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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 27 août 2026 22 minAutoproduitMixteÉconomie & entreprisesTravail & emploiÉducation & rechercheRetraites

Gabriel Attal sur BFMTV et RMC I Je réponds à toutes les questions d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous avez été premier ministre. Vous êtes désormais candidat à l'élection présidentielle. De très nombreuses questions à vous poser.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Faut-il interdire les milliardaires ? Faut-il augmenter les droits de succession ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes de droite ou de gauche sur les questions économiques ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    La dissolution, vous avez pas forcément trouvé que c'était une très bonne nouvelle.

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Ils veulent qu'on leur redonne de l'air en fait du rép.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Ce qui demande c'est qu'on réhausse la valeur travail, que travailler soit toujours plus valorisé que ne pas travailler.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Gabriel AttalFait
    « La dissolution, vous avez pas forcément trouvé que c'était une très bonne nouvelle. »
  • 7:00Gabriel AttalPromesse
    « Je veux voter une loi dès 2027 de programmation économique et fiscale sur le fait que la fiscalité ne bougera pas dans les années qui suivent. »
  • 13:00Gabriel AttalFait
    « J'avais pris une décision pour la fonction publique quand j'étais premier ministre. On a réduit l'indemnisation dont vous bénéficiez quand vous êtes en arrêt maladie. »
  • 23:00Gabriel AttalPromesse
    « Je me bats pour que ce projet-là soit choisi par les Français. »
  • 25:00Gabriel AttalFait
    « Je considère qu'on peut pas avoir peur d'une primaire, sinon faut pas se présenter à l'élection présidentielle. »
  • 27:00Gabriel AttalFait
    « L'important c'est qu'on se rassemble le moment venu pour éviter un deuxième tour entre LFI et le RN. »
  • 31:00Gabriel AttalChiffre
    « Les exportations chinoises en Europe ont augmenté de près de 40 % depuis le début de l'année. »
  • 33:00Gabriel AttalFait
    « Je me suis blindé sur ces sujets-là. Est-ce que ça renforce ma détermination à protéger le débat public français des fausses informations ? La réponse est oui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Apoline de Malerbe.

Merci de répondre à mes questions. Vous avez été premier ministre. Vous êtes désormais candidat à l'élection présidentielle.

De très nombreuses questions à vous poser. Ça y est, le coût d'envoi de la campagne est véritablement donné avec notamment des questions économiques. Pouvoir d'achat, éducation.

Faut-il interdire les milliardaires ? Faut-il augmenter les droits de succession ? Au contraire, les baissage.

Économiquement, vous serez cet après-midi face au patron au MEDEF. Vous répondrez aux questions de cinq patrons qui ont été choisis par le MEDEF. Est-ce que vous êtes de droite ou de gauche sur les questions économiques ?

Mais ça c'est typiquement le genre de clivage dont je considère qu'on doit sortir. Tout le monde a intérêt qu'on soit de gauche ou de droite avoir une économie qui fonctionne parce qu'une économie qui fonctionne c'est des Français qui ont un travail et c'est des recettes pour financer un modèle social et des services publics. Donc je crois qu'il faut sortir de ces clivages là.

Mais il y a des marqueurs. Il y a des marqueurs de gauche, il y a des marqueurs de droite. Je passe mon temps avec les chefs d'entreprise.

J'étais encore hier en Mayenne où j'ai vu plein de chefs d'entreprise, des plombiers euh chauffagistes, des patrons de PME, de TI et même de grands groupes. Je veux dire, ils vous disent tous la même chose qu' soit de gauche ou de droite. Ils disent "On veut de la visibilité, de la stabilité.

On en a marre chaque année et c'est le cas malheureusement depuis la dissolution. Ça vous serez pas vous serez pas en désaccord avec eux vous-même. La dissolution, vous avez pas forcément trouvé que c'était une très bonne nouvelle." Ah bah je vous confirme, tous les Français en ont été victimes.

