des gestes commerciaux pour les assurer pour un montant total d'un milliard 350 millions d'euros.

11:50
Invité

Une question de Renaud Delis. Vous évoquiez une deuxième mesure, vous voulez réclamer une deuxième mesure où a lieu au gouvernement, une mesure à caractère économique.

11:59
Louis Aliot

Oui, oui, celle de l'exonération des charges et notamment de la contribution foncière aux entreprises.

12:03
Invité

Justement, sur les cafés, les hôtels, les restaurants qui, eux, resteront fermés au-delà du 11 mai, le gouvernement a d'ores et déjà accordé une suspension des charges. Mais Gérald Darmanin, qui était notre invité ici même hier, a annoncé que le gouvernement allait s'orienter avec les URSAF vers une annulation pure et simple des charges pour ces cafés-restaurants qui vont rester fermés après le 11 mai. Est-ce que ça aussi, c'est une mesure qui vous satisfait ?

12:29
Louis Aliot

Alors ça, ce sont les charges d'État, effectivement. A mon avis, c'est une obligation car ils sont dans une situation très difficile. Beaucoup ne seront pas en capacité de réouvrir et ça mettra beaucoup de gens au chômage, encore que ces professions n'ont même pas droit au chômage, ce qui créera, évidemment, de la précarité supplémentaire. Donc, suppression de ces charges d'État...

12:50
Invité

C'est un effort de l'État que vous saluez ? C'est un effort que vous saluez ?

12:54
Louis Aliot

On est obligé. Si vous ne voulez pas avoir demain des problèmes dans la rue et des problèmes de manifestation massive dans les rues, vous avez quand même intérêt à faire baisser la pression et faire baisser la pression, c'est aussi exonérer d'un certain nombre de choses et de ces charges-là en particulier. Mais on demande en plus de l'exonération de la CFE et ça, c'est au niveau des collectivités territoriales que ça se jouera. Mais il faut le demander très vite et ensuite demander quand même... Je ne vois pas comment.

Demain, on pourrait réouvrir des écoles, on pourrait réouvrir, par exemple, des salons de coiffure, on pourrait réouvrir un certain nombre de commerces et tenir fermés des cafés, des restaurants. Je pense que ces gens-là sont responsables. Ils peuvent diminuer leur surface commerciale pour tenir des gestes barrières et des distances entre les tables, etc. Donc je pense qu'il y a un aménagement à faire. Il faut parler aux restaurateurs et aux cafetiers. C'est très important.

13:55
Invité

Louis Aliot, si je vous comprends bien, vous demandez la réouverture des cafés, restaurants, hôtels dès le 11 mai.

14:01
Louis Aliot

Je demande qu'on étudie la manière dont on peut réouvrir progressivement en fixant un certain nombre de protections qu'ils sont tout à fait capables de faire. D'ailleurs, des restaurants se sont transformés petit à petit en producteurs de plats et de livraison à domicile. Petit à petit, ils peuvent retrouver une activité. Il suffirait, par exemple, ceux qui ont des terrasses, de diviser le nombre de tables sur les terrasses par deux ou par trois, mais de maintenir quand même une activité minimale qui leur permette de commencer ou de recommencer leur activité et puis progressivement d'augmenter le cadencement et jusqu'à arriver à une normalité.

14:44
Présentateur

Louis Aliot, vous avez pris fête et cause pour le docteur Didier Raoult qui est un épidémiologiste de grande renommée à Marseille et qui préconise un traitement à la chloroquine, mais pas seulement. Emmanuel Macron l'a rencontré. Ce matin encore sur RFI, le chef de l'État évoque un grand scientifique en parlant de Didier Raoult et il explique que sa thérapie doit être testée, ce qui est le cas d'après Emmanuel Macron en ce moment, mais le président appelle tout de même à la prudence, notamment quant aux effets secondaires. Est-ce que vous êtes d'accord avec le chef de l'État ?