Moi compris et beaucoup des difficultés qu'on a aujourd'hui dans le pays, notamment économique, sont lié à ce choix de dissoudre l'Assemblée nationale à l'époque et à l'instabilité qu'il y a depuis. Donc il faut redonner de la visibilité, être très clair avec eux dès 2027. C'est pour ça que je veux voter une loi dès 2027 de programmation économique et fiscale sur le fait que la fiscalité ne bougera pas dans les années qui suivent.

Deux, ils veulent qu'on leur redonne de l'air en fait du rép. Vous savez, hier j'avais un un chef d'entreprise, un patron de PME qui me disait "J'ai eu sur une année un contrôle fiscal, un contrôle Ursaf, un contrôle de la DRET, un contrôle de la DGCCRF. En fait, quand est-ce qu'on peut faire notre travail sans avoir en permanence à devoir répondre à des contrôles ?" Non, par contre, on peut trouver une organisation pour une forme de droit au répi de contrôle.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire par exemple que pendant 2 ans, vous pouvez faire ce que vous voulez. Non, pas du tout.

Ça veut dire par exemple notamment quand vous êtes une petite entreprise, un contrôle fiscal ou des contrôles au mois d'août, je veux dire qui est peut-être le seul moment où vous prenez un peu de temps avec votre famille et où vous avez pas des collaborateurs qui eux sont au travail qui peuvent répondre à des contrôles, bah on peut dire que ça n'a pas lieu de organiser les services de l'État pour qu'il y ait pas des contrôles de différentes administrations en même temps ou la même année. Ça c'est une mesure importante. Oui, bien sûr.

Et puis trois, ce qui demande c'est qu'on réhausse la valeur travail, que travailler soit toujours plus valorisé que ne pas travailler et que donc sur l'assurance chômage, sur les arrêts maladies, sur un certain nombre de politiques sociales, on ait un modèle qui soit davantage tourné vers le travail et vers l'activité. ce que je propose depuis 2 ans, j'avais pris des des des mesures et engagé des réformes que le travail paye davantage quand j'étais premier ministre. Que le travail paye davantage et aussi que le modèle social incite davantage à travailler.

Exemple assurance chômage. Quand j'étais premier ministre, on avait travaillé avec Catherine Vrin à l'époque à une réforme de l'assurance chômage pour qu'elle incite davantage à reprendre une activité. Elle devait rentrer en vigueur au 1er juillet 2024.

La dissolution a interrompu cette réforme. Ça fait 2 ans que je dis appliquons cette réforme. Édouard Philippe ce matin d'ailleurs à propos des allocations chômage dit qu'il faut les toucher un an maximum.

C'est ça va dans le sens de ce que je propose depuis 2 ans. Moi ce que j'ai proposé à l'époque c'était qu'on passe à 15 mois d'indemnisation et que on augmente la durée qu'il faut avoir travaillé pour pouvoir bénéficier du chômage. On passe à 8 mois sur les 20 derniers mois.

Voilà, ça va dans ce sens-là. Vous êtes d'accord 12 mois max ? Bah ça fait ça fait 2 ans que je propose une réforme qui va dans ce sens-là.

Donc évidemment sur les arrêts maladies de la même manière, on voit qu'on a aujourd'hui à la fois une dépense qui est hors de contrôle et puis une forme de rapport de force parfois un peu malsin qui s'est installé avec vous avez des des collaborateurs qui peuvent dire bah moi je demande ça si je l'ai pas et si vous êtes pas d'accord au chef d'entreprise je me mets en arrêt. Il faut sortir de cette situationl comment on fait pour sortir de cette situationlà ? Il y a plusieurs pistes possibles et notamment là pour le coup c'est l'inverse du droit au répis, c'est que il faudrait quand même plus de contrôle.

Non ou il y a les contrôles mais on va pas recruter des fonctionnaires pour mettre un contrôleur derrière chaque personne qui est en arrêt maladie Pauline de Malerve. Ça, je pense que personne n'y croit. En revanche, c'est sur la l'indemnisation que vous touchez quand vous êtes en arrêt maladie.

J'avais pris une décision pour la fonction publique quand j'étais premier ministre. On a réduit l'indemnisation dont vous bénéficiez quand vous êtes en arrêt maladie. Résultat des courses, qu'est-ce qui s'est passé ?

L'absentéisme dans la fonction publique. Edard Philippe dit, il faut mettre fin à l'open bar des arrêts maladies. Faut proposer des mesures surtout concrètes pour répondre.

Vous êtes souvent d'accord là, on est au tout début de de cet entretien de cette interview. Déjà sur ces deux points, la question de l'assurance chômage, la question des arrêts maladies au fond vous pensez pareil. Mais moi, plus il y a de personnes'estce plus il y a de personnes qui sont d'accord avec des choses que je propose parfois depuis 2 ans, mieux c'est à Pauline de Malerbe.

Après, on a des lignes politiques qui sont différents. Est-ce que ça veut dire que la seule différence ça va être de dire bah moi j'étais Prums, je l'ai dit d'abord, tu l' dis après ? Pas du tout.

On a fait des propositions tous les deux sur l'école euh cette semaine. Il y a des choses sur lesquelles on se rejoint. Il y a d'autres choses que moi je propose que je n'ai pas entendu Philippe évoquer par exemple la question du remplacement des professeurs absents.

C'est un vrai problème pour beaucoup de famille. Vous avez des gens qui vous disent "Moi, mon fils n'a pas eu de prof de maths pendant 8 mois ou alors il y a des absences de courte durée régulièrement." J'ai fait des propositions en ce sens.

J'en ai pas vu dans son dans son plan. De la même manière sur l'école inclusive. Le fait que les élèves en situation de handicap puissent être mieux accueillis à l'école, c'est une priorité pour moi.

Ça n'est pas dans les propositions qu'il a faites. Donc vous pouvez avoir des différence de mesure et puis après vous avez des lignes politiques qui sont différentes. Moi ce que je pense, j'ai du mal à les voir.

Bah ce que je pense c'est que notre système est à bout de souffle. Je pense que jouer sur des paramètres ne suffit plus et donc je pense qu'il faut changer assez profondément notre modèle social, politique, institutionnel, éducatif, régalien. Je peux vous donner plein d'exemples.

Les retraites Édouard Philippe, il propose de passer l'âge de départ à la retraite à 66 67 ans. Je sais pas exactement. Moi, je pense que jouer sur l'âge légal de départ ne suffit plus pour notre système de retraite.

Et donc, je propose qu'on change de système de retraite, qu'on ait un système universel système universel, les mêmes règles pour tout le monde. On supprime l'âge légal de départ, on garde que la durée de cotisation. Vous partez très tôt, vous avez très peu.

Vous partez plus tard, vous avez plus. Je travailler très tard, voulez dire et trois la capitalisation dans notre système de retraite qui serait bonne pour les dépenses publiques mais aussi pour les pensions des retraités. Donc vous voyez c'est une différence assez profonde.

Je propose un changement de modèle structurant là où parfois c'est plutôt des paramètres. J'ai eu tout à l'heure des des questions d'auditeurs sur RMC. Gaspar par exemple qui disait "Est-ce que vous pouvez demander à Gabriel Atal s'il accepterait d'être premier ministre Philippe ?" Non mais moi je suis candidat à l'élection présidentielle.

Je me bats euh pour que le projet que je présente devant les Français qui vise à ce que les Français se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure, à ce qu'on redevienne la première puissance d'Europe en 10 ans en réussissant sur quatre chantiers capitaux école, salaire, frontières, IA. Je vise, je je me bats pour que ce projet-là soit choisi par les Français. J'ai bien compris mais vous vous voyez bien et d'ailleurs dans la question que Gaspar m'envoyé sur le le groupe WhatsApp des RMC, il y avait aussi cette idée que au fond en ce moment Édouard Philippe est devant, vous êtes derrière mais il y a pas grand-chose qui vous distingue.

Est-ce que finalement vous pourriez bosser ensemble ? Et dans ces cas-là, en toute logique, ce sera Édouard Philippe le président et vous le premier ministre. Deux choses.

Ce que disent les sondages, les derniers sondages, c'est qu'il y a une dynamique pour le Rassemblement national et la France insoumise et qu'entre les deux, il n'y a plus de favoris et qu'on est globalement dans la marge d'erreur. Ensuite, la deè chose, il a plus de favoris. Vous estimez qu'Edouard Philippe n'est pas favori par rapport à vous ?