15:17
Louis Aliot

Écoutez, on a un très bon corps médical. On a de très grands professeurs. Le professeur Raoult fait partie de ces grands professeurs de médecine. Il a proposé, je vais dire, un traitement. Il est bien le seul à avoir proposé rapidement un traitement. Mais il n'a jamais dit qu'il fallait donner ce traitement comme ça à tout le monde, aux premiers passants dans la rue, sous contrôle médical, sous surveillance médicale, etc. Donc à partir du moment où les médecins sont quand même des professionnels de la santé et ils ont fait des études pour cela, il n'y a pas de raison à leur limiter, j'allais dire, la prescription qu'ils font sous leur responsabilité de praticien.

C'est ça, moi, surtout, que j'ai défendu. Je ne connais pas le professeur Raoult, mais il m'a semblé que dans l'épidémie que nous subissions et le nombre de victimes et le nombre de personnes qui sont infectées, eh bien, on pouvait aussi permettre à ce professeur, eh bien, sous sa responsabilité médicale, de prescrire un traitement dont il pense et dont il certifie qu'il est efficace. Je ne sais pas combien pour ça, mais enfin qu'il est efficace. Voilà. C'est ce qui est le cas aujourd'hui. Non, mais d'autres traitements.

16:28
Invité

C'est ce qui est le cas aujourd'hui. Le professeur Raoult, la base de ce métier... Oui, mais il n'y a pas de consensus médical. Louis Alliot, il n'y a pas de consensus médical aujourd'hui sur ce traitement.

16:37
Louis Aliot

Oui, mais d'accord, mais si, parce que vous avez plusieurs écoles, là aussi, en matière de médecine, et puis le poids aussi des écoles qui veulent faire des études approfondies, mais qui font des études approfondies, lorsque nous sommes en pleine pandémie, et il y a des morts. Donc certains diront, eh bien, nous, on essaye un peu comme à la guerre.

16:57
Présentateur

Donc on n'a pas le temps de faire des études approfondies. On n'a pas le temps de faire des études approfondies.

17:01
Louis Aliot

On a le temps. Elles se font, de tous les cas. Mais il faut aussi pouvoir prescrire d'autres traitements et regarder comment ça se passe. Mais c'est ce qui est le cas, Didier Raoult.

17:11
Présentateur

Il peut le prescrire, son traitement. Il n'est pas empêché de le faire.

17:14
Louis Aliot

Il n'y a pas de souci. Moi, ce que je regarde, et je suis un peu consterné, comme beaucoup de Français, c'est cette chamaillerie, cette querelle entre professeurs de médecine qui sont tous les jours à la télévision et toute la journée. Et j'avoue que les Français regardent ça d'un œil un peu dubitatif, un peu inquiet, en entendant tout et le contraire de tout. Et ce n'est pas de nature à rassurer d'un côté comme de l'autre. Voilà la vérité.

17:38
Présentateur

Louis Alliot, député RN, vous restez avec nous. On revient juste après le fil info à 8h50 avec Lauriane Delanoë. Impréparation et manque d'anticipation. Voici comment Louis Alliot qualifie l'action du gouvernement face au coronavirus. Sur France Info, le député Rassemblement National dénonce le manque de masques et de tests. Il salue cependant l'aide aux familles les plus démunies. C'est urgent, selon lui. Cette prime exceptionnelle de quelques centaines d'euros sera versée en mai, normalement à 3 à 4 millions de familles. Précision donnée ce matin sur France Info par le député LREM, rapporteur du budget à l'Assemblée, Louis Saint-Martin.

On en saura plus après le Conseil des ministres aujourd'hui. Pour certains fonctionnaires, le gouvernement prévoit par ailleurs une prime jusqu'à 1000 euros. Avec le confinement et la fermeture des magasins, les ventes de commerces de détail chutent de près d'un quart en mars par rapport à février. C'est ce que dit la Banque de France. Parisien, vous entendrez le gros bourdon de Notre-Dame ce soir à 20h. La cloche marquera le premier anniversaire de l'incendie de la cathédrale. Le chantier de reconstruction à l'arrêt en ce moment à cause du coronavirus. France Info et tout est plus clair. Louis Alliot, député Rassemblement National des Pyrénées-Orientales, invité de France Info.