Je regarde les sondages, il est quand même devant vous mais je je regarde les sondages, je regarde ce que disent un certain nombre d'observateurs qui ont l'habitude de commenter les sondages. Ce que disent des responsables politiques, ils disent à juste titre, je crois Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, une dynamique entre les deux, vous avez des candidats qui sont globalement dans la marge d'erreur, il y a pas de favoris. Vous en avez même certains, j'ai vu Hervé Morin ce matin avec plusieurs centaines d'élus locaux qui demande une une primaire.

C'est bien la preuve, si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il y a pas de candidat qui se distingue naturel ou favor. Faire cette primaire, moi je l'ai jamais écarté. Moi je considère qu'on peut pas avoir peur d'une primaire, sinon faut pas se présenter à l'élection présidentielle.

Vous dites chiche, je n'ai jamais exclu cette possibilitélà. Ce que je sais c'est qu'il faudra entre exclure, pardon Gabriel Atal, mais entre dire non mais j'exclus pas et dire OK moi je propose, allez-y, on organise, euh vous verrez Édouard Philips jusqu'à Mid MF, est-ce que vous allez lui dire Édouard viens on y va ? J'ai fait à travers mes équipes une proposition à celle d'Édouard Philippe dans le cadre d'un comité de liaison qui se réunit tous les mois avec nos équipes.

La proposition qu'on anticipe la possibilité qu'il n'y ait pas de favoris et qu'on fasse un vote de départage. Ce stade il ne le souhaite pas. Mais encore une fois l'important c'est qu' Pardon mais comment vous ferez s'il y a pas de primaire ?

C'est quoi ? C'est à qui craquera le premier. L'important c'est qu'on se rassemble le moment venu pour éviter un deuxième tour entre LFI et le RN.

Mais c'est pas suffisant à Pauline de Malerbe de viser simplement un rassemblement des appareils politiques. On doit parler de fond. Pourquoi est-ce que LFI et le RN sont en dynamique dans les sondages ?

Parce qu'ils ont un récit, ils ont une vision. Je suis en désaccord avec leur vision et leur récit. Mais le fait est qu'il y en a un et que ça convaint une partie des Français.

À nous d'avoir un récit et une vision qui convainc euh une majorité de Français. Et il y a des points sur lesquels j'aimerais bien vous entendre. cette histoire que l'amitié devrait avoir plus de droit.

Mais d'abord les milliardaires. LFI dit il faut interdire les milliardaires. Je me souviens très bien que Emmanuel Macron, avant même d'être président, alors qu'il était encore ministre, disait "Il faut plus de milliardaires, il faut plus de jeunes français qui souhaitent être milliardaires." Vous vous êtes où par rapport à cette question des milliardaires ?

Moi, je pense que si la France avait plus de milliardaires, elle se porterait mieux économiquement. Bien sûr, on parle souvent de On parle souvent de voyz que vous êtes de droite. Mais pourquoi Pauline de Maler ?

On parle souvent arvmh c'est quoi c'est 150000 lois direct et indir je crois en France 150000 personnes qui bossent qui peuvent nourrir leur famille est-ce que c'est de droite que de considérer est-ce que c'est un tabou est-ce que c'est est-ce que c'est un gros mot de Non mais je vais vous dire moi ce qui me frappe dans le débat public ces derniers jour c'est quoi on parle de milliardaires qu'il faudrait interdire on parle d'héritage qu'il faudrait tout prendre à partir de 12 millions de à partir de 12 million je comprends tout c'est ce que ma dis micro on parle de retraités qu'il faudrait taxer à partir de 2000 € parce qu'ils seraient riche on parle de gens qui seraient riches à partir de 4000 € un foyer à 4000 € qui faud faudrait taxer aussi. Al ça pardon, c'est Roland l'escur qui a évoqué les 2000 € donc c'est pas franchement elle est fant. Attendez, moi je vous parle du débat public.

Quand est-ce qu'on parle de sortir les gens de la pauvreté ? Quand est-ce qu'on parle de permettre aux gens d'avoir un travail ? Quand est-ce qu'on parle de permettre à un couple de jeunes actifs qui sont en CDI de pouvoir devenir un nouveau propriétaire en emprunt sans avoir à apporter un apport absolument colossal ? est fou que le débat public parte comme ça uniquement sur des sujets de taxation, d'interdiction toujours supplémentaire sans qu'on se pose la vraie question qui est celle moi qui me pose les Français quand je me déplace sur le terrain.

Comment vous faites pour sortir les gens de la pauvreté pour qu'ils aient un boulot et pour qu'on puisse à nouveau devenir propriétaire quand on est un jeun dit l'inverse he lui il dit qu'il faut baisser les taxes sur les héritages et ce matin Franck Alisio qui répondait à mes questions sur RMC de du RN disait la taxe sur les successions c'est une taxe immorale. qu' y en a qui veulent les baisser. Il y a des probablement des gens qui veulent les baisser et tant mieux.

Moi sur le sujet des successions, ce que je pense surtout c'est qu'on doit faire en sorte que l'argent puisse circuler plus rapidement. Vous avez aujourd'hui des personnes qui héritent en étant très âgé. Ce que je souhaite par exemple c'est que des personnes qui souhaitent que ce soit leurs petits enfants qui héritent davantage, bah ça soit possible transmettre plus facilement plus facilement et que ça soit moins taxé.

Voilà pour que des jeunes qui cherchent à devenir propriétaires, qui ont besoin d'un apport pour acheter un logement, bah il puissent le faire plus facilement. Ce qu'il faut faire hériter, y compris parfois ses amis. La proposition a été faite par Cécile Duflot qui chaque jour fait une proposition en alternance avec Charles Consigni sur RMC, proposition de droite, proposition de gauche.

Ce matin, elle disait "Bah, si votre marine a mis de côté un petit pécule et veut pouvoir vous le donner, aujourd'hui c'est taxé à 60 %, est-ce qu'il faut pouvoir aussi donner plus largement, pas seulement à ces descendants ces ascendant Moi, je viens de vous le dire, pour les petits enfants, on peut s'interroger petit neveux, petite niè et cetera pour des personnes par ailleurs qui parfois n'ont pas d'enfants. Euh ensuite, je pense que ces propositions là, ell reviennent à dire qu'il y a plus vraiment de droits de succession parce que si je veux léguer à quelqu'un bah je déclare que c'est un ami. Je vois pas inverse, c'est du faux, elle dit "Dans ces cas-là, il faut t'ex taxer davantage les plus gros héritages pour retrouver l'argent quelque part." Mais mais ça veut dire je déclare que quelqu'un est un ami, je vois pas comment on le vérifie et puis je fais en sorte qu'il y ait pas d' alors on peut faire un pax d'amitié.

C'est la nouvelle idée de la France insoumise par la voix de Clémence Geté, député LFI, qui voudrait des nouveaux droits pour l'amitié, notamment un pax d'amitié. Elle dit par exemple, quand vous perdez un ami, vous ne pouvez pas forcément vous rendre, vous n'avez pas de jour officiel de congé pour vous rendre aux obsèques, à l'inverse de votre belle-mère ou votre oncle. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Mais moi, je pense qu'il y a pas forcément besoin de créer de nouvelles lois sur ces sujets-là. Euh encore une fois, je me déplace beaucoup en France, j'échange avec des chefs d'entreprise, des salariés. Enfin, vous avez aussi un climat dans l'entreprise heureusement euh qui le plus souvent fonctionne et des chefs d'entreprise, des managers bah qui sont aussi sensibles à ce qui peut arriver dans la vie d'une personne et je pense qu'il y a des choses qui peuvent aussi quand même s'organiser sans qu'on ait besoin de créer de nouvelles lois et de nouveaux nouveau.

Est-ce que l'amitié ce serait révolutionnaire et anticapitaliste là où le couple, la famille, le couple hétérosexuel avec enfant défendu par la droite et l'extrême droite ? Voilà ce que dit Clémence Gueté qui affirme d'ailleurs que quand Emmanuel Macron a appelé au réarmement démographique, il participait, je cite, à l'extrême droitation du pays. Mais enfin, c'est des propos de gens qui passent leur temps à vouloir fracturer la France et diviser les Français.