L'Union Européenne a-t-elle bien réagi face à la crise sanitaire ? Louis Alliot, on sait que l'Allemagne a par exemple pris un certain nombre de malades français, le Luxembourg, la Suisse également. Est-ce que la réponse européenne vous a semblé satisfaisante ?

19:12
Louis Aliot

Je pense que ce ne sont pas des réponses européennes, ce sont des réponses nationales d'entraide et de coopération avec la France, mais qui ne doivent absolument rien aux institutions européennes qui sont aujourd'hui totalement inopérantes dans la crise que nous subissons.

19:31
Présentateur

Alors, la santé n'est pas un domaine, une prérogative européenne de l'Union Européenne, je le précise. L'Union Européenne, en tout cas, s'est contentée pour l'instant d'une réponse économique en mettant sur la table notamment 540 milliards d'euros.

19:47
Louis Aliot

Oui, oui. Quand on voit les dégâts qu'a causé l'Union Européenne sur l'industrie, sur l'agriculture et sur d'autres secteurs, si on y ajoute maintenant, vous me dites que la santé ne fait pas partie de ses compétences, mais lorsqu'elle est compétente, elle ne fait pas mieux. Donc, on voit bien que cette Europe ne sert à rien. Il faudrait transférer la compétence.

20:04
Invité

Excusez-moi, Louis-Aliot, pour bien vous comprendre, il faudrait transférer la compétence sanitaire, la compétence en matière de santé des nations à l'Union Européenne.

20:12
Louis Aliot

Non, pas du tout. Il faut que la France assure son indépendance à la fois industrielle, à la fois agricole et maintenant sanitaire pour éviter les déboires que nous sommes en train de connaître. Ça me paraît essentiel et ça me paraît être l'une des leçons de cette crise. L'autre leçon, c'est de se défaire de l'emprise de la Chine sur notre fonctionnement. Et ça aussi, ce sera le débat d'après crise. On ne doit pas être entre les mains de la Chine qui, à la fois, nous, j'allais dire, est à l'origine de ce virus et aujourd'hui est en train de nous livrer des masques qui vont nous permettre petit à petit de sortir de cette crise. Ce qui est quand même assez incroyable, il faut le dire.

mais moi, ce que nous proposons, c'est aussi de diminuer la contribution française à l'Union européenne qui, en la matière, ne nous a pas protégés. On verse chaque année plus de 22 milliards d'euros à l'Union européenne. Eh bien, je pense que cet argent serait mieux utilisé précisément à gérer notre pandémie et à gérer les conséquences de cette crise sur les finances publiques. C'est ce que nous proposerons au Parlement dans la discussion du budget à venir.

21:20
Invité

Le pays au monde qui est aujourd'hui le plus touché par cette épidémie, le plus meurtri, il n'est pas en Europe, Louis Alliot, ce sont les États-Unis. Les États-Unis où Donald Trump, critiqué par de nombreux médecins et scientifiques, a longtemps nié, minimisé l'impact de cette épidémie, repoussé toute mesure de confinement, nié le péril. Donald Trump a longtemps été une de vos références au Rassemblement National. Est-ce qu'il s'est trompé ?

21:42
Louis Aliot

D'abord, je vais vous dire, ce n'est pas une référence, c'est tout simplement, il est tellement attaqué notamment par le système politico-médiatique qu'effectivement, ça donne plutôt envie de le défendre que de l'attaquer. Mais là, ce n'est pas la question...

21:55
Invité

Vous le défendez donc sur sa gestion du coronavirus ?