Enfin, dans quel monde on se dit que ce que vous disiez à l'instant, un couple hétérosexuel avec des enfants, ça serait d'être de droite ou d'extrême enfin c'est c'est lunaire, c'est défendu par la droite extrême droit, mais c'est lunaire. Enfin, je veux dire, il faut sortir de ça. Il faut arrêter de chercher en permanence à renvoyer les gens à ce qu'ils sont plutôt qu'à ce que ce qu'ils font, à les renvoyer à ce qu'ils ont de plus particulier plutôt qu'à ce qui nous rassemblent.

Et il faut un moment qu'on se dise comment est-ce qu'on sort le pays des difficultés dans lesquelles il est aujourd'hui sans en rajouter en opposant les uns aux autres. Ça vous choque ? Je trouve que c'est totalement à côté de ce qu'on a besoin aujourd'hui dans le débat public.

Une question d'ailleurs sur les divisions. Si Marine Le Pen est élu, Marine Tolier dit qu'elle appellera à la désobéissance. Euh je posais la question aussi à Mathilde Panot qui dit "J'appellerai au minimum à la résistance.

Est-ce que ça ça vous paraît être une menace sur la démocratie ou est-ce que vous comprenez et vous-même vous dites bah si Marine Le Pen arrive, non, je ne respecterai pas euh son arrivée et j'appellerai aussi à la désobéissance." Enfin la la le fonctionnement de la démocratie, c'est que vous acceptez le résultat des urnes. Euh vous l'acceptez évidemment si vous fait plaisir et si vous gagnez, mais vous l'acceptez aussi euh si quelqu'un d'autre gagne, y compris quelqu'un avec qui vous êtes en radical désaccord.

Donc évidemment que non, il y a pas question de désobéissance. Mais moi ce que je vois dans ces propos, vous savez, c'est des gens quelque part qui ont renoncé à empêcher le Rassemblement national de gagner. Moi je renonce pas.

Des gens qui disent en permanence si le si le RN gagne ou quand le RN gagnera, je serai en désobéissance et cetera. Vous qu'il le souhaite. Ah pour certains, je pense.

Ouais, bien sûr. Moi, moi ce que je pense, je vais vous dire, c'est que le Rassemblement national et la France insoumise, c'est des faux jumeaux, c'est les deux revers d'une même médaille et c'est des gens finalement qui s'autoalimentent. Euh la France insoumise finalement, elle se dit que si le Rassemblement national l'emporte, elle deviendra la première opposition parce qu'elle fera des manifestations tous les samedis dans la rue et cetera.

Et donc moi, je le dis aux Français, si le Rassemblement national gagne, vous verrez pas moins de Frances insoumises dans la vie politique française euh et en France, vous en verrez davantage parce qu'ils se serviront de cette victoire pour en faire plus. Mais bien sûr et le Rassemblement national à chaque fois qu'il y a des outrances de la France insoumise, ils cherchent à engranger des voies en expliquant que c'est eux l'antidote face à la France insoumise. Donc les deux avancent ensemble, les deux votent par ailleurs très régulièrement ensemble à l'Assemblée nationale.

Je le vois en tant que député. Donc moi, je veux sortir de cette tenaille là. Mais pour sortir de cette tenaille là, il faut qu'on soit capable de présenter aux Français une vision, un vrai changement qui leur donne envie de venir voter pour nous sur l'école, sur les salaires, sur les frontières, sur l'IA.

J'ai des propositions extrêmement fortes, radicales et je vais continuer à en faire. Un mot institutionnel aussi. Euh avec quelle majorité euh vous travailleriez si vous êtes euh élu à l'élection présidentielle ?

Et d'ailleurs euh est-ce que vous dis, je fais toujours énormément de mal avec ce mot. Est-ce que vous procéderiez à une dissolution dès votre élection ? Oui, bien sûr, parce que il faut qu'on puisse avoir une majorité à l'Assemblée nationale au service du projet que je porte et qu'il faut qu'on puisse agir dès l'été 2027.

Et alors alors alors est-ce que pour des législatifs, vous pourriez à ce moment-là travailler avec les troupes d'Édouard Philippe jusqu'aux troupes peut-être de Bruno Retaillot ? Moi, je vais vous dire, est-ce que vous pourriez créer une sorte de coalition ? Je vais vous dire ce qui est mon espace politique aujourd'hui et voir même de Raphaël Luxman s'il était élu à la tête de la Je vais vous dire l'espace politique avec lequel je pense qu'on peut travailler.

Aujourd'hui la France, elle est attaquée. Elle est attaquée indirectement par la Russie qui s'en prend aux intérêts de l'Europe. Elle est attaquée industriellement par la Chine.

Elle est attaquée moralement par les États-Unis et elle est attaquée comme tous les pays du monde par le dérèglement climatique. Je vais vous dire déjà tous ceux qui sont d'accord avec l'intégralité de ce constat ont vocation à se parler et à travailler ensemble et ça fait du monde. Et donc pour moi, c'est pas une question de polarisation gauche- droite.

Je vois bien que tous les candidats dans cette élection, à l'exception de moi sont dans une logique d'affrontement gauche- droite. Dou Philippe, il veut recréer l'UMP d'il y a 20 ans avec ce d'il y a 20 ans. Raphaël Luxman, il veut créer le Parti socialiste et donc un clivage entre la gauche et la droite.

Moi, je vois l'Assemblée nationale, je suis député depuis 2 ans maintenant et a dit solution que le retour du clivage gauche- droite, il apporte plus de division que de solution pour le pardon la suppression du clivage droite gauche droite qui était promis par Emmanuel Macron, ça a conduit à la catastrophe. Non, je enfin ce qui je pense vous trouvez aujourd'hui que la classe politique, le fonctionnement de notre démocraème c'est pas le dépassement politique et le fait de travailler avec des personnes d'horizon différent. Le problème c'est le en même temps sur certains sujets qui a totalement brouillé les lignes et qui a à raison parfois donné le sentiment aux français qu'on éétait pas ass moi je vous le dis par exemple je considère qu'il ne peut pas y avoir de en même temps sur les questions d'autorité de sécurité de justice d'immigration on doit avoir une ligne beaucoup plus claire.

J'ai fait des propositions extrêmement claires, extrêmement fermes en ce sens et je vais continuer à le faire. Vous l'avez dit, il y a des ingérences, il y a une puissance, la Russie, il y a la Chine, il y a les États-Unis. Aujourd'hui, nous sommes dans un pays où on est attaqué de de toute parts, dites-vous.

Et l'Europe est sans doute, j'ai l'impression dans votre dans votre programme une des réponses d'ailleurs. Bruno Lemer qui était mon invité hier, lui, il veut revenir à six pays. Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?

Euh je trouve qu'il a fait des propositions très intéressantes et je veux les saluer. Moi ce que je crois c'est qu'on doit aller vers une Europe euh est-ce qu'on doit être moins nombreux mais plus ensemble ? On doit avoir des géométrie variable.

Alors ça paraît un peu euh abstrait quand je dis comme ça. On parlait déjà quand j'étais évation. Bah oui mais je pense qu'en fait si vous figez quelque chose avec quelques pays, si ces pays sont pas d'accord entre eux sur certains sujets et on n'est pas d'accord entre nous sur certains sujets, ça bloque les choses.

Il faut qu'on dise c'est quoi les chantiers prioritaire se protéger face à la concurrence chinoise. Qui est d'accord pour prendre telle mesure ? On y va ensemble.

Et les autres si vous êtes pas d'accord j'ai envie de dire tant pis pour vous. Il faut bien se rendre compte. On parle beaucoup des États-Unis dans les médias.

En ce moment, moi ce qui m'empêche de dormir à Pauline de Malerbe, c'est la Chine. Les exportations chinoises en Europe ont augmenté de près de 40 % depuis le début de l'année. Une entreprise chinoise sur qu exporte à perte en Europe puisque l'objectif c'est de couler une partie de nos industries pour nous rendre dé la Russie qui vous a personnellement visé et puis il y a depuis quelques jours une vieille vidéo qui ressort avec plusieurs millions de vues sur les réseaux sociaux.