21:57
Louis Aliot

Non, non, mais attendez, vous me parlez de Donald Trump alors que chez nous, on a parlé de grippette pendant des mois. La grippette, elle est en train de faire au minimum 15 000 morts. Alors, balayons devant notre porte avant d'aller balayer... Emmanuel Macron n'a jamais parlé de grippette,

22:11
Présentateur

c'est pas un mot qu'il a utilisé, alors que Donald Trump lui-même a utilisé cette expression.

22:14
Louis Aliot

Attendez, attendez, mais vous avez fait une... C'est pas une erreur. Vous donnez une contre-vérité. Car vous dites, c'est les États-Unis qui sont le plus touchés. Je vais vous dire, c'est faux. Parce qu'un nombre d'habitants, aujourd'hui, c'est l'Espagne, avec 380 morts par million d'habitants, la Belgique, 341 morts par million d'habitants, l'Italie, 338 morts par million d'habitants, la France...

22:40
Présentateur

Mais on n'en est pas au même stade. Les États-Unis sont devenus les puissants du coronavirus, là où l'Europe commence à en sortir.

22:46
Louis Aliot

223 morts par million d'habitants et les États-Unis, 72 morts par million d'habitants. Mais on n'en est pas au même stade, vous y avez eu. quitté des chiffres et nous n'avons pas, laissez-moi vous le dire, à critiquer la manière dont les autres gèrent la crise quand nous sommes

23:01
Invité

dans cette situation. Vous approuvez donc la gestion de cette épidémie par Donald Trump ?

23:05
Louis Aliot

Mais non, je ne l'approuve pas, tout simplement parce que je n'ai pas les éléments pour le juger. Moi, je peux juger de la crise en France parce que nous la vivons tous et nous voyons bien les manques et ce qu'il faudra faire pour l'avenir, mais très honnêtement, je n'ai que des informations partielles des États-Unis et je ne pense pas que M. Trump se soit distingué des autres dirigeants dans le monde et malheureusement, l'impréparation a manifestement été la règle là-bas aussi.

23:32
Présentateur

Louis Alliot, on parlait tout à l'heure de solidarité européenne. Emmanuel Macron, le chef de l'État, parle lui-même de solidarité mondiale. Il l'appelait dès avant-hier soir à effacer la dette des pays africains et il l'a rappelé ce matin chez nos confrères de RFI. Chaque année,

23:47
Invité

un tiers de ce que l'Afrique exporte sur le plan commercial sert à servir sa dette. L'annulation n'y arrivera pas tout de suite mais le moratoire, ça veut dire quoi ? Ça veut dire on ne rembourse plus les intérêts. Vous nous laissez de l'oxygène. On étale cette dette et on peut peut-être mettre tout le monde d'accord autour de cette idée.

24:00
Présentateur

Louis Alliot, est-ce qu'il faut un moratoire dans un premier temps sur la dette de l'Afrique ?

24:06
Louis Aliot

Je pense que l'on peut d'abord regarder les dettes que nous avons avant de regarder celles des autres. Ça, c'est le premier point. Mais sur l'Afrique, on peut le faire s'il y a des contreparties. Et ça, c'est très important.

24:20
Invité

Lesquelles ?

24:21
Louis Aliot

Des contreparties en matière de gestion des affaires publiques, en matière de gestion de l'immigration, en matière de corruption. C'est très difficile, honnêtement, de dire à certains pays on va rayer comme ça une dette alors qu'il y a à la tête de ces pays des dictateurs, des gens qui s'en mettent plein les poches et qui font profession de corruption d'année en année. Donc, s'il n'y a pas de conditions, nous ne sommes pas d'accord. Si c'est sous conditions, ça me paraît beaucoup plus acceptable.

24:50
Présentateur

Louis Alliot, merci beaucoup. Député Rassemblement National des Pyrénées-Orientales et candidat au municipal à Perpignan d'avoir été ce matin l'invité de France Info. Merci aussi à Renaud Delis. Merci.