C'est une mauvaise capture vidéo un peu floue de vous sur les bancs de l'Assemblée nationale. Vous vous penchez derrière votre pupitre. Elle est relayée par tous les sites complotistes, les mêmes qui relayaient l'idée que Brigitte Matron serait un homme ou que Emmanuel Macron se droguerait lorsqu'il prend un un mouchoir.

Euh quelle est votre défense ? Est-ce que vous portez plainte ? Est-ce que vous estimez qu'on a les moyens de se protéger ?

Je suis un candidat sérieux dans cette élection présidentielle et ça m'expose à des attaques. Ça m m'expose à des attaques, vous l'avez dit, d'ingérence étrangère et notamment de la Russie. Ça a été établi par les services français.

Ça m'expose à des attaques de l'extrême gauche, de l'extrême droite sur les réseaux sociaux quotidiennement où vous avez des fausses informations qui sont relayées qui expliquent que j'aurai la maladie de Parkinson, que je me drogueraai, que mon père m'aurait légué un empire mafieux euh instrumentalisant de façon ignoble la mort de mon père. Est-ce que ça m'empêche de dormir ? La réponse est non parce que je me suis blindé sur ces sujets-là.

Est-ce que ça renforce ma détermination à protéger le débat public français des fausses informations ? La réponse est oui. Donc j'ai déposé des ples.

Bien sûr. Est-ce qu'à l'inverse, il faut plus d'exemplarité ? Cet été, l'un de ce qui fut votre proche conseiller en charge de la communication, Louis Jubelin, a raconté dans les colones d'un magazine avoir beaucoup consommé de cocaïne alors qu'il travaillait auprès de vous au moment où vous étiez à Bery.

Est-ce que vous le saviez ? Non. Et c'est un sujet qui est très douloureux pour moi.

Euh vous l'avez dit, c'est un ancien collaborateur, il travaille plus pour moi depuis plus de 2 ans. Il a été un de mes collaborateurs pendant plusieurs années et j'ai su qu'il avait eu un moment une grande souffrance face à une annonce très difficile qu'il a eu. Euh mais je n'ai pas vu je l'ai pas vu sombrer.

Si vous l'aviez su, vous l'auriez gardé. Bien sûr que non. Bien sûr que non.

Et je l'ai pas vu sombrer dans de tels dans de telles turpitudes. Et vous savez ça me ça me dit deux choses. Un le fléo de la drogue, il est partout.

Vous avez eu d'ailleurs d'autres collaborateurs y compris récemment [raclement de gorge] un des collaborateurs à Matignon de Sébastien Lecnu, le conseiller aux affaires agricoles et ça a conduit Sébastien Lecnu à l'idée de ces tests généralisés dans les ministères. Mais vous savez ça montre que la drogue est un fléo qui concerne tous les milieux, tous les secteurs et que donc on doit agir partout et qu'on doit lutter résolument contre le narcotrafic. Et quand on est positif à ces tests, est-ce qu'il faut systématiquement être écarté dans le service public ?

Frédéric Begbédé à propos de l'éviction d'Émilie Tranenguyenne de France Télévision avant elle de deux Chavanes dit "Les temps ont changé de mon temps c'était considéré comme un problème de vie privée. Est-ce que toute personne testée positive que ce soit dans les ministères que soi dans les services publics doit être écarté ?" Oui, bien sûr.

Mais parce que le monde a changé aussi. Moi, j'entends ce que dit Frédéric Begbédé, mais il y a aujourd'hui le narcotrafic fléo qui pourrit la vie de territoire entier en France. Regardez ce qui se passe à Marseille.

Regardez ce qui se passe. Je veux dire, c'est une organisation qui s'est installée dans notre pays qui vit de ça. Donc évidemment qu'il faut prendre ces décisions là.

Puis moi, vous savez, j'ai un rapport euh presque épidermique sur ces sujets-là. Euh parce que ça a pourri mon enfance et que ça a probablement contribué à la mort de mon père. J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet-là.

Donc moi, je suis intraitable sur ces questions-là. Évidemment, je me mobiliserai toujours sur ce sujet. Merci beaucoup Gabriel d'avoir répondu à mes questions ce matin.